Mèze

42ème Corso fleuri à Mèze

Tradition oblige : les 1 et 8 mai sont réservés au Corso fleuri de la Ville. La 42ème version vous attend et si elle ressemblera, dans sa forme, à celle de l'an passé, voici quelques lignes essentielles pour votre gouverne :

  • 14h30 : départ du chemin de l’Escouladou (voir le parcours ci-dessous) pour la place Camille Vidal,
  • Première sortie pour le Chevalet et le Bœuf,
  • La fête foraine se déroulera sur l'Esplanade,
  • 20h à 1h : ouverture de la Bodega du Corso sur l'Aire des Tonneliers,
  • L'animation est confiée à DJ Jean-Marc Cuomo.

À vous de choisir votre date ! Remarque : le redoublement étant préconisé… rien ne vous empêche de participer aux deux journées ! Qu'on se le dise !

Baphin d'avril

C'eût put être un poisson… 20 mois durant, la sculpture unique et magnifique du Lodévois Nicolas Jouas a trôné sur la promenade Thomas Bessière entre palmiers, embruns et bancs de détente.

Formidablement accueilli début août 2017 par le premier magistrat de la ville dans le cadre d'une exposition collective présentée à la Galerie d'Art "L'Arbre de Jade", notre baphin s'en est allé ce jeudi 18 avril.

Ce n'est pas un "bouletchou" nocturne qui nous l'a enlevé. Les eaux, pourtant si claires de notre étang, n'ont su le retenir. Les expressions "muet comme un baphin", "faire une queue de baphin" n'ont plus lieu d'être prononcées.

Gros pincement au cœur ! Déjà considéré comme faisant partie "de la famille", il s'était glissé dans nos albums photos lors du Festival de Thau, de la Fête de l'Huître, pendant les vacances scolaires… Témoin silencieux d'images d'amour, au centre de bien des souvenirs, il est retourné dans la ville qui l'a vu naître : Lodève. Il nous manque déjà. Il nous manque toujours !

Crédit photo : MR.

l'École municipale de musique accueille Fetén Fetén

La capacité et la qualité de travail fournies par l'École de Musique de Mèze ont fait et font leurs preuves régulièrement. Toutefois Guillaume Cazal et son équipe s'attachent particulièrement à "s'intégrer" dans toutes les opérations culturelles organisées par la cité : le moyen de motiver leurs musiciens et d'avoir automatiquement un public étendu. Logique et malin !

Le projet "Mèze l'espagnole et les 80 ans de la retirada"  organisé par le service culturel "tombe donc à pic" pédagogiquement parlant !

Le communiqué de presse de l'EMMM :

"Dans le cadre du projet "Mèze l’espagnole et les 80 ans de la retirada" organisé par le service culturel, l’EMM accueillera en résidence le groupe espagnol Fetén Fetén, un exceptionnel duo de musiciens multi-instrumentistes, qui revisite les mélodies traditionnelles espagnoles avec enthousiasme et créativité.

Du 17 au 19 avril, leur présence permettra aux élèves de mener sur ces musiques un véritable travail pédagogique, et au plus grand nombre de profiter de moments de découverte de l’univers musical espagnol.

Si la journée du mercredi sera essentiellement consacrée à des ateliers de pratique et de découverte en direction des élèves, deux moments forts permettront au public mézois, petits et grands, de profiter du formidable talent de ces deux concertistes :

- Le mercredi 17 avril, à 18h, salle Jeanne Oulier (foyer municipal) :

Conférence musicale sur les musiques espagnoles, illustrée en direct par les artistes.

- Le vendredi 19 avril, 19h, salle Jeanne Oulier (foyer municipal) :

Fetén Fetén nous propose un voyage musical qui nous transporte de la péninsule ibérique aux contrées exotiques, assimilant les échos balkaniques, les évocations japonaises, les cris des mouettes ou le bruit des vagues à leurs compositions originales, réussissent à faire sourire le public avec leurs histoires sans paroles et un répertoire qui amuse et ravit les enfants comme les adultes.

Ils seront accompagnés sur certains morceaux par l’orchestre de l’école municipale de musique."

Raison de plus pour assister au concert !

Une maison s'effondre à Mèze

Il était 19h32 aux dires d'un témoin, quand un fracas suivi d'un nuage de poussière a envahi la rue Peytal actuellement en travaux pour réhabilitation du réseau d'assainissement.

Pas de victimes mais certainement l'arrêt momentané des travaux (prévus d'avril à mai) afin de déterminer les causes de l'éboulement et de protéger les habitations voisines.

Sète agglopôle méditerranée est maître d'ouvrage ; la maîtrise d'œuvre a été confiée à la Société Entech à Méze. Quant aux travaux, ils sont effectués par Solatrag SA d'Agde.

Une chance que l'effondrement ne se soit pas produit durant la journée ou lors d'un éventuel passage de piétons.

Mèze SFC 3 US Montagnac 0

Sesquier 1 - MSFC 3 US Montagnac 0 (mi-temps 0 à 0) - Buts : Léo Gimenez (46' et 90'), Adrien Rodriguez (67') - Arbitre : M. Imad Aarab assisté de M. Nicolas Angenot et d'un dirigeant de Montagnac - Observateur : M. Luc Colombet.

Pour assister à une belle rencontre, il est nécessaire que tous les protagonistes du match le veuillent bien, surtout quand l'enjeu ne se cantonne qu'à une hégémonie de clocher. Sans vouloir juger qui que ce soit (ce n'est pas notre rôle) on dira tout de même que les acteurs ne nous ont pas offert une belle après-midi de football. Si ce troisième derby avec Montagnac (2 à 2 à l'aller ; 3 à 1 pour Mèze en coupe de l'Hérault) a donné les locaux vainqueurs, c'est somme toute dans un contexte particulier. La première période a vu les deux formations se neutraliser. La deuxième période, à peine commencée, voit Léo Gimenez, nouvel entrant, surprendre tout le monde y compris le gardien visiteur (bravo coach Éric). Le jeu déjà "heurté" se dégrade… passons les détails… L'homme en noir sort les cartons jaunes puis en dernier ressort la couleur… qui met le feu aux poudres. Résultat des courses (si, si…) et des coups, nous avons droit à 20 minutes de repos supplémentaire… Les esprits s'étant calmés, place au jeu enfin. Toutefois les visiteurs n'opèrent plus qu'à neuf. Le onze Mézois se verra réduit à 10 alors qu'un deuxième puis un troisième but clôtureront les débats. À quelques encâblures de la fin de saison, le MSFC assure ainsi son maintien et confirme sa victoire chez le leader Alès la semaine dernière. Prompt rétablissement à Enzo Di Maria.

Retirada : témoignages Mézois

Bravo au service culturel de la ville et à Aurélie, Lisbeth, Nathalie… pour leur travail recherché au résultat abouti.

"On a tous en nous quelque chose d'espagnol…" ! Ce samedi 13 avril, au Carré d'Art Louis Jeanjean, nous avons assisté à une séance de témoignages tous plus poignants et interrogatifs les uns que les autres… L'histoire n'est pas celle que des livres et il est grand temps de s'en apercevoir. À travers une exposition (qui ouvrira officiellement le 15 avril) complète et réelle par ses documents authentiques, les prises de paroles successives quant aux "Migrations espagnoles et la Retirada", nous avons pu compléter nos connaissances et certainement les modifier.

Nathalie Cabrol, adjointe à la culture et au patrimoine, issue par ses grands-parents Joseph et Carmen Quesada de la migration "sociale"  du début des années 30, a délicatement présenté les débats qui ont suivi. Une assemblée conséquente (il a fallu rajouter des chaises) très concernée a écouté puis prêté son ou ses témoignages. Pensées et souvenirs chargés d'émotion ont également dominé et accaparé une ambiance "plombée" par des faits malheureusement tragiques et certainement ineffaçables. Toutes les migrations ont pour origine des violences morales et physiques… et la question est toujours d'actualité !

"Le Pacte mondial sur les migrations des Nations unies a été formellement approuvé à Marrakech, après proclamation orale et avec le traditionnel coup de marteau, devant quelques 150 pays réunis en conférence intergouvernementale… Non contraignant, ce Pacte recense des principes -défense des droits de l'Homme, des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale- et liste des propositions pour aider les pays à faire face aux migrations --échanges d'information et d'expertises, intégration des migrants... Il interdit les détentions arbitraires, n'autorisant les arrestations qu'en dernier recours…" (Source ARTE)

La prise de parole de M. Delgado, ancien directeur du Collège Jean Jaurès, agrémentée par des photos du journal L'Illustration, hebdomadaire mythique de la presse française et internationale, a profondément bouleversé celles et ceux qui savent…par génération interposée… Voici une de ses photos qui a fait la une de la presse mondiale :

Les 5 personnages qui regardent le photographe sont d'une même famille républicaine. Ils fuient le régime franquiste : au premier plan le père et la fille ; au deuxième plan, le grand-père qui tient par la main son petit-fils et à côté l'aîné de la fratrie. Trois d'entre eux sont amputés de la jambe gauche… La "Retirada" a été ça aussi…

Quelques photos de la "Retirada Mézoise" :

Cliquez sur une image pour l'agrandir.

Avril à Mèze : sous le signe de la Retirada…

 

 
Un peu d'histoire… (source : Musée National de l'Histoire de l'Immigration)

 "La guerre d’Espagne a entraîné le départ de plusieurs vagues de réfugiés vers la France, de 1936 jusqu’en 1939 où la chute de Barcelone provoque, en quinze jours, un exode sans précédent. Près d’un demi million de personnes franchissent alors la frontière des Pyrénées, dans de terribles conditions. C’est la Retirada."

1936-1939 : Un pays divisé par une guerre civile

À partir de la fin du XIXe siècle, les conflits sociaux et politiques se succèdent en Espagne et la proclamation de la Seconde République, le 14 avril 1931, vient nourrir l’espoir d’une société meilleure. Le gouvernement entreprend une série de réformes novatrices, au caractère progressiste, venant rompre avec les régimes et gouvernements précédents, fortement soutenus par l'Église et d'obédience plutôt conservatrice. Les changements opérés face au modèle séculier sont immédiats et radicaux : séparation de l'Église et de l'État, mariage et divorce civil, réformes de l'armée, de l'enseignement, réforme agraire, mesures sociales et professionnelles, statut d'autonomie pour la région catalane et de façon notable, droit de vote pour les femmes et droit à l'avortement.
Mais malgré des avancées, dans l’enseignement ou les droits des femmes notamment, la déception grandit et, petit à petit, les illusions s’évanouissent pour laisser place à l’expression du mécontentement populaire qui exacerbe les tensions sociopolitiques. Le 18 juillet 1936, le soulèvement militaire, préparé par les nationalistes, éclate, la guerre d’Espagne commence. Durant près de trois ans, le peuple espagnol se trouve divisé : d’un côté, les nationalistes, dirigés par le Général Francisco Franco et soutenus par l’Église et l’armée, de l’autre les Républicains qui comptent dans leurs rangs différentes tendances de gauche - marxistes, anarchistes, socialistes, communistes et républicains modérés. Souvent considérée comme un prélude à la Seconde Guerre mondiale, l’Espagne devient aussi le terrain de confrontations internationales. Dans le camp nationaliste, les troupes d’Hitler et de Mussolini s’entraînent et testent leur matériel. La République espagnole reçoit, de son côté, l’appui de milliers de volontaires étrangers.

Le début de l’exode

L’avancée des troupes franquistes oblige, dès 1936, de nombreux républicains à quitter provisoirement l’Espagne pour fuir les combats. Un exode intérieur jette également sur les routes des milliers d’Espagnols, qui trouvent progressivement refuge en Catalogne. Quand le 26 janvier 1939, Barcelone tombe aux mains du général Franco, la population catalane – et avec elle des milliers de républicains provenant de toute l’Espagne – se dirige vers la frontière française pour échapper à la répression et aux bombardements. Ces civils sont bientôt rejoints par une partie de l’armée républicaine en déroute. Cette retraite – la Retirada – entraîne dans l’exode des centaines de milliers de réfugiés. Le passage de la frontière se fait dans des conditions particulièrement pénibles : les populations sont affaiblies par trois ans de combats et de privations, les cols sont enneigés, l’aviation franquiste bombarde les réfugiés sur les routes catalanes. Civils et militaires sont le plus souvent partis précipitamment, avec peu d’affaires, et ils arrivent en France dans le dénuement le plus complet. Bourg Madame : le pont frontière où passent les réfugiés, les gardes mobiles les aident à porter leurs bagages…

Crédit photo : Bettmann-Corbis.

Partagé entre la crainte de voir des "hordes" de révolutionnaires "rouges" déferler sur le pays et le respect des valeurs républicaines qui accordent asile et hospitalité aux persécutés, le gouvernement français du radical Edouard Daladier décide finalement d’ouvrir la frontière le 28 janvier 1939, mais aux seuls réfugiés civils. Les hommes armés patientent quelques jours de plus sous les bombardements franquistes.

Le 5 février, la frontière est enfin ouverte aux soldats républicains. Du 28 janvier au 13 février, ce sont 475 000 personnes qui passent la frontière française, en différents points du territoire : Cerbère, Le Perthus, Prats de Mollo, Bourg-Madame, etc.

 

Nathalie Cabrol, maire adjointe déléguée à la culture, dans l'éditorial de la plaquette "Retirada", précise :

"…j’ai voulu éclairé plus particulièrement les mouvements migratoires que Mèze a pu accueillir tout au long de son histoire.
Apprendre à se connaître soi et les autres, pour apprendre de son territoire d’origine ou d’adoption nous permet de le construire ensemble. Parce que chaque ville ne peut se bâtir que par la rencontre et par l’accueil de nouvelles populations, par son intégration dans une ville qui devient alors commune à tous et où il fait que l’on se sent bien de chez soi sans pour autant oublier ses origines…
Mèze a connu plusieurs accueils de familles espagnoles tout au long de son histoire et c’est cette histoire que nous allons vous raconter…
Nous vous attendons nombreux tout au long de ce mois d’avril auprès des partenaires qui nous ont accompagnés : l’ASEREF, l’ONAVG et l’Andalucia mézoise notamment sans qui cette manifestation n’aurait pu aboutir…"

Un programme riche et varié :

vendredi 5 avril, 20h30 - FEDERICO'S par la Cie Création éphémère, Salle Jeanne Oulié - Tout public : 10€/8€/4€.

samedi 6 avril, 10h30 - MÉLANGE POUR PAËLLA par Agnès Pesenti - Public adulte - Gratuit en s'inscrivant à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

jeudi 11 avril, 19h - MOURIR à MADRID, documentaire de F. Rossif - Ciné-patrimoine au Taurus - Gratuit.

samedi 13 avril, 11h - LES MIGRATIONS ESPAGNOLES et La Retirada, rencontre-débat, Carré d'Art Louis Jeanjean - Entrée libre. À 20h30 - ¡ DOLORES ! UN SPECTÀCULO TOTAL, par la Cie Spektra - Salle Jeanne Oulié - Tout public : 10€/8€/4€.

dimanche 14 avril, 10h30 - Initiation à la danse Sévillane et aux castagnettes - 11h30 : vernissage de l'expo de photographies ptêtées par des Mézois d'origine espagnole. Repas (*) dansant avec "Sol de Andalucia" - Entrée libre - * Paëlla, dessert, vin & café -->15€ adulte, 10€ enfant - S'inscrire au service culturel avant le 5 avril et apporter sa vaisselle le jour "J".

du 14 au 28 avril, 15h à 18h sauf jeudi 25 et dimanche 28 avril de 10h à 13h - MÈZE L'ESPAGNOLE, les chemins de mon histoire, Carré d'art Louis Jeanjean - De 31 à 46 - L'exil de 39 - De la résistance à la libération (ASEREF) - Les brigades internationales (ONACVG) - Objets de collection (Gérard Gomez).

mercredi 17 avril, 15h - EN ROUTE VERS L'ESPAGNE, atelier jeunesse (dès 3 ans) - Gratuit en s'inscrivant à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. - 19h : LE SILENCE DES AUTRES, documentaire d'Almudena Carracedo et R. Bahar - Ciné-débat au taurus avec ASEREF - 4€/3€ pour les moins de 18 ans.

jeudi 18 avril, 19h - MARINALEDA, UN VILLAGE EN UTOPIE, documentaire de Sophie Bolze - Ciné-cultures du Monde au Taurus - Tarifs habituels.

vendredi 19 avril, 19h - FÉTEN FÉTEN, concert de musiciens espagnols accompagné par l'orchestre de l'EMM de Mèze - Salle Jeanne Oulié - Entrée libre.

mercredi 24 avril, 15h - LA LUNA BLANCA, conte pour enfants par la Cie Conte à la vanille, château de Girard - 5€ pour la restauration de la Chapelle des Pénitents.

vendredi 26 avril, 18h30 - GUERRE D'ESPAGNE ET EXIL RÉPUBLICAIN ESPAGNOL : LES PAGES OCCULTÉES DE L'HISTOIRE DE FRANCE, conférence par l'ASEREF - Médiathèque à Mèze - Tout public : entrée libre.


Possibilité de télécharger la plaquette ICI. Réservations repas ICI.

Festival de Thau 2019 : préparez votre choix !

L'association Jazzamèze nous concocte à nouveau un Festival de Thau 29ème édition de toute beauté, diversifié à souhait mais fidèle (depuis 1991) au projet singulier caractérisé par la création musicale et son ouverture culturelle tout en respectant son engagement en matière de développement durable. L'enthousiasme de Monique Teissier et de son équipe est resté intact.

Avant d'entrer dans les détails de chaque soirée, voici quelques illustrations simples mais suffisantes dans l'immédiat pour déjà réserver vos spectacles et places.

CYRIL DION entouré de NOMBREUX ARTISTES *
* Nous pouvons déjà vous annoncer Gaël Faure, Emily Loizeau, Nach, Kalune, Aziz Sahmaoui, Mourad de la Rue Ketanou et Féloche. D’autres noms s’ajouteront très prochainement...
 

Retrouvez la programmation soirée par soirée et tous les détails sur : festivaldethau.com - Et ne tardez pas à prendre vos places... ICI

Retour en images sur la fête du printemps 2019

La météo avait annoncé la couleur… mais tout le monde a joué le jeu et elle a du se rendre à l'évidence : il lui a fallu participer ! Aussi c'est, entre les gouttes, les coups de vent et autres dieux du ciel que s'est déroulée la journée.

Matinée médiocre en fait mais, à l'apparition du soleil, tout le monde a pris le chemin du Sesquier pour goûter à l'enchantement (entre autres) du site et des animations proposées. La nature étant aux portes de Mèze, les habitants de la cité du bœuf et d'ailleurs (nous avons croisé des Frontignanais) se sont retrouvés en famille au bord du lac.

Les attendaient quelques 32 "stands" à leur disposition : floralies et vente de plantes, ouverture des jardins partagés, rencontre avec le berger, tonte des brebis, visite du village , animations par des associations environnementales Mézoises, balades à poney ou à dos d’âne, initiation à la marche nordique, vente de fromages de chèvre, démonstration de modélisme naval, jeux et atelier sur la biodiversité, balade en calèche, ateliers compositions florales, animations musicales, démonstrations sportives, buvette et restauration… tout ça sous le "contrôle" de Mme Silva, conseillère déléguée aux festivités et à l'événementiel…

Voici en images et en musique quelques instants qui vous feront, sans aucun doute, réserver la journée de l'édition 2020 !

Transhumance : tradition et patrimoine

(Source : Antoine de Baecque dans mensuel 436 de L'Histoire).

"Jusqu'au milieu du XXe siècle, durant les mois d'été, bergers et troupeaux parcouraient, à pied, des centaines de kilomètres dans les Alpes du Sud ; ils fuyaient la chaleur des plaines pour la fraîcheur des alpages. Une pratique ancestrale que les sciences sociales redécouvrent aujourd'hui, loin du folklore attendu.

Le moutonnement des troupeaux le long des pentes des Alpes du Sud, vaste mouvement qui bat au rythme des saisons, est comme la respiration de la montagne. Les transhumances ovines sont un phénomène de grande ampleur dans toute la Méditerranée. Ces migrations pastorales permettaient aux moutons des plaines de bord de mer de fuir la chaleur et, sous la direction des bergers, de monter vers les pâturages d'altitude pour y trouver herbe et fraîcheur entre trois et quatre mois d'été. A l'automne, tous « démontagnaient » en prévision des premières neiges, afin que les brebis retournent mettre bas les précieux agneaux dans les bergeries de la plaine originelle. Le système était au point : l'homme prélevait, après quelques mois seulement, la plupart des jeunes mâles pour sa consommation d'agneaux : il nourrissait les femelles, fécondées par des représentants masculins sélectionnés pour être les chefs des troupeaux. Cela ressemble au cycle d'un premier état de civilisation éternellement recommencé.

On trouve, en France, de nombreux témoignages archéologiques de ce système antique : par exemple, les grandes et longues bergeries romaines de la Crau (Bouches-du-Rhône). Mais parlent tout autant des anciennes transhumances les registres tenus par les entrepreneurs, comme Noé de Barras qui supervise, à l'été 1480, la montée de 4 000 bêtes réparties en trois troupeaux d'Aix-en-Provence au mont Guillaume, au-dessus d'Embrun. Le patrimoine préservé, depuis les XIIe et XIIIe siècles, de chansons, récits, dessins, gravures, tableaux, sonnailles (les cloches au cou des bestiaux), décorations, témoigne également de cette très riche culture pastorale…"

Le départ à Villeveyrac (photo JM P.)

Bien plus près de nous, des hommes et des femmes remettent au goût du jour cette tradition, mais pas que pour le folklore… La pastoralisation est un des moyens de lutter contre une urbanisation galopante. Mode d'élevage extensif fondé sur l'exploitation de la végétation naturelle, elle permet une alimentation saine équilibrée et variée toute l'année… Michel Ibanez, Thierry Baëza et bien d'autres tiennent à pérenniser ce type d'élevage. Cette année encore, avec l'appui des communes traversées et de nombreux participants fervents défenseurs de ce retour-nature, malgré une météo incertaine, le rituel a eu lieu. Nous avons suivi en partie la cohorte des 460 participant(e)s - à quatre ou à deux pattes -.

Des élus concernés et sur le terrain !

Quelques images et commentaires, pour vous lectrices et lecteurs…

Ouvrages sur Mèze

Alain Cambon
Depuis un demi-siècle, Alain Cambon collectionne avec passion des clichés de sa terre natale. Après une sélection rigoureuse parmi ses très nombreuses photographies et cartes postales anciennes, précieux témoignages historiques, l'auteur révèle dans ce troisième volume la remarquable métamorphose de Mèze durant le XXe siècle. C'est l'occasion pour Alain Cambon d'aborder notamment l'après-seconde guerre mondiale, période pendant laquelle les Mézois, débordant de courage et d'opiniâtreté, valorisèrent les nombreux atouts terrestres et maritimes que la nature avait bien voulu leur donner. Et dans ces pages, le développement de la conchyliculture dès 1960, l'arrivée des rapatriés d'Algérie et la reprise de l'exploitation des mines de bauxite par la compagnie Péchiney, qui relancèrent l'activité économique de la cité, ne sont pas oubliés. Cette rétrospective devrait raviver les mémoires et faire resurgir, peut-être avec un brin de nostalgie, de nombreux souvenirs.