Pêche

Pêche à la palangre





cliquez sur une image pour l'agrandir

 

Sortie sur l'étang de Thau avec la famille Cartier, Charles surnommé « Charlou », le père et Frédéric, son fils.

Départ des berges de l'étang avant le lever du soleil pour aller relever les lignes immergées près des tables conchylicoles, en face de Mèze. Frédéric est au moteur et aux rames.
« Charlou » à l'avant du barquet a vite repéré le début de la ligne accrochée à un pieu de l'une des tables d'élevage. Il remonte peu à peu la ligne de fond qui sort progressivement de l'eau
Certains hameçons sont parvenus à capturer des poissons ou des anguilles. Le but de la journée étant de capturer des loups (ou bars) même si au final, en fin de matinée, la quantité d'anguilles pêchées sera supérieure à celle des loups. Au grand désespoir de notre pêcheur mézois.

Charles Cartier est issu d'une famille de pêcheurs. Il perpétue cette tradition avec l'aide de son fils Frédéric.
En plus de pratiquer cette forme de pêche, il pose des capéchades et travaille sur des tables conchylicoles trois mois de l'année, durant l'hiver. Pour cette pêche qu'il pratique une fois par semaine, il dépose au fond de l'eau quelques 30 palangres pour un total de 600 appâts (des clavières et des gobies) disposés sur la ligne de fond.

Comme le décrit si bien Vincent Giovannoni dans son livre Les Pecheurs de l'Etang de Thau : "dans les eaux de l'étang, les pêcheurs utilisent encore aujourd'hui des palangres de fond leur permettant la capture des anguilles vertes et des loups. L'engin est fait d'une ligne principale longue de plusieurs centaines de mètres (200 mètres en général) sur laquelle des lignes secondaires portent un hameçon. Ces hameçons sont amorcés au moyen de poissons de petite taille obtenus grâce à la pêche aux bertoulets.
 On appelle bertoulets , du côté de Sète et de Bouzigues, des petits verveux permettant la capture des appâts. Ces pièges sont calés entre les tables conchylicoles dans des zones herbeuses. Ils sont amorcés avec des débris de moules ou de crabes écrasés. Ces pièges sont appelés jambin du côté de Mèze et de Marseillan".

Jean-Marc Roger

 


Une vidéo de Fenêtre sur le Sud

Les capéchades du "Corse"

Un reportage Fenêtre sur le Sud - Jean-Marc Roger

Robert Isoird, surnommé « Le Corse », actuellement en retraite, a depuis sa prime jeunesse pratiqué professionnellement la pêche sur l'étang de Thau. Il était ce que l'on nomme un pêcheur "petits-métiers". D'une famille de pêcheurs, il a su profiter de l'expérience de son père, René, ainsi que de ses deux frères.
Comme ses collègues « pointus » il a du s'adapter aux temps nouveaux et développer certaines pêches en abandonnant certaines autres devenues peu rentables.
La pêche à la "capéchade" est l'une des pêches subsistant encore de nos jours.
Robert nous amène, dans ce sujet vidéo, sur l'un de ses lieux de pêche situé dans la Crique de l'Angle, près de Balaruc-le-Vieux. Là, dans cette zone peu profonde et en fonction de la saison, il met en place ses filets afin de capturer des jols, des crevettes ou des anguilles.
Ce type de piège est couramment encore appelé des "maniguières" dans le quartier de La Pointe-Courte à Sète.
Robert nous parle de son métier et de sa passion pour ce métier et pour la nature qu'il côtoie tous les jours, qu'il fasse beau ou mauvais. Il se sent privilégié.
Mais comme nous pouvons le constater les captures peuvent être maigres mais comme il le dit si bien « l'important c'est de faire sa petite journée sans trop pêcher pour penser à la reproduction ».
Mais au final, c'est un métier qu'il ne souhaite pas pour ses enfants et il ne fera rien pour les y inciter La relève n'étant plus assuré nous assistons là aux dernières pêches sur l'Etang de Thau.

Jean-Marc Roger

La criée Sètoise

Dès son origine la criée de Sète a été une vitrine du savoir-faire en matière de vente aux enchères des produits de la mer. Elle propose des produits de qualité issus de la pêche artisanale des navires inscrits en criée. La vente des produits se fait aux enchères descendantes, dite enchère hollandaise, elle est réservée à des acheteurs professionnels (mareyeurs locaux, nationaux et internationaux, courtiers, détaillants).

