Les galères de Sa Majesté.

Dans la mémoire populaire, les galères sont de sinistre réputation. « C’est la galère », dit-on couramment aujourd’hui, oubliant l’expression « Vogue la galère » qui accompagnait parfois une action en bonne voie de déroulement. Comme souvent, la sagesse des nations présente des aspects contradictoires, reflet de la complexité du réel ou des temps anciens. Cette ne fut pas un port militaire comme Brest ou Rochefort et les galères de la royauté lui ont cruellement manqué.

Car ce type de navire fut longtemps, pour la royauté, un instrument de pouvoir. Au moins depuis François Ier (1515-1547), encore que, pendant la guerre de 100 ans, le roi ait eu son « clos des galées ». Mais selon les spécialistes, la défaite de l’Ecluse au large de la Zélande donna aux Anglais la maîtrise de la mer et de Calais, porte ouverte à l’invasion. Car la galère fut longtemps le vaisseau de guerre par opposition au vaisseau rond plus utilisé pour le commerce. Et bien que les vaisseaux longs transportaient aussi or, soie, épices, tous les produits chers. En Méditerranée (Jacques Cœur à Montpellier), mais aussi en Atlantique et mer du Nord comme le faisaient les Vénitiens. Pourtant, elles avaient bien des défauts, les galées. Elles ne pouvaient affronter le gros temps. Leurs deux mâts à antenne portaient un jeu de voiles compliqué à manier. Elles pouvaient remonter au vent, mais étaient incapables de louvoyer. Au total, peu maniables et pas si rapides (cinq nœuds). Et puis, il fallait pour les armer 450 hommes. Les matelots, les soldats, la chiourme. Pas moins de cinq galériens tiraient sur la « sensile » (aviron). Une centaine d’hommes hâlaient le navire quand on ne forçait pas l’allure, quand on donnait la chasse à une autre unité par exemple. Entassés dans une promiscuité répugnante, mal nourris, subissant les châtiments corporels, soumis à un travail de bêtes de somme, les galériens mouraient rapidement.

Alors, on dirigea vers les chiourmes délinquants et criminels d’Etat. En fait, les galères, aptes au cabotage, jouaient le rôle des avisos des flottes contemporaines : liaison, surveillance et, à l’époque, prestige. Les magnificences des plus belles exaltent la gloire du roi. Pourtant, les dangers sont nombreux qui viennent de la mer. En cas de guerre, le littoral languedocien est menacé. La mémoire des Cettois a conservé longtemps le souvenir de la descente anglaise de 1710 quand la ville fut occupée et que Agde, Béziers furent prises. Depuis Frontignan, les populations épouvantées avaient vu arriver les vingt vaisseaux de la flotte anglaise. Cela ne s’oublie pas ! Et pendant la même guerre de succession d’Espagne ((1702-1714) quand les Anglais prirent Gibraltar et Minorque, les corsaires des Baléares razziaient çà et là. Début XVIII° quand le chevalier de Vauroux voulut percer le lido entre Cette et Agde, les autorités militaires s’inquiétèrent : cela ne favoriserait-il pas les entreprises des pirates de Salé ? Et quand les hommes du roi sont absents, il se produit des évènements inattendus. D’Aigrefeuille, l’historien de Montpellier, relate qu’au début de novembre 1733, alors que Louis XV mène la guerre de succession de Pologne (1733-1735) contre l’empire allemand allié de la Russie, le lieutenant de l’Amirauté d’Agde, M. Tredos, fait attaquer 39 felouques napolitaines battant pavillon impérial

Ces felouques transportant 800 hommes venaient des côtes d’Espagne pêcher du corail. Entraîné par la jeunesse, les « bourgeois, artisans et matelots », M. Tredos arme cinq felouques, mobilise les gardes-côtes, la milice, l’armée régulière et se saisit des navires napolitains. Les prisonniers sont conduits à Cette, puis Montpellier. Bonne prise pour les Agathois : 19 caisses de corail, armes et munitions, 50 quintaux de fromage, quelques barils de vin. C’était alors dans l’ordre des choses.

Hervé Le Blanche

Sète la Singulière
par Louis Bernard Robitaille

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon

Avec l'APAVH, les belles LALIE et DIARRA sont à l'adoption

pepit2229683346_1645563212187152_5084249881548282965_nSi le physique est à prendre en considération , on imagine que ce qui compte le plus ce sont nos caractères... A propos de Lalie, la jolie grisette : "j'ai un caractère calme. J'apprécie passer du temps couchée dans le salon de jardin de ma famille d'accueil. Je suis demandeuse de jeux et de câlins."pepit29571372_1645563708853769_1155069375934100749_nPour Diarra, l'arlequine : "je suis un peu plus speed, j'aime chasser, eh oui suis une chipie , j'embête les petits animaux. Je suis curieuse, j'explore tout ce que je peux, intérieur comme extérieur. J'aime aussi les câlins et parfois même, lorsque je l'ai décidé, je monte sur les genoux"...Nous avons toutes deux impérativement besoin d'un extérieur, nous sommes certes des minettes faites par avoir une vraie vie de famille mais aussi des minettes de la nature. Nous en priver serait très difficile pour nous. Pour nos adoptions, on vous demandera le remboursement de nos frais d'identification et de stérilisation...

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