Murex à Sète, un soutien pour "Valdora"

L’entreprise de Jean-Marc Vitale a été créée en 2000 et ses bâtiments sont basés à l’entrée de Sète, au bord de l’étang de Thau. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Ce lieu permet l’épuration des coquillages. Lors de la saison de pêche, des anguilles y sont regroupées pour une société du pays basque mais on y élève aussi des poissons pour les aquariums. La collecte des anguilles se fait désormais avec des camions viviers qui sillonnent la côte. Elles sont ensuite stockées dans de grands bassins avec un renouvellement constant de l’eau.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Elles ne sont pas nourries pour qu’elle garde leur spécificité de « poisson sauvage ». Une fois dans les bassins elles sont réparties par tailles. Les grosses sont plutôt destinées au marché hollandais pour de l’anguille fumée. L’anguille moyenne est destinée au marché français, italien et espagnol. Les anguilles de petites tailles sont destinées au marché portugais.

Les locaux actuels datent de 1961 mais ils ont été depuis modifiés selon l’évolution des besoins en purification avec l’installation de l’ultra-violet, depuis 2006. Un forage a même été réalisé pour capter de l’eau fraîche pour les anguilles qui en ont besoin l’été. Au bout de 35 m ils ont découvert de l’eau saumâtre favorable à ce genre de poisson qui a besoin d’une température entre 14 et 16°. Les bassins de coquillages (palourdes) jouxtent ceux des anguilles.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

L’entreprise, dans le cadre de ses partenariats privés avec des aquariums ainsi qu’avec le lycée de la Mer de Sète a lancé des petits programmes d’élevage d’oursins, de blémie, de loups que la société livre à la demande. Et c’est dans cette partie des bâtiments que sont stockées les daurades pêchées en octobre 2016 dans le cadre du projet « Valdora ».

Pour les prochaines captures de daurades d’octobre 2017, deux bassins sont destinés à l’expérimentation. Jean-Marc Vitale tient à ce partenariat et il exprime cette pensée : « Je souhaite donner un coup de pouce à ces pêcheurs et prouver que les pêcheurs ne sont pas que des irresponsables. Ils ont envies de faire durer leur travail, de faire durer leur métier et ce ne sont pas que des gens qui pillent la mer ». Ce soutien sera effectif pour la saison des daurades d’octobre 2017.

Jean-Marc ROGER.

La cocotte-minute va-t-elle bientôt siffler ?

Depuis des siècles, partout en Europe, les causes profondes des révoltes sont toujours les mêmes : un État avec des caisses vides, un endettement abyssal, une fiscalité écrasante, des inégalités et une insécurité croissantes. Dans un tel contexte c’est le plus souvent la jeunesse, sans perspective d’avenir, qui déclenche le processus insurrectionnel.
Selon l’INSEE, la France compte près de 9 millions de personnes vivant en deçà du seuil de pauvreté. La moitié d’entre elles sont des jeunes de moins de 30 ans, chômeurs, stagiaires, précaires allant de petits boulots en petits boulots. La situation dans le Midi est plus dégradée encore que dans le reste du pays et dans certaines villes de l’Hérault le chômage des jeunes dépasse même les 50%. .Dans ce contexte, un sondage indique que les deux tiers des 18-34 ans sont prêts à un mouvement de révolte de grande ampleur...

» suite de l'édito