Balaruc les Bains

Chorale CANTARELO MERCREDI 18 MAI à 20 h. 30

 

Après le concert de Noël présenté début janvier, Cantarelo revient pour son concert de fin d'année dans l'Eglise de Balaruc-les-Bains.

Cette chorale de Balaruc est composée d'une soixantaine de choristes tous passionnés par le chant et dont le répertoire est large et varié. Ils présentent des chants religieux, des chansons du monde, des morceaux entraînants de la chanson française et d'opérettes. Marie-Claude Seguier dirige de « main de maître » ce choeur qui sera accompagné, ce mercredi, par un pianiste très connu, Georges Cabaret.

Venez nombreux à ce grand spectacle musical à 20 h. 30 à l'Eglise de Balaruc-les-Bains   - Entrée libre -                                  A.P.

Siemens équipe Les Thermes de Balaruc-les-Bains

Les Thermes de Balaruc-les-Bains


Siemens Building Technologies vient d’équiper "Les Thermes de Balaruc-les-Bains", plus grand centre thermal de France, d’une solution globale de gestion du bâtiment incluant contrôle d’accès, anti-intrusion, vidéosurveillance, sécurité incendie, gestion de l’énergie et de l’éclairage ainsi que régulation du chauffage, de la ventilation et de la climatisation.

Cette solution complète permet également de gérer la fabrication des boues nécessaires au nouveau procédé d’application, unique en France, développé et breveté pour cet établissement exceptionnel pouvant recevoir jusqu’à 4 200 curistes par jour.

Un Aqueduc à Balaruc

De 1970 à 1980 des restes antiques sont mis au jour. Des interventions ont été faites à la Cadole sur la situation de l'habitat, à Cacaussels concernant l’Aqueduc et au Pech d’Ay pour la Nécropole. Ces recherches ont permis de laisser entrevoir un site hors du commun par son intérêt et son étendue.
A partir de 1980 les archéologues d’Archéofactory débute une réflexion globale à propos du site de Balaruc. Les fouilles mettent à jour une série d’éléments bâtis de la plus grande importance. En 1980 on découvre la Nécropole du Pech Méja, en 1985 le Sanctuaire de Neptune sous le Groupe Scolaire, en 1986 la Nécropole du Chemin Haut (anciennes serres municipales), en 1991 et 1994 l’essentiel des thermes antiques sous le square Bordes et enfin en 1995, le Sanctuaire de Mars, avenue des Thermes.

Dès le XIXème siècle, on découvre l’aqueduc de Balaruc qui s’étire sur 5 km depuis les sources d'eau douce d’Issanka. L’abbé Bousquet, curé de Balaruc pendant 5 ans, doué d'un esprit de logique et de synthèse avait tout « senti » du Balaruc de l'Antiquité, (en 1874 il a pensé que cet Aqueduc pouvait dater du 1er siècle grâce à la découverte de 3 monnaies de l’Empereur Claude sous la pierre de seuil de la vanne de prise d’eau). En 1971 puis 1993 la découverte d’autres tronçons permet d’en tracer le parcours.
Cet aqueduc, construit alors que les sources d’eau douce naissent en abondance sur place, laisse imaginer les besoins en eau de l’agglomération pour ses bassins, fontaines et piscines. En ville des aménagements soigneusement construits permettaient d’évacuer les eaux usées et pluviales des centres thermaux ; le tout en direction de l’étang.
On sait que, depuis l’étude de l'Aqueduc de Nîmes (le Pont du Gard), les prouesses des anciens ont été extraordinaires. Au delà de la construction elle-même qui relève de l’exploit, il y a la science des fluides qui n’autorise aucune faute notamment sur le calcul de pente depuis la source jusqu’à la mise à disposition de l’eau. L’aqueduc de Balaruc, même s’il est plus court et enterré sur tout son trajet, a été bâti de façon classique et a demandé des calculs précis quant à la pente. Les archéologues pensent que l'aqueduc a profité pour sa construction de l’expérience acquise pour celui de Nîmes.

Annick Pratlong 

      
Les fouilles continuent toujours à Balaruc-les bains (photos de Denise Gironès)                                           

Un Balarucois au Marathon des Sables au Maroc

Robert Merile est installé depuis 2004 à Balaruc-les-Bains, il a 44 ans et 2 enfants.

Il participe cette année, et pour la deuxième fois, au 31ème Marathon des Sables avec 8 autres collègues de sa Société où il est cadre supérieur en informatique à Montpellier.

Pour lui, courir est un plaisir et un moyen simple de garder la forme tout en profitant des plaisirs de la vie. Il joue avec son emploi du temps afin de se libérer du joug de la vie de bureau en chaussant une paire de baskets et s'aérer dans l'arrière-pays de Montpellier pendant la semaine et autour du bassin de Thau le week-end.

Depuis son arrivée dans la région, il a usé quelques paires de baskets !! En 2013, il intègre l'association des Fouladous à Balaruc-les-Bains pour partager sa passion avec d'autres coureurs et découvrir les joies des sorties en groupe. Il est aussi licencié à l'Union Sportive Sète Athlétisme où il entraîne un groupe de coureurs en loisirs et compétitions.

Le Marathon des Sables :

Cette course se déroule dans le désert à l'Est du Maroc entre Ouarzazate et Merzouga du 8 au 18 avril 2016. Le parcours réel ne sera communiqué que le jour du départ. Ce sont donc 260 km qu'il faudra parcourir en 6 étapes dont une approchant les 90 km en milieu de semaine.

Autre particularité de cette course, elle se dispute en quasi autonomie, l'organisation ne fournissant que l'eau et les tentes du bivouac. C'est donc avec un sac de 8 kilos qu'il prendra le départ (nourriture lyophilisée pour 7 jours, vêtements de rechange, couchage, soins, équipement de sécurité). Pour optimiser le poids du sac, il faut faire des choix draconiens entre nourriture et confort, pas toujours simple car les nuits sont assez fraîches !


Pour Robert Merile le départ approche (un peu moins de 20 jours), la préparation physique touche à sa fin, le volume d'entrainement a été conséquent avec 80 à 150 km par semaine ces derniers mois. Ses terrains de jeux sont la Gardiole, les pistes cyclables autour de l'étang et la plage du Lido à Sète pour s'habituer au sable.

Son objectif pour cette deuxième participation est de terminer dans les 50 premiers avec une moyenne de 9 km/h, cela peut paraître peu mais avec la chaleur du désert, le sable, le vent, le poids du sac, les nuits inconfortables, c'est déjà un objectif ambitieux !

Au delà du défi physique et pour donner encore plus de sens à son engagement, il participe à une collecte de dons pour l'Association Mécénat Chirurgie Cardiaque qui permet à des enfants souffrant de malformations cardiaques de venir en France et d'être opérés lorsqu'ils ne peuvent être soignés dans leur pays d'origine par manque de moyens financiers et techniques.

La course pourra être suivie chaque jour sur le site du Marathon des Sables : http://www.marathondessables.com/fr/ le numéro du dossard de Robert Merile sera le 43.

La page de collecte de dons car "la vie d'un enfant n'a pas de prix" : http://mecenat-cardiaque.igive.iraiser.eu/projects/objectif-marathon-des-sables-2016

Bonne course à ce courageux sportif balarucois.                                                                                               Annick Pratlong

                                                                                              

"La Voile des poèmes" de l'APCP



 

Oui, la poésie est populaire, au meilleur sens du mot. Non, la poésie n’est pas un art désuet. La preuve en est donnée par l’APCP (Association Pour une Culture Partagée) qui a organisé la deuxième édition de La Voile des Poèmes, vendredi 18 mars dernier, dans le cadre du Printemps des Poètes. Et ce fut un véritable succès.

Les quatre écoles (Robinson, Lou Planas, George Sand et Petit Prince) ont tenu à participer cette année, car c’est bien une des missions de l’école de sensibiliser les enfants à la poésie et celle que s’est donnée l’APCP de faire partager le plaisir de lire, dire ou entendre des textes et des mots chargés de toutes sortes d’émotions.

Aussi, les présentations des enfants, au Bain de Pied, au Parc Sévigné, sur la Promenade des Bains, ont été particulièrement remarquées, au vu du nombre de spectateurs, les récompensant ainsi de l’important travail de préparation effectué avec leurs enseignants.La participation de Geneviève Feuillassier, première adjointe, de Joëlle Arnoux et de Ginette Compan, conseillères municipales, a témoigné de l’intérêt de la Ville de Balaruc les Bains pour cette manifestation dont la publicité avait d’ailleurs été assurée grâce à l’aide précieuse de son service communication.

