Vigne

Autour du vin à Sète


Après un été foisonnant d'activités, l'automne s'anime encore autour du vin. Un automne aux accents musicaux à Sète, avec les Zazous zélés invités de la cave Au Vin Vivant vendredi 23 octobre.
Amateurs de vins et de musique se sont retrouvés, le long de la rue André Portes, un peu étroite pour une si belle affluence. Vins naturels blancs et rouges, plat unique accompagnaient le répertoire jazz manouche et swing de la formation nouvelle formule.
L'ambiance intimiste quoique en extérieur, la sonorisation et les lumières douces servaient le jeu subtil des guitaristes Nicolas Grosso et Pierre Ayral, la voix d'Hélène Pagès ... et les vins proposés par Bruno, l'hôte de la soirée.

Cave Au Vin Vivant,
6 rue André Portes -34 200 SETE

Dans le même esprit, vendredi 6 novembre, Philippe Delran reprend ses rendez-vous "Nocturnes aux Caves Notre Dame", où il propose vins du Languedoc, concert, expo dans un joyeux mélange de saveurs, de couleurs et de sons.
A partir de 18h30, entrée libre.

Bar à vin et petite Restauration avec le Zing
278, avenue du Maréchal Juin 34 200 SETE

F.M

 

Les Costières de Pomérols font un Carttoon

Le vendredi 23 octobre les Costières de Pomérols ont lancé officiellement "CarttooN" en présence de nombreuses personnalités institutionnelles et professionnelles.
CarttooN est un nouveau concept de présentoir lumineux destiné à valoriser les produits régionaux dans une démarche environnementale qui fait la part belle au recyclage puisque cet outil marketing est constitué à 93% de carton fabriqué à partir de papier recyclé.

 

"De par sa conception en carton recyclé mais aussi grâce à son engagement envers les associations qui agissent pour le développement durable, CarttooN, concept "éco-solidaire". a pour objectif de « Rendre à la nature ...
Créer pour valoriser les territoires et le savoir-faire, CarttooN est donc plus qu’un beau présentoir lumineux…"

 

   

On notait, entre autres,  la présence du sénateur Henri CABANEL, du vice-président de la Communauté d’Agglomération Hérault-Méditerranée et maire de Pinet, Gérard BARRAU,  de Raphaël COLICCI, fondateur du centre Oléatherm et ancien président de la cave oleïcole de Clermont l’Hérault, de Xavier DE VOLONTAT, président du CIVL et de René MORENO, président des IGP.
Egalement présent, Christophe MORGO, Vice-président du Conseil Départemental chargé de l’Environnement, qui a clos les discours en présentant la campagne de sensibilisation environnementale qu’il souhaite mener sur le département avec "cette nouvelle génération de présentoirs, 100% modulable et personnalisable, dédiée à tous types de produits et à la représentation de ceux-ci dans leurs environnements."

Cyr GAUDY, Président des Costières de Pomérols et Joël JULIEN le directeur de cette noble maison ne s'y sont d'ailleurs pas trompés. Dans leur quête permanente pour aller de l'avant et valoriser les produits de leur cave en progression constante, ils ont vite vu dans CarttooN une belle opportunité pour allier "le bon et le beau". 

L'histoire de CarttooN est aussi celle d'un homme, Claude Cruells et d'une équipe. Claude CRUELLS, un photographe bien connu dans le monde du vin a eu l'idée du concept. Avec son équipe, et suite à une première approche prometteuse à Mèze, au Caveau de Beauvignac, le projet a pris forme. Une fois le concept validé, la fabrication des présentoirs CarttooN a été confiée à un entreprise régionale, la société MTM dont le siège est à Perpignan.
Aujourd'hui la réussite est manifeste. Les écrins Carttoon valorisent à merveille des contenus de qualité exceptionnelle. L'œil est flatté et stimule les papilles.

Daniel Monteil

L'équipe d'un projet innovant qui pour des produits de qualité

 


Vins de Beauvignac : Caveau de Pomérols - Caveau de Mèze

Le vin, la vigne en pays agathois

Une manifestation organisée par la Mission Patrimoine de la ville d'Agde.

Pour débuter cet hommage au vin nouveau, les agathois ont eu droit à une causerie sur le riche passé viticole du pays agathois et de ses alentours. La Mezzanine du Patrimoine, réservée pour cette occasion, était comble.
Michel Adgé, historien bien connu sur Agde, un grand spécialiste du Canal du Midi, ancien professeur de Sciences-Physiques et un curieux de « tout », a déroulé devant un auditoire attentif l'histoire des découvertes. De nombreuses fouilles ont mis au jour des restes de poteries servant au vin ainsi que des traces d'installations viticoles antiques. Ce qui laisse supposer que la grande région de Béziers a été le premier site en France en plantations de vignes.
Une exposition riche en informations est venue compléter cette conférence. Cette exposition est visible à l'îlot Molière à la Galerie du Patrimoine jusqu'au 5 janvier 2016, ouverture du lundi au samedi 9h-12h / 14h-18h
Michel Adgé est le président de « l'Escolo Dai Sarret », une association qui « oeuvre » depuis de nombreuses années pour la sauvegarde du patrimoine agathois. Cette association est intimement liée au Musée Agathois Jules Baudou qu'elle a aidée à fonder. Les buts de l’association sont de “préserver les coutumes et les costumes agathois, dont le sarret, le tout grâce aux bénévoles, sans qui il n’y aurait pas de Musée”.
Puis, le dimanche suivant malgré une météo qui se voulait incertaine, le public a pu suivre, entraîné par la « Pena del Sol » et « Li tambourinaire de l'estang de l'ort », un cortège à travers les rues de la ville avec de petits arrêts dédiés à des danses et musiques traditionnelles. Egalement présents durant ce défilé le groupe des Agathoises en costume traditionnel.
Tout ce petit monde s'est ensuite retrouvé à la cathédrale Saint Etienne pour une messe et un hommage au vin nouveau. Un public nombreux a assisté à l'office, la cathédrale était emplie de monde.
La fête s'est ensuite terminée devant l'Office de Tourisme avec des danses folkloriques puis par une distribution de raisin offert au public, ce qui a clos cette matinée toute destinée au vin nouveau.

Jean-Marc Roger.

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fête du vin primeur

 

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Pour la 2ème année consécutive les caves Richemer ont organisé la fête du vin primeur dans la cour de la cave ce jeudi 15 octobre. Sa superficie permet d'accueillir un grand nombre de personnes et malgré le froid qui fait son apparition depuis quelques jours, une grande assistance a répondu à l'invitation et les tables dressées pour la circonstance ont été prises d'assaut.
M.Hugonnet, Président, a procédé à l'ouverture de la fête en présence d'élus, en remerciant l'assemblée, la municipalité pour l'apport logistique et excusé l'absence du maire et de l'adjointe déléguée à la viticulture retenus par la séance du conseil communautaire.
Il a souligné que cette année laissait augurer un très bon millésime même si la quantité est moins importante en raison de la chaleur estivale.
Le père Robert a ensuite béni la cuvée présentée par le Directeur et oenologue Pierre-Yves Rouillé et la dégustation a pu commencer sous les accents de la peña Bella Ciao et d'un groupe de musique brésilienne.
Pour accompagner cette dégustation, des tapas, des moules brasucade, des seiches à la plancha, des châtaignes grillées, des fromages, et de délicieux desserts des saveurs d'Oc, de quoi réjouir tous les palais et passer une excellente soirée dans une ambiance chaleureuse, festive et conviviale.

C.Gressier

Dernière ligne droite pour les vendanges

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Chardonnay à la cave de Bessan (Photo : Monique Joly)

La filière viticole occupe encore une place majeure dans l'économie et les paysages d'un large pourtour du Bassin de Thau. Pour preuve, les vendanges, entamées début août sur les terroirs en muscat à petits grains, de Frontignan à Mireval, se sont déplacées au fil de la maturation des raisins, de Poussan à Marseillan, de Villeveyrac à Bessan, pour ce qui s'apparente à un véritable marathon de deux mois de récolte.
Une grande variété de cépages règne, du littoral dominé par la production de blancs (65 % à Marseillan par exemple) à l'arrière-pays plus marqué en rouges et rosés. Ce sont d'ailleurs les rouges et le piquepoul, cépage blanc tardif, qui ferment en ce moment et pour quelques jours encore la marche des vendanges. Une marche perturbée cette année par des conditions climatiques difficiles: la sécheresse tout l'été, puis les pluies abondantes et les récentes inondations du fleuve Hérault ont contrarié les maturités, reporté plusieurs fois les vendanges et malmené le raisin.
La quantité est inégale, correcte voire bonne, alors qu'une baisse de production globale est évoquée pour le Languedoc-Roussillon. La qualité brave les aléas climatiques, pour élaborer les AOP, fleurons de la viticulture locale, en picpoul de Pinet, muscat de Frontignan, muscat de Mireval ou Languedoc (blanc, rouge, rosé) mais aussi en IGP.

