Environnement

Le GALPA « Thau et son littoral » vient de lancer 3 appels à projet pour dynamiser la filière en 2024.

Dès 2023, 2 appels à projet avaient été publiés par le Galpa(1) « Thau et son littoral », sous l’égide du Syndicat mixte du bassin de Thau, structure animatrice du programme. L’objectif : accompagner les professionnels dans la recherche de solutions pour réduire ou valoriser les déchets et coproduits issus des filières pêche et cultures marines, augmenter la valeur ajoutée des produits de la pêche et de l’aquaculture, ou développer de nouveaux produits. Suite au Comité de sélection et de pilotage (CSP) qui a eu lieu fin 2023 et au groupe de travail qui s’est tenu en janvier dernier, une nouvelle thématique est proposée autour de la sensibilisation, la formation et la communication auprès du grand public. Ces appels à projets sont ouverts jusqu'au 1er aout 2024.

Le programme DLAL (Développement local par les acteurs locaux) du Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture (FEAMPA) est un outil d’accompagnement des filières pêche et des cultures marines. Le Syndicat mixte du bassin de Thau (SMBT) porte cet outil, qui s’appuie sur une stratégie, des partenaires techniques et financiers et une gouvernance organisée en GALPA ou Groupe d’action local pêche et aquaculture. Le programme est largement subventionné par l’Europe et la Région Occitanie, principaux contributeurs.

Depuis 2022, la nouvelle stratégie DLAL s’est étendue aux problématiques environnementales pour faire face aux changements climatiques. Elle s’est ouverte à d’autres partenaires de l’économie bleue, dont le tourisme, en s’attachant à ce que les projets aient un effet positif direct sur les filières pêche et cultures marines. A noter enfin que le périmètre d’intervention s’est agrandi : ce sont désormais 36 communes de Sète agglopôle Méditerranée, Hérault Méditerranée et Béziers Méditerranée qui sont associées au programme sur la période 2022-2027.

La stratégie DLAL s’articule autour de 3 défis :

Défi n°1 : Faire face au réchauffement climatique et préserver la biodiversité 

Défi n°2 : Conforter le poids socio-économique des filières pêche et cultures marines 

Défi n°3 : Créer du lien entre la pêche, les cultures marines et les activités connexes de l’économie bleue.

Pour en savoir plus sur le DLAL et la stratégie du territoire:https://www.dlalbassindethau.fr/a-propos/

Trois appels à projet thématiques pour porter les 3 défis Chacun des défis de la stratégie DLAL va faire l’objet d’un appel à projet spécifique en 2024. L’ambition est de faire émerger les projets de développement et/ou d’innovation émanant du territoire de Thau pour lesquels le dispositif DLAL-FEAMPA pourrait être un facteur d’accélération. Les candidatures seront étudiées puis sélectionnées par le Comité de sélection et de pilotage (CSP). Les lauréats pourront ainsi bénéficier d’importants financements européens et co- financements nationaux. Les thématiques des 3 appels à projet de 2024 sont les suivantes :


Quels sont les bénéficiaires de ces appels à projet ? Ces AAP s’adressent prioritairement aux filières pêche et cultures marines, ainsi qu’aux activités connexes qui souhaitent mettre en œuvre un projet de développement en cohérence avec la stratégie du GALPA « Thau et son littoral » :

Organisations professionnelles de la pêche et de la conchyliculture, 

Collectivités territoriales, établissements publics et leurs groupements, 

Associations en lien avec des professionnels ou des organisations professionnelles, 

Centres techniques, scientifiques et de formation, 

Entreprises de production « pêche » et « cultures marines » en groupement, 

Entreprises de l’aval des filières,

Entreprises de valorisation des déchets et coproduits

A noter que certaines actions peuvent être portées par d’autres acteurs que ceux des filières pêche et cultures marines mais qu’elles doivent être en lien (sous forme de convention) avec les professionnels ou les organisations professionnelles des filières « pêche et cultures marines » et conforter ces filières, avec une vision de développement territorial.

Quel est le périmètre concerné ?

Les projets devront être situés sur le périmètre du Galpa intégrant les 14 communes de Sète Agglopôle Méditerranée (SAM), les 20 communes de la Communauté d’Agglomération Hérault Méditerranée (CAHM) et les 2 communes de la communauté d’agglomération Béziers Méditerranée (Sérignan et Valras). Le porteur de projet peut être domicilié en dehors de ces communes si l’opération a un effet direct et significatif sur le territoire et ses filières pêche et cultures marines. Les subventions mobilisables et le calendrier Le taux d’aides publiques pourra atteindre :

80 % des dépenses éligibles si le projet présente un intérêt collectif, s’il est porté par un bénéficiaire collectif ou s’il présente des caractéristiques innovantes avec un accès public aux résultats de l’opération. Cela suppose un autofinancement minimal de 20 % du montant total du projet,

50 % des dépenses éligibles si le projet est porté par une entreprise privée (champ concurrentiel).

Les textes des 3 appels à projets sont disponibles sur le site dédié du DLAL :
 Lien complet : https://www.dlalbassindethau.fr/de-nouveaux-appels-a-projets-pour-
le-galpa-en-2024/
 Lien raccourci : https://vu.fr/BctQs
L’animatrice du programme se tient à la disposition des porteurs de projets ou candidats pour
apporter toutes les informations nécessaires avant toute candidature : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (Béatrice
PARY).

Un programme expérimental à l’étude pour maitriser les risques d’inversac


> L’année 2023 est celle de tous les records pluviométriques (seulement 210 mm de cumul annuel sur Sète) et piézométriques (des niveaux d’eau dans les nappes souterraines les plus bas depuis 1959). Dans ces conditions, l’arrivée d’un nouvel inversac sur la source de la Vise était probable et prévisible.

 

Un programme expérimental est à l’étude suite au dernier phénomène survenu le 18 octobre 2023 lors d’une tempête et d’une montée du niveau d’eau dans la lagune. Grâce à la mobilisation de nombreux partenaires, l’expérimentation devrait être engagée cette année afin de tester des solutions pour limiter et maîtriser les risques d’inversac.

Le port de Sète effectue ses premiers tests de branchement électrique à quai avec les ferries de Corsica Linea

Conformément à ses engagements auprès de la Région Occitanie et de sa Présidente Carole DELGA, le port de Sète a franchi une étape cruciale dans son engagement en faveur de la durabilité environnementale, avec la livraison en décembre 2023 des travaux d'électrification de ses quais. Cette initiative ambitieuse vise à réduire l'empreinte carbone du port tout en améliorant l'efficacité énergétique de ses opérations maritimes. Une longueur d’avance donc pour le port de Sète, qui devance l’échéance imposée par le règlement européen ‘AFIR’ (Aide à la Fin de l'Intégration Régionale), indiquant qu’à partir du 1er janvier 2030, les navires à quai dans un port couvert par AFIR auront l’obligation de se brancher à l’alimentation électrique à quai. En adoptant des solutions électriques avant l'application du règlement AFIR, le port de Sète qui a toujours porté une attention particulière à l’interface ville/port, anticipe les évolutions réglementaires et contribue ainsi à la préservation de l'écosystème local.

« Une nouvelle fois, le Port de Sète, et avec lui toute l’Occitanie, s’illustre sur le front de la transition énergétique. Et avec un temps d’avance sur la réglementation ! Je tiens à féliciter son président Philippe Malagola et l’ensemble des équipes techniques mobilisées à nos côtés pour relever le défi de la transition énergétique. Ce premier test concluant marque un nouveau temps fort dans le déploiement de notre stratégie « Green Port ».

"Une démarche ambitieuse, à laquelle nous avons souhaité associer l’ensemble de la communauté portuaire, collectivités, entreprises et usagers, pour faire de Sète-Frontignan un port exemplaire en matière d’empreinte carbone et d’efficacité énergétique. Concilier transition verte et économie bleue, c’est le cap fixé par la Région pour le développement de ses infrastructures portuaires, à Sète comme à Port-La Nouvelle ou au Grau du Roi ", a notamment souligné la présidente de Région, Carole Delga.

Cette nouvelle opération en faveur du développement durable du port découle de son projet stratégique 2021-2025, qui place l’axe de développement Smart & Green Port comme axe prioritaire. Cet axe ambitieux vise à intégrer des technologies innovantes et des pratiques respectueuses de l'environnement pour optimiser les opérations portuaires (aménagement de panneaux photovoltaïques, parc de véhicules électriques, démarche 0 plastique, système innovant de traitement des eaux usées …) ‘’Je félicite l’ensemble des équipes du port, qui ont réussi la prouesse de tenir notre feuille de route sur ce projet. Ce premier test de branchement électrique à quai marque un tournant majeur dans notre engagement envers une transition énergétique durable pour le port de Sète.’’ Félicite Philippe Malagola, Président du Port de Sète – Frontignan.

Le Port de Sète teste ses connexions électriques à quais avec les ferries de Corsica Linea

Ce vendredi 22 mars a eu lieu le premier test en conditions réelles de raccordement électrique à quai, avec le ferry Jean Nicoli de la compagnie Corsica Linea sur le Môle Masselin, en provenance d’Alger et à destination de Tunis. Cette phase de tests, devant confirmer le branchement à quai de toutes les escales de la compagnie à Sète pour la période estivale (de juin à septembre soit 30 escales). Devrait suivre au cours du second semestre 2024, le branchement à quai de certaines escales DFDS en connexions régulières en provenance de la Turquie et en 2025 suivra la connexion des ferries de l’armateur GNV.

Au préalable de cette opération, le personnel électricien du Port de Sète – Sud de France a été formé au suivi des opérations de branchement à quai. Ce premier test arrive après plusieurs années d’études et de travaux, le projet d’électrification s’est composé de 3 grandes phases d’équipement :

- Lancement du projet en 2019, avec l’équipement du bassin Orsetti pour l’accueil de la Grande Plaisance,

- En décembre 2023, le port s’est équipé de 4 nouvelles connexions sur 3 quais, afin d’alimenter les navires en lignes régulières comme les ferries et car-ferries,

- Enfin en 2027, la dernière phase permettra d’équiper en branchement électrique les quais recevant les navires de croisière.

Après plusieurs années de travail, les navires rouliers, car carriers et ferries pourront désormais être alimentés avec l’électricité distribuée par le réseau national et ainsi améliorer la qualité de l’air et réduire le bruit des navires à quais. L’infrastructure offre une grande flexibilité avec 4 points de connexion sur 3 quais différents (2 postes à Masselin, 1 au Quai H et 1 au Quai G) en 6,6KV ou 11KV et en 50hz ou en 60hz alimentés grâce à 3 potences télescopiques de 10 m à 12 m de haut et d’une potence sur chariot mobile.

La puissance totale installée est de 6,3MW répartie en 1 unité de 2,6MW et 2 unités de 1,8MW. Il s’agit d’un investissement de 7M€, dont 5,6 M€ de financement FEDER REACT EU, plan de relance européen, géré par la Région Occitanie.

À propos du Port de Sète-Frontignan :

Propriété de la Région Occitanie Pyrénées- Méditerranée depuis 2007, le port est exploité par une régie déléguée : l’établissement Port de Sète - Sud de France pour la gestion de ses trois activités de commerce, pêche et plaisance. Grâce à sa singularité géographique le port de Sète bénéficie d’une position stratégique à l’échelle méditerranéenne, européenne et mondiale. Son expérience, ses capacités d’adaptation et ses dessertes multimodales (routières, ferroviaires et fluviales) permettent au port de disposer des capacités de traiter tous les types de trafics. L’établissement Port Sud de France joue le rôle d’interface au sein d’un écosystème portuaire.

Sa responsabilité est d’inciter les usagers, clients (plaisanciers, pêcheurs, opérateurs portuaires) et fournisseurs à agir et investir selon les principes de la transition écologique. Engagé dans le développement durable et inscrit comme axe prioritaire dans son projet stratégique 2021-2025, le Port de Sète-Frontignan a été récompensé pour ses nombreuses initiatives en faveur de la décarbonation de ses activités portuaires, notamment par le premier prix de la Transition Énergétique Maritime (TEM) en 2020, décerné par l’Académie de Marin

GuardIAn – L’IA qui prévoit les tempêtes

Vendredi 29 mars, le projet GuardIAn, porté par le SMBT et le centre Rivages Pro Tech de SUEZ, en partenariat avec la ville de Frontignan la Peyrade, sera inauguré au poste de secours de La Bergerie à Frontignan Plage à partir de 11h15. 

Un outil pour mieux prévenir les risques

Dédié à l’observation et à la surveillance du littoral, le dispositif GardIAn, qui combine captation vidéo des vagues et traitement mathématique d’images, a pour objectif de mieux prévenir l’impact des tempêtes sur le littoral.

Déployé par le Syndicat mixte du bassin de Thau avec le concours du centre Rivages Pro Tech de Suez et la ville de Frontignan la Peyrade, GardIAn embarque une intelligence artificielle qui va lui permettre un apprentissage des vagues et du sous-sol marin.

Concrètement, le projet consiste en l’installation d’un mat muni d’une caméra qui enregistre les mouvements de vagues et de fonds sableux pendant 2 ans (2 hivers), durée pendant laquelle le système (l’IA) apprend. Il sera alors en capacité de mieux prévenir les épisodes de tempête.

Au-delà de la collecte de données permettant d’affiner la prévision des tempêtes et donc la réduction des dégâts associés, le dispositif recèle une vocation pédagogique grâce à l’implantation de panneaux de sensibilisation sur le site, où pourront également être conduites des animations ponctuelles pour faire connaître le projet.

Les habitants au cœur du projet

C’est à l’occasion de la réunion plénière du Comité habitants La Plage, le 22 juin 2023, que le projet GardIAn : l’IA au service du littoral avait été présenté à la population.

Cet outil territorial, pensé avec et pour les habitants, s’inscrit dans une réflexion globale sur la perception des risques côtiers et sur les stratégies de protection territoriales et politiques publiques à venir.

Après une première expérimentation lancée à Marseillan il y plus de deux ans, une seconde implantation a été effectuée à Frontignan plage, avec la volonté d’impliquer davantage les habitants dans le suivi de l’évolution du littoral.

Un lieu d’implantation adapté

Début juillet 2023, une visite sur site en présence de Loïc Linares, vice-président de Sète Agglopôle Méditerranée (SAM), conseiller municipal délégué à l’aménagement durable et à la transition démocratique, Jean-Louis Bonneric, conseiller municipal délégué à la ville citoyenne et Jean-Louis Molto, adjoint délégué aux espaces portuaires et balnéaires, avait permis d’identifier le poste de secours de la Bergerie comme le meilleur lieu d’implantation pour ce projet.

Installé depuis mi-février, le dispositif GuardIAn veille désormais sur le littoral frontignanais et sera officiellement inauguré vendredi 29 mars.

Un focus technique commencera dès 11h15 et sera suivi d’une prise de parole de Loïc Linares.

Les filets de protection des gravelots de retour sur la plage

Les gravelots à collier interrompu sont de retour sur la plage de Sète pour nicher. Oiseaux migrateurs qui nichent au sol, et plus particulièrement dans le sable, quelques couples de gravelots sont déjà en plein repérage de leur futur nid dans la zone sauvage et protégée Natura 2000 de la plage sétoise (plage Jalabert) qu’ils occuperont jusqu’en août.

C’est donc tout naturellement que les équipes du service des plages de la Ville et le Syndicat Mixte du Bassin de Thau (SMBT) se sont, une nouvelle fois cette année, attelés à la tâche de protéger les deux zones de nidification si fragile de ces oiseaux. Et c’est tout aussi naturellement qu’ils ont travaillé une fois de plus avec une dizaine d’étudiants en BTS pêche gestion de l’environnement marin du lycée de la Mer. L’an dernier, ces mêmes étudiants avaient fabriqué et installé les filets de protection sur la plage.

La mission du jour était donc de restaurer sur site les filets endommagés par les intempéries. “A part des nœuds dans les mailles dû surtout au vent, nous n’avons eu à déplorer aucun vandalisme”, se réjouit Alain Birba, agent du service des plages. Il faut dire que la zone est bien surveillée toute l’année, et encore davantage en saison de reproduction. De nombreux panneaux explicatifs à l’entrée de la plage et sur les filets préviennent aussi les promeneurs des nidifications.

C’est qu’ils sont difficiles à repérer les œufs de ces tout petits migrateurs. Pas plus gros qu’un caillou, de couleur crème et tachetés, on peut très vite marcher dessus sans le faire exprès.

Mais les jeunes du lycée de la Mer sont bien informés. Entre des interventions de la LPO intégrées dans leur cursus et les explications de Camille Pfleger, chargée biodiversité au SMBT, les lycéens sont qualifiés pour être à leur tour ambassadeurs des enjeux essentiels des milieux naturels. Rajouter à cela ce qu’ils ont appris de cette matinée sur le travail de tri et nettoyage des agents des plages, leur connaissance de la laisse marine et du circuit des pollutions mer/terre, nulle doute que ces futurs marins sauront faire attention à leurs environnements…

Charte Natura 2000

Saint-Pargoire, Saint-Pons-de-Mauchiens et Villeveyrac signent leur engagement pour la biodiversité.

Jeudi 21 mars, à l’occasion du Comité de Pilotage du site Natura 2000 « Plaine de Villeveyrac-Montagnac », les communes de Saint-Pargoire, Saint-Pons-de-Mauchiens et Villeveyrac ont signé la Charte Natura 2000 et ont ainsi rejoint Montagnac dans son engagement en faveur de la biodiversité, plus particulièrement le Faucon crécerellette, espèce rare et emblématique.

La charte Natura 2000 est un outil permettant à une personne ou une collectivité de s’engager volontairement dans la préservation de la biodiversité. Les engagements sont définis pour un site donné, en fonction des enjeux présents. Saint-Pargoire, Saint-Pons-de-Mauchiens et Villeveyrac font partie des cinq communes du site Natura 2000 « Plaine de Villeveyrac-Montagnac » pour lequel a été élaborée une charte visant l’adoption de bonnes pratiques en faveur du Faucon crécerellette.

Cette espèce rare et menacée niche dans le vieux bâti des villages du site Natura 2000, notamment sous les toitures. Quatre communes au total sont donc aujourd’hui signataires, en comptant Montagnac engagée depuis 2021.

Qu’est-ce que le réseau Natura 2000 ?

Natura 2000 est un réseau européen de sites protégés qui vise la recherche collective d’une gestion équilibrée et durable des espaces. L’objectif est de préserver la biodiversité tout en prenant en compte les activités économiques et sociales. Pour chaque site Natura 2000, un Comité de Pilotage (COPIL) est désigné. C’est un organe officiel de concertation et de débat qui se réunit annuellement afin d’organiser la gestion du site. Le Syndicat mixte du bassin de Thau porte l’animation du programme et met en œuvre des actions. Le site Natura 2000 « Plaine de Villeveyrac-Montagnac » se situe sur les communes de Saint- Pargoire, Saint-Pons-de Mauchiens, Villeveyrac, Montagnac et Loupian. Ce site a été désigné en 2006 car il abrite une biodiversité remarquable, notamment quatorze espèces d’oiseaux menacées et protégées à l’échelle européenne, dont le Faucon crécerellette.

Le Faucon crécerellette, une espèce rare et emblématique

Le Faucon crécerellette est l’espèce la plus emblématique du site Natura 2000. Les cinq communes du site « Plaine de Villeveyrac-Montagnac » accueillent à elles-seules un quart de la population française. Petit rapace principalement insectivore, le Faucon crécerellette a la particularité de nicher sous les tuiles et dans les infractuosités des vieux bâtiments. Contrairement au Faucon crécerelle, il est migrateur et ne s’observe à nos latitudes que de mars à septembre. Cette espèce a bien failli disparaitre du territoire national à la fin du XXème siècle. Depuis le début des années 2000 et grâce à l’élaboration de Plans Nationaux de Restauration et d’Actions, il recolonise progressivement le pourtour méditerranéen, bien que ses effectifs restent limités. Au total, 783 couples ont été recensés en France en 2023 dont près de la moitié dans le département de l’Hérault.

Saint-Pargoire, Saint-Pons-de-Mauchiens et Villeveyrac : trois communes désormais engagées pour la préservation du Faucon crécerellette

En 2020, la commune de Montagnac, la LPO Hérault (opérateur local du Plan National d’Actions Faucon crécerellette) et le SMBT ont réfléchi collectivement à l’élaboration d’une charte Natura 2000 de type milieu « vieux bâti » dédiée à la préservation du Faucon crécerellette. Ces réflexions ont abouti à la signature de la charte par la commune de Montagnac en 2021. La charte a ensuite été présentée aux communes de Saint-Pargoire, Saint-Pons-de- Mauchiens et Villeveyrac qui ont été convaincues de la nécessité de ces mesures d’engagement.

Ces signatures concrétisent la volonté de ces communes qui souhaitent protéger et promouvoir la biodiversité unique et remarquable qu’elles abritent. Les engagements de la charte « toiture » La charte Natura 2000 dite charte « toiture » concerne :

la préservation des sites de nidification (toitures) et l’évitement des dérangements en période sensible dans les bâtiments communaux (vigilance lors des projets de rénovation et travaux), 

la mise en place d’aménagements adaptés en cas de travaux sur toitures (maintien des ouvertures, nichoirs),

  le maintien des sites de dortoirs postnuptiaux (pins),

le renforcement du lien avec les ornithologues en charge du suivi de l’espèce, 

la valorisation de l’engagement de la commune en faveur du Faucon crécerellette auprès de ses administrés.

Où débroussailler?

La règlementation ne s’applique pas à tout le département. Un premier zonage détermine les communes concernées, un second zonage précise le territoire de la commune où la réglementation s'applique. Sur ce territoire, seules les situations prévues aux articles L131-10 à L131-16 et L134-5 à L134-18 du Code forestier relèvent des Obligations Légales de Débroussaillement (OLD).

Les 343 communes du département ont été classées suivant la nature du risque d'incendie de forêt. Certaines communes ou parties de communes sont exclues du champ d'application de la réglementation relative au débroussaillement. Consulter la Cartographie du département avec la liste des communes soumises à l'obligation légale de débroussaillement par niveau de risque .

Pour chaque commune, les OLD ainsi que le maintien en état débroussaillé au titre du Code forestier s'appliquent sur les zones exposées, c'est-à-dire les terrains en nature de bois, forêt, plantations d'essences forestières, reboisements, landes, maquis et garrigues et jusqu'à une distance de 200 (deux cents) mètres de ces terrains situés sur le territoire des communes ou parties de communes concernées. Consulter la Cartographie du département avec les limites par commune des zones où la règlementation OLD s'applique.

Remarque : Les terrains en nature de bois, forêt, plantations d'essences forestières, reboisements, landes, maquis et garrigues d’une surface cumulée inférieure au seuil de 4 (quatre) hectares sont exclus du champ d’application des OLD, de même que les haies et les « boisements linéaires » constitués de terrains en nature de bois, forêt, plantations d'essences forestières, reboisements, landes, maquis et garrigues d’une largeur maximum de 50 (cinquante) mètres quelle que soit leur longueur.

Sécheresse : ces départements français déjà en alerte au mois de mars, comme l'Hérault

À mesure que progresse le réchauffement climatique, les vagues de sécheresse s’accentuent et débutent de plus en plus tôt dans l’année. En France, plusieurs communes sont déjà placées en vigilance "crise".

Le 14 mars dernier, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), chargé de la surveillance des nappes phréatiques annonçait, une fois n’est pas coutume, une bonne nouvelle en matière de climat : avec 46% des niveaux au-dessus des normales mensuelles, la situation se révélait bien meilleure que la précédente.

Selon Orange.fr : Fleur, Vie, Fleur Jaune, Fissure

Malheureusement, tous les départements français n’en profitent pas. Notamment l'Hérault, sévèrement frappé par le manque d'eau, et où les nappes restent à un niveau préoccupant. 12 communes sur 342, particulièrement touchées, se trouvent même en situation de crise. Le maire de l’une d’elles s’est dit "inquiet pour l'été qui arrive". Ainsi, Alain Duro, maire de Thézan-lès-Béziers, a confié auprès de BFMTV espérer "que des épisodes pluvieux" viendront "rassurer". Comme l’indique le média, des restrictions ont par conséquent été mises en place dans la commune : arrosage des jardins et potagers, tout comme celui des pelouses, des massifs fleuris et des espaces verts est interdit entre 8 heures et 20 heures.

D’autres départements concernés

L’Hérault n’est pas le seul. Selon le site Info Sécheresse, le niveau des nappes phréatiques serait "très bas" dans déjà cinq départements......... Poursuivre : https://actu.orange.fr/france/secheresse-ces-departements-francais-deja-en-alerte-au-mois-de-mars-magic-CNT000002d8Ceq.html

Communiqué du groupe EELV - les écologistes de Sète, concernant l'éventuelle création d'une filière de traitement des déchets CSR dans la métropole de Montpellier.

Communiqué du groupe EELV - les écologistes de Sète, concernant l'éventuelle création d'une filière de traitement des déchets CSR dans la métropole de Montpellier.

Filière CSR à Montpellier : un danger pour les citoyens sétois ?

 

"Le 2 avril, la communauté d’agglomération de Montpellier doit se prononcer sur la mise en place d’une filière de traitement des déchets dites CSR (Combustible Solide de Récupération). De nombreux écologistes s’y opposent, du fait notamment des dangers pour la santé des citoyens. Traiter les déchets, c’est d’abord en réduire la quantité dès l’origine, donc en produire le moins possible. Puis, les trier si possible lors de leur collecte, de façon optimale. Enfin, en recycler la plus grande partie. C’est une politique appelée communément “zéro déchets”. C’est la politique sur laquelle le maire de Montpellier s’était engagée, et qui n’a semble t’il pas été suffisamment mise en place. Au contraire, aujourd’hui, l’agglomération de Montpellier souhaite s’engager sur une filière CSR qui diffère du “zéro déchets”, et qui comportent de nombreux inconvénients : - Peu de communication, ni incitation, ni formation, des citoyens et entreprises pour réduire à la source la quantité de déchets produits. - Peu de communication, ni incitation, ni formation, des citoyens et entreprises pour trier ou recycler les déchets produits. - Un système de tri mécanisé, qui risque de produire des CSR (résidus solides combustibles) comportant des plastiques et des produits toxiques qui ne devraient jamais être brûlés."

- Donc un risque de pollution aérienne due à l’incinération, qui pourrait fragiliser la santé de l’ensemble du territoire proche, jusqu’à Sète.

- Un coût démesuré, bien supérieur à la politique “zéro déchets” préconisée par les écologistes (coût qui pourrait être augmenté par de futures taxes très probables).

Par ailleurs, une question se pose : si Montpellier et Sète ont pût travailler en commun pour devenir capitale européenne de la culture, ne peuvent-elles pas mutualiser les moyens existants, avec les agglomérations voisines (Sète, Lunel…), et mettre en place une vaste politique zéro déchets à moindre frais ? Les écologistes sétois appellent tous les conseillers de Montpellier Méditerranée Métropole à ne pas soutenir ce projet de filière CSR lors du vote du 2 avril prochain.

Une autre voie est possible : celle de la raison, de l’économie et de l’implication citoyenne , avec le “zéro déchets”.

Laurent HERCE, conseiller municipal écologiste à la mairie de Sète et le Groupe “Les Ecologistes / EELV ” de Sète

Crise climatique : visualisez la vague de chaleur "exceptionnelle" enregistrée sur le continent africain

Le réchauffement climatique dû à l'activité humaine et le phénomène El Niño ont provoqué des anomalies extrêmes de température à la mi-mars.
Namibie, Nature, Deadvlei, Désert

Une situation "exceptionnelle", des "milliers de records explosés". Entre le lundi 11 et le dimanche 17 mars, des internautes ont signalé sur le réseau social X des températures particulièrement chaudes sur le continent africain. "Tous les ingrédients sont réunis pour avoir des températures élevées sur le continent en ce printemps", explique le climatologue Benjamin Pohl, chercheur à l'institut Biogéosciences de l'université de Dijon.

Sur les relevés de l'observatoire européen Copernicus, les anomalies positives de températures ont en effet recouvert de nombreuses régions du continent lors de cette semaine, comme le montre l'outil Climate Pulse, qui permet de comparer les températures du jour avec les moyennes entre les années 1991 et 2020. Plus la zone concernée vire au rouge, plus on se rapproche de +8 à +12°C par rapport aux températures des trente dernières années :  voir sur : https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/crise-climatique/crise-climatique-visualisez-la-vague-de-chaleur-exceptionnelle-enregistree-sur-le-continent-africain_6435835.html

Chaque année, du 20 au 30 mars, découvrez toutes les alternatives aux pesticides à travers un programme d’animations dans toute la France.

Coquelicots, Fleurs, Sur Le Terrain
Réservation : Non
Prix : Gratuit
Accessibilité Handicapés :
Accessibilité sourds et malentendants : Oui
Aveugles et malvoyants : Non
Personnes à mobilité réduite : Oui
Personnes en situation de handicap mental : Non

Pendant les 10 premiers jours du printemps, période de reprise des épandages de pesticides, la Semaine Pour les Alternatives aux Pesticides (SPAP) met à l’honneur les mille et unes alternatives pour se passer des pesticides chimiques de synthèse dans notre consommation et notre production.

Ce sont plus de 1000 événements en France et à l’étranger qui sont organisés chaque année par les citoyens, les associations, les entreprises ou encore les collectivités territoriales. Au programme : conférences, ciné-débats, portes ouvertes de fermes, de moulins, de jardins, dégustations, ateliers, démonstrations, spectacles…

Cet événement est coordonné au niveau national par l’association Générations Futures et rassemble 50 organisations nationales partenaires, dont la LPO, et de multiples acteurs locaux.

Plus d’informations

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Le GALPA « Thau et son littoral » vient de lancer 3 appels à projet pour dynamiser la filière en 2024.

Dès 2023, 2 appels à projet avaient été publiés par le Galpa(1) « Thau et son littoral », sous l’égide du Syndicat mixte du bassin de Thau, structure animatrice du programme. L’objectif : accompagner les professionnels dans la recherche de solutions pour réduire ou valoriser les déchets et coproduits issus des filières pêche et cultures marines, augmenter la valeur ajoutée des produits de la pêche et de l’aquaculture, ou développer de nouveaux produits. Suite au Comité de sélection et de pilotage (CSP) qui a eu lieu fin 2023 et au groupe de travail qui s’est tenu en janvier dernier, une nouvelle thématique est proposée autour de la sensibilisation, la formation et la communication auprès du grand public. Ces appels à projets sont ouverts jusqu'au 1er aout 2024.

Le programme DLAL (Développement local par les acteurs locaux) du Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture (FEAMPA) est un outil d’accompagnement des filières pêche et des cultures marines. Le Syndicat mixte du bassin de Thau (SMBT) porte cet outil, qui s’appuie sur une stratégie, des partenaires techniques et financiers et une gouvernance organisée en GALPA ou Groupe d’action local pêche et aquaculture. Le programme est largement subventionné par l’Europe et la Région Occitanie, principaux contributeurs.

Depuis 2022, la nouvelle stratégie DLAL s’est étendue aux problématiques environnementales pour faire face aux changements climatiques. Elle s’est ouverte à d’autres partenaires de l’économie bleue, dont le tourisme, en s’attachant à ce que les projets aient un effet positif direct sur les filières pêche et cultures marines. A noter enfin que le périmètre d’intervention s’est agrandi : ce sont désormais 36 communes de Sète agglopôle Méditerranée, Hérault Méditerranée et Béziers Méditerranée qui sont associées au programme sur la période 2022-2027.

La stratégie DLAL s’articule autour de 3 défis :

Défi n°1 : Faire face au réchauffement climatique et préserver la biodiversité 

Défi n°2 : Conforter le poids socio-économique des filières pêche et cultures marines 

Défi n°3 : Créer du lien entre la pêche, les cultures marines et les activités connexes de l’économie bleue.

Pour en savoir plus sur le DLAL et la stratégie du territoire:https://www.dlalbassindethau.fr/a-propos/

Trois appels à projet thématiques pour porter les 3 défis Chacun des défis de la stratégie DLAL va faire l’objet d’un appel à projet spécifique en 2024. L’ambition est de faire émerger les projets de développement et/ou d’innovation émanant du territoire de Thau pour lesquels le dispositif DLAL-FEAMPA pourrait être un facteur d’accélération. Les candidatures seront étudiées puis sélectionnées par le Comité de sélection et de pilotage (CSP). Les lauréats pourront ainsi bénéficier d’importants financements européens et co- financements nationaux. Les thématiques des 3 appels à projet de 2024 sont les suivantes :


Quels sont les bénéficiaires de ces appels à projet ? Ces AAP s’adressent prioritairement aux filières pêche et cultures marines, ainsi qu’aux activités connexes qui souhaitent mettre en œuvre un projet de développement en cohérence avec la stratégie du GALPA « Thau et son littoral » :

Organisations professionnelles de la pêche et de la conchyliculture, 

Collectivités territoriales, établissements publics et leurs groupements, 

Associations en lien avec des professionnels ou des organisations professionnelles, 

Centres techniques, scientifiques et de formation, 

Entreprises de production « pêche » et « cultures marines » en groupement, 

Entreprises de l’aval des filières,

Entreprises de valorisation des déchets et coproduits

A noter que certaines actions peuvent être portées par d’autres acteurs que ceux des filières pêche et cultures marines mais qu’elles doivent être en lien (sous forme de convention) avec les professionnels ou les organisations professionnelles des filières « pêche et cultures marines » et conforter ces filières, avec une vision de développement territorial.

Quel est le périmètre concerné ?

Les projets devront être situés sur le périmètre du Galpa intégrant les 14 communes de Sète Agglopôle Méditerranée (SAM), les 20 communes de la Communauté d’Agglomération Hérault Méditerranée (CAHM) et les 2 communes de la communauté d’agglomération Béziers Méditerranée (Sérignan et Valras). Le porteur de projet peut être domicilié en dehors de ces communes si l’opération a un effet direct et significatif sur le territoire et ses filières pêche et cultures marines. Les subventions mobilisables et le calendrier Le taux d’aides publiques pourra atteindre :

80 % des dépenses éligibles si le projet présente un intérêt collectif, s’il est porté par un bénéficiaire collectif ou s’il présente des caractéristiques innovantes avec un accès public aux résultats de l’opération. Cela suppose un autofinancement minimal de 20 % du montant total du projet,

50 % des dépenses éligibles si le projet est porté par une entreprise privée (champ concurrentiel).

Les textes des 3 appels à projets sont disponibles sur le site dédié du DLAL :
 Lien complet : https://www.dlalbassindethau.fr/de-nouveaux-appels-a-projets-pour-
le-galpa-en-2024/
 Lien raccourci : https://vu.fr/BctQs
L’animatrice du programme se tient à la disposition des porteurs de projets ou candidats pour
apporter toutes les informations nécessaires avant toute candidature : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (Béatrice
PARY).

Des « bacs à tempête » sur le littoral

Les coups de vent d’Est amènent quantité de déchets sur les côtes. Le littoral mézois n’est pas épargné.

Pour faciliter la tâche aux amis de la nature qui souhaitent ramasser ces détritus, la Ville de Mèze, en partenariat avec l’ARDAM, a installé des « bacs à tempête » au Tambourin et à la Conque. Il s’agit de conteneurs réalisés avec du matériel de réemploi par des stagiaires l’ARDAM. Ces bacs d’apports volontaires sont réservés aux plastiques, polystyrènes, matériels de pêche, pneus…

« Chacun peut participer à la propreté du bord d’étang, d’abord en évitant d’abandonner des déchets dans les eaux de la lagune, ensuite, en ramassant, à l’occasion d’une promenade, les objets échoués. » souligne Numa Nicolas, conseiller délégué au cadre de vie.