Les enjeux d'une filière...

Ce mardi, 29 janvier,  de nombreux acteurs de la vie politique et économique locale étaient réunis au Lycée de la mer Paul Bousquet pour évoquer les principaux enjeux concernant les filières Pêche et Conchylicole. Parmi eux,  le maire de Sète François Commeinhes et celui de Marseillan Yves Michel, respectivement vice- président et président du syndicat mixte du bassin de Thau. Les principaux défis pour le développement durable des filières se déclinent sur 4 axes principaux :

Valoriser les productions

Par exemple : le projet Valdora porté par Cépralmar avec trois professionnels de la lagune de Thau et le soutien de l’Ifremer, du lycée de la mer et du comité régional des pêches maritimes et élevages marins, consiste à stocker en bassins à terre les poissons pêchés lors de périodes de migration pour les garder vivants jusqu’aux fêtes. Projet qui permet d’éviter la chute de prix due aux  surabondances et de lisser la commercialisation sur une période plus longues.

 

Favoriser l’innovation et la diversification

Par exemple : le schéma d’aménagements des zones conchylicoles qui vise à garantir un développement pérenne de la conchyliculture sur le bassin de Thau .

Promouvoir les métiers, les produits et le territoire

Par exemple :  le stand de promotion réalisé pendant « Escale à Sète » à la fois ludique et pédagogique qui cible les familles en proposant des informations sur les métiers de la pêche méditerranéenne et des jeux sur les produits afin que les enfants puissent apprendre en s’amusant.

Coopérer avec les autres acteurs du bassin de production.

 Par exemple :  le projet Ora Maritima. Projet déposé sous le signe de la coopération avec les autres bassins de production. L’édition spéciale pêche et conchyliculture qui s’est tenue à Mèze et à Sète en 2017 avait réuni une centaine de participants aux tables rondes, près de 600 participants aux animations grand public, et plus de 300 au temps fort Thau de bouche à oreille. 

 D’autres projets ont donc étaient menés pour contribuer à appuyer la filière comme la possibilité pour les producteurs de proposer une dégustation qui serait un complément non négligeable de revenu. L’aspect fédérateur de tous ces projets est nécessaire a insisté le maire de Marseillan qui a ajouté  "qu’il s’agit aussi de créer des liens forts avec les autres GALPA" (groupe d’action Locale de la pêche de l’aquaculture. Il regroupe l’ensemble des partenaires institutionnels, techniques et scientifiques concernés par le programme. Il  yen a 23 en France). Pour François Commeinhes, il s’agit avant tout d’anticiper, de ne pas tomber dans le piège de la férule bruxelloise et « faire remonter d’en bas les problématiques locales » et de souligner l’importance de la DLAL ( démarche locale portée par des acteurs locaux ) .

Mais l’Europe a montré tout son intérêt pour l’expérimentation et l’innovation entreprises dans ce domaine  car tous ces projets ( 5 nouveaux projets doivent se rajouter à ceux en cour ou réalisés ) sont financés à hauteur de 40 % par la FEAMP : fond européens pour les affaires maritimes et la pêche. Et le maire de Sète de conclure, « avec L’Europe on peut s’attendre au pire comme au meilleur... »

Bilan et perspectives

40% des fonds européens mobilisés 

 Avec 9 projets déjà financés et 40% du fonds FEAMP dédié mobilisé, le GALPA Thau et sa bande côtière affiche un bon taux de réalisation. Les projets s’inscrivent parfaitement dans les axes de la stratégie définie préalablement au lancement de l’action avec une majorité de projets déposés dans l’axe 1 «valoriser les productions», ce qui correspond aux attentes de l’Europe dans ce domaine. Pour rappel, les projets sont sélectionnés en fonction de :

• leur impact économique

• leur impact sur l’emploi

• leur dimension collective

• leur cohérence et les synergies avec les projets existants ou à venir sur le territoire. 

Le DLAL FEAMP Thau et sa bande côtière en chiffres 

 9 projets

215 000 euros de Fonds européen mobilisés 

666 000 euros en volumétrie financière de projet

Une dizaine de groupes de travail thématique organisés

5 Comités de sélection et de pilotage

150 réunions de travail

Près d’une centaine de partenaires individuels et collectifs

 Perspectives

 La dynamique se poursuit au sein du GALPA Thau et sa bande côtière. Des projets se dessinent dans les domaines de la commercialisation- transformation et de la communication. Des actions de coopérations seront également lancées en partenariat avec la Région Bretagne et Provence Alpes Côtes d’Azur. Le territoire de Thau et sa bande côtière est sollicité pour faire part de son expérience sur les actions menées dans le domaine de la communication et notamment le lien entre le territoire et les actions de communication. Plusieurs projets ont également été présentés au Comité de sélection et de pilotage du 29 janvier 2019 :

• DuPPeM : durabilité et polyvalence des petits métiers, projet visant à tester de nouveaux engins de pêche dans les ports du Grau du Roi et d’Agde; il s’agit d’un dossier collaboratif entre 2 GALPAs, Thau et Vidourle Camargue, projet porté par l’OP du Sud.

• Mise en place d’une formation à la transformation et la valorisation des produits de la mer, pour les professionnels de la pêche et de la conchyliculture, projet porté par le lycée de la Mer Paul Bousquet.

• Captage naturel : vers une semi-industrialisation de l’itinéraire technique permettant de passer du naissain naturel capté sur Thau à des huîtres collables, projet porté par le Cépralmar.

• Elaboration d’une stratégie pour la filière conchylicole méditerranéenne.

• Nouvelle vague : portraits de jeunes conchyliculteurs de la lagune de Thau, projet porté par le Cépralmar.