Qu'ils soient directeurs de cave coopérative, comme Jean-Louis Reffle à Montagnac, ou vignerons, comme Jean-Luc Mazas au Domaine de la Belle Dame (Mireval), et Jérémy Banq au Domaine de la Madeleine Saint-Jean (Marseillan), tous les interlocuteurs qui nous ont reçu partagent la fièvre de ce moment crucial. ils s'accordent à parler de vendanges "compliquées", quel que soit leur système de production, en mode artisanal ou à grande échelle, à la tête d'une production de 1 500 hl ou de 100 000, voire 130 000 hl. Joël Julien, directeur de la cave de Pomerols et président régional de l'Union des Oenologues de France, résume avec sérénité la maitrise des contraintes météorologiques: "les viticulteurs étaient sous pression compte tenu des annonces catastrophiques. Mais nous n'avons pas cédé à la panique et géré le risque par rapport à notre objectif qualitatif, sans sacrifier la qualité aux volumes".

L'attention portée à la clientèle, notamment pour s'adapter à ses goûts, est d'ores et déjà présente dans les esprits. Caves particulières comme coopératives diversifient leur offre, élaborent en ce moment une douzaine de vins différents, voire plus. S'y distingue une présence croissante de viognier, et de vermentino (ancien "rolle" local) à l'heure où les blancs sont à l'honneur. Des blancs, ainsi que des rosés, qui devront être élaborés rapidement, dès la fin de l'année à Pomerols par exemple. Les futures cuvées parleront terroir: "les hauts terroirs produisent aussi des picpoul, comme à Montagnac" précise Jean-Louis Reffle. Elles parleront cépages, rares tel l'egiodola (rouge) cultivé au Domaine de la madeleine Saint-Jean, ou retrouvés, à l'image du muscat rouge produit à nouveau à la cave de Frontignan en futur Vin de liqueur rosé. Elles structureront toute une gamme, à l'instar de la marque "Beauvignac" déclinée par la cave de Pomerols.
De cette viticulture à plusieurs visages émerge l'image d'un travail attentif et soigné sur le raisin, à la vigne et en cave, la modernisation en marche de coopératives innovantes, aux investissements impressionnants (la cuverie de Pomerols, le plus grand pressoir fabriqué à ce jour à Montagnac) et aux récompenses régulières.

De belles cuvées en perspective? Il est prématuré de dessiner les contours de vins en devenir. Au temps visible des vendanges succèdent les vinifications et l'élevage des vins, en cuve ou en fût, à l'ombre des chais. C'est là que l'art du vigneron, la maîtrise de la technique et de la science oenologique auront tout loisir de s'exprimer sur ce millésime complexe.
Fin septembre ou début octobre, le ballet des vendanges devait se clôturer par la récolte de raisins en surmaturation, destinés à l'élaboration de cuvées prestigieuses, de Mireval à Marseillan. Une fois de plus, le temps dictera sa loi, rappelant qu'en agriculture, l'homme est maître de savoirs et de techniques, mais pas de la météo.

Florence Monferran

Merci aux vignerons, directeurs et présidents de caves pour leur disponibilité en pleine rentrée des raisins en cave.

 

Les AOP (Appellations d'Origine Protégée)

La plus ancienne, en 1936:
AOP muscat de Frontignan
690 ha 17 000 hl (en 2012)
Cépage: muscat à petits grains

AOP muscat de Mireval depuis 1959
210 ha, 3 000 hl (en 2012)
Cépage: muscat à petits grains

Depuis le 14 février 2013:
AOP picpoul de Pinet
1 400 ha, 70 000 hl
Cépage: piquepoul

AOP Languedoc
rouge, rosé et blanc

Les vins en IGP (Identité Géographique Protégée)
en rouge, rosé et blanc
Collines de la Moure, Coteaux de Bessilles, Cotes de Thau, Pays d'Oc, Pays d'Hérault

 

Pomerols : Klebert Mesquida en visite au caveau Beauvignac

Dans le cadre de ses déplacements à la rencontre des présidents et directeurs de caves, Kléber Mesquida se trouvait dernièrement aux Costières de Pomerols.
Accompagné des conseillers départementaux, de ses proches collaborateurs et des membres de l’Observatoire Viticole, il a été reçu par le président Cyr Gaudy et le directeur Joël Julien en présence du maire Robert Gairaud et de son premier adjoint Laurent Durban.
Kléber Mesquida a exposé l’objectif de ces rencontres : « Dans le département il n’y a pas une, mais des viticultures et dans chaque territoire, il y a des problématiques différentes. Arrivé à la fin de cette tournée, nous aurons visité 42 caves sur les 62 qui couvrent l’espace départemental, on aura une bonne approche de tout ce qui est ressenti par la profession en termes de besoins, de souhaits, de stratégies. Ce que vous allez nous dire, nous permettra, après, de voir comment nous pourrons réorienter la politique publique. On peut imaginer que les dispositifs d’il y a 20 ans ne sont plus d’actualité. Aujourd’hui il y a d’autres attentes ».
Le président Cyr Gaudy a évoqué la récolte 2015 qui est de bonne qualité, même si la quantité est moins importante cette année. Puis, il a interrogé Kleber Mesquida sur le devenir de l’aide départementale, de 100 euros à l’hectare, apportée depuis 3 ans à l’application de la démarche environnementale de la technique de lutte contre les parasites, la ‘’Confusion sexuelle des papillons’’, précisant : « les vignerons font beaucoup d’effort pour l’environnement afin de produire des produits propres, sans pesticides, ce qui est le souhait de la clientèle pour cette démarche qui va dans le bon sens ». Le président Mesquida, qui connaît bien ce problème, a garanti que l’aide serait maintenue mais peut-être sous une autre forme.
Le directeur Joël Julien a, quant à lui, donné d’autres informations complémentaires sur les différents caveaux de vente et sur les aspects de la production. Il a mis en valeur la cave Beauvignac en tant qu’outil ultra performant.
Des échanges enrichissants tant pour le président du Département que pour le président et le directeur des Costières de Pomerols. La visite s’est terminée devant les premiers présentoirs lumineux en carton recyclé, dans un concept éco-solidaire nouvelle génération.

Claude Stekelorom

Premières vendanges

Caves particulières ou coopératives, grandes propriétés ou micro-parcelles, travail à la main ou mécanisé, en agriculture biologique ou non, le terroir viticole des muscats, de Frontignan à Mireval, recèle une grande variété de systèmes d'exploitation. Mais un appel commun rassemble la profession, celui des grains mûris: il est temps alors de vendanger. Tout l'art réside dans le choix de la juste maturité, du juste moment.
Le muscat à petits grains, cépage à maturité précoce, ouvre traditionnellement la saison des vendanges sur le bassin de Thau. Tout a commencé par un bruit de machines au petit matin, signe annonciateur que les vendanges mécanisées avaient débuté à Vic-la-Gardiole et Mireval au tout début d'août. Il s'agissait d'une récolté dédiée à des vins pétillants, dont le marché est demandeur cette année.

Les muscats secs ouvrent le bal

Après les Pyrénées-Orientales et le Gard, la récolte des raisins destinés à l'élaboration de muscats secs a débuté dans l'Hérault peu avant le 15 août. On vendange partout, près du littoral des Aresquiers comme en plaine ou à flancs de Gardiole. Quais de réception et chais ont ouvert leurs portes, les colles (équipes de vendangeurs) sont formées, quelques machines essaiment la campagne.
Avec l'arrivée de nuits fraîches et une pluie bienfaitrice, la maturité s'est libérée, permettant de récolter les thiols, ces arômes qui exacerbent le côté végétal, ici très musqué. Cinq, six jours plus tard, les raisins sont aptes à donner des arômes fermentaires, fruités, floraux, moins chargés d'acidité. Les deux types de sec seront assemblés ultérieurement, pour satisfaire un marché qui se développe à grande vitesse, sur les muscats secs et sur les vins blancs en général. Le Languedoc, terre de blancs, de grands blancs, n'aurait jamais du perdre sa prédominance. les vignerons du terroir de Frontignan, Vic, Mireval s'emploient à le démontrer, en s'appuyant sur le muscat à petits grains, mais aussi sur une diversité de cépages locaux: grenache blanc, roussanne et marsanne, vermentino (rolle), qu'ils cultivent de façon annexe.

Première esquisse de la récolte en muscats

Une quantité légèrement inférieure à l'an dernier, estimée par Frédéric Nodet au Château Stony (Frontignan), compensée par une très bonne qualité aromatique viennent en contrepoids de la sécheresse estivale et des attaques de maladies (oidïum, black-rot) qui ont éprouvé les vignes.
Aux muscats et autres blancs secs succéderont muscats moelleux et Vins Doux Naturels, fin août. Là encore, la maturité dictera le calendrier, car un degré alcoolique minimal de 15° et une concentration en sucres de 110 gr/l sont requis pour l'obtention de l'AOP muscat de Frontignan ou muscat de Mireval.
Diversification du terroir originel des muscats et innovations prennent forme dans la production locale, tant en nouveaux blancs qu'en rosés et rouges, qui fermeront la marche des vendanges fin septembre ou début octobre. Du muscat rouge est même produit à nouveau, sous forme d'expérimentation, par la Cave coopérative de Frontignan. Ces vendanges démontrent d'ores et déjà le dynamisme d'une viticulture ancestrale en mouvement pour se renouveler, autour du socle commun: le muscat à petits grains.

F.Monferran

    
  

Le président du département à Frontignan la Peyrade

Kléber Mesquida évoque une maison des muscats de l'Hérault à Frontignan

Jeudi 10 septembre dernier, alors que les vendanges battent leur plein, le président du Département de l’Hérault, Kléber Mesquida, le maire Pierre Bouldoire, la conseillère départementale Sylvie Pradelle et le député Christian Assaf ont levé leur verre au muscat de Frontignan lors d’une visite à la cave coopérative de Frontignan.

Lors de cette rencontre avec Christophe Mirond, président de la coopérative, et les vignerons frontignanais, Kléber Mesquida a souligné la volonté forte du Département de soutenir l’oenotourisme, véritable atout pour la viticulture dans l’Hérault, et évoqué la possibilité de création d’une maison des muscats de l’Hérault à Frontignan. Un projet qui fait écho à celui de la Ville de créer une oenothèque, dans le cadre d’un complexe vigneron et oenotouristique au pied de la Gardiole.

Muscats

Une personnalité éminente de la viticulture reçue aux 15èmes Muscats du Monde

Henri-Laurent Arnould, Pierre Galet et Michel Salade gauche à droite : Henri-Laurent Arnould, Pierre Galet et Michel Sala

 

Pierre Galet

Né en 1921 à Monaco, il  est le père de l’ampélographie moderne (étude des cépages). Nommé en Janvier 1944 à la protection des végétaux (bois et plants de vigne), il devient chef de travaux à l’Ecole Nationale d’Agronomie de Montpellier. Il y enseigne l’ampélographie, le greffage, la pathologie de la vigne jusqu’en 1987.
Traduit et publié dans le monde entier, il continue de donner des conférences et de participer à des colloques

Dictionnaire encyclopédique des cépages et de leurs synonymes
(Edts Libre 1 Solidaire)

Première édition en 2000, épuisée

Réactualisée et augmentée aujourd’hui. Les Edts Libre et Solidaire rendent hommage à "un travail unique et monumental ".

Un regret : qu’il ait fallu faire appel à une levée de fonds (par FundoVino) pour en assurer la publication. 1200 p, 3 000 photos, 100 € (98 € chez Amazon)

   

Pierre Galet a consacré sa vie à reconnaître, répertorier, classifier les cépages, tous les cépages. Auteur de plusieurs ouvrages de référence, dont un « Précis d’ampélographie pratique » paru en 1952, il s’impose comme la référence mondiale en la matière.

A l’occasion de la réédition de son « Dictionnaire encyclopédique des cépages et de leurs synonymes » (Edts Libre & Solidaire), il était l’invité, jeudi 2 juillet, au Centre culturel François-Villon, de Henri-Laurent Arnould et de Michel Sala, représentant la ville de Frontignan, co - organisateurs de la 15e confrontation des Muscats du Monde. Pour se repérer dans la jungle des cépages, ce Dictionnaire savant en livre la description, le tracé, les aptitudes, la répartition, et les synonymes selon les pays ou les régions. Réticent à l’arrivée des décodages génétiques, il prône l’observation, la reconnaissance visuelle, pratique, sur le terrain.

Dans un passage en revue haut en couleurs, Pierre Galet évoque, par un jeu de questions/réponses, les quelques 10 000 cépages qu’il a identifiés dans le monde entier, cultivés ou non. Il nous entraîne en Chine, avec des vignes porteuses d’épines ou de poils, en Afrique, avec des vignes tubéreuses ou baobab, de plus de deux mètres de haut, au Brésil, où, « intelligents », les plants se bouturent eux-mêmes. Toutes ces observations feront l’objet de son prochain ouvrage de botanique. Il précise, pour la France, qu’après le phylloxéra dans les années 1880 et jusque dans les années 1960, date de leur interdiction, 1/3 des cépages étaient des hybrides (croisements) produits sur 400 000 ha.

A la demande d’HL Arnould, il comptabilise les trois grands cépages muscats dans le monde : le muscat blanc, dit  de Frontignan, à petits grains, aux origines grecques, le muscat d’Alexandrie, à gros grains et aux usages multiples (raisin de table, sec, vin, alcool) et le Muscat de Hambourg (raisin de table). Pourquoi un « Muscat de  Frontignan » ? Chaque région s’approprie un cépage, quand il donne du bon vin ! Il est certain que le petits grains tient de ses composés chimiques de plus grandes qualités aromatiques.

Une question sur le tokay plonge dans l’histoire européenne. Importé par les officiers de Napoléon Ier, vainqueur de l’empire austro-hongrois, le cépage s’installe dans la région du Languedoc (Costières, Capestang) et y révèle une belle adaptation. Pierre Galet entraine ensuite l’auditoire dans le Caucase, berceau du vin, évoque les 600 cépages géorgiens, les vignes turques, le premier vin vinifié, arménien, dont on ignore l’origine mais dont le tokay serait le descendant.

Interrogé sur la disparition de cépages locaux dans la mondialisation, Pierre Galet note avec humour que les cépages français y sont très présents (Amérique du Nord, du Sud, Chine, Australie) … parce qu’ils sont bons. La question essentielle à se poser n’est pas de savoir si l’on peut faire du bon vin, mais ce que l’on veut faire du vin : de la qualité, comme sur les coteaux de Californie, des rendements, un moindre coût. Quel avenir pour les hybrides gros producteurs dont certains souhaitent le retour ? Il ne croit pas que ces vins, dont on a changé la nature, de qualité ordinaire, à bas prix, soient une solution économique. Pour conclure sur une dimension religieuse, à la demande de Michel Sala sur quel vin a bu le Christ, Pierre Galet s’excuse: les Juifs, tout comme les Romains, n’ont pas décrit les cépages, qu’ils considéraient trop variables !

En guise de conclusion, il lance à son auditoire : « si vous avez des insomnies, lisez quelques lignes de mon livre », ce que le public de connaisseurs s’empresse de faire. Une séance de dédicaces conclut ce brillant survol d’une ampélographie vivante, par un scientifique de terrain, incarnation vivante de ce patrimoine viticole qu’il nomme, éclaire, illumine de sa malice.

Florence Monferran

Le terroir de Frontignan et de ses alentours

 

Florence Monferran

Les vendanges, tapisserie, vers 1500-1525
musée de Cluny

Les Guilhem, seigneurs de Frontignan et de Mirevaulx, décor d'un sceau, vers 1190

Estime générale du diocèse de Montpellier
1519-1520

Mémoire sur le vin de muscat de Monsieur Fournier (1740)

 

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histoire d’une exception viticole, des origines à nos jours
Conférence donnée au musée de Frontignan par Florence Monferran en mai 2015

Depuis plus de deux mille ans, la vigne occupe notre littoral méditerranéen. La viticulture s’est spécialisée très tôt en vins blancs, doux en particulier, venus de l’Orient grec. Si les muscats occupent au cours de temps, en un flux et un reflux, de larges bandes littorales,  la constitution du terroir, son ancienneté et la permanence de la culture viticole sur les trois communes de Frontignan, Vic et Mireval nous orientent vers des caractères hors normes.

Un terroir se constitue au fil des siècles par la combinaison d’un sol et d’un climat, la sélection lente des meilleurs cépages sur cette terre, mais aussi par le travail et les savoir-faire accumulés des hommes sur cette terre. L’agronome Pierre Torrès ajoute à la définition, début XXIe s. un « terroir qui se voit », d’une beauté qui suscite une émotion intense. Un regard sur la très longue durée, des origines à nos jours, fait ressortir des dynamiques éclairantes, autour de quatre temps forts, constitutifs de ce terroir.

L’ancienneté de la viticulture : avec la naissance du goût du vin et de la viticulture et sur nos rivages, grâce aux Phocéens (VIe s. avant notre ère) et aux Romains (Ier s. avant notre ère). La présence en Narbonnaise, décrite par les agronomes, d’un cépage apian évocateur de notre muscat à petits grains, la vinification de passum, defrutum,  qui nous font penser à nos vins doux naturels et vins cuits, ouvrent l’hypothèse d’une pratique précoce d’élaboration de vins blancs, doux en particulier, placés tout en haut de la hiérarchie des vins antiques.

La Continuité de la pratique viticole scellée au Moyen-Age: Les invasions barbares ou sarrasines, les destructions par Charles Martel ou l’instabilité politique du haut Moyen-Age mettent à mal la pratique viticole sans la rompre. La nécessité d’un vin liturgique le maintien d’une fonction honorifique du vin, par laquelle tout homme de qualité se doit de produire du vin et de l’offrir, la fonction médicinale du Muscat, rempart contre les épidémies, aux vertus fortifiantes, propulsent le vin dans la lumière. De la conjonction de ces atouts autour des 13e et 14e s. naît un grand vin, désormais repérables dans les sources. A son service, une technique : l’invention du mutage à l ‘alcool par Arnaud de Villeneuve, une opportunité : l’installation de Papes en Avignon.

Le renom des vins : Le rayonnement tous azimuts des Muscats conduit à un âge d’or économique, politique, culturel entre les 16e - 19e s. Il s’appuie sur un poids économique du muscat, mesurable dès les premières estimes et premiers compoix dans les trois paroisses: la culture de la vigne prend le pas sur les autres cultures.  Point d’orgue de ce rayonnement, le 18e s. sonne comme une apothéose : Voltaire et  les Encycloplédistes, grands médecins et voyageurs, grands de ce monde à l’instar de Thomas Jefferson, premiers ampélographes, tous célèbrent le muscat. 

