« Des daurades mises en viviers »

Comme nous l'avions annoncé sur notre précédent article intitulé « Opération daurade 2016  », Robert Rumeau pêcheur « petits-métiers » de la Pointe-Courte associé à deux de ses collègues du Barrou, Denis Talano et Kevin Henry, ont entrepris la capture de daurades. Des daurades qui sont actuellement en pleine migration.

Capturer ou pêcher des daurades c'est ce qu'ils font durant toute l'année mais là il s'agissait de les pêcher vivantes afin d'aller, très rapidement, les mettre dans des viviers au Lycée de la Mer.
Cette expérience unique n'a, à notre connaissance, jamais été réalisée à ce jour et elle vise à conserver (vivantes) des daurades pour les revendre deux mois plus tard, au moment des fêtes de fin d'année.

Ce type de pêche est réalisée pour les thons et les anguilles alors pourquoi ne pas la tenter pour les daurades. Cette réflexion cela fait deux ans que Robert Rumeau y pensait et elle vient de se concrétiser sous nos yeux.

Grâce à un partenariat riche et varié (Lycée de la Mer, CRPMEM, IFREMER et CEPRALMAR) elle a pu se mettre en place et sa première étape vient d'être concluante, toutes les daurades sélectionnées ont rejoint les viviers du Lycée de la Mer (100 daurades pour environ un poids de 40 kg).
C'est sous les regards attentifs des jeunes lycéens qu'elles ont été placées dans deux viviers distincts. Pourquoi deux viviers ? Tout simplement pour tester la meilleure façon de les conserver avec deux sortes de nourritures, des moules et des granulés spécifiques.

Un grand nombre de lycées vont suivre le projet actuel et ce sont essentiellement des étudiants du BTS Maritime Pêche et Gestion de l'Environnement Marin et ceux des filières Cultures Maritimes (CAP et Bac Pro) qui seront en charge de la surveillance (qualité de l'eau, température, salinité, oxygène) mais aussi de l'observation du comportement des poissons. Cette observation est essentielle pour détecter des anomalies.
Ils vont aussi participer au nourrissage et ils effectueront différentes études au cour de l'expérimentation, notamment sur les aspects économiques et réglementaires du projet.

Les pêcheurs professionnels, quant à eux, viendront régulièrement participer aux travaux avec les étudiants.

Au bout des deux mois d'observation les pêcheurs et leurs partenaires pourront se faire une idée sur la faisabilité de cette pratique et donc sur sa reconduction éventuelle. Tous les professionnels de la filière sont eux aussi attentifs car la pêche à la daurade ne se pratique pas que sur l'étang de Thau.

Les regards sont donc désormais tournés vers cette expérience qui à attiré de nombreux « curieux ».

Voici quelques clichés sur cette journée riche en émotion.

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