Histoire de Sète

« Cette » et le Second Empire.

La Gare

Emile Doumet (BNF)

« Cette », ainsi dénommée avant 1928, doit au Second Empire son essor et une part de sa physionomie actuelle. Certes, le régime de Napoléon III n’est pas responsable d’évolutions profondes favorisant l’essor de la ville-port, mais sa marque dans la vie de la cité est indéniable. Marque voulue par l’Empereur ?

De prime abord, Cette n’avait rien de commun avec le neveu de Bonaparte. La ville était en majorité ouvrière et républicaine. Si, malgré les affres du commandant de la place, Samary, elle ne s’opposa pas violemment au coup d’Etat, elle fut « une des cinq villes de France qui aient voté contre Bonaparte ». 97 Cettois sont poursuivis, plusieurs dizaines déportés en Algérie. Dans la ville, un homme incarne la politique bonapartiste : Emile Doumet. Né en 1796 à Paris, il avait fait une carrière d’officier dans l’armée. Mais « sa famille (était) solidement implantée sur les hauteurs de la ville ». Jusqu’au XIXème siècle, la cité Doumet était une enclave fermée pour la nuit. La famille « présente dans le négoce et l’armement » est très active à Cette. Désigné maire en 1845, il sera réélu jusqu’en 1863. Autoritaire, il épure le conseil municipal, mobilise la police et la troupe contre les grévistes. L’opposition républicaine, socialiste est réprimée tout autant que celle des légitimistes appuyés par le clergé local. Et cependant, il devait bien exister une certaine connivence cettoise entre les habitants de « l’Ile singulière » et le notable autoritaire. Aux législatives de 1863, face au candidat gouvernemental Pagezy, Doumet triomphe dans sa ville.

Battu dans le département, il se démet de tous ses mandats. L’opposition républicaine se fera pressante jusqu’en 1870, en dépit de l’essor de la ville et de la politique impériale. Les facteurs de croissance, antérieurs à l’Empire, porteront le port au 4ème rang en France. Le chemin de fer est installé dès 1839, les banques cettoises mobilisent leurs avoirs et l’Algérie fournit de beaux débouchés aux négociants en vin jusqu’en 1866. Le brise-lame est créé, l’actuel canal maritime creusé. Et Napoléon III semble avoir de la sollicitude pour ses administrés. Selon M. Jean Sagnes, historien languedocien (professeur émérite de l’Université de Perpignan), Louis Napoléon, en bon citoyen de son temps, était habité par un réel souci d’améliorer le sort des populations. « Saint Simonien couronné », il favorisa l’essor industriel et son souci d’urbanisation qui a transformé Paris se retrouve ici. Selon l’Histoire de Sète (collectif, éd. Privat 1987), « Doumet sera le baron Haussmann de Sète, créant un nouvel ordre urbain poursuivi jusqu’à la fin de son « proconsulat », fin XIXème siècle ». Deux réalisations complémentaires illustrent cette politique : en 1863, vingt fontaines publiques sont alimentées par l’eau d’Issanka (à 7 Km) et des machines à vapeur porteront l’eau au Château d’eau et jusque sur « la montagne » de Saint Clair. Et sera aménagé l’actuel jardin « Simone Weil ».

La population de Cette est passée de 9 000 habitants en 1821 à 27 000 en 1875. En 1876, la ville aura son avenue et le mur de clôture ancien sera détruit. Malgré-ou avec Doumet, le « rêveur de l’Elysée » a-t-il œuvré au bonheur des Cettois ?

Hervé Le Blanche

Le protestantisme sétois

L'église protestante unie de Sète et bassin de Thau a célèbré les 500 ans de la Réforme, len mai avec une soiré au temple de Sète et une exposition Martin Luther, ainsi qu'une conférence sera donnée par le professeur Michel Miaille de l'Université de Montpellier sur le thème de l'apport du protestantisme dans la société et sa modernité.

