Bâti & architecture

Le château de Cassan enfin réouvert

 

Château-Abbaye de Cassan
is now open to the public again.

After one year of work on the main roof, Cassan Castle finally re opens on june 15th. At the Château-Abbaye de Cassan, there is a 12th century Romanesque church, the last vestige of the Royal Priory, and a conventual palace which earned the name of a small Versailles in Languedoc.
The origin of the Priory dates back to the 11th century, when in 1066, the Alquier family donated the church to some Augustinian canons. Then they founded an independant priory. After the French revolution, Cassan took on the title of Castle.
Through the centuries, Cassan was constructed, razed, reconstructed, burnt down and is still being rebuilt.
From 1953, various decrees were issued with the result that almost the entire site, and certain interiors, came under the classification of Historical Monument.
Today, the monument allows us to understand the importance and the radiance that the monastery may have had in the past.
Entering in Cassan's courtyard is like traceling back to the 12th century. And as the storm reaches Roujan, the sun lights up the top of the chapel. That's when music started playing in my ears. Magic reached its peak when I got in the medieval kitchen. I could feel a real activity in there with chefs and kitchen boys running around, smells reaching my nostrils from the cooking but also the large fireplace.
I even can fell the large and heavy crinoline surrounding me with a slight rustle whenever I walk.
Walking down the hallway under the gothic arches, my eyes are attracted by the medieval virgin holding her child. She seems happy and relieved to have been discovered during one of the numerous renovations of the Abbaye.

Adress:
D13 ( between the villages of Roujan and Gabian)
34320 Roujan
Occitanie, France.

Phone:
+33 (0)4 67 245 245

Email :

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Visiting hours

  • From june 15th : 2pm to 7pm,
  • july and august : 11am to 7pm,
  • september: 2 to 7pm,
  • october : on week ends from 2pm to 7pm.
   

Après un an de travaux de réfection de la toiture, un des sites d'exception d'Occitanie va enfin ré ouvrir ses portes le 15 juin. Surnommé à juste titre le petit Versailles d'Occitanie, le Château-Abbaye de Cassan fut tout d'abord une humble retraite monastique devenue puissant prieuré royal puis fastueuse demeure princière.

 

Lorsqu'on arrive dans la cour, les émotions vous submergent. Pour peu que le temps soit à l'orage, le haut de la chapelle scintille de mille feux sous les rayons du soleil. Vous voilà transporté au XIIe siècle. Le château abrite une vaste église romane (XIIe s.) et un palais abbatial (XVIIIe s.). L’édifice fut inscrit partiellement à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques dès 1953 et son église classée au titre des Monuments Historiques; puis plus récemment en 1998, une grande partie fut classée au titre des Monuments Historiques.

Dans la cuisine médiévale, il est aisé de voir s'activer le chef et ses marmitons. Les musiques des casseroles de cuivre résonnent sur les pierres de taille, les senteurs vous gagnent, la cheminée crépite.
Les soieries du salon s'animent sous la lumière diffuse du lustre de cristal. On perçoit encore les rires, les conversations, les intonations.
Au détour d'un couloir mes yeux sont attirés par une icône de la vierge et l'enfant découverte par miracle lors d'une des nombreuses restaurations du château. Celle-ci sourit comme si elle était heureuse et soulagée enfin d'être redécouverte.

Ce voyage ne pouvant être complet sans musique, ce sera chose faite avec l'arrivée de l'orchestre philharmonique de Montpellier cet été.

Ce château est habité, c'est sûr.

Florence de Martino

 

 

Château-Abbaye de Cassan

Adresse:
D13 ( entre les villages de Roujan et Gabian)
34320 Roujan
Occitanie, France.

Téléphone:

  • +33 (0)4 67 245 245

Courriel :

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Horaire des visites

  • à partir du 15 juin de 14h à 19h.,
  • Juillet et août de 11h à 19h,
  • septembre 14h à 19h,
  • octobre les week ends de 14h à 19h.
 

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L'Arbre Blanc prend de l'ampleur

Certes, la référence à l'arbre blanc du Jardin des Délices de Jérôme Bosch n'est pas loin mais ne correspond en aucun cas à  la corruption des hommes établie dans le tableau du peintre. La future tour, qui s'élance vers ses 56 mètres de hauteur promis en 2019, attire tous les regards et  interpelle les résidents proches dans le quartier Richter aux abords du Lez à Montpellier.

La folie L'Arbre Blanc, clin d'œil aux folies montpelliéraines du XVIIIe siècle, a reçu le prix régional des Pyramides d'Argent 2017 Occitanie Méditerranée, un concours qui récompense les plus belles réalisations des bâtisseurs du XXI e siècle, saluées par les  promoteurs de la FPI, Fédération des promoteurs Immobilers.

Orchestré par l'architecte japonais Sou Fujimato, l'incroyable projet prend des formes de plus en plus abouties et sera sous peu le point culminant de Montpellier.

En construction depuis 2015, la tour prévoit 17 étages qui accueilleront 110 appartements et dans leur continuité une terrasse suspendue. Chaque avancée des travaux est l'occasion de faire le point et de faire réagir les Montpelliérains.

 

 

 

En bref, l'architecte Sou Fujimoto :

Inspiré par la nature, le Japonais Sou Fujimoto conçoit, aux quatre coins du monde, des structures hors norme. Mais au-delà de ses constructions futuristes, l’architecte prône une nouvelle manière d’habiter. Sans limites entre extérieur et intérieur, toit et ciel, nature et culture, son architecture est intuitive et sans contraintes. Sou Fujimoto cherche à offrir aux usagers des lieux qu’ils pourront moduler, utiliser à leur façon, selon leurs besoins. S’interrogeant sur la nature originelle de l’architecture, il apporte des réponses dont la forme est innovante. Ce nouveau style, qu’il appelle « Primitive future » a donné lieu à un livre éponyme en 2008, aussitôt devenu best-seller. Ses projets les plus connus sont le pavillon de la Serpentine Gallery à Londres, le musée et la bibliothèque de l’Université d’art de Musashino à Tokyo, les maisons House N, House NA, House K, L’Arbre blanc à Montpellier… En 2015, il remporte le concours du Campus pour l‘école Polytechnique Paris-Saclay et en 2016, le 1er prix du concours Réinventer Paris avec le projet « Mille arbres ». Il aime collaborer avec de jeunes architectes locaux. Ainsi, en France, il travaille avec l’agence Laisné Roussel et l’agence Oxo : « En collaborant avec eux, je peux élargir mon monde et eux le leur, pense-t-il. L’important, c’est de s’écouter, de s’inspirer. Et de sourire. ».

Sou Fujimoto est né à Hokkaido (Japon) en 1971. Diplômé de la Faculté d’ingénierie de Tokyo, il a créé son agence “Sou Fujimoto Architects” en 2000, à Tokyo et en 2016 Sou Fujimoto Atelier Paris. Il a reçu de nombreux prix pour ses travaux dont le prix de l’innovation architecturale décerné par le Wall Street Journal en 2014. L’Arbre blanc dessiné par Sou Fujimoto en collaboration avec Nicolas Laisné Associés et Manal Rachdi Oxo Architects a été primé tout récemment au Salon de l’immobilier à Montpellier (Prix de la Pyramide d’argent de la Fédération régionale des promoteurs immobiliers).

 

Faculté de lettres Paul Valéry remodelée

Non, l'illustre poète n'y est pour rien. Mais, celui qui vit le jour à Sète et fut étudiant à Montpellier a donné son nom à la faculté des Lettres et Sciences humaines de celle-ci. Et le campus qui sortit de terre il y a plus d'un demi-siècle s'offre un sérieux lifting et connaîtra une certaine transformation dans deux ans, avec la mise en œuvre du projet "Atrium".

 

Pour l'heure, la belle quinquagénaire soigne son apparence. Le campus Paul Valéry est comme "une des constructions les plus abouties des constructions universitaires de Montpellier des années soixante".

Un peu de nostalgie

Architectes et artistes y ont travaillé de concert : la grande grille d'entrée est due à Vasarely et le mur cyclopéen dû à Albert Dupin a offert aux jeunes et aux moins jeunes le spectacle d'une œuvre singulière, quelque chose comme un grand poème de pierre, d'eau et de verdure. Le campus de cette université fut le premier en France à obtenir le label "Patrimoine du XXème siècle" du ministère de la culture en 2011.

Dans cet organisme, un des centres nerveux était la bibliothèque universitaire. Lorsqu'elle a ouvert en 1966, les étudiants eurent l'heureuse surprise de pouvoir évoluer dans un vaste espace libre qu'un puits de lumière éclairait. Il était dû à l'architecte Philippe Jaulmes qui intégra à la structure un escalier métallique au dessin surprenant et élégant. Et puis vinrent les années 80, le numérique, la disparition des fichiers papier, ainsi que la délimitation d'espaces de travail à vocations distinctes.

 Opération Campus

La BU se fit plus accessible : la documentation en libre accès s'est développée et les chercheurs non universitaires davantage accueillis. Cette ouverture sur le monde va être confirmée concrètement avec le projet "Atrium". Ce projet s'intègre dans l'Opération Campus", plan d'ampleur nationale lancé avant 2012. A Montpellier, sont concernés 5 établissements, 60 000 étudiants, 3 500 enseignants et chercheurs, 25 000 agents administratifs et techniques.

Pour l'université Paul Valéry, il s'agira de mettre en œuvre un projet immobilier et urbain : construction de la nouvelle BU, l'Atrium, dont le site sera desservi par le tram. Elle sera située en proue de campus, à l'orée de la voie Domitienne et la route de Mende afin de tisser un lien fort entre la ville et l'université. Etudiants, enseignants et curieux de savoir seront accueillis dans un bâtiment, nouveau dans son inspiration, mais offrant toujours espace et lumière. Cette lumière méditerranéenne, celle qui inspira Frédéric Bazille, doit être captée par "de larges casquette filantes formant brise soleil et étagère à lumière". Espace, luminosité bien propres à faciliter lecture et concentration. 

Et puis aussi la détente - terrasse sous jardin suspendu au niveau supérieur - rencontres, échanges, convivialité : sont prévus une cafétéria, un auditorium, une salle d'exposition. Comme l'a dit Voltaire, "Bien. Mais il faut cultiver notre jardin". Et ce sera grâce à l'Atrium.

L’agence d’architecture parisienne SCAU, associée à l’agence montpelliéraine Coste Architecture, a été désignée lauréate de l’attribution du marché de maîtrise d’œuvre de ce futur “Learning Center” - bibliothèque universitaire nouvelle génération - de l’université Paul-Valéry Montpellier 3 en 2016.

Le projet appelé « ATRIUM », dont la livraison est prévue en 2020, est un bâtiment de 15 000 m2 comprenant plusieurs services dont une bibliothèque universitaire, un auditorium, une cafétéria et des services innovants.

La charpente de l’église Saint-Pierre se dévoile aux historiens

La municipalité, représentée par la conseillère municipale déléguée au patrimoine, Emilie Feliu, a récemment commandé une étude de dendrochronologie sur la charpente peinte de l’église Saint-Pierre. La dendrochronologie est une méthode scientifique permettant notamment d’obtenir la datation de pièces de bois, à l’année près, en comptant et en analysant la morphologie des anneaux de croissance (ou cernes) des arbres, ici utilisées pour la confection de la charpente.

Cette demande a été programmée suite à la venue d’un collège d’experts du patrimoine et des plafonds peints, composé de Christine Catala et Denis Népipvoda (pôle patrimoine de l’office de tourisme Cap d’Agde Méditerranée), Monique Bourin (présidente de l’association internationale de recherche sur les charpentes et plafonds peints médiévaux) et de Frédéric Mazeran (architecte du patrimoine du conseil départemental). Ainsi, lors de leur venue, ils ont mis en évidence l’aspect très ancien de solives situées à l’entrée de l’édifice bessanais.

Frédéric Guibal a été détaché par l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine pour faire une série de prélèvements sur la partie retenue de l’église Saint-Pierre et fut aidé dans ses investigations par des employés des services techniques. Les résultats de cette analyse permettent aujourd’hui d’affirmer que les parties les plus anciennes de la charpente peinte de l’église datent de la fin du XIIe siècle, ou au plus tard des toutes premières années du XIIIe siècle. Une heureuse nouvelle qui vient renforcer la valeur historique du bâtiment et qui invite à de nombreux questionnements. Les recherches sur l’iconographie et la concordance des données historiques vont donc se poursuivre. A suivre...

La magnifique charpente de l’édifice religieux de Bessan, lequel porte déjà la plus vieille cloche du département.

A la découverte des grangeots des vignes

Qui se soucie de ces vieilles cabanes de pierre perdues au milieu des vignes ? Les grangeots font pourtant partie de l’identité bessanaise. Ces constructions modestes, parfois minuscules, ont joué un rôle fondamental dans le développement du vignoble.

 

A l’origine, servant d’abri au travailleur voire parfois même de logement temporaire, elles ont été construites loin du village, permettant de ranger quelques outils, de mettre à l’abri le cheval, de stocker le fourrage, et de s’abriter par mauvais temps ou pour une pause. Parfois équipées d’une cheminée, il était possible d’y faire du feu pour se réchauffer en hiver ou encore de réchauffer le repas de midi.
Il est difficile de dire à quelle date ces constructions ont été réalisées, car on ne trouve nulle trace d’elles sur l’ancien cadastre ou dans les actes notariés. Le mouvement de construction aurait commencé avant l’arrivée du phylloxéra pour se poursuivre jusqu’à la grande guerre.
Bon nombre de ces cabanes sont encore visibles. Elles incarnent un temps ancien bien qu’elles aient perdu peu à peu leur utilité. Très rares sont celles qui n’ont d’ailleurs pas été abandonnées. Elles sont toutefois des points de repère dans le paysage de la plaine ou des garrigues. Si on les enlevait, les vignes n’auraient plus le même attrait...
Mais la mécanisation, le remplacement du cheval par le tracteur, les trajets plus rapides entre la maison et la vigne grâce aux véhicules, ont rendu ces constructions moins utiles, d’où cet abandon progressif. 
Plus de 95 grangeots ont été recensés sur le territoire de Bessan, simple abri de 5 m² comportant trois murs et un toit, grangette de 50 m² avec son portail pour le passage de la charrette, ou  maisonnette à un étage servant d’habitation.
La plus forte concentration, près de 31 %, se trouve dans la plaine des Mègeries Nouvelles (les Arens, le Lévrier) ; viennent ensuite les Garrigues à l’ouest du territoire (22 %), la plaine du Nord-Est bordant l’Hérault, le Moulin, la Chaussée (18 %), les Mègeries Hautes (17 %) et le Causse et les Monts (13 %).
Véritables éléments du patrimoine rural local, certains artistes locaux, tel Yvon Brunet, les ont même croqués sur leurs toile.

D’après Francis Delmas.

Fouilles archéologiques préventives

Lancement des fouilles archéologiques préventives sur la "ZAC Ode acte 2" en février 2018

Lors d'une conférence qui s'est tenue au musée de Lattes mercredi 10 janvier 2018, Philippe Saurel a présenté le projet de fouilles archéologiques qui va démarrer au mois de février sur le site "Hauts de Lattes". Ces dernières s’inscrivent dans la poursuite de l’aménagement de la « Zac Ode Acte 2 » dans la cadre du projet urbain Ode à la mer.

Le coût de cette opération de fouilles préventives, financée par Montpellier Méditerranée Métropole, s’élève à 2,45 millions d'euros.

À la suite d'un diagnostic archéologique réalisé fin 2015 - début 2016, l'État - Drac Occitanie - a prescrit la réalisation d'une fouille préventive de 8 hectares, situés à l'extrémité nord de la « butte de Pérols », entre la vallée de la Lironde et l'étang de l'Estanel.

La SA3M, ainsi que deux autres maîtres d'ouvrage (les sociétés Pitch Promotion et Pégase Immobilier) ont choisi de confier ces recherches à l'Inrap, qui s'est associé au service archéologique de la CABT (Communauté d'Agglomération du Bassin de Thau) pour cette opération.

Des connaissances partagées avec les citoyens

L'Inrap et Montpellier Méditerranée Métropole, avec son institution de référence pour l'archéologie, le site archéologique Lattara – musée Henri Prades, s'engagent à faire partager les connaissances aux citoyens. Tout au long de la fouille, des informations seront accessibles au musée et partagées avec le public individuel comme avec le public scolaire.

Expositions-dossiers, films, photographies, conférences, permettront à chacun de suivre l'actualité des découvertes. Au fil de l'avancée du chantier, une ouverture au public pourra être envisagée si toutes les conditions de sécurité sont réunies.

Après les fouilles et l'étude, les objets archéologiques mis au jour sur le site des « Hauts de Lattes » ont vocation à être transmis au musée Henri Prades pour leur conservation, restauration et valorisation.

Ils viendront enrichir le parcours de la collection permanente du musée et illustrer les phases d'occupation antérieures à la fondation de la ville portuaire de Lattara, ainsi que son développement à l'époque romaine.

Les futures halles Laissac

Ce mardi 31 octobre 2017, Philippe Saurel a posé la première pierre des futures halles Laissac au cœur de Montpellier.

Face à la tour de la Babote, sur la place Alexandre Laissac, l'édile a lancé les travaux du chantier de construction des halles Laissac, travaux qui devraient s'achever avant les fêtes de fin d'année en 2018. Ainsi, 24 commerçants actuellement installés sur le Cours Gambetta devraient prendre place au sein d'une structure polygonale de  1110 m2 après une concertation exemplaire.

"La « verrue de Montpellier » va laisser place à de nouvelles halles plus modernes et conviviales, contribuant ainsi à l’attractivité du cœur de ville dans l’axe marchand du Boulevard du Jeu de Paume", annonce Philippe Saurel. "Pour un montant de 8,6 millions d'euros, inférieur au projet initial, ce nouveau lieu de vie sera agrémenté d’une œuvre méditerranéenne de Mona Kim, étudiante des Beaux-Arts de Montpellier et ouvert au public avant les fêtes de fin d’année 2018, conformément à nos engagements". 

Un prototype unique

La halle de 7 mètres de hauteur, d'inspiration Baltard, sera  pourvue de panneaux photovoltaïques sur le toit, de structures en verre et de métal, et dégagera le ciel et les façades. "C'est un concept novateur pour lequel nous allons déposer le modèle en termes de propriété industrielle et intellectuelle, car aucune halle en France ne sera conçue de cette manière", précise le maire.

Un lieu de rencontres

Jean-Pierre Touchat, Président des Halles et des marchés de Montpellier, prend la parole : "A l'instar des halles attractives de Barcelone et de Narbonne, ou de ce qui se fait à Narbonne et à Sète, des marchés aux accents méditerranéens, nous allons convier les commerçants à en faire un lieu convivial. On pourra y venir à midi, peut être aussi le soir et consommer sur place".

A proximité, des problèmes de ciculation 

Depuis le 27 octobre dernier,  en raison des travaux du chantier de construction des halles Laissac, la rue Anatole France  réduite à une seule voie de circulation pour les véhicules pose problème aux usagers. Venus de l'avenue de Toulouse et de l'avenue Clémenceau déjà engorgée en dehors des vacances scolaires, les résidents ont reçu la promesse du maire que l'axe à deux voies serait remis sous peu.

La signalétique fut mise en place pour faciliter et sécuriser les itinéraires piétons. Les itinéraires des bus et leurs arrêts n'ont pas été modifiés.

L'abbaye de Valmagne, cathédrale des vignes



 

En  août les propriétaires de l'Abbaye de Valmagne proposent des "Son et lumière" pour que les visiteurs puissent découvrir ce merveilleux monument historique en nocturne et mieux s'imprégner des siècles qui ont permis à ce site de perdurer, en ressentant la sérénité du lieu ainsi qu'en percevant le côté hors du commun de cette Cathédrale des Vignes, dédiée à "Marie", de son cloître et de sa cour d'honneur.
Une bien belle découverte architecturale tout d'abord : Un édifice dont les surfaces bâties (avec les étages) sont de l'ordre de 2 Ha avec plusieurs milliers de M2 de toit. Des pierres qui proviennent des anciennes carrières de villages voisins (Loupian-Mèze), des clefs de voûte à 25 m de haut...
Et que dire de l'histoire de cet édifice de plus de 900 ans qui a su tenir debout malgré les guerres,  les brigands et aussi la Révolution Française.
Jusqu'à 200 moines ont séjourné à Valmagne tandis que ses vignes et ses terres atteignaient presque Béziers. Des campagnes et des édifices encore "debout" dépendaient de son autorité.
Si l'abbaye fut édifiée au XIIème siècle sur les fondations d'une église romane, précédée certainement par une grande villa romaine, c'est une majestueuse abbatiale de style gothique. C'est en 1138 que Raymond Trencavel, Vicomte de Béziers, fonda l'Abbaye de Valmagne sur la commune de Villeveyrac, prés de Mèze et de l'étang de Thau dans le Languedoc Roussillon. Du 12ème siècle au début du 14ème elle fut l'une des Abbayes cistercienne les plus riches du sud de la France.

Abbaye bénédictine lors de sa fondation, Valmagne se rattachera, dès 1159, à l'ordre de Cîteaux, deuxième réforme des Bénédictins, et dès lors observera la règle morale, mais aussi architecturale qui avait été définie par St Bernard.
Après une période d'expansion et de richesse, l'Abbaye fut confrontée à la Guerre de Cent ans et aux Guerres de Religions.
Très endommagée, l'Abbaye n'eût pas trop des deux siècles suivants pour retrouver sa splendeur primitive. Mais la révolution vint fondre sur une Abbaye où la décadence s'était déjà installée. Les derniers moines s'enfuirent en 1789 et Valmagne fut saccagée.
 Confisquée comme bien national, l'Etat ne garda pas cet édifice et M. Granier-Joyeuse en fera l'acquisition en 1791. Après sa mort, ses héritiers s'en débarrassèrent. L'Abbaye fut rachetée le 29 juillet 1838 par le Comte de Turenne et ne fut jamais revendue. Les propriétaires actuels sont les descendants du Comte de Turenne. L'abbaye fut classée Monument Historique en 1947 et n’a cessé de faire l’objet de travaux de restauration, elle est ouverte aux visites depuis 1975. Actuellement le vignoble représente 58 hectares de vignes.

L'église actuelle, de style gothique classique, reconstruite en 1257, 24.5m de haut et 83m de long, fut convertie en chai après la Révolution.
Le charme de la fontaine du cloître, la pureté de la salle capitulaire avec sa voûte d'arête surbaissée d'ogives, la taille de cet édifice majestueux font de Valmagne un des monument historiques prestigieux du Languedoc Roussillon, siège de nombreuses animations culturelles.

Entre le charme florentin du cloître, la salle capitulaire avec sa voûte en anse de panier, et sa fontaine vraiment unique, la majestuosité de l'abbatiale s'imposera à vous.
Pour en savoir plus :  http://beta.valmagne.com/ 

et  wikipedia.org/wiki/Abbaye_Sainte-Marie_de_Valmagne

                                                               

 

Sur le Canal du Midi : Port Cassafières

 

Port Cassafières en 1974

En 1970, M. Roger Sicard, propriétaire du domaine de Cassafières qui s’étend du Canal du Midi à la Méditerranée, à Portiragnes, se rend compte que cette voie d’eau est en train de changer de vocation. Les péniches de céréales, de carburants, les pinardiers, se font de plus en plus rare. Par contre la navigation de plaisance se développe rapidement grâce aux anglais qui implantent des sociétés de location un peu partout. La principale, la Blue Line, filiale du groupe Guiness, se trouve à Castelnaudary, ils ont un savoir faire et des bateaux adaptés. M. Sicard va rencontrer l’homme providentiel, Robert Linon, ingénieur subdivisionnaire du Canal du Midi à Béziers. Il va obtenir l’autorisation de ce dernier de creuser une darse au bord du canal, puis le port.

En 1971, il embauche le fils de son régisseur, Bernard Bals, mécanicien de formation et conducteur d’engins dans l’entreprise Bec. Il crée la Compagnie de Navigation de Plaisance et va acquérir 2 bateaux pour la location. Auparavant il s’est fait livrer un chalet exposé au salon de la navigation de plaisance au CNIT à Paris, qui va être utilisé pour la réception, le stockage du matériel, et qui existe toujours. Son fils Gilles vient travailler sur le port. On fait de la location mais aussi des promenades jusqu’à Agde et certains jours sur Marseillan. Durant l’automne 1971 il fait l’acquisition d’une pelle mécanique Poclain et un camion. La terre est transportée sur le bord du chemin d’accès au port pour l’agrandir, et faire un parking surélevé au Sud du restaurant. Ainsi le tiers du port sera creusé hors saison par l’employé permanent. Au printemps 1972, l’entreprise Brault creusera un passage du Canal du Midi à la partie du port déjà aménagée. En mai 1972, le Tour de France Nautique partis de Chalons sur Marne fait escale à Port Cassafières à peine baptisé du nom de jeune fille de sa mère. C’était Edmond James, secrétaire général des comités directeurs des groupes plaisance, croisière, et motonautisme au Touring Club de France qui avait mûri ce projet. Il se faisait appeler le Commodore ! Des constructeurs comme la SICOPAL filiale des Charbonnages de France amène ses coches d’eau, Jo Inskip de la Burgundy line amène ses deux bateaux Le Saint Bris et l’Irancy, ainsi que la société Pierre de Meulan. Une fois cette manifestation terminée, la plupart des house-boats seront intégrés dans la flotte de Port Cassafières. Comme il faut aller très vite pour les recevoir, c’est l’entreprise Brault qui viendra terminer ce chantier.

 Jonction des deux bassins  La darse en 1971  Jonction des deux bassins
                                     Mise à sec peu conventionnelle                                                      Darse

En 1973, un groupe d’investisseurs anglais veut reprendre le port, la Summerway cruisers et la Med cruisers proposent d’amener 50 bateaux. Il s’agissait de ce qu’on appelle aujourd’hui un fond de pension. Les bateaux viennent d’Angleterre et sont fabriqués par un français le baron de Tourtelon, personnage atypique, d’ailleurs les modèles de bateaux sont des « Barons ». Le chef de base est M. Cairns. Le directeur est un nommé Garry Lowe et son associé P.S Horner. L’affaire va tourner court, M. Lowe se retrouvera en prison outre Manche et une vente aux enchères aura lieu le 20 juin 1974. Des anglais avaient également construit un restaurant, qui a brûlé et a été reconstruit en dur. La Compagnie de Navigation de plaisance reprend la main, il faut se développer, construire des infrastructures, faire face à la concurrence, et cette entreprise familiale ne peut y prétendre. C’est la Beaver Fleet basée à Agen qui va venir s’implanter et poursuivre le développement de ce port. Ainsi se tournait une page de cette saga familiale où Mme Sicard était la gérante, Gilles l’homme de toutes les situations, François et Catherine venaient lors des vacances scolaires à la réception ou piloter le bateau de promenade. Aujourd’hui c’est l’entreprise Le Boat qui gère ce port.

Bernard Bals

L’église Saint Pierre témoin de l’histoire de Poussan

Si vous avez l’occasion d’aller à la découverte de l’église Saint-Pierre, apôtre, de Poussan, profitez-en car c’est une vaste église qui occupe une place particulière parmi celles du Bassin de Thau.

P1330807Car Poussan, village languedocien, est situé sur le tracé de la Via Domitia entre garrigue et étang. Le territoire poussannais présente une occupation continue depuis l’antiquité, riche de plusieurs villas gallo romaines. C’est à partir du Xe siècle que nous avons mention de l’existence d’une église Saint Pierre de Poussan et d’une tour, ancêtre du château.

Ces deux éléments du pouvoir, attirent alors l’habitat, et le village voit le jour, autour ce binôme. L’église et le château, éléments fondateurs du village, forment le noyau central du premier habitat et s’entoure d’une première enceinte.

Avec la croissance démographique, au XIVe siècle, une seconde enceinte est construite afin d’englober les nouveaux quartiers. Au Moyen Age, Poussan connaît la prospérité malgré les épidémies, les guerres et les crises économiques que connaît le Languedoc. L’époque contemporaine voit l’agglomération sortir de ses murs et les habitations s’installer le long des voies d’accès plus larges autour des remparts.P1520424

Sa construction et son évolution ont été en rapport avec le développement de Poussan. 2 églises de Poussan (Saint Vincent, Saint Pierre) qui la précédaient, à l’église actuelle de nombreux événements ont rendu cet édifice un joyau pour la commune et le bassin de Thau. De 1350 à son agrandissement en 1496, de la révolution à l’arrivée de l’abbé Gept en 1827 elle est devenue une église simple à l’extérieur et « conquérante » à l’intérieur. Reconstruit au XIXème siècle, cet édifice, par ses dimensions et ses ornements, est un témoignage de l’histoire de Poussan, de l’attachement des habitants de cette localité à la pratique religieuse. La plupart des grands événements, même civils et politiques, du Moyen-Age jusqu’à la Révolution, y étaient organisés.

 Avec des voûtes magnifiques, un chœur à la hauteur de ses ambitions et une chaire à prêcher de haute facture, la Bourgeoisie Poussannaise avait tenu à matérialiser sa puissance. Il en est de même pour les nombreux objets liturgiques qui y sont encore présents. En effet, l’église de Poussan est très riche. Elle recèle en effet de très nombreux trésors : des tableaux de grande qualité exécutés par des grands maîtres, des croix de procession, des reliquaires, et de beaux autels de marbre.

Chacune des chapelles de celle de Saint Roch à celle de Sainte Philomène a sa personnalité. L’église, est un grand témoin du passé de la commune.

L'abbaye de Valmagne magnifiée



 

En ce début du mois d'août les propriétaires de l'Abbaye de Valmagne proposent des "Son et lumière" pour que les visiteurs puissent découvrir ce merveilleux monument historique en nocturne et mieux s'imprégner des siècles qui ont permis à ce site de perdurer, en ressentant la sérénité du lieu ainsi qu'en percevant le côté hors du commun de cette Cathédrale des Vignes, dédiée à "Marie", de son cloître et de sa cour d'honneur.
Une bien belle découverte architecturale tout d'abord : Un édifice dont les surfaces bâties (avec les étages) sont de l'ordre de 2 Ha avec plusieurs milliers de M2 de toit. Des pierres qui proviennent des anciennes carrières de villages voisins (Loupian-Mèze), des clefs de voûte à 25 m de haut...
Et que dire de l'histoire de cet édifice de plus de 900 ans qui a su tenir debout malgré les guerres,  les brigands et aussi la Révolution Française.
Jusqu'à 200 moines ont séjourné à Valmagne tandis que ses vignes et ses terres atteignaient presque Béziers. Des campagnes et des édifices encore "debout" dépendaient de son autorité.
Si l'abbaye fut édifiée au XIIème siècle sur les fondations d'une église romane, précédée certainement par une grande villa romaine, c'est une majestueuse abbatiale de style gothique.

Entre le charme florentin du cloître, la salle capitulaire avec sa voûte en anse de panier, et sa fontaine vraiment unique, la majestuosité de l'abbatiale s'imposera à vous.

Jean-Marie Philipon

Pour en savoir plus :  beta.valmagne.com/lhistoire/ et  wikipedia.org/wiki/Abbaye_Sainte-Marie_de_Valmagne