Histoire de Sète

Incendie de l’Ombrina

En 1959 le pétrolier italien OMBRINA prend feu au pont de la victoire ,les pompiers manquent de puissance ,ils viennent de partout  BEZIERS ,Montpellier etc  les moyen lourds de la MOBIL OIL sont sur place et ne suffisent pas non plus. Le feu est immense et a pu être vu d’Agde et de tout le pays de Thau. Il faut faire intervenir un  grand bateau de l'US NAVY »Fort Mandan » qui est amarré plus loin. Il a des capacités d'extinction que  les pompiers du département sont loin d'avoir pour éteindre ce feu d'hydrocarbures , ils y réussissent quelques heures après,  et viennent donner un coup de main décisif aux pompiers français  sur ce feu .
Et même la presse américaine en parla...

La Consigne bombardée

En Juin 1944, le quai de la Consigne fut bombardé par les avions alliés venus bombarder la raffinerie Mobil. Petite erreur de visée et gros dégâts à Sète !

La Tranchée explosée

Ava,t leur départ de Sète en aout 1944, les occupants allemands firent exploser à la dynamite quelques sites. Dont la tranchée du Fort Saint Pierre.

La première piscine

Ce fut très longtemps la première piscine sétoise, celle où beaucoup de quinquagénaires d’aujourd’hui ont appris à nager : le bassin des Dauphins, installé en face des anciens établissements Barbaud, quai Rhin et Danube. En face, coté Palais Consulaire, se trouvait le bassin des Dockers, club rival des Dauphins, créé par Chicago Biascamano. Ces deux « piscines » furent le théâtre d’affrontements violents entre les deux équipes de water-polo. Le reste du temps , c’est là que les petits sétois découvraient la natation dans une eau quelque peu trouble par la faute des égouts qui se déversaient alors dans le Canal.
Non loin de là , le déversoir de l’égout de l’Hôpital était réputé auprès des pêcheurs  pour être très poissonneux …Et il n’y eut jamais d’épidémie parmi les petits nageurs. En 1965, la premi§re piscine, la vraie celle-là, fut construite au Centre Maurice Thorez, rue Julian Grimaus, aujourd’hui rue Maurice Clavel.
(photo Jean Brunelin)

Un requin de 6 mètres

Chez le mareyeur Azaïs à la Consigne, est exposé en ce jour de 1958 un requin de plus de 6 mètres de long ramené dans les filets d’un chalutier sétois.
Nombreux furent ceux qui vinrent admirer le squale. Photo prise par Clément père et parue dans Midi Libre.

Barrou désert

`Vu de Saint-Clair, le quartier du Barrou n’était encore dans les années 50 qu’une vaste campagne où, dès l’époque gallo-romaine, s’installèrent les premiers sétois, pêcheurs ou agriculteurs, comme l’ont révélé les fouilles d »André Freises, alors conservateur du Musée et archéologue confirmé.
Le quartier du Barrou se limita longtemps à quelques maisons et celui des Métairies n’était qu’un vaste domaine viticole et une bergerie. Mais déjà, on constate une amorce de constructions.
En quelques années, le paysage a vite changé et entre l’Ile de Thau et le centre-ville, aujourd’hui le Barrou est entièrement construit

Du Paul Bousquet I au Paul Bousquet II

 

Ce matin je pense à Paul…
Un texte de Bernard Gasco

Nom : Bousquet – Prénom : Paul… Aurait succédé au « Gabès »… Grand bateau noir, il est parti un jour, le pont semé des feuilles mortes des platanes qui le bordaient. J’étais déjà complètement idiot, j’ignorais la couleur des yeux de la fille du capitaine et j’ai appris vingt ans plus tard qu’ils étaient si beaux, noisette avec du vert, qu’ils clignaient quand elle débouchait de la coursive.

Paul… Dans le chuintement des pneumatiques de ma bicyclette, il m’arrivait de longer son mur riveté, à l’ombre de sa masse près d’un semblant de mur, avec à ma gauche la petite gare du sud, non loin un pont et au-delà cette zone incertaine de tous les ports, étrange avec des wagons rouges, des grues, des ferrailles d’art contemporain, l’ensemble répondant au doux nom de « Cayenne »… La terrasse du buffet était déserte, personne sauf deux filles qui sortaient en riant. A droite l’avenue si belle, la fraicheur de sa voute, ses cafés…

Sète.

Chaque année quand nous arrivions pour les vacances à Bouzigues, Paul était là, gros chat avec sa cheminée dans le claquement du vent, le coup de cymbale du soleil. Notre grand-mère et l’homme des « Docks Méridionaux », blouse grise, nous emmenaient parmi melons, poivrons, aubergines et courgettes. J’avais un œuf dur cassé au fond de ma valise.
Personne ne vieillissait, Paul, mère-grand, le type des « Docks », la route, les vignes… Nous-mêmes ne faisions que grandir.
Un jour, il y eut un échangeur près de Paul, de gros nuages de coton montaient de Frontignan. C’était « grec », sombre présage… Puis, toujours puis, plus rien, les équarisseurs n’avaient laissé que des trous dans l’eau contre la pierre, un morceau de banc, un platane plein de sagesse car il s’en remettait. Personne n’a pu me dire si les yeux de la fille du capitaine avaient abondamment pleuré.

Dans la chair de l’arbre j’ai écrit : « A Paul que j’ai tant aimé – Bernard »

Honni soit qui mal y pense.

Bernard Gasco
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Bernard Gasco est un poète et un écrivain de talent, auteur entre autres d'un roman très remarqué par la critique : Montorgueil Cafe. Il est aussi un excellent peintre et plasticien.

"Je travaille mais je n'en pense pas moins... La pensée, les mots, le geste, le regard, cela se fond parfaitement... Les vieux bois, les portes, les photos, autant d'occasions de divaguer de la main, de lancer le bras, de brasser mille pinceaux, pénétrer mille toiles, investir tous ces supports, souder deux coqs amoureux, sculpter un guerrier africain au sexe de cuir, faire un masque primitif d'une porte de « foudre », un grand oiseau de ce frein de charrette..."

Fils d'un père espagnol naturalisé français vivant à Sète et d'une mère née à Bouzigues, Bernard Gasco passa son enfance en Pays de Thau. Devenu avocat à Paris, il continue d'y revenir régulièrement.  

   

Jusqu’au 19ème siècle, la formation des marins de l'Hérault se faisait «sur le tas». Les jeunes mousses s’enrôlaient à bord des voiliers pour apprendre le métier de marin.
Après la fondation de l'école navale en 1851 une grande partie de l'enseignement se déroule encore sur des bateaux et ceux-ci ont même hébergé l'institution de 1859 à 1970. 

Dès l'ouverture l'Ecole navale s'est dotée d'un navire d'exercice, une goëlette vapeur, le premier Paul Bousquet du nom d'un généreux bienfaiteur, marchand chapelier, fournisseur des armées de la république et de l'empire.

En 1859 l'école s'installe à bord d'un brick: "le Fabert" deux mâts qui sera remplacé en 1872 par le brick aviso "Marceau" rebaptisé "l'Hérault" en 1880. 

"L'Hérault" est immortalisé par une toile célèbre du peintre sétois Toussaint ROUSSY (Musée Paul VALERY - Sète) représentant un professeur et un mousse.

En 1902 l'Hérault, trop vétuste, est remplacé par une canonnière "le Gabès".
L'école restera à bord de ce trois mâts jusqu'en 1951 hormis une brève interruption durant la guerre. En raison des bombardements les élèves sont alors logés à Balaruc les bains dans un ancien couvent (qui abrite aujourd'hui la pizzeria "la mer" !!!); Le Gabès restant au mouillage dans l'étang.

En 1951 l'école est transbordée du Gabès sur le "Gouverneur Général Lépine". Ce paquebot qui a assuré des lignes régulières entre la France et l'Afrique du Nord possède un passé glorieux: Réquisitionné durant la dernière guerre il a participé au transport des troupes pour le débarquement allié en Italie. De ce fait il faisait partie des rares navires à pouvoir arborer le pavillon national frappé de la croix de Lorraine, symbole de la libération .

En 1949, il inaugure la ligne Marseille Alger mais  il revient rapidement de Marseille à Sète, dès 1950. En 1955 le Gouverneur Général Lépine est rebaptisé "Paul BOUSQUET", l'école restera à son bord jusqu'à la construction, en 1974, des bâtiments du Barrou du lycée de la mer. Il sera démonté en 1976.

 


Le Paul Bousquet

 

Sète en 1940

 18 Octobre 1940 : photo prise par un officier de la commission d'armistice, il prend en photo un sous officier en civil à coté d'un véhicule militaire allemand (voir plaque d'immatriculation WL pour Luftwaffe ). La Commission allemande d'armistice (Waffenstillstandskommission ou WAKO) est la commission chargée de l'application et du contrôle de la convention de l'Armistice du 22 juin 1940 entre la France et l'Allemagne nazie (article 22 de la Convention).

 
le port

David Mallen

1943 : le drapeau allemand flotte sur Sète

par David MALLEN

 

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David MALLEN

David Mallen, originaire d’Agde, tient sa passion pour l’histoire régionale en générale et pour la période de la Seconde Guerre Mondiale en particulier, de ses racines familiales.
Son grand-père paternel, Pascal MALLEN, a servi la France pendant cette époque notamment pendant la Campagne de France de 1940. Blessé puis fait prisonnier à Epernay, il fut par la suite interné dans le stalag IXA de Ziegenhain en Allemagne.
Son grand-père maternel, Joaquim FALO, fut aussi un témoin de cette période marquante. En tant que réfugié espagnol, fuyant la dictature de Franco, il fut également interné dans un premier temps au camp d’Argelès puis au camp d’Agde en 1939. Engagé volontaire aux travaux de la ligne Maginot jusqu’à la débâcle puis caché par les FFI à la Grand- Combe dans les Cévennes.

Ces grands témoins de l’histoire vécue ont fait naître en David MALLEN cette passion pour cette période allant de 1939 à 1945, à travers les différents récits qu’ils lui ont racontés dans son adolescence. Ils lui ont donné cette envie d’aller plus loin sur le sujet et de comprendre cette époque dans son contexte historique.

David Mallen a écrit un livre passionnant sur la ville d’Agde sous l’occupation allemande de Novembre 1942 à Août 1944. Cet ouvrage contient de nombreux éléments inédits : photos, documents d’archives de divers pays, interviews, etc.
Il sera publié d’ici la fin de l’année par les “Editions Histoire et Fortifications" et il contribuera à pérenniser l’indispensable devoir de mémoire des jeunes générations pour cette période où la liberté et les valeurs républicaines étaient en jeu. 

   

 Le drapeau de Kriegsmarine flotte sur le port de Sète  en 1943.

Cliquez une image pour l'agrandir


Mariette Pacha à quai


Mariette Pacha à quai


Bateau Fla 30 Lucy Lady

 
Bateau FLa  32 Philomène I 

David MALLEN
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Sète en 1944

Mai 1944 deux marins de la Marine Artillerie Abteilung 610 posent devant le Palais Consulaire Quai Louis Pasteur.

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.photo: David Mallen ( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

 

1970 : CRS-viticulteurs

En 1970, 25 000 viticulteurs envahirent Sète pour protester contre les importations de vins algériens. La journée fut très chaude et kes 1 500 CRS eurent beaucoup de mal à contenir les manifestants parmi lesquels beaucoup de casseurs d’extrême-gauche qui occasionnèrent pas mal de dégâts. A la Marine, ils voulurent s’en prendre aux chalutiers mais les pêcheurs conduits par André Lubrano surent s’y opposer virilement…

photo Jean Brunelin

Sète la Singulière
par Louis Bernard Robitaille

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon

Ouvrage sur l'histoire de Sète

Sète la Singulière

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon

Si vous croisez un chien ou un chat errant, ne détournez pas le regard

CHIENCapture

"Alors la mort dans l’âme, sur les conseils du vétérinaire et en concertation avec la famille d’accueil, nous avons pris la décision d’abréger ses souffrances. Véronique et son fils Ange ont décidé que cette petite misère aurait quand même un nom, Glimm car « glimmer of hope » signifie lueur d'espoir… Alors voilà maintenant Glimm est au paradis des chiens.Mais que de souffrances. Cette petite chienne a été vue errante des semaines auparavant par des habitants du village, elle était à ce moment là sur ses 4 pattes, courant la campagne, mais personne ne s’en est inquiété. Un chien comme elle tout le monde s’en fout. Cela n’émeut et ne touche personne. Ce n’est qu’un chien de chasse. Personne ne lui a donné à boire, ni même de quoi manger. Glimm est morte lentement mais sûrement. Elle est morte de faim, de soif, de fatigue. Glimm est morte de notre indifférence à tous. Enfin presque tous...

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