Pêche

Pêche : un potentiel économique régional à valoriser

Afficher l'image d'origineAvec la seconde flotte de pêche française et une représentation de 3 segmentations d’activités complémentaires (thoniers, chalutiers, petits métiers), la filière pêche en Languedoc Roussillon Midi Pyrénées a un potentiel économique qui mérite d'être valorisé. Dans cette perspective, la Région a défini une stratégie régionale pour la pêche que le Centre d'étude pour la promotion des activités lagunaires et maritimes  (Cépralmar) basé à Sète, met en œuvre avec l’ensemble des partenaires de la filière.
Thau-info a interrogé Jean-François Holley, responsable du secteur pêche au Cépralmar pour avoir un aperçu des actions menées dans ce domaine par une institution peu connue du grand public mais reconnue au niveau national et international.

 

Jean-François Holley

Ingénieur agro, spécialisé dans l'halieutique, Jean-François Holley, 38 ans,a rejoint le Cépralmar en 2010 où il est responsable sur secteur "pêche".
Avant de se fixer à Sète, Jean-François Holley a réalisé un beau parcours professionnel. D'abord avec l'Ifremer, à Boulogne sur mer puis à Nantes, ensuite au CEMAGREF devenu l'ISTEA (L'Institut de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture) et un passage de 2 ans en Nouvelle -Zélande.

 

 

 Chiffres clés du Languedoc-Roussillon

  • environ 1400 marins pêcheurs (dont 64% pour la petite pêche, 15% pour la pêche côtière, 1% pour la grande pêche et la pêche au large et  20% pour la conchyliculture

  • Environ 700 navires de pêche en Languedoc-Roussillon
    (dont 87% de petits métiers, 10% de chalutiers et 3% de senneurs)
  •  11 prud’homies en Languedoc-Roussillon

    Le Grau du Roi, Palavas, Sète - étang de Thau, Sète-Mole, Agde, Valras, Gruissan, Bages,- Port la Nouvelle, Leucate, Saint Laurent-de-la-Salanque - Le Barcarès, St Cyprien

    En France, les prud'homies existent depuis le XIVème siècle. Ces institutions sont chargées de la gestion des ressources, de l'organisation des activités, de l'établissement de réglementations et de l'arbitrage des conflits entre pêcheurs.
  • 5 ports principaux
    Port-Vendres, Port la-Nouvelle, Agde, Sète, Grau du Roi

  • 4 criées ( Port la Nouvelle (gestion CCI) - Agde (gestion SEM municipale + coopérative des pêcheurs) - Sète (gestion Port Sud de France) - Grau du Roi (gestion 2 coopératives maritimes)
  • 72 points de débarquements tout le long du littoral du Languedoc-Roussillon
  •  9.300 tonnes (pour une valeur de 45 millions d’euros)

  • Plus de 80 espèces commercialisées :sardine, anchois, merlu, poulpes, dorade, baudroie, bar, rouget barbet, etc.

Fishing nets 

   

Maintien et soutien de la filière anguille

Pour faire valoir les efforts faits par les professionnels pour assurer la durabilité des pêcheries d’anguilles, le CRPMEM LR a entrepris une démarche transnationale pour certifier la pêche de l'anguille à l’aide du Sustainable Eel Group (SEG).  A cette, fin un cahier des charges de la pêcherie lagunaire d’anguille a été entrepris en vue de la labellisée. Le Cépralmar est en appui de ce projet.
Parallèlement, il semble indispensable de diversifier les circuits de distribution, aussi bien pour les mareyeurs que pour les pêcheurs. Avec l’appui de Sud de France, la démarche vise  à développer une consommation régionale de l’anguille puisque si le Languedoc-Roussillon est une région importante en termes de production, la consommation locale y est très faible. La difficulté est de convaincre  les acheteurs en criées et les restaurateurs qui n'ont pas l'habitude de travailler ce poisson. 
Pour faire également connaitre le produit au grand public diverses manifestations  ont été réalisées avec le concours du Cépralmar y a apporté son concours. En ce début juin, par exemple, la 1ère fête de l'anguille a été organisée à Palavas par la Prud’homie des Pêcheurs. Cette manifestation avait pour but de faire découvrir la pêche artisanale de l’anguille sur les lagunes palavasiennes. Très ancienne elle se pratique à l’aide de nasses appelées « capétchades » qui n’ont que très peu évolué avec le temps. Cette pêche artisanale est très respectueuse du milieu lagunaire mais aussi de la sélectivité des espèces. Il est donc très important pour les pêcheurs que cette espèce soit reconnue pour ses qualités gastronomiques mais aussi pour sa pêche responsable et durable. Dan sle même esprit en septembre dernier, Thau Agglo en partenariat avec le Cépralmar et le CRPMEM LR avait  organisé la 1ère fête de l’anguille à Marseillan.

 

Filière anguille : le contexte

Depuis la publication par le Commission Européenne en 2007 d’un règlement instituant des mesures de reconstitution du stock d’anguilles, la France a choisi de mettre en oeuvre des plans de gestion triennaux pour atteindre les objectifs de « rechercher l’optimisation de la survie de la civelle jusqu’au stade argentée de retour en mer » et «d’assurer un taux d’échappement vers la mer d’au moins 40% de la biomasse d’anguilles argentées».

Malgré les efforts faits par les professionnels (contingentement de l’activité, PSF, fermeture saisonnière…), la filière anguille se trouve dans une situation critique dû à l’effondrement des élevages aquacoles du nord de l’Europe qui ont déstructuré les marchés traditionnels de la filière régionale.
Fort de ce constat, le CRPMEM LR, avec l’appui du Cépralmar, souhaite engager plusieurs actions pour assurer le maintien de ces activités économiques importantes pour la filière pêche du Languedoc-Roussillon.

 

Projet Golion

Le Syndicat des Petits Métiers du Languedoc-Roussillon (SPMLR) a sollicité le Cépralmar afin de mieux mettre en avant le poisson des petits métiers du Languedoc-Roussillon pêché à la ligne. Les loups, dorades, pageots ou merlus capturés à l’hameçon peuvent afficher un niveau de qualité exceptionnel alors qu'ils sont commercialisés sans distinction particulière.
Avec l’appui financier de la Fondation Daniel et Nina Carasso, de la Région Languedoc-Roussillon, le Cépralmar et le GIE GOLION ont élaboré un tag permettant d'identifier le poisson pêché à la ligne à travers la marque Sud de France. Avec ce tag fixé sur l'opercule qui indique le nom du pêcheur professionnel, l'information atteindra le consommateur final quelque soit le circuit de commercialisation du produit. (» en savoir plus : www.golion.fr)

Golion logo 

tag-poisson-de-ligne

 

Mise en valeur de la pêche régionale avec Sud de France

 Le Cépralmar accompagne  les pêcheurs professionnels faisant de la vente directe qui souhaitent mieux promouvoir leurs produits à l’aide de Sud de France. Il réalise également des outils de communication pour informer le grand public grand public de l’existence de professionnels faisant de la vente à quai et les lieux et horaires pour les trouver. Des plaquettes "venez découyvrir la pêche du jour " ont ainsi été réalisées sur plusieurs sites (Palavas, Carp d'Agde, etc.)

Le projet Galion : mieux gérer pour mieux pêcher

Galion est un projet de 3 ans, porté pat l'AMOP (Association Méditerranéenne des Organisation de Producteurs) en partenariat avec l'IFREMER qui doit permettre de définir de nouveaux modes de gestion pour la pêcherie chalutière du golfe du Lion.
A ce jour, une soixantaine de chalutiers français travaillent sur le golfe du Lion. Ils pêchent entre 10 000 et 15 000 tonnes de poisson par an. Améliorer la gestion des ressources marines est donc un impératif au maintien des entreprises de pêche. Sientifiques, pêcheurs et économistes travaillent ensemble à la collecte des données. Parmi les actions prévues : cartographie de la distribution des captures et rejets, étude de la sélectivité des engins de pêche,  définition des habitats sensibles ou à risque, proposition de stratégies de pêche limitant les rejets (» en savoir plus).  

Soutien à l'aménagement des points de débarquement

 Le Cépralmar accompagne les collectivités territoriale pour aménager leurs points de débarquement, une nécessité avec les mutations en cours : diminution du nombre de chalutiers, disparition de la halle à marée de Port-Vendres, mise en place d’une collecte par la halle à marée de Port la Nouvelle, renforcement des normes sanitaires, détermination d’un nombre de jours de mers pour la flottille chalutière… A cela, il convient d’ajouter les réformes en cours : la politique du zéro rejet, la nécessité de pesé ses captures au point de débarquement. Tout ceci conduit les collectivités à aménager leurs points de débarquement pour mieux prendre en compte l’ensemble de ces évolutions et intégrer la place du port de pêche dans l’ensemble des activités portuaires.

Pour être exhaustif citons encore le Projet Sélectivité Palangres (SELPAL). L'objectif de projet, porté par l'AMOP et qui se termine, était de mieux comprendre les interactions éventuelles de ce métier avec les oiseaux marins et sélaciens sensibles, d’en estimer les taux de mortalité et si de proposer un guide de bonnes pratiques permettant la poursuite du métier en limitant ses effets négatifs. Le Cépralmar s'est surtout attaché à  apporter son appui aux différents partenaires pour mettre en avant le caractère écoresponsable de cette pêcherie.

 

pêche à la palangre

En Languedoc-Roussillon, la pêche à la palangre est globalement peu développée, hormis pour le thon rouge. Ce métier est aujourd’hui l’un des plus rentables économiquement pour les petits métiers. En outre, avec la restauration des stocks, il est raisonnable de croire à une hausse des quotas ces prochaines années.
En lien avec les techniques de pêche à la palangre, la question des captures accessoires est une problématique de plus en plus importante au sein des Organisations Régionales de la Gestion des Pêches. Elle est également mise en avant par certaines ONG sensibles aux captures accidentelles de sélaciens. Malheureusement, les données sur d’éventuelles captures accidentelles sont extrêmement limitées, et même inexistantes dans le cas de la pêche palangrière au thon rouge sur le Golfe du Lion.

 

voir aussi notre article :  Le CEPRALMAR : coopérer avec les gens de métier

 

Pêche à la palangre





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Sortie sur l'étang de Thau avec la famille Cartier, Charles surnommé « Charlou », le père et Frédéric, son fils.

Départ des berges de l'étang avant le lever du soleil pour aller relever les lignes immergées près des tables conchylicoles, en face de Mèze. Frédéric est au moteur et aux rames.
« Charlou » à l'avant du barquet a vite repéré le début de la ligne accrochée à un pieu de l'une des tables d'élevage. Il remonte peu à peu la ligne de fond qui sort progressivement de l'eau
Certains hameçons sont parvenus à capturer des poissons ou des anguilles. Le but de la journée étant de capturer des loups (ou bars) même si au final, en fin de matinée, la quantité d'anguilles pêchées sera supérieure à celle des loups. Au grand désespoir de notre pêcheur mézois.

Charles Cartier est issu d'une famille de pêcheurs. Il perpétue cette tradition avec l'aide de son fils Frédéric.
En plus de pratiquer cette forme de pêche, il pose des capéchades et travaille sur des tables conchylicoles trois mois de l'année, durant l'hiver. Pour cette pêche qu'il pratique une fois par semaine, il dépose au fond de l'eau quelques 30 palangres pour un total de 600 appâts (des clavières et des gobies) disposés sur la ligne de fond.

Comme le décrit si bien Vincent Giovannoni dans son livre Les Pecheurs de l'Etang de Thau : "dans les eaux de l'étang, les pêcheurs utilisent encore aujourd'hui des palangres de fond leur permettant la capture des anguilles vertes et des loups. L'engin est fait d'une ligne principale longue de plusieurs centaines de mètres (200 mètres en général) sur laquelle des lignes secondaires portent un hameçon. Ces hameçons sont amorcés au moyen de poissons de petite taille obtenus grâce à la pêche aux bertoulets.
 On appelle bertoulets , du côté de Sète et de Bouzigues, des petits verveux permettant la capture des appâts. Ces pièges sont calés entre les tables conchylicoles dans des zones herbeuses. Ils sont amorcés avec des débris de moules ou de crabes écrasés. Ces pièges sont appelés jambin du côté de Mèze et de Marseillan".

Jean-Marc Roger

 


Une vidéo de Fenêtre sur le Sud

Les capéchades du "Corse"

Un reportage Fenêtre sur le Sud - Jean-Marc Roger

Robert Isoird, surnommé « Le Corse », actuellement en retraite, a depuis sa prime jeunesse pratiqué professionnellement la pêche sur l'étang de Thau. Il était ce que l'on nomme un pêcheur "petits-métiers". D'une famille de pêcheurs, il a su profiter de l'expérience de son père, René, ainsi que de ses deux frères.
Comme ses collègues « pointus » il a du s'adapter aux temps nouveaux et développer certaines pêches en abandonnant certaines autres devenues peu rentables.
La pêche à la "capéchade" est l'une des pêches subsistant encore de nos jours.
Robert nous amène, dans ce sujet vidéo, sur l'un de ses lieux de pêche situé dans la Crique de l'Angle, près de Balaruc-le-Vieux. Là, dans cette zone peu profonde et en fonction de la saison, il met en place ses filets afin de capturer des jols, des crevettes ou des anguilles.
Ce type de piège est couramment encore appelé des "maniguières" dans le quartier de La Pointe-Courte à Sète.
Robert nous parle de son métier et de sa passion pour ce métier et pour la nature qu'il côtoie tous les jours, qu'il fasse beau ou mauvais. Il se sent privilégié.
Mais comme nous pouvons le constater les captures peuvent être maigres mais comme il le dit si bien « l'important c'est de faire sa petite journée sans trop pêcher pour penser à la reproduction ».
Mais au final, c'est un métier qu'il ne souhaite pas pour ses enfants et il ne fera rien pour les y inciter La relève n'étant plus assuré nous assistons là aux dernières pêches sur l'Etang de Thau.

Jean-Marc Roger

La criée Sètoise

Dès son origine la criée de Sète a été une vitrine du savoir-faire en matière de vente aux enchères des produits de la mer. Elle propose des produits de qualité issus de la pêche artisanale des navires inscrits en criée. La vente des produits se fait aux enchères descendantes, dite enchère hollandaise, elle est réservée à des acheteurs professionnels (mareyeurs locaux, nationaux et internationaux, courtiers, détaillants).

La criée a été créée en 1956 par Georges Azais, un mareyeur réputé de Sète. Elle a été la première, en Europe, à être informatisée, en 1967. Les enchères ne se font plus à la voix (par un « crieur ») mais elles sont désormais informatisées.
Le vendeur, après avoir renseigné le lot (le nom du navire, de l’espèce, de la taille, la qualité, le jour de la pêche, etc.), attribue un prix de départ pour les enchères. Le lot est alors présenté à la vente : le prix diminue.
Les acheteurs, équipés de télécommande, acquièrent le lot en appuyant sur le bouton d'achat : ainsi le produit est attribué au plus offrant.
Il y a dix ans, il y avait 33 chalutiers et 50 petits-métiers concernés par les ventes pour 25 mareyeurs acheteurs.
Aujourd'hui, on ne compte plus que 14 chalutiers et 71 petits-métiers. Il reste 11 mareyeurs et 78 poissonniers, un nombre qui lui est en croissance.
La criée, outre le port de Sète, reçoit aussi les poissons d'autres ports des environs, Palavas-les-Flots, Agde, Le Grau-du-Roi, Marseillan, Mèze..... Les produits vendus, selon les saisons, sont représentés par du merlu, de la baudroie, des daurades, du poulpe, du rouget, de l'anchois, des encornets, de la sole, du loup, entre autre.
Les apports étaient jadis, journellement, de 12 à 18 tonnes de poissons « nobles » pour 20 à 45 tonnes de poissons bleus (anchois/sardines).
Les bateaux inscrits en criée ne sortent qu’à la journée et très tôt le matin, ce qui permet de présenter à la vente des produits de grande qualité et d'une fraîcheur exceptionnelle.

Jean-Marc Roger

Des visites commentées de la criée sont organisées par l'Office de Tourisme de Sète. Réservations directement à l'Office ou au 04 99 04 71 71

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la Criée, il y a 10 ans : un reportage vidéo réalisé par « Fenêtre sur le sud »

La pêche au bouletchou de Mèze

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A l'occasion de sa désormais traditionnelle fête annuelle du Patrimoine la ville de Mèze a organisé une reconstitution de la pêche au « bouletchou ». Une pêche qui ailleurs porte d'autres noms mais dont le principe reste le même sur toutes nos côtes sablonneuses.
Ayant laissé une corde sur la plage, les pêcheurs vont, à la rame, étirer un filet loin de la plage puis ils reviennent avec le second bout de la corde. Ils unissent alors leurs efforts pour tirer le filet à terre. La poche qui termine le filet fait fonction de piège.
Certaines pêches à la traîne (à l'identique) utilisaient, jadis, la force de plus de quatre vingt personnes, du côté de Gruissan (Aude).
Ce mode de pêche a aujourd'hui disparu mais il a survécu jusqu'aux années soixante dix. On ne la pratique plus que dans de rares occasions pour des reconstitutions ou des animations ponctuelles.
Toute la population mézoise a encore en mémoire le dur labeur de ces familles de pêcheurs qui durant trois mois allaient dormir sur les plages voisines pour y attendre le poi4son.
Le public ayant répondu présent a pu par la suite déguster une « énorme » brasucade (250 kg de moules).

Jean-Marc Roger

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» Retouvez Jean-Marc Roger et ses reportages sur sa chaîne YOU TUBE : Fenêtre sur le sud.

La pêche des oursins à la drague sur l'étang de Thau

Fabrice JEAN, pêcheur "petits-métiers" sur l'étang de Thau nous présente son travail à la drague afin de capturer des oursins. Les dragues sont constituées d’un « panier » en métal ou en filet, fixé sur une armature rigide. Sa partie inférieure est munie d’une lame ou de dents qui raclent le sédiment. Depuis ce reportage, tourné dans des conditions quelque peu difficiles avec du vent et de la houle, il ne reste plus que 3 pêcheurs professionnels qui pratiquent cette pêche traditionnelle.
Un reportage de Jean-Marc Roger.

» Retouvez Jean-Marc Roger et ses reportages sur sa chaîne YOU TUBE : Fenêtre sur le sud.

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

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"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

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