Histoire de Sète

1709. Cette et le « Grand Hyver »

En cette année 1709, l’édifice de l’Etat monarchique vacille. Le royaume est envahi. Les caisses du Trésor royal sont vides. C’est alors que se déchaîne une des pires calamités climatiques que la France ait subi depuis les années 1690. Cette, en Languedoc, connut le froid et la faim.

Grand Hyver - Chasse dans la neige - Pieter Bruegel l'ancien

Chasse dans la neige - Pieter Bruegel l'ancien

grand hyver - les émeutes de la faim

Les misères du temps.

La guerre sur terre s’éternisait et le sort des armes était défavorable aux armées du Grand Roi. Celui-ci devait faire face en Flandre, en Italie et en Espagne, où le patriotisme de la population permit de chasser les Autrichiens. Au Nord, les Français sont battus à Ramilies (1706), Oudenarde (1708) et, en 1709, Lille, la capitale des Flandres, une des plus grandes citadelles construites par Vauban, tombe. Dans le Sud, le prince Eugène ravage la Provence. Et la « malchance climatique » du terrible hiver de 1709 vient s’ajouter aux misères du temps. Le froid, ennemi sans merci, tue les châtaigniers, brule les vignes, fait périr les oliviers. Dans les grandes villes, les municipalités faisaient allumer de grands feux sur les places publiques. Or, le froid, attisé par un vent violent, gèle rivières et canaux, paralysant la vie économique. Les masses misérables grelottent et sont privées de nourriture : une grande partie des récoltes est perdue. L’Histoire du Languedoc (Devic et Vaissette) se fait alors évasive, « On dut envoyer quelques navires charger des grains dans les ports du Levant ».

Du pain, du pain !

A Cette, « le besoin des pauvres » a consommé par avance une année de revenu de l’hôpital. « On a même fait des quêtes extraordinaires qui n’ont pas été suffisantes pour pourvoir aux besoins pressants où sont les pauvres » et, note le registre des délibérations communales, « une grande partie des habitants de Cette n’ont pas d’autre ressource que leur travail » et, chargés « de grosses familles », « sans vivres et sans feu sont en danger de mourir ayant épuisé tous les secours auxquels on a coutume de recourir ». Le Bureau de charité est impuissant. Certes, les boulangers fournissent du pain : on leur a garanti deux ans de revenus au plus haut cours. Mais on réduit le poids des miches. Et à quel prix ? Les consuls ne l’indiquent pas, mais rendent compte de leur action. Le sieur Cornut, consul, et son collègue Aubenque vont à Agde, port des grains au débouché du canal du Midi. « Ils font la visite de tous les lieux ». Ils vont à Béziers. Il y a du blé dans les magasins de certains négociants, mais il est vendu, destiné à Montpellier, à Marseille. Au surplus, l’évêque-comte et le maire d’Agde ont interdit toute sortie des grains du diocèse. Ils doutent « de pourvoir aux besoins du diocèse dans une aussi fâcheuse conjoncture ».

Le consul Cornut note aussi « l’extrême cherté de la viande » et que la Communauté défend de vendre du pain aux étrangers « au delà du nécessaire », aux patrons de bâtiments étrangers, appelle à la délation contre ceux qui stockent farine ou pain.  Car « la Communauté a été menacée d’un mauvais pas », avec deux jours de pain pour tout viatique. Alors, le roi, ses guerres et sa gloire…

Hervé Le Blanche

Les Cettois en 1705.

Il y a un peu moins de quatre siècles, l’éclat de la grandeur royale commençait singulièrement à se ternir. En fait, une série d’épreuves conduisirent nombre de sujets à se détacher de l’astre solaire censé, en la personne de Louis le quatorzième, réchauffer le royaume. Et les Cettois ne furent pas en reste.

Un royaume en guerre.

En 1705, la France était à nouveau en guerre, comme souvent depuis 1672. Mais la guerre de Succession d’Espagne (1701-1714) fut une véritable guerre européenne qui mit aux prises la France et son alliée l’Espagne et une coalition des puissances maritimes (Angleterre, Hollande), de l’Autriche et l’Empire germanique. Face à cette coalition, emmenée par des chefs de valeur (Malborough, le prince Eugène de Savoie), la France mobilise 400 000 hommes, mais Villars est le seul chef de valeur. On se bat en Bavière, en Italie, en Espagne. Au sud du royaume, flambe la révolte camisarde. Villars abandonne la répression brutale, mais si les révoltés sont défaits ou amnistiés, le feu couve sous la cendre. Or, en 1704, était parvenue une terrible nouvelle d’Allemagne. En Bavière, à Blenheim, l’armée royale défaite a perdu 30 000 hommes, le général est prisonnier. En 1705 en Espagne, on perdit la Catalogne, le royaume de Valence, la Murcie. Louis XIV était-il encore « le guerrier de Dieu », le « roi de guerre » capable d’exercer la défense, sinon la grandeur de la communauté qu’il dirige ? Depuis 1690 (selon Joël Cornette), un malaise s’est installé dans la société française. Certes, la mécanique du pouvoir tourne encore et encore, mais l’aura royale a bien pâli.