La soirée s'était terminée par un récital d'orgue donné par Frédéric Munoz avec la participation des amis de l'orgue qui ont permis la rénovation totale de cet instrument monumental du début du XXème siècle. Seront proposées des œuvres de Böhm, Pachelbel, Bach et Luther. (voir rubrique conférences)
A cette occasion Eva Nocquet, la pasteure de la paroisse de Sète Bassin de Thau,  avait eu la gentillesse de résumer pour les lecteurs de Thau-info l'histoire du protestantisme sétois.

croix du fronton du temple de Sète, tombée lors d'une tempêteSous l’Ancien régime

Après la construction du port commencée en 1666, la ville de Sète naît officiellement en 1673. Elle est exemptée de taxes et attire de ce fait de nouveaux habitants. Jusqu’à la révocation de l’Edit de Nantes en 1685, elle a compté jusqu’à une trentaine de protestants. Ils ont tous abjuré.

Pendant la première moitié du XVIIIe siècle, de nouveaux protestants arrivent. Ils vivent leur foi en famille, sans aucune institution ecclésiale, et se conforment à une catholicité de façade. Parmi les immigrants, on compte des Italiens, catholiques, actifs dans la pêche, mais aussi des Suisses, des Hollandais et des Allemands, protestants et spécialisés dans le négoce. Les deux tiers des protestants viennent du Languedoc et des Cévennes, et le dernier tiers se répartit entre les autres régions de France et les pays étrangers. Autour de 1750, les protestants sont une centaine. Ils se réunissent dans une grange au bord de l’étang de Thau. En 1754, la communauté commence à tenir un registre. Vers 1770, un pasteur s’installe à Sète. Il dessert aussi Villeveyrac et Cournonterral.

En quarante ans, la population protestante a quadruplé, et en 1789 elle compte 450 individus, soit 6% de la population. Un négociant sur quatre est protestant, en général d’origine étrangère. Les autres protestants, en particuliers ceux originaires du Languedoc et des Cévennes, se sont spécialisés dans la tonnellerie. Les protestants habitent dans tous les quartiers de la ville, mais ils sont plus nombreux sur les quais qui bordent le canal.

Pendant la Révolution

Dans l’ensemble, les protestants sétois font plutôt bon accueil à la Révolution et y participent activement. Les négociants, quant à eux, semblent plus partagés.
Pendant la période révolutionnaire, le pasteur Jacques Vincent quitte le ministère. Le culte, qui se tenait jusque là dans un grenier près de la mer, est suspendu à la fin de l’année 1793. L’année suivante, un négociant protestant, Louis Flickwier, devient maire de la ville, mais pour quelques semaines seulement. Après la Révolution, les protestants de Sète mettront du temps à se réorganiser.

Sous le Concordat

A Sète, les relations avec les catholiques semblent moins problématiques que dans d’autres lieux, pour deux raisons : les protestants ne sont pas menaçants parce qu’ils ne sont qu’une petite minorité, et d’autre part ils jouissent d’une bonne situation économique. Il n’en demeure pas moins qu’en 1811, la liaison amoureuse qu’entretient le pasteur Philippe Juillerat-Chasseur avec une catholique est mal acceptée. On ne conçoit pas qu’il puisse l’épouser. Finalement il s’en va.

A partir de 1835, Coraly Hinsch, qui s’inscrit dans le mouvement revivaliste, fonde une église indépendante, qui essaime dans les régions environnantes. Elle reproche aux membres de l’Eglise concordataire de ne pas être vraiment chrétiens, de sorte que les relations deviennent vite conflictuelles. En 1847, elle ouvre à Sète un établissement de bains de mer. Le mouvement hinschiste sera actif pendant tout le XIXe siècle et disparaîtra seulement au milieu du XXe.
Pendant cette période, le protestantisme s’inscrit dans le paysage de la ville : en 1832, on commence la construction d’un premier temple, inauguré en 1834.
L’Eglise de Sète se reconnaît dans le courant évangélique, dans un consistoire de tendance libérale. Ainsi en 1862, elle refuse un suffragant libéral. Il est remplacé par un évangélique : le pasteur Lucien Benoît.
En 1865, Lucien Benoit fonde sur la Corniche la société des bains de mer du Lazaret, qui au début utilise des baraquements militaires. En 1876, il crée un comité sétois en faveur du repos et de la sanctification du dimanche, et il organise des réunions de quartier pour toucher les employés qui ne peuvent pas venir au culte parce qu’ils travaillent, le dimanche n’étant pas encore un jour férié. En 1884, il organise un diaconat. A cette époque, les protestants qui arrive à Sète ont une origine plus modeste : il s’agit souvent de viticulteurs touchés par la crise du phylloxéra.
L’Eglise emploie un concierge, un lecteur et un chantre. Durant cette période, la population protestante croît régulièrement, jusqu’à compter près de 2 400 personnes en 1886, soit 6, 3 % de la population sétoise. En 1890, un deuxième poste pastoral est ouvert : Pierre Médard vient seconder Lucien Benoît, très apprécié mais vieillissant. C’est alors que la population protestante de Sète commence à diminuer.
En 1892, un médecin protestant du parti radical, Ernest Scheydt, devient maire de la ville pour trois ans.

Au XXe siècle

En 1905, les protestants de Sète accueillent avec une certaine réserve la loi de séparation. L’Eglise connaîtra effectivement, pendant la période qui suivra, quelques difficultés financières.
Cela ne l’empêche pas cependant de s’équiper. En 1913, on installe un orgue au-dessus de la chaire. En 1932 on construit des salles annexes derrière le temple, qui servent en particulier aux Eclaireurs. Le Lazaret est agrandi dans les années 1920. En 1927, un directeur autonome remplace le pasteur, qui avait jusque là la responsabilité de gérer l’établissement.
De 1925 à 1951, la publication d’un bulletin paroissial, « Le lien », informe et soude la communauté.
Dans les premiers temps, l’Eglise de Sète ne rejoint aucune union et reste autonome. C’est seulement en 1921 qu’elle adhérera aux Eglises Réformées Evangéliques. En 1938, elle rejoint la nouvelle Eglise Réformée de France, mais gardera son autonomie financière jusqu’en 1945.

En 1943, elle accueille Elisabeth Schmidt pour seconder le pasteur Van den Perk. Elle sera la première femme pasteur de l’Eglise réformée. Elle sera consacrée en 1949.

Sources :
J.-C. GAUSSENT, Les protestants et l’Eglise réformée de Sète, Nîmes : C. Lacour, 1993 fait par Bernard Mourou, juin 2011

La Croix des Bédouins

La montée des Bédouins ou rampe des Arabes fut réalisée entre 1844 et 1845 par des prisonniers algériens. Ils creusèrent aussi la montagne pour ouvrit une route vers la Corniche, accessible jusqu’alors par la route d’Agde, actuelle rue Jean Vilar. Une Croix de fer fut posée en 1743. Elle fut détruite en 1944 par le bombardement de Sète, reconstruite en 1949 et changée en 1987.

Le Fort Richelieu en 1900

En 1900, le Fort Richelieu était seul au bas de Saint Clair, complètement dénudé. Il est toujours là mais aujourd’hui cerné par les habitations et le Musée.

Histoire du protestantisme sétois

L'église protestante unie de Sète et bassin de Thau a célèbré les 500 ans de la Réforme, len mai avec une soiré au temple de Sète et une exposition Martin Luther, ainsi qu'une conférence sera donnée par le professeur Michel Miaille de l'Université de Montpellier sur le thème de l'apport du protestantisme dans la société et sa modernité.

La soirée s'était terminée par un récital d'orgue donné par Frédéric Munoz avec la participation des amis de l'orgue qui ont permis la rénovation totale de cet instrument monumental du début du XXème siècle. Seront proposées des œuvres de Böhm, Pachelbel, Bach et Luther. (voir rubrique conférences)
A cette occasion Eva Nocquet, la pasteure de la paroisse de Sète Bassin de Thau,  avait eu la gentillesse de résumer pour les lecteurs de Thau-info l'histoire du protestantisme sétois.

croix du fronton du temple de Sète, tombée lors d'une tempêteSous l’Ancien régime

Après la construction du port commencée en 1666, la ville de Sète naît officiellement en 1673. Elle est exemptée de taxes et attire de ce fait de nouveaux habitants. Jusqu’à la révocation de l’Edit de Nantes en 1685, elle a compté jusqu’à une trentaine de protestants. Ils ont tous abjuré.

Pendant la première moitié du XVIIIe siècle, de nouveaux protestants arrivent. Ils vivent leur foi en famille, sans aucune institution ecclésiale, et se conforment à une catholicité de façade. Parmi les immigrants, on compte des Italiens, catholiques, actifs dans la pêche, mais aussi des Suisses, des Hollandais et des Allemands, protestants et spécialisés dans le négoce. Les deux tiers des protestants viennent du Languedoc et des Cévennes, et le dernier tiers se répartit entre les autres régions de France et les pays étrangers. Autour de 1750, les protestants sont une centaine. Ils se réunissent dans une grange au bord de l’étang de Thau. En 1754, la communauté commence à tenir un registre. Vers 1770, un pasteur s’installe à Sète. Il dessert aussi Villeveyrac et Cournonterral.

En quarante ans, la population protestante a quadruplé, et en 1789 elle compte 450 individus, soit 6% de la population. Un négociant sur quatre est protestant, en général d’origine étrangère. Les autres protestants, en particuliers ceux originaires du Languedoc et des Cévennes, se sont spécialisés dans la tonnellerie. Les protestants habitent dans tous les quartiers de la ville, mais ils sont plus nombreux sur les quais qui bordent le canal.

Pendant la Révolution

Dans l’ensemble, les protestants sétois font plutôt bon accueil à la Révolution et y participent activement. Les négociants, quant à eux, semblent plus partagés.
Pendant la période révolutionnaire, le pasteur Jacques Vincent quitte le ministère. Le culte, qui se tenait jusque là dans un grenier près de la mer, est suspendu à la fin de l’année 1793. L’année suivante, un négociant protestant, Louis Flickwier, devient maire de la ville, mais pour quelques semaines seulement. Après la Révolution, les protestants de Sète mettront du temps à se réorganiser.

Sous le Concordat

A Sète, les relations avec les catholiques semblent moins problématiques que dans d’autres lieux, pour deux raisons : les protestants ne sont pas menaçants parce qu’ils ne sont qu’une petite minorité, et d’autre part ils jouissent d’une bonne situation économique. Il n’en demeure pas moins qu’en 1811, la liaison amoureuse qu’entretient le pasteur Philippe Juillerat-Chasseur avec une catholique est mal acceptée. On ne conçoit pas qu’il puisse l’épouser. Finalement il s’en va.

A partir de 1835, Coraly Hinsch, qui s’inscrit dans le mouvement revivaliste, fonde une église indépendante, qui essaime dans les régions environnantes. Elle reproche aux membres de l’Eglise concordataire de ne pas être vraiment chrétiens, de sorte que les relations deviennent vite conflictuelles. En 1847, elle ouvre à Sète un établissement de bains de mer. Le mouvement hinschiste sera actif pendant tout le XIXe siècle et disparaîtra seulement au milieu du XXe.
Pendant cette période, le protestantisme s’inscrit dans le paysage de la ville : en 1832, on commence la construction d’un premier temple, inauguré en 1834.
L’Eglise de Sète se reconnaît dans le courant évangélique, dans un consistoire de tendance libérale. Ainsi en 1862, elle refuse un suffragant libéral. Il est remplacé par un évangélique : le pasteur Lucien Benoît.
En 1865, Lucien Benoit fonde sur la Corniche la société des bains de mer du Lazaret, qui au début utilise des baraquements militaires. En 1876, il crée un comité sétois en faveur du repos et de la sanctification du dimanche, et il organise des réunions de quartier pour toucher les employés qui ne peuvent pas venir au culte parce qu’ils travaillent, le dimanche n’étant pas encore un jour férié. En 1884, il organise un diaconat. A cette époque, les protestants qui arrive à Sète ont une origine plus modeste : il s’agit souvent de viticulteurs touchés par la crise du phylloxéra.
L’Eglise emploie un concierge, un lecteur et un chantre. Durant cette période, la population protestante croît régulièrement, jusqu’à compter près de 2 400 personnes en 1886, soit 6, 3 % de la population sétoise. En 1890, un deuxième poste pastoral est ouvert : Pierre Médard vient seconder Lucien Benoît, très apprécié mais vieillissant. C’est alors que la population protestante de Sète commence à diminuer.
En 1892, un médecin protestant du parti radical, Ernest Scheydt, devient maire de la ville pour trois ans.