La criée a été créée en 1956 par Georges Azais, un mareyeur réputé de Sète. Elle a été la première, en Europe, à être informatisée, en 1967. Les enchères ne se font plus à la voix (par un « crieur ») mais elles sont désormais informatisées.
Le vendeur, après avoir renseigné le lot (le nom du navire, de l’espèce, de la taille, la qualité, le jour de la pêche, etc.), attribue un prix de départ pour les enchères. Le lot est alors présenté à la vente : le prix diminue.
Les acheteurs, équipés de télécommande, acquièrent le lot en appuyant sur le bouton d'achat : ainsi le produit est attribué au plus offrant.
Il y a dix ans, il y avait 33 chalutiers et 50 petits-métiers concernés par les ventes pour 25 mareyeurs acheteurs.
Aujourd'hui, on ne compte plus que 14 chalutiers et 71 petits-métiers. Il reste 11 mareyeurs et 78 poissonniers, un nombre qui lui est en croissance.
La criée, outre le port de Sète, reçoit aussi les poissons d'autres ports des environs, Palavas-les-Flots, Agde, Le Grau-du-Roi, Marseillan, Mèze..... Les produits vendus, selon les saisons, sont représentés par du merlu, de la baudroie, des daurades, du poulpe, du rouget, de l'anchois, des encornets, de la sole, du loup, entre autre.
Les apports étaient jadis, journellement, de 12 à 18 tonnes de poissons « nobles » pour 20 à 45 tonnes de poissons bleus (anchois/sardines).
Les bateaux inscrits en criée ne sortent qu’à la journée et très tôt le matin, ce qui permet de présenter à la vente des produits de grande qualité et d'une fraîcheur exceptionnelle.

Jean-Marc Roger

Des visites commentées de la criée sont organisées par l'Office de Tourisme de Sète. Réservations directement à l'Office ou au 04 99 04 71 71

Cliquez sur une image pour l'agrandir

la Criée, il y a 10 ans : un reportage vidéo réalisé par « Fenêtre sur le sud »

La pêche au bouletchou de Mèze

cliquez sur une image
pour l'agrandir

No images found.
 

A l'occasion de sa désormais traditionnelle fête annuelle du Patrimoine la ville de Mèze a organisé une reconstitution de la pêche au « bouletchou ». Une pêche qui ailleurs porte d'autres noms mais dont le principe reste le même sur toutes nos côtes sablonneuses.
Ayant laissé une corde sur la plage, les pêcheurs vont, à la rame, étirer un filet loin de la plage puis ils reviennent avec le second bout de la corde. Ils unissent alors leurs efforts pour tirer le filet à terre. La poche qui termine le filet fait fonction de piège.
Certaines pêches à la traîne (à l'identique) utilisaient, jadis, la force de plus de quatre vingt personnes, du côté de Gruissan (Aude).
Ce mode de pêche a aujourd'hui disparu mais il a survécu jusqu'aux années soixante dix. On ne la pratique plus que dans de rares occasions pour des reconstitutions ou des animations ponctuelles.
Toute la population mézoise a encore en mémoire le dur labeur de ces familles de pêcheurs qui durant trois mois allaient dormir sur les plages voisines pour y attendre le poi4son.
Le public ayant répondu présent a pu par la suite déguster une « énorme » brasucade (250 kg de moules).

Jean-Marc Roger

cliquez sur une image pour l'agrandir

No images found.
 

» Retouvez Jean-Marc Roger et ses reportages sur sa chaîne YOU TUBE : Fenêtre sur le sud.

La pêche des oursins à la drague sur l'étang de Thau

Fabrice JEAN, pêcheur "petits-métiers" sur l'étang de Thau nous présente son travail à la drague afin de capturer des oursins. Les dragues sont constituées d’un « panier » en métal ou en filet, fixé sur une armature rigide. Sa partie inférieure est munie d’une lame ou de dents qui raclent le sédiment. Depuis ce reportage, tourné dans des conditions quelque peu difficiles avec du vent et de la houle, il ne reste plus que 3 pêcheurs professionnels qui pratiquent cette pêche traditionnelle.
Un reportage de Jean-Marc Roger.

» Retouvez Jean-Marc Roger et ses reportages sur sa chaîne YOU TUBE : Fenêtre sur le sud.

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

» associations