L’exigence de qualité des hommes: leur résistance à une viticulture de masse et industrielle dès le XIXe, puis standardisée après la 2e guerre mondiale, maintient des productions en muscats qualitatives, et conduit, en ce début du XXIe s., à la persistance de la production en  muscat à petits grains, sous des formes diversifiées (muscat sec, moelleux, rosé) et des pratiques saines respectant leur environnement.

Ces quatre temps forts ont scellé l’existence d’un terroir viticole. Deux anomalies nous alertent sur son caractère exceptionnel :

- Une spécialisation précoce à l’encontre de la construction progressive d’un terroir par sélection lente des meilleurs cépages, comme le décrit l’agronomie, à l’exemple d’André Crespy.

- Plus de vin que de grains : dès que les archives nous permettent de quantifier ce phénomène, une viticulture qui a pris le pas sur les autres productions, apparaît dans les sources, alors que famines et disettes sévissent couramment. Le phénomène est localisé à : Frontignan, Vic, Mireval. A Lunel, autre producteur de muscat, la vigne reste secondaire dans le schéma cultural, reléguée sur les terres les plus éloignées du village. Dans le Sauternais, à la même époque, il n’est même pas encore question de vinification de vins doux.

L’attachement précoce des hommes au muscat à petits grains et à ces productions n’était-il que purement économique et intéressé ? La capacité des vignerons à résister dans le temps à toutes les conjonctures sans autre exemple dans l’histoire viticole nous fournit un autre éclairage. Bravant les pires fléaux (invasions, guerres, épidémies, aléas climatiques, maladies de la vigne) mais aussi les mutations économiques, vers des productions de masse ou industrielles, et les crises viticoles les plus graves, des hommes maintiennent, dans leur pratique viticole, la poursuite obstinée d’un chemin qualitatif, au point de limiter à l’extrême leurs rendements et d’amorcer très tôt une recherche de protection du « terroir » de leur production.

Ces quatre temps forts décrivent bien une exception, l’histoire d’une exception viticole dans laquelle s’inscrit, en filigrane, un souci d’excellence dans la production. Un souci constant qui teste notre capacité à répondre aux défis actuels qui pèsent sur la viticulture et les muscats et appelle un devoir collectif : ne pas laisser le fil se rompre aujourd’hui.

 Florence Monferran

 

Florence Monferran

Historienne, universitaire un temps et doctorante, diplômée de l'Université de Toulouse Jean Jaurès, Florence Monferran s'est tournée vers le monde viticole … par amour.
Elle mène toujours des recherches, sur les Muscats de Frontignan et de Mireval, sur cet étroit cordon littoral entre terre et eau, où le vin s’est installé un jour, grâce aux navigateurs grecs et aux Romains, pour ne plus nous quitter.
Parler du vin, travailler au maintien de la viticulture, elle le fait également dans l’association Terre Apiane dont elle est la Présidente. Du mot à l’ouvrage, il ne restait plus qu’un pas, qu'elle a franchi en reprenant quelques vignes à Mireval : le Clos de Miège.
Sa première création, l'Originel, vin naturellement doux. Issu du cépage Muscat à petits grains, produit, récolté, vinifié avec l’aide de la technique, des savoirs accumulés depuis 2 500 ans sur notre bout de terre, mais sans insecticide, pesticide, et en limitant les apports en SO2 et les usages mécaniques. Sans AOP, sans label non plus. Mais avec quelques amis fidèles … et passionnés de vin. Juste pour faire du bien dans un bon usage du boire, comme il se doit…
Un vin patrimonial, dans une démarche globale de préservation vivante d’un long passé,des splendides paysages qu’il a façonnés et d’un attachement militant au cépage Muscat à petits grains.

 

Palmarès 2015 des meilleurs Muscats du Monde

La 15e édition du concours œnologique international Muscats du Monde® s’est déroulé les 1er et 2 juillet 2015 à Frontignan-la-Peyrade. 23 pays étaient représentés, faisant de cet événement un des rendez-vous incontournables du Muscat au niveau mondial. Pendant deux jours, des experts internationaux ont évalué 209 vins tranquilles et effervescents issus des cépages muscat.
Le palmarès 2015 révèle un très haut niveau qualitatif international avec les trois premières places occupées par l’Italie, la Bulgarie et l’Afrique du Sud. Le classement Top 10 des vins, ayant obtenu les meilleures notations, met à l’honneur neuf pays : Afrique du Sud, Australie, Bulgarie, Espagne, France, Hongrie, Italie, Portugal et Turquie. Un nouveau pays entre au Top 10 : la Turquie. Trois Muscats Français du Languedoc-Roussillon se classent au TOP 10. Incontestablement le palmarès 2015 fait honneur aux Muscats VDN (Vins Doux Naturels), naturellement doux, Muscats Hors d’âge élevés sous bois de chêne et vins de liqueur. L’Afrique du Sud, l’Australie, la Bulgarie, l’Espagne, la France, l’Italie et le Portugal confirment la qualité des productions en compétition.

Intimement liée à son vignoble, Frontignan la Peyrade est la capitale mondiale du Muscat et le démontre chaque année depuis 15 ans en accueillant à la maison Voltaire, le grand concours Muscats du Monde®, organisé par "Forum œnologie" en partenariat avec la Ville. Un concours devenu une des référence des manifestations de ce genre grâce à sa rigueur méthodologique et grâce à l'équipe qui œuvre à sa réussite année après année.
On citera tout particulièrement Henri-Laurent Arnould, œnologue, créateur de Forum Œnologie, association 1901 dont le but est pédagogique, scientifique et culturel et Michel Sala, viticulteur et universitaire, conseiller municipal de Frontignan la Peyrade, délégué au muscat, au patrimoine culturel, aux nouvelles technologies. Une des idées maîtresses qui guide la vie de ces deux passionnés est celle de la "Rencontre et de l'échange des savoirs".


Henri-Laurent Arnould                                                                   Michel Sala

Date anniversaire, cette 15e édition a également vu la création du Club Muscat qui réunit professionnels et amateurs de gastronomie et de vin autour du cépage muscat pour le faire rayonner à travers le monde. Les premiers membres de ce club ont eu le privilège de déguster les 15 meilleurs muscats du monde 2013 et 2014 parmi lesquels bien sûr, ceux de Frontignan, mais aussi des muscats venus de toute la planète, tranquilles ou effervescents, des plus secs aux plus moelleux... un véritable voyage, de l'Espagne à l'Italie, en passant par la France mais aussi la Bulgarie, Chypre, l'Arménie ou encore l'Australie, le Brésil et l'Afrique du Sud.

Autre événement cette année, Muscats du Monde recevait une personnalité éminente de la viticulture, Pierre Gallet, venu à l'occasion de la ré-édition de son « Dictionnaire encyclopédique des cépages» parler des quelques 10 000 cépages qu’il a identifiés dans le monde entier (voir détails en rubrique patrimoine/terroirs).

Henri-Laurent Arnould, Pierre Galet et Michel Salade gauche à droite : Henri-Laurent Arnould, Pierre Galet et Michel Sala

Après ce versant professionnel, place à la fête avec l’incontournable Festival du Muscat qui aura lieu du mercredi 15 au dimanche 19 juillet. Au programme des réjouissances : expositions, spectacles, tournois de joutes languedociennes, le Grand marché des goûts et des saveurs en cœur de ville, défilés des confréries, et de nombreux rendez-vous conviviaux et festifs sans oublier les ateliers de dégustations et visites des caves des vignerons

 

Palmarès 2015 du concours international Muscats du Monde®
concours organisé selon des règles rigoureuses d'objectivité allant au delà même des normes internationales.
tests à l'aveugle.

PaysProduitsProducteurs

Italie
Moscato di Terracina Doc Oppidum Secco 2014 Cantina Sant'Andrea Az. Agricola
 

Bulgarie
EM Muscat Ottonel 2014 Edoardo Miroglio Eood
 
Afrique du Sud
Nederburg Private Bin Eminence 2008 Nederburg Wines
 

France
Muscat de Rivesaltes Château les Pins 1993 Vignobles Dom Brial
 

Australie
Morris Cellar Reserve Grand Liqueur Muscat Morris Wines
 

Espagne
Valles de Sadacia IGP - Libalis Muscat 2014 Vintae Luxury Wine Specialists
 

Hongrie
Exaltation 2012 Holdvolgy
 

Portugal
Xavier Santana - Moscatel de Setúbal Doc 2012 Xavier Santana Sucessores
 

Turquie
Leona Bloom Misket Kayra 2014 Mey Icki Sanayi Ve Ticaret As. / Kayra Wines
 

France
Muscat de Frontignan - Cuvée Belle Étoile 2014 Domaine Peyronnet
 

France
Pays d'Oc IGP - Muscat Sec Petits Grains - Beauvignac 2014 Les Costiéres de Pomerols
 

Italie
Fior d'Arancio Colli Euganei Docg Maeli - Moscato 2014 Terre Del Pirio
* Certains vins sont rigoureusement ex-aequo ainsi le TOP 10 2015 comprend 12 vins.
 

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

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"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

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