Au XXe siècle

En 1905, les protestants de Sète accueillent avec une certaine réserve la loi de séparation. L’Eglise connaîtra effectivement, pendant la période qui suivra, quelques difficultés financières.
Cela ne l’empêche pas cependant de s’équiper. En 1913, on installe un orgue au-dessus de la chaire. En 1932 on construit des salles annexes derrière le temple, qui servent en particulier aux Eclaireurs. Le Lazaret est agrandi dans les années 1920. En 1927, un directeur autonome remplace le pasteur, qui avait jusque là la responsabilité de gérer l’établissement.
De 1925 à 1951, la publication d’un bulletin paroissial, « Le lien », informe et soude la communauté.
Dans les premiers temps, l’Eglise de Sète ne rejoint aucune union et reste autonome. C’est seulement en 1921 qu’elle adhérera aux Eglises Réformées Evangéliques. En 1938, elle rejoint la nouvelle Eglise Réformée de France, mais gardera son autonomie financière jusqu’en 1945.

En 1943, elle accueille Elisabeth Schmidt pour seconder le pasteur Van den Perk. Elle sera la première femme pasteur de l’Eglise réformée. Elle sera consacrée en 1949.

Sources :
J.-C. GAUSSENT, Les protestants et l’Eglise réformée de Sète, Nîmes : C. Lacour, 1993 fait par Bernard Mourou, juin 2011

Kiosque disparu

Place Stalingrad, était autrefois un kiosque à musique placé devant l’ecole Victor Hugo. Il fut détruit pour permettre l’installation des cirques…

Histoire(s) du Barrou.


Gustave Brugidou, président de la Société des Etudes Historiques
et Scientifiques de Sète et de sa région.
 

Vendredi 25 novembre, un parterre de deux cent personnes a assisté à l'évocation de l'histoire du quartier du Barrou par M. Brugidou, président de la Société des Etudes Historiques et Scientifiques de Sète et de sa région.

Têtes chenues et boucles brunes ont assisté à cette projection commentée de documents plus proche de l'exercice de mémoire.

 Il est vrai que la Société historique avait été épaulée par l'Amicale du Barrou qui a fourni un gros contingent de spectateurs. Le Barrou, dont l'occupation est antérieure à la fondation de la ville de Sète. Mais qu'est-ce que le Barrou ? Là, Clio fut traitée avec quelque désinvolture, ainsi que son auxiliaire la Géographie. Ce que l'on connaît bien, c'est la pointe du Barrou. Mais pourquoi ne pas retenir la définition la plus couramment admise du nom de "Barrou" : amas de rocailles ? Cet amas aurait favorisé les atterrissements formant la pointe…du Barrou. Par ailleurs, l'histoire de la paroisse Saint Joseph est bien plus riche et complexe que l'évocation de la présence "d'une église autrefois". La délimitation des propriétés de l'abbaye d'Aniane et de l'évêché d'Agde fut bien évoquée, mais cela apportait-il quelque chose à la compréhension de la mémoire du quartier ? L'occupation préhistorique ne fut qu'incidemment signalée et les traces de l'occupation gallo-romaine auraient pu être mieux utilisées. Si la présence de monnaies atteste un courant d'économie monétaire, les indications diffèrent totalement selon qu'elles sont datées du haut ou du bas empire. Les amphores sont-elles antérieures au Ier siècle après JC ?

Avec l'époque contemporaine, on était sur un terrain plus solide. Le quartier du Barrou, tel qu'on le conçoit aujourd'hui, c'est l'espace entre la voie de chemin de fer (ligne Tarascon-Bordeaux 1849) et l'Etang. Sur sa rive ont vécu des pêcheurs (opérant à la maniguière), des agriculteurs dont l'activité prit de l'importance à la fin du XIXème siècle (jardins potagers) et, photographies à l'appui, on évoque les vignes (labour avec cheval) qui tenaient une grande place dans le terroir au début du XXème siècle. Et, en ce premier après guerre, le Barrou, ce sont aussi les fêtes, les bals populaires qui trouveront un écho dans une époque plus proche de nous avec les corsos fleuris et les très appréciées majorettes du Barrou. Mais, la grande affaire de l'entre deux guerres fut l'installation des Chantiers Généraux sur 12 ha gagnées sur l'étang. Les documents montrent des installations permettant de fabriquer des wagons-foudres, des grosses péniches pinardières de 350 t naviguant sur le canal du Midi et les navires de près de 100 m de long. Les bâtiments de la Société, la rampe de lancement des navires, la cité ouvrière qui naquit auprès des Chantiers font partie de la mémoire du quartier.

 Tout autant que la plage et la pêche aux crevettes. D'ailleurs, après la séance, chacun avait sa version des causes de l'abandon des Chantiers Généraux. "Et c'est la vérité!" s'exclamait un participant. Peut-être, mais est-ce là de l'Histoire ?

Hervé Le Blanche

La sétoise devenue La Begum


Yvette Labrousse, miss France 1930
devenue Om Habibeh, la bégum des ismaéliens

 

Née à Sète en 1906, fille d'un conducteur de tramway et d'une couturière installés dans la Grand-Rue, Yvonne Labrousse, changea son prénom en Yvette en étant élue Miss France en 1930. Sa beauté la fit remarquer par le richissime Aga Khan qui l'épousa en 1944. En 1959, invitée par municipalité de Gaston Escarguel, elle revint à Sète, retrouvant les lieux de sa jeunesse. Elle est décédée en 2000 à l'âge de 94 ans dans sa somptueuse villa de la Cote d'Azur où elle avait reçu en 1958 les jouteurs de la Lance Sportive venus jouter à Monaco.

La Begum en 1959 reçue dans  sa ville natale

La S.E.H.S.S.R a son site

La Société d’Etudes Historiques de Sète et sa Région vient d’innover en créant un site internet où on retrouve toutes ses activités et ses parutions. Un site riche et bien conçu, une vraie référence pour tous les passionnés d'histoire locale. Se connecter sur : www.histoiredesete.fr 

Chaque 2 ou 3 ans environ, la Société d'études historiques de Sète et de sa région publie un épais Bulletin abondamment illustré de documents rares dans lequel amateurs, professionnels de l’archéologie, de l’histoire, chercheurs, étudiants, universitaires font état de leurs travaux sous la forme d’articles. Depuis 1969, date de la première publication, c’est encore et toujours un instrument capital d’information et de promotion de la recherche archéologique et historique de notre région. Toujours très apprécié du grand public lors de sa sortie (pour preuve de nombreux numéros sont aujourd’hui épuisés, mais disponibles en PDF via notre boutique), il faut souligner que cette publication est aussi largement sollicitée par diverses universités :

  • Montpellier
  • Toulouse
  • Bordeaux

Ainsi que des bibliothèques et des écoles prestigieuses :

  • la Bibliothèque Nationale de France
  • la Bibliothèque d’Art et d’Archéologie à Paris
  • l’Ecole française de Rome
  • le CIRDOC à Béziers…

Mais également des organismes régionaux :

  • la DRAC
  • l’ODAC…

Médiathèque news médias

CETTE ILLUSTRé, période de 1876 à 1877 LE NOUVEAU CETTOIS, période de 1879 à 1880

Deux anciens titres de presse, "Le Nouveau Cettois" et "Cette illustré", viennent d’être numérisés à la médiathèque et sont accessibles à tous sur l'internet en suivant ce lien.
Ces numérisations sont réalisées dans le cadre du pôle associé régional, partenariat réunissant la Bibliothèque nationale de France, la DRAC, la région Occitanie, Montpellier Méditerranée Métropole, la Ville de Nimes, la Bibliothèque inter-universitaire de Montpellier et Languedoc Roussillon Livre et Lecture (LR2L).
Ces archives numériques s'ajoutent à celles du "Journal de Cette" et du "Petit Cettois" déjà en ligne via le portail des médiathèques de la Communauté d’agglomération du Bassin de Thau.

Eglise disparue

 
L'église de la Corniche et l'entrée du Lazaret ont disparu. Une nouvelle église a été construite en 1991 et le Lazaret a été transféré aux Pergolines, près de la piscine. Plusieurs immeubles HLM l'ont remplacé.

Sète la Singulière
par Louis Bernard Robitaille

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon

Ouvrage sur l'histoire de Sète

Sète la Singulière

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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