La Retirada a désormais sa plaque boulevard des Républicains Espagnols

2025-07-18/AS

Ce vendredi 18 juillet, No Pasaran, à l’occasion des 10 ans de l’association, a dévoilé une plaque mémorielle fixée à l’entrée du boulevard des Républicains Espagnols en présence du Président de l’association Armand Sylvestre, de Michel Arrouy, maire de Frontignan la Peyrade, du Député Sylvain Carrière, de Jean-Louis Patry Conseiller au devoir de mémoire, de Claudie Minguez 1ʳᵉ adjointe et de Valérie Maillard adjointe à la culture devant une cinquantaine de personnes.

Avec la chute de Barcelone, le 26 janvier 1939, bon nombre des trois millions de Catalans, ainsi que du million de réfugiés de l’ensemble de l’Espagne accueillis, depuis 1937, par le gouvernement catalan, prennent la route pour fuir la furie fasciste et échapper à la répression franquiste.

Une masse impressionnante de civils vit alors un exode sans précédent. Dans le froid et sous des bombardements incessants, hommes, femmes et enfants peinent à arriver à Portbou ou au Perthus. L’angoisse et la peur se lisent sur les visages des réfugiés qui scrutent désormais du regard un nouvel horizon : une République française en paix. Bloqués, ils attendent la décision d’ouverture de la frontière du gouvernement français. Ce dernier avait, dans un premier temps, estimé l’afflux de réfugiés à 50 000, mais face à la situation, il doit vite se raviser. Lorsque le ministre de l’Intérieur de l’époque accorde l’ouverture de la frontière, il annonce que la France peut au maximum accueillir 300 000 réfugiés. Ils seront 500 000. La Retirada une marée humaine

 « Ils ont traversé les Pyrénées dans le froid, à pied, parfois blessés, souvent affamés. Ils ont trouvé les camps, créés pour accueillir les réfugiés espagnols fuyant la guerre civile espagnole. Les principaux sites étaient Saint-Cyprien, Argelès et Le Barcarès. D'autres camps ont été créés pour désengorger les camps du Roussillon, notamment à Bram, Agde ou Septfonds. Les femmes, les enfants et les vieillards ont été envoyés dans toute la France, tandis que les hommes ont été emmenés de force dans des camps d'internement montés à la hâte sur les plages du Roussillon et dans le Sud-Ouest de la France ». Député Sylvain Carrières

« Certains ne se rendent pas là, je parle à notre opposition municipale et qui chaque fois, à chaque demande de vote de subvention, refuse de voter la subvention à No Pasaran disant que vous êtes des activistes. Ils s'appelaient Manuel, Dolores, Luis ou Carmen, ils étaient républicains, socialistes, communistes, anarchistes, mais avant tout, ils étaient des femmes et des hommes libres qui avaient choisi de défendre coûte que coûte la République espagnole face à la montée de la barbarie…. » Michel Arrouy, maire de Frontignan la Peyrade et de rajouter « Ils n'ont pas fui la guerre, ils l'ont affronté et quand le franquisme a écrasé la République, ils ont pris le chemin sans renier leurs idées hautes. Mais ces républicains espagnols n'ont jamais cédé, ils se sont levés encore une fois pour la liberté, ils ont rejoué la résistance, la légion étrangère, le maquis. Ils ont combattu pour la France et ses futures générations. »

La RETIRADA a désormais sa plaque mémorielle à Frontignan la Peyrade

Cette cérémonie s’est achevé par un pot de l’amitié offert par la ville.