Sciences

Occitanie : les Nuits des étoiles, de nombreux spots d’observation dans la région

Des spectacles nocturnes à découvrir du 11 au 13 août prochain. En France, c’est près 500 lieux d’observation organisés en collaboration avec des associations, planétariums ou clubs d’astronomie. En Occitanie, de nombreuses manifestations sont organisées afin de profiter au mieux de ces panoramas étoilés. Voici une sélection d’endroits pour admirer le ciel en Occitanie.....

 Étoiles, Constellation, Univers, Double

Tout savoir sur : https://infoccitanie.fr/occitanie-les-nuits-des-etoiles-de-nombreux-spots-dobservation-dans-la-region/

 

Fouilles paléontologiques à VILLEVEYRAC

Un groupe d’une dizaine de personnes regroupant essentiellement des étudiants en paléontologie et des encadrants, ainsi que des bénévoles, ont entrepris en 2017, 2018 et 2019 des fouilles paléontologiques sur le site de l’Olivet. Cette opération fructueuse a permis la découverte de plantes et des restes de vertébrés.

En partenariat avec la SODICAPEI, le laboratoire Paléontologie et la commune, ces recherches sont poursuivis du 15 au 21 juillet 2021 inclus. Une conférence est prévue le mardi 20 juillet à 18h30 à la salle des rencontres. 


Ces fouilles permettent d’étudier une biodiversité vieille de 80 millions d’années. La faune y est riche et diversifiée. Elle comprend des poissons, des amphibiens, deux familles de tortues, des squamates (mosasaures d’eau douce), des crocodiles proches des alligators, deux familles de dinosaures herbivores (les Rhabdodontidae, les Nodosauridae), un groupe de théropode et un possible ptérosaure. Du côté des plantes, les scientifiques ont découvert de rares conifères, beaucoup de feuilles de plantes à fleurs (essentiellement des Angiospermes Eudicotylédones et quelques Monocotylédones), ainsi que quelques fruits et graines.

LA NUIT DES ÉTOILES À SÈTE ET LE PROGRAMME DE L'A.S.A.T

Samedi 12 août 2023

de 16h00 à 23h59


 

Programme :
- De 16h à 19h : Observation du Soleil à la lunette Lunt (avec filtres appropriés, donc sans danger) et découverte du Système Solaire.
- De 21h30 à 22h30 : Conférence en plein air "Poussières Célestes" par Richard Britto, Docteur en Astrophyisique.
- A partir de 22h30 : Observation du ciel à l'œil nu et aux télescopes.

Avec l'Association Sétoise d'Astronomie dans le Pays de Thau (A.S.A.T.).

Animation gratuite, ouvert à tous, sans réservation.
 
Peut être une image de texte qui dit ’LES NUITS des étoiles Samedi 12 août Parking des Pierres Blanches à Sète août 2023 16h-19h: Observation du Soleil ல 21h30: conférence 22h30: observation du ciel aux télescopes’
Le président de l'ASAT
Gilles SANTACANA, précise :
 
"La planète Saturne et ses merveilleux anneaux se lève de plus en plus tôt et sera la star de la nuit des étoiles que nous organisons le samedi 12 août.
Ce jour-là, et comme à chaque édition, notre lunette solaire vous montrera les taches et les éruptions de notre étoile, à partir de 16 heures. Un Soleil très actif en ce moment, profitons-en ! L'observation du Soleil se terminera à 19 heures et à 21h30, un membre de l'ASAT et astrophysicien de formation animera en plein air une conférence qui à pour thème "poussières célestes". Une conférence accessible à tout type de public, de 7 à 77 ans ; soyez rassurés, on vous épargnera les équations de la gravitation quantique ou les processus de nucléosynthèse primordiale...
Après la conférence, vers 22h30, place aux télescopes et à l'observation du ciel, une observation qui sera certainement agrémentée par le passage furtif de quelques étoiles filantes "Perséides" dont ce sera le pic d'activité. Mais je reparlerai des Perséides le moment venu.
Les opportunités ne manquent donc pas pour venir nous rencontrer et si vous possédez un instrument d'observation du ciel, n'hésitez pas à le prendre avec vous. Que les télescopes fleurissent !
Un mois d'août qui vous offre une belle occasion de lever les yeux au ciel.
 
En attendant les nuits des étoiles...
Voici  le programme des observations du mois d'août de l'Association Sétoise d'Astronomie dans le Pays de Thau (A.S.A.T.).."
 
 
Peut être une illustration de carte et texte

Naissance de l'Homme moderne

Il y a 200.000 ans, l’Homme moderne n’a pas encore fait l’ENA mais il est déjà intelligent...
Son cerveau est fabuleux : 100 milliards de neurones et 1 million de milliards de connections.

Fédérer la sphère publique et privée autour de projets innovants, aptes à améliorer la qualité de vie et la durabilité des régions littorales.

Fédérer la sphère publique et privée autour de projets innovants, aptes à améliorer la qualité de vie et la durabilité des régions littorales. Tel est l’objectif de la plateforme d’innovation territoriale impulsée par le SMBT sur la période 2020-2023 grâce aux subventions du programme d’investissements d’avenir Occitanie (PIA3). Véritable laboratoire à ciel ouvert, cette plateforme dont les premiers démonstrateurs, comme le projet Géocorail, ont été lancés, a récemment été présentée aux scientifiques de l’unité mixte de recherches UMR Marbec. La vidéo de cette conférence est visible en ligne : https://urlz.fr/fQno

Peut être une image de 2 personnes et texte qui dit ’Le territoire de Thau Des problématiques spécifiques aux zones littorales avec des enjeux complexes et des interrelations fortes Exposition aux risques naturels (érosion, submersion marine, inondations) Gestion de l'eau milieux aquatiques lagunaires Aménagement contraint du territoire (logements, déplacements) Attractivité touristique (thermalisme, activités balnéaires, patrimoine naturel et historique) Pérennité des activités traditionnelles (transition agro-environnementale) Gestion des espaces naturels et agricoles Activités portuaires UN «< BAO À SABLE»> POUR L'INNOVATION’

Le charançon rouge du palmier ( Rhynchophorus ferrugineus)

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C’est quoi ? : C’est un coléoptère de la famille des Curculionidae qui est apparu en France dans les années 80. Sa durée de vie est de 2 à 4 mois, les femelles vivent un peu plus longtemps. Les œufs donnent une larve jaunâtre qui grandit pendant 1 à 4 mois selon la température ambiante (minimum 15 °C). C’est en juillet-août que cette croissance sera la plus rapide. Cet insecte ne pique pas.

Quel sont les palmiers les plus sensibles ? Plusieurs variétés de palmiers dont le Phoenix canariensis et le Phoenix dactylifera, présents en région méditerranéenne.

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Les régions les plus impactées : sont la Corse, le Languedoc-Roussillon et la Provence-Alpes-Côte d’Azur. Chaque femelle peut pondre entre 200 et 300 œufs surtout à la base des palmes

Attention les premiers symptômes de l’attaque paraissent tardivement résultat l’arbre dépéri et fini par mourir.

L’adulte du charançon rouge est de mœurs diurnes, actif entre le lever et le coucher du soleil Il est doué d’un vol puissant et peut se déplacer entre 500 et 800 m.

Comment s’en protéger ?

Eviter de tailler les palmiers lors des périodes de vol des charançons, c’est-à-dire d’avril à octobre

En cas de présence avérée ou seulement de soupçon de présence du charançon sur l’un de vos arbres, vous avez l’obligation de le déclarer à la mairie de votre commune ou au service départemental de la protection des végétaux, Il est obligatoire d’utiliser les services d’un professionnel agréé. Vous n’avez pas le droit de pratiquer vous-même le traitement.

G.C.

La mécanochimie, nouveau levier de la chimie verte

A lire l'article complet sur Les-News.fr (partenaire de Thau-Infos.fr)

La mécanochimie, l’application d’une force mécanique pour entraîner des réactions chimiques, est largement utilisée depuis longtemps dans l’industrie pour activer des matériaux inorganiques sensibles à la force (mécanophores). Avec les polymères organiques mécanophores, la mécanochimie trouve aujourd’hui de nombreuses autres applications : systèmes catalytiques, libération de médicaments, capteurs et matériaux fonctionnels.....................

Poursuivre sur https://les-news.fr/la-mecanochimie-ouvre-de-nouvelles-perspectives-a-la-chimie-verte/

Le bâtiment va-t-il recycler 100 millions de tonnes de plastique ?

Une startup américaine révolutionne le bâtiment avec un nouveau matériau produit à partir de plastique recyclé. L'objectif affiché est de recycler et de valoriser 100 millions de tonnes de plastiques d'ici 2030.

Le procédé mis au point par la société Byfusion est simple mais terriblement efficace. Les déchets plastiques sont déchiquetés puis surchauffés et compactés pour en faire des blocs plus solides et plus inaltérable que le béton, baptisés "Byblocks". Le procédé ne requiert aucun agent chimique, ni additif ou adhésif.

Ce nouveau matériau de construction présente de nombreux avantages, pour l'environnement et pour l'économie.
Non seulement il élimine et valorise les montagnes de plastiques qui polluent nos terres et nos océans mais il élimine le béton qui est une des sources majeures des émission de CO2 dans les cimenteries et évite la disparition des plages dont le sable sert à la fabrication du béton.

Les Byblocks sont deux fois moins chers que des parpaings ou tout autre structure de béton. Ils seraient également trois fois plus facile et plus rapide à mettre en oeuvre, plus isolants, plus résistants aux intempéries et à l'usure du temps d'après les premières analyses.

source: www.byfusion.com/byblock/

Scénario pour demain

Au 20ème siècle, 66 ans seulement séparent le saut de puce de 250 mètres du premier vol des frères Wright en 1903 et le premier pas sur la Lune de Neil Amstrong en 1969. En ce début de 21ème siècle, le rythme de l'évolution des sciences et des techniques s’accélère encore davantage, dans un contexte de changement climatique. Les bouleversements qui nous attendent dans les décennies à venir seront tels qu'ils conduiront à une refondation de la civilisation humaine. Cette dernière vidéo de la chaîne YouTube "Penser le Futur" présente la synthèse des milliers de signaux faibles qui annoncent déjà ce que sera demain. D'après le livre de Jacques Carles et Michel Granger : "L'Apogée, l'Avenir en Perspective" (https://cutt.ly/7jN2ob0)

Yujia Liu, venue de Chine faire son doctorat à l'école de chimie de Montpellier, devient professeur au Japon

 

Voici le témoignage de Yujia Liu, qui est venue de Chine pour faire ses études en France. Dans cette vidéo réalisée par la Société Chimique de France, elle nous raconte sa thèse de doctorat en catalyse organométallique au Laboratoire d'Architectures Moléculaires et Matériaux Nanostructurés (AM2N) à l'Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Montpellier (ENSCM) en vue de remplacer les métaux toxiques par des métaux plus abondants et plus respectueux de l'environnement.
Aujourd'hui, après avoir obtenu son doctorat en chimie organique de l'ENSCM, elle est devenue Professeur à l'Université Gunma au Japon.

Quel monde pour demain ?

Nous avons déjà entamé une mutation de grande ampleur, mais que nous réservent vraiment les années à venir ? Un livre qui connait un succès international, écrit par Jacques Carles, bien connu comme journaliste et éditorialiste sur le Bassin de Thau et ancien membre du Conseil de développement de SAM, tente de répondre à cette question.

 

"L’apogée - le futur en perspective"
de Jacques Carles et Michel Granger -
Editions Pygmasoft (Montréal -Paris)

disponible à Montpellier  chez Sauramps (place de la Comédie) et à Sète à la Nouvelle Libraire Sétoise  (7 rue Alsace Lorraine)  ainsi que sur les plateformes internet (Amazon, FNAC, Kobo, etc.)

   

Au jeu des prédictions, il est très facile de se tromper. Mais lorsqu’on analyse avec rigueur les forces qui sont aujourd’hui à l’œuvre, on peut mieux cerner les enjeux et relever avec plus de confiance, les défis qui se présenteront à nous lors des prochaines décennies, dans de nombreux domaines (démographie, gestion des ressources, technologie, écologie, économie..).
Dans les signaux émis par notre monde actuel, nous pouvons au-delà du court terme, avoir une vision cohérente de ce que pourrait devenir notre civilisation humaine. Et elle pourrait être bien plus positive qu’on ne l’imagine souvent.

En tout cas, Jacques Carles, co-fondateur avec Bernard Baraillé du média « Oc-Infos » dont Montpellier-infos fait parti, en est totalement convaincu. Ce bourlingueur né, était encore il y a peu de temps, membre du Conseil de développement de Sète agglopôle méditerranée, auquel il apportait toute son expérience et où il partageait, au service du territoire, ses nombreuses compétences acquises aux quatre coins du monde.
Il vient de publier avec Michel Granger, un ouvrage intitulé "L’apogée - le futur en perspective". Tous deux étaient déjà en 1977 les co-auteurs d’un écrit de prospective, remarqué. Ils collaborent une nouvelle fois, pour nous proposer un texte, souvent étonnant, toujours passionnant, qui pose des questions fondamentales sur l’avenir des hommes. Diffusé en 10 langues, ce livre de géopolitique a le grand mérite d’inciter à la réflexion.
Et penser le futur, c’est déjà agir sur lui, non ?

Article publié sur Notre Agglopôle, le magazine de l'agglomération de Sète et repris ici avec l'aimable autorisation du responsable de la publication.

Les premiers prototypes de Géocorail, un biomatériau conçu à partir de déchets conchylicoles

Les premiers prototypes de Géocorail, un biomatériau conçu à partir de déchets conchylicoles par une société éponyme, ont été mis à l'eau le 6 mai dernier à Mèze. Le SMBT, qui soutient ce projet dans le cadre de sa plateforme d’innovation territoriale, a réalisé une vidéo de l’événement. Des images superbes qui éclairent, témoignages à l’appui, les multiples applications de ces ouvrages qui pourront être utilisés pour stabiliser des berges, construire des digues, des corps-morts ou encore servir d'abris à poissons.

La photosynthèse artificielle

L'épuisement des énergies fossiles et la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre impose à l'humanité de trouver d'autres sources d'énergie. Cette nécessité est d’autant plus impérieuse que le nucléaire basé sur la fission de l'uranium semble devoir être abandonné dans de nombreux pays compte tenu des craintes que suscite cette technologie et de la difficulté à se débarrasser des déchets radioactifs qu'elle génère.  Aujourd’hui, l’éolien et le solaire permettent d'amorcer cette nécessaire transition énergétique mais toutes les études montrent que ces formes d'énergies seront cependant insuffisantes pour couvrir les besoins énergétiques de l'humanité dans le futur. De plus leur intermittence impose le recours à des batteries de stockage qui contiennent des métaux rares, coûteux et potentiellement générateurs de pollutions pernicieuses. D'autres technologies doivent donc encore être envisagées

 

Principe de la photosynthèse

La photosynthèse est un processus biochimique qui permet aux plantes de produire de la matière organique à partir du dioxyde de carbone (CO2) et de l'eau (H2O) grâce à la lumière du soleil. La matière organique produite sera par exemple du glucose (C6H12O6) qui conduira par polymérisation à la cellulose. Il faut alors six molécules de dioxyde de carbone et six molécules d'eau pour synthétiser une molécule de glucose, relâchant six molécules de dioxygène, grâce à l'énergie lumineuse.  

Le bilan global peut s'écrire de façon simplifié:

Cette équation globale masque en réalité un processus beaucoup plus complexe qui a a lieu dans les choloroplastes, un organite spécifique des plantes, au niveau des membranes des thylacoïdes où se situent les photosystèmes I et II et les cytochromes. Ce processus bioénergétique a pour fonction d'extraire l'énergie lumineuse et de la convertir en énergie chimique, laquelle est ensuite utilisée pour fabriquer la matière organique à partir d'eau et de dioxyde de carbone.

Schématiquement , on peut décomposer la photosynthése en deux groupes de réactions : 

Ces deux réactions (oxydation de l’eau et réduction du dioxyde de carbone) sont couplées dans un ensemble de réactions d’oxydoréduction faisant intervenir des transporteurs de protons (H+) ou d’électrons (e-) et les propriétés quantiques de la lumière :

   

D'ici la fin de ce siècle deux technologies en cours de développement pourraient nous aider à faire face au problème : la fusion nucléaire de l'hydrogène et le solaire spatial.

La fusion nucléaire consiste à faire fusionner des isotopes de l'hydrogène (deutérium et tritium) pour produire en un gaz neutre, l'hélium, en libérant une quantité faramineuse d'énergie : un kilo de matière produit autant d'énergie que 1000 tonnes de charbon. La fission nucléaire ne génère ni gaz à effet de serre ni déchet radioactif, un gros avantage par rapport au nucléaire actuel de fission de l'uranium. Actuellement 35 pays sont associés pour mettre au point cette technologie propre dans le cadre du projet Iter (le chemin en latin). Le site principal est à Cadarache en France. L'objectif est de rendre opérationnelle la fusion nucléaire à l'horizon 2060.

Le solaire spatial est une autre source d'énergie prometteuse à long terme. Le principe consiste à placer en orbite, à 36.000 km de la terre , une dizaine de km2 de panneaux solaires. L'énergie captée est envoyée à la Terre sous forme d'ondes électromagnétiques et les stations au sol convertissent ces ondes en électricité. A cette altitude, la centrale en orbite est constamment illuminée et donc le problème de l'intermittence ne se pose plus. Par ailleurs, l'absence d'atmosphère permet des rendements de conversion photovoltaïque bien supérieurs à ceux des panneaux terrestres. USA, Inde, Japon, Chine et Russie travaillent sur cette technologie et espèrent la voir déboucher concrètement aux alentours de 2050.

Enfin, une troisième voie gagne du crédit : la photosynthèse artificielle.

Au début les chercheurs sont partis de la première étape de la photosynthèse naturelle (voir encart ci-contre) celle de l'oxydation de l'eau en utilisant des catalyseurs métalliques pour dissocier les atomes de l'eau à l'aide d'un rayonnement lumineux. L'idée était de fabriquer ainsi de l'hydrogène susceptible d'être utilisé directement comme combustible ou de servir de vecteur d'énergie pour la production d'électricité dans une pile à combustible. Parmi les précurseur on peut citer Daniel Nocera, un chercheur du MIT ((Massachusetts Institute of Technology) qui présente en 2011, une "feuille artificielle" composée d’un assemblage de fines couches de différents métaux capables de catalyser la décomposition de l’eau sous l'effet de la lumière solaire. Les rendements obtenus, bien que comparables à ceux de la photosynthèse naturelle, étaient cependant encore bien trop faibles pour rendre économiquement viable une technologie utilisant des catalyseurs à base de métaux rares et coûteux. Les recherches se sont néanmoins poursuivies activement pour améliorer l'efficacité du procédé. Tout récemment, des chercheurs britanniques de l'Université de Cambridge, en collaboration avec une équipe japonaise de l'Université de Tokyo, ont annoncé avoir mis au point un nouveau photocatalyseur offrant un rendement nettement supérieur à celui de photosynthèse naturelle (1). A ce stade, le "fuel" produit est pour l'essentiel de l'acide formique, un produit utilisable soit comme combustible soit comme matière première pour la fabrication de l'hydrogène. Le photocatalyseur utilisé reste malgré tout très complexe à fabriquer et nécessite encore des métaux rares et onéreux. Pour éviter cet écueil, des chercheurs de l'Université d'Iéna en Allemagne, proposent une alternative en combinant des composés organiques photosensibles et des catalyseurs métalliques non-précieux. Le composé obtenu semble prometteur car il parvient en effet à générer de l'hydrogène gazeux quand il est soumis à un rayonnement lumineux en milieu aqueux (2). En France, des chercheurs innovants du CEA travaillent sur une photoelectrode qui repose sur une architecture hybride, basée sur un semi-conducteur interfacé avec un catalyseur moléculaire. L'ensemble ne renferme que des éléments retrouvés en quantité abondante dans la croûte terrestre et peut donc produire de l'hydrogène par électrolyse de l'eau avec l'électricité qu'il autoproduit (3). D'autres chercheurs du CEA et leurs partenaires ont conçu de leur côté une voie de photosynthèse artificielle originale, basée sur l'utilisation de nano-polymères semi-conducteurs pour photo-oxyder l'eau (4).

Une toute autre voie est aussi explorée en utilisant l’autre versant de la photosynthèse naturelle, la réduction du CO2. Elle consiste donc à s'inspirer de la nature pour capter le dioxyde de carbone de l'air et le faire réagir avec de l'eau pour produire des molécules carbonées (pétrole synthétique ou autres produits chimiques destinés aux usages les plus divers : médicaments, plastiques, etc.). Cette approche de la photosynthèse artificielle pourrait ainsi contribuer au contrôle du climat en régulant la teneur en gaz carbonique de l'atmosphère tout en ouvrant une voie royale à une transition énergétique : celle où des plantes artificielles transformeraient le CO2 en carburants durables grâce à la lumière du soleil.
Une équipe internationale coordonnée par la Collège de France, a par exemple démontré qu'il est possible de transformer le gaz carbonique en hydrocarbures avec un rendement comparable voire supérieur à celle réalisée par les plantes avec un dispositif relativement simple et peu couteux (5). La technologie imaginée par ces chercheurs consiste à accoupler une cellule photovoltaïque bon marché à perovskite (6) et une simple cellule électrochimique à base de cuivre. La cellule à perovskite capture l'énergie solaire comme le font les panneaux photovoltaïques et la transforme en électricité que la cellule électrochimique va utiliser pour la production d'hydrocarbures à partir du gaz carbonique et de l'eau. Le gros avantage des perovskites est de pouvoir être imprimées sur divers supports et d'éviter l'usage de métaux rares, présentant de surcroît des risques pour l'environnement.

L'énergie solaire reçue par la Terre est immense : 1070 milliards de gigawattheures soit environ 100.000 milliards de tonnes d’équivalent pétrole. La photosynthèse capte moins d'un millième de cette insolation mais cela suffit à fournir toute l'énergie de la biosphère, celle nécessaire à l'ensemble des organismes vivants sur Terre. La consommation énergétique mondiale des humains, toute démesurée qu’elle soit, ne représente qu'environ un dix millième de l’énergie reçue du soleil.

Si l'espèce humaine parvient à maîtriser la photosynthèse artificielle, il lui suffira d’exploiter une infime fraction de l'énergie reçue du soleil pour disposer alors d'une énergie naturelle, renouvelable, propre et à profusion. Les dépenses militaires mondiales s’élèvent à près de 2000 milliards de dollars par an. Il suffirait d’orienter ces énormes budgets de mort vers des budgets dédiés à l’intéret des vivants pour parvenir à coup sûr à ce résultat. Le progrès technologique va en effet bien plus vite qu’on ne le pense pour peu qu'on le veuille. Entre le premier saut de puce de l’avion des frères Wright en 1903 et le premier pas sur la Lune de Neil Alstrong en 1969, il ne s'est écoulé que 66 ans, une durée inférieure à celle qui nous sépare de la fin de ce siècle. Dans un monde qui se globalise, la priorité des dirigeants politiques devrait être la coopération pour traiter les problèmes qui ne peuvent se résoudre qu’à l’échelle de la planète.

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  1. Wang, Q., Warnan, J., Rodríguez-Jiménez, S. et al. Molecularly engineered photocatalyst sheet for scalable solar formate production from carbon dioxide and water. Nat Energy 5, 703–710 (2020).
  2. Daniel Costable et al., "1,7,9,10‐Tetrasubstituted PMIs Accessible through Decarboxylative Bromination: Synthesis, Characterization, Photophysical Studies, and Hydrogen Evolution Catalysis", Chemistry, A Europenan Journal, Volume27, Issue12, February 24, 2021, Pages 4081-4088.
  3. Communiqué du CEA, publié le 26 mai 2020, basé sur une publication de C. Tapia et al., " Achieving visible light-driven hydrogen evolution at positive bias with a hybrid copper–iron oxide|TiO2-cobaloxime photocathode" – Green chemistry, issue10, 2020
  4. Communiqué du 1du CEA publié le 13 août 2020, basé sur une publication de Jully Patel et al., "Visible Light-Driven Simultaneous Water Oxidation and Quinone Reduction by Nano-Structured Conjugated Polymer Without Cocatalysts ". Chem.Sci., issue 28, 2020. 
  5. Tran Ngoc Huan et al.,Low-cost high-efficiency system for solar-driven conversion of CO 2 to hydrocarbons . Proc Natl Acad Sci ., 2019 May 14;116(20):9735-9740.
  6. Prerovskite : sructure moléculaire particulière comparable à celle du titanate de calcium découverte en 1839 par le minéralogiste russe L. A. Perovski. Les cellules photovolataiques à structure de perovskite peuvent être aujourd'hui fabriquées avec des hybrides organométalliques à base de métaux courant : plomb, fer, etc.