L’accident de Paul Reynaud à La Peyrade

Résultat de recherche d'images pour "paul reynaud"En 1940, Paul Reynaud fut victime d’un accident automobile, dans la traversée de La Peyrade, entre Frontignan et Sète, au niveau de son groupe scolaire et devant la maison du docteur Dollar.

(né le 15 octobre 1878 à Barcelonnette (Basses-Alpes) et mort le 21 septembre 1966 à Neuilly-sur-Seine, est un homme politique français. Député des Basses-Alpes (aujourd'hui les Alpes-de-Haute-Provence), puis de Paris, il fut plusieurs fois ministre sous la IIIe République, et notamment ministre des Finances en 1938 dans le gouvernement Daladier.

Il fut président du Conseil du 22 mars au 16 juin 1940, fonction qu'il cumula avec celle de ministre des Affaires étrangères puis de ministre de la Guerre. Après la débâcle de juin, Paul Reynaud, alors en désaccord avec les principaux membres du gouvernement et responsables militaires quant à la conduite à tenir, démissionne et est remplacé par le maréchal Pétain, qui signe l’armistice.)

Après la guerre et l'emprisonnement, sa carrière politique reprend et se poursuit jusqu'à son décès dans les années 1960


Il sortit de l'accident avec des blessures légères que l’on soigna au Lazaret catholique de Sète, mais sa maitresse, la comtesse Hélène de Portes, avec qui il avait prévu de se marier, fut tuée sur le coup dans l’accident, la tête à moitié arrachée. La légende, quelque peu romantique, veut qu’il ait fait mouler dans le plâtre l’empreinte d’une main et… d’un des seins de la défunte.

La comtesse de Portes, d’origine marseillaise, née Hélène Rebuffel, dans une famille de la grande bourgeoisie, avait été mariée avec le comte Henri de Portes dont elle s’était séparée après lui avoir donné deux enfants. Elle s’était installée avec Paul Reynaud, également divorcé, son aîné de 24 ans, et l’avait suivi à Bordeaux où le gouvernement s’était replié après l’entrée des troupes allemandes à Paris dès le 14 juin.

On la disait favorable à l’armistice, et son entourage spéculait sur l’influence qu’elle aurait exercée sur Paul Reynaud. En 1964, le général de Gaulle déclara sans ménagement au journaliste-historien Henri Amouroux :

« C’était une dinde, comme toutes les femmes qui font de la politique », confortant l’idée qu’elle refusait une alliance avec les Anglais et souhaitait une paix séparée avec l’Allemagne. De Gaulle ne l’aimait manifestement pas et cette animosité était partagée.

Winston Churchill, lui, la surnommait « le perroquet ». Bien plus tard, Jean-Jacques Servan-Schreiber la taxa d’agent nazi et prétendit que la voiture qui les transportait était bourrée de lingots d’or acquis illégalement, ce qui lui valut une condamnation après un procès intenté par ses ayants droit.

Notes sur Frontignan

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