Histoire de Sète

Cette en 1846 : La plus vieille photo de Sète


C’est la première photo prise à Sète. Ce daguerréotype date de 1846 et est l’œuvre de Claude Choiselat et Stanislas Ratel, deux pionniers de la photographie. On voit au premier plan le Pont de la Saunerie (devenu plus tard « de la Savonnerie »), les bateaux de pêche à droite sur le quai de la Marine et, en face, les bateaux de commerce sur le futur quai Aspirant Herber.

Un commentaire explicatif d'Ernest Puerta 

  Cette photographie, assez rare je l’ai découverte dans un ouvrage intitulé « La photographie une passion française » qui a été publié en 1999 par   Roger Théron, né à Sète en 1924   et patron durant de longues années du célèbre journal Paris Match.
 Roger Théron a été également l’un des plus anciens collectionneurs de photographies du XIX ème siècle  et dans cet ouvrage j’ai trouvé cette photographie très émouvante car elle est sans doute le cliché le plus ancien connu de Sète, il date de 1846 alors que l’invention de la photographie n’a été révélée au grand public qu’en août 1839.
Photographe à mes heures j’avais eu l’envie non pas d’essayer de produire à l’identique 168 ans plus tard une image semblable mais plutôt de rendre un hommage photographique à Messieurs Choiselat et Rattel, auteurs de cette photographie, voilà ce que j’ai fait  :

Sète en 1883

Cette photo prise en 1883 a été retrouvée par Gustave Brugidou, président de la Société d’Etudes, dans les collections de la Bibliothèque Nationale. Elle fait partie d’un Portfolio de 40 photos titré « Les Travaux publics de la France » édité par J. Rothschild. Elle appartenait de 1898 à 1977 au collectionneur Georges Sirot avant d’ètre acquise par la BNF/

Cette 1900

La Belle Époque cettoise

-Café du Marché

-Corniche

-Esplanade

-étang vu de St Clair

-étang vu du Château-Vert

-Halles

--ND de la Salette

-vue de St Clair

Cette 1900 :Plagette et Pointe

Les deux quartiers de pêcheurs étaient très actifs en 1900. Ces vieilles photos en témoignent ey, finalement, ces deux endroits emblématiques du vieux Cette n’ont guère changé.

Cette 1900 :Issanka

Aujourd’hui bien oublié et délaissé, le parc d’Issanka était dans les années 1900 le lieu de promenade préféré des sétois. Ils s’y rendaient en charrettes, à pieds pour les plus pauvres, en vélocipède, en auto pour les plus aisés mais tous y venaient passer une journée sous les arbres, au bord de la Vène. Un hôtel-restaurant était ouvert ainsi qu’un dépôt de carburant. Il y avait aussi un autobus qui reliait Sète à Gigean via Issanka.
Une belle animation y régnait, loin de la fournaise estivale de Sète. Puis les joies de la plage vinrent concurrencer cette pratique. Les dernières animations eurent lieu dans les années 60 avec la fête du parti communiste.

Cette 1900 : Fêtes et cérémonies

En 1900, tout se passait surtout dans la rue. Les obsèques, entre autres évènements, étaient un véritable spectacle avec ses logs cortèges qui attiraient autant de monde que les Corsos ou la fête foraine.

-Cortège funèbre sur la Marine

Grands voiliers à Cette

Autrefois, les grands voiliers n’étaient pas rares à Cette. C’était encore le temps de la marine à voile et les marchandises partaient ou arrivaient sur ces trois ou quatre mats. Ces photos en témoignent.

Cette 1900 :le Kursaal

Ce fut la premi§re plage sétoise. Il suffisait de traverser le pont de la Victoire et on était sur une vaste plage nommée « du Kursaal » car s’y trouvait le premier Casino. L’eau y était peu profonde ce qui était parfait pouur les enfants et aussi pour les adultes dont peu savaient nager.
Tout cela a disparu remplacé par les infrastructures portuaires érigés dans les années 60 et la Gare maritime Orsetti.

 

2-    - Le premier Casino qui brula en 1910

Cette 1900 : métiers

Quelques uns des métiers prétiqués par le peuple sétois en 1900.

 

 1-    avant l’embauche

2-    dockers vidant un 3 mats

3-    -Femmes attendant les pêcheurs

4-    -Labourage au Barrou

5-    -marchandes de poisson

6-    -pêcheurs de thons

7-    pêcheur et sa femme

8-    pêcheurs préparant un filet

Sète la Singulière
par Louis Bernard Robitaille

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon

Ouvrage sur l'histoire de Sète

Sète la Singulière

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon