Henri Colpi

Henri Colpi

Henri Colpi, une jeunesse sétoise

En 1931, Henri Colpi a 10 ans. Ses parents l’envoient habiter chez son frère à Sète. Alors qu’en Lorraine, le ciel orageux ne l’inspirait pas beaucoup, l’esprit d’Henri Colpi s’éveille avec la lumière du Sud et le bleu de la mer. Il devient un excellent élève qui fréquente le collège de Sète, obtenant chaque année le prix d’excellence, remis des mains de Paul Valéry, grand homme de lettres que le jeune Henri Colpi admire beaucoup.

« Pourquoi étais-je devenu du jour au lendemain un bon élève sétois alors que j’étais un cancre lorrain ? Parce que climat, ambiance, soleil, mer, bateaux, je venais de m‘éveiller à la vie, je venais de renaître .On grandit, et puis on retrouve sa voie, la mienne devait être le cinéma. Nul doute que je l’ai décidé au fond des salles obscures de Sète… »

Sur les bancs du collège, Henri Colpi rencontre Georges Brassens. Ils sont dans la même classe et tissent des liens d’amitié qu’ils conserveront tout au long de leur vie. « C’est là que j’ai connu Georges Brassens, qui avait mon âge au collège. Sa mère nous amenait à la plage en nous tenant chacun par la main et c’est lui qui m’a appris à nager.»

Le jeune Colpi apprécie sa nouvelle vie dans le Sud. «Je revenais à Clouange pour les grandes vacances,» ajoute t-il. En 1936, ses parents vendent le « Café des Amis » et viennent s’installer à Sète. Ainsi se termine la période lorraine…

Les Colpi se retrouvent en famille, à Sète, place Delille, au café Odéon tenu par le frère ainé. Le dimanche, à la demande de sa mère, le jeune Colpi diffuse de la musique sur la place. Les clients viennent boire un verre et écouter les airs d’opéra tant appréciés par sa mère, Marie. Les voisins se mettent aux balcons. Henri s’ennuie beaucoup mais fait tout de même plaisir à sa mère et continue à passer inlassablement des disques sur le phonographe. Tout ce temps là, il observe les gestes familiers des serveurs et serveuses sur une terrasse toujours remplie. Le commerce familial marche bien.

A Sète, Henri Colpi découvre les joutes. Il assiste le plus souvent possible au tournoi que se livrent les jouteurs au milieu du Cadre royal. Toute sa vie, dès que cela lui est possible, il revient à Sète assister aux joutes de la Saint-Louis.

Henri Colpi a toujours aimé le sport et plus particulièrement le football. A Sète, il suit les matchs du Football Club.

A la fin de ses études sétoises, il entre à la faculté de lettres de Montpellier où il obtient une licence en lettres classiques.

C’est là qu’il rencontre sa femme, Marthe Dozon, dont il aura un fils Emmanuel, en 1948. « J’habitais à Montpellier, » raconte-t-elle. « Il m’a tout de suite éblouie. Il éblouissait tout le monde d’ailleurs. Il me parlait de ses lectures en parcourant les rues du centre-ville. Il aimait l’ambiance de Sète. Cette ville était pour lui un emblème de liberté, avec la mer, les canaux, la lumière. Il me parlait du mont Saint-Clair. Il voulait m’amener à son sommet pour découvrir la ville. Il voulait me montrer le cimetière marin. Nous avions fait tout un projet pour une future balade à Sète, mais mes parents n’ont pas voulu que je prenne le train pour rejoindre un garçon. Nous étions en période d’occupation et, en ce temps-là, c’était inconcevable ! »

Etudiant à Montpellier, Henri Colpi rentre dormir à Sète chez ses parents. «Sète me ressource», aimait-il dire. Marthe l’amène tous les soirs à la gare de Montpellier et vient le chercher tous les matins pour aller à la faculté à ses côtés. Henri Colpi ne veut pas dormir dans cette ville éloignée de la mer. La ville ne lui plait pas et ne l’inspire pas. Sète est pour lui un refuge. Le soir, il aime monter à la croix de Saint-Clair, contempler la ville, les canaux et le port et se ressourcer des lumières de la mer et du ciel.

Rapidement, Henri Colpi délaisse ses études de lettres au profit d'une plus forte passion, le cinéma. Depuis son plus jeune âge, il est un fervent cinéphile. Déjà en Lorraine, sa mère lui donne de l’argent de poche pour aller voir des films dans les cinémas voisins. A Sète, il continue de fréquenter les salles obscures du cinéma Palace, rue Nationale (aujourd’hui rue Honoré Euzet), à deux pas du café de ses parents.

Il prend conscience de l'importance que le cinéma occupe dans sa vie, y compris d'un point de vue professionnel. Il décide de consacrer sa vie au 7ème art.

Pendant la guerre et l’occupation allemande, le concours d’entrée de la plus grande école de cinéma de France, l’IDHEC, l’Institut des hautes études cinématographiques, se passe à Toulouse en zone libre. En 1943, Henri part de Sète se présenter au concours, mais se fait arrêter dans une rafle de la gestapo. Il est soupçonné d’appartenir à un réseau de Résistance. Il restera plus d’un mois à la prison Saint-Michel de Toulouse sans avoir pu passer le concours.

Ce ne sera qu’après la guerre, qu’Henri Colpi entrera enfin dans cette école renommée de la rue Penthièvre à Paris où il fera de brillantes études.

Henri Colpi, les débuts d’un cinéaste

Déjà, après la Libération, quelques jeunes sétois encore inconnus arpentent le pavé parisien. Ils s’appellent Jean Vilar, Maurice Clavel, Pierre-Jean Vaillard ou Raymond Castans, Brassens, son ami, réfugié dans son trou de l’impasse Florimond, Victor Laville, dessinateur, et Roger Thérond, fou lui aussi de cinéma. Avec Colpi, ils forment une bande frémissante nourrie du Sud et pleine de projets.

Le sétois, Paul-Valéry décède à Paris le 20 juillet 1945. Henri Colpi a 24 ans. Ce soir du 22 juillet, Henri Colpi est à Sète, lorsque la dépouille du poète arrive après des funérailles nationales dans la capitale. « Ce soir-là, dira Henri Colpi, avec quelques copains de notre ex-bahut, nous étions allés au cinéma. En sortant, vers minuit, je propose d’aller faire une révérence à Valéry avant qu’il ne rejoigne le cimetière marin. Son cercueil est exposé dans le parloir du collège. Je me disais : là, dans ce cercueil, se décompose l’un des grands cerveaux de ce vingtième siècle. Le jour même j’ai tourné en 8 millimètres « Les obsèques de Valéry… » Un voisin de la famille lui prête une caméra et Henri Colpi filme les seules images existant à ce jour des funérailles du poète au cimetière marin.

Diplômé de l'IDHEC, les débuts d’Henri Colpi dans la capitale sont difficiles. Le monde du cinéma est un milieu très peu accessible à ceux qui arrivent de province et qui ne fréquentent pas ce monde de stars.

Dans un cinéclub, Henri Colpi rencontre André Bazin, cinéphile averti et fondateur des cinéclubs populaires de « travail et culture. » Henri Colpi y participe pour l’animation des séances et l’analyse des films. Il y retrouve Jean-Charles Tacchella et Alain Resnais qui deviendront ses amis. Avec le jeune Jean-Charles Tacchella, il anime ensuite la revue Ciné-digest, le cinéma et la télévision dans le Monde. Grâce à cette revue, il mène une activité de journaliste et d’historien de cinéma, activités qui lui permettent d’approcher des vedettes au cours d’interview. Les portes de ce milieu très fermé s’ouvrent peu à peu.

Henri Colpine s'arrête pas là. Il écrit deux ouvrages de référence sur le septième art, notamment l'anthologie Le cinéma et ses hommes, en 1947 et quelques temps plus tard, Défense et illustration de la musique de film.

Ainsi sa première approche professionnelle du cinéma relève davantage de l'aspect théorique ; il cumule alors les métiers de journaliste, écrivain et poète.

Parallèlement, Henri Colpi fait ses premiers pas en tant que cinéaste.

Entre 1947 et 1948, il débute comme assistant réalisateur de courts métrages. Il est assistant de Jean Delannoy pour le film Les jeux sont faits, sur un scénario de Jean-Paul Sartre. C’est le début d’une longue carrière cinématographique, s’amorce avec Les rails et des palmiers (1951), et Architecture de lumière (1953).

A l’IDHEC, Henri Colpi choisit la section montage, pour lui l’aspect le plus créatif du métier. C’est dans cette spécialité qu’il poursuivra son travail cinématographique.

Très vite, plus précisément dans les années 50, il devient un monteur très sollicité ; Il travaille aussi bien sur des documentaires, notamment Le mystère de Picasso, de Clouzot en 1956 ou encore Du côté de la côte, d’Agnès Varda , que sur des fictions telles que La première nuit, un court métrage de Georges Franju.

Charlie Chaplin fait également appel à lui pour Un roi à New-York (1957).

Alain Resnaisengage ensuite Henri Colpi pour la sonorisation de Nuit et brouillard. L’entente entre les deux hommes est parfaite. Alain Resnais décide de prendre Henri Colpi comme monteur pour ses deux premiers longs métrages, Hiroshima mon amour (1959), et L’année dernière à Marienbad en 1961, tout deux qualifiés de chef-d’œuvre du montage.

A Paris, les conditions de travail, de logement, de nourriture d’ Henri Colpi restent difficiles. Mais le succès des films de Resnais est là, et Colpi commence à avoir de la notoriété.

Henri Colpi, Palme d’Or à Cannes

C'est en 1961 qu'Henri Colpi se lance dans la réalisation avec Une aussi longue absence. Le scénario lui est proposé par Marguerite Duras, qui a apprécié ses montages. Comme dans Hiroshima mon amour,deux ans auparavant, cette œuvre retrace le souvenir de l'être aimé et les fantômes de la seconde guerre mondiale. Une femme seule, Alida Valli, croît reconnaître son mari porté disparu en Allemagne dans l'image d'un clochard amnésique, incarné par Georges Wilson. Son premier film, très intimiste, obtient le Prix Louis Delluc, Goncourt du cinéma, et la Palme d'or du Festival de Cannes en 1961, ex aequo avec Viridiana,de Buñuel. Le film reste gravé dans la mémoire des cinéphiles pour son côté touchant et pour la chanson Trois petites notes de musique, de Henri Colpi, interprétée par Cora Vaucaire, sur une musique délicate et infiniment mélancolique de Georges Delerue.

L’histoire de ce film se passe en partie à l’intérieur d’un bistrot parisien, «en souvenir, dit Henri Colpi, des 14 années que j’ai passé à Sète dans le café de mes parents.»

En 1963, Henri Colpise charge de la réalisation et du scénario de Codine, son deuxième opus tourné en Roumanie d’après un roman de Panaït Istrati, romancier que Colpi affectionne depuis sa jeunesse. Le film obtient le Prix du Scénario et celui de la Commission supérieure technique pour la couleur au festival de Cannes.

Quelques années plus tard, il tourne Mona l'étoile sans nom, sur un scénario de François Billetdoux avec Marina Vlady et Claude Rich.

En 1964, Henri Colpi donne des cours de montage à l’école belge de cinéma (INSAS). Il enseignera dans cette école pendant 20 ans.

En 1969, Henri Colpi connaît à nouveau le succès avec Heureux qui comme Ulysse, le dernier film que tournera Fernandel. Henri Colpi écrit les paroles de la chanson du film. A sa demande, son ami Georges Brassens l’interprète, sur une musique de Georges Delerue. Le film sera diffusé à Paris, en plein mois d’août caniculaire. Il tiendra si bien l’affiche, que sa diffusion sera prolongée. « Et le voir régulièrement rediffusé aujourd’hui, à la télévision par exemple, qu’il soit devenu un classique, un de ces films qu’on oublie pas et qui plaît toujours autant est un grand bonheur» raconte Henri Colpi.

Henri Colpi se tourne par la suite essentiellement vers le petit écran avec des œuvres comme Thibaud ou les croisades (1968), en collaboration avec France Bennys, Fortune (1969), L'île mystérieuse (1973) d'après le roman de Jules Verne ou encore l'odyssée Cousteau (1977).


Colpi, pendant le tournage de "L'île mystérieuse"

En 1995, lors du centenaire de l’invention du cinéma, Henri Colpi revient à Sète, comme souvent, mais cette fois pour dialoguer avec les élèves de son ancien collège, devenu lycée Paul-Valéry.

En 1996, Henri Colpi publie un ouvrage théorique et personnel intitulé Lettres à un jeune monteur.

Il meurt dix ans plus tard, le 14 janvier 2006, à Menton, dans les Alpes Maritimes. Comme il l’avait décidé, il revient définitivement à Sète le 26 janvier 2006 et repose depuis au cimetière marin.

On retiendra d’Henri Colpi une sensibilité extrême, une grande pudeur et un amour passion pour l’image. En l’honneur de ce jeune sétois talentueux, le panoramique de Saint-Clair portera désormais son nom.

Henri Colpi, réalisateur de courts métrages

1951 Des rails sous les palmiers, Henri Colpi et Marie-Anne Colson-Malleville
1953 Architecture de lumière, Henri Colpi et Jean-Pierre Ganancia
1953 Le petit monde des étangs, Henri Colpi et Marie-Anne Colson-Malleville
1959 Matériaux nouveaux, demeures nouvelles, Henri Colpi 

Henri Colpi, superviseur de la réalisation, conseil technique, artistique, direction du son…

1955 Nuit et brouillard d’Alain Resnais – direction du son
1961 Regard sur la folie de Mario Ruspoli – direction artistique
1987 Les noces barbares de Marion HÄNSEL, collaboration artistique
1992 Sur la terre comme au ciel, de Marion HÄNSEL, titre original espagnol : Entre el cielo y la tierra, conseil artistique
1995  Li, de Marion HÄNSEL, titre original international : Between The Devil & The Deep Blue Sea, conseil artistique
1986 Offret = Sacrificato Le sacrifice d’Andreï Tarkovski

 

Henri Colpi, monteur

1955 Le mystère Picasso d’Henri-Georges Clouzot
1956 Chères vieilles choses de Raymond Vogel
1956 Les hommes de la baleine de Mario Ruspoli
1956 Suite française = Marche française d’Henri Fabiani, Raymond Vogel
1957 A king in New York - Un roi à New York de Charles Chaplin
1957 La déroute d’Ado Kyrou
1957 La joconde d’Henri Gruel
1957 Morts en vitrine de Raymond Vogel
1958 Du côté de la côte d’Agnès Varda
1958 La mer et les jours de Raymond Vogel, Alain Kaminker
1958 La première nuit de Georges Franju
1958 Le siècle a soif de Raymond Vogel
1958 Hiroshima, mon amour d’Alain Resnais
1959 L’horrible, bizzare et incroyable aventure de monsieur Tête de Jan Lenica, Henri Gruel
1959 Paris la belle de Pierre Prévert, Marcel Duhamel
1960 L’année dernière à Marienbad d’Alain Resnais
1969 Détruire dit-elle de Marguerite Duras
1976 Bilitis de David Hamilton, Henri Colpi, montage et conseil technique
1976 Chantons sous l'Occupation d’André Halimi
1976 Der fangschuss - Le coup de grâce de Volker Schlöndorff
1977 La fuite en avant de Christian Zerbib
1981 Les fruits de la passion de Shuji TERAYAMA
1982 Le grand frère de Francis Girod
1983 La Fuite en avant de Christian Zerbib
1985 David, Thomas et les autres - titre original hongrois : Sortüz egy fekete bivalyért de László SZABÓ
1986 Le Sphinx, un court-métrage de Thierry KNAUFF
1986 Le Sacrifice - titre original international : The Sacrifice d’Andreï TARKOVSKI (supervision du montage et conseil au montage)
1989 L’air de rien de Mary Jimenez
1989 Australia de Jean-Jacques ANDRIEN

 

Henri Colpi, réalisateur de longs métrages

1960 Une aussi longue absence

Une jeune femme croit reconnaitre son mari, déporté quinze ans plus tôt, sous les traits d'un paisible clochard récemment arrivé en ville. Patiemment, elle va chercher à apprivoiser cet inconnu sans mémoire..

1962 Codine

Durant les années 1900, en Roumanie, dans une région portuaire insalubre du Danube, l’enfance misérable d’Adrien Zograffi et son amitié pour Codine, un révolté assoiffé d’amour dont il sera le témoin des luttes jusqu’à la fin de celui-ci dans les circonstances les plus dramatiques.

1967 Mona, l'étoile sans nom

La tranquillité d’une bourgade roumaine est bouleversée par l’arrivée d’une belle inconnue coïncidant avec la découverte d’une nouvelle étoile par un modeste professeur d’astronomie...

1969 Heureux qui comme Ulysse

Antonin (Fernandel) est un ouvrier de ferme d'un petit village de Provence désigné par son patron pour conduire son cheval de travail, en fin de vie, aux arènes d'Arles. Mais celui-ci ne peut se résoudre à se séparer de son plus vieux compagnon... 

1972 L’île mystérieuse, Henri Colpi et Juan Antonio Bardem

Pendant la guerre de Sécession, un groupe de Yankees, prisonniers des Sudistes, s'évade à bord d'un ballon. Franchissant les océans, l'engin se trouve pris par la tempête et échoue sur une île perdue au milieu du Pacifique. Semaines après semaines, les cinq naufragés s'organisent pour survivre, unissant leurs talents et leur ingéniosité. Ils réussissent à mener une vie presque heureuse, troublée cependant par d'étranges manifestations qui semblent témoigner de la présence d'une puissance mystérieuse qui les protège. Parviendront-ils à percer le secret que cache l'île mystérieuse ?

Henri Colpi, et les paroles de la chanson du film

1960 Une aussi longue absence, paroles de la chanson Trois petites notes de musique, interprétée par Cora Vaucaire, musique de Georges Delerue.

1962 Codine

1969 Heureux qui comme Ulysse, paroles de la chanson interprétée par Georges Brassens, musique de Georges Delerue.

1982 L’été meurtrier de Jean Becker, reprise de la chanson d’Une aussi longue absence.

Henri Colpi, réalisateur de documentaires

1967 Symphonie n° 3 Opus 55 (Eroica) de Ludwig van Beethoven, titre original : Symphonie Nr. 3 Es-Dur Opus 55 (Eroica) von Ludwig van Beethoven, direction Herbert Von Karajan

Henri Colpi, monteur de documentaires

1977-1991 L'Odyssée sous-marine de l'équipe du commandant Cousteau - Titre original : The Cousteau Odyssey - Réalisation : Jacques-Yves COUSTEAU et Philippe COUSTEAU

Henri Colpi, réalisateur de séries

1968 - 1969  Thibaud ou les Croisades / Thibaud des Croisades (2 Saisons) ; co-réalisation : Joseph DRIMAL
1969 Fortune (1 Saison) Co-Réalisation : Joseph DRIMAL ; création et réalisation
1970 Noëlle aux quatre vents
1972 Les évasions célèbres (1 Saison) co-réalisation : Juan Antonio BARDEM, CHRISTIAN-JAQUE, Jean-Pierre DECOURT, Tony FLAADT, Károly MAKK, André SOUPART et Marcello BARDI
1975 Le Pèlerinage (1 Saison)
1977 Bergeval et fils

Henri Colpi, interprète

1974   L'Histoire du cinéma français par ceux qui l'ont fait - réalisation : Armand Panigel ; participation : Marcel Achard, René Clair, Henri Colpi
1987 L’enfance de l'art de Francis Girod
1990 Lacenaire de Francis Girod
1995 Leçon de vie de Boris Lehman
2004 Le fantôme d'Henri Langlois, une réalisation de Jacques RICHARD  Témoignages : Henri ALEKAN, Catherine ALLÉGRET... témoignage de Colpi

Grâce à des films d'archives et des entrevues avec ses amis et collègues, ce documentaire fait le point sur la vie, la carrière et l'influence d'Henri Langlois, créateur de la Cinémathèque française.

Prix et distinctions

  • Son premier film Une aussi longue absence, sur un scénario de Marguerite Duras, obtient la Palme d'or au festival de Cannes en 1961, ainsi que le prix Louis-Delluc, la même année.
  • Prix du scénario en 1963 au Festival international du film de Cannes pour le film Codine.
  • Prix Armand Tallier 1963 pour le livre « Défense et illustration de la musique dans le film »
  • Henri Colpi est nommé au grade de Commandeur dans l'Ordre des Arts et des Lettres en janvier 2006. 

 

Autres activités

  • Il s'essaye au journalisme et fonde en 1949 la revue Ciné-digest, le cinéma et la télévision dans le Monde, avec entre autres, Jean-Charles Tacchella.
  • Il réalise quelques téléfilms dont Noëlle aux quatre vents en 1970 et Bergeval père et fils en 1977.
  • On lui doit aussi la restauration du film d'André Antoine, L'hirondelle et la mésange (de 1920) que l'on croyait perdu. Le montage est confié à Colpi par la Cinémathèque française. Ce film d'André Antoine n’avait jamais été monté ni montré auparavant. 

Ouvrages

  • Le Cinéma et ses hommes [Préface de René Barjavel.] / Henri Colpi - 1947
  • Défense et illustration de la musique dans le film / Henri Colpi - Lyon : Société d'édition, de recherches et de documentation cinématographiques, 1963
  • Les Jardins de Loulou / Henri Colpi - Paris : Séguier : Garamont, 1987, réédition Biarritz Atlantica Séguier Archimbaud 2006
  • Lettres à un jeune monteur / Henri Colpi ; en collaboration avec Nathalie Hureau - Paris : les belles lettres : Archimbaud, 1996, réédition Biarritz Atlantica Séguier Archimbaud 2006

Chanson qui fut interprétée par Georges Brassens

Heureux qui comme Ulysse
A fait un beau voyage
Heureux qui comme Ulysse
A vu cent paysages
Et puis a retrouvé
Après maintes traversées
Le pays des vertes années 

Par un petit matin d'été
Quand le soleil vous chante au cœur
Qu'elle est belle la liberté,
La liberté

Quand on est mieux ici qu'ailleurs
Quand un ami fait le bonheur
Qu'elle est belle la liberté,
La liberté

Avec le soleil et le vent
Avec la pluie et le beau temps
On vivait bien contents
Mon cheval, ma Provence et moi
Mon cheval, ma Provence et moi

Heureux qui comme Ulysse
A fait un beau voyage
Heureux qui comme Ulysse
A vu cent paysages
Et puis a retrouvé
Après maintes traversées
Le pays des vertes années

Par un joli matin d'été
Quand le soleil vous chante au cœur
Qu'elle est belle la liberté,
La liberté

Quand c'en est fini des malheurs
Quand un ami sèche vos pleurs
Qu'elle est belle la liberté,
La liberté

Battus de soleil et de vent
Perdus au milieu des étangs
On vivra bien contents
Mon cheval, ma Camargue et moi
Mon cheval, ma Camargue et moi

 

Source Famille Colpi – Marthe Dozon, Emmanuel Dozon-Colpi
Un grand merci à Aline Colpi, sa nièce, pour ses témoignages et ses photos.