Personnalités

Gilbert Hugol s'en est allé

En ce mercredi 7 février, ses enfants, petits enfants, arrières petits enfants et les lézignanais avec à leur tête M. Rémi Bouyala ont accompagné à sa dernière demeure Gibert Hugol.

Il était un enfant du village, car né à Lézignan le 11 décembre 1922. M. le maire a rappelé les principaux moments de sa vie. Nous avions tous un souvenir en commun avec cet homme élégant, toujours prêt à échanger quelques paroles lors de ses promenades. En 1942, il est envoyé aux chantiers de jeunesse dans le Gard, puis le Cantal. Il sera envoyé en Allemagne dans le cadre du STO. Il est affecté sur un remorqueur qui navigue sur le Rhin. Les conditions de vie sont très dures avec une alimentation indigne pour un être humain, ce qui l’amènera à un poids de 42 kilos. Cela inquiète beaucoup sa famille. Cette dernière met sur place un stratagème. Elle profite de la mort de sa grand mère et l’informe de la mort de sa mère. Il obtient une permission, mais une fois la cérémonie terminée, il ne repartira pas, il en profite pour aller se cacher dans une ferme de l’Aveyron.

Marié à Jeannine, ils ont eu 5 enfants. Il l’a soutenue tout au long de sa longue maladie. Autre perte cruelle, celle de sa fille Christine également emportée par la maladie. Militaire engagé, il sera blessé en Algérie. Ayant quitté l’Armée, il poursuivra sa carrière professionnelle dans les PTT à Lyon.

A force de concours, il terminera comme inspecteur principal. C’est à la retraite qu’il revient dans son village. Autre fierté, son jardin et ses légumes. Toujours disponible, comme en cette journée du 22 mai 2015 où M. le maire, ses amis de la FNACA, allaient célébrer auprès des écoliers la journée nationale de la résistance. Après avoir pris connaissance de l’objet, il s’est joint au groupe pour aller témoigner devant les enfants émerveillés par cet homme qui avait vécu l’enfer et qui leur contait sa propre expérience. Grand moment pour les uns et pour les autres.

Le 25 février 2016, lors du repas des aînés, il est honoré par M. le maire Rémi Bouyala. Il assistait avec assiduité aux cérémonies au monument aux morts proche de son domicile. Qu’il repose en paix au beau milieu de son village, avec son épouse et ses amis aujourd’hui disparus.

Bernard Bals

Armand Bals : pilote d'avion pendant la grande guerre

Armand Bals est né le 13 décembre 1895 à Saint Pargoire. Son certificat d’études en poche, il trouve un emploi d’aide berger au domaine de Lavagnac à Montagnac. Alors que la Grande guerre a commencé depuis un an, il est mobilisé dans l’Infanterie. Mais avec l’aviation qui se développe,  pour les reconnaissances photographiques, la surveillance des lignes adverses, le réglage des tirs d’artillerie et combattre les appareils ennemis, il se porte volontaire.  Il fera partie des 16.876 pilotes formés pour combattre sur le front. La formation se faisait en un mois! Combien ne sont pas revenus ? La plupart des morts n’ont pas été abattus par l’ennemi, mais dans des accidents dus à des fautes de pilotage, des pannes de moteur, rupture en vol de la structure lorsqu’ils plongeaient en piqué atteignant des vitesses de 350 Kmh. Les pilotes ne possédaient pas de parachute. On n’était pas très regardant pour la visite médicale. Même Georges Guynemer engagé volontaire, trop chétif est ajourné, plus tard il sera incorporé comme élève mécanicien avant de devenir l’as aux 53 victoires. Le chasseur aérien, c’est un pilote et un mitrailleur, parfois le même occupe les deux fonctions. Pour éviter les vibrations, le pilote réduit la puissance, on attend le dernier moment pour tirer afin d’économiser les munitions. Les combats durent parfois jusqu’à 50 minutes. Les récits sont nombreux, souvent pathétiques. Parfois, le rôle de chasseur ne consistait pas à abattre son ennemi, mais à le mettre en fuite. Les mitrailleuses posaient problème pour tirer vers l’avant car on abimait les hélices. Dans un premier  temps on va les blinder, mais le système n’est pas convaincant. C’est Fokker qui va inventer le tir à travers l’hélice,  en positionnant un engrenage de sorte que quand l’hélice passe devant le canon de l’arme, le pilote ne peut tirer. C’est suite à un accident, que les alliés ayant récupéré l’épave découvrent le système.

Armand passera son brevet N° 7749 à l’Ecole d’Aviation militaire d’Etampes le 7 décembre 1917, il a le grade de Sergent. On va lui distribuer, un casque, un chandail, un passe montagne, des gants fourrés, chaussures fourrées, une paire de lunettes, une veste  et un pantalon de cuir. Il sera affecté à l’escadrille 228 et par la suite 234.

Démobilisé en 1919 il revient travailler sur le domaine de Lavagnac, il épousera jeanne Gouneau en tenue de pilote. Pilote de Bréguet XIX, il aurait pu poursuivre une carrière aéronautique et notamment dans le transport aérien, en effet, 200 de  ces avions furent acquis par Latécoère, et après quelques modifications structurelles ils  assureront l’aéropostale jusqu’à Dakar. Mais lui en a décidé autrement, il retourne à Lavagnac. Il sera nommé régisseur en 1925 et le restera jusqu’à sa mort le 2 septembre 1952.

La passion selon Marc Chevallier.

Le lundi 6 mars, Marc Chevallier a fait ses adieux au port de Sète, tout en continuant à œuvrer dans la sphère maritime française. Car, tout au long de sa vie, la mer fut son univers.

Il est né à Montpellier en 1942, mais" le Clapas" n'est pas si loin de la Grande Bleue. A 12 ans, Marc Chevallier a été scout marin et fut pris par la mer. Et jusqu'à aujourd'hui, il ne cessera de mener dériveurs et bateaux de croisière dans le sillage de tous ceux qui ont écrit  la geste de l'homme aux prises avec les éléments. Dont un certain Jean-Marie Vidal, navigateur émérite avec qui il a créé "Explo-Voile", une école de voile à l'éloquent palmarès. L'empreinte de la voile ne s'efface pas : détermination, sang-froid, ténacité, voilà de quoi modeler un caractère. Et puis, on n'est pas pour rien descendant d'une famille liée au monde de la mer. Jean Chevallier, le grand-père, importait à Sète des bois merrains d'Odessa. Louis Chevallier, son père, récupéra un ancien bateau militaire comme il s'en trouvait à quai à La Rochelle ou à Lorient après 1945. Rebaptisé le Maguelone, il transportait à Sète ses 8 000 hectolitres de vin d'Algérie. Il fut doublé par le Stillbé qui, sous pavillon marocain, joignait la Bulgarie et le Bosphore où il fit naufrage en 1952 dans une violente tempête.

Marc Chevallier enfant venait parfois à Sète où l'oncle Raymond, au 56, route de Montpellier, veillait sur les installations de déchargement et de stockage des vins algériens capiteux, comme le Mascara. Et la société Transports Maritimes Viticoles rayonna depuis le Maroc, Alger, Oran. C'est là que se rendit Marc Chevallier en 1965, en principe pour épauler pendant trois mois le cousin opérant dans l'ouest algérien. Il y restera six ans. Là, il connaîtra "la folie" d'une vie exigeante, angoissante, mais riche de réalisations et de contacts humains. Il faut réceptionner les navires, collecter les marchandises, les charger, assurer la régularité des départs d'Oran vers Alger, Marseille, Sète. Et il y a parfois des problèmes avec les dockers, les douaniers. Marc Chevallier retrouvera Sète en 1971 avec la direction commerciale de l'armement. Suivront la création et la présidence de NTV Leduc dont l'essor fut vite important, d'un pool de 4 armateurs (et 17 navires) et, en 1994, de la Société Navale Française en 1994 et il sera président du Comité des Armateurs de France en 1998. Conseiller à la Région, il obtient de si "gros" contrats (Lafarge, Centre Grains, Agrexco) que Georges Frêche le désigne, canne pointée, pour lui succéder à la présidence de l'EPR.

 La suite ? Un port de commerce dynamisé, au trafic passant de 2,8 Mt à 3,8 Mt, encore en progression en 2016. Un port de plaisance aménagé, rationalisé de 750 anneaux. Un secteur croisière en expansion. Le secteur pêche fléchit, victime de circonstances défavorables. Marc Chevallier s'en va et n'amène toujours pas les voiles. La passion : présider la Commission méditerranée à la Région, l'Institut français de la Mer, une commission du Parlement de la Mer et poursuivre ses travaux à l'Académie de Marine à Paris…

Hervé Le Blanche

Jean Polito : ce que peut faire un Sétois.

Petit-fils de Giovanni Polito, l’aïeul venu de Gaëta près de Naples  en 1900 et qui fit  parti de ces italiens qui ont marqué l'histoire de Sète, Jean Polito est né en 1922.  Avec Georges Azaïs, le fondateur de la criée de Sète, Jean Polito créa la conserverie artidanale et familiale Azaïs-Polito qui depuis a fait son chemin et est connue dans le monde entier.
Hervé le Blanche nous raconte le parcours de cette figure sétoise qui s’est éteint le 10 octobre 2016 à l’âge de 94 ans. 


Lundi 10 octobre 2016, la nouvelle du décès de Jean Polito était publiée et tous ses proches, le même jour, lui ont rendu un dernier hommage. Bon nombre de Sétois ressentiront son absence. Il fut l'un de ceux pour qui Sète a été ce qu'elle a été.

Il était le petit-fils de Giovanni Polito, l'aïeul venu de Gaëte et qui vint s'ancrer à Cette en 1900. C'était l'époque où le produit de la pêche de son navire, Le Brescou, était exposé à même le sol, sur une couche de glace. C'était le temps où mareyeurs et pêcheurs devaient rapidement conclure les transactions car le train de marée partait à 17 heures. Giovanni Polito connut "un rythme de vie éreintant", une certaine discrimination. Mais il fit face avec persévérance et transmit à sa descendance, avec "le goût des choses bien faites", la passion d'entreprendre. Et aujourd'hui, l'entreprise Azaïs-Polito traite avec les grands de la gastronomie et rayonne à l'International.

Le petit-fils de Giovanni, Jean, né en 1922, a épaulé son père Claude dans la gestion de ses deux commerces : une épicerie de quartier et un étal aux halles fort apprécié de la communauté italienne. La "pasta" Polito ralliait tous les suffrages. Elle était issue d'un lieu mythique dans la famille Polito : "L'Enclos". Au fond d'une impasse tranquille du quartier de La Peyrière, le lignage a acquis 380 m2 où, dans un bâtiment bordant une cour, sont entreposés les stocks pour les deux commerces. Et c'est là que Jean Polito installe, en 1957, une fabrique de raviolis, dont l'inscription de la raison sociale est toujours visible.

Mais à L'Enclos avait aussi été montée une conserverie. Puis, Raymond (le fils de Jean Polito) eut l'idée de confectionner la soupe de poisson à la sétoise. La conserverie allait son train. Il fallait acheminer le poisson de la Marine à L'Enclos, pousser des chariots de 200 kg sur des pentes parfois à 35%. Et là, on devait conditionner les envois. Au début des années soixante, "il faut remplir les conserves à la cruche", ce qui exige de la précision, de la main d'œuvre. Alors, toutes les bonnes volontés s'impliquent. Et puis, Jean vend son étal des halles et participe au développement de l'entreprise qui, grâce à son fils Raymond, prend son essor après 1966. Dans L'Enclos (où se fabriquent les pâtes), sur 40 m2, on installe une chaudière verticale de récupération. Et on vend un produit sain, naturel, authentique. Georges Azaïs qui deviendra un mareyeur d'envergure internationale et Jean Polito s'associent en 1963. Et les produits Azaïs-Polito entrent dans la restauration. La rouille sétoise se vend en grande surface. Jean se souvenait-il de ce temps quand, retiré à Frontignan avec sa seconde femme Odette, il offrait aux pensionnaires de la maison de retraite les bocaux d'Azaïs-Polito ?

Depuis trois ans, Odette n'était plus là. Jean Polito déclinait doucement, très entouré. Son fils venait deux fois par jour. Ils causaient travail. Et Jean s'est éteint sereinement dans son sommeil. Pour celui qui fut un Sétois parmi d'autres, le travail était achevé.

Hervé Le Blanche

Nos vifs remerciements à Madame Britto.

François Barthélemy Arlès-Dufour

François Barthélemy Arlès est né le 3 juin 1797 à Sète. Il est mort le 21 janvier 1872, lors d’un séjour avec sa femme dans la villa de leur amie Juliette Adam à Vallauris dans les Alpes-Maritimes. Homme d'affaires pro-européen, il est, entre autres, le fondateur du Crédit Lyonnais et de l’École Centrale. Humaniste, il est aussi l’un des principaux saint-simoniens.

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Une enfance modeste

Fils d'un sous-officier de Lodève, François Barthélémy Arlès connait, après la mort de son père, une jeunesse assez pauvre. En 1814, âgé de 17 ans, il obtient un poste de contremaître dans une manufacture de châles en soie.
En 1816, son employeur, l’envoie en Allemagne comme voyageur de commerce. Il ne se contente pas de vendre tissus et châles mais lit aussi Adam Smith, Stuart Mill, Ricardo et assiste en 1820 au cours de Jean-Baptiste Say au Conservatoire. Il apprend non sans difficulté l’anglais et l’allemand et fait la connaissance à Francfort de Prosper Enfantin, le futur prophète du saint-simonisme et à Munich de Gustave d’Eichtal, qui devait être le banquier du mouvement. Le congrès de Carlsbad (1819) le conforte dans son hostilité aux rois et aux prêtres : il est un partisan convaincu de la souveraineté du peuple.

Alès devient Alès-Dufour

 A Leipzig, grande ville de foire, il se lie avec Paul-Émile Dufour qui lui propose d’entrer dans la maison Dufour frères . A 28 ans il prend la direction de la succursale lyonnaise (1822) et épouse la fille unique de son patron en 1824. Il accole - par souci d'égalité homme/femme - le nom de Dufour à celui d'Arlès. La succursale lyonnaise de la maison Dufour durera jusqu'en 2013, sous les noms successifs de Chabrières-Morel (à partir de 1885), puis Morel-Journel & Cie (à partir de 1930).

Éclairé et humaniste

Élu à 35 ans à la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon, il joue un rôle de premier plan tant sur le plan strictement industriel, organisation du chemin de fer Lyon-Paris, initiateur du Canal de Suez, que sur le plan financier, création du Crédit lyonnais, sur celui de l'humanisme. Il fonde la Ligue internationale et permanente de la paix avec le journaliste Émile de Girardin et le pacifiste Frédéric Passy, contributeur au développement du Saint-simonisme en France avec pour maxime: « Toutes les institutions sociales doivent avoir pour but l'amélioration du sort moral, intellectuel et physique de la classe la plus nombreuse et la plus pauvre. »
Il attache une grande importance à l'enseignement, lui qui fut autodidacte, en créant l'École centrale de Lyon et la Société d'enseignement professionnel du Rhône.

Militant pour l'égalité de l'homme et de la femme, il accole dès son mariage, le nom de son épouse au sien. Il soutient personnellement Julie-Victoire Daubié dans sa démarche à devenir la première femme bachelière de France à Lyon. Avec J-V Daubié, il fonde l'Association pour l’émancipation progressive de la femme dont il en est le président. De l'Impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, il obtient que la Légion d'honneur soit décernée à la femme peintre Rosa Bonheur.

Passionné par l'économie en lien avec des penseurs anglais - notamment John Bowring, Richard Cobden et John Bright -, il rédige divers articles sur l’industrie lyonnaise, la tarification douanière, le rapprochement nécessaire avec l’Angleterre facteur de « l’association universelle des peuples », etc. Il plaide également pour l’impôt progressif, «proportionné aux revenus, le seul raisonnable, le seul en harmonie avec le principe de l’égalité des charges ».

Militant pour la paix entre les peuples d'Europe par le commerce et le libre-échange, il catalyse en 1860 la signature du Traité de commerce franco-britannique, dit traité Cobden-Chevalier et dont le signataire pour la France Michel Chevalier dira : « La Chambre de commerce de Lyon a mérité que son nom fut inscrit dans l’histoire. Rien n’aura contribué autant que l’impulsion d’Arlès pour lui valoir cet honneur. »

Fondateur en 1863, avec le concours de son ancien collaborateur Henri Germain, du Crédit lyonnais, il s'implique également dans la Banque de Lyon, future succursale lyonnaise de la Banque de France ainsi que dans la Caisse des associations coopératives à Paris.

Commandeur de la Légion d'honneur et membre de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon, il a été adjoint au maire de Lyon en 1830, conseiller municipal de la Guillotière, conseiller municipal de Lyon en 1855, et conseiller général du Rhône, après avoir refusé à diverses reprises la députation.

Pionnier des chemins de fer

Comme nombre d'autres saints-simoniens, c'est un fervent partisan du chemin de fer qui participe à son élaboration et son extension, notamment dans la région lyonnaise, en étant administrateurs des compagnies de Paris à Lyon, de Marseille à Avignon et de la de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM). Ancien résidant d'Oullins et père du maire de cette ville, ses funérailles dans cette commune ont lieu en présence de nombreux employés du PLM.

Pierre Deley, marseillanais d'exception

 L’Aéropostale demeure l’une des aventures aériennes majeures des années 30, ayant profondément marqué les mémoires, souvent bien davantage en Amérique du Sud qu’en France : histoire malheureusement trop connue pour être bien connue. Le « bon peuple » ayant besoin d’icônes en nombre limité, on lui en a offert quelques-unes, Mermoz, Daurat, Guillaumet ou Saint-Exupéry, sur lesquelles, hormis dans quelques trop rares ouvrages, on nous ressasse les mêmes poncifs , les autres héros moins connus étant sans doute moins « vendables ».

Breveté pilote de chasse pendant la Grande Guerre (6 victoires) après avoir été artilleur, Pierre Deley entrait aux Lignes Aériennes Latécoère en 1923. Il connut nombre d’aventures, partageant les joies et les souffrances qui émaillèrent ces routes aériennes. Il effectua des nombreuses missions de sauvetage et des dépannage depuis Port-Etienne et fut avec Paul Vachet l’un des défricheurs de l’Amérique du Sud. Le jovial « Père Deley », aussi fin pilote et homme courageux que camarade apprécié, finit sa carrière comme représentant général d’Air France en Amérique du Sud. C’est dire que sa vie d’aviateur se confond avec l’époque héroïque des Lignes Latécoère et de l’Aéropostale.
René Angel n’a pas sorti son texte comme un lapin d’un chapeau : cet ouvrage est le fruit d’un long travail, animé tant par l’admiration envers un compatriote que par la souci d’un travail historique. Le titre sonne comme celui d’une biographie, mais le livre est également riche d’informations sur cette épopée aérienne qui mena les « facteurs volants » en Afrique et en Amérique du Sud.

Pour en savoir plus: visitez le site des amis de Pierre Delay