Histoire

Histoire de la tielle

par Jean Brunelin (Chef, auteur, photographe et créateur du groupe Facebook "Défendons la cuisine Sétoise et Méditerranéenne")

Non seulement la ville de Séte érige un poulpe sur la place de sa mairie mais elle en perpétue l'emblème à travers une de ses spécialités gastronomiques typiques à savoir LA TIELLE de pouffre... car à Sète, le poulpe a pour nom "pouffre"...

Cette magnifique tourte nous est venue d'Italie dans les bagages des émigrants italiens de GAETA au nord de Naples à la fin du XIX ème siècle. La tielle vient sans conteste de GAETA mais plus précisément de la petite bourgade de pêcheurs de BORGO de GAETE qui sous la domination espagnole au siècle de Charles Quint nourrissait frugalement ses enfants qui tentaient tant bien que mal de résister à l'envahisseur. De la pâte étalée, un peu d'huile, quelques anchois et olives, l'ancêtre de la pizza était l'ordinaire...

Mais les autochtones remarquèrent très vite que la soldatesque ibérique confectionnait à peu prés la même chose avec toutefois un couvercle de pâte par dessus. Cela les amusa certainement mais ils se rendirent compte que cette chose se conservait plus longtemps que leur pizza qui séchait aussitôt. A l'époque ou les réfrigérateurs n'existaient pas, cela avait toute son importance surtout lorsqu'on partait plusieurs jours en mer... Les italiens ont donc copié leurs envahisseurs en recouvrant leur pizza. La technique se perfectionna et par souci pratique on ne mit plus directement la pizza sur la sole du four mais dans un plat de terre cuite appelée "TEGLIA"...et la tielle était née. Si vous allez en Espagne demandez une empanada et vous comprendrez...

À GAETA le tielle se décline de plusieurs façons, selon les propres mots des natifs du lieu, il y a les tielles de la mer, au poulpe, sardines, anchois, crevettes, moules etc... et les tielles "de la terre" à la scarole et aux pignons, aux oeufs et aux courgettes. À Sète, seule la tielle de poulpe connut la célébrité.
Au début de leur installation à Sète, les pécheurs Gaétans faisaient la tielle comme dans leur mère patrie et lorsque les enfants allaient à l'école, la maman mettait souvent une tielle de pouffre dans le cartable fait de morceaux de vieille voile cousue ; aujourd'hui, les anciens racontent qu'à l'école ils se cachaient pour la manger car les petits Sétois mangeaient des croissants du boulanger. La tielle était l'ordinaire des pécheurs installés au quartier haut ou était regroupée la communauté italienne, comparé à l'opulente société Sétoise enrichie par le commerce du vin, c'était un quartier pauvre ou ils vivaient selon leur coutumes et parlaient le napolitain. La majorité de la nourriture était tirée de la pêche que le père ramenait à la maison. Ces pêcheurs ne descendaient que rarement en ville et la belle société Sétoise de l'époque ne connaissait pas la tielle qui était vue comme étant une nourriture de pauvre.

Dans les années 30, Adrienne PAGES née à Agde tenait avec son mari Bruno VIRDUCCI, un Italien du sud, un petit étal de coquillage devant le pont de la civette à l'enseigne de "La Reine des Mers". Ses tartes de pouffres étaient renommées dans le quartier, elle les faisait cuire chez LUBRANO le boulanger de la rue Garenne... Les ménagères Sétoises commencèrent à apprécier la chose et en redemandèrent régulièrement à tel point que le boulanger fut dépassé par les visites d'Adrienne et il fallut trouver une solution. C'est son beau fils, Mimi Cianni qui en 1937 décida d'aller à la foire de Marseille acheter un four adapté qu'on installera au rez de chaussée de la maison. Et l'histoire démarra de là... en confectionnant ce plat de pauvre.

Adrienne ne se doutait pas que débutait l'âge d'or de cette tarte magique ! Adrienne eut de nombreux enfants, elle déménagea ensuite son petit commerce devant le bar de LA MARINE, mais il fallut attendre son jeune fils Achille qui le premier mit en place une petite fabrique artisanale sous les escaliers de la grand rue sur le plan du marché aux poissons.
Dans les années 60, il avait comme ouvrière Sandrine SPOSITO qui fabriqua des tielles pendant 50 ans de sa vie... Cette petite production était vendue à l'étal de coquillages de sa soeur Raymonde qui avait pris la suite de sa mère tout à coté. On peut dire que si c'est à Adrienne VIRDUCCI que l'on doit la diffusion de la tielle dans la société sétoise, c'est à Achille son fils que l'on doit la première fabrication artisanale. Quelques années après, Achille prit une épouse et créa lui aussi son propre étal de coquillages ou il mit ses tielles à la vente. À son tour, sa soeur Raymonde installa un tout petit atelier dans sa cabane de coquillage "La Reine des Mers" ou s'activait son ouvrier David Conesa.

