François Barthélemy Arlès-Dufour

François Barthélemy Arlès est né le 3 juin 1797 à Sète. Il est mort le 21 janvier 1872, lors d’un séjour avec sa femme dans la villa de leur amie Juliette Adam à Vallauris dans les Alpes-Maritimes. Homme d'affaires pro-européen, il est, entre autres, le fondateur du Crédit Lyonnais et de l’École Centrale. Humaniste, il est aussi l’un des principaux saint-simoniens.

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Une enfance modeste

Fils d'un sous-officier de Lodève, François Barthélémy Arlès connait, après la mort de son père, une jeunesse assez pauvre. En 1814, âgé de 17 ans, il obtient un poste de contremaître dans une manufacture de châles en soie.
En 1816, son employeur, l’envoie en Allemagne comme voyageur de commerce. Il ne se contente pas de vendre tissus et châles mais lit aussi Adam Smith, Stuart Mill, Ricardo et assiste en 1820 au cours de Jean-Baptiste Say au Conservatoire. Il apprend non sans difficulté l’anglais et l’allemand et fait la connaissance à Francfort de Prosper Enfantin, le futur prophète du saint-simonisme et à Munich de Gustave d’Eichtal, qui devait être le banquier du mouvement. Le congrès de Carlsbad (1819) le conforte dans son hostilité aux rois et aux prêtres : il est un partisan convaincu de la souveraineté du peuple.

Alès devient Alès-Dufour

 A Leipzig, grande ville de foire, il se lie avec Paul-Émile Dufour qui lui propose d’entrer dans la maison Dufour frères . A 28 ans il prend la direction de la succursale lyonnaise (1822) et épouse la fille unique de son patron en 1824. Il accole - par souci d'égalité homme/femme - le nom de Dufour à celui d'Arlès. La succursale lyonnaise de la maison Dufour durera jusqu'en 2013, sous les noms successifs de Chabrières-Morel (à partir de 1885), puis Morel-Journel & Cie (à partir de 1930).

Éclairé et humaniste

Élu à 35 ans à la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon, il joue un rôle de premier plan tant sur le plan strictement industriel, organisation du chemin de fer Lyon-Paris, initiateur du Canal de Suez, que sur le plan financier, création du Crédit lyonnais, sur celui de l'humanisme. Il fonde la Ligue internationale et permanente de la paix avec le journaliste Émile de Girardin et le pacifiste Frédéric Passy, contributeur au développement du Saint-simonisme en France avec pour maxime: « Toutes les institutions sociales doivent avoir pour but l'amélioration du sort moral, intellectuel et physique de la classe la plus nombreuse et la plus pauvre. »
Il attache une grande importance à l'enseignement, lui qui fut autodidacte, en créant l'École centrale de Lyon et la Société d'enseignement professionnel du Rhône.

Militant pour l'égalité de l'homme et de la femme, il accole dès son mariage, le nom de son épouse au sien. Il soutient personnellement Julie-Victoire Daubié dans sa démarche à devenir la première femme bachelière de France à Lyon. Avec J-V Daubié, il fonde l'Association pour l’émancipation progressive de la femme dont il en est le président. De l'Impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, il obtient que la Légion d'honneur soit décernée à la femme peintre Rosa Bonheur.

Passionné par l'économie en lien avec des penseurs anglais - notamment John Bowring, Richard Cobden et John Bright -, il rédige divers articles sur l’industrie lyonnaise, la tarification douanière, le rapprochement nécessaire avec l’Angleterre facteur de « l’association universelle des peuples », etc. Il plaide également pour l’impôt progressif, «proportionné aux revenus, le seul raisonnable, le seul en harmonie avec le principe de l’égalité des charges ».

Militant pour la paix entre les peuples d'Europe par le commerce et le libre-échange, il catalyse en 1860 la signature du Traité de commerce franco-britannique, dit traité Cobden-Chevalier et dont le signataire pour la France Michel Chevalier dira : « La Chambre de commerce de Lyon a mérité que son nom fut inscrit dans l’histoire. Rien n’aura contribué autant que l’impulsion d’Arlès pour lui valoir cet honneur. »

Fondateur en 1863, avec le concours de son ancien collaborateur Henri Germain, du Crédit lyonnais, il s'implique également dans la Banque de Lyon, future succursale lyonnaise de la Banque de France ainsi que dans la Caisse des associations coopératives à Paris.

Commandeur de la Légion d'honneur et membre de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon, il a été adjoint au maire de Lyon en 1830, conseiller municipal de la Guillotière, conseiller municipal de Lyon en 1855, et conseiller général du Rhône, après avoir refusé à diverses reprises la députation.

Pionnier des chemins de fer

Comme nombre d'autres saints-simoniens, c'est un fervent partisan du chemin de fer qui participe à son élaboration et son extension, notamment dans la région lyonnaise, en étant administrateurs des compagnies de Paris à Lyon, de Marseille à Avignon et de la de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM). Ancien résidant d'Oullins et père du maire de cette ville, ses funérailles dans cette commune ont lieu en présence de nombreux employés du PLM.

Pierre Deley, marseillanais d'exception

 L’Aéropostale demeure l’une des aventures aériennes majeures des années 30, ayant profondément marqué les mémoires, souvent bien davantage en Amérique du Sud qu’en France : histoire malheureusement trop connue pour être bien connue. Le « bon peuple » ayant besoin d’icônes en nombre limité, on lui en a offert quelques-unes, Mermoz, Daurat, Guillaumet ou Saint-Exupéry, sur lesquelles, hormis dans quelques trop rares ouvrages, on nous ressasse les mêmes poncifs , les autres héros moins connus étant sans doute moins « vendables ».

Breveté pilote de chasse pendant la Grande Guerre (6 victoires) après avoir été artilleur, Pierre Deley entrait aux Lignes Aériennes Latécoère en 1923. Il connut nombre d’aventures, partageant les joies et les souffrances qui émaillèrent ces routes aériennes. Il effectua des nombreuses missions de sauvetage et des dépannage depuis Port-Etienne et fut avec Paul Vachet l’un des défricheurs de l’Amérique du Sud. Le jovial « Père Deley », aussi fin pilote et homme courageux que camarade apprécié, finit sa carrière comme représentant général d’Air France en Amérique du Sud. C’est dire que sa vie d’aviateur se confond avec l’époque héroïque des Lignes Latécoère et de l’Aéropostale.
René Angel n’a pas sorti son texte comme un lapin d’un chapeau : cet ouvrage est le fruit d’un long travail, animé tant par l’admiration envers un compatriote que par la souci d’un travail historique. Le titre sonne comme celui d’une biographie, mais le livre est également riche d’informations sur cette épopée aérienne qui mena les « facteurs volants » en Afrique et en Amérique du Sud.

Pour en savoir plus: visitez le site des amis de Pierre Delay

Si vous croisez un chien ou un chat errant, ne détournez pas le regard

CHIENCapture

"Alors la mort dans l’âme, sur les conseils du vétérinaire et en concertation avec la famille d’accueil, nous avons pris la décision d’abréger ses souffrances. Véronique et son fils Ange ont décidé que cette petite misère aurait quand même un nom, Glimm car « glimmer of hope » signifie lueur d'espoir… Alors voilà maintenant Glimm est au paradis des chiens.Mais que de souffrances. Cette petite chienne a été vue errante des semaines auparavant par des habitants du village, elle était à ce moment là sur ses 4 pattes, courant la campagne, mais personne ne s’en est inquiété. Un chien comme elle tout le monde s’en fout. Cela n’émeut et ne touche personne. Ce n’est qu’un chien de chasse. Personne ne lui a donné à boire, ni même de quoi manger. Glimm est morte lentement mais sûrement. Elle est morte de faim, de soif, de fatigue. Glimm est morte de notre indifférence à tous. Enfin presque tous...

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