Cette et le quatrième marquis de Castries.

Portrait par Joseph Boze.
Charles Eugène Gabriel de La Croix, marquis de Castries, baron des États de Languedoc, gouverneur de Montpellier et Sète
 

Charles Eugène Gabriel de La Croix de Castries était sans conteste un "haut et puissant seigneur". Sa famille avait été anoblie au XVème siècle et son père, Armand François (1725-1743) lui léga des possessions des environs de Lunel au Narbonnais et aux Corbières. Et depuis trois générations, les de Castries étaient gouverneurs de Montpellier et de Cette.

 Charles Eugène Gabriel (1727-1800) était de haute naissance. Orphelin à trois ans, il fut élevé par son oncle, archevêque d'Albi, troisième en dignité aux Etats du Languedoc dont il présidait parfois les séances. Et, à la suite de son père, le quatrième sera "marquis de Castries, comte de Charlus, baron de Montjouvent, seigneur de Saint Bres et autres places…" (en Auvergne ou en Artois !). Sans oublier son titre de gouverneur du port et de la ville de Cette. Comme tout sujet bien né, Charles Eugène fut d'abord un militaire. Certes parrainé par son oncle par alliance, le maréchal de Belle Isle, il entre dans la carrière à 12 ans. A 15 ans, il est lieutenant. Et pas seulement pour "la montre" (les revues). Pendant la guerre de succession d'Autriche (1741-1748), il est dans l'armée française aventurée en Bohème qui prend Prague. Assiégées, les troupes de son oncle fuient la ville et font retraite en plein hiver. A marches forcées. Son frère aîné en mourra d'épuisement. Et puis, le marquis guerroiera en Flandre sous le maréchal de Saxe. A 17 ans, il est le benjamin des "Mestres de camp" (officier supérieur). Il continuera à s'illustrer sur les champs de bataille. Présenté à Louis XV en 1748, il est "Maréchal de camp" (général 2 étoiles) à 21 ans.

Il se fera remarquer lors de la guerre de Sept ans (1756-1763), monte en grade, reçoit l'ordre du Saint Esprit. Parvenu au plus important commandement militaire du royaume, en tant que gouverneur de la Flandre et du Hainaut, il songe au ministère. Echec. Il rentre à Castries. Devenu par héritage "l'homme le plus riche du royaume", il arrondit ses possessions (achat du comté d'Alès, mise en exploitation des mines de La Grand Combe). Mais il ne restera pas en Languedoc, retrouvera la cour, ses plaisirs, les faveurs. "Le beau de Castries" aura des maîtresses en titre. Il a la faveur de Mme de Polignac, la favorite de Marie-Antoinette. Il est des petits soupers de Mme de Pompadour. Mais Charles Eugène "avait de la branche" et n'oubliait aucun de ses devoirs. Il savait, même avec affabilité, faire sentir son rang. Gouverneur de Montpellier, il renonça en 1746 à une "joyeuse entrée", trop onéreuse pour la communauté. Pour Cette, ville pour laquelle "il y a bonne apparence qu'il aura la même bonté et la même affection", "il ne manquera pas, par la modestie qui lui est ordinaire, de vous donner ses ordres…" (sic).

Il dût faire un bref séjour à Montpellier en 1764. Les Cettois s'attendaient à sa visite afin d'accomplir "le devoir des habitants de faire à ce seigneur les honneurs et les réjouissances que son rang et sa qualité de gouverneur ont le droit d'exiger de leur part". Devoir qui sera rempli près de vingt ans plus tard à une autre occasion.

Hervé Le Blanche

Sète la Singulière
par Louis Bernard Robitaille

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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