Environnement

Recosanté : une lettre d'information sur la qualité de l'air et les risques liés aux pollens

Vous êtes sensible à la pollution de l'air ? Vous êtes allergique aux pollens ? Vous pouvez vous inscrire à « Recosanté », une lettre d'information numérique. Chaque jour, vous recevez une recommandation pour vous aider à réduire les impacts des polluants atmosphériques et des pollens sur votre santé. Vous êtes informé quotidiennement de la qualité de l'air et du risque d'allergie aux pollens dans votre localité.

Qu'est-ce que Recosanté ?

Recosanté est un service public numérique mis en place par le ministère des Solidarités et de la Santé et le ministère de la Transition écologique, en partenariat avec la Direction interministérielle du numérique dans le cadre du programme beta.gouv.fr.

Ce service est destiné à évoluer de façon continue en fonction des retours des utilisateurs.

Les recommandations sont issues de sources fiables et officielles telles que le ministère des Solidarités et de la Santé, l'Ademe, l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur, le Réseau National de Surveillance Aérobiologique, Santé respiratoire France, etc.

Comment s'inscrire ?

Pour recevoir chaque jour par courriel les indicateurs environnementaux (qualité de l'air, épisodes de pollution et risque pollinique) de votre localité et une recommandation pour vous aider à vous protéger des risques liés aux polluants atmosphériques et aux pollens, allez sur le site a title="Recosanté - recosante.beta.gouv.fr - Nouvelle fenêtre" " " " " ">"ecosanté , renseignez votre email et votre commune.

Vous pouvez également choisir de recevoir des informations destinées aux personnes vulnérables ou sensibles à la qualité de l'air et aux personnes allergiques aux pollens.

Les données collectées lors de l'inscription sont utilisées exclusivement pour envoyer les recommandations.

  A savoir : Le programme beta.gouv aide les administrations publiques à construire des services numériques utiles, simples, faciles à utiliser et qui répondent vraiment aux besoins des usagers. Le développement du service numérique est guidé par les retours de ses utilisateurs et non par les besoins de l'administration qui le porte.

Nature au jardin : le mieux à faire, c'est de ne rien faire ! Avec la LPO

La LPO invite les Français à ne pas déranger la faune et la flore sauvages qui s’installent dans les jardins pendant la période de reproduction, en suspendant notamment les travaux d’entretien des arbres et des haies de mi-mars à fin août.

C’est le retour du printemps : les oiseaux migrateurs comme les hirondelles et la huppe fasciée sont revenus se reproduire dans notre pays. Alors que l’Aurore, ce petit papillon blanc au bout des ailes orange volète inlassablement au-dessus de la pelouse, la végétation est en pleine émergence. C’est l’apparition des fleurs, des bourgeons, des herbes sauvages...

Prairie Fleurie, Fleurs, Fleurs Sauvages

Le beau temps nous incite enfin à profiter de nos jardins : contempler, observer, admirer... Au printemps et en été, pour le bien de la biodiversité, le mieux à faire est de ne rien y faire d’autre !

Je ne taille pas mes arbres ni mes haies et je réduis les tontes

L’hiver est fini, la dormance de la végétation aussi. Arbres et arbustes connaissent le phénomène de montée de sève qui permet la croissance et le début du cycle de reproduction végétatif. Les oiseaux comme le Merle noir, le Verdier d’Europe et le Pinson des arbres repèrent des enfourchures de branches, des feuillages denses et des cavités propices à la construction de nids discrets, où ils élèveront leurs oisillons jusqu’à la fin de l’été.

La belle saison n’est donc pas appropriée pour élaguer les arbres, ni tailler les arbustes et les haies, actions à effectuer en hiver. Le risque de déranger la petite faune sauvage y est très important et ces interventions tardives ne respectent pas le cycle naturel des végétaux.

Mésange charbonnière (Parus major) dans des branchages / Pixabay

Mésange charbonnière (Parus major) dans des branchages / Pixabay

Il n’est pas non plus conseillé de tondre les pelouses à ras, loin de là. Les îlots d’herbes hautes et les fleurs sauvages contribuent à maintenir le sol en bonne santé et préservent l’humidité. Dès le mois de mars, de nombreux insectes pollinisateurs tels que le grand bombyle, la piéride du chou ou encore les abeilles charpentières, commencent à butiner les fleurs. Les invertébrés comme la pisaure admirable, une araignée inféodée aux herbes basses, évoluent et se reproduisent dans le fouillis des herbes. Des espèces florales magnifiques se développent naturellement : grandes marguerites, centaurées, lotiers corniculés, pâquerettes, ficaires fausse-renoncule... et attireront papillons, criquets, sauterelles et coléoptères.

La LPO préconise donc de cesser l’entretien des jardins à partir de mi-mars jusque fin août. En dehors des aires de jeux, des allées et de la table de jardin, laissez s’épanouir la flore sauvage et spontanée.

Pour en savoir plus, voir notre article : Les oiseaux font leur nid : ne taillez pas les haies, n’élaguez pas les arbres

Aurore (Anthocaris cardamines) mâle / Pixabay

Aurore (Anthocaris cardamines) mâle / Pixabay

Je n'arrache pas les plantes dites "indésirables"

Un jardin “propre” est trop souvent un jardin sans vie ! La flore sauvage joue un rôle essentiel dans le bon fonctionnement d’un écosystème. Elle sert d’abri et de nourriture pour de nombreuses espèces.

Si vous préférez une pelouse “soignée”, réservez toujours une zone non tondue où pousseront des graminées comme la fétuque ou le millet qui produiront des graines et abriteront des insectes. Laissez-y s’installer les herbes dites “mauvaises” pourtant indispensables à la petite faune : le serin cini se nourrit des bourgeons du pissenlit, le chardon, la cardère, le cerfeuil et le trèfle, une fois montés en graines, attireront les chardonnerets élégants et les verdiers d’Europe. Plus d’une dizaine d’espèces de papillons, tels le vulcain et le paon du jour, pondent leurs œufs sur les orties, l’une des plantes hôtes les plus prisées par les lépidoptères. Par ailleurs, certaines de ces plantes mal-aimées sont dotées de propriétés pharmaceutiques (c’est le cas du plantain) et certaines autres, comme l’ortie, l’amarante ou l’oxalis corniculé sont comestibles ! Raisons de plus pour ne pas s’en débarrasser !

Pour en savoir plus, voir notre article : Pour faire de son jardin un éden sauvage,  Jardiner avec la nature.

Pâquerettes (Bellis perennis) sur une pelouse / Pixabay

Pâquerettes (Bellis perennis) sur une pelouse / Pixabay

 

Je ne retourne pas la terre du sol

Le sol est un milieu vivant, peu connu et pourtant tellement riche. Les 15 premiers centimètres abritent environ 90% de la vie souterraine. Des millions de bactéries, champignons, acariens, arthropodes, vers de terre, mollusques et autres cloportes dépendent de cet habitat. Ces décomposeurs de matière organique participent à la fertilité des sols en formant l’humus. Retourner la terre perturbe tous ces êtres vivants et le fonctionnement de l’écosystème.

Pour en savoir plus, voir notre article : Je limite mon emprise sur le sol vivant.

Lombric

Les lombrics jouent un rôle majeur en aérant les sols © Pixabay

 

J'arrête de nourrir les oiseaux

Au printemps, la plupart des oiseaux granivores passent à un régime alimentaire insectivore. Leurs oisillons ont en effet besoin de protéines animales pour leur développement et les adultes leur apportent des chenilles, des mouches, des larves, etc. La LPO recommande d’arrêter de leur proposer de la nourriture dès le mois de mars. En revanche, mettez de l'eau à leur disposition, elle sera utile aux oiseaux comme à leurs proies, surtout en cas de fortes chaleurs !

Pour assurer une alimentation naturelle suffisante toute l'année aux oiseaux des jardins, augmentez plutôt les ressources naturelles grâce à une gestion écologique ! Diversifiez les strates et les espèces végétales, favorisez les végétaux indigènes à fruits, baies et graines, et laissez-les évoluer librement.

Pour en savoir plus, voir notre article : Nourrissage et maladies des oiseaux.

A la fin de l'hiver, le nettoyage des mangeoires est de mise © LPO France

A la fin de l'hiver, le nettoyage des mangeoires est de mise © LPO France

 

Je ne recueille pas les animaux

Il est fréquent de trouver aux mois de mai et juin de jeunes oiseaux tombés au sol et encore incapables de voler. Ils ne sont pas en détresse. Ces jeunes explorent leur environnement et ce comportement est normal. Les parents restent le plus souvent à proximité et continuent de les nourrir. En cas de danger immédiat (Ex : chats, route), placez-les simplement en lieu sûr ou remettez les dans le nid si ce dernier est accessible.

Si vous rencontrez un hérisson actif en pleine nuit dans votre jardin, dans un espace public ou en bord de route, il est très certainement en bonne santé ! Laissez-le poursuivre son chemin et prenez le temps de l'observer à distance. Ramasser un hérisson sans qu'il ne soit en détresse peut avoir des conséquences graves, notamment s'il s'agit d'une femelle allaitante : vous pourriez condamner la portée ! Ne tentez pas non plus de les nourrir, ce qui peut rendre ces animaux sauvages dépendants de l'Homme et donc inaptes à rechercher eux-mêmes leur pitance. En outre le lait et le pain leur donnent des diarrhées mortelles et les croquettes pour chat entrainent des carences alimentaires.

Hérisson d'Europe (Erinaceus europaeus) / Pixabay

Hérisson d'Europe (Erinaceus europaeus) / Pixabay

Si et seulement si l’animal est blessé, il aura besoin de soins prodigués par un professionnel. Avec beaucoup de précautions, vous pouvez alors l’attraper et le mettre délicatement dans un carton tapissé de papier journal et aéré de quelques trous avant de le placer dans un endroit calme et isolé, sans le nourrir. Appelez ensuite le centre de soins le plus proche de chez vous pour recevoir des conseils ou pour organiser le transfert vers une structure habilitée.

Pour en savoir plus, voir notre article : Secourir un animal sauvage.

Je contemple !

Différentes études démontrent que le déclin de la biodiversité est particulièrement marqué en zones urbaines et périurbaines. Le suivi temporel des oiseaux communs (STOC) coordonné par la LPO a ainsi mis en évidence une diminution des populations de près de 30% dans ce type d’habitat sur le territoire français entre 1989 et 2019.

Dans un tel contexte d’effondrement du vivant, les jardins publics et privés jouent un rôle de plus en plus essentiel dans la préservation de la faune et la flore sauvages, ainsi que dans la résilience face au réchauffement du climat grâce à la captation du carbone, l’absorption de l’eau et la création d’îlots de fraicheur.

Au printemps et en été, passez donc à l’inaction afin de laisser la nature s’épanouir au jardin. Munissez-vous plutôt d’une loupe, d’une paire de jumelles ou d’un appareil photo pour de belles observations naturalistes !

Et pour poursuivre votre engagement en faveur de la biodiversité, rejoignez les Refuges LPO, premier réseau de jardins écologiques en France avec plus de 52 000 membres.

Thau Alabri : Le nouveau dispositif pour adapter le bâti face aux inondations.

Le Syndicat mixte du bassin de Thau lance l'opération THAU ALABRI à destination des propriétaires d'un logement ou d'une entreprise situé(e) en zone inondable. Particuliers, commerçants, artisans, chefs d'entreprise peuvent bénéficier d'un accompagnement complet pour adapter leur bien face aux inondations

Les récentes études menées par la Stratégie Locale de Gestion du Risque Inondation (SLGRI) de Thau ont mis en lumière les risques importants d'inondations auxquels sont exposés le territoire et ses habitants, avec des impacts sur l'économie locale. Les analyses révèlent les conséquences des phénomènes de pluies intenses et de coups de mer, susceptibles de causer des dommages notables aux infrastructures publiques, aux bâtiments résidentiels et commerciaux, au secteur agricole, et de manière plus générale, à l'activité économique sur le Bassin de Thau.

 Les résultats de l'étude indiquent que près de 10 000 habitations et 800 entreprises seraient en première ligne face à un évènement décennal (caractérisé par une probabilité de 10 % de se produire chaque année).

Le scénario s'aggrave encore pour un évènement centennal, avec 15 000 habitations et 2 000 entreprises potentiellement menacées. Bien que la majorité des bâtiments concernés soient exposés à un risque faible ou modéré, avec des projections d'inondation inférieures à 50 cm, plusieurs centaines pourraient se retrouver sous plus d'un mètre d'eau, soulignant la gravité des menaces en cas de crue majeure.

La typologie des dégâts analysés révèle que les dommages aux habitats constituent une part majeure des risques, représentant entre 24 % et 48 % des dégâts totaux estimés selon les communes. Cette prédominance des dommages liés au secteur résidentiel a motivé les pouvoirs publics à prendre des mesures proactives pour adapter le bâti. Ces chiffres soulignent l'urgence et la nécessité d'une action coordonnée entre les pouvoirs publics, les entreprises et les citoyens pour renforcer la résilience du territoire face aux risques d'inondation.

Pour rappel, le bassin de Thau est soumis à trois types d’aléas : 

le débordement de cours d’eau, 

le ruissellement urbain 

la submersion marine.

Dès l’élaboration de la SLGRI, ces 3 aléas ont été pris en compte dans les études réalisées. Le Programme d’Études Préalables (PEP) au Programme d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI) qui a été élaboré et validé par les services de l’État à l’automne 2022 se donne pour objectif de réduire la vulnérabilité du territoire à ces risques. Vingt-six actions portées par 7 maîtres d’ouvrage ont été retenues puis labellisées par l’État pour une mise en œuvre dès 2023 et jusqu’à fin 2024.

Cette labélisation a permis ainsi au territoire de Thau de pouvoir être aidé par le Fond d’état dit Barnier afin de mettre en œuvre ces actions. Le Fond Barnier est un fond assurantielle piloté par le ministère de l’environnement pour engager des politiques publiques nationales à locales, structurelles et conjoncturelles, vis-à-vis des risques naturels (inondation, sècheresse, glissement de terrain séisme, etc.).

Parmi les actions inscrites et portées par le SMBT, on peut citer la pose de repères de crue et des diagnostics de vulnérabilité des habitations particulières. Ainsi, le SMBT porte le dispositif THAU ALABRI, visant à offrir un service public dédié à tous ceux confrontés à des enjeux d'inondation sur notre territoire. Cette démarche a pour objectif d'accompagner les habitants dans la réduction des risques et des dommages liés aux inondations.

Avec Thau Alabri, un diagnostic gratuit et personnalisé Le dispositif est en place depuis le 1er mars. Les demandeurs sont accompagnés à chaque étape du programme THAU ALABRI. La première étape consiste à réaliser un diagnostic individuel et gratuit pour identifier les équipements susceptibles d’être endommagés par la montée du niveau d’eau causé par les inondations.

Le diagnostic est entièrement pris en charge par l’Etat (50 %), la Région Occitanie (20 %), le Département de l’Hérault (10 %) et le SMBT (20 %). À l'issue de ce rendez-vous, un rapport détaillé et confidentiel est adressé au demandeur avec les solutions possibles pour adapter le bien étudié. Certaines mesures, parfois simples, permettent de limiter considérablement les dégâts causés par une inondation : batardeaux en travers des ouvertures, clapet anti-retour sur l'évacuation des eaux usées, mise hors d’eau des équipements électriques, etc.

Ce service public porté par le SMBT permettra d’accompagner les administrés en zone inondables (particuliers ou entreprises) avec l’aide d’un professionnel qui leur fournira l’ensemble des éléments techniques et des conseils pour améliorer la résilience de leur bien mobilier et immobilier. Et des solutions financées jusqu'à 80 %... Avec ce dispositif, il s'agit de protéger les personnes, limiter les dommages sur les biens et enfin assurer le retour à la normale le plus rapidement en cas d'inondation ainsi que d’améliorer la résilience et la continuité de l’activité économique. Rappelons que de nombreuses habitations sont aussi le siège de petite entreprise ou professions libérales

C’est pourquoi les coûts liés aux solutions préconisées dans le diagnostic THAU ALABRI peuvent être subventionnés.

Pour les particuliers, les aides peuvent aller jusqu'à 80 % du montant des travaux engagés. Pour les commerçants, artisans, chefs d'entreprises de moins de 20 salariés, un subventionnement est possible à hauteur de 40 %. La prise en charge étant dans les deux cas assurée par l’Etat (sans condition de revenus). Pour faciliter les démarches, le bureau d'études OSGAPI mandaté par le SMBT accompagne les demandeurs de la réalisation des travaux aux demandes de financement.

Le bassin de Thau fait partie des 122 Territoires à Risque Important (TRI) d’inondation, recensés au plan national. Mieux connaître, anticiper et limiter les risques d’inondation, par ruissellement, débordement ou submersion, tel est l’objectif de la SLGRI (Stratégie Locale de Gestion des Risques d’Inondation) que pilote le SMBT depuis 2017.

Elle intègre 25 communes situées sur le bassin versant de la lagune de Thau et de l’étang d’Ingril (Agde, Aumelas, Aumes, Balaruc-les-Bains, Balaruc-le- Vieux, Bouzigues, Castelnau-de-Guers, Cournonsec, Cournonterral, Florensac, Fabrègues, Frontignan, Gigean, Loupian, Marseillan, Mèze, Montagnac, Montbazin, Pinet, Pomerols, Poussan, Saint-Pons-deMauchiens, Sète, Vic-la-Gardiole et Villeveyrac). La démarche vise à identifier précisément les zones les plus sensibles, à entreprendre et à prioriser les travaux de protection et d’adaptation nécessaires.

Dans le sillage de ces études, fort utiles dans la gestion du risque sur le bassin versant de Thau et d’Ingril, l’élaboration d’une démarche de PAPI (Programme d’Actions de Prévention des Inondations) a été lancée en 2021. Orchestré par le SMBT, porteur de la démarche avec les services de la DDTM, la première phase de la démarche a consisté à élaborer un Programme d’études préalables (PEP), avant d’envisager des actions de mitigation et de prévention des risques dans le cadre du PAPI.

PROLIFÉRATION DU MOUSTIQUE TIGRE : AGISSONS DÈS MAINTENANT !

 La lutte contre la prolifération du moustique tigre démarre dès le mois de mars pour empêcher les larves de pondre. Le moustique tigre n’a besoin que de quelques millimètres d’eau pour pondre et se reproduire rapidement.
Pensez à bien assécher vos points d’eau stagnante ! Pensez également à vérifier vos plis de bâches, notamment si vous avez du mobilier de jardin et vos pieds de parasol.

Adaptation au réchauffement climatique : six choses à retenir du rapport de la Cour des comptes

Selon France Info : Urgence, Catastrophe, L'Eau, Fleuve

Sur les logements, les aménagements des espaces urbains, la gestion du littoral ou plus directement sur notre santé, "les travaux des juridictions financières mettent en évidence l'ampleur des progrès à réaliser", écrivent les magistrats dans un document publié mardi.

Le constat de la Cour des comptes est sévère. Dans son rapport sur "l'action publique en faveur de l'adaptation au changement climatique", publié mardi 12 mars, l'institution de la rue Cambon pointe d'importants manques de la France dans ce domaine. "Les travaux des juridictions financières mettent en évidence l'ampleur des progrès à réaliser", écrit-elle. Les améliorations concernent tant les "données", que les "projections" et les "normes", précise-t-elle.

Après avoir déjà relevé, en février, le modèle des stations de ski qui "s'essouffle", la Cour des comptes se penche sur de nombreux sujets, du logement aux transports en passant par la santé. Avec un objectif : être concrète en se mettant à hauteur des citoyens. "Nombre de mesures susceptibles d'être mises en œuvre pour répondre aux effets du réchauffement climatique vont modifier leurs conditions de vie, dans leurs aspects les plus essentiels : l'alimentation, le logement, les transports, les loisirs, etc.", prévient la Cour. Franceinfo revient sur six thèmes soulevés dans ce rapport très complet.

1Le risque sanitaire est "toujours insuffisamment maîtrisé"........................ Aller plus loin : https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/crise-climatique/adaptation-au-rechauffement-climatique-six-choses-a-retenir-du-rapport-de-la-cour-des-comptes_6417889.html

L'exposition participative itinérante « Aire Marine Protégée » voyage

Le Syndicat mixte du bassin de Thau a lancé en 2023 une exposition participative itinérante « Aire Marine Protégée » visant à montrer à tous les publics la richesse de l’environnement naturel remarquable de la lagune de Thau.
L’exposition s’est installée pour la première fois à Mèze en mai dernier dans le château Girard, puis en septembre à Bouzigues dans l’espace Fringadelle. Elle voyage sur tout le territoire de Thau...
Pour sa prochaine halte, le SMBT vous donne rendez-vous à la Maison Noilly Prat, vermoutherie depuis 1813 située sur le port de Ville de Marseillan, du 22 au 24 mars de 10h à 12h et de 14h30 à 17h. L'occasion pour les visiteurs de découvrir un environnement naturel remarquable, niché pour cette halte de 3 jours dans un lieu de renommée mondiale (entrée gratuite).
Un événement qui s’inscrit pleinement dans la prise de conscience qui doit être la nôtre face à l'urgence de préserver la biodiversité de notre milieu et de bâtir de nouveaux liens avec la nature en relation avec les activités humaines (conchyliculture, activités touristiques, sports d’eau, sorties de découverte et de plein air, etc.).
Une première étape pour l'exposition Aire Marine Protégée - Syndicat mixte du bassin de Thau

Impact des Pluies du week-end du 8 au 10 mars sur la Recharge des Nappes et l'Inversac

Un impact contrasté à l’échelle de l’aquifère des calcaires Jurassiques du Pli Ouest

Les précipitations importantes enregistrées durant le week-end dernier ont apporté une recharge notable des aquifères sur le territoire, notamment dans les zones karstiques amont d'Aumelas, Montbazin, et Issanka. Entre 50 et 100 mm de pluie ont été mesurées sur le plateau d'Aumelas, au nord et à l'est de notre région, favorisant une bonne recharge de l'aquifère dans ces secteurs.

Cette situation a entraîné une recharge massive du karst dans le casier Montbazin-Issanka, confirmée par la résurgence de la source de la Vène à Cournonsec. Grâce à cette dynamique, le débit de la source d'Issanka, qui alimente en eau potable la Ville de Sète, devrait augmenter sensiblement et permettre de reprendre une exploitation normale pour plusieurs mois.

Cependant, la recharge des aquifères n'a pas été uniforme sur l'ensemble du territoire. Sur le massif de la Gardiole, un cumul proche de 50 mm a été enregistré, et sur les zones de Villeveyrac, Poussan, Balaruc, Sète, et l'ouest de notre territoire, les précipitations était encore plus faible et ont varié entre 15 et 25 mm seulement

. En conséquence, le karst aval et celui de Villeveyrac n'ont pas bénéficié d'une recharge aussi importante, en témoigne la faible montée piézométrique observée sur les points de suivis de ces secteurs. En ce qui concerne l'inversac sur la source de la Vise, le débit d'intrusion a diminué de -200 à -137 l/s, et le piézomètre du réseau « SMBT » situé à Poussan a enregistré une montée d'environ 2 mètres.

Pas suffisant si on se réfère au niveau ayant entraîné la fin de l'inversac de 2022 (14 mars 2022). Il manque encore près de 2,5 mètres pour contrer les pressions et retrouver une situation normale sur la source de la Vise.

La bonne nouvelle reste que l'eau à Issanka et dans le ruisseau de la Vène se rapproche d’une situation normale pour les mois à venir, grâce à une recharge efficace du casier amont et ce secteur en particulier.

Le SMBT continue à surveiller la situation de près et fournira un bulletin d’information et de mise à jour au fur et à mesure de l'évolution des conditions hydro-météorologiques liés aux risques de sècheresse sur le territoire et du phénomène d’inversac

 

 EN SAVOIR PLUS SUR LE SMBT : WWW.SMBT.FR

Recosanté : une lettre d'information sur la qualité de l'air et les risques liés aux pollens

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2 ans de sécheresse en Hérault !

 

L’Hérault fait partie des départements les plus touchés par la sécheresse en France. Découvrez pourquoi, et comment agir avec nous toute l’année !

En Hérault, 95% de l’eau potable vient des nappes souterraines.

Comme il ne pleut pas assez, les nappes souterraines ne se remplissent pas suffisamment. L’Hérault est ainsi en sécheresse depuis 2 ans.

Notre beau département manquant d’eau, il est essentiel de préserver nos ressources, et ce pas seulement l’été, mais toute l’année !

Affiche 2024 campagne de sensibilisation
Affiche 2024 campagne de sensibilisation

« Face à ce défi, le Département de l’Hérault est aux côtés des citoyens, avec des actions concrètes partout sur le territoire. »

Kléber MESQUIDA, Président du Département de l’Hérault

D’où vient l’eau du robinet ? Pourquoi est-on en sécheresse ? Pourquoi la pluie n’est-elle pas toujours suffisante ? …

Nos experts répondent aux 9 questions les plus courantes sur l’eau et la sécheresse dans notre département.

FOIRE AUX QUESTIONS

Comment économiser l’eau ?

Votre Département s’engage sur tous les fronts et sans relâche depuis des années pour préserver la ressource en eau.

Forts de ces années d’expérience, nous vous partageons 5 astuces faciles à mettre en place chez vous pour économiser l’eau !

Comment économiser l'eau
Comment économiser l'eau
  • Chasser les fuites d’eau, je relève mon compteur avant d’aller dormir, s’il a augmenté, c’est qu'il y a une fuite.
  • Réutiliser l’eau, j’installe une bassine dans l’évier.
  • Se laver moins longtemps, je coupe l’eau pendant le savonnage.
  • Arroser le matin ou le soir, je privilégie des essences locales.
  • Rester informé, je m’abonne à l’alerte mail de vigieau.

Découvrez les écogestes à appliquer à la maison !

Participez à nos animations autour de la thématique de l'eau!
Agenda des animations

 Comment agit votre Département ?

  • Nous cherchons de nouvelles ressources en eau et protégeons celles qui existent. L’Hérault est le seul département de France à avoir un service qui évalue et surveille le niveau des nappes souterraines.
  • Nous gérons des barrages (le barrage du Salagou à Clermont l’Hérault et le barrage des Olivettes à Vailhan), qui répondent à différents besoins :agriculture, réduction des inondations, tourisme, apport d’eau dans les rivières en période de sécheresse.
  • Nous accompagnons les différents acteurs du territoire. Nous aidons les communes à chercher de l’eau, à gérer leur service d’eau potable et d’assainissement et les risques inondation. Nous accompagnons les professionnels du tourisme et les agriculteurs dans leur transformation vers des pratiques économes en eau.
  • Nous aidons à protéger et renaturer les zones humides et les cours d’eau. Les zones humides sont des lieux de rencontre entre l’eau et la terre. Elles fournissent de l’eau aux nappes souterraines et filtrent les polluants. C’est pourquoi le Département agit avec ses partenaires pour préserver ces milieux si utiles et menacés.
  • Nous menons des programmes innovants pour économiser l’eau : de la télérelève pour prévenir les fuites, de la récupération d’eau de pluie sur nos bâtiments pour des usages ne nécessitant pas de l’eau potable comme les WC de la maison départementale des sports par exemple.

Pour en savoir +, découvrez le dossier spécial "Préservons l'eau" dans votre magazine Mon Hérault - édition mars-avril à retrouver ci-dessous !

Recosanté : une lettre d'information sur la qualité de l'air et les risques liés aux pollens

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A Mireval : Construction des 3 centrales cet été

La Dream Team

Thau Énergies Citoyennes a sélectionné son équipe de rêve pour ces centrales.

  • Maitre d’œuvre : CEFEM Solar, seul fabricant français d'onduleurs photovoltaïques triphasés en Ardèche. Sa filiale "installation" est basée à Bernis (30).
  • Bureau de Contrôle : Alpes-Contrôles
  • Assistance Maitrise d'Ouvrage : Enercoop Languedoc Roussillon
Les travaux commenceront à la mi-juillet et devraient durer 3 à 4 semaines. Une  mise en  service espérée en septembre.
Les bâtiments avec l'implantation envisagée des panneaux.

Configuration

Prévus,  plus de 200 modules de marque DMEGC et de puissance 450 Wc. Ils seront de type Mono-Facial Type N. Les onduleurs et optimiseurs seront des Huawei.

Pour l’école de Mireval, les tuiles seront déposées et remplacées par un bac acier sec. Le bac acier sera prévu seulement sur la surface photovoltaïque.
Il est prévu de conserver les 3 premières rangées de tuiles (en partant du faitage) et de laisser la dernière rangée de tuile (bas de pente).

Les 3 centrales produiront 120 000 – 130 000 kWh/an ce qui est équivalent

  •  à la consommation électrique de 62 personnes pendant 1 an
  • et à 37 T de CO2 économisées.
La région Occitanie soutient le projet.

Vous pouvez toujours participer au financement


Le budget du projet est de 180 000€ dont 1/3 est financé par les citoyens.

Choix de La NEF
, seul établissement bancaire coopératif en France, pour compléter le financement citoyen du projet. La NEF est :

  • 100% éthique
  • 0% spéculation : La Nef n’a pas d’activité sur les marchés financiers
  • 0% paradis fiscaux
  • Solidaires : les produits d’épargne  ont tous le label Finansol.
  • N°1 des banques engagées en faveur du climat

Au-delà de la réalisation de ces 3 centrales, l'objectif est de pouvoir s'impliquer localement dans une production énergétique décarbonée (photovoltaïque), mais aussi d'asseoir cette production sur un modèle participatif de gestion, en termes à la fois citoyen et financier.

Vous pouvez toujours aider à financer le projet et prendre une (ou plusieurs) part de la coopérative, c’est 100€.

Pour devenir coopérateur, c'est ici.
Plus d'informations sur le projet à Mireval

Attention aux chenilles processionnaires et à leurs nids

La chenille processionnaire du pin est un des plus grands ravageurs forestiers en France mais aussi sur l’ensemble des pays méditerranéens. Elle provoque un ralentissement de la croissance de l’arbre, une vulnérabilité plus forte aux maladies et aux autres ravageurs des forêts.

La processionnaire du pin est un insecte de l’ordre des lépidoptères et ses larves sont connues pour leur mode de déplacement en file indienne. Elles se nourrissent des aiguilles de diverses espèces de pins, provoquant un affaiblissement important des arbres. Même l’hiver ne pas toucher sans protection.

Processionnaire

Ne pas toucher sans protection : Il faut noter que les poils sont très présents dans les nids, et ce même après plusieurs années. Manipuler des nids même vides est donc dangereux.

On peut distinguer quatre types de trouble (Werno et al., 2002) :

  1. cutané : (mains, bras, visage, cou) : démangeaisons, voire un œdème qui peut mettre jusqu’à deux semaines à disparaître;
  2. oculaire : si les poils ne sont pas enlevés rapidement, ils peuvent entraîner de graves conséquences : glaucome, cataracte… ;
  3. respiratoire : une petite gêne peut se faire sentir et même dans certains cas une crise d’asthme.
  4. allergique.

Les animaux les plus exposés aux risques liés à la processionnaire du pin sont les chiens et les chevaux. Le symptôme le plus souvent rapporté est la nécrose de la langue, qui peut parfois s’accompagner d’œdèmes des babines et de vomissements

 La chenille processionnaire.Sa face ventrale est jaune. Le corps est fortement velu et couvert de poils urticants et allergisants. Les prédateurs à ce stade sont principalement la mésange et quelques oiseaux insectivores, non sensibles aux poils urticants. Les chenilles marchent en procession de manière curieusement saccadée. Si leurs longs poils (soies) sont inoffensifs, ces chenilles projettent dans l’air de minuscules poils très urticants à partir du 3ème stade larvaire. Leur fort caractère urticant peut provoquer d’importantes réactions allergiques : démangeaisons, œdèmes (au niveau des mains, du cou, du visage) mais aussi des troubles oculaires ou respiratoires(asthme).

Les atteintes de l’œil peuvent avoir des conséquences graves si les poils ne sont pas rapidement retirés. Il est dangereux de manipuler un nid même vide.

Bien qu’il existe d’autres moyens, la lutte mécanique est toujours aussi efficace.

Mais pas question de trop s’approcher, un échenilloir (sécateur au bout d’un long manche) doit être utilisé. Si vous devez pratiquer cette opération, n’oubliez pas qu’ensuite vous devez incinérer les nids.

Sans vous alarmer, vous devez rester vigilant si vos pins sont infectés. Le simple contact avec de l’herbe contaminée peut aussi provoquer de graves atteintes sur les humains et les animaux.

Si votre chien/chat/cheval bave anormalement, a la langue ou la face gonflée, se gratte le museau, il a surement été en contact avec des chenilles processionnaires. C’est une urgence gravissime, sans soins votre animal peut aller jusqu’à perdre sa langue!
Rincer lui la bouche à l’eau courante et amener le d’urgence chez le vétérinaire. Surtout ne mettez pas vos doigts dans la bouche de votre animal, les chenilles sont aussi dangereuses pour l’homme.

Attention aux chenilles processionnaires et à leurs nids

La chenille processionnaire du pin est un des plus grands ravageurs forestiers en France mais aussi sur l’ensemble des pays méditerranéens. Elle provoque un ralentissement de la croissance de l’arbre, une vulnérabilité plus forte aux maladies et aux autres ravageurs des forêts.

La processionnaire du pin est un insecte de l’ordre des lépidoptères et ses larves sont connues pour leur mode de déplacement en file indienne. Elles se nourrissent des aiguilles de diverses espèces de pins, provoquant un affaiblissement important des arbres. Même l’hiver ne pas toucher sans protection.

Processionnaire

Ne pas toucher sans protection : Il faut noter que les poils sont très présents dans les nids, et ce même après plusieurs années. Manipuler des nids même vides est donc dangereux.

On peut distinguer quatre types de trouble (Werno et al., 2002) :

  1. cutané : (mains, bras, visage, cou) : démangeaisons, voire un œdème qui peut mettre jusqu’à deux semaines à disparaître;
  2. oculaire : si les poils ne sont pas enlevés rapidement, ils peuvent entraîner de graves conséquences : glaucome, cataracte… ;
  3. respiratoire : une petite gêne peut se faire sentir et même dans certains cas une crise d’asthme.
  4. allergique.

Les animaux les plus exposés aux risques liés à la processionnaire du pin sont les chiens et les chevaux. Le symptôme le plus souvent rapporté est la nécrose de la langue, qui peut parfois s’accompagner d’œdèmes des babines et de vomissements

 La chenille processionnaire.Sa face ventrale est jaune. Le corps est fortement velu et couvert de poils urticants et allergisants. Les prédateurs à ce stade sont principalement la mésange et quelques oiseaux insectivores, non sensibles aux poils urticants. Les chenilles marchent en procession de manière curieusement saccadée. Si leurs longs poils (soies) sont inoffensifs, ces chenilles projettent dans l’air de minuscules poils très urticants à partir du 3ème stade larvaire. Leur fort caractère urticant peut provoquer d’importantes réactions allergiques : démangeaisons, œdèmes (au niveau des mains, du cou, du visage) mais aussi des troubles oculaires ou respiratoires(asthme).

Les atteintes de l’œil peuvent avoir des conséquences graves si les poils ne sont pas rapidement retirés. Il est dangereux de manipuler un nid même vide.

Bien qu’il existe d’autres moyens, la lutte mécanique est toujours aussi efficace.

Mais pas question de trop s’approcher, un échenilloir (sécateur au bout d’un long manche) doit être utilisé. Si vous devez pratiquer cette opération, n’oubliez pas qu’ensuite vous devez incinérer les nids.

Sans vous alarmer, vous devez rester vigilant si vos pins sont infectés. Le simple contact avec de l’herbe contaminée peut aussi provoquer de graves atteintes sur les humains et les animaux.

Si votre chien/chat/cheval bave anormalement, a la langue ou la face gonflée, se gratte le museau, il a surement été en contact avec des chenilles processionnaires. C’est une urgence gravissime, sans soins votre animal peut aller jusqu’à perdre sa langue!
Rincer lui la bouche à l’eau courante et amener le d’urgence chez le vétérinaire. Surtout ne mettez pas vos doigts dans la bouche de votre animal, les chenilles sont aussi dangereuses pour l’homme.