Vigne

Pour se retrouver parmi les vins biologiques

Vendange en vignoble bio. ph: Sudvinbio

Le consommateur doit se frayer un chemin au milieu des labels, normes et expressions propres aux vins biologiques, qui dessinent la famille d'une viticulture propre en trois grands traits.


Les vins biologiques
Pour obtenir le label, il est obligatoire d'être certifié par un organisme agréé, après trois campagnes de conversion de son vignoble. Le vin peut alors revendiquer la mention vin biologique sur l'étiquette.
Vins de raisins issus de l'agriculture biologique jusqu'en 2012, c'est-à-dire cultivés sans produits chimiques de synthèses (pesticides, désherbants, engrais) ni OGM, protégeant le vignoble par des procédés ou produits naturels (sélection des plants, prédateurs naturels contres les insectes)
Vins biologiques depuis la charte européenne qui remplace le label AB par l'eurofeuille, et étend la réglementation à la vinification. Raisin, sucre (en cas de chaptalisation), alcool pour les mutages, moûts concentrés doivent être 100 % bios, les produits oenologiques et levures également. Les teneurs maximales en SO2, antioxydant et antiseptique, sont limitées par rapport à la viticulture conventionnelle pour réduire l'ajout de sulfites dans le vin. Certains intrants (additifs) sont interdits, comme l'acide malique, ainsi que des procédés comme la flash-pasteurisation ou la cryo-extraction. "La certification vin biologique est une sécurité pour le consommateur. Tous les producteurs sont soumis aux mêmes règles, à la vigne et au chai. En cas de manquement au cahier des charges, ils doivent recommencer toute la certification à zéro" explique Cendrine Vimont, chargée de communication à Sudvinbio. Plus de 150 contrôles ont été effectués sur les vins présentés au salon Millésime Bio, afin de vérifier le bon suivi du label, garantie pour les acheteurs et les futurs consommateurs.

Les vins en biodynamie 
Le vigneron peut choisir d'aller plus loin dans sa démarche, avec le label Déméter, dont le cahier des charges plus strict , dans les dosages de SO2 par exemple, et des pratiques soucieuses de la terre et du vivant garantissent des vins en biodynamie. En favorisant une plus grande biodiversité des sols et en renforçant la santé des plantes, la biodynamie se définit comme une agriculture durable. Elle travaille dans le respect des cycles naturels, des rythmes lunaires et planétaires, fertilise et traite la terre par des compostages, infusions, décoctions naturelles, refuse la mécanisation des tâches. Le vigneron peut aussi choisir de ne pas labelliser sa démarche en biodynamie.

Les vins naturels 
Poussant dans ses limites la démarche, il peut choisir de produire un vin naturel, pour lequel il n'existe aucun cahier des charges ou label officiel. Après une démarche propre à la vigne, le vigneron n'ajoute aucun intrant, même des levures. L'association des Vins Naturels autorise les sulfites ajoutés dans des doses minimales, si possible en soufre naturel, produit par les volcans.Labellisés ou pas, entre sécurité et liberté de création, c'est ensuite au consommateur de faire son choix.

Florence Monferran

Dosages de sulfites ajoutés selon la catégorie de vin

Source: Sudvinbio

Le Musée de la vigne quitte Marseillan

C'est sur 16 hectares de terrain à Gruissan, dans l'Aude, que va être recréée la banque génétique mondiale de la vigne : 7.500 "accessions" (cépages, vignes sauvages, nouvelles créations...), provenant de 54 pays, seront transférées de la célèbre collection de Vassal, située à Marseillan-Plage, dans l'Hérault. Des plants ancestraux tombés dans l'oubli ou presque, comme l'oeillade, le verdabel, le chatus; des ceps exotiques comme les mavrud ou melnik bulgares; des pieds classiques, comme l'éternel cabernet mais aussi des créations, comme celles résistant aux maladies... Cela représente "environ la moitié des variétés existantes" dans le monde, précise Thierry Lacombe, ingénieur de recherche à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) à Montpellier.
Le "Louvre de la vigne" menacé a enfin trouvé son terroir Baptisée le "Louvre de la vigne", la collection avait été créée en 1949 sur le domaine de Vassal, un cordon littoral choisi pour ses sables, barrière naturelle au phylloxéra, qui a décimé la vigne française à la fin du XIXe siècle. Cette banque de données s'enrichit "d'environ 80 nouvelles accessions par an, depuis la France et l'étranger", ajoute M. Lacombe, animateur scientifique de la collection de Vassal. Cela fonctionne comme la Bibliothèque de France. Chacun y dépose son cépage, mais de manière volontaire", déclare Hernan Ojeda, directeur des Unités expérimentales de l'Inra à Pech Rouge à Gruissan et Vassal._Mais ce trésor génétique était menacé. "Vassal n'est qu'à un mètre au-dessus de la mer: la montée des eaux, due au réchauffement climatique, peut nous submerger", observe le responsable. "De plus, Vassal n'appartient pas à l'Inra mais au Conservatoire du littoral qui veut un retour à la nature du site", poursuit-il. Un trésor génétique replanté entre 2018 et 2023 Il a donc été décidé de transférer Vassal au site de l'Inra, à Pech Rouge, qui "couvre 163 hectares et offre des terres à 30 mètres au-dessus de la mer", explique le directeur. Mais le projet de déménagement, à l'étude depuis les années 2000, s'est heurté à de multiples obstacles: une pétition a réuni des milliers de signatures pour dénoncer les risques de dégradation de la collection lors du transfert, et un contentieux judiciaire a opposé l'Inra à l'ancien propriétaire, Listel, qui a finalement cédé Vassal au Conservatoire du littoral. 15 ans pour faire aboutir le projet initial et son financement

Le projet vient d'être bouclé en fin d'année dernière. Il a été inclus au Contrat de plan Etat-Région 2015-2020 et un premier chèque de 750.000 euros a été signé, sur un coût total de "deux à trois millions d'euros", dit à l'AFP Laurent Bruckler, président du centre Inra de Montpellier. L'Institut apporte 1/3 du financement, la région un autre, la Communauté d'agglomération du Grand Narbonne et le Conseil départemental de l'Aude, le dernier tiers. La commune de Gruissan échange quant à elle, une parcelle de 10 hectares. Cette année, sera effectuée l'étude d'impact environnementale puis le terrain sera défriché en 2017 avant le début des plantations en avril 2018. L'ensemble sera planté d'ici à 2023", selon M. Ojeda. Ce conservatoire viticole vise à préserver les cépages de la destruction, mais pas seulement. "C'est un lieu vivant qui va devenir notre source" pour de nombreuses recherches, en particulier sur le réchauffement climatique, souligne son directeur. Dans ce trésor génétique a ainsi été identifiée une création variétale qui y sommeillait depuis les années 1970 et dont les raisins sont "naturellement mûrs à 10 degrés, contre 14 normalement". De quoi enrayer la hausse du taux d'alcool subie par la vigne en raison du réchauffement climatique, explique Jean-Louis Escudier, chercheur à l'Inra de Gruissan. "On ne sait jamais longtemps à l'avance à quoi peut servir une collection. Dans 20 ans, on aura peut-être besoin de tel ou tel cépage", résume-t-il.

Les nouveaux habits du Languedoc

En ce début d'année 2016, les vignobles languedociens affirment leur dynamisme dans les premiers bilans chiffrés qui nous parviennent. IGP et AOP démontrent que le tournant qualitatif et structurel pris depuis une trentaine d'années porte ses fruit en un temps éclair. 245 000 ha ont produit 13,6 millions d'hl, sur des vignes dont 60 % ont moins de vingt ans. Le millésime que d'aucuns annoncent exceptionnel, laisse augurer de beaux présages. Les premiers blancs et rosé mis en bouteille en confirment la qualité.
Des fruits économiques viennent récompenser ce travail sur le produit, mais aussi sur le positionnement et les prix. En 2015, le Languedoc a vu ses ventes s'envoler, notamment à l'exportation (+ 14 %). dans un marché national morose, les AOP Languedoc ont connu la plus forte augmentation sur toutes les couleurs, en particulier ne grande distribution, et s'enorgueillissent d'être les appellations les plus diffusées chez les cavistes parisiens.
Les vins de la région connaissent de vrais succès auprès des publics, venus en masse à la rencontre des vignerons, que ce soit aux Estivales (300 000 personnes à Montpellier, 25 000 à Saporta, sans compter Sommières, Pézenas et Narbonne) dans les Balades gourmandes (Pic Saint Loup, Terrasses du Larzac, La Clape) ou dans les caves et domaines (400 000 visiteurs estimés). Ces rendez-vous avec le public confortent une notoriété que les medias relaient largement. Pour preuve, le magazine Terre des Vins consacre son premier numéro de l'année aux 100 meilleurs vins du Languedoc. La Revue du Vin de France, qui décerne ses trophées aux hommes de l'année, élit deux languedociens: Gérard Bertrand, "négociant de l'année" à Narbonne, et Philippe Catusse, "caviste de l'année" au Chameau ivre à Béziers.

Pour entreprendre sa mue, la région s'est défait de ses vieux habits et a plongé au coeur de l'innovation. Une innovation culturale d'abord, avec le passage pionnier en agriculture biologique, qui fait aujourd'hui du Languedoc le leader de la production en France. Adaptée au climat et aux sols de nos contrées, la culture biologique s'étend sur 21 000 ha, soit un tiers du vignoble bio français, touche 1200 producteurs et rallie les grands groupes viticoles régionaux. L'innovation passe aussi par des packaging audacieux. Un vent créatif a dépoussiéré noms de cuvées, étiquettes, bouchons et bouteilles. Dernière en date, la création de la styliste Chantal Thomass, qui reprend les codes de l'élégance en osant un style très féminin, a séduit le négociant Gérard Bertrand. Issu de leur collaboration novatrice, mais s'appuyant sur des cépages emblématiques produits localement de l'Etang de Thau à celui de Leucate, un Languedoc blanc, Baies des perles, vient de sortir, Au coeur de l'innovation scientifique, dans la ligne de l'Ecole d'Agriculture de Montpellier, Sup'Agro pour l'enseignement et l'INRA pour la recherche ont bâti une expertise qui se fond aujourd'hui en un pôle unique. La profession et les vignerons sont sollicités pour participer à l'élaboration des vignobles du futur, adaptés à de nouvelles conditions climatiques et de production. L'innovation par la révolution numérique pour le vin, dont The conversation se fait l'écho, trouve avec le label French Tech à Montpellier les moyens de son expression. Les outils développés par les nouvelles technologies se mettent au service du vigneron, du drone dans les vignes à le-commerce, des outils de réalité augmentée ou d'interaction avec le consommateur aux applications liées à l'oenotourisme, à l'exemple de Geovina en Languedoc.

En 2016, un festival destiné à la jeune génération, les "Vino Days", de la pédagogie avec l'Ecole des Vins, u Mas e Saporta au centre du tourisme vinicole, à Montpellier, les AOC fourmillent d'idées. Le salon mondial Millésime Bio confirmera du 25 au 27 janvier, l'ancrage nature de nos terroirs. Vinisud, grand rendez-vous des vins de la Méditerranée, s'élargit et ouvrira ses portes, en février, à plus de 1700 exposants et deviendra annuel. 2016 sourit déjà aux projets d'un Languedoc amarré à ses terroirs, abouti dans son chemin qualitatif, innovant et audacieux, témoin de la vitalité de vignobles et de vignerons en pleine reconnaissance de leurs efforts.

Florence Monferran

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Montpellier à l'heure bio


Du 25 au 27 janvier, le salon Millésime Bio, organisé par Sudvinbio, parera le vin et la ville de vert.

Réservé aux vignerons certifiés bios, il réunira au Parc des expositions 900 producteurs de 15 pays de l'hémisphère nord comme sud. Le Languedoc-Roussillon, première région bio de France, sera très largement représenté avec 233 exposants, dont une cinquantaine venue du grand Montpellier et du Bassin de Thau.

 Conférences, dégustations des meilleures cuvées avec Sud de France, rencontres, feront un tour d'horizon de la qualité des vins, des techniques menées à la vigne et en vinification, les réglementations et marchés ouverts à la culture biologique.

Une kyrielle de manifestations s'agrège dès dimanche 24 janvier au salon officiel, dans et autour de Montpellier. Le vin de mes amis à Castelnau-le-Lez, les Affranchis à Flaujergues, les Vignerons de l'irréel et les Outsiders à Montpellier, De chemins en pistes à Fréjorgues, Biotop wines à Palavas, une Battle carignan-grenache salle Pétrarque proposeront des dégustations, des assiettes toutes simples ou des dîners, des animations musicales ou des soirées concert.

"Ca va guincher!" promettent les vignerons.
Autour du vin bio, c'est toute une culture du partage qui s'installe pour quatre jours aux couleurs du bon, du naturel et de la fête.

Florence Monferran

 

Consommation

Une étude commandée en 2015 à l'institut de sondages Ipsos à l'échelle européenne révèle que la consommation de vins bios n'est plus anecdotique, dans un contexte général favorable. 35 % des européens boivent du vin bio.

Ils sont 51 % en Suède, 35,8% en France. La consommation est plus jeune que la moyenne (23 % ont moins de 35 ans), plus féminine (50,5% des consommateurs réguliers sont des femmes) et plus réfléchie (soucieuse de traçabilité et d'environnement).


A télécharger sur : www.millesime-bio.com

 

Bonne année viticole 2016 !

Des travaux et des jours représentés au XIIe siècle à travers plantation et taille (mars),
vendange et foulage du raisin (septembre). Psautier, artiste inconnu, Normandie, 1180

Des travaux et des jours: le calendrier vigneron égrène l'année viticole. Puissent ces jours, en 2016, porter la prospérité de nos vignobles, des acteurs de nos terroirs, et d'un patrimoine vivant en plein renouveau. Puisse le millésime 2015 remplir toutes les promesses et les espoirs qu'il laisse entrevoir!

Florence Monferran

Changements climatiques, vins et terroirs à l'issue de la COP 21

Le réchauffement continu de la planète depuis la révolution industrielle, de + 1,5° à Montpellier en 150 ans, connaît une accélération brutale dans les dernières décennies. la température s'élève, le cycle des pluies se dérègle, la variabilité du climat s'accroît (épisodes cévenols, gels, étés secs). Les zones favorables à la viticulture se déplaceront sur un axe sud-est / nord-ouest, selon le dernier rapport de Greenpeace. Le Languedoc et l'ensemble des vignobles du Midi seront bien les premiers exposés à la sécheresse, au risque de montée du niveau de la mer, à l'érosion de la biodiversité. Les impacts sur les cépages, les pratiques à la vigne et en cave, les terroirs appellent des adaptations urgentes qui mobilisent chercheurs, pouvoirs publics et professionnels du monde viticole.