Jusqu'aux années 70, c'étaient les seuls endroits où l'on pouvait trouver des tielles dans la ville de Sète. Ce furent ensuite deux des autres filles d'Adrienne qui se lancèrent dans l'aventure de la tielle. L'une se maria avec un DASSE, et l'autre avec un CIANNI... c'est pour cela qu'aujourd'hui encore vous trouverez les petits enfants et arrières petits enfants aux commandes des fabriques artisanales DASSE, VIRDUCCI et CIANNI...car la tielle de Sète est l'apanage d'une dynastie, celle d'Adrienne et Bruno VIRDUCCI ainsi que de leur descendance qui héritèrent tous de la recette et du savoir faire ...

Jean Brunelin

Acheter des tielles :  Liste des tiellistes Sètois - Cuisiner une tielle :  La recette de la tielle

Aux confins méditerranéens du royaume de France

La monarchie française a tardivement été en contact avec la mer, « Mer Intérieure ». Capétiens, Valois, Bourbons étaient, sinon continentaux, du moins des terriens. C’est aux XII° et XIII° siècles que les dynasties de l’Ile de France eurent accès aux mers du Ponant. Et ce n’est que depuis la fin du Moyen Age que les rois de France ont veillé sur de nouveaux confins.

Le roi prête serment, lors du sacre, de protéger la religion catholique. C’est le premier devoir de « l’oint du Seigneur », le roi très chrétien, l’ « évêque du dehors ». Mais il jure ensuite de veiller « à la sécurité et au repos de ses peuples ». La sécurité des provinces françaises légitime l’emploi de la force armée et la conduite de la guerre. Jusqu’à Louis XIV, le roi, chef de guerre, sera présent sur le champ de bataille. Le monarque qui installa la « prépondérance française » en Europe, au moment du trépas (1705), regrettais d’avoir trop aimé « la guerre et les bâtiments ». Selon M. J. Cornette, il fut « le roi de guerre », celui des Bourbons qui usa le plus de son pouvoir régalien. Veiller à la défense (ou à l’extension) du « pré-carré » sur terre ne posait qu’un problème de moyens. Il en allait autrement aux confins méditerranéens. Début XIII°, Saint Louis se fit concéder par le seigneur de Lunel une étendue d’eaux stagnantes où on creusa un port qu’un canal reliait à la mer. En 1271 quand le Languedoc fut annexé par le royaume, il n’offrait guère d’abris. Narbonne, La Nouvelle, Aigues-Mortes étaient de peu d’importance et même Frontignan et Agde ne semblaient guère offrir de possibilités.

Ce n’est qu’avec l’annexion de la Provence et de Marseille (1481) que la France a disposé d’une base pour « les vaisseaux du Roi ». Car, sur cette côte au sud du royaume, il fallait veiller. Une des raisons de la création du port au « Cap de Cette » en Languedoc est de pouvoir accueillir les galères qui, depuis Marseille, patrouillaient (de mars à septembre, il est vrai) en Méditerranée occidentale. En 1718, l’Intendant du Languedoc, dans sa description de la province, écrit que Cette « est un port de guerre » où le gouverneur de la place a des pouvoirs de police et où siège une Amirauté. Et à la fin du même siècle, les marchands et négociants de Sète se félicitent de pouvoir accueillir un « vaisseau de 50 canons » dans un « havre facile et assuré ». A cette époque, la Royale n’utilisait plus de galères, mais jusqu’en 1748, ce sont les vaisseaux longs qui faisaient la police du domaine maritime du roi. L’arrivée à Cette d’une galère posait des problèmes à la communauté (6 000 habitants au XVIII°). Il fallait pendant plusieurs jours nourrir 450 hommes (dont 56 galériens), loger les officiers, pourvoir les navires en « rafraichissements » (eau douce, vivres). MM les consuls en avaient bien du tracas.

Il est vrai que les gens d’armes de la royauté rassuraient quelque peu. Il n’en avait pas toujours été ainsi. Malgré les efforts de Richelieu, quand Colbert fut mis à la tête de la marine (1664), huit galères pourrissaient dans le port de Marseille. Le « grand roi », soucieux de son devoir, porta leur nombre à trente en 1688. Il en eut jusqu’à quarante (1655). Pour la gloire ?

