Bâti & architecture

La destruction partielle des moulins de Castelnau de Guers

 

Noël Houlès, pdt de l'ASPAHC

M. Noël Houlès président de l’association pour la sauvegarde du patrimoine archéologique et historique de Castelnau de Guers (ASPAHC) avait convié à la maison du peuple la population et les amis du patrimoine à une réunion sur les circonstances de la destruction partielle de ce moulin qui se situe sur la rive gauche de l’Hérault.

Le public était venu très nombreux, de Pézenas, Paulhan, Montbazin, Bessan…

Cet édifice du XIIIème siècle comprenait 3 usines à 6 paires de meules, on pouvait y lire sur des pierres des marques de tacherons et des noms de meuniers. Il a appartenu à un privé M. Muret qui a été exproprié. On trouve sur le site de la mairie de Pézenas un appel d’offre pour ces travaux à effectuer sur les communes de Pézenas et de Castelnau.

C’est un membre de l’ASPAHC qui avise son président en août que l’usine N°1 a été rasée et les autres descendues à hauteur d’homme.

Interrogée, l’entreprise Buesa ne répondra pas. Le supposé donneur d’ordres, la CAHM ne répond pas sur le sujet, la mairie de Pézenas indique que c’est de la compétence de l’Agglo.

Les travaux envisagés prévoyaient de boucher les pertuis pour rehausser le niveau d’eau en amont et de faire une passe à poissons.

Il est question d’entourer le site par un grillage de 2 mètres.

Les courriers vont se succéder en direction des administrations concernées, les réponses sont évasives, on retrouve l’Administration dans toute sa splendeur.

Le responsable du dossier à la DRAC a changé ! Une campagne de presse a été lancée. On envisage avec la fédération des moulins de France une action en justice. Pour l’avenir, il s’agit de reconstruire ces moulins comme avant les travaux.

 

Paul Yvorra

C’est ensuite les questions diverses, M. le maire de Castelnau, Paul Yvorra président de la SPNP, Sylvain Durand archéologue, Thierry Jam, président de l’association des moulins du Languedoc, Jérôme Yvorra, une association de Montbazin, des particuliers s’expriment.

C’est la colère qui l’emporte, comment un patrimoine peut-il être détruit sans que les procédures soient respectées! Claude Alrancq faisait remarquer qu’il s’agissait d’un patrimoine, mais aussi d’une valeur existentielle, que ce site faisait partie de notre paysage affectif, combien de gamins de nos villages ont appris à nager et à plonger dans le  «tempo».

Après le moulin de Conas privatisé, les locaux sont dépossédés de ce patrimoine qu’elle qu’en soit la raison. Puis demain ce sera d’autres lieux qui seront détruits comme le château de Lavagnac.

Une affaire loin d’être terminée.

Bernard Bals

Les Compagnons du Devoir oeuvrent pour le Conservatoire

ascP1140586

Ce sont des Compagnons du devoir qui s'occupent de certaines des Pierres du Conservatoire, et s'ils suivent une certaine partition, les instruments ne sont pas les mêmes que ceux des musiciens : burins, masses, meuleuses, taraudeuses, éclateuses s'associent pour animer l'atelier de Pierres et traditions.

Pour réaliser la façade du Conservatoire Manitas de Plata à rayonnement inter-communal de 75m de long sur 9,50m de haut, il faudra pas moins de 4km de lames de pierre, une pierre froide dans les tons noirs, choisie pour sa solidité et taillée à la main, qui viendra se positionner sur un sous-bassement en pierre calcaire de la Gardiole. Le tout sera enchâssé dans une structure en métal et en béton, reproduisant à l'identique les chaînages verticaux d'origine, prévus entre les 5 corps de bâtiments. Une véritable innovation qui a permis de mettre le savoir-faire des tailleurs de pierre au service d'une conception moderne.

ascP1140567

 Car un des soucis de l'architecte est le retour à l'origine par exemple pour pour l'entrée principale prévue par la porte monumentale des anciens chais Dubonnet avec toitures à pignon conservées et avec des marquises en bois;

Les soubassements sont en calcaire jurassique et les brise-soleils en calcaire des Pyrénées (noir).

Le travail a débuté aux ateliers poussannais il y a 4 mois. En moyenne 4 hommes travaillent sur  les brise-soleils qui représenteront presque 500 tonnes de pierre avec les soubassements...

ascP1140570

3000 éléments au minimum de 1m20.  Ceux-ci seront posées sur des épis (structures) métalliques eux-mêmes fixés à la structure en béton et capables de supporter les 35 T de chacune des travées. Il y a 11 travées au total. La pierre est travaillée avec la face vue éclatée, les lames étant aussi de différents épaisseurs. Il faudra compter 4 mois pour la pose avec une manutention très délicate. "L'on travaille au mm sur de gros volumes,  avec des réglages à effectuer pour chaque lame." Précisait Gérard.

Mais comment sont conçus tous ces éléments à Poussan, sur le vaste atelier en plein air de l'entreprise "Pierres et Traditions" en garrigues.

ascP1140579

Pour les soubassements les blocs de calcaire arrivent bruts des carrières de la Gardiole et sont débités à la machine par une impressionnante meuleuse programmable. 400 m2 sont à couvrir pour reproduire au mieux l'existant sur le site. Les manipulations vont s'enchaîner car c'est manuellement que les Compagnons du Devoir de l'Entreprise vont s'en occuper : Si Sébastien gère l'atelier, François, Cédric et Marc vont éclater les blocs pour leur donner un bel aspect bosselé et naturel sans trop de relief, tout un art, tandis qu'ensuite, selon des gabarits, ils passeront à l'éclateuse (pression de 15T) pour leur donner une forme hexagonale.

Quant aux brise-soleils, depuis plusieurs mois, en moyenne 4 hommes travaillent sur eux sachant qu'ils représenteront presque 500 tonnes de pierre avec les soubassements..3000 éléments au minimum de 1m20. 

Ceux-ci seront posées sur des épis (structures) métalliques eux-mêmes fixés à la structure en béton et capables de supporter les 35 T de chacune des travées. Il y a 11 travées au total. La pierre est travaillée avec la face vue éclatée, les lames étant aussi de différents épaisseurs. Il faudra compter 4 mois pour la pose avec une manutention très délicate.ascP1140592

Les blocs (entre 170 et 280 kg chacun ) qui parviennent chez Pierres et traditions ont été débité dans les Pyrénées : 2,66m sur 32 cm avec une hauteur e 8 ou 12 cm... Avant de les tarauder pour la fixation future, chacun des blocs est éclaté à la main pour lui donner un aspect plus naturel. Il faut environ 10 jours pour s'occuper du volume d'une travée.

Et si sur le chantier la mise en place doit débuter vers le 15 octobre, il faudra 9 à 10 personnes sur trois mois pour finaliser la mise en place des éléments autour du conservatoire.

D'autant que, comme le précise Gérard Gascon, il faut pendant ce temps honorer d'autres commandes. "Ce chantier support est une belle référence avec l'unicité de la structure, pour l'entreprise, ainsi que pour les Compagnons."

Les Pierres du Conservatoire Manitas de Plata

 Le 15 septembre 2017, l'architecte Rudy Ricciotti accompagné de Pierre Di Tucci, architecte partenaire du projet, était venu sur le site du chantier du Conservatoire à Rayonnement Intercommunal pour faire le point sur l'avancée des travaux. Une visite de chantier en présence du maire de Sète, François Commeinhes,  au cours de laquelle le nom du futur CRI avait été dévoilé : Manitas de Plata.

Fidèle à son personnage un rien provocateur, Rudy Ricciotti avait redéfini sa démarche : valoriser ce riche patrimoine en respectant son histoire. « La culture a davantage de responsabilités que de devoirs » a-t-il déclaré.servaP1140254

Après une période d'arrêt, en raison de problèmes au niveau du gros oeuvre, les travaux ont repris leur rythme de croisière depuis juin 2018 sachant que les défauts ont été corrigés. L’ouverture est prévue pour septembre 2019.

servaP1140260

Il faut savoir que derrière la façade visible depuis la route de Montpellier et qui représente le profil du futur pôle culturel, le chantier avance bien depuis quelques mois. La déconstruction des anciens bâtiments et le confortement des sols sont aujourd'hui achevés. Actuellement, après la pose des réseaux d'eau potable et d'eaux usées, d'électricité et de ventilation, certains travaux ont débuté même dans certaines salles, alors que pour d'autres les toitures ne sont pas réalisées.

Mais lors de la venue de  Rudy Ricciotti un module grandeur nature du brise-soleil en lames de pierre qui constituera la façade arrière du Conservatoire avait retenu l'attention des visiteurs.

En effet pour réaliser cette façade de 75m de long sur 9,50m de haut, il faudra pas moins de 4km de lames de pierre, une pierre froide dans les tons noirs, choisie pour sa solidité et taillée à la main, qui viendra se positionner sur un sous-bassement en pierre calcaire de la Gardiole. Le tout sera enchâssé dans une structure en métal et en béton, reproduisant à l'identique les chaînages verticaux d'origine, prévus entre les 5 corps de bâtiments. Une véritable innovation qui a permis de mettre le savoir-faire des tailleurs de pierre au service d'une conception moderne.

 Car un des soucis de l'architecte est le retour à l'origine par exemple pour pour l'entrée principale prévue par la porte monumentale des anciens chais Dubonnet avec toitures à pignon conservées et avec des marquises en bois; parois de l'auditorium et des salles de classe traitées avec du staff déstructuré pour une meilleure acoustique ; revêtements de sol en carreaux de ciment pour reprendre l'esprit des années 30 ; mobilier contemporain traité anti réverbération pour amortir le bruit...

servaP1140259

Ce jeudi 20 septembre, rencontre sur le chantier avec Gérard Gascon de "Pierres et traditions" de Poussan et Frédéric Veyrat, chef de chantier principal, Tailleur de pierre, pour l'entreprise PY. Ces deux structures s'occupent des "Pierres" du futur conservatoire.

L'entreprise Py basée à Perpignan est une filiale de Fondeville qui a obtenu le marché auprès de SAM. Elle est spécialisée dans les Monuments historiques et les pierres de taille tandis que Pierres et traditions est un sous-traitant de Py pour ce chantier.

servaP1140269

Si "Py" s'occupe des encadrements, des piliers en pierre et des appuis de fenêtre, Pierre et traditions réalise les soubassements et les lames des brise-soleils.

Les soubassements sont en calcaire jurassique et les brise-soleils en calcaire des Pyrénées (noir).

Le travail a débuté aux ateliers poussannais il y a 4 mois. En moyenne 4 hommes travaillent sur  les brise-soleils qui représenteront presque 500 tonnes de pierre avec les soubassements..

3000 éléments au minimum de 1m20.  Ceux-ci seront posées sur des épis (structures) métalliques eux-mêmes fixés à la structure en béton et capables de supporter les 35 T de chacune des travées. Il y a 11 travées au total. La pierre est travaillée avec la face vue éclatée, les lames étant aussi de différents épaisseurs. Il faudra compter 4 mois pour la pose avec une manutention très délicate. "L'on travaille au mm sur de gros volumes,  avec des réglages à effectuer pour chaque lame."

Et pour l'entreprise Py, les travaux ont débuté il y a une dizaine de mois avec 4 à 5 hommes sur le chantier. Cela concerne du calcaire sédimentaire coquillé similaire à la pierre d'origine des anciens bâtiments Dubonnet dont il reste des traces. Les blocs sont taillés en ateliers à Perpignan et pour les pièces les plus complexes à la carrière afin de réaliser des copies de fenêtres du XIXème siècle : 25 ouvertures monumentales, 20 piliers d'une dizaine de mètres, monolithes.

servaP1140272

Donc 120 m3 de matière avec un autre défi celui d'associer le béton, le métal et la pierre.

Et pour les deux entreprises une pose millimétrique malgré des dimensions hors normes. Si parallèlement à l'intérieur les travaux se poursuivent, une fois les fenêtres et piliers finis il restera l'habillage : "Un projet moderne qui respecte l'âme du site en cohérence avec ce qui existait. En partie une copie du XIXème et donc pour tous les tailleurs de pierre un challenge bien valorisant" Précisent Frédéric et Gérard.

servaP1140262

 

 

 

 

 

 

Le château de Cassan enfin réouvert

 

Château-Abbaye de Cassan
is now open to the public again.

After one year of work on the main roof, Cassan Castle finally re opens on june 15th. At the Château-Abbaye de Cassan, there is a 12th century Romanesque church, the last vestige of the Royal Priory, and a conventual palace which earned the name of a small Versailles in Languedoc.
The origin of the Priory dates back to the 11th century, when in 1066, the Alquier family donated the church to some Augustinian canons. Then they founded an independant priory. After the French revolution, Cassan took on the title of Castle.
Through the centuries, Cassan was constructed, razed, reconstructed, burnt down and is still being rebuilt.
From 1953, various decrees were issued with the result that almost the entire site, and certain interiors, came under the classification of Historical Monument.
Today, the monument allows us to understand the importance and the radiance that the monastery may have had in the past.
Entering in Cassan's courtyard is like traceling back to the 12th century. And as the storm reaches Roujan, the sun lights up the top of the chapel. That's when music started playing in my ears. Magic reached its peak when I got in the medieval kitchen. I could feel a real activity in there with chefs and kitchen boys running around, smells reaching my nostrils from the cooking but also the large fireplace.
I even can fell the large and heavy crinoline surrounding me with a slight rustle whenever I walk.
Walking down the hallway under the gothic arches, my eyes are attracted by the medieval virgin holding her child. She seems happy and relieved to have been discovered during one of the numerous renovations of the Abbaye.

