Conférences

Les 500 ans de la réforme

L'église protestante unie de Sète et bassin de Thau célèbre les 500 ans de la Réforme

le vendredi 12 mai avec une soiré au temple de Sète, 32 rue Maurice Clavel

  • 17h30 : vernissage de l'exposition Martin Luther
  • 18h :  conférence et récital
    • conférence donnée par le professeur Michel Miaille de l'Université de Montpellier : L'apport du protestantisme dans la société et sa modernité.
    • récital d'orgue donné par Frédéric Munoz avec la participation des amis de l'orgue qui ont permis la rénovation totale de cet instrument monumental du début du XXème siècle. Seront proposées des œuvres de Böhm, Pachelbel, Bach et Luther.
 

Aux sources du protestantisme

Cette exposition sur Martin Luther est réalisée par le consistoire Alpes-Pays d’Aix  de la région Provence-Alpes-Corse-Côte d’Azur », avec la collaboration de l’Institut protestant de théologie. Elle vise à fournir à un public le plus large possible (collégiens, lycéens, chercheurs de sens, paroissiens avertis) des clefs de compréhension qui permettront à chacun de découvrir la pensée de Luther et son actualité pour aujourd’hui.

 

 

 

La paroisse protestante de Sète et Bassin de Thau

  La ville de Sète fut créée par privilège royal 12 ans avant la révocation de l'Édit de Nantes (1685). Les protestants, présents dans les communes avoisinantes, étaient poursuivis pour cause d'assemblées clandestines. Le premier registre connu remonte à 1754 et montre que les actes pastoraux (baptêmes, mariages, obsèques) étaient célébrés non seulement à Sète mais dans les villages du nord-est du bassin de Thau. Cette dissémination de la communauté protestante, vécue dès l'origine, s’est accentuée au cours des dernières décennies avec le phénomène de rurbanisation et la création de la station balnéaire du Cap d'Agde.
Actuellement plus du tiers des foyers de l’Église Réformée de Sète et Bassin de Thau habitent les communes situées autour de l'étang de Thau. Née dispersée, la paroisse est, dès ses origines, plurielle dans Ies sensibilités théologiques avec l'apport au XVIIè et XlXè siècles, de courtiers et de négociants venus de ports de la Baltique, de la mer du Nord, de Suisse ou d’Alsace. Leur influence a conduit l’Église Réformée de Sète à n’entrer pleinement dans l’Église Réformée de France (ERF) qu’en 1945. Par ailleurs, l’Église Réformée Évangélique fondée par Coraly Hinsch vers 1830 s’est fondue dans l’Église Réformée de Sète après la dernière guerre.

Les protestants Sète ne commencent à faire construire un premier temple qu'en 1832 à cause de leur faiblesse numérique et financière. Grâce à une souscription parmi les protestants de la région et à l’aide de la municipalité Il sera achevé en 1834. Trente ans plus tard, l’état du bâtiment demandant de nombreuses réparation ainsi que son exiguïté poussent le Conseil Presbytéral à décider la construction d’un édifice plus grand, l’actuel Temple, inauguré en 1872. cette reconstruction avait été possible grâce à l’effort des protestants locaux, à une aide internationale, et au soutient de la mairie et de l’état.

Enraciné dans la ville de Sète, l’Église Réformée s’est ouverte aux mouvements de populations qui ont traversé cette région. Au XIXè siècle, elle a fondée le Lazaret. En organisant un établissement de « bains de mer », l'église Réformée de Sète poursuit alors un triple objectif: médical, charitable et religieux. Aujourd’hui le Centre Familial du Lazaret constitue une autre forme de présence du protestantisme dans la ville de Sète.

En 2013, l’Eglise Réformée de France à laquelle la paroisse de Sète appartient, a fait union avec l’église luthérienne et les deux sont devenues ”Eglise Protestante Unie de France”.

Eva Nocquet
pasteure EPU-SBT

lire aussi : histoire du protestantisme sétois

 

Secret & qualité des plantes du Languedoc

Page d'accueilSamedi 22 Avril 15h à Abbaye de Valmagne
sur la terrasse ou salle mezzanine (selon météo).
Reconnaître et comprendre les salades sauvages & plantes aromatiques
avec Corinne Fabre (productrice de plantes) et l'équipe de Valmagne.
Organisé par l'association des Itinéraires Culturels.
Réservation: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou 0467781364. Participation 5€

Filomer

Le samedi 13 mai, FiloMer rendra hommage au poète normand Loïc Herry. Disparu beaucoup trop jeune, Loïc Herry, originaire du Cotentin, n'en a pas moins laissé une oeuvre forte et diverse (poésie, prose, calligraphie et graphismes). Cet événement débutera à 19h au Restaurant La Villa, 14 quai Léopold Suquet à Sète. Entrée libre.

Les conférences programmées au Musée Villa-Loupian pour 2017


 La Communauté d’agglomération du Bassin de Thau et le Musée de site gallo-romain Villa-Loupian vous invitent au cycle de conférences « DE LA NARBONNAISE ROMAINE A LA SEPTIMANIE WISIGOTHIQUE », Archéologie en Languedoc du Ve au VIIIe siècle.

Les conférences débutent à 18h30 et sont en entrée libre (dans la limite des places disponibles).

 

 Programme 2017 :

  • Jeudi 23 Mars 2017 : Loïc Buffat – Archéologue (SARL Mosaïques Archéologie) Chercheur associé à l’UMR 5140.
    Occupation du sol dans la cité de Nîmes entre le Ve et le VIIIe s.
  • Jeudi 27 Avril 2017 : Archéologie du funéraire (date et titre sous réserve de modifications)
  • Jeudi 18 Mai : MP Jezegou- Ingénieur d’étude – DRASSM Marseille Les épaves et la permanence du commerce maritime en Méditerranée occidentale durant l’Antiquité tardive.
  • Jeudi 15 Juin : Odile Maufras – Archéologue – Ingénieure de recherche – INRAP – Chercheur associé à l’UMR 5140 Nîmes entre Antiquité et Moyen Âge : évocation de l’évolution urbaine (IIe-XIIIe s.).
  • Jeudi 21 Septembre : Sylvie Blétry – Maître de conférences en Archéologie et Histoire de l’Art des mondes romains – Université Paul Valéry – Montpellier III Les enjeux de la frontière de l’Euphrate au VIè siècle : campagnes militaires et constructions édilitaires.
  • Jeudi 19 Octobre : Laurent Savarese – Responsable du centre de recherche archéologique R. Marichal, Ruscino. Direction du patrimoine historique et archéologique de la ville de Perpignan- Chercheur associé à l’UMR 5140 Ruscino (Château-Roussillon, Perpignan). Entre la fin du royaume wisigoth et la conquête franque VIIe VIIIe s. de n. è. Regards sur les ensembles mobiliers.
  • Jeudi 16 Novembre : Benoît Favennec- Docteur en Archéologie- Chercheur associé à l’UMR 5140 « L’artisanat céramique gaulois entre la fin de l’époque romaine et le début de l’époque wisigothique (IVe / VIe siècles) : l’exemple de la Narbonnaise ».
  • Jeudi 14 Décembre : Claude Raynaud – Directeur de recherches CNRS – UMR 5140 Maguelone : naissance d’un évêché à la fin de l’Antiquité

Avec le soutien de : la Direction Régionale des Affaires Culturelles Occitanie – Service Régional de l’Archéologie Le Conseil Départemental de l’Hérault - La région Occitanie Pyrénées-Méditerranée - L’Association Archéo’Factory.

Le XIXème siècle à Sète



M. Pons présentant sa collection de tableaux

Mme Pons parle de son livre "Les femmes de forçats".

 

 

Samedi 27 janvier à 18 heures, la salle de la médiathèque François Mitterrand était pleine. A l'initiative de l'association Filo-Mer inaugurant un cycle de conférences sur "le XIXème siècle à Sète", on y a parlé peinture et littérature : Mme Simone Pons présentait son ouvrage Les femmes du forçat (éd. Flam) qui a beaucoup à voir avec Sète et son histoire. Les femmes, un "continent méconnu" ?

C'est M. P. Pons qui, d'abord, commenta pour le public les tableaux de sa collection exposés dans la salle. Il en est qui représentent mieux le Sète d'autrefois : la vue du canal depuis le pont de la Civette, ou un voilier amarré à l'actuel quai Suquet encombré de barriques. Il a passé le temps de la marine à voile, du Faber, le navire-école où œuvra le grand-père de P. Pons. On doit la plus belle évocation du passé du port au Cettois Paul Delbia " (1880-1914). Sa vue du vieux bassin montre la maison de la Santé (emplacement de l'actuelle criée), l'indispensable drague, voiles antennes des gréements latins et, voile déployée, une barque catalane que l'on remorque à la rame.

Mais écoutons Mme Pons. Elle raconte avec passion et quelque volubilité l'histoire de trois générations de cettoises. Cette histoire, elle l'a connue grâce aux documents du coffret qu'Yvonne (fille de Julia et sœur d'Olga) lui remit et qui contenait la correspondance de son père. Le père écrivait aux siens. C'était Arthur Roques écrivant à sa compagne. Il purgeait une peine de 17 ans au bagne de Guyane pour fausse monnaie. Mais il écrivait à Julia qui, après l'arrestation d'A. Roques, se retrouva seule avec deux petites filles à élever. Alors, "maman Julia" se prend en main, devient vendeuse chez les demoiselles Vidal (mercerie, dentelles). Elle suivra Marie, sa mère, à Marseille où elle fut une "très bonne vendeuse de magasin", Vichy où elle vendra sur les marchés. Partout où les menaient les pas du réprouvé de la société. Ce qu'était A. Roques, orphelin élevé à l'Assistance publique, soldat au moment de la Commune (1870). Quand la révolte éclate, il refuse de tirer sur les parisiens, il déserte et rejoint les insurgés. Il est pris sur une barricade, enfermé à Belle Ile en mer. Là, il fera "ses universités" auprès de tout ce que le pays comptait de "têtes chaudes". Amnistié après 8 ans de bagne, il est forcé de quitter son emploi à Marseille, Vichy. Alors, le révolté "vire malhonnête" et l'ex ouvrier imprimeur fabrique de la fausse monnaie. Retour au bagne.
Dans ce monde qui semble "sans espérance possible", c'est un héros triste. Plus que les femmes ? La lecture du livre fera décider.

Hervé Le Blanche

Une conférence AVAP très suivie

 Près de 70 personnes dont bon nombre de professionnels (architectes, notaires...), soucieux  de s’informer de la réglementation à venir dans le cadre de l'Aire de mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine (AVAP), ont répondu le 6 décembre à l'invitation du service urbanisme de la ville et ont assisté à la conférence donnée à l'espace Palace par Gabriel Jonquères d’Oriola, Architecte des Bâtiments de France.   Organisée dans le cadre de la phase de concertation de la transformation de la « Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager» (ZPPAUP) en AVAP, cette conférence  intitulée «Le bâti ancien est-il durable ? »  a tout d'abord porté sur l’architecture du bâti traditionnel, l’implantation de la ville ancienne et ses propriétés énergétiques, ainsi que sur des cas exemplaires de modernisation et d’insertion de constructions nouvelles. Le conférencier s'est ensuite penché sur le cas sétois et sur les enjeux de protection et d’entretien de son patrimoine : menuiseries, façades, isolation, intégration des équipements… Catherine Roi, architecte en charge de l’élaboration du projet d’AVAP, a ensuite fait une présentation succincte de ce dispositif et des étapes à venir jusqu’à son approbation, courant 2017.  Les secteurs qui nuanceront ce périmètre de protection élargi sont au nombre de 4 : Cœur de ville,  Entrée Est, Mont Saint-Clair et Pointes Courte et Longue. Le nouveau règlement va permettre d’évaluer les projets sur le plan qualitatif . Les participants ont ensuite été nombreux à soulever des questions, preuve de leur intérêt pour le sujet.  

Journées Paul Valéry 2016

Un excellent millésime Du 23 au 25 septembre se sont déroulées au musée Paul-Valéry les Journées Paul Valéry. Le thème cette année : "Paul Valéry et les sciences". Paul Valéry a éprouvé pour les sciences un intérêt constant et a su au fil du temps se construire une culture scientifique qui a fait de lui un authentique amateur éclairé.

A la différence de poètes plus anciens, Paul Valéry n’a pas proposé de vision scientifique globale du monde mais a mené une réflexion personnelle qui le conduit parfois aux limites de la métaphysique. Et c'est comme chaque année François Commeinhes, le sénateur -maire de Sète, qui a inauguré l'événement dans les jardins du musée, en présence de la famille du poète. Il a mis l'accent sur l'actualité de l'écrivain au regard de la période troublée que traverse le pays : "Quels que soient les sujets, les années, parfois les siècles qui peuvent nous séparer, même si le style peut paraître désuet, on puise chez les penseurs un esprit, un sens de l’observation, une vigilance intellectuelle qui nous fertilisent et nous guident. Lire leurs écrits, écouter leurs paroles, empreints de clairvoyance, de justesse, de sagesse et de combativité face à l’absurde, nous revigorent l’esprit. Paul Valéry, pour moi, est de ceux là".
Maïté Vallès-Bled, la directrice du musée, a saisi l'occasion pour remercier publiquement le premier magistrat d'avoir permis cette année au musée d'enrichir le fonds valéryen d'un nouveau trésor : les lettres de Paul Valéry à Mallarmé. Ces précieuses lettres, a-t-elle dit, se seraient sans doute dispersées sans la générosité de la Ville. Lors de la conférence inaugurale, Valéry et la science des rêves, William Marx a démontré comment Paul Valéry s’est efforcé de construire dans les Cahiers depuis les années 1890 un système psychologique complet. Parmi les voix des spécialistes, il y a eu celle de Michel Jarrety qui a proposé avec Réflexions vagabondes sur la science, d’examiner le regard inquiet de Valéry sur l’évolution de l’activité scientifique, celle de Masanori Tsukamoto, qui a comparé les réflexions valéryennes sur le rêve à celles de Proust et celle d'Andrea Pasquino qui a conclu cette sixième édition par Les compétences mathématiques de Valéry.
Quant aux voix des comédiens, chanteurs, poètes  et musiciens, elles ont rythmé les Journées lors de concerts et de lectures musicales. Parmi elles, celle du comédien Hippolyte Girardot qui samedi soir, accompagné par Ahmad Delchad au violoncelle, a lu Le Bilan de l’intelligence, un essai paru en 1935 par lequel Paul Valéry analyse la modernité.

Vivre, manger et se soigner sans se rendre malade

Ce samedi 24, en soirée à L'Abbaye de Valmagne, dans le cadre somptueux du réfectoire des moines, le Docteur Laurent Chevallier, nutritionniste au CHU de Montpellier, proposait des conseils sur les aliments et plantes médicinales mais également des recommandations pour éviter les produits toxiques au quotidien ainsi que les pièges d’une alimentation industrielle. Auteur de plusieurs livres dont : Maigrir sans lutter, Fayard, 2014., de Alors on mange quoi ?, moins de médicaments plus de plantes, il dirige le pôle Nutrition de plusieurs cliniques. Il est également le responsable pédagogique du diplôme universitaire de phytothérapie de la faculté de médecine de Montpellier. Il intervient régulièrement sur l’antenne de France Bleu et à la télévision.

Le Docteur Chevallier a commencé par un état des lieux : attention à l’alimentation industrielle, à la provenance des aliments, aux produits toxiques en contact avec eux, aux métaux lourds... Il est indispensable de ne pas céder aux modes et de se prendre en main . Si l'on remarque un développement de perturbations endocriniennes, ce n'est pas le hasard. D'autant que la vigilance s'impose aussi sur les matériaux des ustensiles de cuisine, sur les métaux utilisés et sur les procédures de cuisson. Dans cet univers un peu flou pour le consommateur, il faut tout remettre en ordre : pas plus de 3 additifs dont l'association peut être néfaste, ne pas penser que l'on est malade à cause d'un composant mais rechercher ce avec quoi il est associé et surtout limiter dans son quotidien les arômes de synthèse, les pesticides, les résidus chimiques.

Les solutions, le Bio qui a des avantages et qui se démocratise avec une meilleure concentration en vitamines. Privilégier les circuits courts pour une alimentation saine en utilisant des procédés de conservation adaptés. Sans oublier que la chimie est un peu partout : dans l'ai conditionné, dans les vêtements et même les matelas, dans l'air que l'on respire en ville dans certains locaux. Il faut donc toujours aller au plus simple avec des solutions mécaniques (même contre les moustiques et les insectes nuisibles) et s'assurer que la provenance des éléments et des aliments certifie le respect de certaines normes. Et il en est de même pour de nombreux médicaments. Dans la mesure où l'on peut s'en passer il faut opter, selon le Docteur Chevallier pour des produits à base de plantes qui elles-mêmes, savent se défendre. Stress, maladies du foie, douleurs articulaires... Bon nombre de maux que les plantes ou les huiles essentielles pourront soigner et quelquefois guérir.

Après un débat fort intéressant avec de nombreuses questions des 110 personnes qui composaient l'auditoire,à 19h un repas « Moyen-âge » revisité « bien manger au XXIe », dans la Ferme-Auberge du domaine était proposé. Ce repas élaboré par Laurence d'Allaines avec l’aide du Docteur. Laurent Chevallier avec des produits de saison des potagers et vergers bio de Valmagne ainsi que des producteurs locaux de viandes et de fromages allait permettre de savourer certains mets en sachant que la santé n'allait pas en souffrir. A savoir qu'à cette époque-là, l'organisation des repas était codée, quelque soit la catégorie sociale dans laquelle on évolue...

Une bonne soirée à l'Abbaye de Valmagne pour essayer de vivre aussi bien en ne se rendant pas malade par ses pratiques et son alimentation.

Jean-Marie Philipon

Parlementreprises

un moment d'échange et de partage pour les jeunes

Passionnants échanges et riches expériences de vie relatées par la jeunesse de Sète et du bassin de Thau à l'initiative de la Jeune chambre économique et son action Parlementreprises, visant à faire dialoguer parlementaires et acteurs économiques. Des Sétois comme Fidji Simo, directrice vidéo de facebook, les dirigeants de la radio RTS ou l'artiste Demi Portion, des jeunes de Loupian, Marseillan ou Frontignan qui ont relaté des expériences singulières et réussies, de quoi donner motivation et espoir à une jeunesse parfois désorientée et en proie au doute, à la veille des résultats du bac, un sésame utile mais, comme l'ont montré plusieurs exemples pas forcément indispensable pour mener à bien des projets enthousiasmants.

 

Nicolas Guyonnet, président de la jeune chambre de commerce de Sète

"L'objectif de cette conférence-débat est de donner à la jeunesse l'envie de créer, de rêver, de s'impliquer, d'oser et d'innover. La jeunesse est d'utilité publique. Nous voulons lui redonner espoir et montrer que ce n'est pas parce qu'on est jeune qu'on ne peut pas réussir. Quel que soit son parcours et sa situation" - Nicolas Guyonnet.