D’autres moments forts, sur la place du Village et sur le parvis de l’Etablissement Thermal, où de nombreuses personnes, des curistes pour la plupart, attirés par les chants du groupe « Chansons françaises » de l’APCP (accompagnés par le saxophone de Guy et la guitare de Jean-Pierre), ont partagé le plaisir de lire des poèmes tirés de paniers, puis accrochés à la Voile des Poèmes. Laquelle surmontait le « navire » confectionné par Patrick.Les remerciements spontanés exprimés par des habitants ou curistes vont aux organisatrices, Marie-Joëlle, Evelyne, Josette, Michèle et Christiane, qui ont également sélectionné et mis en forme les poèmes, ainsi qu’à Georges, Anne, Alain, Maurice, Pierre, Marie-Françoise, Danielle, bref, à tous ceux qui ont imaginé et animé cette manifestationIl y aura sans aucun doute une troisième édition de la Voile des Poèmes. 

Maurice Bouchard

Les Seniors en fête à Balaruc-les-Bains

Samedi et dimanche, les Seniors étaient invités par Monsieur le Maire de Balaruc-les-Bains pour le traditionnel repas annuel.

Gérard Canovas, Maire de Balaruc-les-Bains, et son conseil municipal ont remis à 18 couples fêtant leur 50ème et 60ème anniversaires de mariage un magnifique bouquet de fleurs aux dames et une corbeille garnie aux messieurs. Les heureux mariés et le discours du Maire ont été vivement applaudis.           

Pour les seniors qui, pour différentes raisons, n'ont pu se déplacer, ils recevront un colis gourmand distribué par le C.C.A.S. dans le courant de cette semaine.

Dans la salle Alain Colas, durant ce week-end, plus de 700 personnes ont partagé ces agapes dans la joie et la bonne humeur. Les Seniors ont dansé, chanté et se sont beaucoup amusés tout au long de ces deux journées animées par un orchestre dynamique se prêtant à accompagner des chanteurs et musiciens amateurs diffusant quelques airs de Belcanto et autres pour le plus grand plaisir de l'assistance.

Des journées toujours très appréciées par les convives qui répondent avec plaisir à cette invitation annuelle. Tous sont repartis heureux en prenant rendez-vous pour l'année prochaine !

Gérard Canovas et son conseil municipal ont entonné "Balaruc-les-Bains" chanson écrite par Gérard Franco et les seniors ont beaucoup apprécié...

Annick Pratlong

L'arbre magique à la bibliothèque de Balarus-les-Bains

 Ce mercredi, une cinquantaine d'enfants ont vécu un spectacle enchanteur avec un temps d'initiation à la gestuelle indienne où ils ont pu reconnaître la symbolique des gestes grâce à Flora.
« Dans la jungle les animaux n'ont plus rien à manger. Cependant, il y a un arbre magique qui pourrait bien les nourrir. Il suffit de prononcer son nom. Mais, le seul qui le connaît, c'est un vieil homme qui habite dans les collines. Un par un, les animaux essaient de trouver ce vieillard. Qui sera le premier à prononcer le nom de l'arbre? Le plus rapide, le plus costaud, le plus malin? A vous de deviner ».

Devant les enfants, l’artiste est devenue éléphant, tortue, singe et d'autres animaux de son pays. De ses mains jaillissent des étoiles, puis apparaît un arbre, une fleur. Les enfants, stupéfaits, ont appris que l’on peut communiquer et s’exprimer avec l’ensemble de son corps.
La douceur de la voix, la musicalité et le rythme de la danse Odissi, les expressions du visage, la grâce des postures et la gaieté des costumes ont animé le conte qui, discrètement, a livré son message avec une sagesse non dénuée d’humour.
Lors d'un goûter offert par la bibliothèque les enfants ont pu, ensemble, rêver de ce qu'ils venaient de découvrir.

D'autres spectacles pour les enfants sont prévus les mercredis, renseignements auprès de la bibliothèque :
au 04 67 43 23 45
ou bibliothèCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Les Thermes de Balaruc-les-Bains à l’honneur en 2016

Après une saison d’activité pour le nouvel établissement, les Thermes de Balaruc-les-Bains déploient déjà record, reconnaissance et récompense.

1ère station Thermale de France, les Thermes de Balaruc les Bains, spécialisés en Rhumatologie et Phlébologie, ont accueilli près de 51 800 curistes en 2015. Ses eaux thermales sont parmi les plus chaudes et les plus minéralisées du Languedoc. Implanté au bord de la Méditerranée sur un site exceptionnel de la presqu’île de Balaruc face à l’étang de Thau et au Mont Saint-Clair de Sète, le nouvel établissement thermal, ouvert depuis mars 2015, regroupe sur 16 000 m², sept secteurs de soins dont quatre dédiés à l’application de boue thermale, soin réputé de la station thermale.
Les Thermes de Balaruc-les-Bains donnent la priorité aux soins individuels.

Balaruc-les-Bains, première station thermale de France

Le classement officiel des Stations Thermales Françaises réalisé par le Conseil National des Etablissements thermaux a été dévoilé en janvier 2015. Avec plus de 46 000 curistes en 2014, Balaruc-les-Bains a détrôné la station thermale de Dax comme Première Station thermale de France en terme de fréquentation.

Une diversification de l’offre

Les Thermes de Balaruc-les-Bains mettent en place de nouvelles formules de cures libres (non prises en charge par les caisses d’assurance maladie), avec notamment des cures Jambes légères sur 6 jours consécutifs avec 4, 5 ou 6 soins par jour. Chaque soin est proposé sur-mesure pour une cure détente, tonique ou intensive ! Un forfait sur 2, 3, 4, 5 jours ou des soins à la carte sont également proposés : couloir de marche, hydrojet des jambes et du dos, douche à pulvérisation de membres, aérobain, compresses, douche au jet…

 

La nouvelle technique d’application de boue thermale de Balaruc-les-Bains récompensée à l’international

L’application de boue thermale, également appelée illutation, est l’un des soins phare de Balaruc-les-Bains. Une nouvelle technique, innovante et unique en France, a été développée après cinq ans de recherches : le lit de diffusion de boue thermale. Ce procédé a été récompensé au congrès de l’ESPA (European Spas Association), le 21 mai 2015 en Pologne, dans la catégorie « innovative thermale water spa » puis le 26 novembre 2015 par l’association Française des Techniques Hydrothermales. Uniquement Balaruc-les- Bains a d’ailleurs breveté ce procédé. Le curiste est allongé sur un lit d’application dont les buses de traitement sont positionnées par l’agent thermal, en fonction de la prescription médicale, sur les articulations à traiter. Les buses diffusent une boue liquide et onctueuse, mélange organominéral d’argile et d’eau thermale de Balaruc-les-Bains à température constante (42°C). L’augmentation du volume d’eau thermale du péloïde accroît l’efficacité thérapeutique de l’application en associant la richesse des oligo-éléments aux bienfaits d’une chaleur constante (42°C) durant tout le soin. Par ailleurs, ce procédé réduit la pénibilité du geste pour le personnel de la station.

 

La nouvelle technique d’application de boue thermale de Balaruc-les-Bains récompensée à l’international

L’application de boue thermale, également appelée illutation, est l’un des soins phare de Balaruc-les-Bains. Une nouvelle technique, innovante et unique en France, a été développée après cinq ans de recherches : le lit de diffusion de boue thermale. Ce procédé a été récompensé au congrès de l’ESPA (European Spas Association), le 21 mai 2015 en Pologne, dans la catégorie « innovative thermale water spa » puis le 26 novembre 2015 par l’association Française des Techniques Hydrothermales. Uniquement Balaruc-les- Bains a d’ailleurs breveté ce procédé. Le curiste est allongé sur un lit d’application dont les buses de traitement sont positionnées par l’agent thermal, en fonction de la prescription médicale, sur les articulations à traiter. Les buses diffusent une boue liquide et onctueuse, mélange organominéral d’argile et d’eau thermale de Balaruc-les-Bains à température constante (42°C). L’augmentation du volume d’eau thermale du péloïde accroît l’efficacité thérapeutique de l’application en associant la richesse des oligo-éléments aux bienfaits d’une chaleur constante (42°C) durant tout le soin. Par ailleurs, ce procédé réduit la pénibilité du geste pour le personnel de la station.

Sur le plan scientifique, les Thermes de Balaruc-les-Bains démontrent l’efficacité de la cure thermale sur les pathologies liées à l’insuffisance veineuse grâce à l’Etude Aqua Vena Temporis.l'efficacité est démontrée (voir en rubrique sciences)

Conférences de l'APCP

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Eugène Delacroix et les monnaies antiques

Le 12 février dernier, Dominique Gerin, conservatrice honoraire des bibliothèques, anciennement chargée des monnaies grecques du cabinet des médailles de la BNF, résidant maintenant à Balaruc les Bains, présentait avec talent, dans le cadre des conférences organisées par l’Association Pour une Culture Partagée, le produit de son immense travail de recherche sur l’attention portée par le peintre Eugène Delacroix (1798-1863) aux monnaies antiques dont il s’inspirait pour parfaire les formes et figures de ses tableaux.

Ce fut un rare moment de culture partagée au cours duquel Dominique Gerin mit à la disposition de son auditoire une somme de connaissances sur la peinture du 19ème siècle (romantisme, orientalisme…), sur Eugène Delacroix (et l’illumination que fut pour lui son voyage au Maroc), sur la monnaie et particulièrement la frappe des monnaies antiques, sur les techniques de reproduction graphiques (lithographies par exemple) et bien d’autres choses.

On a pu percevoir également la difficulté et les incertitudes de la recherche sur un tel sujet ainsi que l’indispensable travail d’organisation et de mise en forme qui en résulte, travail qui, visiblement, fut pour une Dominique Gerin à la recherche de la perfection, une passion durant de nombreuses années.

Son langage dénué de toute affectation (et sa maîtrise de l’outil Power Point) ont rendu accessible à tous ce que l’on aurait craint de ne voir réservé qu’à des publics de spécialistes.

Aussi, l’APCP l’accueillera volontiers pour d’autres conférences sur d’autres sujets que lui inspirera sa vaste culture.

Maurice Bouchard

Le N.E.T saison 2

Lundi 8 février, le Nouvel Etablissement Thermal ouvre ses portes pour sa deuxième année.

Plus de 500 curistes vont faire l'ouverture ce lundi, un mois plus tôt qu'en 2015 ; l'année 2016 étant annoncée avec une fréquentation supérieure à 2015.
La ville de Balaruc-les-Bains est prête à accueillir les curistes, les commerces ouvrent leurs portes, les jardiniers de la ville préparent les parterres de fleurs, les marchés des mardi, mercredi et vendredi vont se remplir et les balarucois retrouveront les habitudes d'une "station thermale".
La nouvelle année thermale recommence et le soleil printanier sera de la partie.

A.P

Thermes de Balaruc-les-BainsThermes de Balaruc-les-Bains

 

Le thermalisme à Balaruc remonte à l'antiquité

Attirés par les vertus curatives des eaux thermales balarucoises, Phéniciens, Carthaginois et Romains s'établirent successivement sur la presqu'île pour y bâtir une importante cité. Cette période faste fut malheureusement anéantie par les invasions barbares des 5ème et 6ème siècles.
Ce n'est qu'en 1532, avec la parution du Pantagruel de François Rabelais, citant les sources de Balaruc, que la ville retrouva enfin ses lettres de noblesse. L'efficacité des soins thermaux dispensés à Balaruc-les-Bains fut alors notamment confirmée par Nicolas Dortoman, illustre médecin du 16ème siècle, auteur du plus ancien document scientifique français dans lequel il décrit avec précision les thermes de Balaruc. La station traversa les siècles suivants avec tout autant de succès et de prospérité, et ce jusqu'au 19ème siècle, où l'on déplore un net recul de la fréquentation touristique. Après avoir connu la faillite, les thermes balarucois deviennent propriété de la Ville le 10 novembre 1936.

La croisée des chemins

La station est relancée dans les années 1950. Avec la construction des thermes Athena en 1969 puis celle des Hespérides en 1983, la fréquentation augmente significativement pour atteindre, en saison, quelque 2.000 curistes par jour au début des années 2000.
La station souffre alors de sur-exploitation avec des équipements vieillissants conçus pour accueillir tout au plus 900 personnes par jour. Les conditions de travail se détériorent et la qualité des soins se dégrade. Les normes sanitaires de plus en plus rigoureuses exigent une modernisation des installations mais l'exploitation en régie municipale ne permet pas les investissements nécessaires. Plus grave encore, ce fonctionnement en régie empêche toute gestion moderne de l'activité. La station est de nouveau au bord du gouffre, techniquement et financièrement.

Les laveuses des années 1950/60.
Source: Robert Bertrand

Le renouveau

En 2008 quand Gérard Canovas est élu maire, les thermes sont à la limite de la rupture. Des travaux sont nécessaires pour maintenir l'activité mais aucun projet de reconstruction n'existe. Des centaines d'emplois directs et indirects sont en en jeu. Seul O'balia peut présenter une piste d'avenir mais sans piscine couverte et sans infrastructure hôtelière son développement est problématique.

Un projet ambitieux est alors étudié puis mis en oeuvre. La première étape consiste à élargir l'offre thermale en obtenant l'agrément "phlébologie" (lympho-oedèmes, jambes lourdes, séquelles de phlébites, varices, insuffisance veinolymphatique...) pour compléter l'activité traditionnelle de rhumatologie (affections dégénératives articulaires, ostéopathies, algodystrophies, séquelles ostéoarticulaires post-traumatiques...). Cet agrément obtenu, il en résulte un accroissement du nombre de curistes et 113 emplois supplémentaires sont créés en 3 ans. En 2015 l'établissement emploie à ce jour environ 400 personnes.
La deuxième étape consiste à moderniser de fond en comble les installations. La création du Nouvel Etablissement Thermal est décidée. Avec les annexes et les aménagements complémentaires, c'est un budget de 60 millions d'euros qui doit être mobilisé. Cet investissement est réalisé par la commune de Balaruc-les-bains qui apporte 30 millions d'euros (dont 28 millions d'euros empruntés) et reçoit 30 millions d'euros de subventions d
es autres collectivités territoriales (Région LR, Département de l'Hérault, Thau agglo). Pierre Bouldoire, à l'époque président de Thau agglo et conseiller général au département, joue alors un rôle clé pour obtenir l'apport des collectivités territoriales sans lesquelles le projet n'aurait pas vu le jour. La première pierre est posée en 2012.

Gérard Canovas était aux côtés de Pierre Bouldoire, à l'époque Président de Thau agglo, d’André Vezinhet, Président du Conseil général de l’Hérault et de Christian Assaf, Député du canton, pour poser la première pierre du nouvel établissement thermal en octobre 2012.

L'investissement est une chose, bien gérer en est une autre. Une solution innovante est choisie: déléguer la gestion des thermes à une structure spécifique inspirée du modèle allemand : la société publique locale d'exploitation, une société anonyme comparable à n'importe quelle autre entreprise privée mais dont les actionnaires sont des institutions publiques. La Société Publique Locale d'Exploitation des Thermes (SPLETH) est créée avec pour actionnaires, la ville de Balaruc-les-bains, Thau agglo et le département. Elle gère les installations qui restent la propriété de la ville. Elle paye un loyer à la ville et applique la politique des actionnaires pour l'affectation des bénéfices. Comme toute entreprise elle paye également ses impôts (voir encadré en colonne à gauche).
La SPLETH emploie directement 400 personnes et fait vivre environ 2.000 personnes dans les activités liées aux soins, à l'hébergement des curistes (hôtels, campings, villages vacances, locations saisonnières, etc.) ou à la maintenance des équipements. Les retombées concernent aussi les communes des environs : la blanchisserie des thermes vient par exemple d'être délocalisée à Gigean sur le parc d'activité communautaire de la Clau. "Sans les thermes, le picpoul de Pinet n'aurait pas une telle notoriété" affirme en souriant Gérard Canovas.

Balaruc-les-bains, première station thermale de France

En 2015, la station s'impose comme la première station thermale de France avec des retombées considérables pour l'économie locale.
Dans le futur, o
utre les activités liées à la rhumatologie et à la phlébologie, les cures libres de bien-être seront développées ainsi que les stages de sportifs de haut niveau, en cohérence avec le projet de création d'un stade sur la zone du Fiau à l'entrée de la commune et le développement des activités thermoludiques.