Environnement

Un projet expérimental de restauration des fonds dégradés de la lagune de Thau par enlèvement d’épaves et déchets sous-marins sur le site du Ponton de la Bordelaise

Le ponton de la Bordelaise, sur la commune de Frontignan, représente le site de plongée emblématique de notre territoire. Véritable vitrine sur la lagune de Thau, il accueille de très nombreux plongeurs à la recherche d’un paysage sous-marin atypique et d’une biodiversité exceptionnelle, telle que la Grande Nacre, l’Hippocampe moucheté et de nombreuses limaces de mer. La lagune de Thau a intégré le réseau de Natura 2000 en 2012 et a été classée en Aire Marine Protégée (AMP) en 2023 pour son incroyable réservoir de biodiversité.


Situé à l’embouchure du canal du Rhône à Sète, le ponton de la Bordelaise est menacé par des dégradations historiques (ancienne décharge) et récurrentes (macro déchets et échouages de navires).


Aujourd’hui, ce sont plus d’une trentaine d’épaves, de plus ou moins grande dimension, qui ont été recensées sur ce site ; ainsi que de très nombreux macro-déchets.


Sète agglopôle méditerranée et le Syndicat Mixte du bassin de Thau, appuyés par le bureau d’étude Biotope, ont souhaité engagé un projet a vocation expérimentale de restauration et de dépollution du site qui repose sur la réalisation d’une méthodologie d’aide à la décision sous la forme d’une grille d’analyse, qui permettra d’identifier les épaves à extraire en fonction de la sensibilité environnementale du lieu. 

 Ce projet est réalisé avec l’appui financier de l’Office Français de la Biodiversité (OFB), dans le cadre du Life MarHa (LIFE 16 IPE FR001) pour la restauration et le maintien du bon état de conservation des habitats naturels marins et lagunaires en France.

Gestion intégrée des épaves en aire marine protégée : un projet de restauration écologique pilote en France

Le projet porte sur le nettoyage sous-marin et la restauration du site emblématique de la Bordelaise.

Il a une vocation expérimentale puisque qu’il repose sur la conception d’une méthodologie d’aide à la décision sous la forme d’une grille d’analyse, qui permettra d’identifier les épaves à extraire en fonction de la sensibilité environnementale du site.

Un document pionnier qui pourrait être traduit en guide national pour la gestion intégrée des bateaux de plaisance hors d’usage en aires marines protégées.

La force du projet se situe dans son encadrement écologique renforcé (suivi écologique fin avant, pendant et après travaux), ainsi que dans sa construction collective par de nombreux acteurs impliqués.

L’application de la grille d’évaluation de la plus ou moins-value environnementale au retrait de ces bateaux de plaisance hors d’usage (BPHU), veillera à analyser au cas par cas chaque épave avant intervention, afin de redonner au site de la Bordelaise, sa naturalité.

 

En réponse à l’application de la grille, 15 épaves seront retirées du site en 2024. Elles sont principalement situées en bord de berge et le long du ponton de la Bordelaise.

Déroulement d’un chantier exemplaire

Le chantier a démarré le vendredi 9 février et durera une dizaine de jours, en fonction des aléas du chantier et des conditions météorologiques. Il s’achèvera au plus tard à la fin du mois de février.

La période du chantier a été spécifiquement choisie pour limiter la perturbation de la biodiversité sous-marine ou des métiers de pêche et de conchyliculture.

Les épaves seront sorties de l’eau par extraction à l’aide d’une grue, puis posées au sol afin de permettre à l’eau de s’écouler et aux écologues de s’assurer de l’absence de tout animal dans l’épave (hippocampes notamment) avant évacuation des épaves par voie terrestre. Les épaves seront démantelées et traitées selon les normes et réglementations en vigueur.

Toutes les précautions environnementales sont prises par l’entreprise de travaux maritime (Ulysse 34) au moment des extractions tels que des barrages anti-pollution ou des filets anti matières en suspension afin d’éviter tout effet néfaste sur la qualité de l’eau.

Un arrêté du Préfet maritime interdit le mouillage et l’accostage des bateaux sur le site de la Bordelaise pour toute la durée du chantier. L’accès au site par voie terrestre est également interdit jusqu’à la fin des travaux.

Un projet pilote et concerté issu d’une dynamique citoyenne

Alertés par les plongeurs de la Bordelaise sur l’accélération de la dégradation du site, (appuyés par l’association Rescue Ocean), les services de l’Etat avaient enclenchés une première réflexion de projet de nettoyage d’envergure avec les partenaires en 2020. Freiné par le contexte Covid et l’ampleur des enjeux à traiter, le projet a muri et profité d’un appui de l’OFB au travers de l’appui technique et financier du Life Marha pour sa concrétisation.

Ce projet innovant a nécessité 2 années de construction collective avec l’appui de nombreux partenaires institutionnels et techniques : Préfecture maritime de la Méditerranée, Direction Départementale des Territoire et de la Mer (DDTM), Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Région Occitanie (DREAL), Ville de Frontignan, Voies Navigables de France et en concertation avec les clubs de plongée locaux très actifs et attachés à ce site.

Les acteurs de la pêche et de la conchyliculture ont également été associés au projet.

 Après les travaux d’extraction d’une partie des BPHU,  les plongeurs du site de la Bordelaise, attachés à contribuer aux efforts de restauration du site prévoient de mobiliser des plongeurs bénévoles pour poursuivre le nettoyage des macro-déchets sous-marins et terrestres et participer aux suivis écologiques de restauration du milieu et des espèces. Des initiatives qui seront accompagnées par le Syndicat Mixte du Bassin de Thau et ses différents programmes en faveur de la connaissance et la préservation de la lagune de Thau (gestionnaire du site Natura 2000 et porteur du Réseau d’Observation Lagunaire (ROL)).

