PATRIMOINE

Journées du Patrimoine : la Chapelle des Pénitents.

L'association les Amis des Pénitents organise, tous les étés depuis 1988, une exposition d'art contemporain et des concerts. Grâce à ces multiples opérations la Chapelle des Pénitents a été ré-ouverte au public qui par cela même s’est réapproprié ce lieu vivant…

Il est naturel par conséquent que l'équipe de Geneviève Rière participe aux Journées du Patrimoine 2018. Seul site du département sélectionné par la Mission Bern, la Chapelle a accueilli "l'acte III de Sacré St Art avec Salamech (art contemporain)".

La visite guidée de cette exposition sera au programme samedi 15 septembre à 17h et dimanche 16 septembre à 11h et à 17h. De plus, afin de parfaire vos connaissances, un rendez-vous documenté de la Chapelle et un historique de la Confrérie des Pénitents seront à votre disposition le dimanche 16 à 10h et à 16h.


Entrée : 5€. Inscriptions au Service Culturel de la Ville de Mèze au 04 99 02 22 01 ou à : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

   

Patrimoine : Et si on allait visiter Saint Pons de Mauchiens ?

Les 15 et 16 septembre prochains auront lieu les journées du patrimoine. Les français y sont attachés, mais souvent impuissants quant à la dégradation des monuments. Il y a les sites traditionnels dans notre région comme Pézenas, la cathédrale d’Agde, celle de Béziers, l’abbaye d’Aniane, de Saint Guilhem le Désert, de Valmagne, l’oppidum d’Ensérune, quelques musées et puis des endroits moins connus mais très intéressants comme ce petit village de 670 habitants qui surplombe la rive gauche de l’Hérault, Saint Pons de Mauchiens.

Le samedi 15 à 14h30, il y aura la visite du village et du moulin de Roquemengarde, il faut prévoir 2h30 pour l’ensemble. Le 16 à 9h30, la visite historique de la commune uniquement.

C’est Guy Pargoire l’historien local qui vous conduira depuis la mairie à travers les rues jusqu’à l’église. Une visite peu conventionnelle, où l’anecdote et le détail l’emporte sur les grandes envolées historiques.

 

Les moulins de Roquemengarde

Hormis les sites archéologiques de Montredon et l’habitat néolithique de Roquemengarde, la visite débute devant l’ancienne distillerie , puis sur la place Jeanne d’Arc au pied des remparts, un peu plus loin l’emplacement où se trouvait le moulin à huile qui fonctionnait au XIX ème, puis devant la maison des émigrés qui appartenait à la famille d’Astanières qui a fuit pendant la Révolution d’où cette appellation.

Avant de remonter vers les ruines du château, la Maison des Consuls et son plafond peint classée par arrêté du 13 janvier 1978. Voilà l’église, visible à des dizaines de kilomètres à la ronde et son point de vue imprenable.

Avant d’entrer, sur la porte vous saurez tout sur le blason de la ville, à l’intérieur, la légende de N.D du Bosquet et bien d’autres surprises vous attendent.

 

 

 

La maison des consuls

Réhabilitation du Moulin de Juffet

Ce Moulin situé à Montbazin dans l'Hérault produisait de la farine de blé, avant la deuxième guerre mondiale. Avant de se retirer, les Allemands ont détruit son mécanisme, les ailes et la toiture, ne laissant que la structure principale du bâtiment.

Certains ont créé une association loi de 1901 ( Forum de Montbazin) dont l'objet est de réhabiliter ce moulin afin qu'il redevienne un moulin à vent produisant comme à l'origine, de la farine de blé. Il devrait devenir un lieu touristique s'ajoutant au patrimoine historique du village de Montbazin.

Ce projet bénéficie du partenariat de la commune, du Conseil Général,et du Ministère de la Culture. Le financement pourra être complété par des dons d'entreprises. La première étape des travaux consiste en la construction d'un escalier en bois permettant d'atteindre le 1er étage.

