11 Novembre : un hommage à celles et ceux qui, par leur sacrifice, ont ouvert la voie à la paix

2025-11-11/AS

Partout en France, des milliers de cérémonies locales ont rassemblé élus, anciens combattants, écoles et citoyens, unis dans le souvenir. À Frontignan-la-Peyrade, devant le monument aux Morts place Gabriel Péri, une foule nombreuse s’est réunie : habitants, forces de l’ordre, sapeurs-pompiers, élus de tous horizons, membres du Souvenir français, anciens combattants, jeunes sapeurs-pompiers et porte-drapeaux. Ensemble, ils ont commémoré le 107e anniversaire de l’Armistice de 1918, une date qui ne laisse personne indifférent.

Mémoire et espérance

Après le dépôt solennel des gerbes, Mme Gauthier Auberjon, présidente du Souvenir français, a insisté sur l’importance de la transmission entre générations : « Ce jour si marquant pour nos aînés, morts pour la France, marque aussi le centenaire du Bleuet de France. Symbole de mémoire et d’espérance, né dans les hôpitaux de guerre, il incarne une France qui se souvient, mais qui croit encore en l’avenir. Comme le bleuet renaît dans les champs ravagés par les obus, tant qu’il y aura des femmes et des hommes pour la porter, notre République saura toujours renaître. »

La paix, un engagement, non un héritage

« La paix n’est pas un don du passé, mais un combat de chaque génération : celui de ne pas détourner le regard, de défendre la dignité humaine, de construire des ponts plutôt que des murs. À vous, les jeunes présents aujourd’hui, je veux dire : le monde de demain dépendra de votre détermination, de votre empathie et de votre courage. Faites de la mémoire une force, non un simple héritage, mais un levier pour édifier un monde plus juste, plus fraternel et plus humain. »

« Le 11 novembre 1918, le silence a enfin remplacé le vacarme des canons. Mais l’horreur de cette guerre ne doit pas s’effacer. Souvenons-nous, et que notre mémoire, comme notre reconnaissance, ne s’éteigne jamais. »

Pour conclure, le maire de Frontignan-la-Peyrade, Michel Arrouy, a rappelé les mots de Jean Jaurès : « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de refuser la loi du mensonge triomphant, de ne pas se soumettre aux abrutissements imbéciles et aux huées fanatiques. »