Site expérimental dans la gestion des BPHU, suivi écologique renforcé et mobilisation citoyenne telles sont les clés de ce projet qui fera date dans la gestion du site Natura 2000 de la lagune de Thau.

 Coût de l’opération

 Ce projet est porté financièrement par le service Déchets (Brigade bleue) et le service Espaces naturels et agricoles de Sète agglopôle méditerranée.

Le coût total s’élève à 58 300 € HT (69 960 € TTC) financé à 80 % par l’Office Français de la Biodiversité et une participation financière de l’État par l'intermédiaire du FIM (Fonds d'Intervention Maritime) à hauteur de 8 000 €.

Suite du projet 

La réussite de ce projet pilote et les résultats des suivis écologiques sur la lagune après le nettoyage permettront d’évaluer l’intérêt de la poursuite des opérations de dépollution sur le site de la Bordelaise et plus généralement d’établir une nouvelle stratégie de traiter la gestion des BPHU sur des secteurs sensibles tels que la lagune de Thau. La grille d’aide à la décision réalisée par le bureau d’études Biotope sera déployée sur des sites Natura 2000 de la façade Atlantique courant 2024 afin de tester sa réplicabilité. Cela permettra d’engager des réflexions quant à la nationalisation de cette méthode.

Une trajectoire de restauration qui se poursuit et s’enrichie pour la lagune de Thau

Depuis environ quinze ans, les efforts déployés pour réhabiliter la lagune de Thau ont donné lieu à des résultats qui peuvent être qualifiés de spectaculaires. Ces succès sont le fruit d'une politique volontariste visant à réduire les sources de pollution et à accompagner les projets de conservation des habitats naturels de la lagune. Grâce à une approche globale et intégrée, la restauration écologique de la lagune de Thau a emprunté une trajectoire inédite, marquant un tournant décisif dans la préservation des milieux aquatiques.

Les scientifiques de l'Ifremer, dans le cadre du projet Retroscope, ont étudié plusieurs sites en France pour évaluer leur résilience. La lagune de Thau se distingue parmi ces sites, en affichant des améliorations significatives tant sur les paramètres physico-chimiques que sur les aspects biologiques et de biodiversité. Ces progrès témoignent de l'avancement considérable réalisé en matière de restauration écologique et de préservation de la biodiversité.

Les rapports scientifiques issus de ces travaux de recherche soulignent le caractère rapide et souvent spontané de la restauration écologique de la lagune de Thau. Ces résultats positifs sont à lier aux politiques publiques mises en œuvre, notamment à travers les Contrats de milieu coordonnés par le Syndicat mixte du bassin de Thau. Ces initiatives ont permis de fédérer les acteurs locaux autour d'objectifs communs, favorisant ainsi une gestion durable et respectueuse de l'environnement.

Le Life MarHa, un programme ambitieux de préservation et restauration des habitats marins en France

Lancé en 2017, ce projet Life intégré d’une durée de 8 ans a pour ambition de répondre aux mauvais état de conservation des habitats marins en France. Piloté par l’OFB, il implique 14 partenaires directs sur toutes les facades maritimes françaises métropolitaines. Il poursuit l’objectif de rétablir et maintenir le bon état de conservation des habitats naturels marins en appuyant l’ensemble des acteurs impliqués dans la gestion des 162 sites Natura 2000 habitats en mer et en lagunes méditerranéennes.

Marha intervient en évaluant le fonctionnement et la mise en œuvre de Natura 2000 en mer afin de proposer des adaptations lorsque cela s’avère nécessaire, en apportant des connaissances sur les habitats, leurs services écosystémiques et les pressions qui s’y exercent, en améliorant et complétant les outils à disposition des gestionnaires de sites Natura 2000 en mer et en appuyant ces gestionnaires dans la mise en place d’actions concrètes en faveur de la préservation des habitats. Dans ce cadre, le site Natura 2000 lagune de Thau a été soutenu à deux occasions par ce programme : pour la mise en place d’un balisage de plage écologique sur la commune de Meze et pour la restauration du site de la Bordelaise par retrait des épaves et macrodéchets. Des projets accompagnés de prés par le Syndicat mixte du bassin de Thau.

 

 

Le saviez-vous ?

Natura 2000 est le réseau des sites naturels les plus remarquables de l’Union Européenne, identifiés pour la rareté ou la fragilité des espèces qu’ils rassemblent et leurs habitats. Entre mer et lagunes, vignobles, garrigue, bois et plaines agricoles, le bassin de Thau est un incroyable réservoir de biodivesrsité. Le SMBT assure le suivi et l’animation de deux de ces sites, celui de l’étang de Thau et celui de la Plaine de Villeveyrac-Montagnac. Désigné par le Préfet, un comité de pilotage (COPIL) définit pour chaque site des objectifs de conservation et des mesures de gestion qui sont ensuite mis en œuvre sous forme de chartes et de contrats co-financés par la Région, l’Etat et l’Union européenne.

Le site Natura 2000 de Thau a rejoint en 2023 le réseau des « Aires Marines Protégées » françaises. D’une superficie d’environ 7 500 hectares et d’une profondeur moyenne de 5 mètres, c’est la plus importante lagune d’Occitanie. Elle abrite une biodiversité exceptionnelle et accueille de nombreuses activités : pêche, conchyliculture, thermalisme, nautisme… Le Syndicat mixte du bassin de Thau, en tant que gestionnaire du site Natura 2000, est gestionnaire de l’Aire Marine Protégée.

En bref, les Aires Marines Protégées (AMP) sont des espaces qui préservent l’étonnante vie marine, garantissent la subsistance de la pêche et des cultures marines, participent à l’économie locale et permettent à toutes et à tous de découvrir une biodiversité préservée. Une exposition participative itinérante a d’ailleurs été lancée afin de valoriser ce espace remarquable. Cliquez ici pour en savoir plus !

 

Crédit photos : ©BIOTOPE, ©L’œil du Plongeur, ©Syndicat Mixte du Bassin de Thau, ©DR

 

 

 

 

 

De nouveaux appels à projets pour le Galpa en 2024

Ancre_animation-pêche

En 2023, 2 appels à projets ont été publiés par le Galpa « Thau et son littoral », visant à rechercher des solutions pour
1)  réduire et / ou valoriser les déchets et / ou coproduits issus des filières pêche et cultures marines » (fiche action 1)  et
2) augmenter la valeur ajoutée des produits de la pêche et de l’aquaculture et / ou développer de nouveaux produits  » (fiche action 2). Deux projets ont été déposés, par le CRCM et par l’OP Sathoan, pour relever le défi de la transformation des produits de la mer : poissons et coquillages.

Suite au Comité de sélection et de pilotage (CSP) du 14 novembre dernier et au groupe de travail dédié à l’élaboration des appels à projets 2024 qui s’est tenu le 16 janvier, les appels à projets de 2023 ont été légèrement amendés et seront reconduits. Une nouvelle thématique est proposée autour de la sensibilisation, de la formation et de la communication auprès du grand public (fiche action 3 : FA3).

Ces appels à projets seront ouverts du 1er février au 1er aout 2024. Les textes des appels à projets sont disponibles ici :

2024-FA3-AAP-Communication-Galpa-Thau-Littoral
Taille : 1.1 MB Format : PDF

2024-FA2-AAP-Valorisation-Galpa-Thau-Littoral
Taille : 1.2 MB Format : PDF

2024-FA1-AAP-Economie-circulaire-Galpa-Thau-Littoral
Taille : 1.1 MB Format : PDF

Comment les arbres survivent aux incendies

Même carbonisés, certains arbres parviennent à refaire des bourgeons qui peuvent être anciens de plusieurs décennies, jusqu’à 1000 ans, c’est ce que révèle une étude menée sur les séquoias.

Incendie, Flammes, Autumn Nature, Natury

Selon France Infos : 

Mathilde Fontez, rédactrice en chef au magazine scientifique Epsiloon nous parle aujourd'hui d'une petite lueur d’espoir dans le marasme : un bourgeon qui pousse sur un tronc carbonisé.

franceinfo : Certains arbres parviennent à survivre aux pires  incendies, et des chercheurs sont en train de découvrir comment ?

Mathilde Fontez : Oui, ce sont des chercheurs californiens, qui ont étudié la forêt, après les grands incendies de 2020 : les flammes s’étaient élevées jusqu’à 90 mètres, incinérant les branches et les épines des séquoias géants… 

Ils ont pourtant survécu. Comment ? Ce sont les prélèvements et les études en laboratoire qui l’ont montré : ces arbres sont allés puiser dans des ressources enfouies, des bourgeons cachés, qui attendaient, protégés sous l’écorce, depuis des centaines d’années. C’est une sorte d’hibernation végétale. Certains de ces bourgeons remontent jusqu’à 1000 ans. 

Après le feu, quand l’arbre est brûlé, ces bourgeons se développent ? ............. Aller plus loin : https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-billet-sciences-du-week-end/comment-les-arbres-survivent-aux-incendies_6206331.html

Attention aux chenilles processionnaires et à leurs nids

La chenille processionnaire du pin est un des plus grands ravageurs forestiers en France mais aussi sur l’ensemble des pays méditerranéens. Elle provoque un ralentissement de la croissance de l’arbre, une vulnérabilité plus forte aux maladies et aux autres ravageurs des forêts.

La processionnaire du pin est un insecte de l’ordre des lépidoptères et ses larves sont connues pour leur mode de déplacement en file indienne. Elles se nourrissent des aiguilles de diverses espèces de pins, provoquant un affaiblissement important des arbres. Même l’hiver ne pas toucher sans protection.

Processionnaire

Ne pas toucher sans protection : Il faut noter que les poils sont très présents dans les nids, et ce même après plusieurs années. Manipuler des nids même vides est donc dangereux.

On peut distinguer quatre types de trouble (Werno et al., 2002) :

  1. cutané : (mains, bras, visage, cou) : démangeaisons, voire un œdème qui peut mettre jusqu’à deux semaines à disparaître;
  2. oculaire : si les poils ne sont pas enlevés rapidement, ils peuvent entraîner de graves conséquences : glaucome, cataracte… ;
  3. respiratoire : une petite gêne peut se faire sentir et même dans certains cas une crise d’asthme.
  4. allergique.

Les animaux les plus exposés aux risques liés à la processionnaire du pin sont les chiens et les chevaux. Le symptôme le plus souvent rapporté est la nécrose de la langue, qui peut parfois s’accompagner d’œdèmes des babines et de vomissements

 La chenille processionnaire.Sa face ventrale est jaune. Le corps est fortement velu et couvert de poils urticants et allergisants. Les prédateurs à ce stade sont principalement la mésange et quelques oiseaux insectivores, non sensibles aux poils urticants. Les chenilles marchent en procession de manière curieusement saccadée. Si leurs longs poils (soies) sont inoffensifs, ces chenilles projettent dans l’air de minuscules poils très urticants à partir du 3ème stade larvaire. Leur fort caractère urticant peut provoquer d’importantes réactions allergiques : démangeaisons, œdèmes (au niveau des mains, du cou, du visage) mais aussi des troubles oculaires ou respiratoires(asthme).

Les atteintes de l’œil peuvent avoir des conséquences graves si les poils ne sont pas rapidement retirés. Il est dangereux de manipuler un nid même vide.

Bien qu’il existe d’autres moyens, la lutte mécanique est toujours aussi efficace.

Mais pas question de trop s’approcher, un échenilloir (sécateur au bout d’un long manche) doit être utilisé. Si vous devez pratiquer cette opération, n’oubliez pas qu’ensuite vous devez incinérer les nids.

Sans vous alarmer, vous devez rester vigilant si vos pins sont infectés. Le simple contact avec de l’herbe contaminée peut aussi provoquer de graves atteintes sur les humains et les animaux.

Si votre chien/chat/cheval bave anormalement, a la langue ou la face gonflée, se gratte le museau, il a surement été en contact avec des chenilles processionnaires. C’est une urgence gravissime, sans soins votre animal peut aller jusqu’à perdre sa langue!
Rincer lui la bouche à l’eau courante et amener le d’urgence chez le vétérinaire. Surtout ne mettez pas vos doigts dans la bouche de votre animal, les chenilles sont aussi dangereuses pour l’homme.

L'hiver face au changement climatique

L'hiver face au changement climatique

Pesticides : les ONG claquent la porte du Comité d'orientation stratégique et de suivi sur le plan Ecophyto

Selon France InfoAgriculture, Désherbage

Le plan Ecophyto, qui vise une réduction de moitié de l'utilisation des pesticides d'ici 2030, a été suspendu par le premier ministre Gabriel Attal "le temps de mettre en place un nouvel indicateur" de mesure de quantité de pesticides. 

Huit ONG de protection de l'environnement ont claqué la porte lundi 12 février après-midi du Comité d'orientation stratégique et de suivi (COS) du plan Ecophyto, qui a lieu au ministère de l'Agriculture, a constaté le journaliste de franceinfo sur place.

Ces huit ONG, dont Générations Futures, le WWF France, la Fondation pour la Nature et l'Homme ou la LPO, devaient participer à ce COS lundi après-midi avec le gouvernement, des élus et des représentants des agriculteurs, de l'industrie, sur l'avenir d'Ecophyto.

Avant même cette réunion, les ONG avaient prévenu que la remise en cause du plan Ecophyto par le gouvernement, après la mobilisation des agriculteurs, était une "remise en cause de l'objectif même de la réduction des pesticides". Elles avaient prévu de lire un texte commun sur place, mais selon le journaliste de franceinfo sur place, elles n'ont pas eu le temps de faire cette déclaration.

Un cadeau à l'agriculture industrielle

.................. Poursuivre sur : https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/pesticides-les-ong-claquent-la-porte-du-comite-d-orientation-strategique-de-suivi-sur-le-plan-ecophyto_6361648.html

Le fantomatique Balbuzard pêcheur

Espèce persécutée pendant des années comme beaucoup d’autres rapaces, le Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus haliaetus) a disparu de France continentale et de beaucoup d’autres pays au cours du XXème siècle. En France, la Loi de protection des rapaces de 1976 le protège intégralement.

Dans notre pays, la population nicheuse de Balbuzard pêcheur est toujours considérée comme « Vulnérable » dans la Liste Rouge UICN et l’espèce fait actuellement l’objet d’un Plan National d’Actions 2020-2029 (Csabai E, 2020). 1

Seul rapace exclusivement piscivore, son envergure peut atteindre 170 cm et il peut peser entre 1,2kg et 2,0kg. Reconnaissable avec le dessus des ailes brun foncé à noir, le dessous du corps et des ailes blanches et son « masque » foncé partant de l’œil. On distingue le mâle de la femelle par la présence d’une bande pectorale marquée chez cette dernière. Pêcheur redoutable grâce à son doigt totalement réversible (doigt zygodactyle) qui lui permet de se saisir de ses proies sans aucunes difficultés, il peut se nourrir de poissons d’eau douce (Carpe, Gardon, Brème, Brochet…) ou d’eau salée (Mulet, Bar, Orphie…).

Le « Balbu » niche principalement à la cime de grands arbres, non loin de ses sources d’alimentation (étangs, lacs, rivières, fleuves, mers/océans). Il peut également s’installer sur des pitons rocheux des falaises littorales sur les îles méditerranéennes mais aussi sur des pylônes électriques qui lui permettent de retrouver la vue panoramique qu’il affectionne. Il construit parfois son nid sur des plateformes artificielles qui lui sont destinées. Son nid peut peser jusqu’à 150kg et mesurer plusieurs dizaines de centimètres de hauteur !

Balbuzard Pêcheur À L'État Sauvage

En France

Il existe deux noyaux de population dans notre pays.

  • Le noyau Corse n’a jamais disparu mais a frôlé l’extinction dans les années 70 avec seulement 4 couples en 1974. Bien que relictuelle, cette population est composée d’une trentaine de couples en 2023 mais reste très fragile, notamment en raison d’un très faible succès de reproduction depuis dix ans.
  • Depuis le retour de l’espèce en tant que nicheuse avec la découverte d’un premier couple en 1984 en forêt d’Orléans, un noyau de population apparaît progressivement en région Centre-Val de Loire qui s’étend lentement dans les départements limitrophes.

On compte aujourd’hui plus d’une centaine de couples territoriaux dans le centre et l’Est du pays. Le Balbuzard pêcheur fait l’objet d’un programme de baguage en France continentale depuis son retour dans les années 80. Un nouveau noyau est en cours de création dans le Sud-Ouest du pays suite à un projet de translocation dans le département des Landes mené de 2018 à 20212.

Le caractère philopatrique (tendance des individus à revenir se reproduire là où ils sont nés, plus marqué chez les mâles) du Balbuzard pêcheur est l'un des freins à la recolonisation naturelle de ses territoires perdus. Les projets de réintroduction menés en Europe depuis près de 30 ans ont montré leur efficacité pour accélérer l'établissement d'une population nicheuse.0

Et chez nous ?

Sur le pourtour méditerranéen continental français, l’espèce est présente principalement en hivernage ou de passage lors des migrations pré et post nuptiales. Le département de l’Hérault, riche en lagunes littorales, est une zone où l’on peut observer de nombreux individus, venant notamment d’Allemagne ou de Scandinavie (merci la lecture de bagues !). Quelques individus italiens y sont également de passage lors de leurs migrations.

Bien que de retour dans le centre et l’Ouest de la France, le Sud du pays n’accueille pas encore de couples nicheurs. Espèce patrimoniale des zones humides, il est important de faire connaitre l’espèce au plus grand nombre afin de la préserver et, de facto, préserver ses habitats.

1 https://biodiversite.gouv.fr/projet-pna/wp-content/uploads/PNA_BALBUZARD_2020_2029.pdf

2 https://youtu.be/B2kgGqJU0R8

Des étudiants plongés au cœur de la création de sentiers sous-marins…

AVEC LE SMBT

etudiant et creation sentier sous marin

Le 23 janvier 2024, au SMBT, la promotion de master 2 « AquaDura » de la faculté des sciences de Montpellier a présenté les résultats de leur travail autour de la création de sentiers sous-marins
sur Thau. L’objectif : repérer sur la lagune les sites les plus adaptés à l’accueil d’un sentier sous- marin.

Les auditeurs de cette restitution étaient nombreux, attestant de l’intérêt de ce type d’aménagement pour le territoire : services de l’Etat et des communes riveraines de Thau, pêcheurs et conchyliculteurs, professionnel de la plongée, associations locales, et entreprises.

Quelle était la mission confiée aux étudiants ?

Le SMBT, structure de gestion en charge du programme DLAL-FEAMPA et opérateur Natura 2000 sur la lagune de Thau avait mandaté ces étudiants en septembre 2023 pour une mission originale, à
savoir envisager la création d’un ou plusieurs sentiers sous-marins autour de la lagune de Thau. L’objectif : valoriser conjointement la biodiversité et les activités de pêche et de conchyliculture.

Durant les 5 mois de prospection, les étudiants ont effectué une étude comparative des 23 sentiers nationaux, défini les caractéristiques d’un « sentier idéal », analysé les rivages de Thau pour repérer les sites les plus propices et proposer à la fois une démarche pour mettre en place le sentier et des aménagements répondant au cahier des charges (mixer la découverte de la biodiversité et des
métiers de Thau).

Sur le podium des sites les plus favorables figurent sur Mèze : le Taurus et le Tambourin, et sur Bouzigues : la Pyramide.

Cette mission s’inscrit dans un contexte particulier : le classement de Thau en aire marine protégée, intervenu en 2023.

Rappel de ce qu’est une Aire Marine Protégée…

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) définit une aire marine protégée comme un « espace géographique clairement défini, reconnu, consacré et géré, par tout moyen efficace, juridique ou autre, afin d’assurer à long terme la conservation de la nature ainsi que les services écosystémiques et les valeurs culturelles qui lui sont associés ».

La France à travers sa Stratégie nationale pour les aires protégées 2030, adoptée en 2021, a repris cette définition. Pour préserver la biodiversité marine et les services rendus par les océans, elle a choisi de mener une politique volontariste de création et de gestion d’Aires Marines Protégées.

Depuis le 1er janvier 2023, la loi 3DS a redéfini la gouvernance du réseau Natura 2000 en France avec les Régions comme chefs de file. Le concept de site Natura 2000 « mixte » (marin et terrestre) a été introduit. Les sites majoritairement couverts par des habitats marins (une lagune par exemple) ont été ciblés. Le site Natura 2000 de Thau a donc depuis rejoint le réseau des « Aires Marines Protégées » françaises.

expo aire marine protegee recto

D’une superficie d’environ 7 500 hectares et d’une profondeur moyenne de 5 mètres, c’est la plus importante lagune d’Occitanie. Elle abrite une biodiversité exceptionnelle et accueille de nombreuses activités : pêche, conchyliculture, thermalisme, nautisme…

expo aire marine protegee verso

Le Syndicat mixte du bassin de Thau, en tant que gestionnaire du site Natura 2000, est gestionnaire de l’Aire Marine Protégée.

Les Aires Marines Protégées (AMP) sont des espaces qui :

  • préservent l’étonnante vie marine,
  • garantissent la subsistance de la pêche et des cultures marines,
  • participent à l’économie locale,
  • permettent à toutes et à tous de découvrir une biodiversité préservée.

Afin de valoriser cet espace remarquable, le SMBT a lancé une exposition participative itinérante « Aire Marine Protégée de la lagune de Thau » lors de l’évènement « Le Temps de l’Étang » organisé par la ville de Mèze au printemps 2022. Cette exposition a vocation à se déplacer. Pour en savoir plus sur l’exposition et l’AMP, cliquez ici !

Qu’est-ce qu’un sentier sous-marin ?

  • un sentier sous-marin se caractérise par l’association de trois éléments dont la mise en synergie confère à ce concept une identité propre (Medpan, 2012) :un site de pratique, le plus souvent en mer : Thau serait la 1ere lagune à proposer un tel sentier,
  • une activité aquatique de découverte, avec l’usage d’un équipement léger,
  • une démarche pédagogique visant à faire évoluer les comportements, avec des outils de sensibilisation à terre et sous l’eau (panneaux informatifs).

qu est ce qu un sentier sous marin

Depuis l’ouverture en 1979 du 1er sentier sous-marin dans le parc national de Port Cros, 20 sentiers ont été créés en Méditerranée française.

Sur Thau, il existait déjà des initiatives, par exemple sur la commune de Marseillan avec le sentier accompagné de Tabarka animé par la ville et le CPIEBT de 2013 à 2017. Des études stratégiques avaient déjà analysé le potentiel de déploiement de sentiers sur Thau (« Un sentier sous-marin dans l’étang de Thau », CPIE et ADENA, 2008 et « Guide des points de randonnée palmée de la lagune de Thau », Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-Marins, 2011).

Les étudiants se sont appuyés sur ces documents et ont proposé une méthode objective de sélection des sites les plus pertinents au travers d’une grille d’analyse.

Que découvrir sur les sentiers sous-marins de Thau ?

Les sites pré-identifiés regorgent de richesses en termes de biodiversité et permettent de découvrir des espèces emblématiques de Thau :

  • les herbiers de zostères, écosystème majeur du site N2000,
  • les Grandes nacres, endémiques de Méditerranée mais menacées d’extinction par un parasite sur la majorité des sites, sauf sur Thau,
  • les hippocampes mouchetés.

Associant zones meubles, herbiers, zones rocheuses, les sites pressentis permettent également de découvrir les espèces plus communes de coquillages, de gastéropodes et de poissons de la lagune.

L’originalité du projet sur Thau est d’associer à cette valorisation de la biodiversité, la découverte des métiers pratiqués dans ces écosystèmes grâce à des informations et aménagements spécifiques présentant :

  • la conchyliculture et ses élevages de coquillages en suspension,
  • la pêche pratiquée par les petits métiers, notamment au moyen d’outils traditionnels tels que les capétchades.

Des étudiants en mode immersif !

Le parcours « Aquadura » suivi par ces étudiants a pour ambition de former les futurs scientifiques ayant une large polyvalence sur l’ensemble de la filière Pêche/Aquaculture dans l’optique d’assurer une production aquacole, une pêche responsable et une gestion écosystémique des ressources et des milieux aquatiques. C’est un parcours professionnalisant qui permet d’entrer sur le marché du travail directement après l’obtention du diplôme.

Les étudiants sont formés à la production aquacole, à son management et sa gestion, à l’halieutique, à la valorisation et la gestion des bioressources aquatiques ainsi qu’à la gestion intégrée des environnements exploités par ces activités. Les pratiques culturales, le développement de nouveaux secteurs d’activité et les domaines de la recherche et du développement sont ciblés dans ce cursus. Une attention particulière est donnée à la durabilité des pratiques et des approches dans un contexte d’exploitation croissante des bioressources aquatiques et de changements climatiques.

etudiants aquadura

Avec cette action et en étant tuteur, le Syndicat mixte du bassin de Thau permet à ces étudiants de travailler en mode immersif sur un projet exploratoire, attractif et d’intérêt général qui a donné lieu à une restitution mise à disposition des collectivités ayant accepté de les accompagner. Ces étudiants ont mis leur créativité au service du territoire. Ils peuvent se féliciter de la maturité dont ils ont fait preuve lors de la restitution.

Appréhender un contexte complexe et proposer des scénarios adaptés comme ils l’ont fait leur donnera forcément davantage de confiance pour l’avenir, seuls, en groupe et avec des partenaires.

Le prochain défi sera de mobiliser tous les partenaires locaux pour réaliser un sentier dès 2024 !

Entre mer et garrigue, vignobles et lagunes, le bassin de Thau est un magnifique résumé de la diversité des paysages méditerranéens. Chacun de ces milieux spécifiques abrite une riche biodiversité. Pour découvrir les espèces et les espaces remarquables du bassin de Thau et à apprendre à les protéger, cliquez ici !

Nouveau rapport de Générations Futures qui révèle une pollution inquiétante aux polluants éternels (PFAS) des eaux de surface et de l'eau potable autour de la plateforme chimique de Salindres

Nouveau rapport de Générations Futures qui révèle une pollution inquiétante aux polluants éternels (PFAS) des eaux de surface et de l'eau potable autour de la plateforme chimique de Salindres

Communiqué de l'association "Générations Futures"

Face à cette menace environnementale et possiblement sanitaire, Générations Futures appelle à une action urgente des autorités et va déposer un recours juridique.

Générations Futures mène des campagnes de prélèvements pour objectiver l'exposition des ressources et des populations aux PFAS et alerte les décideurs.

Les principaux sites français producteurs et/ou utilisateurs de PFAS sont Arkéma et Daikin à Pierre Bénite, Chemours à Villers-Saint-Paul et Solvay à Tavaux et à Salindres. Peu d'informations sont disponibles quant à la présence éventuelle de ces polluants dans l'environnement autour des sites. Générations Futures a donc effectué ses propres campagnes de prélèvements en se concentrant sur les eaux de surface et potables. Générations Futures a mené une première campagne du côté de l'usine de Chemours dans l'Oise, qui a donné lieu à des résultats alarmants publiés en juin 2023, couplés d'une plainte contre x (rapport disponible sur generations-futures.fr). Notre nouvelle campagne de prélèvements s'est concentrée sur le site de Solvay, à Salindres, dans le Gard.

Dix prélèvements autour de l'usine Solvay à Salindres ont été réalisés.

D'abord, des prélèvements d’eau de surface au niveau de points de rejets de l’usine. Des prélèvements supplémentaires ont également été effectués dans les rivières Arias et Avène en aval de l’usine et plus loin encore dans le Gardon. Nous avons recherché 28 PFAS dans ces échantillons, avec en priorité les PFAS fabriqués par Solvay sur ce site, dont l’acide trifluoroacétique (TFA) et l’acide triflique.

Ensuite, des prélèvements d’eau potable dans les communes de Salindres, Boucoiran-et-Nozières et de Moussac situées en aval de l’usine. Nous avons ici recherché les 20 PFAS que la directive-cadre européenne sur l’eau impose de surveiller dans l’eau potable et d’autres dont le TFA. 

Une contamination record aux polluants éternels dans les eaux !

Nos résultats démontrent une pollution très importante des milieux aquatiques et de l'eau potable par les substances fabriquées par Solvay. Notre ONG a publié ce 6 février 2024 les résultats de cette campagne d'analyses sous la forme d'un rapport qui démontre : 

  • Des concentrations exceptionnellement élevées de PFAS, en particulier de TFA, dans les eaux de surface, autour de l'usine. Le TFA atteint 7,6 millions de ng/l dans le rejet de la plateforme et plus de 6,7 millions de ng/l dans l'Arias, un kilomètre en aval. En outre, nous retrouvons encore une concentration importante de TFA dans le Gardon à une vingtaine de kilomètres à vol d'oiseau de l'usine.
  • Que l'usine rejette également d'autres PFAS, notamment des PFAS interdits et très toxiques comme le PFOS, le PFOA ou le PFHxS. Ces trois PFAS font l'objet d'interdiction ou de restriction dans le cadre de la convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants. C'est donc un cocktail de substances, aux effets totalement inconnus, qui est retrouvé dans le rejet et les milieux aquatiques aux abords de l'usine.
  • Des concentrations aussi spectaculaires de PFAS et notamment de TFA dans l'eau potable des communes avoisinantes : 18 000 ng/l pour l'eau du robinet de Moussac et 19 000 ng/l pour l'eau du robinet de Boucoiran-et-Nozières.

Le rapport complet est disponible sur generations-futures.fr.

Rappel : les perfluorés (PFAS), une menace pour l'environnement et la santé des populations.

Les PFAS sont des substances très utilisées par les industriels en raison de leurs propriétés notamment imperméabilisante, antiadhésive, de leur résistance aux chaleurs extrêmes ou aux agents chimiques. On les retrouve ainsi dans de nombreux produits de consommation courante (textile, ustensiles de cuisine, produits cosmétiques, etc.). Connus sous le nom de "polluants éternels", ils sont extrêmement persistants, s'accumulent dans l'environnement et représentent une menace sérieuse pour notre santé et nos écosystèmes. 

Générations Futures interpelle les décideurs et va déposer un recours juridique.

Sur la base de ces résultats, Générations Futures alerte les pouvoirs publics et exige une réduction très forte du recours à ces polluants ainsi que la mise en place d'une règlementation stricte qui protège l'environnement et les citoyens.

Notre ONG envisage :

  • Une saisine de l’agence sanitaire française (l'ANSES) pour évaluer l’impact du TFA sur la santé et l’environnement ainsi qu’une valeur sanitaire pour l’eau potable.
  • Des recours juridiques, avec une plainte pénale pour atteinte aux poissons et pollution aggravée des eaux. D’autres recours et infractions en matière de santé publique, basée sur les obligations de surveillance et les exigences de qualité de l’eau potable sont à l’étude.
Générations Futures

Un projet expérimental de restauration des fonds dégradés de la lagune de Thau par enlèvement d’épaves et déchets sous-marins sur le site du Ponton de la Bordelaise

Le ponton de la Bordelaise, sur la commune de Frontignan, représente le site de plongée emblématique de notre territoire. Véritable vitrine sur la lagune de Thau, il accueille de très nombreux plongeurs à la recherche d’un paysage sous-marin atypique et d’une biodiversité exceptionnelle, telle que la Grande Nacre, l’Hippocampe moucheté et de nombreuses limaces de mer. La lagune de Thau a intégré le réseau de Natura 2000 en 2012 et a été classée en Aire Marine Protégée (AMP) en 2023 pour son incroyable réservoir de biodiversité.

Bateau, Épave, Épave De Navire, Le Vieux


Situé à l’embouchure du canal du Rhône à Sète, le ponton de la Bordelaise est menacé par des dégradations historiques (ancienne décharge) et récurrentes (macro déchets et échouages de navires).


Aujourd’hui, ce sont plus d’une trentaine d’épaves, de plus ou moins grande dimension, qui ont été recensées sur ce site ; ainsi que de très nombreux macro-déchets.


Sète agglopôle méditerranée et le Syndicat Mixte du bassin de Thau, appuyés par le bureau d’étude Biotope, ont souhaité engagé un projet a vocation expérimentale de restauration et de dépollution du site qui repose sur la réalisation d’une méthodologie d’aide à la décision sous la forme d’une grille d’analyse, qui permettra d’identifier les épaves à extraire en fonction de la sensibilité environnementale du lieu. 

 

Ce projet est réalisé avec l’appui financier de l’Office Français de la Biodiversité, dans le cadre du Life MarHa pour la restauration et le maintien du bon état de conservation des habitats naturels marins et lagunaires en méditerranée.

Courriel adressé au Président du Comité Régional de la Conchyliculture Méditerranée par le Comité des Usagers du Bassin de Thau du Cycle de l'Eau.

Courriel adressé au Président du Comité Régional de la Conchyliculture Méditerranée par le Comité des Usagers du Bassin de Thau du Cycle de l'Eau :

"Monsieur le Président,

Nous apprenons ce jour par la presse que deux incidents majeurs concernant le traitement des eaux usées auraient pu provoquer une crise sanitaire sur le Bassin de Thau, en fin d'année 2023. 
Les citoyennes et citoyens auraient donc évité d'être confrontés à une crise sanitaire et, pour l'activité conchylicole, à une crise économique."
"On peut constater une opacité totale sur ces événements, comme lors de l'épisode précédent (15 décembre 2022), où la population n'a pas été informée des causes réelles de la crise sanitaire entraînant une crise économique pour votre profession.
Les derniers événements confirment aussi la fragilité des systèmes de traitement des eaux usées de notre "Bassin de Vie".
Nous considérons toujours que la remise en état des réseaux d'assainissement est la première priorité tout comme la fin des réseaux unitaires (plus de 40Km sur l'agglomération).
Bien entendu, ces priorités obligent aussi un traitement sans faille des eaux usées dans les stations d'épuration du Bassin de Thau et bien au-delà.
Nous ne pouvons pas regarder ces événements se produire sans aucune réaction et nous pensons qu'une enquête parlementaire s'impose.
Les pouvoirs publics et les exploitants des différents réseaux publics de traitement des eaux usées doivent répondre aux questions légitimes de la population et de votre profession.
Malheureusement, ces événements ne seront pas les derniers si aucune réelle mesure ne garantit l'hygiène publique et la sécurité alimentaire.
Cordialement"
Henri LOISON
Président du Comité des Usagers du Bassin de Thau du Cycle de l'Eau

Crise de l'eau : Marc Fesneau se dit "favorable" aux "projets permettant à des agriculteurs de se développer sans tirer sur la ressource"

Le ministre de l'Agriculture a rencontré une vingtaine d'agriculteurs dans les locaux de Midi Libre vendredi 2 février. L'occasion pour eux d'évoquer avec Marc Fesneau la question primordiale de l'eau.

Goutte D'Eau, Goutte, Feuille

Voilà qui devrait apporter de l’eau au moulin des discours lapidaires. Et c’est peu de le dire. À peine passée la gronde des agriculteurs, Marc Fesneau a estimé, dans un entretien accordé à Midi Libre qu’il fallait être "en mesure de pouvoir stocker l'eau qui tombe l'hiver". Une idée exprimée par le ministre de l’Agriculture entouré d’une vingtaine d’agriculteurs au siège du journal, à Saint-Jean-de-Védas (Hérault) Des propos qui lui vaudront, à coup sûr, les foudres des écologistes qui se sont violemment opposés à des projets de ce type, comme par exemple à Sainte-Soline (Deux-Sèvres).

Des trucs de "zinzin" sur le curage

Mais pour créer des projets de ce type et ainsi résoudre la question du manque d’eau, encore faudrait-il que les dossiers soient moins "techniques". "La loi sur l’eau date de 1992, à une époque où le dérèglement climatique n’était pas aussi important qu’aujourd’hui", a ainsi reconnu Marc Fesneau qui a dans le même temps expliqué qu’il travaillait étroitement avec le ministre de la transition écologique Christophe Béchu afin d’apporter des solutions durables à cette problématique importante. Ainsi, l’eau qui serait récoltée l’hiver, à une période où elle est moins nécessaire, pourrait être réutilisée à la période estivale, après avoir été stockée................... Aller plus loin : https://actu.orange.fr/politique/crise-de-l-eau-marc-fesneau-se-dit-favorable-aux-projets-permettant-a-des-agriculteurs-de-se-developper-sans-tirer-sur-la-ressource-magic-CNT000002c3KgO.html

Profitez de l’Appel d’Air ! pour apporter votre contribution à la qualité de votre atmosphère

Vous êtes intéressés par les questions relatives à la qualité de l’air ? Vous souhaitez prendre part à la recherche scientifique ? Le CPIE Bassin de Thau vous en donne la possibilité en vous proposant de participer au programme mondial de science participative autour de la qualité de l’air : le projet Appel d’Air ! Apportez votre contribution aux avancées scientifiques en collectant des données autour de chez vous !

Le projet Appel d’Air est un projet porté par l’Union Régionale des CPIE d’Occitanie qui est mené en collaboration avec la Sensor Community, dispositif de sciences citoyennes qui met en réseau des détecteurs de particules fines (mesure des PM10 et PM 2.5, humidité, pression et température).

Les objectifs de ce projet sont simples :

  • Informer et sensibiliser les citoyens sur la pollution de l’air (ses origines et impacts).
  • Contribuer à améliorer la connaissance scientifique sur les particules fines.
  • Encourager les comportements favorisant l’amélioration de la qualité de l’air.

Grâce à la construction d’un capteur à particules fines, les participants pourront prendre conscience des enjeux liés à la pollution de l’air par la visualisation, en temps réel, non seulement de leurs propres mesures de qualité de l’air réalisées dans leur environnement proche mais aussi les mesures faites par les autres capteurs du réseau disposés dans le monde.

Ce projet permet de participer activement à un programme mondial de science participative et d’apporter leur contribution aux avancées scientifiques sur le sujet.

Le projet se compose en trois séances, d’une durée de 2 heures chacune :

  • La première consistera à informer les participants sur la qualité de l’air (sources et enjeux de la pollution atmosphérique) et à leur communiquer les notions importantes.
  • Une semaine plus tard, un atelier permettra la construction d’un capteur à particules fines, collecteur de données et connecté à internet.
  • Environ 3 mois après l’installation du capteur, il s’agira d’analyser et d’interpréter les mesures collectées, d’en débattre et de réfléchir collectivement à des solutions pour améliorer la qualité de l’air.

Participer au projet Appel d’air permet de :

  • contribuer à l’approfondissement des connaissances scientifiques et techniques mais aussi de développer l’esprit critique.
  • s’ouvrir sur le monde de la Science en participant à un programme mondial de science participative.
  • être sensibilisé à l’éco-citoyenneté.
  • Pratique :
  • 1ère séance : Le 29 février 2024, de 17h15 à 18h45
  • 2ème séance : Le 07 mars 2024, de 17h15 à 18h45
  • 3ème séance : Définie ultérieurement avec les participants

Au CPIE Bassin de Thau, 60 bd Victor Hugo, 34110 FRONTIGNAN

Inscription obligatoire auprès de Soraya Perchec, cheffe de projet au CPIE Bassin de Thau par mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.