Vigne

Les vignerons de Pézenas sur le chemin de l’obtention du Cru

L’Hôtel de Peyrat, qui abrite l’Office de tourisme de Pézenas Val d’Hérault, servait d’écrin, le 2 septembre, à la présentation de la cuvée Côté Mas, Pézenas, terroir fusionnel.  Dans la salle de la cheminée, ornée de tableaux en exposition, les producteurs de l’appellation Languedoc-Pézenas faisaient découvrir lemillésime 2015 de ce vin collectif, porteur du terroir. La cuvée en effet est issue, à l’initiative de Jean-Claude Mas, négociant-vigneron, de raisins d’adhérents volontaires pour cette démarche, sélectionnés pour leur typicité représentative de la dénomination Pézenas. A cette occasion, une sélection des anciens millésimes était offerte à la dégustation, avant une dernière soirée des Estivales entièrement consacrée aux vins en AOP Languedoc.
La Dénomination Pézenas a été reconnue dans le cadre de la hiérarchisation des AOC Languedoc en 2007. Une mosaïque de sols  la composent : cailloutis, schistes, calcaire et grès, liés entre eux par une coulée de basalte. C’est elle qui confère à ce terroir sa spécificité et un paysage caractéristique, dans une succession de petites vallées et de plateaux, traversés par plusieurs cours d’eau, sous influence du climat méditerranéen. Les vins qui en sont issus s’appuient sur des cépages anciens (carignan, cinsault et grenache) et plus récents (syrah et mourvèdre).
Les vignerons souhaitent aller plus loin et oeuvrent à l’obtention du cru AOP Pézenas, à l’instar des terroirs des Terrasses du Larzac ou de la Clape. Rassemblés autour d’une terre commune, ils viennent de tous horizons. Installés depuis plusieurs générations ou nouveaux venus issus de différents univers (chef d’entreprises, journalistes, professions libérales) le projet commun d’accéder au statut de Cru les réunit.
Cette étape supplémentaire dans la reconnaissance de la typicité de ses vins exige des identifications, puis des délimitations parcellaires, ainsi que des cahiers des charges rigoureux. Stéphane Martin, trésorier du syndicat, explique que « les vignerons pensent parvenir au bout de la démarche avec l’Institut National des Appellation d’Origine d’ici deux ans pour les vins rouges. Le travail  portera ensuite sur les blancs et les rosés. Le conseil technique syndical est déjà au travail ».
L’obtention du cru doit démontrer la spécificité et la typicité du terroir en question Jean-Claude Mas, implanté dans le vignoble et fortement impliqué dans la démarche, joue un rôle moteur, à l’exemple de sa proposition de cuvée « fusionnelle ». Un opérateur puissant qui joue le rôle de locomotive, un oenotourisme fort, avec des démarches syndicales structurées (Vins,Vignes et Terroirs au printemps, Estivales, des partenariats avec les cavistes, hôtels et restaurants), l’AOP Languedoc-Pézenas s’appuie sur de nombreux atouts dans son cheminement vers l’obtention du Cru.

 

Côté dégustation
A la dégustation, les vins présentent une couleur relativement soutenue, du grenat au pourpre, sans excès. La palette aromatique décline surtout des arômes épicés comme le poivre blanc, la cannelle, la figue, accompagnés de quelques notes de garrigue et de petits fruits rouges  out de mûre. Le profil en bouche est très caractéristique de par sa structure tannique très fine et élégante, fondue. Les millésimes présentés, de 2007 (année de création) à 2015,  confirment que ces types de vins s’épanouissent au bout d’un an minimum, d’où la nécessité d‘un élevage qui dure entre 12 et 24 mois. Sur le conseil de Frédéric Ducros, sommelier, ces vins rouges se dégustent sur de belles viandes rouges grillées (côte de boeuf ou de toro), sur une daube provençale ou de toro, un civet de lièvre. 

Présent, Guy Cazalis de Fontdouce, vigneron à la Font des Ormes à Caux, se réjouit de la qualité du millésime 2015 mis en dégustation. « Caux, Fontès et Nizas forment un triangle d’or du Languedoc, directement sur une coulée de basalte. La qualité, des vins de garde, le Languedoc a progressé à grands pas en trente ans.  Que de chemin parcouru depuis le vin  de mes grands-parents! ».

Côté Mas 2015 est un vin jeune à la robe brillante, fruité et rond en bouche, vanillé par l’apport d’un élevage sous bois. C’est un vin gourmand.
Côté Mas 2013: la robe est plus mate, les arômes évoluent, sur un nez de fruits noirs, compotés, et une bouche  puissante, mais sans agressivité.

Mas Gabriel 2013, Peter et Deborah Core, Gabian: finesse et élégance dans un nez de fruits noirs, force de la matière en bouche, c’est une belle cuvée.

Latude 2007,  Vignerons de Fontès: sur ce premier millésime en AOP Languedoc-Pézenas, les terroirs de basalte et argilo-calcaires offrent une robe soutenue, un nez épicé, et une belle évolution en bouche.Les coopérateurs démontrent que la qualité est valable pour eux aussi. « La diversité des terroirs, des vignerons, des façons de voir apportent un réel dynamisme » selon Stéphane Martin, qui est coopérateur à Fontès.

Les cuvées suivantes sont des vins biologiques ou en biodynamie :

Domaine de Magellan 2009, Bruno LAFON et Sylvie LEGROS, Magalas, certifié: le vin offre un nez gourmand de fruits rouges, très épicé en bouche. Le Grenache apporte rondeur et alcool, notes de griotte. C’est un vin suave.

Domaine Leconte de Floris, Six rats 2015, à Caux Daniel Leconte de Floris: ce vin jeune minéral, acidulé respire la fraîcheur. Présent aux Estivales, Daniel Leconte de Floris propose un marsanne-carignan en vin blanc, avec une  fraîcheur et une minéralité égales.

Pour terminer, nos hôtes présentent à la dégustation un millésime 2008 un des plus beaux vins du Languedoc, duPrieuré Saint Jean de Bébian, à Pézenas, aujourd’hui repris par un investisseur. La robe intense, le nez fin, complexe, envoûtant, les arômes, la bouche n’a pas pris une ride, équilibrée, sans sécheresse. C’est un vin vinifié par Karen Turner, élue meilleure winemaker de l’année. Son mari, Emmanuel Pageot, présent aux Estivales, élabore des vins atypiques, en biodynamie, fruit de ses recherches sur leDomaine Turner-Pageot à Gabian.

Les Estivales de Pézenas
Dans la foulée de la dégustation, débutent les dernières Estivales. « un super concept » pour Frédéric Ducros, « qui mêle les générations, le vin, la musique, la gastronomie, avec des produits culinaires de qualité  en partenariat avec la chambre d’agriculture». Les Estivales de Pézenas se sont ouvertes, avec la ville et l’agglomération, à des partenaires de la route des vignerons et de pêcheurs, et des producteurs des Côtes de Thongue, qui viennent compléter l’offre « entre terre et mer ». Elle clôturent une saison estivale très fréquentée, à l’heure où les vignerons ont commencé à vendanger les blancs, sauvignon et chardonnay en tête. Les cailloux sont semés sur le chemin de l’obtention du cru Pézenas.
Florence Monferran

   

 

 

 

Quelques chiffres

AOP Languedoc-Pézenas depuis 2007, uniquement en vins rouges
- Superficie en production AOC : environ 1500 ha
- Aire de production sur 15 communes :
Adissan, Aspiran, Caux, Fontès, Fouzilhon, Gabian, Lieuran-Cabrières, Montesquieu, Neffiès, Nizas, Paulhan, Péret, Pézenas, Roujan, Vailhan

- Producteurs :
3 caves coopératives,
29 caves particulières

- Production en 2015 :
environ 27 200 hl en AOP Languedoc 
dont 6 100 hl en AOP Languedoc-Pézenas pour une dénomination en progression.

- Rendement maximum : 45 hl/ha


 

Les vendanges au Domaine de Roquemale

Le Domaine de Roquemale s'étend à Villeveyrac, au pied des éoliennes, entre l'ancienne mine de bauxite et les garrigues lus au nord. Un site magnifique. Le fameux viaduc qui caractérise le site vous montre le chemin à suivre. La Nature est reine à cet endroit : entre les figues de barbarie, les plantes de la garrigue toute proche, le fenouil, les olives et la vigne, tous les sens sont en éveil et surtout au petit matin.

   Pour Valérie et Dominique, les jeunes vignerons de Villeveyrac propriétaires de Roquemale, depuis début septembre c'est le temps des vendanges. En plus condensé cette année, les maturations avançant très vite. Des matinées, et souvent à partir de 5 h, surtout pour les Blancs, à la lumière des frontales. Un total de 13 jours.
Si leur production de vin est labellisée Agriculture biologique c'est bien parce qu'ils acceptent toutes les contraintes relatives à ce genre de production. Mais quelle récompense avec des vins qualifiés de structurés et élégants, très frais, digestes !
Les Terrasses, Sans Filet ou le Roq Blanc seront excellents pour l'apéritif ou sur de petits plats, tandis que les rouges plus structurés Les Grès, Lema ou Mâle, s'associeront parfaitement avec une pièce de viande. D'ailleurs, même les frères Pourcel du "Jardin des Sens" ont mis à l'honneur le Méli Mélo 2014, un I.G.P. Pays de l'Hérault, un Rouge issu du domaine.


Que de travail en amont :   si les cépages du domaine sont la Syrah, le Grenache, le Cinsault, l’Alicante, le Mourvèdre, la Marsanne, la Roussanne, le Vermentino, le Grenache Blanc, le Viognier et le Servant, Roquemale ou "Mauvaise Roche", est un berceau idéal pour des vignes qui produisent peu de raisins mais avec une très bonne maturité.
Valérie nous précise que ce qui compte ce n'est pas spécialement le degré au moment de la cueillette manuelle, mais les conditions dans lesquelles l'on procède, plutôt avec de la fraîcheur, la nuit ou au petit matin en surveillant la maturité phénolique. Ainsi, ils pourront conserver l’intégrité des baies et apporter à leur vin le maximum d’arômes. Souvent chaque parcelle est vinifiée séparément.

Avec leurs 12 cépages, Dominique et Valérie sauront tirer le meilleur du Millésime grâce à des assemblages.Mais auparavant il faut égrapper, légèrement fouler, tester, piper. Après, entre la durée des macérations en cuve et les élevages en cuve ou tonneau, une longue alchimie s'opèrera pour donner aux vins la structure souhaitée. Nos vignerons sont de vrais artistes qui grâce à la palette de leurs cépages sauront créer des oeuvres qui de plus, pour notre plaisir, pourront être appréciées par nos papilles.
Cette année, même si un peu d'eau serait souhaitable, grâce au micro-climat qui caractérise leurs 10 Ha, Valérie et Dominique sont confiants quant à la qualité de la récolte.

Jean-Marie Philipon

 

Pour en savoir plus : DOMAINE DE ROQUEMALE

http://www.notrecave.com/41_domaine-de-roquemale?gclid=CLD42tjrgc8CFQaNGwod_00Jow

Dominique IBANEZ & Valérie TABARIES

34560 VILLEVEYRAC – France

 

« La destruction est forte et lourde. Elle nécessite une mobilisation

Gouvernement et département au chevet des sinistrés


 

« Cette grêle fait partie des plus destructrices que j’ai pu voir » a déclaré le Ministre de l’agriculture. Prenant la mesure des destructions dans les vignes du Château Cazeneuve à Lauret,  du choc psychologique pour les vignerons juste avant la récolte, Stéphane Le Foll  lance un plan de mesures conjoncturelles en aide aux viticulteurs, mais aussi de réflexion, pour  travailler sur l’année en cours et sur la récolte de l’année prochaine. Il évoque des mesures plus  structurelles, concernant les pertes de fonds.
Des actions immédiates sont mises en route : exonération de la taxe foncière sur le non bâti et des cotisations sociales (reports obtenus, voire exonération complète pour les plus touchés), activation des procédures pour la mise en place du chômage partiel. Stéphane Le Foll souhaite étudier des aides plus spécifiques, dans une collaboration avec les collectivités locales, par exemple pour des caves coopératives qui verraient une grande partie de leur chiffre d’affaires remise en cause. Il a repris sa proposition d’étudier une refonte des assurances agricoles, et de la mutualisation des risques, seuls 20 à 30 % des récoltes étant assurés. « Vu la fréquence et l‘intensité des phénomènes climatiques, il faut revoir le système de protection et d’assurance. Notre système ne peut pas répondre aux catastrophes. » Il envisage la possibilité d’apports de financements européens. Il ouvrira dès le 7 septembre un grand débat à ce sujet au prochain conseil général de l'agriculture   en ayant bien conscience que, dans un contexte de production en baisse et d’une situation viticole difficile, l’assurance ne peut pas être rendue obligatoire.  Il motivera étude et rapport pour le mois de novembre.  « Il faut que nous trouvions collectivement une solution » a conclut le Ministre.

Kléber Mesquida, président du conseil départemental de l’Hérault, qui accompagnait Stéphane Le Foll, a  déclaré : « Une aide conséquente, eu égard aux dommages causés par le sinistre, sera votée par l’Assemblée Départementale très prochainement. Notre aide financière sera destinée aux vignerons, aux caves coopératives et aux arboriculteurs. Le Département travaille activement à la mise en place d’un dispositif de soutien financier exceptionnel, en concertation avec les services de l’Etat et la Région Occitanie et la profession agricole, notamment la chambre d’agriculture. Nous attendons de connaître l’évaluation globale du coût du sinistre pour affiner notre proposition.  Il a indiqué des pistes de réflexion pour le conseil départemental : aide directe aux vignerons pour accompagner le surcoût de la taille lié au sinistre, aide aux caves coopératives pour supporter le surcoût des charges de vinification.
Soixante domaines et caves coopératives touchés, 1 000 ha impactés, le Pic-Saint-Loup panse les plaies de ses vignes dans la douleur. Solidarité professionnelle, solidarité des collectivités tissent une toile d’actions concrètes autour d’eux. Pensons aussi à acheter leurs vins.

Florence Monferran

La solidarité s’organise autour des vignerons sinistrés

Une cuvée spéciale pour les vignerons du Pic Saint Loup

Jean-Philippe Granier, Directeur technique des AOC Languedoc, annonce une initiative en faveur des vignerons de l’AOP Languedoc Pic Saint-Loup dévastés le 17 août. L’orage de grêle d’une violence exceptionnelle a frappé sans distinction des vignerons-phares, Château Cazeneuve, Clos Marie, Château Lancyre, Mas Thélème, des bios et des conventionnels, des caves particulières et coopératives – la cave de Saint-Mathieu-de-Tréviers a perdu 150 ha – . L’évaluation actuelle porte sur 600 ha détruits en AOP.
Les AOC Languedoc mettent en œuvre « la solidarité entre vignerons du Languedoc et certains de ses terroirs ». Concrètement, une cuvée spéciale, en  vin rouge offert par d’autres vignerons, sera disponible dès fin novembre sur le millésime 2015. Vendue au prix de 10 € environ, au syndicat des AOC Languedoc, elle viendra aider financièrement certains vignerons ou viticulteurs qui, n’étant pas assurés,  n’auront pas reçu de soutien financier. 50 000 bouteilles sont prévues à la commercialisation.
Les sommeliers-formateurs des Ecoles hôtelières de France, visitant les AOC de l’Hérault, ont annoncé qu’ils réservaient 36 bouteilles par établissement de cette cuvée solidaire.

Dans l’est montpelliérain aussi
L’entraide fonctionne entre vignerons moins renommés. Dans l’est montpelliérain, le secteur de Castries-Vendargues a également subi la grêle, frappant des parcelles en AOP Languedoc Grés de Montpellier et en IGP. Certains vignerons, moins touchés, vont aider ceux dont la récolte est compromise. Nicolas Viguier, au Domaine Saint-Jean de l’Arbousier à Castries, a vu ses 40 ha impactés, mais de façon très aléatoire. Il assurera une récolte, un millésime, même si les vendanges s’annoncent compliquées et les risques de pourriture accrus en cas de dégradation de la météo. D’autres doivent vendanger, de façon anticipée, des raisins abîmés, sans pouvoir pousser la maturation qui n’était pas prête. Au Domaine Folle Avoine à Vendargues, Guillaume Daumond garde espoir malgré une perte lourde de la moitié de sa récolte: « si le temps est avec nous, nous pousserons les maturités pour pouvoir faire des rouges sur les parcelles touchées autour des 30% mais tout dépendra de la météo.  Nous restons un peu optimiste car nous avons 3 ha très peu ou pas abîmé. »  

Lundi 29 août, le Ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, se déplace dans l’est montpelliérain pour témoigner de la solidarité nationale et mettre en œuvre des plans d’aide à ces producteurs courageux, qui font face aux plus sombres vendanges connues de mémoire d’homme dans ce secteur.

Florence Monferran


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Des vignobles dévastés, des vignerons meurtris

Le mercredi 17 août 2016 restera une date noire dans la viticulture héraultaise. Dans l’après-midi, un couloir de grêle, venu du Gard vers Montpellier, emporte sur son passage toutes les productions agricoles, maraîchage, fruits et raisins  prêts à être vendangés. En un peu plus de quinze minutes, il saccage la moitié du vignoble Pic Saint Loup, descend vers Teyran, Vendargues. Sur une zone très étendue, la grêle frappe aveuglément. Des vignobles ne sont pas touchés, d’autres fauchés à 100 % quand les grêlons atteignent la taille d’un œuf de pigeon. Ils laissent  derrière eux une scène hivernale de routes, rues et campagnes glacées en plein été. Des vignes où il ne reste que le sarment, des vignerons sans voix, de solides gaillards qui pleurent… Le maire de la commune de Valflaunès Gérard Fabre confiait à France Bleu : "Les gens sont choqués, on n'a jamais vu un orage aussi violent. Certains viticulteurs sont touchés à 100%. C'est dramatique pour le Pic Saint-Loup. »
Pour panser les plaies, il faut faire vite. Si certains espèrent arriver au bout de la maturité du raisin, d’autres doivent aider la vigne à cicatriser. Les départs de pourriture compromettent ce qui reste. En vins biologiques, la tâche s’avère plus compliquée encore. Guy Ratier du Domaine de la Vieille à Saint-Mathieu-de-Tréviers, explique que les vignerons ont trouvé des produits et traitements biologiques en Allemagne. Panser le traumatisme ? La solidarité vigneronne joue, l’entraide et les mots pour réconforter plus atteint que soi. Guy Ratier le raconte « On s’appelle. C’est important de libérer la parole, laisser les sentiments s’exprimer. »
Après la stupeur, vient le temps des évaluations officielles. « Les territoires viticoles du Pic Saint Loup et des Grés de Montpellier sont plus particulièrement touchés avec plusieurs centaines d’hectares de vignes endommagés à 100 % » analysent les services de la préfecture de l’Hérault. Autour de Vendargues, et dans un périmètre Claret/ Sauteyrargues/Valflaunès/Lauret, les productions sont très lourdement atteintes. C’est à ces communes meurtries que Pierre Pouëssel, préfet, Olivier Jacob, secrétaire général de la préfecture et Jérôme Despey, Président de la chambre d’agriculture de l’Hérault réservent leur visite le 19 août « pour assurer les agriculteurs touchés de leur soutien et examiner les mesures de solidarité pouvant être mises en place. ». Des reports ou modérations gracieuses auprès des services fiscaux, de prise en charge des cotisations sociales des exploitants ou d’incitation à la mansuétude des banques sont envisagées. Une procédure de demande de classement des zones sinistrées au titre des calamités agricoles pour les pertes de fonds est lancée. La perte de récoltes due à la grêle, quant à elle, ne pourra être traitée que par les assurances agricoles de chacun. Les syndicats viticoles demandent aux pouvoirs publics de laisser les vignerons qui n’ont plus rien recevoir ou acheter des raisins, ce qui sera possible si l'état de catastrophe naturelle est reconnu.
Certains ne vendangeront pas cette année, et l’année prochaine sera bien maigre, tellement les vignes ont été martyrisées. Cruel coup du ciel dans un vignoble languedocien jusque là épargné par les épisodes climatiques que la France viticole a connu cette année. Le millésime 2016 sera partout un millésime bien sombre.
Florence Monferran

Premières vendanges, première grêle ...

A l'heure de rendre compte avec bonheur des premières vendanges sur le littoral, un violent orage de grêle s'est abattu, en particulier en Pic Saint-Loup, ruinant une année d’efforts vignerons. Je pense à eux, à mes amis touchés ce 17 août.

Premier tour de piste dans la récolte des blancs du littoral héraultais, les vendanges ont commencé le 16 août sur des raisins spécifiques, vermentinos sur de jeunes parcelles au Mas de la Plaine Haute à Vic-la-Gardiole, ou muscats à degré réduit destinés à l’élaboration de cuvées effervescentes à la cave de Frontignan, ouverte pour l’occasion. Les muscats du Château de Grès Saint-Paul à Lunel ouvrent le bal des vendanges en muscats secs.
Un léger retard se confirme, d’environ une semaine, dû à l’absence de pluie en début d’été. Celles de fin juillet, bénéfiques, ont évité à la vigne sur le littoral de souffrir de stress hydrique (manque d’alimentation en eau du pied) à l’exception de quelques points sur les hauteurs en Gardiole. Rien à voir avec l’Aude, très touchée par la sécheresse, ainsi que les Pyrénées –Orientales, où les prévisions évaluent la perte de récolte à moins 25%. Olivier Robert, au Mas de la Plaine Haute, ajoute: « La vigne respire le soir, le vent du nord rafraîchit. Les grains sont très aromatiques. »
L’état sanitaire du raisin satisfait des vignerons qui ont vaillamment lutté contre l’oïdium, auquel le muscat reste très sensible, le mildiou ou le retour du black-rot. Volumes et qualité sont évalués à l’identique de l’an dernier par Christophe Miron, président de la cave de Frontignan.
Plusieurs semaines intenses de vendanges se préparent, entre fièvre, tension et fatigue. A Lunel, Frédéric Bailleux, directeur des Vignerons du Muscat de Lunel-Vérargues, prévoit six à sept semaines de récolte. Les contrôles de maturité annoncent la rentrée générale le 22 août, avec l’ouverture des caves coopératives de Lunel et de Frontignan, si tout va bien.
Les touristes qui prolongent leur séjour sur le littoral auront la chance de pouvoir à la fois déguster les vins dans les caveaux de vente et ressentir l’ambiance de leur création, charrois chargés de raisin, air empli d’odeurs de pressurage… Un moment mêlant intensément travail des uns et plaisir des autres.

Le Château Grès Saint Paul ouvre le bal des muscats secs

Au Château Grès-Saint-Paul à Lunel, en AOP Muscat de Lunel mais aussi Grés de Montpellier, Jean-Philippe Servières a commencé la récolte des raisins destinés à l’élaboration des muscats secs.  A maturité normale, sur des parcelles sans beaucoup de rendements (40 hl/ha) à flanc de collines, ces muscats à petits grains bénéficient de d’une influence maritime qui compense la chaleur par des apports d’humidité  De plus, « la climatologie dite de la Baie d’Aigues-Mortes pousse les orages plus au Nord, préservant le terroir de Lunel » explique le propriétaire.
Pourquoi le Château Grés Saint Paul est-il le premier à vendanger ? Jean-Philippe Servières y voit trois raisons. Moins il y a de raisin sur une parcelle, plus vite il mûrit. D’autre part, le grain a pu se développer normalement sans manque d’eau, et enfin il souhaite vendanger assez tôt, pour garder sa fraicheur au muscat sec.
Ramassés à la juste maturité souhaitée par le vigneron, dans des rendements moyens, ces raisins destinés à l’élaboration de muscats secs de 12 à 12,5° d’alcool sont les premiers à entrer en cave dans l’Hérault, entre le 16 et le 19 août.

Florence Monferran

Début des vendanges le 16 août

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On s’oriente vers un début de vendanges le 16 août sur le littoral héraultais avec une semaine à dix jours de retard. Quelques muscats secs et vermentinos ouvrent le bal à Lunel et Frontignan. Les contrôles de maturité à partir du 16 août seront décisifs pour déterminer la date de vendange de l’ensemble des blancs secs.

Un tourisme viticole flamboyant dans l’Hérault

Le vin omniprésent cet été dans l’Hérault ? Dès le mois de juin, le magazine Decanter, référence publiée dans 90 pays, faisait figurer neuf Héraultais dans son Top 10 des domaines à visiter en Languedoc. Du littoral jusqu’aux hauts cantons, il confirmait des valeurs sûres, ainsi que quelques « outsiders », étrangers devenus vignerons ici. L’Hérault, terre de tous les  accueils, y explore les facettes de la rencontre du vin et d’une culture multiforme, touchant touristes comme locaux à la (re)découverte du département.
Fêtes traditionnelles magnifiant le terroir, lors de la 22e Fête du Grand Saint-Jean à Faugères, ou le cépage, à l’occasion du 30e Festival du muscat de Frontignan, coup de projecteur intimiste sur une appellation, à Trinque Fougasse à Montpellier, ou dans un bar à vin éphémère à Gruissan, dans l’Aude toute proche, le vin tisse la convivalité. Des salons annuels fleurissent, celui d’Aniane devient même Festival, sur trois jours. Il rassemblait en juillet de grands chefs, des artistes et des talents vignerons, là où Aimé Guibert, disparu cette année, fit croire en la renaissance d’un Languedoc qualitatif.
Fêtes villageoises, où des spectacles de revues viennent tournoyer près des cuves historiques des Costières de Pomerols, jusqu’aux incontournables Estivales, occasion de découvrir des vins et des vignerons, d’apprendre, par le biais d’ateliers d’initiation, le vin attire les foules. Initiées par le syndicat des AOC Languedoc, ces animations populaires font converger des milliers de personnes dans la célébration du vin et de ses harmonies culinaires. Le principe fait des émules, jusque dans les villages, à l’exemple de Pignan ou de Pérols.
Des conditions de dégustation optimales, c’est ce qu’offrait Le rosé qui fait des vagues à Marseillan le 28 Juillet. Douceur encore chaude du soir, brise marine, soleil descendant sur l’étang de Thau, musique enjouée, vignerons souriants… tout concourrait à un moment idéal en toute décontraction.


Du théâtre à Saint-Drézery, des expositions d’art qui s’accrochent dans chais et caveaux de vente, et même des défilés de mode à la Croix Gratiot (Montagnac), mais aussi un parcours oenologique au Musée Fabre, ou une balade patrimoniale de place en place à Montpellier, finissant chaque vendredi soir aux Estivales, les pas des visiteurs sont guidés vers un vin qui s’invite à tous les rendez-vous culturels. Des fleurons oenotouristiques innovent chaque année, à l’image des Domaines Paul Mas à Montagnac initiant des cours de cuisine pendant le service dans leur restaurant Côté Mas, ou l’Abbaye de Valmagne inaugurant une visite théâtralisée, découverte de la cathédrale des vignes et de ses vins. Autre lieu religieux emblématique, la cathédrale de Maguelone offrait, le 7 aout, un concert et des vins dans le cadre du  6e Festival des Abbayes. Occasion de rappeler combien le religieux a joué un rôle dans le maintien de la viticulture, assurant une continuité de production depuis l’antiquité sur nos terres.
L’attrait confirmé pour la culture en vins biologiques suscite des événements particuliers : Estivale de la Bio à Olargues, le 15 août, ou soirée gustative à Saint-Saturnin, chez Virgile Joly, suivie d’une projection sous les étoiles du film-documentaire « Demain ». Le vin se fait aussi respect de l’environnement.
Ses chemins prennent des accents musicaux, des plus classiques à Valmagne ou Maguelone, aux plus contemporains, à l’instar des soirées qui essaiment l‘Hérault, de Montagnac à Viavino (Saint-Christol), jusqu’à Narbonne. Ainsi au Château de l’Hospitalet, dans le massif de la Clape, les soirées Jazz de Gérard Bertrand rassemblent 1500 convives au pied des vignes, autour de buffets et de vins à profusion, festivals de saveurs. Dans la cour centrale, intimiste, résonnent ensuite les plus grandes voix et les plus beaux instruments. Alors, l’alchimie opère et mène à des sommets.
Balisés en routes oenotouristiques par le label Sud de France, organisés en circuits par le Conseil départemental, ou sentier buissonnier à la découverte d’un petit producteur local, parsemés de chambres et tables d’hôtes, ces chemins mettent en valeur un patrimoine viticole vivant et agissant, une histoire, une gastronomie, des cultures et des hommes. 
Qu’est le vin, dans une consommation individuelle maîtrisée, si ce n’est ce point de partage, mélange de sons, de senteurs et de goûts, de convivialité entre gens venus de tous horizons? Continuons à cultiver ce principe simple : faire de la rencontre entre un consommateur et un vin, bon si possible, un instant privilégié, mémorable, en un lieu devenu unique. Pour que vivent la vigne, le vin et le vigneron sur nos rivages et dans nos terres.

Florence Monferran

Un avis étranger
Au milieu de splendides paysages (Pic Saint-Loup, Mont Baudile) entourant Montpellier, ou près de villes pittoresques comme Pézenas, associée à Molière, le magazine Decanter distingue des vignobles réputés, Pic Saint Loup, Faugères , Montpeyroux, mais aussi des IGP comme les Cotes de Thongue. Il évoque le rôle du vin blanc, « en train de devenir incroyablement important dans la région », à travers la popularité croissante du Picpoul de Pinet.
Si le développement du tourisme du vin en Languedoc est récent, la journaliste Rosemary George MW  note que «les choses changent petit à petit. (…) La variété de vins et de terroirs d’accès facile depuis Mtp est considérable ».

Top 10 des Domaines à visiter en Languedoc : l’avis et les commentaires de Decanter

  • Domaine de l’Hortus, de Jean Orliac, un des pionniers du Pic St Loup, à Valflaunès
  • Prieuré Saint-Jean de Bébian, planté dans les treize cépages de l’appellation Châteauneuf du pape aujourd’hui propriété russe, à Pézenas
  • Mas Gabriel, des néozélandais Peter et Deborah Core,  installés en 2006, à Caux
  • Domaine Ollier-Taillefer,  en AOP Faugères, à Fos
    Une des appellations favorites de la journaliste. Difficile de sélectionner un vigneron parmi les 50 de l’appellation. Elle choisit  Luc et Françoise Ollier-Taillefer et la qualité de leur accueil
  • Domaine La Croix belle, un des plus grands domaines en Cotes de thongue, à Puissalicon
    Jacques Boyer y produit un large éventail de vins

Deux folies montpelliéraines à l’honneur, en AOP Languedoc Grés de Montpellier:

  • Château l’Engarran, Diane Losfelt et Constance Rerolle, à Juvignac
  • Château de Flaugergues Pierre de Colbert, descendant du ministre de Louis XIV, à Montpelliert

et

  • Villa Dondonna, Jo Lynch et André Suquet, au délicieux Mourvèdre. En  AOP Terrasses du Larzac, dans le village attrayant de Montpeyroux, qui a beaucoup gagné en importance. 
  • Château Saint-Martin la Garrigue à Montagnac. Le domaine produit un de meilleur picpoul de pinet.
  • Château Camplazens à La Clape, Susan and Peter Close, des « outsiders » bienvenus en Languedoc

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Egalement une appli pour nos amis anglophones de passage : 15 routes, 500 wineries, The wines and winemakers of Languedoc-Roussillon de Peter Gorley, Disponible sur iPad, iPhone et sur Mac, Hamilton John Publishing

Abbaye de Valmagne : un vignoble millénaire

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A l'heure où les oiseaux reprennent de la vigueur, qu'il est bon pour nous aussi de profiter de belles soirées pour découvrir au nord du bassin de Thau, un vignoble millénaire qui cache aussi un écrin de verdure, celui de l'Abbaye de Valmagne.  Les cigales vous berceront durant votre balade tandis que commençant à rêver, vous réaliserez qu'il y a plus de 8 siècles déjà les moines cisterciens, au 12ème siècle, avaient planté de la vigne à Valmagne, comme dans toutes leurs abbayes. Les plus courageux découvriront à travers leur cheminement toutes les vignes du domaine, tandis qu'au pied de l'abbaye un conservatoire des cépages témoigne de la richesse du vignoble et de sa longue histoire : "Si ce ne sont plus les moines qui gèrent la viticulture, la configuration, les noms des parcelles et la qualité des vins qui en sont issus ont très peu changés" expliquent les propriétaires. En termes techniques aussi, la culture de la vigne est menée dans le respect du terroir. Reconverti peu à peu en agriculture biologique , le domaine de 58 ha a obtenu le label "Qualité Environnement" en 2005.  Sélection parcellaire,  conditions d'hygiène scrupuleuses s’allient aux techniques les plus modernes en vinification comme à la mise en bouteille, sans cesser de se mettre au service de l'expression du terroir.

Après une halte au jardin médiéval pour reprendre son souffle, il est grand temps de se rapprocher de la majestueuse abbatiale. Direction le caveau pour découvrir les vins du domaine. Les parties les plus escarpées de Valmagne ont été classées, sur 40 ha, en Appellation d’Origine Protégée Languedoc il y a plus de 30 ans. On y trouve deux terroirs bien distincts. Au sud une partie argilo-calcaire  et au nord, séparé par une barrière rocheuse, un terroir de grés rouges où l'on produit l’AOP spécifique Languedoc Grés de Montpellier. Les vins de pays sont cultivés sur le plateau sud de l'Abbaye. En sont issus les cuvées Cardinal de Bonzi et Turenne, en Languedoc Grés de Montpellier, les AOP Languedoc, des vins de terroir aux arômes flamboyants et des IGP Collines de la Moure, vins de plaisir très fruités.

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Alexis, le caviste vous donnera tous les renseignements pour que vos sens soient en éveil. Et si les blancs ont la primeur du jour, c'est pour mieux garder en bouche certains arômes de pêche, de miel et d'abricot, qui dégagent de la puissance. Il faut dire qu'avec les cépages blancs méridionaux retenus, viognier, roussanne, marsanne, grenache blanc et bourboulenc, le résultat devait être magnifique. La cuvée de "Bernard et Benoît" en témoigne. Toujours en blanc, la cuvée de Turenne et sa belle robe dorée révèle ses senteurs de miel et de fruits tandis que le secret de Frère Nonenque se révèlera plus vif.

Le caveau nous a livré quelques uns de ses secrets, cependant Alexis nous précise que 30% de la production vieillit en fût de chêne, pour ceux qui apprécient.
Le vignoble a révélé une partie de son authenticité. Rouges et rosés feront l'objet d'une autre découverte, sachant que le visiteur non méridional a l'occasion de poursuivre la dégustation et de rencontrer le vigneron au restaurant-ferme auberge, tout proche, pour poursuivre ses investigations en dégustant quelques mets préparés avec affection, dans le calme et dans la sérénité de ce lieu d'exception.

Jean-Marie Philipon

Abbaye de Valmagne - 
Route de Montagnac, 34560 Villeveyrac - 04 67 78 47 32
Ouverture de 10 à 19 heures-  Caveau (Ouverture jusqu'à 19 h en période estivale)
Auberge- restaurant : tous els midis sauf le lundi, jeudi soir et soirées tapas, vendredi soir et soirs de concert ou de visites nocturnes - 04 67 78 13 64
www.valmagne.com

Les Domaines Paul Mas étoffent leurs propositions oenotouristiques

A la tête d’une douzaine de domaines et châteaux, réunis sous la signature Paul Mas,  Jean-Claude Mas vinifie, assemble et élève une cinquantaine de crus, y compris les raisins qu’il achète à ses vignerons partenaires en Languedoc. Son but: maîtriser  toutes les étapes de l’élaboration du vin, de la vigne à la vente. Outre les vignobles, Les Domaines  proposent une table gastronomique au milieu des vignes, Côté Mas, sur le domaine familial de Montagnac, dans un style, fait de recherche d’authenticité et de « luxe rural ».
Etoffant cet été son concept, Côté Mas innove avec plusieurs nouvelles propositions.
Côté cuisine, des cours sont dispensés par groupe de quatre inscrits maximum, directement pendant le service. A 26 ans, le chef Kevin Breugnot voulait, au-delà du plaisir gastronomique d’un cours de cuisine classique, offrir une vision plus authentique du métier : « On ouvre les frigos, on montre nos cuisines, chaque élève choisit une mise en bouche, une entrée, un plat, un dessert et les réalise avec un professionnel au poste ad hoc… Pour savourer ensuite ce menu autour du passe, ou en terrasse ».Il travaille tous les produits, frais, en direct des producteurs locaux. On peut ainsi admirer, au milieu des vignes, les oliviers qui produisent l’huile du Domaine. 


Côté caveau, un buffet gourmand est désormais proposé par le chef et son équipe. Jambon haché minute, saumon gravlax, anchois de Collioure, salades de légumes craquants, etc. s’y dégustent en accord avec une carte d’une cinquantaine de vins, et souvent en musique.
Aux soirées jazz, deux fois par mois dans l’année, s’ajoutent des dates tout l’été, notamment les dimanches autour de l’événement « Côté Mas vous fait voir la vie en rosé ».  Au programme également, balade équestre (à cheval ou à poney pour les enfants), dégustation de rosé et brunch. A l’occasion de différentes fêtes ou de balades vigneronnes, la gastronomie prend la route, avec le foodtruck  Airstream du domaine.

Cours de cuisine les vendredis et samedis soir à partir de 18h. 
Tarif : 60€ par personne pour la réalisation d’une mise en bouche, d’une entrée, d’un plat et d’un dessert.  
Buffet gourmand : 12 € à volonté

Infos et Réservations :
D5, Route de Villeveyrac, 34530 Montagnac
Tel. +33 (0)4 67 24 36 10 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser." target="_blank">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
www.cote-mas.fr

 

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

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"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

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