Pour l'instant, même si la vigne se développe plus vite, avançant les dates de vendanges, les hausses de température ont un effet bénéfique sur la qualité, donnant des vins plus alcoolisés, moins acides. Aussi, les vignerons se félicitent-ils d'une succession de millésimes excellents. Mais les composantes biochimiques du raisin se modifient, découvrant de nouveaux profils aromatiques qui influent sur le goût du vin.

Le changement climatique altère les rendements et  quand la vigne manque d'eau, en stress hydrique comme nous l'avons connu ces dernières années, l'échaudage altère la qualité et  la viabilité même de la vigne. 

Les impacts économiques toucheront l'utilisation des produits, les coûts de production, les revenus des viticulteurs. L'augmentation du risque de perte de récolte, et du risque sur la valeur du vignoble sont à craindre. Un enjeu patrimonial fort tiendra à la modification des terroirs. L'introduction de Carignan est testée à Bordeaux. Les chercheurs envisagent la présence en 2040 de cépages méditerranéens en Bretagne, ou de champagne en Pologne. Nous entrerons dans une compétition accrue entre régions, mais aussi avec les pays émergents en Europe, Angleterre et Allemagne en tête, et dans le Nouveau Monde.

Comment s'adapter à cette nouvelle donne?

Les avancées scientifiques visent à implanter des cépages plus tardifs, modifiés par métissage ou crées. L'INRA dispose pour cela d'une collection unique sur trois domaines en Languedoc (Chapitre, Vassal, Pech Rouge).
Le traçage de la carte génétique de la vigne permet de repérer des gènes résistants à la sécheresse, aux principales maladies.
A cette modification, des vignerons préfèrent de vieilles méthodes, la réintroduction de cépages oubliés ou rares, adaptés au lieu de production, ou la sélection massale (surgreffage de sarments à maturité tardive, ou de pieds très qualitatifs). Les nouvelles techniques de vinification seront à visée corrective: désacidification, utilisation de levures moins efficaces dans la transformation du sucre en alcool, voire désalcoolisation du vin.
Les chercheurs testent de nouveaux modes de conduite de la vigne qui la protègent de la chaleur et séquestrent le carbone dans le sol, comme la taille "en cordon déployé", laissant le feuillage retomber sur la grappe, l'enherbement, la plantation d'arbres dans les vignes. Des pratiques que connaissent bien les adeptes d'un retour à des conduites propres et diversifiées du vignoble, de la biodynamie au labour à cheval, au désherbage naturel par moutons et chèvres.
Entre les deux tendances qui convergent en quelques points, l'agriculture conventionnelle, longtemps négligente de la question environnementale, a appauvri la biodiversité et les sols. Le réchauffement climatique fournit l'occasion de rattraper un mouvement en marche, que les pouvoirs publics ont inscrit en "agro-écologie" dans la loi d'avenir pour l'agriculture (2014). Des scenarii envisagent une vigne totalement bio, tout au moins en agriculture raisonnée en 2050, usant de panneaux solaires, de circuits de distribution courts et économe en eau. L'irrigation, là où elle sera possible, sur environ  1/4 du vignoble languedocien, sera ponctuelle et de précision, en goutte à goutte, et peut-être issue du recyclage d'eaux usées, en test à Pech Rouge, à Murviel-lès-Montpellier.

Quelles stratégies pour continuer à produire sur nos terroirs?

Les stratégies figées (ne rien changer) ou conservatrices d'un état ne suffiront pas à faire face aux bouleversements, prédisent les chercheurs. La prospective imagine une délocalisation des terres, voire des vignobles nomades, et même sur roulettes! Maintenir les vignobles dans leurs aires actuelles, même si la qualité des vins se modifiera, demandera des innovations radicales. Le viticulteur, attaché à son terroir, est prêt à y consentir, estime Jean-Marc Touzard (INRA). Il faudra déplacer les plantations, modifier les expositions, s'adapter sans cesse. C'est l'occasion pour les viticulteurs, leurs syndicats, de repenser leur stratégie à tous les niveaux, à l'échelle locale  sur la parcelle, l'exploitation, le terroir, mais aussi à l'échelle de la région, du pays.
Les chercheurs envisagent non pas une, mais des solutions, multiples, combinées entre elles, conçues pour chaque territoire, interactives entre scientifiques, pouvoirs publics et vignerons.

Dernière inconnue, comment les consommateurs percevront-ils ces changements?
Le goût du vin évolue de tous temps. Celui du réchauffement n'y échappera pas. Testés à Bordeaux, de tels vins donnent des résultats mitigés: séducteurs de prime abord, ils lassent dans la durée des dégustations. Le consommateur aussi devra s'adapter.

Les changements climatiques changeront avec eux nos cépages, nos pratiques, nos patrimoines viticoles. Jusqu'à + 2° en 2040, objectif fixé par la COP 21, le maintien des vignobles actuels est envisageable, y compris dans le Midi. Les années cruciales à venir malmèneront la notion si française de terroir - il n'existe pas de traduction au mot - , déjà classé au patrimoine de l'UNESCO en Bourgogne et en Champagne. Que deviendra la notion même de patrimoine quand on projette des vignobles nomades? Un sacré défi pour nos chercheurs, nos pouvoirs publics et professionnels, et pour le vigneron dans son quotidien, à la vigne et en cave, de plus en plus connecté aux battements du monde.
Florence Monferran

Restaurer la biodiversité

L'exemple du projet LIFE+ Biodivine: le projet a pour objectif de conserver des espèces par aménagement des structures paysagères agricoles. Il est coordonné par l'IFV, financé par l'Union Européenne sur sept sites (France, Espagne, Portugal) dont trois en Languedoc: Costières de Nîmes, Limoux, Cotes de Thongue. Il vise à recenser, restaurer et replanter des haies, arbres isolés, créer des mares, remonter des murets et cabanes en pierre sèche, enherber, semer des parcelles au repos, lutter contre la confusion sexuelle au lieu de se servir de pesticides. L'expérience en Cotes de Thongue, retracée au Sitevi par Emilie Alauze, viticultrice, présente l'originalité de proposer un autodiagnostic par le vigneron lui-même sur la biodiversité et l'eau.


Autre initiative, une pratique d'enherbement en AOP faugères a été visitée par Stéphane Le Foll, Minsitre de l'Agriculture. Il a découvert un des premiers GIEE (Groupement d'Intérêt Economique et Environnemental) reconnus en Languedoc-Roussillon, le GIEE de la CUMA des Enherbeurs, collectif de quatre viticulteurs.

 

Florence Monferan

La viticulture languedocienne au coeur des changements mondiaux

 
Domaine du Chapitre, Villeneuve-lès-Maguelone, Agenda de 1915

 


Stand "Recherche et innovation" au Sitevi, Montpellier

La viticulture languedocienne connaît en cette fin d'année une intense activité avant les fêtes qui la clôtureront. Il en ressort trois thématiques principales, objet de toutes les attentions, à l'instar des changements climatiques et des marchés à l'export, ou souci récurrent, comme peut l'être la question de la transmission des exploitations. Trois enjeux, dont le fil directeur, le tronc commun, le socle les relient à un patrimoine millénaire propulsé dans un nouveau monde en train de se dessiner.

Le développement à l'international

"La concurrence n'est plus avec son voisin, mais avec les régions viticoles du monde entier" rappelle l'élu Yvon Pellet. Dans l'optique de redonner une place de choix à notre viticulture à l'international, l'Observatoire viticole du département de l'Hérault organisait le 4 décembre à Montpellier un colloque sur "les nouvelles dynamiques viticoles internationales". 30% des volumes produits dans le département sont destinés à l'export, en premier lieu vers l'Europe (Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Royaume-uni). Chine et Etats-Unis constituent également d'importants marchés. Des délégations de Sud de France Développement , dans une action régionale, et de Montpellier Méditerranée Métropole, liée à des accords historiques avec Chengdu, étaient d'ailleurs reçues en Chine au mois de novembre. Des vignerons, notamment de Pomerols, Pic-Saint-Loup et de l'AOP Grès de Montpellier, faisaient partie du voyage. Pour exemple, 22 vignerons de la Métropole réalisent un chiffre d'affaire d'un million d'euros avec la Chine, appuyés par un système de paiement garanti à la commande par les instances chinoises. Les exportations de vin du Languedoc progressent de + 6,6 % en 2014, et + 7 % déjà en 2015.

Le changement climatique dans la viticulture, notamment en zone méditerranéenne

Hausse des températures, baisse de la pluviométrie, variabilité du climat, modification des terroirs et des caractéristiques des vins touchent et impacteront le Languedoc. COP 21 oblige, le sujet fleurit depuis plusieurs mois dans la presse, occupe conférences et tables rondes, mobilise les chercheurs du monde entier. La métropole languedocienne y prend toute sa part. Un programme national multidisciplinaire, le projet LACCAVE, est co-animé par Jean-Marc Touzard, directeur de recherches à Montpellier. Un pôle unique INRA (recherche) / SupAgro (enseignement supérieur) va être mis sur pied, au service des viticulteurs. Il travaillera sur la diversité génétique, la création de cépages, les pratiques culturales et oenologiques, le marketing, la communication, avec l'aide de start'up locales.

D'un autre point de vue, un mouvement propulsé par la conversion en agriculture biologique et en vins naturels, oppose au tout scientifique, qui a longtemps négligé les questions écologiques, une manière plus libre et plus diversifiée de conduire la vigne et la cave. Basées sur l'observation, le retour aux cépages anciens par exemple, ces pratiques ont posé au coeur de leur action le respect du raisin, du vigneron et du consommateur, de l'environnement. Deux visions, entre scientisme et empirisme, que l'urgence climatique, les défis lancés à l'échelle mondiale feront, qui sait?, marcher dans le même rang. Les solutions préconisées par les chercheurs passeront par des actions collectives et multiformes dont certaines intègrent déjà des méthodes bio et douces, de l'enherbement des parcelles jusqu'aux circuits courts de distribution.

La transmission des exploitations viticoles

Pour parler de marchés à l'export, d'avenir, d'adaptation à de nouvelles conditions de production, encore faut-il qu'il reste des viticulteurs. Troisième défi, et non des moindres, le devenir des exploitations fait souci. La viticulture occupe encore 50% des terres agricoles , mais la pyramide des âges montre un vieillissement inquiétant. Partout, les repreneurs font défaut: 70 % de vignes n'ont pas de successeur dans le pourtour montpelliérain. Les syndicats, les présidents de caves coopératives alertent sur la difficulté à installer des jeunes, de par la lourdeur des investissements, la faiblesse de la rentabilité, la dureté du métier. Montpellier Méditerranée Métropole l'évoquait récemment en conférence de presse, un Plan Local d'Urbanisme à l'échelle intercommunale est en réflexion. Il est conçu comme un outil marquant la volonté de réserver des terres à l'agriculture, à côté de terres vouées au développement démographique et aux autres secteurs économiques.

Les initiatives se multiplient en Languedoc, tant institutionnelles que professionnelles, collectives qu'individuelles, locales qu'internationales. Un mouvement est en marche, autour d'une viticulture traditionnelle en pleine mutation qualitative depuis une vingtaine d'années, au coeur de l'innovation et de l'inventivité, dynamique à la vigne aussi bien que sur un salon à l'étranger. Une viticulture, comme le rappelait le chercheur Jean-Marc Touzard, "qui s'adapte au monde, et le fait depuis 5000 ans"

Florence Monferran

12e Fête des Vignes de Montpellier Méditerranée Métropole

De g. à d: Noël Segura, Maire de Villeneuve-lès-Maguelone, Yvon Pellet, Conseiller délégué aux activités viticoles, Isabelle Touzard,
Vice-présidente déléguée à l'agro-écologie, Christophe Clipet, directeur du Domaine du Chapitre (Photo: Christophe Ruiz)

A l'image du Domaine du Chapitre à Villeneuve-lès-Maguelone, où elle était présentée en conférence de presse, la 12e Fête des Vignes de Montpellier Méditerranée Métropole s'inscrit dans la tradition, l'innovation et le dynamisme. Une quarantaine de stands vignerons témoignera de la richesse de cette viticulture qui a pris le virage de la qualité en quelques années. Une viticulture ancestrale, pilier de l'économie locale, tournée aujourd'hui vers les nouvelles technologies et l'international - une délégation de Montpellier Métropole revient tout juste de Chine - . Une viticulture intégrée dans les projets en cours d'élaboration de politique agro-écologique et alimentaire, et de mise en lien de l'agriculture et du tourisme comme moteurs économiques. Une viticulture au coeur de l'innovation, avec les fleurons de l'enseignement supérieur et de la recherche Sup'Agro et INRA, travaillant de concert sur la vigne de demain, appuyés par un florilège de start'up projetant le monde du vin dans le numérique. Isabelle Touzard, vice-présidente déléguée à l'agro-écologie et l'alimentation le souligne, ce trinôme tradition / innovation / dynamisme devra faire face à deux enjeux majeurs: l'adaptation de la vigne et du vin aux changements climatiques, et la transmission des entreprises viticoles, qui manquent à l'heure actuelle de relève.
C'est cette viticulture en action et en réflexion qui sera célébrée, dans sa dimension festive, d'une fête solidaire qui "comme toutes les manifestations en ce moment" sera une forme de résistance aux événements, confie Yvon Pellet, conseiller délégué de la métropole. 120 000 visiteurs sont attendus pour déguster, échanger, en toute convivialité et en deux temps: les vendredi 27 et samedi 28 novembre sur l'Esplanade (de 10h à 20h) à Montpellier, et dimanche 29 novembre chez les vignerons, dans les caves et domaines de l'agglomération.
Florence Monferran

 

Une solidarité indéfectible
depuis sa création, la Fête des Vignes reverse l'intégralité des recettes des tickets à une oeuvre caritative et sera solidaire du Sidaction.

 

 

Vendredi 27 et samedi 28 novembre
sur l'Esplanade:


le village vigneron s'installe au coeur de Montpellier, avec ses producteurs, bar à vin, conseils oenologiques, ateliers de dégustation, jeux et cadeaux, fanfare.

Stands vignerons:
 2 € le verre pour trois dégustations au choix, un billet de tombola et un coupon d'achat dans les caveaux. Les artisans locaux proposeront des produits du terroir à déguster avec les vins.

Ateliers de dégustation:
 "le vin dans tous les sens", "quel vin choisir pour un apéritif", atelier de cuisine autour du vin
Oenoguide pour dénicher les vins selon ses goûts, son budget

Jeux et cadeaux:
 parcours olfactif, "questions pour un vigneron", animation photo, jeux de société sur la vigne et el vin, tombola et questions surprises toute la journée pour gagner des cadeaux

Musée Fabre:
 visites oenologiques avec dégustation en présence d'Alexandre Thouroude, animateur des Grès de Montpellier, les 27,28 et 29 novembre  à 11h et 16h30

Dimanche 29 novembre


Les vignerons ouvrent les portes de leurs caveaux et domaines. Les dégustations de vins et de produits du terroir dans les 36 domaines participants seront agrémentées d'expositions, concerts et animations.

Consultez le programme complet sur
www.montpellier3m.fr/fetedesvignes2015 et sur www.facebook.com/fetedesvignes

 

Languedoc-Roussillon : première région viticole de France

  • 29,5 % de la production française
  • 224 000 ha de vignes
  • 13,56 millions d'hectolitres en 2015 (estimation)

Elle produit 70 % des vins français à Identité Géographique Protégée (IGP) et ses AOP sont désormais reconnues.

Les vins des 31 communes de la Métropole

Différents terroirs historiques se distinguent au sein de l'Appellation d'Origine Protégée Languedoc : Pic-Saint Loup, Saint-Georges d'Orques, Saint-Drézery, La Méjanelle, Grès de Montpellier, en rouge et rosé, et Picpoul-de-Pinet en blanc. En IGP : Pays d'Oc, Méditerranée et pays d'Hérault (Bérange, Bénovie et Collines de la Moure)

 

Partageons les fruits de la vigne, d'ici et d'ailleurs

Après des jours éprouvants, se pose à tous la question: faut-il continuer à se divertir, à se rassembler dans la convivialité, à célébrer le vin en ce mois de novembre qui lui était dédié en Languedoc? A Paris, restaurants, bars à vin, lieux de spectacle, incarnant un art de vivre à la française visé par les attentats, multiplient les initiatives, à l'instar de "Tous au Bistrot!". Bernard Baraillé le rappelle, cette joie de vivre nous distingue aux yeux du monde et marque une forme de résistance à la peur aujourd'hui.

Le 3ème jeudi de novembre, revient le Beaujolais Nouveau, comme un rendez-vous immuable sur nos agendas. Un rendez-vous dont Gilles Paris, Président d'Inter Beaujolais fixe les contours cette année: "A l'heure où notre culture et notre art de vivre sont attaqués, il nous semble indispensable de maintenir les principaux événements marquant l'arrivée des Beaujolais Nouveaux 2015 (...) Ils maintiendront la tradition, fiers, plus que jamais, d'être français! Par respect pour les victimes et leurs proches, une minute de silence sera respectée lors des différents événements."

Le SITEVI (salon international des équipements et savoir-faire pour des productions vigne-vin, olive, fruits-légumes), inscrit dans tout agenda vigneron après les vendanges, débutera mardi 24 novembre sous le signe de la question environnementale avec des moyens de sécurité renforcés, annonce sa directrice, Martine Degremont. La 12ème Fête des vignes de Montpellier Métropole est maintenue, du 27 au 29 novembre sur l'Esplanade à Montpellier et dans les caves et domaines de l'agglomération, où les vignerons partageront leur passion avec les visiteurs, dans un moment de découverte et d'échange. "L'art et le vin rapprochent les hommes" disait Goethe. Nous dirons de cet art de vivre qui intègre depuis quelques jours la peur dans son quotidien qu'il est aussi accessoire qu'indispensable.
Ultime pied de nez à une année bien sombre, dont il éclaire les derniers jours, le millésime 2015 sera de l'avis de tous, vignerons et professionnels, un grand cru en France, un grand cru en Languedoc.

Florence Monferran

Les vins Sud de France confirment leurs bonnes performances à l’export

La publication des chiffres des exportations de vins du Languedoc-Roussillon par la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DRAAF) met en lumière les excellentes performances des exportations des vins Sud de France pour le premier semestre 2015.
Les AOP du Languedoc-Roussillon tirent leur épingle du jeu. Le total cumulé des exportations de vins régionaux à AOP atteint, sur les six premiers mois 2015, 104,1 M€ (+13% par rapport à 2014 – année record !) pour 309 milliers d’hl (+7%). Ce qui permet aux vins Sud de France d’atteindre en juin une nouvelle part record dans les exportations nationales d’AOP : 13% en quantité et 6% en valeur.
La Chine, premier client des AOP régionales, continue de progresser
Les ventes à la Chine de vins AOP tranquilles rouges et rosés progressent sur les six premiers mois de 2015 de 53% en valeur et de 50% en quantité. Le rythme de croissance est donc très fort pour les exportations vers le premier client (pour les AOP) qui absorbe en 2015 plus du quart des volumes totaux d’AOP régionales rouges et rosés contre 16% un an plus tôt.
C’est le résultat direct des opérations menées par Sud de France Développement, l’unique porte d’entrée vers l’export pour les entreprises du Languedoc-Roussillon. Pour 2015, en Chine, une quarantaine d’opérations est organisée par Sud de France Développement pour le compte de la Région Languedoc-Roussillon.
Les prochaines opérations en date sont le lancement du premier concours Top 50 des vins Sud de France sur l’ensemble du territoire chinois, les 17et 18 septembre ; l’accompagnement des entreprises régionales aux salons Tang Jiu Hui, du 28 au 30 octobre, Hong Kong International Wine & Spirits Fair du 5 au 7 novembre, ProWine du 11 au 13 novembre et la mission de prospection dans les villes secondaires chinoises du 29 octobre au 2 novembre.
Sud de France Développement : un dispositif « tout terrain »
Sud de France Développement par le biais des Maisons de la Région Languedoc-Roussillon de Shanghai et de New York s’attache aussi à valoriser les vins régionaux avec des résultats significatifs puisqu’en Chine, les vins Sud de France s’exportent au prix moyen de 237,5 €/hl (+30,8% de hausse depuis 2012) et aux Etats-Unis, au prix moyen de 391,4 €/hl (+56,1% de hausse depuis 2012).
En 2015, les Etats-Unis ne sont pas en reste d’ailleurs avec une progression de +43% en valeur et +37% pour les vins AOP régionaux par rapport aux six premiers mois 2014.

Vin et cinéma aux Journées européennes de l'oenotourisme

Les Journées européennes de l'oenotourisme ont pris leurs quartiers du soir samedi 7 novembre à Frontignan, où l'alliance vin et cinéma, pratiquée depuis quelques années avec les Emmuscades, a trouvé une nouvelle déclinaison. La Ville et le Forum Oenologie, organisateurs du prochain festival international du film sur la vigne et le vin, du 26 au 29 ami 2016, ont proposé un avant-goût des festivités. Rendez-vous était donné aux amateurs au CIné-Mistral de Frontignan, où l'équipe de Priscilla Schneider s'était mobilisée autour de l'événement. Après quelques mots d'introduction de Michel Sala et Kelvine Gouvernayre, élus délégués au patrimoine et à l'oenotourisme, la bande-annonce du prochain Festival Oenovideo a présenté la teneur de la compétition. L'assistance nourrie s'est plongée dans l'univers du vin sous toutes ses facettes et ses pays avec la projection d'une série de courts-métrages déjà primés. Puis le film "Premiers crus" de Jérôme Le Maire a mis en lumière le terroir, le métier de vigneron, la transmissions de pratiques et de savoirs en Bourgogne, à travers deux générations incarnées par Gérard Lanvin et Jalil Lespert. En guise d'entracte entre les deux projections, le Club muscat avait organisé une dégustation en plein air, avec l'aide d'une météo clémente. Les spectateurs ont pu ainsi goûter, dans un mariage avec fromages et desserts, cinq vins récompensés aux Muscats du monde, autre manifestation fruit du partenariat de la ville et du Forum Oenologie. Le Maire, Pierre Bouldoire, pouvait se féliciter d'une belle soirée autour de la culture du vin, et d'un terroir des muscats cher aux Frontignanais.
Les Journées européennes de l'oenotourisme se sont poursuivies dimanche 8 novembre par une découverte du Domaine de la Peyssonnie, avec initiation à la taille et dégustation. Cette balade gourmande était la dernière d'une saison prolongée par la douceur du temps. Les balades reprendront le 22 avril 2016.


Florence Monferran

Les inscriptions pour participer aux concours du festival du film (fictions, documentaires, publicitaires, longs et courts métrages) et à terroirs d'images, exposition de photographies, sont ouvertes sur: www.oenovideo.com.
La réalisation des futures affiches du festival a été confiée au photographe frontignanais Alain Marquina, déjà primé à Terroirs d'images. Présent à la soirée, il ne pouvait rien dévoiler du contenu, si ce n'est qu'il y sera question de muscat, de Frontignan, et de macrophotographie, sa passion.

 

Les cinq vins dégustés:

  • Lumière d'automne, cuvée 2007, Château Stony (Frontignan France)
  • 12 ans d'Age, cuvée 2002, Frontignan Muscat (Frontignan France)
  • Belle étoile, cuvée 2014, Domaine Peyronnet (Frontignan France)
  • Alpinae Fior d'arancio Passito, cuvée 2011, Domaine Vignalta (Arquà Petrarca, Italie)
  • Classico, Moscatel del Douro, Adega de Favaios (Favaios, Portugal)