La vie cettoise suit son cours.

Et les Cettois semblent en avoir eu conscience. D’après la source la plus accessible, les comptes-rendus des délibérations communales (archives municipales), rien ne paraît troubler le quotidien de la communauté. Les affaires locales étaient gérées depuis 1685 par un consulat. Plus tard, la ville fut gérée, sous la juridiction de l’évêque d’Agde, par un maire (1692), deux consuls et un "conseil politique", "sorte de collège des principales familles influentes" (A. Degage). Dans les délibérations des représentants de la communauté sont évoquées les affaires en cours, les évènements importants. Or, en 1705, la « ville » semble vaquer comme si de rien n’était. Le registre de la police des consuls note les amendes infligées aux sieurs Pioch (Jean et Barthélémy), boulangers qui fraudaient sur le poids, insultaient les consuls lorsqu’ils se déplaçaient. Au cours des années sombres qui s’annoncent (1705-1715), seuls apparaissent, entre autres, les agissements du sieur Palot qui avait affermé le marché de la viande de boucherie, fraudeur, spéculateur, chicanier et toujours agissant au cours de ces années. Mais pas de prières publiques pour le succès des armes de la France, pas de procession, pas de deuil public.

Il faut compter avec les lacunes d’une source unique. Mais en la consultant, on ne peut s’empêcher de penser que les Cettois, comme d’autres dans le royaume, s’opposaient. Sans doute pas par action, mais tout simplement par omission.

Hervé Le Blanche

La Maison de la Santé

C’était un monument mythique du vieux Sète. Lors de la construction de la Criée, elle fut détruite malgré l’opposition des sétois. Pierre Arraut, le maire de l ‘époque, préféra faire plaisir aux pêcheurs que conserver ce beau témoignage du passé. Cela ne l’empêcha pas d’être battu aux élections suivantes par Yves Marchand…

Les Cettois, Louis XIV et l’Impôt.

Entre Cette et Louis XIV, ce ne fut pas une histoire d’amour. Certes, celui que certains contemporains appelèrent « Louis le Grand » est à l’origine de la création de la ville-port et lui concéda de nombreux privilèges. Mais la politique de grandeur avait un prix et les charges exigées par la monarchie semblèrent bien lourdes aux habitants de l’ « Isle de Cette ».

D’abord des exemptions,

La première pierre du môle Saint Louis fut posée le 1er juillet 1666. Le roi a 28 ans. Cinq ans avant, il s’est saisi du pouvoir et a manifesté la volonté d’exercer le « métier de roi ». Mais s’il n’y eut pas de « principal ministre », l’omniprésent Colbert joua un rôle important. Et les décisions royales mettront ses plans en œuvre. On créa Rochefort, Lorient, Cette qui devait être le grand emporium du royaume en Méditerranée occidentale. Alors, Louis XIV favorise les futurs Cettois. Ils ne paieront pas l’impôt royal, la taille. Ils ne paieront plus – au grand dam de l’évêque-comte d’Agde, monseigneur Fouquet – certains droits seigneuriaux. Mais certains possesseurs de biens nobles acquitteront des droits jusqu’au dernier tiers du XVIII°. De même, les Cettois ne paieront plus le « droit d’amortissement » (sur les boissons) aux Etats du Languedoc. Mais dans les années 1690, les guerres et les malheurs du temps (grande famine de 1694) font que le roi impose Cette.

Puis, des impositions…

Il y aura le « dixième ».  Cela ne semble pas poser trop de problèmes. En mai 1712, la décision est publiée « à son de trompe » et, en 1714, les consuls sont remboursés du trop-perçu de 1656 livres et même de 36 livres pour les frais ! On a rechigné. Mais on a payé.
Après 1694, il y eut la "capitation" (taxe par tête), en principe payée par tous les sujets du royaume. On estima les fortunes, on divisa la société en classes. A Cette, les consuls établirent des listes dressées d’après les rapports des « chefs d’Iliers » tenus de « faire des visites exactes dans leurs Isles », « dresser un contrôle de toutes les maisons qui les composent et de tous les habitants » (les étrangers sont exclus « sous quelque prétexte que ce soit »). Et ils rendent compte au greffier de la Communauté « des noms, formes, quantité d’enfants, domestiques, leurs pouvoirs et facultés ». Nous connaissons ces inspecteurs avant la lettre en 1712. Ce sont aussi des notables de la cité : les sieurs Goudard, Dubois, Vergnes, Vareille, Tudesq, Barthélémy et Louis Pioch, Pouget, Alleman, Caffarel, le consul Benezech qui opère à Saint Joseph. Les consuls informés nommaient les collecteurs qui parfois (en 1720) se désistaient (responsables « en leur propre »).

A première vue, la capitation est supportable. Au début du XVIII°, la Communauté payait environ 700 livres par an. Elle logeait le lieutenant du roi pour 600 livres. Mais il y eut ensuite le Vingtième et puis, après 1710, réparation des dégâts commis par les gens de guerre, logement et entretien de la garnison, coût de la milice garde-côte. C’était le règne du Grand Roi, Louis le Quatorzième que le ciel même semblait abandonner à la fin de son règne.

Hervé Le Blanche

Le premier pont de Cette

Il reliait la rue Lazare Carnot à la rue Frédéric Mistral. C’était le premier pont construit reliant le port à la nouvelle ville.

Libération

 

Photo: Aout 1944, la liberation de Sète, les sétois se rassemblent devant la Mairie

 

Le dernier grand FC Sète

Le FC Sète a un passé glorieux : deux fois champion de France et un doublé Coupe-Championnat.  Mais actuellement, il est descendu en CFA. Voici la dernière grande équipe de 1985-1986 qui évoluait en D2. Le président était Georges Besson, l’entraineur Milosevic et le capitaine Bathenay. 

Le Mole en 1944

En aout 1944, les troupes allemandes firent sauter  maints ouvrages portuaires  et le quartier de la Marine. Le Mole fut particulièrement victime de ces explosions. Voici comment il se présentatit avant sa destruction.

Quand Sète était Port à vins

Dans les années 50, tonneaux et futailles emplissaient les quais de S§te. Le port recevait le vin d'Algérie et expédiait les vins du Midi dans le monde entier.
Sur la photo, on voit deux liberty-ships, ces cargos de l'armée américaine laissés à la France et aux alliés après la victoire de 1945.

Histoire de la tielle

par Jean Brunelin (Chef, auteur, photographe et créateur du groupe Facebook "Défendons la cuisine Sétoise et Méditerranéenne")

Non seulement la ville de Séte érige un poulpe sur la place de sa mairie mais elle en perpétue l'emblème à travers une de ses spécialités gastronomiques typiques à savoir LA TIELLE de pouffre... car à Sète, le poulpe a pour nom "pouffre"...

Cette magnifique tourte nous est venue d'Italie dans les bagages des émigrants italiens de GAETA au nord de Naples à la fin du XIX ème siècle. La tielle vient sans conteste de GAETA mais plus précisément de la petite bourgade de pêcheurs de BORGO de GAETE qui sous la domination espagnole au siècle de Charles Quint nourrissait frugalement ses enfants qui tentaient tant bien que mal de résister à l'envahisseur. De la pâte étalée, un peu d'huile, quelques anchois et olives, l'ancêtre de la pizza était l'ordinaire...

Mais les autochtones remarquèrent très vite que la soldatesque ibérique confectionnait à peu près la même chose avec toutefois un couvercle de pâte par-dessus. Cela les amusa certainement mais ils se rendirent compte que cette chose se conservait plus longtemps que leur pizza qui séchait aussitôt. A l'époque où les réfrigérateurs n'existaient pas, cela avait toute son importance surtout lorsqu'on partait plusieurs jours en mer... Les italiens ont donc copié leurs envahisseurs en recouvrant leur pizza. La technique se perfectionna et, par souci pratique, on ne mit plus directement la pizza sur la sole du four mais dans un plat de terre cuite appelée "TEGLIA"...et la tielle était née. Si vous allez en Espagne, demandez une empanada et vous comprendrez...

À GAETA le tielle se décline de plusieurs façons, selon les propres mots des natifs du lieu, il y a les tielles de la mer, au poulpe, sardines, anchois, crevettes, moules etc... et les tielles "de la terre" à la scarole et aux pignons, aux oeufs et aux courgettes. À Sète, seule la tielle de poulpe connut la célébrité.
Au début de leur installation à Sète, les pécheurs Gaétans faisaient la tielle comme dans leur mère patrie et lorsque les enfants allaient à l'école, la maman mettait souvent une tielle de pouffre dans le cartable fait de morceaux de vieille voile cousue ; aujourd'hui, les anciens racontent qu'à l'école ils se cachaient pour la manger car les petits Sétois mangeaient des croissants du boulanger. La tielle était l'ordinaire des pécheurs installés au quartier haut ou était regroupée la communauté italienne, comparé à l'opulente société Sétoise enrichie par le commerce du vin, c'était un quartier pauvre ou ils vivaient selon leur coutumes et parlaient le napolitain. La majorité de la nourriture était tirée de la pêche que le père ramenait à la maison. Ces pêcheurs ne descendaient que rarement en ville et la belle société Sétoise de l'époque ne connaissait pas la tielle qui était vue comme étant une nourriture de pauvre.

Dans les années 30, Adrienne PAGES, née à Agde, tenait avec son mari Bruno VIRDUCCI, un Italien du sud, un petit étal de coquillage devant le pont de la civette à l'enseigne de "La Reine des Mers". Ses tartes de pouffres étaient renommées dans le quartier, elle les faisait cuire chez LUBRANO le boulanger de la rue Garenne... Les ménagères Sétoises commencèrent à apprécier la chose et en redemandèrent régulièrement à tel point que le boulanger fut dépassé par les visites d'Adrienne et il fallut trouver une solution. C'est son beau fils, Mimi Cianni qui en 1937 décida d'aller à la foire de Marseille acheter un four adapté qu'on installera au rez de chaussée de la maison. Et l'histoire démarra de là... en confectionnant ce plat de pauvre.

Adrienne ne se doutait pas que débutait l'âge d'or de cette tarte magique ! Adrienne eut de nombreux enfants, elle déménagea ensuite son petit commerce devant le bar de LA MARINE, mais il fallut attendre son jeune fils Achille qui le premier mit en place une petite fabrique artisanale sous les escaliers de la grand rue sur le plan du marché aux poissons.
Dans les années 60, il avait comme ouvrière Sandrine SPOSITO qui fabriqua des tielles pendant 50 ans de sa vie... Cette petite production était vendue à l'étal de coquillages de sa soeur Raymonde qui avait pris la suite de sa mère tout à coté. On peut dire que si c'est à Adrienne VIRDUCCI que l'on doit la diffusion de la tielle dans la société sétoise, c'est à Achille son fils que l'on doit la première fabrication artisanale. Quelques années après, Achille prit une épouse et créa lui aussi son propre étal de coquillages ou il mit ses tielles à la vente. À son tour, sa soeur Raymonde installa un tout petit atelier dans sa cabane de coquillage "La Reine des Mers" ou s'activait son ouvrier David Conesa.

Jusqu'aux années 70, c'étaient les seuls endroits où l'on pouvait trouver des tielles dans la ville de Sète. Ce furent ensuite deux des autres filles d'Adrienne qui se lancèrent dans l'aventure de la tielle. L'une se maria avec un DASSE, et l'autre avec un CIANNI...c'est pour cela qu'aujourd'hui encore vous trouverez les petits enfants et arrières petits enfants aux commandes des fabriques artisanales DASSE, VIRDUCCI et CIANNI...car la tielle de Sète est l'apanage d'une dynastie, celle d'Adrienne et Bruno VIRDUCCI ainsi que de leur descendance qui héritèrent tous de la recette et du savoir faire ....

Jean Brunelin

Acheter des tielles :  Liste des tiellistes Sètois - Cuisiner une tielle :  La recette de la tielle

Place Stalingrad

Cette place fut nommée en 1880 « Square de la République » puis, en 1884, Plan Arago. En 1845 , elle devint Place Victor Hugo en enfin, en 1945, Place Stalingrad.
 Elle servit longtemps de terrain de manœuvres aux soldats alors casernés en centre-ville. 
En 1883, des arènes y furent construites mais un incendie les fit disparaître. En 1894, la ville y fait construire un kiosque à musique qui disparaîtra en 1956. En 1928, des Bains douches furent créés sur le coté de la place.

Sète la Singulière
par Louis Bernard Robitaille

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon

Ouvrage sur l'histoire de Sète

Sète la Singulière

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon

Si vous croisez un chien ou un chat errant, ne détournez pas le regard

CHIENCapture

"Alors la mort dans l’âme, sur les conseils du vétérinaire et en concertation avec la famille d’accueil, nous avons pris la décision d’abréger ses souffrances. Véronique et son fils Ange ont décidé que cette petite misère aurait quand même un nom, Glimm car « glimmer of hope » signifie lueur d'espoir… Alors voilà maintenant Glimm est au paradis des chiens.Mais que de souffrances. Cette petite chienne a été vue errante des semaines auparavant par des habitants du village, elle était à ce moment là sur ses 4 pattes, courant la campagne, mais personne ne s’en est inquiété. Un chien comme elle tout le monde s’en fout. Cela n’émeut et ne touche personne. Ce n’est qu’un chien de chasse. Personne ne lui a donné à boire, ni même de quoi manger. Glimm est morte lentement mais sûrement. Elle est morte de faim, de soif, de fatigue. Glimm est morte de notre indifférence à tous. Enfin presque tous...

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