C'est parti pour « Vivre avec l’étang, images et témoignages »

Ce vendredi 24 novembre, en présence de François Commeinhes, Président de Sète Agglopôle méditerranée et des Vice-Présidents et élus Communautaires dont Alain Vidal, Vice-Président Délégué au Patrimoine, avec l'Association des Amis du Musée de l'Etang de Thau aura lieu,  dans le cadre du Projet Multimédia « Vivre avec l’étang, images et témoignages » avait lieu la présentation du site Internet "filmsdethau-agglopole.fr/", au Musée de l'Etang de Thau, à Bouzigues. Une sorte d'inauguration car vous pouvez dès à présent utiliser ce site très instructif.

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  C’est début 2016 que l’association des Amis du musée de l’étang de Thau a en effet proposé ce projet multimédia. La consultation du site Ina.fr montrait que l’institut détenait de nombreux documents sur le territoire de Thau et que les montrer au sein du musée pourrait en accroitre l’intérêt et le rayonnement.

Cela devait permettre d’accroitre la visibilité du Musée grâce aux outils numériques, , de faire venir les professionnels du Bassin en leur offrant des images sur le territoire afin qu’ils se réapproprient le musée et enfin, de faire venir de nouveaux publics. Assez rapidement, l’idée de compléter le site Vivre avec l’étang, avec des images de films amateurs a surgi.

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Le site : "filmsdethau-agglopole.fr/"

Comme le précisait François Commeinhes, ce sera une occasion pour de nombreux utilisateurs de retrouver certaines saveurs. Sète Agglopôle méditerranée soutient avec énergie ce projet qui s'est réalisé car c'est une collecte de l'histoire vivante de Thau mise à la disposition de tous.

Et même, si cela n'a pas été facile à mettre en place comme le rajoutait Eliane Rosay, Maire de Bouzigues, ces images du passé qui resurgissent seront très utiles pour mieux nous inscrire dans l'avenir avec un Musée qui devient ethnologique et qui mettra à la disposition de tous une mémoire collective.

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Bérénice et l'association des Amis du Musée de l'Etang de Thau avec l'aide de l'INA peuvent être félicitées ainsi que les donateurs qui permettent outre de pouvoir visualiser les films de chez soi, de projeter le Musée dans l'avenir avec des visiteurs qui pourront se replonger dans les dernières décennies de la vie de l'étang de Thau.Afin d’enrichir ce fonds documentaire, l’association, en collaboration avec l’Institut Jean Vigo, a alors fait appel à l’ensemble des habitants du territoire afin de collecter des films, des pellicules oubliées, archivées faute de moyen de les projeter. Plusieurs déposants ont accepté de confier leurs films à l’association et les premiers dépôts sont en cours de traitement à l’Institut Jean Vigo qui les numérise et remet au déposant un DVD. Soutenu par le Musée de l’Etang de Thau, Sète Agglopôle Méditerranée, le Conseil départemental de l’Hérault, et la DRAC Occitanie, le projet a vu le jour permettant la mise en place d’un site internet « Vivre avec l’étang, images et témoignages », qui serait également consultable, via une table interactive, au sein du musée.

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Ce site permet donc de proposer une sélection de films et documents issus des collections de l’Ina et des films amateurs illustrant les thématiques exposées dans le Musée.

Le site « Vivre avec l’étang, images et témoignages », montre, à travers ces images combien le territoire de Thau est riche et combien sa culture est variée et remarquable.

 Le contenu du site 

A)Les fonds de l’Ina

Les images proviennent des fonds de l’Ina, national et régional. Une importante recherche effectuée en collaboration avec la délégation Ina sur l’ensemble des fonds de l’Ina (des milliers d’heures de programmes) ont permis d’extraire une centaine d’heures correspondants aux thématiques du territoire de Thau.

B)Les films amateurs et l’Institut Jean Vigo

Le partenariat avec l’Institut Jean Vigo permet parallèlement d’intégrer au site des films amateurs. C’est un autre regard sur le territoire, plus intime, plus simple, et parfois surprenant. Grâce à la convention passée entre les Amis du Musée et l’institut Jean Vigo, les films amateurs collectés par l’association sur le territoire sont numérisés, décrits et intégrés au site Vivre avec l’étang. La collecte ayant démarré récemment, le site propose actuellement une dizaine de documents. Le nombre augmentera peu à peu en fonction des dépôts

Les grandes thématiques qui structurent le site : 

Vivre avec l’étang, Images et témoignages" parcourt les multiples facettes de l’étang de Thau. L’histoire, l’environnement, la vie animale et végétale, les métiers, l’économie et la douceur de vivre.

Le site est organisé autour de 8 grandes thématiques :

  • Un site exceptionnel : géologie, faune, flore, entretien et protection de l’étang, l’écosystème marin, les hippocampes et les goélands.

  • Les hommes et l’étang dans l’histoire : fouille sous-marine, villa gallo-romaine, la viticulture au milieu du 20ème siècle, le remembrement, etc

  • Pêche et conchyliculture : les métiers de l’étang

  • Une économie diversifiée : l’économie du territoire, conchyliculture, pêche mais aussi viticulture, tourisme et nouvelles technologies

  • Un milieu à protéger : la protection de l’étang, milieu vivant, les actions pour le protéger

  • L’étang et ses ports : les ports de l’étang, hier et aujourd’hui, de Marseillan à Bouzigues

  • L’étang, lieu de vie : festivités, plaisance, tourisme et sports nautiquesmerioDSC_0004 (3)

 Quelques exemples de documents issus des fonds de l’Ina :

« A la recherche de la cité engloutie de Thau »

Au large de Marseillan, les plongeurs du Groupe de recherches archéologiques subaquatiques d'Agde, dirigé par Denis Fonquerle, décrivent les travaux qui permirent la découverte de restes de la cité lacustre préhistorique de Polygium sur un emplacement décrit au IVe siècle dans les récits du géographe Avienus.
(Sources : FR3 - JT Toulouse - Journal télévisé )

« De la viticulture à l'ostréiculture »

Un ostréiculteur de Mèze retrace les étapes du développement de l'ostréiculture après la Seconde Guerre mondiale, marquée par la reconversion de pêcheurs, et surtout de viticulteurs touchés par la "crise du vin", vers la conchyliculture. Il souligne la nécessité d'une réorganisation des concessions, qui se réalisera à la fin des années 60.
(Sources : RTF - JT 20H )

« Vacances d'automne »

A Balaruc-les-Bains on est aux petits soins pour accueillir du mieux possible dans un village vacances des retraités de toute la France.
(Sources : ORTF - Télé Villages )

« Conchyliculture et nouvelles technologies »

Des conchyliculteurs utilisent une technologie simulant les marées à l'aide d'un système alimenté par des panneaux solaires, afin d'optimiser la qualité de leurs coquillages.
(Sources : FR3 - 19 20. Edition nationale)

  Les partenaires du projet

Sète Agglopôle méditerranée, Musée de l’Etang de Thau, Les Amis du Musée de l’étang de Thau, Conseil départemental de l’Hérault, DRAC Occitanie, INA, Institut Jean Vigo - Cinémathèque Eurorégionale.

Sète la Singulière
par Louis Bernard Robitaille

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon