Vic la Gardiole

Présidentielle 2017 à Vic : résultats du premier tour

 

   
Nombre

% Inscrits  % Votants
  Inscrits  2569      
  Abstentions  500  19,46    
  Votants  2069  80,54    
  Blancs ou nuls  50  1,94  2,42  
  Exprimés  2019  78,59  97,58  

 

 
Candidats

  Nombre de Voix %  Exprimés
 
           
  Arthaud    7  0,35  
  Asselineau    28  1,39  
  Cheminade    4  0,20  
  Dupont-Aignan    101 5,00  
  Fillon   244 12,09  
  Hamon    104  5,15  
  Lassalle    34  1,68  
  Lepen   732 36,26  
  Macron   333 16,49  
  Mélenchon   414 20,51  
  Poutou    18  0,89  

vide grenier

Dimanche 23 avril, faites un petit tour au vide-grenier vous dénicherez peut-être l'objet de vos rêves 

Sophie, une vicoise nomade, foraine et passionnée

Sophie Marquis-Ballota, n’est pas tombée dans le nomadisme comme Obélix dans sa potion magique. Non, non. Fille, petite-fille de forain elle est vicoise depuis quarante ans tout en voyageant.

Sa famille s’est installée définitivement à Vic la Gardiole il y a vingt ans, date à laquelle elle s’est arrêtée de voyager. Après une scolarité traditionnelle à l’école primaire de Vic et au collège Les deux Pins de Frontignan, elle passe un bac littéraire. Mais sa passion de nomade la rattrape. « On naît forain, on meurt forain, voyageur (qui vendent sur les marchés) ou circassien (le cirque). Nous nous marions entre nous, c’est le nomadisme qui nous rassemble ». Si un sédentaire a du mal à vivre la vie de nomade, l’inverse est vrai aussi. Et les forains sont toujours sur la route. Quinze jours là, un mois ici, il faut aimer cette vie. Elle rencontre son mari, Romuald, forain comme elle, et ils reprennent l’aventure qu’elle a tant aimée. Ses trois enfants, 17 ans, 13 ans et 9 ans, ont suivi une scolarité normale et ont toujours eu un niveau scolaire élevé même en changeant d’école tous les mois. Une prouesse ? Peut-être pas. Surtout la volonté de leurs parents qu’ils soient cultivés et aient un niveau d’instruction plus que correct. C’est indispensable dans le métier, ne serait-ce que pour la gestion de l’entreprise.

Cette idée de parc festif, leur trottait déjà dans la tête. Il y a quatre ans, ils s’arrêtent de voyager pour s’installer définitivement sur Vic. Au début, ils s’installent sur le terrain appartenant à la municipalité à l’entrée de la ville, puis sur leur propre terrain et construisent tout par eux-mêmes de A à Z. C’est une affaire familiale et ils peuvent compter sur la fratrie et leur maman pour donner un coup de main en cas de besoin.

Nostalgique, Sophie ? Parfois oui. Pourtant elle se souvient que ce n’était pas toujours rose la vie de voyageur, particulièrement en ce qui concernait la scolarité des enfants. Et combien de fois se sont-ils heurtés à une forme de « racisme » à cause de leur mode de vie ? Souvent traités de « Roms », la méfiance des sédentaires les a toujours poursuivis.

Qui n’a pas eu à l’esprit, au moins une fois dans sa vie, qu’un rassemblement de caravanes était synonyme de vols, rapines, agressions ?

A présent, la plupart des municipalités refusent aux forains l’installation de leurs caravanes dans la ville. Les voilà obligés de s’installer à l’extérieur des fêtes foraines, et c’est sur des terrains, qui autrefois n’étaient utilisés que pendant les mois d’hiver pour l’entretien des manèges, qu’ils doivent élire domicile. De fil en aiguille, les forains se trouvent dans l’obligation de se sédentariser.

Pourtant, si je ne m’abuse, l’humain n’est-il pas né nomade ? Mais ceci est un autre débat…

Allons plutôt faire un petit tour au royaume de l'enfance 

l'art roman en Occitanie

Suivons le « Cami Roumieu » ou « le chemin de Rome et aussi de Compostelle, la route éternelle des pèlerins ». Nous nous arrêterons à Vic la Gardiole la plus ancienne de La Gardiole avec celle Villeneuve lès Maguelone village.

 

 

L’église de Vic La Gardiole.
Classée monument historique en 1920

L’église Sainte Léocadie, en calcaire coquillier, a été tellement battue par les vents qu’on la croirait en pierre ponce. Elle a perdu la presque totalité de ses voûtes d’origine mais a conservé une belle envolée. De grands arcs de décharge soutiennent les murs de la nef nue, les fenêtres sont dépouillées, sans colonnette ni sculpture. Mâchicoulis et parapet crénelé datent de son origine. Échauguettes et tour d’horloge sont postérieures. Les murs font près de deux mètres d’épaisseur. A l’intérieur, un puit d’origine antique servait à la population qui s’y réfugiait avec les animaux. Du toit, on jetait tout ce que l’on pouvait. La porte d’en haut,, à droite en entrant, donne sur un escalier creusé dans l’épaisseur du mur.
On situe sa construction au XIIième siècle ( année 1173 environ) sur un édifice déjà existant dont le plan simple en rectangle, a été conservé. C’est un édifice de style militaire, forteresse construite pour se défendre contre les envahisseurs.

Sources : itinéraires romans en Languedoc de Françoise Leriche-Andrieu 1982
Encyclopédie médiévale de Viollet Le Duc. Refonte de Georges Bernage
Site de Vic et Villeneuve sur Découverte 34
Office du tourisme de Vic
Photos de l’église de Vic de l’auteur

 

 

   

 Petite initiation à l’art roman

L’art roman

Issu de l’architecture carolingienne

L’architecture carolingienne reprend des éléments romains, wisigothiques, et mérovingiens en y incorporant certaines caractéristiques qui préfigurent la grande période du roman : on l’appelle le « pré-roman ».


 Un peu d’histoire

Ce n’est que tardivement, au IIIième siècle, dans cette Septimanie où la civilisation romaine est déjà décadente, qu’apparaît le Christianisme. C’est au IVième siècle, que sont fondés les premiers sièges épiscopaux. Narbonne, Béziers, Lodève, Nîmes et Uzès. Ensuite, ce sont les ténèbres des invasions barbares. Au VIIIième siècle, commencent à se fonder monastères et abbayes. Mais la vie intellectuelle sommeille : plus d’écoles, plus de maîtres de grammaire, plus de bibliothèques, ni d’ateliers d’arts ou de copistes. C’est la décadence et l’éparpillement du patrimoine que se disputent vicomtes, évêques, abbés ou châtelains.
Au XIième siècle, tout change. Les invasions ont cessé, on découvre l’irrigation (par l’intermédiaire de l’Espagne maure), la culture de la vigne s’étend ainsi que celle de l’olivier. Les grands négoces se réveillent : le sel emprunte le « cami salinié », les épices arrivent d’Orient. Notons que le contact avec les pays orientaux n’a jamais cessé. Nous sommes sur le passages des pèlerins qui vont à Compostelle. Dans ce Moyen Age que nous avons du mal à imaginer, tout le monde a la bougeotte.
Tous les prétextes sont bons pour partir : pèlerinage, commerce. C’est un foisonnement de races et de cultures où se côtoient les Chrétiens, les Juifs, les Arabes (ex : Montpellier).

 

 

L’art roman en Méditerranée

De ce foisonnement, les artistes romans vont tirer profit et utiliser comme modèles les apports venus de tous les coins du monde. Dans ce creuset, explosera au XIième et XIIième siècle la création architecturale romane dans ce Languedoc où la violence, la misère, la peur amènent les hommes à se rapprocher de Dieu En même temps, va s’étendre l’hérésie cathare, et les deux religions vont cohabiter en paix jusqu’à la croisade qui va massacrer tout un peuple au nom d’un dieu qui était censé prêcher la paix.

Les caractéristiques
C’est d’abord la manière de tailler et d’assembler les pierres. Le petit appareil plat et allongé est taillé sans polissage, un peu comme les murs de pierres de nos garrigues. Ce sont des successions de petites arcatures, plaquées au nu des murailles, qui retombent soit en culot soit sur un contrefort plat. Ces lésènes sont souvent accompagnées d’une frise en dent de scie ou dent d’engrenage.
Voûtement de pierre en berceau plein cintre avec doubleaux sur tous les vaisseaux, aussi larges soient-ils.
Le tympan est la partie au dessus de la voussure souvent gravés à une époque plus tardive.

On voit aussi, parfois, à la croisée des transepts, ces coupoles sur trompes qui se généraliseront au XIIième siècle. Puis, au portail comme à l’arc triomphal et aux fenêtres, des arcs légèrement surhaussés reposent sur des chapiteaux cubiques souvent gravés.
La caractéristique la plus flagrante du premier art roman se situe au niveau des arcs des portes et fenêtres dont les pierres des cintres sont placées bout à bout ne formant ainsi qu’une courbe imparfaite et les claveaux vont en s’amincissant aux extrémités.
Pendant la période du XIième siècle, les sculptures sont totalement absentes des chapelles et des abbayes.

 

Dans les temps géologiques anciens, la mer avançait jusqu'à cent kilomètres vers le Nord, c'est ce qui explique la présence de fossiles. 

 

 

 Mais dès la fin du XIième siècle, fait son apparition le second art roman qui va utiliser des matériaux plus tendres et au grain plus fin. De cette époque datent tout d’abord les églises fortifiées pour protéger la population des dangers venus de la mer : c’est Maguelone, Vic La Gardiole, Agde.

 

 

 

 

bbd 

L'Or pour Florence Monferran

 

Florence Monferran


Florence Monferran, historienne et vigneronne, mène  à Vic-la-gardiole une expérience patrimoniale sur les terroirs d’exception en muscat à petits grains. Après l’Originel de vin naturellement doux, élaboré sans mutage à l’alcool et en production naturelle, elle propose une nouvelle cuvée, Prima Ora, « le commencement de » en latin. Le vin, en grande partie issu de raisins passerillés (séchés sur pied) de sa première vendange, en 2013, a été vinifié et élevé trente mois en fûts. Il participe au travail d’histoire expérimentale de mise en pratique de connaissances livresques, des agronomes romains à nos jours, de savoir-faire décrits dans les archives, à l’exemple du passerillage, de redécouverte de saveurs anciennes grâce à la culture biologique. A la recherche du goût perdu, Prima Ora croise la surmaturation des raisins évoquée par les romains, les pratiques d’excellence depuis le haut Moyen-Age, pour une remise en culture, dans tous les sens du terme, de vignobles oubliés. La cuvée à la robe d’or se pare en nez et en bouche de notes épicées, évoluées, de beurré, miel, caramel et fruit confit. Elle est millésimée en fonction des conditions annuelles de récolte, en bouteilles numérotées.


photomontage : Lucie Hourdequin / photo : Alain Reynaud

Retrouvez les conseils de dégustation et accords culinaires sur le site des clos de Miege et suivez ce lien pour en savoir un peu plus sur l’histoire de ces vignobles

 

   

Ce dimanche 12 mars des dizaines de vigneronnes sont venues de toute la France à Claret, au pied du pic Saint Loup, pour la troisième édition du salon des Héritières de Bacchus. Malgré une météo capricieuse, l'événement a encore tenu toutes ces promesses. Un public nombreux de professionnels et de connaisseurs était au rendez-vous. Ce n'était d'ailleurs pas une surprise car aucun endroit dans le sud de la France ne propose un salon 100% féminin avec autant de qualité.

Les exposantes cette année, se soumettaient au jugement d’un jury d’experts à la première « Sélection des Héritières » présidée par M. Philippe Faure-Brac, Meilleur sommelier du monde 1992 et Président de la Sommellerie Française et Laurent Lafont, Président des Héritières de Bacchus.

Parmi les lauréates, la vicoise Florence Monferran (Clos de Miège) s'est vue décernée une médaille d'or bien méritée pour sa cuvée Prima Ora 2013.

» pour en savoir plus et retrouver toutes les lauréates

 Rencontre avec Florence Monferran 

source : Jean-Benoît DUPOUY

Les Républicains : réunion publique à Vic

L’image contient peut-être : 6 personnes, personnes assises et intérieur



 

 

 C'est environ devant 200 personnes qu' Arnaud JULIEN, candidat aux élections législatives pour « Les Républicains » a esquissé son programme. Avant toute chose, il a assuré l'assistance qu'il sera un Député à plein temps pour sa circonscription et ne briguera pas d'autre mandat durant les cinq années de sa députation. « Un homme, un mandat » dira-t-il. Homme de terrain, il s'engage à être le porte-parole de ses électeurs et à faire remonter sans faille leurs préoccupations auprès des ministres concernés. 
Il souhaite également tout mettre en œuvre pour attraire dans sa circonscription les entreprises créatrices d’emplois qui font tant défaut dans notre région et permettre la valorisation de la viticulture et l'agriculture qui sont des marqueurs forts de notre circonscription.
Faire progresser la lutte contre l'insécurité sera aussi un de ses chevaux de bataille.
Dans le cadre de la recherche et du développement, il mettra tout en œuvre pour faire que Montpellier puisse être accessible, comme Toulouse et Marseille, à l'IDEX (initiatives d'excellence) permettant d'obtenir des investissements d'avenir pour développer des programmes dont les buts sont de créer en France des ensembles pluridisciplinaires d'enseignement supérieur et de recherche de rang mondial. 
Cette esquisse de programme terminée, il assura tous les militants de son soutien. Puis, ce fut au tour de Joseph FRANCIS, de prendre la parole. Le Président départemental de l'UDI l'assura de son total soutien et exhorta l'assitance à en faire de même. Au cours de son intervention, il a également appelé à voter pour François FILLON lors des prochaines élections présidentielles.
Elie ABOUD, en a fait de même, avant que Luc CHATEL, porte-parole de François FILLON, intervienne devant une assemblée toute acquise.
Après avoir développé avec force détails tout le programme du candidat aux élections présidentielles, il a assuré son ami Arnaud JULIEN de son total soutien et a formulé le vœu de fêter sa victoire au soir du 18 juin prochain.
Cette réunion publique a été clôturée Républicainement par une vibrante Marseillaise entonnée à l'unisson par tous les élus et les personnes présentes.

R.A

L’image contient peut-être : 7 personnes, personnes debout et plein air

Gustave Courbet : promenade du côté de chez nous

Gustave Courbet : Promenade entre Vic la Gardiole, Mireval, Sète et Palavas

Bonjour Monsieur Courbet
autoportraits de Courbet Gustave Courbet est enterré au cimetière d'Ornan
 

Evidemment si quelqu’un vous demande quelle est œuvres la plus connue de Gustave Courbet, vous répondrez sûrement « L’origine du monde »- celle qui fait couler le plus d’encre, et soulève encore le plus de polémiques - « La falaise d’Etretat », « les Baigneuses », « la femme au perroquet », ses autoportraits. Peut-être. Pourtant, Courbet a peint bien plus que ces œuvres-là. Des œuvres parfois méconnues qui nous ramèneront à Vic la Gardiole.

Non, non, n’allez pas croire que Courbet est né à Vic la Gardiole ! Il est né à Ornan, en Franche Comté en 1819. Il fait des études d’art mais on le considère comme pas très doué. Un peu comme Einstein réputé avoir été un cancre. Il se tourne alors vers les études de droit et, à vingt ans, monte à Paris. C’est dans les musées parisiens qu’il va trouver sa voie. Il commence par des autoportraits. Pour un début, c’est un début de maître. Rebelle, il se lance dans la politique vers la fin de sa vie ; Après la chute commune de Paris, celui qui refusa la légion d’honneur, est traduit en conseil de guerre et écope de six mois de prison pour avoir signé la pétition demandant le déboulonnage de la colonne Vendôme à Paris. Il est condamné à payer les frais de sa reconstruction et ses toiles sont saisies. Exilé en Suisse, il y meurt le 31 décembre 1877. 

Un peu de chauvinisme ne fait de mal à personne… N’aurait-il pas mieux fait de rester chez nous ? En 1853, il fait la connaissance d’Alfred Bruyas un collectionneur montpelliérain qui lui achète les Baigneuses et la Frileuse, des œuvres qui ont fait scandale. Il séjourne deux fois à Montpellier en 1854 et 1857. Un séjour un peu mouvementé lors duquel il écrit à sa sœur « qu’il se remet à peine du choléra – l’épidémie s’était répandue dans plusieurs régions de France », ainsi qu’une autre lettre, à son ami Max Buchon, dans laquelle il évoque aussi des tourments bien différents, ses « amours » tumultueuses avec plusieurs pensionnaires d’un bordel local… 

Mais la beauté âpre et sauvage de notre région l’inspire. Lui qui était habitué aux couleurs du nord, est saisi par la lumière du Sud qu’il retranscrit avec une réelle maîtrise. La garrigue, la mer, le ciel. Il réalise ici des chefs-d’œuvre :

 La Rencontre ou Bonjour Monsieur Courbet en 1954. Une rencontre entre le peintre et Bruyas accompagné d’un serviteur et d’un chien, qui se situerait au carrefour des 4 chemins entre Vic la Gardiole et Mireval à proximité du domaine d’Emile Mey. Rappelons qu’Emile Mey (1851-1877) était négociant en gros et détails de dentelles et tulles, installé 17 rue de l'Ancien courrier à Montpellier, amateur d'art et ami d'Alfred Bruyas. Des paysages de mer, de garrigue, à Sète, Palavas, Vic, Mireval… 

« Ne le plaignons pas […], il a traversé les grands courants […], il a entendu battre comme des coups de canon le cœur d'un peuple et il a fini en pleine nature, au milieu des arbres » - Jules Vallès

 

 Bonjour Monsieur Courbet : carrefour des Quatre chemins Vic la Gardiole 2017

 

Bernadette Boissié-Dubus

le faux poivrier, un arbre au parfum d'exotisme

Si vous passez par Vic la Gardiole, vous ne pouvez pas ne pas les voir.
Sur l’avenue des Aresquiers à certaines époques de l’année des petites places ombragées sentent le poivre et il n’y a qu’à lever les yeux pour en comprendre la raison : de longues grappes roses dégringolent dans un feuillage touffue au mois de novembre. C’est un arbre à floraison estivale qui dure assez longtemps. On pourrait le prendre pour un saule pleureur… mais froissez ses feuilles et vous n’aurez plus de doute. Son tronc noueux et torturé n'a pas son pareil, orné de grosses excroissances ressemblant à d'énormes verrues. 

Particulièrement utilisée en pharmacopée, l’huile essentielle tirée des baie du faux poivrier soigne une grande quantité de maux.
Originaire d’Amérique du sud et centrale, l’arbre à poivre de Californie est aussi appelé le faux poivrier. Il pousse au Pérou sous la forme « Schinus molle » et au Brésil sous la forme « Schinus therbinthifolus ». Le Schinus molle appartient à la famille des Anarcadiacées. Aujourd’hui on le rencontre fréquemment autour du bassin méditerranéen. Il donne des grappes de fruits roses et rouges qui blanchissent en se fanant. Les baies ont un goût aromatique et sucrée et l’odeur rappellent fortement le poivre. On les trouve mélangées à d’autres baies dans des assortiments de poivre.
Les indiens du nouveau Monde se servaient abondamment de l’arbre entier. Son bois fournissait des cure-dents et du charbon. Ses baies permettaient de traiter des problèmes urinaires ou cutanés sous forme de solutions lavantes ou cicatrisantes. Ils en obtenaient aussi du miel et du vinaigre.
L’huile essentielle de faux poivrier est recommandée pour prévenir les refroidissements, la grippe, les infections respiratoires, recommandée en cas d’hypertension et atténue les troubles menstruels.
Mais attention ! Cet arbre venu du Pérou fait polémique. Toxique ? non toxique ? On se perd dans une foule d’informations souvent contradictoires. Comme toutes les plantes contenues dans les huiles essentielles, il ne faut pas l’utiliser sans avoir l’avis d’un professionnel de santé.
Oubliez les tisanes de nos grand-mères !

Il y a toute une panoplie de faux poivriers. Pour n’en citer que quelques uns : faux poivrier du Japon, faux poivrier des Andes, et l’espèce méditerranéenne qui ornent les places de Vic la Gardiole.  Quant au vrai poivre, qu’en est-il ? Il n’existe qu’un seule poivre : le noir, car le poivre vert est un poivre non arrivé à maturité, le blanc a été débarrassé de son écorce par trituration à l’eau salée.  

B.B.D

Jeanne, seize ans, une Vicoise à la voix magique

Jeanne écrit ses chansons et créée sa propre musique

La musique, Jeanne l’a reçue en cadeau dans son berceau ; née dans une famille de musiciens, elle y a baigné toute sa vie. Mais c’est sa voix qui fait la différence : une voix alto, rare chez les femmes. « Une voix qui te fait dresser les poils sur les bras » dit une fan inconditionnelle. « La musique c’est ma vie » dit-elle. Elle a commencé par le piano, puis la guitare et le mélodica. A 13 ans elle écrit sa première chanson. A seize ans, elle a déjà joué du piano dans le groupe de son papa, participé à un concert de chant à LA MJC de Poussan en janvier 2017 organisé par son professeur de chant de Montpellier avec lequel elle prend des cours. C’était la première fois qu’elle chantait sur scène. Même pas peur. Depuis peu, elle a intégré l’école de musique de Vic.
« J’écris mes chansons sur mon téléphone » dit-elle. D’abord, elle jette des mots, des phrases, puis elle compose le texte et la musique. Pour sa première chanson, elle a écrit un refrain, puis le reste est venu, couplet après couplet. Son style musical : le Reggae. Mais pour sa chanson « Papa » elle change de style et crée un hommage puissant et magnifique à celui qui lui a donné la vie. Jeanne ne prétend en aucun cas être poète. Pourtant, ce sont bien des poèmes qu’elle écrit et met en musique. Sa dernière chanson, pas encore terminée, parle un peu d’elle, de ses espoirs, de la liberté, du temps qui disparaît, « aller de l’avant, ne pas se retourner ». Son titre « Le temps disparaît », une chanson déjà lourde de sens pour une adolescente. Une adolescente qui sait ce qu’elle veut, « bien dans ses baskets ».
Jeanne est simple, pas du tout prétentieuse et vit comme toutes les adolescentes de son âge. En seconde au lycée Clémenceau de Montpellier elle avoue ne pas beaucoup aimer les études.
Mais Jeanne a plusieurs cordes à son arc. Depuis des années elle fait du théâtre d’impro à l’école « Ah bon ? » de Frontignan avec Thomas, et avoue adorer ça. Elle aime aussi le théâtre de rue. Ses rêves d’enfant : être comédienne ou actrice… des rêves communs à beaucoup de petites filles. Mais à présent, son rêve de musique, elle fera tout pour le concrétiser car ce n’est pas seulement un rêve mais un projet de vie.
Souhaitons-lui la réussite qu’elle mérite. Vous pouvez être certains que nous la retrouverons au détour de la vie, à Vic la Gardiole ou ailleurs, sur le chemin du succès.  

 

Les Amis vicois parcourent l’histoire viticole du village

Les Amis vicois, dynamique association qui propose différentes activités ludiques et culturelles, a entamé à l’automne un cycle de conférences mensuelles. Après la faune et la flore locales, c’est l’histoire viticole qui a été abordée en un large survol par Florence Monferran, historienne et vigneronne.
La vigne a toujours été présente sur le territoire. Son empreinte marque l’histoire du village, façonne les paysages, modèle des architectures. Invitation à voyager dans le temps, de l’Antiquité à nos jours, et en images, à travers l’épopée d’un terroir d’exception, la présentation pose le regard sur la continuité de la viticulture ici, déroule le fil de pratiques d’excellence dans le berceau du muscat à petits grains.

 

 

Une vigne à l’état sauvage dès la préhistoire, le goût du vin donné par les Phocéens échangeant leurs amphores contre du minerai de fer, une viticulture de rapport, très vite exportatrice,  implantée massivement par la conquête romaine en bord d’étang, la trace d’un vicus (regroupement d’hommes libres)  dans l’antiquité tardive, qui offre son nom au village actuel, nous voilà de plain-pied dans une histoire viticole qui forge l’identité du futur Vic.  La présence du muscat à petits grains, aux côtés de la clairette, s’affirme grâce aux agronomes – romains comme contemporains !- appuyant la préférence antique pour les vins blancs, doux en particulier. 

 

Loin d’une idée de rupture avec les invasions barbares et d’un sombre Moyen-Age, s’éclaire l’histoire d’un maintien de pratiques viticoles, avec les Wisigoths d’abord, puis avec l’arrivée de réfugiés chrétiens d’Espagne fixant une nouvelle population agricole sur nos terres. Des fées se sont-elles penchées sur le berceau de muscat ? Une conjonction de bonnes étoiles propulse les vins de ce terroir en cours de constitution dans la lumière : présence de la puissante église de Maguelone, propriétaire d’une grande partie des terres, détentrice du savoir livresque hérité des romains, et reliant les hommes à Dieu par un vin liturgique et d’hospitalité, grands seigneurs  revenus des croisades, ou ordres templiers et hospitaliers, tous ramènent de l’Orient le goût pour les vins doux hérités des grecs antiques. Nous observons dans les archives (cartulaires, contrats de vente et sources seigneuriales)  une production de haute qualité en blanc, muscat et passerilles en tête, ainsi que quelques vins rouges. Les vertus médicinales du muscat, vantées par les médecins Arnaud de Villeneuve (qui  initie au mutage à l’alcool) ou Gui de Chauliac, l’exemptent de taxes et le font circuler dans tout le royaume et cours européennes. 

 

Dans cet âge d’or, entre le 16e et le 19e s., l’auditoire se familiarise avec l’évaluation des terres, vignes et récoltes. Il découvre les possédants, des grands propriétaires jusqu’aux plus petits,  les différentes expansions au cours des siècles jusqu’à la « fureur de planter » du 18ess. Il mesure, grâce à l’abondance de témoignages d’écrivains et philosophes, médecins et scientifiques, la qualité de la production et des pratiques viticoles (tris à la parcelle, ouillage et hygiène des fûts, muscat rouge, vins de garde). Tout concourt à une apogée, tant économique que dans sa notoriété, son rayonnement dans le monde, dont le village est absent: ses vignes sont aux mains de ses puissants voisins, mirevalais ou frontignanais. 

 

Le passage à une monoculture de masse, en rouge, au XIXe siècle, se nourrit d’un afflux d’hommes, de nouveaux défrichements, et de progrès techniques et œnologiques. La mainmise sur les muscats par de grands possédants, bourgeois frontignanais et citadins, maintient une production qualitative. La destruction du vignoble par le phylloxéra fin XIXe sonne comme  une première alerte. Le XXe siècle sera une succession de crises, en particulier pour les vins rouges. 

 

 

La présentation s’achève sur un diaporama de vendanges anciennes et actuelles, dans laquelle l’assistance reconnaît quelques familiers. Les enjeux contemporains sont posés. Le muscat, popularisé après la seconde guerre mondiale, protégé par deux AOC (muscat de frontignan en 1936 et muscat de mireval en 1959) peut se croire à l’abri jusque dans les années 2000 : il résiste aux arrachages massifs, des précurseurs osent en diversifier l’élaboration, et la culture biologique s’étend sur Vic. Mais tous ces efforts n’empêchent pas la disparition continue d’un patrimoine viticole.

 

Une spécialisation précoce en vins doux, un exemple sans précédent (qui produit plus de vin que de grains), une renommée économique, politique, culturelle, une capacité à résister à toutes les calamités, voilà décrite une histoire hors normes, qui nous invite à nous pencher sur son avenir. L’élaboration de cuvées patrimoniales sur ce terroir est menée en ce sens par Florence Monferran.
Benoît Blancheton, œnologue et dégustateur professionnel, prend le relais pour la dégustation, sur de délicieux fruits confits,  en expliquant quelques notions de base, ainsi que la façon dont l’Originel est élaboré, en production naturelle, dans le respect des pratiques anciennes. 

Les Amis vicois concluent la soirée par un apéritif dinatoire particulièrement riche en saveurs, en plats et en générosité. Ils donnent rendez-vous en janvier à tous les adhérents pour l’Assemblée générale, avec de nouvelles conférences en perspective, mélange de savoirs et de joyeuse convivialité.

Photo: Alain Reynaud

Les hivernales au soleil

Dimanche 18 décembre 2016, les Hivernales sous un soleil de printemps  

Hier, le soleil était de la partie pour le marché de Noël de Vic la Gardiole. Un soleil bien chaud à partir de 11 heures pour le bonheur de tous, surtout celui des artistes vicois et commerçants venus présenter leurs œuvres. Café, chocolat, vin chaud, crêpes, pour se revigorer ; et pourtant on aurait pu croire qu’un lutin venu du Brésil avait chamboulé les saisons ! 

Lutins et Père Noël ont mis le feu à la place avec des percussions particulièrement appréciées des enfants. 

A 17h, l’association Vent de Mar a clôturé la journée avec des chants dans la salle des fêtes.

 

Il vous reste encore 4 soirées pour participer aux hivernales de 18h à 22h. N’hésitez pas à mettre une petite laine et amener vos enfants.  

Les artistes de Vic