La pêche électrique en question à Strasbourg

La pêche électrique ou électropêche (electrofishing pour les anglophones) désigne tous les moyens de pêcher des organismes aquatiques, le plus souvent des poissons, au moyen d'un courant électrique. Les poissons sont attirés puis paralysés par le champ magnétique, ainsi ils remontent à la surface.

C'est un moyen de pêche contrôlé : interdit ou réservé à certains usages. Cette méthode étant très efficace, elle implique un risque de surexploitation des ressources halieutiques.

Fresh catch of fish

On peut distinguer deux types de pêche électrique ; en eau douce et en eaux marines.

En eaux marines l'électropêche est devenue à la seconde moitié du XXe siècle un moyen standard et très pratique d'étude des populations de poissons. Il a longtemps été considéré comme sans impacts significatifs sur la faune et les milieux (sans études le montrant). Puis, plus récemment, de nombreux travaux scientifiques, pour la plupart effectués dans les années 1990, ont montré que les impacts physiologiques et écologiques de ce mode de surveillance ne sont pas anodins ; si les poissons n'en meurent que rarement, un champ électrique inapproprié pour une espèce vulnérable peut provoquer des blessures internes non visibles, blesserou parfois tuer l'animal qui y est exposé, laisser des séquelles durables chez certains poissons et éventuellement affecter les embryons, alevins ou juvéniles.

Une pêche vivement défendue par les Pays-Bas en mer du Nord

Depuis 1998, cette pratique était interdite dans les eaux européennes, comme la pêche à l’explosif et celle au poison.

Mais en 2008, l’Europe a permis une dérogation autorisant chaque pays de l’Union à équiper 5 % de sa flotte de pêche opérant en mer du Nord d’électrodes dont les décharges délogent les poissons du fond de l’eau. Seuls les chalutiers à perche qui traînent leur chalut sur chaque bord sont concernés par cette technique. Les Pays-Bas, pour cette pêche en électron libre qui devait être un test, ont largement dépassé le seuil des 5 %.  84 bateaux disposant d’une licence, et 30 % de la flotte néerlandaise. (Allemagne 12 chalutiers « électriques », le Royaume-Uni, 10. France, 0).

La commission de la pêche du Parlement européen réunie le mardi 21 novembre 2017 s’était prononcée, par vingt-trois voix contre trois, en faveur d’un possible développement de la pêche électrique. 1

Les députés européens votent ce mardi 16 janvier pour ou contre la généralisation de la pêche électrique à Strasbourg