Hervé Le Blanche

Les galères de Sa Majesté.

Dans la mémoire populaire, les galères sont de sinistre réputation. « C’est la galère », dit-on couramment aujourd’hui, oubliant l’expression « Vogue la galère » qui accompagnait parfois une action en bonne voie de déroulement. Comme souvent, la sagesse des nations présente des aspects contradictoires, reflet de la complexité du réel ou des temps anciens. Cette ne fut pas un port militaire comme Brest ou Rochefort et les galères de la royauté lui ont cruellement manqué.

Car ce type de navire fut longtemps, pour la royauté, un instrument de pouvoir. Au moins depuis François Ier (1515-1547), encore que, pendant la guerre de 100 ans, le roi ait eu son « clos des galées ». Mais selon les spécialistes, la défaite de l’Ecluse au large de la Zélande donna aux Anglais la maîtrise de la mer et de Calais, porte ouverte à l’invasion. Car la galère fut longtemps le vaisseau de guerre par opposition au vaisseau rond plus utilisé pour le commerce. Et bien que les vaisseaux longs transportaient aussi or, soie, épices, tous les produits chers. En Méditerranée (Jacques Cœur à Montpellier), mais aussi en Atlantique et mer du Nord comme le faisaient les Vénitiens. Pourtant, elles avaient bien des défauts, les galées. Elles ne pouvaient affronter le gros temps. Leurs deux mâts à antenne portaient un jeu de voiles compliqué à manier. Elles pouvaient remonter au vent, mais étaient incapables de louvoyer. Au total, peu maniables et pas si rapides (cinq nœuds). Et puis, il fallait pour les armer 450 hommes. Les matelots, les soldats, la chiourme. Pas moins de cinq galériens tiraient sur la « sensile » (aviron). Une centaine d’hommes hâlaient le navire quand on ne forçait pas l’allure, quand on donnait la chasse à une autre unité par exemple. Entassés dans une promiscuité répugnante, mal nourris, subissant les châtiments corporels, soumis à un travail de bêtes de somme, les galériens mouraient rapidement.

Alors, on dirigea vers les chiourmes délinquants et criminels d’Etat. En fait, les galères, aptes au cabotage, jouaient le rôle des avisos des flottes contemporaines : liaison, surveillance et, à l’époque, prestige. Les magnificences des plus belles exaltent la gloire du roi. Pourtant, les dangers sont nombreux qui viennent de la mer. En cas de guerre, le littoral languedocien est menacé. La mémoire des Cettois a conservé longtemps le souvenir de la descente anglaise de 1710 quand la ville fut occupée et que Agde, Béziers furent prises. Depuis Frontignan, les populations épouvantées avaient vu arriver les vingt vaisseaux de la flotte anglaise. Cela ne s’oublie pas ! Et pendant la même guerre de succession d’Espagne ((1702-1714) quand les Anglais prirent Gibraltar et Minorque, les corsaires des Baléares razziaient çà et là. Début XVIII° quand le chevalier de Vauroux voulut percer le lido entre Cette et Agde, les autorités militaires s’inquiétèrent : cela ne favoriserait-il pas les entreprises des pirates de Salé ? Et quand les hommes du roi sont absents, il se produit des évènements inattendus. D’Aigrefeuille, l’historien de Montpellier, relate qu’au début de novembre 1733, alors que Louis XV mène la guerre de succession de Pologne (1733-1735) contre l’empire allemand allié de la Russie, le lieutenant de l’Amirauté d’Agde, M. Tredos, fait attaquer 39 felouques napolitaines battant pavillon impérial

Ces felouques transportant 800 hommes venaient des côtes d’Espagne pêcher du corail. Entraîné par la jeunesse, les « bourgeois, artisans et matelots », M. Tredos arme cinq felouques, mobilise les gardes-côtes, la milice, l’armée régulière et se saisit des navires napolitains. Les prisonniers sont conduits à Cette, puis Montpellier. Bonne prise pour les Agathois : 19 caisses de corail, armes et munitions, 50 quintaux de fromage, quelques barils de vin. C’était alors dans l’ordre des choses.

