Le "Languedoc" dans la tourmente


comte d'Estaing par J.P. Franque
 

Le "Languedoc", le navire "offert" par les Etats du Languedoc  à Louis XV affronta bien des épreuves sous le règne de Louis XVI, après 1778. Le royaume de France entre alors en guerre contre l'Angleterre, aux côtés des "Insurgents" américains. Après la Révolution, il servit la République en Méditerranée jusqu'à sa fin, controversée selon les sources.

Au moment de la guerre d'Indépendance américaine, le vaisseau faisait partie de l'escadre de 18 navires de l'amiral d'Estaing qui y arborait sa flamme. L'amiral ne fut pas un chef de guerre heureux. Une première action contre les Anglais à "Rhode-Island" fut un échec. Puis, le navire essuya une forte tempête : démâté, privé de son gouvernail, "il ne pouvait arriver [profiter des allures portantes], ni venir au vent". Et il est attaqué par un vaisseau anglais, le Renown. Or, celui-ci abandonne sa proie. On répare comme on peut en remâtant avec des espars du Protector. Mais c'est un vaisseau de rang inférieur (64 canons au lieu de 74) et le Languedoc aura moins de surface de voile, perdra en vitesse, sera moins équilibré. Le 2 novembre 1778, il faillit sombrer dans le gros temps. Face aux 22 navires des escadres des amiraux anglais Howe et Byron, les Français se replient sur les Antilles. La Martinique est bien gardée par les 25 unités de Byron. C'est alors que les 20 vaisseaux d'Estaing, aidés des 5 de La Motte Piquet, emportent La Barbade, puis l'île de la Grenade malgré la flotte de Byron. Mais face à Savannah, base de l'armée anglaise au sud des futurs Etats-Unis, c'est l'échec.

 

le Languedoc démâté attaqué par le Renown le 13 août 1778

escadre au large de Rhode-Island après la tempête, au centre le Languedoc "rafistolé".

Et le Languedoc rentre en France. A Brest, il est réparé, mais on consolide sa carène en la doublant en bois, non en cuivre. Or, un tel revêtement était plus efficace contre les dépôts marins et rendait le navire plus rapide. Quoi qu'il en soit de l'esprit de routine, le Languedoc reprend la mer dans l'escadre du comte de Grasse qui appareille le 22 mars 1781. Après 37 jours de navigation, La Martinique est en vue, puis Saint Domingue. Et dans la baie de Chesapeake, des combats font reculer les navires de l'amiral Graves. Celui-ci ne peut secourir Yorktown assiégé par les "Insurgents" et les Français  de Rochambeau. Yorktown capitulera, ce sera la victoire décisive des "Américains". C'en était pas fini des batailles, surtout lorsque de Grasse, sur le Ville de Paris, se porta au secours du Zélé. Le combat est terrible. Le Languedoc manœuvra pour intervenir, mais de Grasse amena son pavillon. L'état-major du Languedoc fut mis en cause. Un procès eut lieu devant l'Amirauté. Or, la mâture du vaisseau avait été criblée de boulets : 5  dans la grande vergue, 5 dans le mât de misaine! Le navire avait pu s'échapper, mais non sans avoir combattu.
Et c'est le retour à Brest. Le vaisseau reprend du service en 1792 sous le commandement de Latouche-Tréville dans l'escadre de Méditerranée. On le verra face à Naples et à son retour, il perdit sa misaine et son grand mât! Sous d'autres noms, il combattit les Anglais. Il terminera sa carrière à Toulon ou, suivant certains (Olivier Marsaudon), sombra dans la lagune de Venise.

Hervé Le Blanche

Sète la Singulière
par Louis Bernard Robitaille

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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