 

Ce lundi 4 juillet se tenait les 1èreassises de la jeunesse à Sète. Le théâtre Molière qui a accueilli cet événement, a été le témoin d’un échange très humain entre les élus, des jeunes entrepreneurs et un public à majorité composé de jeunes venus chercher ici des idées pour leur propre futur.

Sur le plateau, autour de Nicolas Guyonnet, président de la Jeune Chambre Economique, étaient présents le Sénateur-maire de Sète François Commeinhes et trois députés : Sébastien Denaja, Christian Assaf et Frédéric Roig et des jeunes de pays de Thau venus exposer leurs parcours et leurs réussites. Dans la salle on notait aussi la présence, entre autres, d'Olivier Oddi, le Président de la Chambre de Commerce de Sète-Frontignan-Mèze, du directeur de la Mission locale d'Insertion ou encore du directeur du CFA de Sète, Michel Ferrier.

La parole a surtout été donnée à de jeunes sétois ou du bassin de Thau qui ont réussi et qui sont venus partager leur expérience : Fidji Simo, jeune sétoise de 29 ans et numéro 3 de la grande entreprise Facebook, Rachid Daïf alias Demi-portion jeune rappeur sétois à succès et bien d’autres aux parcours tout autant exceptionnels.

Les invités, tous très émouvants par la mise à nu de leur histoire, sur scène et devant le spectateur, parfois intimidés et n'ayant pas l'habitude de s'exprimer en public, n’en étaient que plus touchants.

Ainsi, Sami travaillant initialement dans le BTP, nous raconte comment il a monté son entreprise de transports haut standing (taxis, minibus etc), avec WIFI intégrée. Ce projet a pu se réaliser grâce au dispositif Thau initiative qui lui a fait un prêt à taux 0, lui permettant d’obtenir sa licence de taxi.
Brian Prieur lui est à présent ostréiculteur, pêcheur et plongeur et produit des huitres haut de gamme, qu’il exporte jusqu’en Russie. Il a su apporter à un milieu traditionnel un renouveau porté par sa polyvalence, son dynamisme et surtout sa volonté de réussir.
C’est ensuite Sofiane qui nous a partagé son aventure : jeune sétois ayant grandi à Marseillan, il sort une marque de vêtement « street » pour les jeunes, puis travaille pour la police municipale (le cliché du jeune désœuvré haïssant la police est ici mis à mal) sur les plages de Marseillan. Ce travail lui avait proposé par le maire de Marseillan. C’est sur ces plages que Sofiane aura l’idée de monter une entreprise de bateaux qui assurent des navettes, comme on en trouve déjà à Sète et Agde. Soutenu par la mission locale qui lui propose des contrats d’avenir et le maire qui l’introduit lui et son projet au conseil portuaire, son projet est actuellement en très bonne voie de réussir.
La courageuse Emma, 21ans, qui prend la tête de la pâtisserie familiale lorsque son père décède, nous explique les difficultés qu’elle rencontre en tant que jeune mais aussi en tant que femme : le stress, la crédibilité, la vie sociale contrariée par des horaires décalées…
Sarah Masson, 23 ans est venue partager son engagement politique. En effet, cela fait 4 ans qu’elle est engagée au parti socialiste et qu’elle milite. A seulement 21 ans elle devient conseillère municipale à Frontignan. Elle aimerait changer l’image qu’ont les jeunes de la politique et les pousser à d’avantage participer à ce qu’elle considère comme « la vie de la cité ».

François Xavier et Diane Delacoux, à la tête de RTS (Radio Thau Sète), nous racontent également leur histoire : lui y travaille depuis ses 14 ans avec son père, Gérard Delacoux qui la fonde en 1999 à Sète. Elle, ne souhaite pas travailler dans la radio mais veut faire des études de langues. Ce n’est que plus tard et après des études de gestion, qu’elle rejoindra son frère, en 2005, lorsque leur père décède. Diane apportera de l’expertise à RTS et permettra le succès que nous lui connaissons aujourd’hui.

Fidji Simo n°3 de FacebookPuis c’est au tour de Fidji Simo d’être invitée sur scène : c’est l’invitée de marque de l’événement car à 29 ans, sa carrière est très brillante : Comme il est dit plus haut elle est l’actuel n°3 de Facebook et travaille à son siège social en Californie. Et pourtant, cette jeune sétoise qui a su garder son accent, nous semble si proche lorsqu’elle nous livre qu’elle a, comme beaucoup de jeunes de la région, commencé ses études sur les bancs de Paul Valery à Montpellier. Elle y rencontre d’ailleurs son mari. Après une prépa à Joffre, elle rentre à HEC. Elle supplia un entrepreneur basé à Miami de la prendre en stage. Elle réalisera sa dernière année d’études à Los Angeles. Elle fera ensuite un stage chez eBay en France, dans l’espoir d’ensuite partir ensuite aux Etats Unis. Finalement elle rentrera à Facebook, dans un premier temps dans la section marketing, qui ne lui correspond pas du tout. Elle nous confiera qu’elle n’a jamais abandonné, qu’elle a toujours vu grand et qu’elle a avancé par étapes, jusqu’à son rêve. Elle a pu remarquer par son expatriation aux Etats-Unis, qu’en France l’échec est très mal vu, il est vu comme une défaite. A contrario, aux Etats-Unis, l’échec n’est pas un terme connoté négativement : il est vu comme une expérience vers la prochaine étape. De quoi nous faire réfléchir donc…

Demi-Portion, rappeur sétoisEnfin pour conclure, c’est Rachid Daïf (alias Demi-Portion) né à Sète en 1983 qui est appelé sur scène. Il nous parle de sa motivation qui l’a amené à être aujourd’hui connu et reconnu. Fils d’un artisan, il se considère comme « artisan du BIC » car son stylo, la musique et son RAP a été pour lui un moyen d’expression. Aujourd’hui il réalise une centaine de concerts par an, dans toute la France et malgré sa grande modestie, aucun doute à avoir sur son talent et sa réussite. Cet été Sète lui a fait confiance pour organiser le premier "demi-festival" regroupant plusieurs grands noms de la scène « Rap français » et urbaine: c'est déjà une réussite car toutes les places du Théâtre de la Mer ont été vendues en quelques heures à peine. Sold out!

Au travers leur parcours, ces jeunes nous ont partagé leur soif de réussir, leurs projets, leurs ressentis et les difficultés auxquelles ils ont dû faire face. Ce qui peut frapper l’auditeur dans ces témoignages, c’est que très nombreux sont les jeunes qui ont été en échec scolaire. Beaucoup ont parlé de « parcours scolaire catastrophique ». Il y a donc une remise en question à avoir sur notre système éducatif ou du moins sur la priorité qu’il donne aux études longues au détriment d’études plus courtes mais aussi plus professionnalisantes. Le directeur du CFA de Sète, lors de son passage sur scène à dénoncé cette réalité en rappelant tous les avantages que procurent l’apprentissage. Egalement, un accident personnel ou le décès d’un membre proche sont des éléments qui sont ressortis dans les discours. Mais en tout cas, tous ont été animés par la soif de s’en sortir et de faire quelque chose de grand.
Le seul bémol de l’évènement est qu’à 8h30 un lundi matin et lendemain de soir de match (saluons encore une fois la performance de l’équipe française), les jeunes n’ont pas été nombreux. Malgré tout 2 lycéens, en attente des résultats du BAC ont demandé conseil à Fidji Simo sur la meilleure poursuite d’étude pour réussir. Fidji leur a répondu en citant les phrases écrites sur les murs de l’entreprise Facebook ou elle travaille, ici traduite : « que feriez-vous si vous n’aviez pas peur ? » - « agir vite et améliorer ensuite » (elle nous expliquait ici que lorsqu’une idée de produit émerge chez Facebook il est très vite mise en vente et ensuite amélioré, en fonction de la réaction du client face à celui-ci) – « Apportez plus d’opinion sur la table » en rappelant que la diversité est une force, qu’elle soit diversité d’origines et de cultures, d’opinions ou encore d’actions.

De gauche à droite : Nicolas Guyonnet, Denaja Sébastien, François Commeinhes, Christian Assaf et Michel Ferrier
De gauche à droite : Nicolas Guyonnet, Denaja Sébastien, François Commeinhes, Christian Assaf et Michel Ferrier

Cet événement fut donc très riche et inspirant pour ses participants. Les élus ponctuaient les interventions par leurs commentaires et les spectateurs pouvaient poser leurs questions. Un vrai partage et une vrai convivialité s’est installée, porteuse parfois d’opportunités. C’est ainsi qu’une représentante de La Passerelle (salle de concert d’un quartier sétois) présente dans la salle a proposé un partenariat à FX et Diane de RTS pour mettre en place une web radio. Une visite de la radio a donc été organisée pour faire découvrir le métier aux jeunes porteurs de ce projet de web radio. Les représentants d’RTS, FX et Diane ont profité de l’occasion pour demander la fibre au sénateur maire François Commeinhes qui a rappelé que le Très Haut Débit arrivait à Sète et que d'ici fin 2016 déjà 15.000 foyers seraient raccordés à la fibre optique.

On espère que ces premières assises de la jeunesse en pays de Thau seront de nouveau au programme l'année prochaine.

Laura Ouchêne

 

Fidji Simo et François Commeinhes
Fidji Simo et le sénateur-maire François Commeinhes au théâtre Molière

 

Fidji Simo

Il y a 29 quand le Dcoteur François Commeinhes mit au monde Fidji Simo dans sa clinique à Sète, il était loin de se douter du destin exceptionnel qu'allait connaître cette petite sétoise, fille et petite-fille de pêcheurs venus d'Espagne et de mère italienne.

Fidji Simo fait ses études secondaires au lycée à Paul Valéry, puis son bac (mention Très Bien) en poche elle entre en classe préparatoire au lycée Joffre de Montpellier et intègre en 2004 la prestigieuse école des Hautes Etudes Commerciales (HEC) à Paris.

A sa sortie de HEC, et après quelques stages aux USA, Fidji, est recrutée par Ebay à Paris. De là elle se fait muter aux USA et finit par se retrouver chez Facebook en Californie.

Ses qualités sont vite remarquées et en peu de temps la voilà n°3 du groupe de Mark Zuckerberg où elle dirige tout le secteur vidéo. Les dernières nouveautés comme les vidéo 360° c'est elle, les pubs agaçantes en début de film c'est aussi elle. Bref c'est la grande prêtresse incontournable du plus grand réseau social de la planète. Le magazine américain Vanity Fair l'a même retenue dans son classement des 50 personnalités les plus influentes du monde!

 

 

Une conférence sur les ports de Sète

Le 30 juin, dans le cadre du 350e anniversaire du Port de Sète, Marc Chevallier, président de Port Sud de France, a clôturé le cycle des conférences du musée de la Mer devant un très nombreux public.

Après Gustave Brugidou et André Aversa, cette conférence a abordé  "Les activités du port : commerce, plaisance, et pêche". Un thème cher à ce capitaine d'industrie au parcours exemplaire qui pendant plus de 40 ans a voué sa vie aux activités portuaires et fait rayonner le monde maritime par ses travaux et ses réflexion. Du 18 au 23 août, Marc Chevallier sera l'invité d'honneur de la 274e édition de la Saint-Louis en résonance avec l'anniversaire de la création du port et de la ville de Sète.