Hervé Le Blanche

La Société d’Etudes Historiques et Scientifiques Sète et sa Région

 

Société d’Etudes Historiques et Scientifiques de Sète et sa Région.


phare de Sète en 1903

Activités

Son activité principale consiste à publier, chaque 2 ou 3 ans environ, un épais Bulletin abondamment illustré de documents rares dans lequel amateurs, professionnels de l’archéologie, de l’histoire, chercheurs, étudiants universitaires publient le résultat de leurs travaux sous la forme d’articles.

Depuis 1969, date de la première publication, c’est encore et toujours un instrument capital d’information et de promotion de la recherche archéologique et historique de notre région. Toujours très apprécié du grand public lors de sa sortie (pour preuve de nombreux numéros sont aujourd’hui épuisés, mais disponibles en PDF via notre boutique), il faut souligner que cette publication est aussi largement sollicitée par diverses universités : Montpellier, Toulouse, Bordeaux, ainsi que des bibliothèques et des écoles prestigieuses : la Bibliothèque Nationale de France, la Bibliothèque d’Art et d’Archéologie à Paris, L’Ecole française de Rome, le CIRDOC à Béziers… Mais également des organismes régionaux : la DRAC, l’ODAC…

Publications

18 bulletins édités depuis sa création, dont un ouvrage sur l’histoire du port de Sète. Chaque bulletin traite de sujets très variés de l’histoire et de l’évolution de la ville, du port, mais aussi des moments de vies et de personnages plus ou moins illustres qui ont façonné cette ville. Ces ouvrages sont disponibles dans plusieurs librairies, ainsi qu’à l’office de tourisme de la ville. Ils peuvent être commandés sur notre site.

» en savoir plus : www.histoiredesete.fr

   

La Société d’Etudes Historiques et Scientifiques Sète et sa Région a été fondée à Sète en octobre 1963 (association à but non lucratif régie par la loi du 1er Juillet 1901), par un groupe d’archéologues, scientifiques, chercheurs et amateurs passionnés d’histoire. Longtemps rythmée par de nombreuses campagnes de fouilles archéologiques, notamment celles entreprises au Barrou, elle s’est, par la suite, davantage axée sur l’histoire et la mise en valeur du patrimoine pour devenir en 1994 la Société d’Etudes Historiques et Scientifiques de Sète et sa Région. Sous cette appellation un peu sévère il est vrai, se cache une association à but non lucratif ayant pour vocation essentielle l’étude et la vulgarisation du patrimoine archéologique et historique de la ville, en assurant une recherche permanente et dynamique dans ces deux domaines, à Sète et tout autour du bassin de Thau.

Publications

18 bulletins édités depuis sa création, dont un ouvrage sur l’histoire du port de Sète. Chaque bulletin traite de sujets très variés de l’histoire et de l’évolution de la ville, du port, mais aussi des moments de vies et de personnages plus ou moins illustres qui ont façonné cette ville. Ces ouvrages sont disponibles dans plusieurs librairies, ainsi qu’à l’office de tourisme de la ville.

Ci-dessous quelques des bulletins publiés ces dernières années. Il suffit de cliquer sur une couverture pour télécharger le bulletin choisi et le lire à l'écran en version numérique feuilletable.


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Tous les numéros imprimés peuvent être commandés sur le site de la société.
Ils seront bientôt également disponible en format e-book, à lre à l'écran par exemple sur tablette numérique, sur votre smartphone ou simplement sur votre ordinateur.

 Le tout dernier bulletin (2014) et l’ouvrage "Sète au travers de son Histoire Portuaire" sont en vente à Sète, à l’Office de tourisme, à la presse Saint-Clair, bd Danielle Casanova et à la librairie Gévaudan, rue Gambetta.

Pour lire le sommaire du dernier numéro paru : cliquez sur ce lien

 

Les Samedis de l’Histoire de Sète

"Les Samedis de l’Histoire de Sète", manifestations qui ont lieu 2 à 3 fois par an, après-midi, qui permettent de découvrir au travers de vieux films et de conférences, la vie à Sète. Chaque édition rassemble un public nombreux et passionné.

 

Vues anciennes

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La Corniche, chapelle du Lazaret de Cette (Sète)

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L'ancienne lagune languedocienne

 

Si l'on observe la plus ancienne carte géographique de la côte languedocienne, on s'aperçoit que dans l'Antiquité une voie maritime protégée par la lagune permettait d'aller d'Arles jusqu'aux étangs du Roussillon.
Cette voie maritime se juxtaposait à la voie Héracléenne construite par les Grecs qui reliait Marseille à l'Espagne. Parmi les étangs constituant la lagune languedocienne, l'étang de Thau était le plus important. 

Sète la Singulière
par Louis Bernard Robitaille

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon