Histoire de Sète

Un requin de 6 mètres

Chez le mareyeur Azaïs à la Consigne, est exposé en ce jour de 1958 un requin de plus de 6 mètres de long ramené dans les filets d’un chalutier sétois.
Nombreux furent ceux qui vinrent admirer le squale. Photo prise par Clément père et parue dans Midi Libre.

Barrou désert

`Vu de Saint-Clair, le quartier du Barrou n’était encore dans les années 50 qu’une vaste campagne où, dès l’époque gallo-romaine, s’installèrent les premiers sétois, pêcheurs ou agriculteurs, comme l’ont révélé les fouilles d »André Freises, alors conservateur du Musée et archéologue confirmé.
Le quartier du Barrou se limita longtemps à quelques maisons et celui des Métairies n’était qu’un vaste domaine viticole et une bergerie. Mais déjà, on constate une amorce de constructions.
En quelques années, le paysage a vite changé et entre l’Ile de Thau et le centre-ville, aujourd’hui le Barrou est entièrement construit

Du Paul Bousquet I au Paul Bousquet II

 

Ce matin je pense à Paul…
Un texte de Bernard Gasco

Nom : Bousquet – Prénom : Paul… Aurait succédé au « Gabès »… Grand bateau noir, il est parti un jour, le pont semé des feuilles mortes des platanes qui le bordaient. J’étais déjà complètement idiot, j’ignorais la couleur des yeux de la fille du capitaine et j’ai appris vingt ans plus tard qu’ils étaient si beaux, noisette avec du vert, qu’ils clignaient quand elle débouchait de la coursive.

Paul… Dans le chuintement des pneumatiques de ma bicyclette, il m’arrivait de longer son mur riveté, à l’ombre de sa masse près d’un semblant de mur, avec à ma gauche la petite gare du sud, non loin un pont et au-delà cette zone incertaine de tous les ports, étrange avec des wagons rouges, des grues, des ferrailles d’art contemporain, l’ensemble répondant au doux nom de « Cayenne »… La terrasse du buffet était déserte, personne sauf deux filles qui sortaient en riant. A droite l’avenue si belle, la fraicheur de sa voute, ses cafés…

Sète.

Chaque année quand nous arrivions pour les vacances à Bouzigues, Paul était là, gros chat avec sa cheminée dans le claquement du vent, le coup de cymbale du soleil. Notre grand-mère et l’homme des « Docks Méridionaux », blouse grise, nous emmenaient parmi melons, poivrons, aubergines et courgettes. J’avais un œuf dur cassé au fond de ma valise.
Personne ne vieillissait, Paul, mère-grand, le type des « Docks », la route, les vignes… Nous-mêmes ne faisions que grandir.
Un jour, il y eut un échangeur près de Paul, de gros nuages de coton montaient de Frontignan. C’était « grec », sombre présage… Puis, toujours puis, plus rien, les équarisseurs n’avaient laissé que des trous dans l’eau contre la pierre, un morceau de banc, un platane plein de sagesse car il s’en remettait. Personne n’a pu me dire si les yeux de la fille du capitaine avaient abondamment pleuré.

Dans la chair de l’arbre j’ai écrit : « A Paul que j’ai tant aimé – Bernard »

Honni soit qui mal y pense.

Bernard Gasco
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Bernard Gasco est un poète et un écrivain de talent, auteur entre autres d'un roman très remarqué par la critique : Montorgueil Cafe. Il est aussi un excellent peintre et plasticien.

"Je travaille mais je n'en pense pas moins... La pensée, les mots, le geste, le regard, cela se fond parfaitement... Les vieux bois, les portes, les photos, autant d'occasions de divaguer de la main, de lancer le bras, de brasser mille pinceaux, pénétrer mille toiles, investir tous ces supports, souder deux coqs amoureux, sculpter un guerrier africain au sexe de cuir, faire un masque primitif d'une porte de « foudre », un grand oiseau de ce frein de charrette..."

Fils d'un père espagnol naturalisé français vivant à Sète et d'une mère née à Bouzigues, Bernard Gasco passa son enfance en Pays de Thau. Devenu avocat à Paris, il continue d'y revenir régulièrement.  

   

Jusqu’au 19ème siècle, la formation des marins de l'Hérault se faisait «sur le tas». Les jeunes mousses s’enrôlaient à bord des voiliers pour apprendre le métier de marin.
Après la fondation de l'école navale en 1851 une grande partie de l'enseignement se déroule encore sur des bateaux et ceux-ci ont même hébergé l'institution de 1859 à 1970. 

Dès l'ouverture l'Ecole navale s'est dotée d'un navire d'exercice, une goëlette vapeur, le premier Paul Bousquet du nom d'un généreux bienfaiteur, marchand chapelier, fournisseur des armées de la république et de l'empire.

En 1859 l'école s'installe à bord d'un brick: "le Fabert" deux mâts qui sera remplacé en 1872 par le brick aviso "Marceau" rebaptisé "l'Hérault" en 1880. 

"L'Hérault" est immortalisé par une toile célèbre du peintre sétois Toussaint ROUSSY (Musée Paul VALERY - Sète) représentant un professeur et un mousse.

En 1902 l'Hérault, trop vétuste, est remplacé par une canonnière "le Gabès".
L'école restera à bord de ce trois mâts jusqu'en 1951 hormis une brève interruption durant la guerre. En raison des bombardements les élèves sont alors logés à Balaruc les bains dans un ancien couvent (qui abrite aujourd'hui la pizzeria "la mer" !!!); Le Gabès restant au mouillage dans l'étang.

En 1951 l'école est transbordée du Gabès sur le "Gouverneur Général Lépine". Ce paquebot qui a assuré des lignes régulières entre la France et l'Afrique du Nord possède un passé glorieux: Réquisitionné durant la dernière guerre il a participé au transport des troupes pour le débarquement allié en Italie. De ce fait il faisait partie des rares navires à pouvoir arborer le pavillon national frappé de la croix de Lorraine, symbole de la libération .

En 1949, il inaugure la ligne Marseille Alger mais  il revient rapidement de Marseille à Sète, dès 1950. En 1955 le Gouverneur Général Lépine est rebaptisé "Paul BOUSQUET", l'école restera à son bord jusqu'à la construction, en 1974, des bâtiments du Barrou du lycée de la mer. Il sera démonté en 1976.

 


Le Paul Bousquet

 

Sète en 1940

 18 Octobre 1940 : photo prise par un officier de la commission d'armistice, il prend en photo un sous officier en civil à coté d'un véhicule militaire allemand (voir plaque d'immatriculation WL pour Luftwaffe ). La Commission allemande d'armistice (Waffenstillstandskommission ou WAKO) est la commission chargée de l'application et du contrôle de la convention de l'Armistice du 22 juin 1940 entre la France et l'Allemagne nazie (article 22 de la Convention).

 
le port

David Mallen

1943 : le drapeau allemand flotte sur Sète

par David MALLEN

 

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David MALLEN

David Mallen, originaire d’Agde, tient sa passion pour l’histoire régionale en générale et pour la période de la Seconde Guerre Mondiale en particulier, de ses racines familiales.
Son grand-père paternel, Pascal MALLEN, a servi la France pendant cette époque notamment pendant la Campagne de France de 1940. Blessé puis fait prisonnier à Epernay, il fut par la suite interné dans le stalag IXA de Ziegenhain en Allemagne.
Son grand-père maternel, Joaquim FALO, fut aussi un témoin de cette période marquante. En tant que réfugié espagnol, fuyant la dictature de Franco, il fut également interné dans un premier temps au camp d’Argelès puis au camp d’Agde en 1939. Engagé volontaire aux travaux de la ligne Maginot jusqu’à la débâcle puis caché par les FFI à la Grand- Combe dans les Cévennes.

Ces grands témoins de l’histoire vécue ont fait naître en David MALLEN cette passion pour cette période allant de 1939 à 1945, à travers les différents récits qu’ils lui ont racontés dans son adolescence. Ils lui ont donné cette envie d’aller plus loin sur le sujet et de comprendre cette époque dans son contexte historique.

David Mallen a écrit un livre passionnant sur la ville d’Agde sous l’occupation allemande de Novembre 1942 à Août 1944. Cet ouvrage contient de nombreux éléments inédits : photos, documents d’archives de divers pays, interviews, etc.
Il sera publié d’ici la fin de l’année par les “Editions Histoire et Fortifications" et il contribuera à pérenniser l’indispensable devoir de mémoire des jeunes générations pour cette période où la liberté et les valeurs républicaines étaient en jeu. 

   

 Le drapeau de Kriegsmarine flotte sur le port de Sète  en 1943.

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Mariette Pacha à quai


Mariette Pacha à quai


Bateau Fla 30 Lucy Lady

 
Bateau FLa  32 Philomène I 

David MALLEN
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Sète en 1944

Mai 1944 deux marins de la Marine Artillerie Abteilung 610 posent devant le Palais Consulaire Quai Louis Pasteur.

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.photo: David Mallen ( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

 

1970 : CRS-viticulteurs

En 1970, 25 000 viticulteurs envahirent Sète pour protester contre les importations de vins algériens. La journée fut très chaude et kes 1 500 CRS eurent beaucoup de mal à contenir les manifestants parmi lesquels beaucoup de casseurs d’extrême-gauche qui occasionnèrent pas mal de dégâts. A la Marine, ils voulurent s’en prendre aux chalutiers mais les pêcheurs conduits par André Lubrano surent s’y opposer virilement…

photo Jean Brunelin

Corsaire singulier

Photographe, plongeur, ex-archéologue amateur et inventeur d'épaves, passionné d'histoire maritime, d'histoire locale et de généalogie, Antoine Golf offre au lecteur l'occasion de découvrir la vie de nos ancêtres, il y a deux siècles autour du Bassin de Thau



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Parti d'une vérification sur la date de décès d'un matelot marseillanais pendant les guerres napoléoniennes, l'auteur a découvert l'histoire du navire corsaire sétois "La Comtesse Emeriau" et de son capitaine, Jean-Antoine Ytier (1776-1838).

A travers des documents inédits, issus d'archives françaises et britanniques, il a été possible de faire la lumière sur la vie de ce marin méconnu, natif de Martigues, dont les plus grands exploits furent accomplis en tant que capitaine d'une goélette armée à Sète.

 Du siège de Toulon à la bataille d'Aboukir, puis en mission de Cadix aux Antilles, on suit la carrière du mousse devenu officier, on croise Bonaparte devenant Napoléon, et de grands amiraux français et anglais comme Nelson.
Mais c'est surtout la guerre de course dans le redoutable Golfe du Lion et la Méditerranée occidentale, à l'époque du Premier Empire, qui est révélée ici.
Combats navaux inégaux, années de captivité à Malte, évasion audacieuse, abordages et prises de navires ennemis, cette vie de Jean-Antoine Ytier est digne d'un grand roman d'aventures maritimes!

Les passionnés de l'histoire maritime de Sète et du Languedoc trouveront aussi une étude sur le chantier naval Raynaud qui, au milieu du 19e siècle se spécialisé dans les navires en métal, propulsés par la vapeur et l'hélice. Un élan brisé par des complications administratives.

 Episode oublié de l'histoire de l'île singulière.

La légende de la montagne de Cette

Aux temps mythologiques, inseré dans le golfe du lion, se trouvait un golfe plus petit, le Golfe de Thau. Sur l'emplacement de ce golfe, une ville, la ville de Thau, s'etait elevé autrefois avant d'etre submergée par les flots de la mer car Neptune prenait ombrage de sa fierté. Neptune fronça les sourcils, plongea son trident dans les profondeurs marines, en remonta un cetacé enorme, et le disposa à l'entrée du petit golfe, le transformant ainsi en etang desormais à l'abri des vents d'Est. Le cetacé, espece de baleine à bec de dauphin fut petrifié sur place en voyant le dieu de la mer, ainsi naquit la montagne de Cette.

Sète la Singulière
par Louis Bernard Robitaille

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon

Ouvrage sur l'histoire de Sète

Sète la Singulière

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon