Histoire de Sète

L'Esplanade en 1900

 La Place Aristide Briand s'appelait la Promenade en 1900. Plus tard elle devint l'Esplanade puis, apres la guerre de 14-18 la place Aristide Briand. Le kiosque Franke, don d'un riche négociant suisse, y trônait déjà. Et les rangées de platanes y procuraient une ombre appréciée l'été.

La Manif des viticulteurs

 En parcourant le net, j'ai trouvé un article de Thau Info sur les incidents à Sète en 1970 à la suite d'une manifestation de viticulteurs. Ayant 13 ans et habitant rue Pierre Brossolette (quai inférieur), j'ai pu suivre dans leur intégralité les événements au niveau du Pont de la Savonnerie et de la Marine par la suite. Je pense qu'il y avait bien plus de 25 000 manifestants ce jour là, puisque divers cortèges s'étaient formés dans la ville partant de la gare vers le centre ville. Les premiers incidents semblant avoir eu lieu près de la gare où de nombreux viticulteurs étaient présents dont des Audois.

Au niveau du Pont de la Savonnerie, les CRS étaient non casqués sur le pont quand le cortège de viticulteurs est arrivé, les premiers jets de projectiles ont eu lieu en début d'après-midi (peut-être avant 14 heures), un CRS a été blessé à la tête, et les autres CRS se sont alors casqués. Les premiers tirs de gaz lacrymogènes ont eu lieu, les tireurs visant la façade de la petite rue du bar "les deux ramiers", les grenades tombant aux abords de la Grand'rue faisant reculer manifestants et curieux dans un même élan. Par la suite les CRS ont avancé légèrement mais les tirs étaient tendus, les grenades dépassant la place de la Mairie, les tireurs étant à l'angle du bar "les deux ramiers". Effectivement il y avait d'autres personnes que des viticulteurs qui harcelaient les CRS mais pas en grand nombre, ils étaient maladroits et peu expérimentés surtout dans le jet du cocktail Molotov.
Les problèmes sont venus de ces jeunes apprentis révolutionnaires qui ont envoyé un engin incendiaire sur un chalutier et d'une manifestation d'ambulanciers avec sirènes hurlantes qui ont mis un sacré bazar dans une atmosphère délirante. Entre temps avec mes amis nous avions changé de position et nous étions sur le balcon d'un copain qui donnait sur la marine. Le paroxysme a été atteint quand un vieux monsieur est sorti sur son balcon qui donnait sur la marine avec un revolver à la main, menaçant les personnes qui se trouvaient sur le quai.
Pour terminer, ce n'est pas essentiellement André LUBRANO qui est intervenu mais les membres du Conseil Municipal de Sète dans son ensemble pour faire cesser les hostilités.
Pour ma part, avec mes copains en fin d'après-midi on a passé le Pont de la Savonnerie et son cordon de CRS pour aller jouer au "LYNX", malgré notre âge ils nous ont demandé de montrer nos mains pour vérifier si on n'avait pas jeter de projectiles qui les auraient noircies.
Voilà un retour dans le passé de 45 ans qui malgré certainement quelques inexactitudes semble correspondre au récit d'un témoin oculaire.
Henri LOISON

Voiliers dans Cette

Pas encore de cargos en 1867 mais plein de voiliers dans le port de Cette. Un avant gout d’Escale à Sète…

St Clair désert

Le Fort du Semaphore vu à l’époque où St Clair était désert et en tous cas très peu habité. Seules quelques baraquettes d’ici et là. L’urbanisation ne commença qu’après la guerre et aujourd’hui la même vue regorgerait de bâtiments et de villas.

Sète par Honoré Roques

 

Entre les deux guerres, Honoré Roques fut le peintre des paysages sétois. Le Musée Paul Valéry possède de nombreuses œuvres, toutes consacrées à Sète.

Les poissonnières

C’est sur le quai de la Consigne, à l’arrivée des bateaux, que les femmes de pêcheurs vendaient leurs poissons. Un Marché aux poissons fut ensuite édifié sur le quai de la Marine et en 1960 fut construite l’actuelle Criée.

Casino d’antan

Entre les deux guerres, la grande plage du Kursaal était le rendez-vous des sétois car plus proche que la Corniche car située en pleine ville. Aujourd’hui, elle a disparu avec l’agrandissement du port de commerce dans les années 60. Un grand Casino très fréquenté y était installé et ne disparut qu’à la guerre de 1939-45.

Un fort devenu théâtre

Le Fort Saint Pierre fut longtemps abandonné. Il servait surtout de refuge aux amoureux en quète de solitude… En 1961, fort du succès de son Festival de la Cité à Carcassonne, le comédien Jean Deschamps, ancien de la troupe de Jean Vilar, obtint l’agrément de la municipalité pour créer un festival de théâtre à Sète. Son choix se porta d’abord sur l’anse du Lazaret où il prévoyait une scène flottante. Mais les Ponts et chaussées maritimes s’y opposèrent. Il se rabattit alors sur le Fort Saint Pierre qu’avec l’architecte parisien Percet il transforma en théâtre de plein air, qu’il appela Théâtre de la Mer.

Ce fut le début d’un Festival de théatre qui connut de beaux succès. Aujourd’hui, les variétés ont remplacé l’art dramatique mais attire toujours autant de spectateurs.

Le Souras et le Stand Marty

A gauche, on aperçoit les maisons de pêcheurs du Souras Bas . A droite le Stand Marty qui, entre les deux guerres et jusqu’en 1965 fut le seul ensemble sportif dédié à la <<gym et que fréquentèrent tous les jeunes sétois.

Sète la Singulière
par Louis Bernard Robitaille

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon

Ouvrage sur l'histoire de Sète

Sète la Singulière

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon