Vic la Gardiole

un samedi enchanté

 

Vic en voix

La magnifique petite église romane de Vic la Gardiole était pleine à craquer ce samedi 6 avril pour accueillir les trois chorales dirigées par Hervé Rauch. Les voix bleues de Carnon ont ouvert le bal avec plusieurs chansons de variété, puis nous ont donné à entendre l 'hymne des fraternisés de P.Rombi pour terminer sur le célèbre Nabucco de Verdi. Les chanteurs de Carnon étaient rejoints par la chorale AL'O Choeur de la société Orange pour quelques chants en commun. AL'O choeur interprétait ensuite quelques chansons de leur propre répertoire pour être ensuite rejoint par Vic en Voix, la chorale de Vic Music.

Les voix bleues

La chorale Vicoise nous a présenté un extrait de son programme allant du chant du monde aux magnifiques nocturnes de Mozart en passant par de jolies chansons de variété. Puis les voix bleues sont de nouveau entrées en scène pour deux chants en commun avec les vicois. Le spectacle était clôturé par les trois chorales réunies. 

AL'O Choeur

Ce fut une bien belle matinée récréative plébiscitée par le public. Merci encore à tous les organisateurs et participants et surtout à Hervé Rauch qui mène ces trois groupes mais aussi à Barbara Hammadi qui accompagne tout ce petit monde au piano.

S.V.R.

le scandale de la déforestation: conférence proposée par les Amis Vicois

 

 

Ce vendredi 8 mars, l'association Les Amis Vicois avait invité Monsieur Christian Allié afin qu'il nous parle de la déforestation. Mieux qu'une conférence, c'était un témoignage authentique. Effectivement, Christian Allié a passé son enfance en Afrique avec ses parents, il en a gardé de fabuleux souvenirs. La forêt africaine, enfant, il l'a appréhendée, il s'y est aventuré comme ce jour où,  avec sa soeur, il s'est trouvé devant un lieu de culte étrange pour un européen, souvenir exceptionnel voire traumatique...

 

Christian Allié a un morceau d'Afrique en lui, est-ce pour cela qu'il deviendra prospecteur forestier au Gabon en 1973 ?
Ce métier lui permettra à la fois de prendre conscience de l'exploitation honteuse par les pays dits "développés", dont la France et de découvrir le savoir ancestral des pygmées, savoir qui peut être perçu comme un bien précieux à l'heure où notre civilisation occidentale bat de l'aile.

Jusqu'en 1924, il n'y avait aucune règle, puis ensuite, on a octroyé aux autochtones un permis d'exploiter, celui-ci a été réservé rapidement aux personnes argentées.  Les français ont eu des concessions (société Rougier Gabon).

En fait, l'exploitation est intensive: pour faire passer les engins, on fait des routes en faisant tomber un nombre incalculable d'arbres. L'exploitation se fait au bulldozer ou au débardeur à pneus. Même des arbres énormes sont coupés, ce qui compte c'est la rentabilité ! Monsieur Allié nous dit presque avec des sanglots dans la voix : "c'est un gâchis énorme".
Il existe des lois non respectées et de toute façon incontrôlables. Les sols sont morts, comme presque partout sur la planète, et le climat se dérègle. Pour faire, ce que l'on nomme ironiquement  de l'écotourisme, on écarte les pygmées, on les empêche de vivre alors qu'ils détiennent un savoir ancestral qui pourrait aider l'humanité à penser un monde plus vivable que celui dominé par le profit et la surexploitation.

Les ONG comme WWF France (fond mondial pour la nature) ou autre organisme comme le REDD (réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation forestière) ne sont pas en mesure de lutter contre cette soif de profit sauf peut-être à aider à l'émergence d'un capitalisme vert qui ne mènera à rien.

Notre conférencier d'un soir le sait bien. Que nous reste-t-il ? Se résigner ? ce n'est pas le choix de Christian Allié qui a choisi de dénoncer le scandale de la déforestation qu'il a lui-même vécu.
Il consacre maintenant sa vie à écrire pour faire part de son expérience.

Il termine son touchant témoignage sur une note d'espoir: la solution c'est l'agroforesterie et la permaculture que chacun peut apprendre à pratiquer à divers niveaux. Pour sauver l'humanité des problèmes graves qu'elle a elle-même créés, une seule solution: la prise de conscience et l'action citoyenne.

Qu'on se le dise.

La soirée s'est poursuivie autour dans somptueux buffet bien mérité après 2 heures d'écoute attentive des amis Vicois présents.

 

S.V.R.

L'association La vanessa :déplacements, environnement, cadre de vie invitée au département

L’Association  « La Vanessa : Déplacements, environnement, cadre de vie » communique :

 

Après la pétition, concernant le passage cyclable et piéton de la voie ferrée entre Mireval et Vic, notre collectif "liaison douces et transport en commun" avait rencontré les conseillers départementaux du canton, le  5 décembre 2018. Nos conseillers départementaux avaient accueilli favorablement la demande des 600 pétitionnaires.

Rappelons que ce franchissement permet la continuité du territoire de la commune de Vic (quartiers de la Roubine, de la Condamine), les relations entre Vic et Mireval, la continuité de l'itinéraire cyclable en provenance de La Grande Motte/ Montpellier vers les Aresquiers/Frontignan/Sète, mais aussi deux rfoutes cyclables européennes: EuroVélo8 (Athènes-Cadix) et ViaRhôna (Léman-Thau).

Ils nous ont proposé une nouvelle réunion le 18 février 2019 à ce sujet.

Notre collectif s'est transformé en association "La Vanessa, Déplacements, Environnement, Cadre de Vie", c'est à ce titre que nous avons été reçus au conseil départemenl de l’ Hérault.

Nous avons constaté la volonté affichée des élus départementaux, appuyée par la Mairie de VIC de réaliser les travaux de franchissement de la D114 et de la voie ferrée.

Ce secteur ‘s’était révélé dangereux dès sa réalisation aussi la revendication de la sécurisation des piétons et cyclistes a été régulièrement formulée depuis 20 ans: route large et rectiligne, obstacle visuel dû au remblai du pont.

Il apparaît que l'intervention citoyenne, encore une fois ait permis d'accélérer les choses.

Le projet que conduit et finance le conseil départemental s'avère lourd et compliqué: il faut que différents intervenants collaborent (notamment la SNCF) mais également il faut obtenir différentes autorisations (site naturel, site architectural, zones humides, propriétaires fonciers, différentes contraintes qui doivent répondre à la sécurité, aux normes environnementales comme Natura 2000. Sans compter le problème de la conduite d'eau du BRL, qui complique également les travaux).

Dans ce contexte, le projet qui nous a été présenté est encore provisoire, mais nos remarques ont été écouté par nos élus et le personnel technique présent.

La sécurisation des vélos et piétons s'accompagnera vraisemblablement d'un ralentissement imposé au voitures, car la largeur du pont nécessite un partage de la chaussée pour les différents modes de déplacement.

L'année 2019 sera donc une année d'études, de dossiers, et la phase opérationnelle devrait commencer au plus tôt, si tout se passe bien, fin 2020.

Notre association prend acte des informations qui nous ont été communiquées et sera vigilante quant à la réalisation et à la programmation des travaux annoncés.

 

 

 

Un Grand Débat à l'initiative de l'équipe municipale réunie

Une bonne centaine de personnes a répondu à l'appel de l'équipe municipale unie autour de l'organisation de ce Grand Débat National, suite aux mouvements des Gilets Jaunes.
C'est bien, mais sur plus de 3 000 habitants, ce n'est ni représentatif, ni satisfaisant.
Outre Madame le Maire, Magali Ferrier et son équipe réunie, Monsieur Demoulin, député de circonscription de la Majorité présidentielle, avec lui-aussi son équipe, disponible sur tous les sujets, montrant son goût pour les discussions ouvertes, franches et directes, dans un réel esprit de clarification et d'échange, de respect des désaccords également.
Un professeur en sciences politiques à la faculté de droit animait et modérait le débat, de façon claire et posée, intelligente.
Il faut noter la qualité et la tenue des interventions.
Des opinions parfois jugées incompatibles ont pu se côtoyer, se confronter, dans un esprit constructif et de de respect mutuel.
Il est dommage que la majorité des intervenants représentaient la même classe d'âge: les retraités.
Néanmoins quelques personnes plus jeunes, en activité, ont fait des interventions remarquées.
Il est à noter qu'on a entendu des interventions techniques, techniciennes, érudites, des interventions de spécialiste.
On a entendu aussi des interventions pour rappeler à la première catégorie d'intervenants l'urgence sociale dans laquelle on se trouve, et qu'il faut trouver d'urgence des solutions fortes et nouvelles pour rétablir l'harmonie sociale.
Les sujets sont abordés par thèmes, comme avaient été remplis les cahiers de doléances.
L'équipe municipale avait assurée la très lourde tâche de les éplucher, de classifier, et de noter les fréquences de chaque remarque écrite.
Le débat est enregistré.
Nous ne ferons pas ici un compte rendu exhaustif de quatre heures de débat, riches et contradictoires.