Adress:
D13 ( between the villages of Roujan and Gabian)
34320 Roujan
Occitanie, France.

Phone:
+33 (0)4 67 245 245

Email :

  • Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Visiting hours

  • From june 15th : 2pm to 7pm,
  • july and august : 11am to 7pm,
  • september: 2 to 7pm,
  • october : on week ends from 2pm to 7pm.
   

Après un an de travaux de réfection de la toiture, un des sites d'exception d'Occitanie va enfin ré ouvrir ses portes le 15 juin. Surnommé à juste titre le petit Versailles d'Occitanie, le Château-Abbaye de Cassan fut tout d'abord une humble retraite monastique devenue puissant prieuré royal puis fastueuse demeure princière.

 

Lorsqu'on arrive dans la cour, les émotions vous submergent. Pour peu que le temps soit à l'orage, le haut de la chapelle scintille de mille feux sous les rayons du soleil. Vous voilà transporté au XIIe siècle. Le château abrite une vaste église romane (XIIe s.) et un palais abbatial (XVIIIe s.). L’édifice fut inscrit partiellement à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques dès 1953 et son église classée au titre des Monuments Historiques; puis plus récemment en 1998, une grande partie fut classée au titre des Monuments Historiques.

Dans la cuisine médiévale, il est aisé de voir s'activer le chef et ses marmitons. Les musiques des casseroles de cuivre résonnent sur les pierres de taille, les senteurs vous gagnent, la cheminée crépite.
Les soieries du salon s'animent sous la lumière diffuse du lustre de cristal. On perçoit encore les rires, les conversations, les intonations.
Au détour d'un couloir mes yeux sont attirés par une icône de la vierge et l'enfant découverte par miracle lors d'une des nombreuses restaurations du château. Celle-ci sourit comme si elle était heureuse et soulagée enfin d'être redécouverte.

Ce voyage ne pouvant être complet sans musique, ce sera chose faite avec l'arrivée de l'orchestre philharmonique de Montpellier cet été.

Ce château est habité, c'est sûr.

Florence de Martino

 

 

Château-Abbaye de Cassan

Adresse:
D13 ( entre les villages de Roujan et Gabian)
34320 Roujan
Occitanie, France.

Téléphone:

  • +33 (0)4 67 245 245

Courriel :

  • Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Horaire des visites

  • à partir du 15 juin de 14h à 19h.,
  • Juillet et août de 11h à 19h,
  • septembre 14h à 19h,
  • octobre les week ends de 14h à 19h.
 

http://www.sitesdexception.fr/wp-content/uploads/2013/03/CartePrivil%C3%A8ge-2017-HD-003-page-001-2-1.jpg

L'Arbre Blanc prend de l'ampleur

Certes, la référence à l'arbre blanc du Jardin des Délices de Jérôme Bosch n'est pas loin mais ne correspond en aucun cas à  la corruption des hommes établie dans le tableau du peintre. La future tour, qui s'élance vers ses 56 mètres de hauteur promis en 2019, attire tous les regards et  interpelle les résidents proches dans le quartier Richter aux abords du Lez à Montpellier.

La folie L'Arbre Blanc, clin d'œil aux folies montpelliéraines du XVIIIe siècle, a reçu le prix régional des Pyramides d'Argent 2017 Occitanie Méditerranée, un concours qui récompense les plus belles réalisations des bâtisseurs du XXI e siècle, saluées par les  promoteurs de la FPI, Fédération des promoteurs Immobilers.

Orchestré par l'architecte japonais Sou Fujimato, l'incroyable projet prend des formes de plus en plus abouties et sera sous peu le point culminant de Montpellier.

En construction depuis 2015, la tour prévoit 17 étages qui accueilleront 110 appartements et dans leur continuité une terrasse suspendue. Chaque avancée des travaux est l'occasion de faire le point et de faire réagir les Montpelliérains.

 

 

 

En bref, l'architecte Sou Fujimoto :

Inspiré par la nature, le Japonais Sou Fujimoto conçoit, aux quatre coins du monde, des structures hors norme. Mais au-delà de ses constructions futuristes, l’architecte prône une nouvelle manière d’habiter. Sans limites entre extérieur et intérieur, toit et ciel, nature et culture, son architecture est intuitive et sans contraintes. Sou Fujimoto cherche à offrir aux usagers des lieux qu’ils pourront moduler, utiliser à leur façon, selon leurs besoins. S’interrogeant sur la nature originelle de l’architecture, il apporte des réponses dont la forme est innovante. Ce nouveau style, qu’il appelle « Primitive future » a donné lieu à un livre éponyme en 2008, aussitôt devenu best-seller. Ses projets les plus connus sont le pavillon de la Serpentine Gallery à Londres, le musée et la bibliothèque de l’Université d’art de Musashino à Tokyo, les maisons House N, House NA, House K, L’Arbre blanc à Montpellier… En 2015, il remporte le concours du Campus pour l‘école Polytechnique Paris-Saclay et en 2016, le 1er prix du concours Réinventer Paris avec le projet « Mille arbres ». Il aime collaborer avec de jeunes architectes locaux. Ainsi, en France, il travaille avec l’agence Laisné Roussel et l’agence Oxo : « En collaborant avec eux, je peux élargir mon monde et eux le leur, pense-t-il. L’important, c’est de s’écouter, de s’inspirer. Et de sourire. ».

Sou Fujimoto est né à Hokkaido (Japon) en 1971. Diplômé de la Faculté d’ingénierie de Tokyo, il a créé son agence “Sou Fujimoto Architects” en 2000, à Tokyo et en 2016 Sou Fujimoto Atelier Paris. Il a reçu de nombreux prix pour ses travaux dont le prix de l’innovation architecturale décerné par le Wall Street Journal en 2014. L’Arbre blanc dessiné par Sou Fujimoto en collaboration avec Nicolas Laisné Associés et Manal Rachdi Oxo Architects a été primé tout récemment au Salon de l’immobilier à Montpellier (Prix de la Pyramide d’argent de la Fédération régionale des promoteurs immobiliers).

 

Faculté de lettres Paul Valéry remodelée

Non, l'illustre poète n'y est pour rien. Mais, celui qui vit le jour à Sète et fut étudiant à Montpellier a donné son nom à la faculté des Lettres et Sciences humaines de celle-ci. Et le campus qui sortit de terre il y a plus d'un demi-siècle s'offre un sérieux lifting et connaîtra une certaine transformation dans deux ans, avec la mise en œuvre du projet "Atrium".

 

Pour l'heure, la belle quinquagénaire soigne son apparence. Le campus Paul Valéry est comme "une des constructions les plus abouties des constructions universitaires de Montpellier des années soixante".

Un peu de nostalgie

Architectes et artistes y ont travaillé de concert : la grande grille d'entrée est due à Vasarely et le mur cyclopéen dû à Albert Dupin a offert aux jeunes et aux moins jeunes le spectacle d'une œuvre singulière, quelque chose comme un grand poème de pierre, d'eau et de verdure. Le campus de cette université fut le premier en France à obtenir le label "Patrimoine du XXème siècle" du ministère de la culture en 2011.

Dans cet organisme, un des centres nerveux était la bibliothèque universitaire. Lorsqu'elle a ouvert en 1966, les étudiants eurent l'heureuse surprise de pouvoir évoluer dans un vaste espace libre qu'un puits de lumière éclairait. Il était dû à l'architecte Philippe Jaulmes qui intégra à la structure un escalier métallique au dessin surprenant et élégant. Et puis vinrent les années 80, le numérique, la disparition des fichiers papier, ainsi que la délimitation d'espaces de travail à vocations distinctes.

 Opération Campus

La BU se fit plus accessible : la documentation en libre accès s'est développée et les chercheurs non universitaires davantage accueillis. Cette ouverture sur le monde va être confirmée concrètement avec le projet "Atrium". Ce projet s'intègre dans l'Opération Campus", plan d'ampleur nationale lancé avant 2012. A Montpellier, sont concernés 5 établissements, 60 000 étudiants, 3 500 enseignants et chercheurs, 25 000 agents administratifs et techniques.

Pour l'université Paul Valéry, il s'agira de mettre en œuvre un projet immobilier et urbain : construction de la nouvelle BU, l'Atrium, dont le site sera desservi par le tram. Elle sera située en proue de campus, à l'orée de la voie Domitienne et la route de Mende afin de tisser un lien fort entre la ville et l'université. Etudiants, enseignants et curieux de savoir seront accueillis dans un bâtiment, nouveau dans son inspiration, mais offrant toujours espace et lumière. Cette lumière méditerranéenne, celle qui inspira Frédéric Bazille, doit être captée par "de larges casquette filantes formant brise soleil et étagère à lumière". Espace, luminosité bien propres à faciliter lecture et concentration. 

Et puis aussi la détente - terrasse sous jardin suspendu au niveau supérieur - rencontres, échanges, convivialité : sont prévus une cafétéria, un auditorium, une salle d'exposition. Comme l'a dit Voltaire, "Bien. Mais il faut cultiver notre jardin". Et ce sera grâce à l'Atrium.

L’agence d’architecture parisienne SCAU, associée à l’agence montpelliéraine Coste Architecture, a été désignée lauréate de l’attribution du marché de maîtrise d’œuvre de ce futur “Learning Center” - bibliothèque universitaire nouvelle génération - de l’université Paul-Valéry Montpellier 3 en 2016.

Le projet appelé « ATRIUM », dont la livraison est prévue en 2020, est un bâtiment de 15 000 m2 comprenant plusieurs services dont une bibliothèque universitaire, un auditorium, une cafétéria et des services innovants.

La charpente de l’église Saint-Pierre se dévoile aux historiens

La municipalité, représentée par la conseillère municipale déléguée au patrimoine, Emilie Feliu, a récemment commandé une étude de dendrochronologie sur la charpente peinte de l’église Saint-Pierre. La dendrochronologie est une méthode scientifique permettant notamment d’obtenir la datation de pièces de bois, à l’année près, en comptant et en analysant la morphologie des anneaux de croissance (ou cernes) des arbres, ici utilisées pour la confection de la charpente.

Cette demande a été programmée suite à la venue d’un collège d’experts du patrimoine et des plafonds peints, composé de Christine Catala et Denis Népipvoda (pôle patrimoine de l’office de tourisme Cap d’Agde Méditerranée), Monique Bourin (présidente de l’association internationale de recherche sur les charpentes et plafonds peints médiévaux) et de Frédéric Mazeran (architecte du patrimoine du conseil départemental). Ainsi, lors de leur venue, ils ont mis en évidence l’aspect très ancien de solives situées à l’entrée de l’édifice bessanais.

Frédéric Guibal a été détaché par l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine pour faire une série de prélèvements sur la partie retenue de l’église Saint-Pierre et fut aidé dans ses investigations par des employés des services techniques. Les résultats de cette analyse permettent aujourd’hui d’affirmer que les parties les plus anciennes de la charpente peinte de l’église datent de la fin du XIIe siècle, ou au plus tard des toutes premières années du XIIIe siècle. Une heureuse nouvelle qui vient renforcer la valeur historique du bâtiment et qui invite à de nombreux questionnements. Les recherches sur l’iconographie et la concordance des données historiques vont donc se poursuivre. A suivre...

La magnifique charpente de l’édifice religieux de Bessan, lequel porte déjà la plus vieille cloche du département.

A la découverte des grangeots des vignes

Qui se soucie de ces vieilles cabanes de pierre perdues au milieu des vignes ? Les grangeots font pourtant partie de l’identité bessanaise. Ces constructions modestes, parfois minuscules, ont joué un rôle fondamental dans le développement du vignoble.

 

A l’origine, servant d’abri au travailleur voire parfois même de logement temporaire, elles ont été construites loin du village, permettant de ranger quelques outils, de mettre à l’abri le cheval, de stocker le fourrage, et de s’abriter par mauvais temps ou pour une pause. Parfois équipées d’une cheminée, il était possible d’y faire du feu pour se réchauffer en hiver ou encore de réchauffer le repas de midi.
Il est difficile de dire à quelle date ces constructions ont été réalisées, car on ne trouve nulle trace d’elles sur l’ancien cadastre ou dans les actes notariés. Le mouvement de construction aurait commencé avant l’arrivée du phylloxéra pour se poursuivre jusqu’à la grande guerre.
Bon nombre de ces cabanes sont encore visibles. Elles incarnent un temps ancien bien qu’elles aient perdu peu à peu leur utilité. Très rares sont celles qui n’ont d’ailleurs pas été abandonnées. Elles sont toutefois des points de repère dans le paysage de la plaine ou des garrigues. Si on les enlevait, les vignes n’auraient plus le même attrait...
Mais la mécanisation, le remplacement du cheval par le tracteur, les trajets plus rapides entre la maison et la vigne grâce aux véhicules, ont rendu ces constructions moins utiles, d’où cet abandon progressif. 
Plus de 95 grangeots ont été recensés sur le territoire de Bessan, simple abri de 5 m² comportant trois murs et un toit, grangette de 50 m² avec son portail pour le passage de la charrette, ou  maisonnette à un étage servant d’habitation.
La plus forte concentration, près de 31 %, se trouve dans la plaine des Mègeries Nouvelles (les Arens, le Lévrier) ; viennent ensuite les Garrigues à l’ouest du territoire (22 %), la plaine du Nord-Est bordant l’Hérault, le Moulin, la Chaussée (18 %), les Mègeries Hautes (17 %) et le Causse et les Monts (13 %).
Véritables éléments du patrimoine rural local, certains artistes locaux, tel Yvon Brunet, les ont même croqués sur leurs toile.

D’après Francis Delmas.

Fouilles archéologiques préventives

Lancement des fouilles archéologiques préventives sur la "ZAC Ode acte 2" en février 2018

Lors d'une conférence qui s'est tenue au musée de Lattes mercredi 10 janvier 2018, Philippe Saurel a présenté le projet de fouilles archéologiques qui va démarrer au mois de février sur le site "Hauts de Lattes". Ces dernières s’inscrivent dans la poursuite de l’aménagement de la « Zac Ode Acte 2 » dans la cadre du projet urbain Ode à la mer.

Le coût de cette opération de fouilles préventives, financée par Montpellier Méditerranée Métropole, s’élève à 2,45 millions d'euros.

À la suite d'un diagnostic archéologique réalisé fin 2015 - début 2016, l'État - Drac Occitanie - a prescrit la réalisation d'une fouille préventive de 8 hectares, situés à l'extrémité nord de la « butte de Pérols », entre la vallée de la Lironde et l'étang de l'Estanel.

La SA3M, ainsi que deux autres maîtres d'ouvrage (les sociétés Pitch Promotion et Pégase Immobilier) ont choisi de confier ces recherches à l'Inrap, qui s'est associé au service archéologique de la CABT (Communauté d'Agglomération du Bassin de Thau) pour cette opération.

Des connaissances partagées avec les citoyens

L'Inrap et Montpellier Méditerranée Métropole, avec son institution de référence pour l'archéologie, le site archéologique Lattara – musée Henri Prades, s'engagent à faire partager les connaissances aux citoyens. Tout au long de la fouille, des informations seront accessibles au musée et partagées avec le public individuel comme avec le public scolaire.

Expositions-dossiers, films, photographies, conférences, permettront à chacun de suivre l'actualité des découvertes. Au fil de l'avancée du chantier, une ouverture au public pourra être envisagée si toutes les conditions de sécurité sont réunies.

Après les fouilles et l'étude, les objets archéologiques mis au jour sur le site des « Hauts de Lattes » ont vocation à être transmis au musée Henri Prades pour leur conservation, restauration et valorisation.

Ils viendront enrichir le parcours de la collection permanente du musée et illustrer les phases d'occupation antérieures à la fondation de la ville portuaire de Lattara, ainsi que son développement à l'époque romaine.

Les futures halles Laissac

Ce mardi 31 octobre 2017, Philippe Saurel a posé la première pierre des futures halles Laissac au cœur de Montpellier.

Face à la tour de la Babote, sur la place Alexandre Laissac, l'édile a lancé les travaux du chantier de construction des halles Laissac, travaux qui devraient s'achever avant les fêtes de fin d'année en 2018. Ainsi, 24 commerçants actuellement installés sur le Cours Gambetta devraient prendre place au sein d'une structure polygonale de  1110 m2 après une concertation exemplaire.

"La « verrue de Montpellier » va laisser place à de nouvelles halles plus modernes et conviviales, contribuant ainsi à l’attractivité du cœur de ville dans l’axe marchand du Boulevard du Jeu de Paume", annonce Philippe Saurel. "Pour un montant de 8,6 millions d'euros, inférieur au projet initial, ce nouveau lieu de vie sera agrémenté d’une œuvre méditerranéenne de Mona Kim, étudiante des Beaux-Arts de Montpellier et ouvert au public avant les fêtes de fin d’année 2018, conformément à nos engagements". 

Un prototype unique

La halle de 7 mètres de hauteur, d'inspiration Baltard, sera  pourvue de panneaux photovoltaïques sur le toit, de structures en verre et de métal, et dégagera le ciel et les façades. "C'est un concept novateur pour lequel nous allons déposer le modèle en termes de propriété industrielle et intellectuelle, car aucune halle en France ne sera conçue de cette manière", précise le maire.

Un lieu de rencontres

Jean-Pierre Touchat, Président des Halles et des marchés de Montpellier, prend la parole : "A l'instar des halles attractives de Barcelone et de Narbonne, ou de ce qui se fait à Narbonne et à Sète, des marchés aux accents méditerranéens, nous allons convier les commerçants à en faire un lieu convivial. On pourra y venir à midi, peut être aussi le soir et consommer sur place".

A proximité, des problèmes de ciculation 

Depuis le 27 octobre dernier,  en raison des travaux du chantier de construction des halles Laissac, la rue Anatole France  réduite à une seule voie de circulation pour les véhicules pose problème aux usagers. Venus de l'avenue de Toulouse et de l'avenue Clémenceau déjà engorgée en dehors des vacances scolaires, les résidents ont reçu la promesse du maire que l'axe à deux voies serait remis sous peu.

La signalétique fut mise en place pour faciliter et sécuriser les itinéraires piétons. Les itinéraires des bus et leurs arrêts n'ont pas été modifiés.

L'abbaye de Valmagne, cathédrale des vignes



 

En  août les propriétaires de l'Abbaye de Valmagne proposent des "Son et lumière" pour que les visiteurs puissent découvrir ce merveilleux monument historique en nocturne et mieux s'imprégner des siècles qui ont permis à ce site de perdurer, en ressentant la sérénité du lieu ainsi qu'en percevant le côté hors du commun de cette Cathédrale des Vignes, dédiée à "Marie", de son cloître et de sa cour d'honneur.
Une bien belle découverte architecturale tout d'abord : Un édifice dont les surfaces bâties (avec les étages) sont de l'ordre de 2 Ha avec plusieurs milliers de M2 de toit. Des pierres qui proviennent des anciennes carrières de villages voisins (Loupian-Mèze), des clefs de voûte à 25 m de haut...
Et que dire de l'histoire de cet édifice de plus de 900 ans qui a su tenir debout malgré les guerres,  les brigands et aussi la Révolution Française.
Jusqu'à 200 moines ont séjourné à Valmagne tandis que ses vignes et ses terres atteignaient presque Béziers. Des campagnes et des édifices encore "debout" dépendaient de son autorité.
Si l'abbaye fut édifiée au XIIème siècle sur les fondations d'une église romane, précédée certainement par une grande villa romaine, c'est une majestueuse abbatiale de style gothique. C'est en 1138 que Raymond Trencavel, Vicomte de Béziers, fonda l'Abbaye de Valmagne sur la commune de Villeveyrac, prés de Mèze et de l'étang de Thau dans le Languedoc Roussillon. Du 12ème siècle au début du 14ème elle fut l'une des Abbayes cistercienne les plus riches du sud de la France.

Abbaye bénédictine lors de sa fondation, Valmagne se rattachera, dès 1159, à l'ordre de Cîteaux, deuxième réforme des Bénédictins, et dès lors observera la règle morale, mais aussi architecturale qui avait été définie par St Bernard.
Après une période d'expansion et de richesse, l'Abbaye fut confrontée à la Guerre de Cent ans et aux Guerres de Religions.
Très endommagée, l'Abbaye n'eût pas trop des deux siècles suivants pour retrouver sa splendeur primitive. Mais la révolution vint fondre sur une Abbaye où la décadence s'était déjà installée. Les derniers moines s'enfuirent en 1789 et Valmagne fut saccagée.
 Confisquée comme bien national, l'Etat ne garda pas cet édifice et M. Granier-Joyeuse en fera l'acquisition en 1791. Après sa mort, ses héritiers s'en débarrassèrent. L'Abbaye fut rachetée le 29 juillet 1838 par le Comte de Turenne et ne fut jamais revendue. Les propriétaires actuels sont les descendants du Comte de Turenne. L'abbaye fut classée Monument Historique en 1947 et n’a cessé de faire l’objet de travaux de restauration, elle est ouverte aux visites depuis 1975. Actuellement le vignoble représente 58 hectares de vignes.

L'église actuelle, de style gothique classique, reconstruite en 1257, 24.5m de haut et 83m de long, fut convertie en chai après la Révolution.
Le charme de la fontaine du cloître, la pureté de la salle capitulaire avec sa voûte d'arête surbaissée d'ogives, la taille de cet édifice majestueux font de Valmagne un des monument historiques prestigieux du Languedoc Roussillon, siège de nombreuses animations culturelles.

Entre le charme florentin du cloître, la salle capitulaire avec sa voûte en anse de panier, et sa fontaine vraiment unique, la majestuosité de l'abbatiale s'imposera à vous.
Pour en savoir plus :  http://beta.valmagne.com/ 

et  wikipedia.org/wiki/Abbaye_Sainte-Marie_de_Valmagne