Des partenaires ont choisi de les aider afin de maintenir le très riche patrimoine historique du village de Montbazin. Pour en savoir plus : https://fr.ulule.com/moulin-juffet/

Les Amis du musée de l'étang de Thau aux Journées du Patrimoine

Pour les Journées du Patrimoine, les Amis du musée de l'étang de Thau proposent une conférence et des regards croisés sur les ports de Bouzigues, avec Pierre Bras, historien, et Eric Vidal, en charge des ports au Conseil Départemental.
 
Rendez-vous au musée à 14 h 30 le samedi 15 et le dimanche 16.
Durée environ :  2h.
Réservation conseillée au 04 67 78 33 57

Les Journées du Patrimoine sur le thème de la Grande Guerre

 

Le thème retenu pour ces journées du Patrimoine du samedi 15 et du dimanche 16 septembre est le centenaire de la fin de la « Grande Guerre », de 1914-1918.

Les samedi 15 et dimanche 16 septembre, de 9h à 12h30 et de 14h à 19h, dans la salle des fêtes Aimé Péret, l'association « La Guilde de Bessan » organise sur ce thème une grande exposition présentant de nombreuses photos du village ces années-là, des objets d'époque, de photos dont celles retrouvées de la plupart des 99 Bessanais morts pour la France dans cette guerre, et en hommage la reconstitution d'une tranchée commémorative. Entrée libre et gratuite.

Le dimanche 16 septembre, à 10h, une visite guidée gratuite du centre-ville historique animée par Antoine Iniguez pour découvrir ou redécouvrir le cœur de ville et ses richesses. Départ devant les arcades de l’hôtel de ville.

Pour tous renseignements complémentaires ou inscriptions, contacter le 06 58 82 06 06 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

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Ces rendez-vous patrimoniaux seront, par ailleurs, les premiers d’une série de manifestations organisées jusqu’au 24 novembre autour du centenaire de la première guerre mondiale.

La fin de la Grande Guerre, un événement mondial.

Souvenir de soldats martiniquais à Fond Saint Denis.

L’armistice signé le 11 novembre 1918 entre les vainqueurs et les vaincus marque la fin du premier conflit d’envergure mondiale. Quelques heures plus tard, à 11 heures, après quatre longues années de guerre, le cessez-le-feu se fait entendre dans les villes et les campagnes de tous les départements français. Dans l’ensemble du pays, les cloches sonnent à la volée la fin d’une guerre meurtrière qui aura mobilisé plus de 8 millions de personnes pour défendre la France et ses alliés, et fait près de 18,6 millions de morts, d’invalides et de mutilés.

Afin de rendre hommage aux enfants du pays qui participèrent à ce terrible conflit, la municipalité et différentes associations culturelles et patriotiques ont décidé d’honorer la mémoire de ces femmes et de ces hommes qui ont vécu ces années noires et parfois n’y ont pas survécu.

Du 15 septembre au 24 novembre prochains, de nombreux évènements auront lieu : expositions, lectures de textes, théâtre, déambulations costumées ou conférences seront au programme de ces commémorations exceptionnelles. A Bessan comme ailleurs, tout le village est invité à se mobiliser afin de se souvenir de ceux qui ont sacrifié leurs vies pour pourfendre ceux qui menaçaient nos libertés.

Dans ce terrible conflit, n’oublions pas que 99 Bessanais ne sont jamais rentrés chez eux. Cela est bien plus qu’un devoir de mémoire, c’est une reconnaissance que nous leur devons.

Le programme précis sera prochainement communiqué, mais il est possible déjà de se renseigner auprès de Ronny Despature, conseiller municipal, tel. 04 67 00 81 81.

Journées européennes du Patrimoine au Musée Fabre

L’image contient peut-être : texteA l'occasion des Journées européennes du Patrimoine, les collections permanentes du musée sont accessibles gratuitement. Profitez-en pour découvrir le nouvel accrochage au file des collections :

un dialogue poétique entre 3 collections : celles du musée, du FRAC Occitanie Montpellier et de "A catalogue of stepes" de DD Dorvillier, chorégraphe américaine installée en France.

Pour plus d'informations concernant les visites et activités, consulter le site du musée : http://museefabre.montpellier3m.fr/

Journées européennes du Patrimoine DRAC Occitanie/Site de Montpellier

Du 15 septembre au 16 septembre 18 h 00 

Musée Fabre 13 rue Montpelliéret, 34000 Montpellier

L'abbaye de Cassan ouverte en septembre

Le superbe Château-Abbaye de Cassan (cf article sur Agde-infos), en septembre est ouvert tous les jours de 14h à 19h, mais pour les 35e Journées européennes du Patrimoine l'accueil se fait dès 11h !

Départ avec des guides conférenciers toutes les heures : 11h ● 12h ● 14h ● 15h ● 16h ● 17h ● 18h
Durée : 45 minutes env.

Outre les journées du patrimoine, une très belle exposition L’Inde de Tim Bickerton a lieu jusqu'à la fin septembre. Dans ses études de paysages indiens, les plages de couleurs occupent la surface, structurées par des touches de réalisme.  Exposition comprise dans la visite de Cassan.

Vous pouvez télécharger le programme des expositions qui y ont lieu ici.

 

Château-Abbaye de Cassan, ouvert tous les jours de 14h à 19h, fermetures exceptionnelles  : le jeudi 6 septembre à 17h30, le 13 septembre, le 27 septembre. Comment venir? • D13 • 34320 ROUJAN Tél : (+33) 4 67 245 245 • www.chateau-cassan.com Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. • chateaudecassan

Visites:

Ronan Jahény, guide conférencier, vous propose plusieurs programmes de visites dont la visite du Château Abbaye de Cassan aux dates et horaires suivants :

  • 2 septembre, départs à 14h et 16h,
  • 8 septembre, départs à 14h et 16h,
  • 22 septembre, départs à 14h et 16h,
  • 30 septembre, départs à 14h et 16h.

Participation 11€ 


Renseignement et réservation auprès de Ronan JAHÉNY
La Liquière - 34480 Cabrerolles 
04 30 72 44 05 / 06 09 70 28 69 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
http://www.histoiresdumidi.com

Journées Européennes du Patrimoine Sète agglopole Méditerranée

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MUSEE ETHNOGRAPHIQUE ETANG DE THAU A BOUZIGUES:

Conférence et regards croisés sur les ports de l'Etang de Thau et plus spécifiquement ceux de Bouzigues avec Pierre Bras historien et le capitaine du port. Organisé par les amis du musée de l'Etang de Thau.L'évènement sera filmé afin de garder une trace consultable sur le site "Vivre avec l'étang".

Samedi 15 et dimanche 16 septembre à 14h30 (rdv devant le musée). Réservation au 04.67.78.33.57 (places limitées).

Visite libre du musée tout le week-end de 10h à 12h et de 14h à 18h.

MUSEE GALLO-ROMAIN VILLA LOUPIAN :

Conférence théâtralisée "Eclats de verre : du rififi dans l'étang de Thau" par Laurence Serra, docteur en archéologie et Patricia Naegele, agrégée de lettres classiques (SRASSMF).
Samedi 15 septembre à 16h - Entrée libre (dans la limite des places disponibles).
Renseignement au 04.67.18.68.18

Visite libre du musée et du site archéologique (mosaïques) tout le week-end de 10h à 12h et de 14h à 18h.

JARDIN ANTIQUE MEDITERRANEEN A BALARUC-LES-BAINS :

Spectacle "L'heure des Saveurs" par Marie Lamothe et Delphine Nappée de la compagnie de l'Empreinte. Duo de conte/parole en langue des signes.
Samedi 15 septembre à 18h30. Entrée libre
Renseignement au 04.67.46.47.92

Visite libre d'un jardin aux sept ambiances tout le week-end de 10h à 12h et de 14h à 18h.

Dernière entrée aux musées et jardin 1h avant la fermeture.
Programme sur www.patrimoine.agglopole.fr

Les joutes, un sport, une tradition, un patrimoine

La Joute nautique de méthode languedocienne est un sport pratiqué dans les villes de l'Aude (Port-la-Nouvelle, Narbonne), l’Hérault (Béziers, Agde, Marseillan, Mèze, Balaruc, Frontignan, Sète, Palavas) et dans une ville du Gard (Le Grau-du-Roi).

La méthode languedocienne est l'une des cinq variantes de joute nautique reconnues par la Fédération française de joute et de sauvetage nautique.

 

Cette pratique est aujourd'hui inscrite à l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France, depuis 2012.

Deux barques lourdes, l'une dite « la rouge », l'autre dite « la bleue », sont propulsées par huit à dix rameurs et guidées par deux barreurs, les « timoniers patrons ».

 

Jouteurs à Sète (c) Service Communication Ville de SèteLes compétiteurs appelés « jouteurs » sont positionnés sur une plate-forme se situant à près de trois mètres de l'eau, à l'extrémité de chaque barque. Cette plate-forme porte le nom de tintaine. Sur la partie basse de la tintaine, se tiennent les jouteurs des prochaines joutes.

Les deux barques font alors face, se propulsant l'une vers l'autre, jusqu'à l'impact final. Au moment de l'assaut, les deux bateaux se frôlent par la droite pour permettre aux jouteurs de réaliser "la passe". Munis de leur lance et du pavois, l'objectif du jouteur est de faire tomber son adversaire à l'eau. Le vainqueur est celui qui reste en place sur la tintaine après la passe. Un jury juge de la régularité des passes et distribue des avertissements.

Après le troisième avertissement, un jouteur est disqualifié. Une faute classique est de laisser filer la lance (pour amortir le choc) jusqu'à la première garde (valant un avertissement) ou jusqu'à la seconde « garde » (entraînant une disqualification) (les gardes sont des marques sur la lance). gardeCaptureParmi les autres fautes donnant lieu à un avertissement ou une disqualification, on trouve : laisser tomber sa lance ou son pavois, s'appuyer avec son pavois sur la tintaine, frapper le pavois de l'adversaire dans une zone non réglementaire, avoir une mauvaise tenue du pavois, soulever son pavois pour faire glisser la lance de son adversaire et éviter sa poussée, etc. Si les deux jouteurs tombent à l'eau, ils sont disqualifiés tous les deux (faire un « bouquet », dans le vocabulaire des jouteurs). Un jouteur tombé à l'eau peut être requalifié par le jury, si son adversaire a commis une grosse faute ou si sa lance s'est brisée. Les jouteurs ayant tombé trois adversaires sont qualifiés pour la phase finale (les « revanches »). Dans la phase finale, chaque jouteur doit tomber un adversaire pour pouvoir continuer, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que deux jouteurs non tombés à l'eau. Dans l'affrontement final, si les deux jouteurs tombent à l'eau, est déclaré vainqueur du tournoi, le jouteur ayant touché l'eau en dernier.

Pour la sécurité des jouteurs (les lances sont équipées à une extrémité de trois dents en fer), le respect du règlement doit être strictement observé. Malgré cela, certains accidents sérieux arrivent quelques fois. L'état des pavois après l'affrontement traduit la violence des chocs. Certaines lances se brisent au moment du contact.

Un jouteur en position est en fente-avant. Il n'y a pas de position de grand écart en joutes languedociennes. C'est une joute en force, d'autant que le jouteur porte un (très) lourd pavois (bouclier) de 70 cm de haut pour 40 cm de largeur et une lance de 2,80 m de l'autre main. Avant 1920, les pavois étaient encore plus grands (20 cm de hauteur en plus) et plus lourds. (Source Wikipédia)

Une tenue intégralement blanche est obligatoire pour tous jouteurs, ainsi que le port des chaussettes (blanches).

La musique est omniprésente à l'occasion de joutes languedociennes. Une pena est toujours chargée de ponctuer les exploits des jouteurs, tandis que les rameurs ont droit à deux musiciens embarqués, un hautbois traditionnel du languedoc et un tambour (appelé tambornet), assis à la proue de chaque barque. Ils donnent la cadence aux rameurs.garde22Capture

Disqualifications

Le jouteur est disqualifié quand :

  • il tombe à l'eau
  • il s'appuie avec le pavois sur son plancher, touche son plancher de la main, du genou ou toute partie du corps
  • il met le pied sur la planche dite « de devant »
  • il frappe en dehors de la demi-surface centrale autorisée
  • il laisse tomber son pavois ou sa lance
  • il abandonne la tintaine sans autorisation du jury
  • il provoque volontairement la chute de son adversaire « en avant »
  • il ne tient pas la base de sa lance sous le bras (lance courte)
  • il passe la deuxième garde ; la couleur de la lance (bleue ou rouge) doit être visible derrière la main
  • il pratique une joute dangereuse
  • il reçoit un deuxième avertissement
  • le jouteur qui fera double frappe (exercer deux poussées sur le pavois en décollant sa lance)
  • le jouteur qui rattrapera son pavois par la corde. Si son adversaire commet une faute disqualificative ou tombe à l'eau, ce dernier n'est pas autorisé à rejouter
  • le jouteur qui frappera entre les deux retenants du haut ou du bas
  • le jouteur qui frappera sur les retenants externes du haut ou du bas

    L'épreuve reine est le fameux tournoi de joutes de la Saint-Louis à Sète autour du 25 août (depuis 1743), mais un championnat de France (depuis 1941) et une Coupe de France (depuis 1962) existent également dans quatre catégories de poids et d'âge : lourds, moyens, seniors et juniors. Autre épreuve importante : le Championnat de Ligue. Des points sont attribués aux jouteurs en fonction de leurs résultats, lors des tournois organisés par les 17 sociétés languedociennes. Les jouteurs languedociens représentent un quart des licenciés en France.

    Pendant longtemps, contrairement aux autres formes de joutes, il n'y avait pas de classement par équipes en joutes languedociennes. Seul le jouteur individuel était couronné. Aujourd'hui chaque fin de saison, sont décernés avec les prix individuels, le prix de la meilleure société en nombre de points, par catégorie(4) et toutes catégories confondues(1). La Ligue du Languedoc est affiliée à la FFSJN depuis 1974. Sète tient une place centrale avec plus de sept sociétés plus une société-école de joutes pour cette seule ville. Toutes méthodes de joutes confondues, Sète est un cas unique.

    La compétition la plus importante, sorte de championnat du monde non officiel de la discipline (selon les Sétois), est le Grand Prix de la Saint-Louis à Sète fin août, le long du Canal royal. C'est un tournoi où les joueurs participent sur invitation de la mairie de Sète, ils ne sont pas libres d'y participer d'eux-mêmes.

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    Chaque année, le vainqueur reçoit un pavois décoré par un artiste de la région, sélectionné après un concours. La fête se déroule aujourd'hui sur six ou sept jours. Jusqu'au dimanche se déroulent les tournois locaux de la fête. Le lundi de la Saint-Louis a lieu le tournoi régional des lourds et la remise du pavois.Ecole des joutes à Sète (c) Service Communication Ville de Sète

  • En savoir plus sur http://www.joutes-languedociennes.com/

Hérault : 2000 Ans d'Histoire

Cet ouvrage, publié à l'occasion de l'exposition réalisée en 2016 au Domaine départemental Pierresvives à Montpellier par les Archives départementales de l'Hérault sous la direction de Sylvie Desachy, est l’occasion d’appréhender l’histoire de l’Hérault et de découvrir des trésors conservés aux Archives départementales, cet héritage insoupçonné du département et des Héraultais.



Hérault. 2000 Ans d'Histoire

208 PAGES - Editions Un Autre Reg’Art – 25€
Ouvrage en vente à l'accueil de pierresvives,
ou en ligne chez Amazon ou chez Un Autre Reg’Art

 

 

Hérault. 2000 Ans d'Histoire

L'Hérault fait partie du grand amphithéâtre régional tourné vers la Méditerranée et organisé en paliers successifs : la montagne, les garrigues, les plaines. Mais cette vision schématique ne suffit pas à recouvrir la réalité des paysages du département. Il faut aussi compter sur ceux modelés par les hommes. Car l Hérault c est aussi une terre de passage et d échanges, dont témoignent non seulement les infrastructures, d hier et aujourd hui, routes, ponts, canaux,..., mais aussi les lieux symboliques de culture, les universités prestigieuses, l organisation de la vie civile et administrative, les traditions populaires et la vie économique. La Méditerranée, comprise comme un espace non seulement naturel mais politique, social et culturel, a façonné l histoire du département au même titre que son identité méridionale. Si l on en croit les documents d archives, la Méditerranée imprègne toute l histoire locale ; et c est tout naturellement que s y rencontrent, au fil des pages, des marchands vénitiens ou du Levant, des sultans, un juriste de Bologne, un médecin de Salerne, un pèlerin japonais, des juifs de Majorque, un géographe catalan, ... un éléphant ! Cet ouvrage, publié à l occasion de l exposition réalisée au Domaine Pierresvives à Montpellier par les Archives départementales de l'Hérault est l occasion d appréhender l histoire de l Hérault sous un angle certes évident mais peu étudié en tant que tel et de découvrir des trésors conservés aux Archives départementales, cet héritage insoupçonné du département et des Héraultais. Documents d archives du ixe au xxe siècles, objets, tableaux, photographies issus des collections du département comme d institutions étrangères, nationales ou locales (Archives nationales de France, Musée du Prato en Italie, Universités de Bâle, de Padoue, Montpellier, musée Médard de Lunel...) témoignent d une histoire riche et passionnante, miroir d un destin local dans une dimension nationale et internationale : ils sont le reflet de l histoire administrative du territoire, de sa géographie et de ses paysages, naturels et aménagés, de ses traditions de commerce et d échanges tant matériels que spirituels et intellectuels. » disponible en ligne chez Amazon

La Monédière à Bessan, un habitat gaulois fortifié

Un site de première importance

Installé sur un promontoire dominant d’une dizaine de mètres la plaine de l’Hérault, le site de La Monédière est le siège d’un important habitat de la fin du premier âge du Fer. Occupé sans discontinuité entre le début du VIe siècle et la fin du Ve siècle avant notre ère, son émergence et son essor s’inscrivent dans un contexte marqué par le développement du commerce méditerranéen en Gaule méridionale.

Probable point de rupture de charge pour les embarcations remontant le fleuve depuis son embouchure, distante d’à peine 6 km, il bénéficie d’une position géographique très favorable, lui permettant de capter les marchandises acheminées depuis la mer par les négociants méditerranéens (Grecs, Etrusques) et d’assurer leur redistribution vers l’arrière-pays gaulois. Véritable pivot économique, il s’érige comme un centre majeur de la région, ayant pu accueillir, aux côtés des autochtones, des individus d’origine grecque.

Une agglomération protohistorique bien structurée

Les habitations absidiales de l’âge du Fer.

D’une étendue de près de 4 hectares, l’établissement est retranché, au moins dès la seconde moitié du VIe siècle avant notre ère, derrière une puissante fortification constituée d’une imposante enceinte fossoyée, large de 10 m et profonde de plus de 4 m, doublée d’une muraille à soubassement en pierre et à élévation en briques crues.

Le système défensif suit un tracé orthogonal sur lequel est calquée l’orientation de la plupart des habitations. Ce canevas urbain, totalement original en milieu indigène, sous-tend l’existence d’un programme de construction bien planifié, reflet d’une communauté suffisamment structurée pour adopter et respecter un schéma d’organisation préétabli.

En l’espace de 200 ans, l’habitat voit se succéder sans interruption chronologique sept phases d’occupation, parfois entrecoupées d’épisodes de destruction par le feu.

Ces phases de réaménagement s’individualisent notamment par la mise en œuvre de formes architecturales spécifiques, donnant naissance à des habitations tantôt absidiales tantôt rectangulaires.

S’exprimant sur un laps de temps relativement court, cette alternance de plans, pour laquelle on ne connaît pas d’exemple comparable dans le Midi de la France, résulte vraisemblablement de mécanismes d’ordre socioculturel dont l’existence souligne un peu plus la singularité de La Monédière.

 

La tombe d’un nouveau-né enterré dans l’habitat gaulois.

Un abandon ritualisé ?

Intervenant vers 425 avant notre ère, l’abandon du site s’accompagne d’un démantèlement méthodique de la muraille, dont les éléments sont basculés dans le fossé défensif qui est alors en grande partie comblé.

Précédant de peu cet évènement, les reliefs d’un important banquet sont déversés à l’intérieur d’une gigantesque fosse, atteignant près de 17 m de diamètre et 6 m de profondeur, implantée au sein même de l’habitat. Ces restes sont représentés par des restes de viande, se rapportant essentiellement à du bœuf, ainsi que par une très grande quantité d’amphores vinaires accompagnées de récipients pour certains complets voire intacts, principalement dédiés à la préparation, au service et à la consommation du vin. Leur présence suppose la participation de nombreux convives, dont une partie pourrait être en partie allochtone ainsi que le suggèrent les affinités qu’offrent ces dépôts avec certaines pratiques de commensalité à caractère rituel observées dans le monde grec.

Ces vestiges pour le moins exceptionnels laissent envisager une cérémonie de clôture du site impliquant l’ensemble de la communauté, dont une composante a pu se déplacer et s’établir dans la colonie d’Agathé (Agde) qui est précisément fondée à cette époque par les Grecs de Marseille.

De la préhistoire à l’Antiquité

La citerne d’époque romaine.

Dans le courant du IIe siècle avant notre ère, le site de La Monédière est réinvesti. Cette nouvelle occupation, qui perdure plusieurs siècles, semble prendre la forme d’un établissement plus modeste qu’auparavant, abritant un complexe thermal auquel pourrait être associée une citerne remarquablement bien conservée. Avec cet ensemble fonctionnent une voie carrossable ainsi qu’une petite nécropole à inhumation.

Les recherches récentes ont également permis de mettre pour la première fois en évidence une occupation beaucoup plus ancienne, attribuable au Néolithique final (entre 3000 et 2500 avant notre ère). Ces vestiges préhistoriques correspondent à des trous de poteaux pouvant marquer l’emplacement de bâtiments et à des niveaux de sol jonchés de vases fragmentés, d’ossements d’animaux et d’éclats de silex, témoignant d’activités de type domestique. Ils se rapportent à un petit habitat localisé à la pointe méridionale du promontoire.

La présence de ce dernier montre à quel point le site de La Monédière constituait, dès la Préhistoire, un lieu d’installation privilégié.

Les fouilles programmées actuelles

Fouilles 2018.

Depuis 2017, le site de La Monédière fait l’objet de fouilles archéologiques programmées, impliquant des universitaires, des chercheurs du CNRS et des archéologues de collectivités territoriales, encadrant chaque été des étudiants bénévoles issus d’université françaises et étrangères.

Deux principales zones de fouille, d’une surface totale de près de 600 m2, ont été investies. Elles permettent d’étudier l’ensemble des différentes périodes d’occupation du site.

Texte et photos : Alexandre Beylier.

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon