PATRIMOINE

Le retable de Saint-Thibéry

Dans la très belle brochure éditée par la région, laissez-vous conter: les retables du XVIIe siècle en val d'Hérault, Denis Nepivoda souligne parmi les retables du XVIIe siècle conservés, celui réalisé par François Laucel, architecte et sculpteur de Narbonne, pour l'église abbatiale de Saint-Thibéry. Le chêne, associé au bois blanc et au tilleul, a été utilisé pour cette oeuvre magistrale.

La partie basse d'origine devait accueillir l'autel mais a été remplacée au XVIIIe siècle par un autel de marbre. Deux colonnes de marbre de Caunes sont de chaque côté, en retrait l'une par rapport à l'autre pour l'illusion d'optique. La partie centrale est légèrement arrondie, et les panneaux de vois décorés d'une rosace et de motifs végétaux sont cintrés vers l'intérieur. Au milieu, dans une fausse niche est placée une Vierge en bois doré.
Au milieu des feuillages se tient un serpent tenant une pomme, symbole du péché.
Au-dessus du retable, un Saint-Esprit est entouré par deux anges. Le tout est couronné par un fronton triangulaire surmonté d'une coquille. La composition de ce retable est caractéristique de l'art du sculpteur François Laucel, et rappelle celle de l'église Saint-Sébastien de Narbonne.
Vous pouvez vous procurer cet ouvrage très complet auprès de l'office de tourisme de Pézenas. Place des Etats Généraux du Languedoc.

Florence de Martino

 

L’Office de Tourisme est ouvert:

  • du lundi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h
  • le dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h.

En saison, juillet et août

  • du lundi au samedi de 9h à 19h
  • nocturnes les mercredis et vendredis jusqu’à 20h
  • le dimanche de 10h à 19h.

Tél : 00 33 (0)4 67 98 36 40 – Fax : 00 33 (0)4 67 98 96 80
Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Bienvenue au pays

Bienvenue au pays

Non il ne s’agit pas d’un slogan quelconque, mais d’une association qui accueille les nouveaux arrivants dans le piscénois. Elle compte 230 membres de 10 nationalités différentes. La présidente est une lézignanaise, Bernadette Denoyelle. Cette association souhaite favoriser les moments d’échange entre anciens et nouveaux résidents par le biais d’activités diverses, culturelles, artistiques, gourmandes, touristiques, conférences.

Justement en ce 21 novembre, il était proposé aux membres et quelques invités « Lavagnac, un château, une histoire ».

Bernard Bals, qui est né en ces lieux, a fait l’historique du château, à travers ses différents propriétaires et les périodes où il a souffert, notamment en 1632 où il a en partie été rasé par les troupes de Richelieu. En 1640, le renouveau avec Jean de Mirman, l’achat par le prince de Conti et cette période révolutionnaire où il est mis sous séquestre. En 1806, la famille d’Alzon entre en possession du domaine, prépare son installation en reconstruisant l’aile du Midi qui a brûlé et en y ajoutant une orangerie et un garage pour les voitures hippomobiles. On y pratique la polyculture jusqu’à la fin du XIXème. Il s’arrête sur le personnage le plus célèbre ayant habité en ces lieux, le RP Emmanuel d’Alzon, fondateur du journal La Croix, du Pèlerin, de la maison d’édition La Bonne Presse. Ensuite on passe d’un siècle à l’autre, ce domaine a basculé dans la viticulture, on fait du vin, beaucoup de vin, on appelle ces domaines des fontaines à vin. Après le phylloxéra, le krach financier de 1929, la guerre de 39-45, le château sera occupé en mars et avril 1944.

Il va encore connaître quelques années de répit dans les années 50-60 avant d’amorcer sa descente aux enfers.

La différence avec un conférencier de métier, c’est que Bernard connait beaucoup d’anecdotes et ne manie pas la langue de bois, il a une documentation exceptionnelle avec des parchemins de 1632.

Depuis de nombreuses années il poursuit un combat sans répit pour sauver ces lieux de l’oubli, mais pire encore de la ruine. Après les questions diverses, sur les japonais qui ont pillé le château, que devient ce projet, la consommation d’eau, il a été servi un petit goûter ou les discussions se sont poursuivies avec un verre à la main.

Corinne Cambon

Un Pôle Multimédia pour « Vivre avec l’étang, images et témoignages »

Vendredi 24 novembre à 18 h, en présence de François Commeinhes, Président de Sète Agglopôle méditerranée et des Vice-Présidents et élus Communautaires dont Alain Vidal, Vice-Président Délégué au Patrimoine, avec l'Association des Amis du Musée de l'Etang de Thau aura lieu,  dans le cadre du Projet Multimédia « Vivre avec l’étang, images et témoignages » la présentation du site Internet "filmsdethau-agglopole.fr/", au Musée de l'Etang de Thau, à Bouzigues.

films

 C’est début 2016 que l’association des Amis du musée de l’étang de Thau a proposé ce projet multimédia. La consultation du site Ina.fr montrait que l’institut détenait de nombreux documents sur le territoire de Thau et que les montrer au sein du musée pourrait en accroitre l’intérêt et le rayonnement.

Cela devait permettre d’accroitre la visibilité du Musée grâce aux outils numériques, , de faire venir les professionnels du Bassin en leur offrant des images sur le territoire afin qu’ils se réapproprient le musée et enfin, de faire venir de nouveaux publics. Assez rapidement, l’idée de compléter le site Vivre avec l’étang, avec des images de films amateurs a surgi.

Afin d’enrichir ce fonds documentaire, l’association, en collaboration avec l’Institut Jean Vigo, a alors fait appel à l’ensemble des habitants du territoire afin de collecter des films, des pellicules oubliées, archivées faute de moyen de les projeter. A ce jour, plusieurs déposants ont déjà accepté de confier leurs films à l’association et les premiers dépôts sont en cours de traitement à l’Institut Jean Vigo qui les numérise et remet au déposant un DVD.

Soutenu dès le départ par le Musée de l’Etang de Thau, Sète Agglopôle Méditerranée, le Conseil départemental de l’Hérault, et la DRAC Occitanie, le projet a vu le jour permettant la mise en place d’un site internet « Vivre avec l’étang, images et témoignages », qui serait également consultable, via une table interactive, au sein du musée. Ce site permet donc de proposer une sélection de films et documents issus des collections de l’Ina et des films amateurs illustrant les thématiques exposées dans le Musée.

Le site « Vivre avec l’étang, images et témoignages », montre, à travers ces images combien le territoire de Thau est riche et combien sa culture est variée et remarquable.

 Le contenu du site 

A)Les fonds de l’Ina

Les images proviennent des fonds de l’Ina, national et régional. Une importante recherche effectuée en collaboration avec la délégation Ina sur l’ensemble des fonds de l’Ina (des milliers d’heures de programmes) ont permis d’extraire une centaine d’heures correspondants aux thématiques du territoire de Thau.vigoCapture

B)Les films amateurs et l’Institut Jean Vigo

Le partenariat avec l’Institut Jean Vigo permet parallèlement d’intégrer au site des films amateurs. C’est un autre regard sur le territoire, plus intime, plus simple, et parfois surprenant. Grâce à la convention passée entre les Amis du Musée et l’institut Jean Vigo, les films amateurs collectés par l’association sur le territoire sont numérisés, décrits et intégrés au site Vivre avec l’étang. La collecte ayant démarré récemment, le site propose actuellement une dizaine de documents. Le nombre augmentera peu à peu en fonction des dépôts

Les grandes thématiques qui structurent le site : 

Vivre avec l’étang, Images et témoignages" parcourt les multiples facettes de l’étang de Thau. L’histoire, l’environnement, la vie animale et végétale, les métiers, l’économie et la douceur de vivre.

Le site est organisé autour de 8 grandes thématiques :

  • Un site exceptionnel : géologie, faune, flore, entretien et protection de l’étang, l’écosystème marin, les hippocampes et les goélands.

  • Les hommes et l’étang dans l’histoire : fouille sous-marine, villa gallo-romaine, la viticulture au milieu du 20ème siècle, le remembrement, etc

  • Pêche et conchyliculture : les métiers de l’étang

  • Une économie diversifiée : l’économie du territoire, conchyliculture, pêche mais aussi viticulture, tourisme et nouvelles technologies

  • Un milieu à protéger : la protection de l’étang, milieu vivant, les actions pour le protéger

  • L’étang et ses ports : les ports de l’étang, hier et aujourd’hui, de Marseillan à Bouzigues

  • L’étang, lieu de vie : festivités, plaisance, tourisme et sports nautiquesmerioDSC_0004 (3)

 Quelques exemples de documents issus des fonds de l’Ina :

« A la recherche de la cité engloutie de Thau »

Au large de Marseillan, les plongeurs du Groupe de recherches archéologiques subaquatiques d'Agde, dirigé par Denis Fonquerle, décrivent les travaux qui permirent la découverte de restes de la cité lacustre préhistorique de Polygium sur un emplacement décrit au IVe siècle dans les récits du géographe Avienus.
(Sources : FR3 - JT Toulouse - Journal télévisé )

« De la viticulture à l'ostréiculture »

Un ostréiculteur de Mèze retrace les étapes du développement de l'ostréiculture après la Seconde Guerre mondiale, marquée par la reconversion de pêcheurs, et surtout de viticulteurs touchés par la "crise du vin", vers la conchyliculture. Il souligne la nécessité d'une réorganisation des concessions, qui se réalisera à la fin des années 60.
(Sources : RTF - JT 20H )

« Vacances d'automne »

A Balaruc-les-Bains on est aux petits soins pour accueillir du mieux possible dans un village vacances des retraités de toute la France.
(Sources : ORTF - Télé Villages )

« Conchyliculture et nouvelles technologies »

Des conchyliculteurs utilisent une technologie simulant les marées à l'aide d'un système alimenté par des panneaux solaires, afin d'optimiser la qualité de leurs coquillages.
(Sources : FR3 - 19 20. Edition nationale)

  Les partenaires du projet

Sète Agglopôle méditerranée, Musée de l’Etang de Thau, Les Amis du Musée de l’étang de Thau, Conseil départemental de l’Hérault, DRAC Occitanie, INA, Institut Jean Vigo - Cinémathèque Eurorégionale.

 

Lavagnac, un patrimoine sacrifié

Les jours passent, et ce château que l’on appelait pompeusement le Versailles du Languedoc tombe en ruine. Cette demeure à qui on avait promis en cette soirée du 8 juillet 2008 le renouveau après 19 ans d’abandon de la part de ces vilains japonais. On avait évoqué qu’ils n’avaient pas les moyens de leurs ambitions, c’est-à-dire d’en faire un hôtel. Il fallait être bien naïf pour croire de telles promesses. Ils étaient venus là pour blanchir de l’argent de provenance douteuse. L’oncle Sam avait refusé que le vieux Hideki Yokoi se porte acquéreur en 1994 de l’Empire State Building à New-York. Qu’à cela ne tienne, il a recours à un homme de paille. Un chèque de 42 millions de dollars et la présence du milliardaire Donald Trump aux cotés des acheteurs finiront par avoir raison de la méfiance des propriétaires. Mais les frères Cox aussi sympathiques soient-ils n’ont pu mener à bien ce projet ambitieux. Pendant les quatre années passées, ils n’ont absolument pas touché au château, mais ont dévasté la garrigue. En 2011, le vandalisme va s’installer, il continue encore aujourd’hui à l’intérieur. Le temps poursuit inexorablement son œuvre destructrice, les toitures de la cave, de la ferme, de la chapelle tombent les unes après les autres dans l’indifférence la plus totale. La pluie entre par les vasistas, les tuiles soulevées par le vent, les fenêtres ouvertes et ruisselle jusqu’au rez-de-chaussée. La situation depuis l’inauguration du 13 juin 2014 n’a pas évolué, bien au contraire. Et pourtant, ils étaient venus, ils étaient tous là pour entendre des promesses sur l’emploi, la rénovation du château, la priorité aux artisans locaux, mais elles n’engagent que ceux qui y croient ! La chaine M 6 était intéressée pour son émission Zone interdite. En 2014 B. S. journaliste a essuyé un refus pour un tournage destiné à être programmé pour les journées du patrimoine.

Depuis l’enquête publique sur l’eau, les maires de Montpeyroux à Cazouls d’Hérault sont opposés farouchement à ce projet et tout particulièrement au golf grand consommateur d’eau. Les viticulteurs ont multiplié avec l’aide des élus les réunions d’information. Dans la mesure où cette réalisation est en sommeil, le mouvement est en veille. Quant à l’édifice, un coup de vent, un épisode cévenol et il en sera fini de ce patrimoine sacrifié sur l’autel de l’argent par certains personnages dévorés par l’ambition de gloire et d’honneurs.

Bernard Bals

cliquez sur une image pour l'agrandir

Le mystère de Saint Roch à Pézenas

Place Gambetta à Pézenas, ayez la curiosité de lever les yeux vers la droite lorsque vous êtes face au somptueux hôtel Flotte de Sébasan. Vous apercevrez une niche magnifique dans laquelle on a scellé (à l'origine il y aurait eu une vierge) un personnage accompagné de son chien, levant son manteau sur une jambe visiblement accidentée. Il s'agit de Saint Roch.  Selon des écrits datant de 1516 Roch naquit à Montpellier aux environs de 1350 et mourut vers 1378 ou 1379.

Fils unique d'un bourgeois et d'une mère d'origine lombarde nommée Libère, adolescent il devient orphelin et est confié à son oncle. Il étudia  la médecine. À sa majorité, il distribua tous ses biens aux pauvres et partit en pèlerinage pour Rome par le chemin des Lombards. Selon la légende, il aurait rencontré le pape à Rome.

 

Il s’arrêta en plusieurs villes d'Italie atteintes par la peste bubonique, qui à l'époque tuait les malades dans les cinq jours. Il s'occupa des malades à Rome pendant trois ans et à son retour, s'arrêta à Plaisance, petite ville touchée par l'épidémie.

Roch finit par contracter la maladie et s'isola dans une forêt près de Plaisance pour ne pas contaminer d'autres. Seul le chien de chasse du seigneur du voisinage vint le nourrir en lui apportant chaque jour un pain dérobé à la table de son maître. Ce dernier, intrigué par le manège de l'animal, le suivit en forêt et découvrit le saint blessé, qu'il put ainsi secourir. Saint Roch est généralement représenté avec son chien dont il est inséparable.

Une fois guéri, il revint à Voghera. Il restait défiguré par les mortifications qu'il avait subies. Personne ne le reconnut, il fut pris pour un espion et jeté au cachot. Par humilité, il y demeura incognito et périt de misère en 1378 ou 1379. On se rendit compte trop tard de la méprise. À sa mort on lui découvrit une marque de naissance en forme de croix.

Saint Roch fut enterré avec dévotion à Voghera qui, immédiatement après sa mort  lui consacra une fête. Sa dépouille mortelle, gardée dans l'église qui lui est aujourd'hui dédiée, fut volée, ou fit l'objet d'une transaction, en février 1485 (à l'exclusion de deux petits os du bras) et transportée à Venise, où elle est toujours, hormis quelques reliques, dont un tibia, donné au XIXe siècle au sanctuaire Saint-Roch de Montpellier, qui possède également son bâton de pèlerin, et quelques os recensés en l'église de la petite commune d'Ids Saint Roch.

Il est aujourd'hui le saint patron des dermatologues, chirurgiens, animaux. 

Once you reach place Gambetta in Pezenas, have the curiosity to look up on your right, once facing Hotel Flotte de Sebasan. You'll see a statue of a man with a dog. It's Saint RochSant Ròc in occitan, he was born in Montpellier in 1346.

He was born during the 2 years of plague that killed 1/3rd of occidental population. He studied medecine with the dominicans. As an orphan at age 17, he decided to go to Rome and distribute his money to the poor. In july 1367 he reached Acquapendente, close to Rome, and helped cure the ill ones. Then in Rome the pope received and blessed him.

On his way back to France, with the plague, he reached a wood to die there. There a stream gushed out of the ground, and a dog brought him some bread. One thinks the dog's master was Gothard Pallastrelli who will become his follower. An angel came to help Roch.

He then recovered and went back to cure the ill ones in Plaisance. Then the italians thinking he was a spy put him in jail for 5 years and he died there in august 16th 1379 without revealing who he was. 

He now is the saint for animals, surgeons, chemists...

F de Martino

La lagune de Thau, depuis longtemps une richesse

 A l’occasion d’Ora maritima, avec des journées pour mettre en valeur la place qu’occupent les activités traditionnelles de pêche et de conchyliculture au cœur des territoires, de nombreuses structures du territoire vous ouvraient leurs portes et proposaient des animations sur le thème de la pêche et des cultures marines. L’occasion de découvrir de façon ludique la richesse des métiers, des produits, des techniques de ces secteurs d’activité.

Entre Bouzigues et Loupian il était simple de comprendre que depuis l'antiquité, la lagune de Thau qui était alors assez différente que celle de nos jours était déjà une richesse pour ceux qui y résidaient et ceux qui faisaient du commerce, principalement les Romains qui devaient approvisionner des cités et surtout Rome avec près d'un million d'habitants à cette époque.oriDSC_0025 (8)

Avec l'ouverture sur la Méditerranée à partir d'Agde pour les gros tonnages, avec une voie Domitienne toute proche, pas de soucis. Le commerce déclinera avec le départ des Romains, avec le déclin de l'organisation en place, l'arrivée d'une période trouble et incertaine, avec des épidémies nombreuses se propageant alors. Mais jusqu'au 4ème/5ème siècle la côte nord de la lagune de Thau connaissait une époque de gloire.

Commerce de toutes sortes dans les amphores chargées sur des bateaux. Du sel, du vin, de l'huile, des poissons et déjà une grosse activité commerciale.

Le transport se faisait avec des bateaux. Plus de traces de ceux-ci mais d'autres embarcations sont des témoignages de cette époque florissante.

oriDSC_0014 (11)

A Bouzigues ce samedi, il était possible de découvrir les "Voiles Latines". La voile latine est une voile triangulaire caractéristique des rivages de Méditerranée. Le nom provient de l'ancienne expression italienne "vela latina" dans laquelle l'adjectif latino a été utilisé probablement avec l'ancien sens de "facile", "simple", "aisé", commun à l'époque médiévale. La voile latine a été utilisée sur tous types d'embarcations, depuis les modestes pointus jusqu'aux plus lourds dromons byzantins. Son gréement est ici composé d'une vergue appelée antenne. L'antenne, longue et mince, qui croise le mât en oblique est composée généralement de deux parties qui sont liées entre elles par des roustures. Ces deux pièces sont nommées la penne et le quart encore nommé car, carneau, carnau; ce dernier constitue la partie inférieure, il est plus rigide que la penne. L'antenne descend jusqu'à l'avant du bateau, où elle est fixée (point d'amure). Les bandes de ris sont hautes et parallèles à l'antenne. Il n'y a pas de bôme. Le principal avantage de la voile latine par comparaison avec des voiles carrées ou à bôme est de pouvoir, en actionnant le quart, fonctionner en trois dimension et en particulier se mettre par vent arrière perpendiculaire à la marche du navire.

La voile latine est le gréement traditionnel du pourtour méditerranéen, il arme la barquette marseillaise, la barque catalane, la bette, le caïque, le chébec, le boutre, la felouque, la gourse, le mourre de pouar, le pointu et la tartane. C'est aussi le premier gréement des caravelles qui sont parties faire les grandes découvertes maritimes. La taille de l'antenne étant limitée par le poids des bois utilisés, ce seront les voiles carrées qui armeront les bateaux plus grands et qui rendront la navigation plus sûre.

Bien que la forme des carènes des navires utilisateurs de la voile latine n'ait été guère favorable à la navigation au près, l'efficacité de la voile latine pour remonter le vent au près n'a pas été égalée avant l'invention de la voile bermudienne ou gréement Marconi. La voile latine peut-être dérivée de la voile triangulaire austronésienne, et a pu arriver dans l'océan Indien avec les Austronésiens qui ont peuplé Madagascar. De là, elle aurait été introduite via la route byzantine de l'encens, des épices et des pierres précieuses en Égypte et en Méditerranée, sans doute vers 200 de notre ère.

Un témoignage d'un riche patrimoine, tout comme l'exposition des Zostères toute proche, au Musée de l'étang de Thau à Bouzigues.oriDSC_0018 (11)

Il fauut savoir que Comme celui formé par la posidonie, l’herbier de zostère est une véritable prairie sous-marine composée de plantes à fleurs. Vulnérables, elles nécessitent une eau claire de bonne qualité pour se développer. Ces plantes produisant de grandes quantités d’oxygène et de nourriture jouent un rôle d’abri et de nurseries (notamment pour l’emblématique hippocampe). Dans la lagune de Thau, il existe deux espèces de zostère, la zostère marine et la zostère naine, qui constituent l’un des plus vastes herbiers de zostère des côtes languedociennes classé en site Natura 2000. Ayant régressé de manière notable à partir des années 70, ces herbiers recouvrent environ un tiers de la surface de la lagune, soit 2400 hectares, et il semblerait qu’ils regagnent du terrain. 

Une autre richesse que la lagune de Thau met à la disposition du monde animal qui y réside et qui s'y développe.

oriDSC_0028 (7)

Et ce samedi matin, au Musée Loupian, l'on ne parlait pas Zostères mais l'on apprenait que dès l'époque romaine, les coquillages étaient bien présents dans la Lagune de Thau. Lors de fouilles, certaines coquilles ouvertes ont été trouvées et analysées pour être datées.

D'après des spécialistes, comme dans la baie de Naples, à cette époque, il y aurait eu un début d'élevage avec un système en suspension car les romains appréciaient les huîtres délaissant les autres coquillages. Pas question de les transporter vers l'Italie mais il y avait un procédé de conservation en les ouvrant, en mettant du sel, en mettant une couche d'algues et en les refermant. Certaines coquilles de l'époque ont même été trouvées à Millau. Pas question toutefois de les conserver longtemps

Autre activité au nord de la lagune, la pêche avec de gros filets, surtout à partir de la côte avec des découvertes du 4ème siècle après JC, avec la pêche grâce à des hameçons en bronze. La découverte de traces de cabanes de pêcheur semble prouver que la pêche connaissait alors un essor, le commerce faisant le reste..

La lagune de Thau est depuis très longtemps une pépite qui par sa richesse a permis aux populations de vivre, manger , travailler et commercialiser leurs produits, qu'ils proviennent de la terre ou de l'eau. Une richesse qui semble prouver que  les activités traditionnelles de pêche et de conchyliculture au cœur de notre territoire si elles ont de l'avenir, ont aussi un passé qui au fil des siècles et au fil de l'eau a permis leur évolution.

"Commerçants et artisans , Montbazin - 1950 / 1970".

A l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, les premières auxquelles le CRPM participe activement, cette association a souhaité privilégier le patrimoine humain avec une exposition et un circuit de visite du village sur le thème des « artisans et commerçants des années 1950-1970 », pour permettre la rencontre entre anciens et nouveaux Montbazinois, que les anciens se donnent à connaître, que les nouveaux soient conscients de ce passé, partager pour valoriser le village.

Ce thème concerne tout le monde, tous les jours ; Il représente aussi quelques employés, des apprentis en formation, de l’emploi féminin… patrimDSC_0026 (26)

La plupart de ces 50 commerces existaient avant 1950 et certains ont continué d’exister après 70… Les ateliers et magasins de vente sont aussi de lieux de rencontre, de discussion, de « lien social » La période : 1950/70 - l’intervalle d’une génération, il y a une génération, avec encore des témoin, pour profiter de cette mémoire collective. Entre l’après-guerre et l’arrivée des grandes surfaces : évolution de la population sur ces 2 décennies de 1031 à 1109 habitants.

Beaucoup moins de voitures ; des chevaux dans l’agriculture, qui côtoient les premiers tracteurs le train en gare de Montbazin, qui a fonctionné jusqu’à 1968 (après 99 ans de service) deux écoles, une cave coopérative… pas de médecin, ni de pharmacie dans le village, peu de téléphones, peu de télés (en noir et blanc), pas d’informatique… On compte en ancien franc

. Mais une MJC dès 1947, une fanfare, des cavalcades... C’était mieux avant ?

patrimDSC_0038 (22)

Non, c’était ni mieux ni moins bien, c’était différent, avec des jours difficiles et des jours heureux. Pas de nostalgie, ni de passéisme dans l’approche du CRPM ; un regard, emplie de tendresse et de modestie mais le plus précis possible sur un aspect important de la vie de Montbazin, sur son patrimoine, sa richesse humaine.

Deux jours d’exposition d’objets anciens, de nombreux outils des artisans et commerçants, dans la chapelle Saint Pierre, mais cette exposition est aussi itinérante dans le village, avec des panneaux « in situ » pour visualiser la diversité de cette activité, avec des flash-code sur les panneaux, pour permettre aux plus jeunes de participer, avec leurs moyens de communication, une façon de conjuguer patrimoine et modernité;

Tous ces éléments sont valorisés sur le site du CRPM : http://www.memoiredemontbazin.fr/ avec la participation des Montbazinois

Une nacelle faite à Bouzigues

 nace

Un projet patrimonial qui a débuté en 2015 et qui ce samedi matin à vu sa réalisation en présence des maires de Bouzigues, Mèze, Poussan et Loupian ainsi que du Président de la communauté d'agglomération, François Commeinhes, du père Yvon, et Christian Dorques Président de l'association des Voiles latines. nace20170916_104103_resized

Une centaine de personnes a assisté à la bénédiction et la mise à l'eau de la nacelle "Joseph Buonomo" entièrement fabriquée à Bouzigues.

Sur la plage de la Pyramide, les enfants de Joseph Buonomo ont respecté la tradition de la bouteille de champagne.

André a appris le métier avec son père et c'est lui qui a été le grand architecte de cette construction tandis que sa soeur en est la marraine.

Cette aventure de passionnés a été filmée tout au long de la conception, de la coupe de bois dans le Massif de la Gardiole à la bénédiction de ce jour, samedi 16 septtemrbe, cinq heures de vue qui donneront un documentaire de 50 minutes dans les prochains mois.

La nacelle est maintenant visible auprès de Voiles latines à côté du musée de l'étang de Thau au port vieux. Elle complète la belle collection déjà présente.nace20170916_110355_resized

Pour en savoir plus : http://thau-infos.fr/index.php/commune/bouzigues/27410-la-nacelle-du-gabarit-a-la-barque-de-toutes-les-peches

Journées du Patrimoine ; JAM et Musée Villa Loupian

La Villa Loupian, le musée de l'étang de Thau et le jardin antique méditerranéen vous accueillent pour les Journées du patrimoine.

La 34ème édition des Journées européennes du patrimoine se tiendra les 16 et 17 septembre 2017. Cette édition sera résolument tournée vers le jeune public et sa sensibilisation au patrimoine, à l’histoire de la Nation et à l’histoire de l’art, ou encore aux métiers du patrimoine.

Comprendre et connaître le patrimoine dans son contexte historique et social, c’est mieux appréhender la société dans laquelle nous vivons. C’est discerner les valeurs sur lesquelles elle se construit pour les comprendre, pour les questionner, pour mieux se les approprier.

Pour la première fois, les établissements patrimoniaux de Sète agglopôle méditerranée, Musées et jardin antique méditerranéen, se sont unis pour proposer un programme commun d’animations, de rencontres et de visites, à l’occasion des journées européennes du patrimoine.

Bien entendu, durant tout ce weekend, l’accès est libre et gratuit pour tous.

 

Journées du Patrimoine ; JAM et Musée Villa Loupian

cabCapture

La nacelle : du gabarit à la barque de toutes les pêches.

Ou le savoir-faire de construction d’une nacelle de l’étang de Thau et sa transmission.

« En 2012, l’association Voile latine de l’étang de Thau sollicite la DRAC et le service du patrimoine du Conseil général de l’Hérault pour une aide financière, en vue restaurer le  Gracchus Babeuf, nacelle de l’étang de Thau inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, dont elle est propriétaire. Le Gracchus Babeuf, ancienne barque de pêche de 21 pans, a été construit en 1958 par Joseph Buonomo, charpentier de marine installé à Mèze, pour un mareyeur et pêcheur du quartier de la Pointe courte à Sète, M. Sauvaire. Il fut ensuite vendu à Joseph Fernandez, pêcheur à Mèze, qui le céda à M. Ruiz, pêcheur amateur, auprès duquel l’association Voile latine l'a acquis. Remis en état, confié pour son entretien à un membre de l’association, il participe régulièrement à des manifestations festives. Lorsqu’il ne navigue pas le Gracchus Babeuf est amarré au petit port de pêche de Bouzigues, devant le Musée de l’étang de Thau, en compagnie d’autres bateaux de pêche de l’association : barques catalanes, nacelles… C’est dans les locaux ce même chantier Buonomo, aujourd’hui désaffecté, sous la direction d’André Buonomo, fils de Joseph et lui-même charpentier de marine retraité, que le Gracchus Babeuf a été restauré, avec l’aide de membres de l’association Voile latine de l’étang de Thau. Il a été remis à l’eau le 12 avril 2014, dans le port de pêche de Mèze, avant de rejoindre son attache à Bouzigues. Ce beau chantier de restauration n’est pour autant qu’une étape dans un processus. Il résulte d’un mouvement plus général de réappropriation de ce patrimoine navigant par l'association ».

Cette restauration fut une première approche de ce qui pouvait être entrepris pour la sauvegarde du patrimoine maritime et d’une réflexion ultérieure naquit le projet de réaliser intégralement une nacelle de type 21 pans (1 pan équivaut à 25 cm). Celle-ci est actuellement en fin de construction à Bouzigues. Le but est double et consiste à construire cette nacelle mais aussi à réaliser un film témoignage sur cette opération, une mémoire.
Les deux actions vont se concrétiser prochainement car la nacelle va être baptisée le 16 septembre à 11h00 lors des Journées Européennes du Patrimoine sur le port de Bouzigues et elle rejoindra ensuite ses « consoeurs » amarrées le long du ponton des barques traditionnelles. Elle sera alors devenue la propriété du musée de l’Etang de Thau et à ce titre intégrée à l’inventaire des collections. Sa gestion et son entretien seront confiés, par convention, à l’association « Voile Latine de l’étang de Thau ».

Un « détail » qui a son importance, cette nacelle sera baptisée « Joseph Buonomo » le père d’André Buonomo, lui aussi ancien charpentier de marine (de Mèze). André a maitrisé toutes les étapes de la construction de cette nacelle.

Nous ne pouvons que vous inciter à venir assister au baptême de la nacelle.

Christian Dorques / Jean-Marc Roger.
(Documentation en provenance de l’Association Voile Latine de l’étang de Thau – Bouzigues).

Les journées Européennes du Patrimoine

CaptureEvénement incontournable de la rentrée, les Journées Européennes du Patrimoine sont l'occasion de découvrir ou de redécouvrir notre patrimoine culturel, architectural et historique de Sète, mais aussi de Loupian, de Bouzigues, de Balaruc et de Frontignan. Elles se dérouleront les samedi 16 et dimanche 17 septembre.

34ème édition : Depuis 1984, les Journées européennes du patrimoine permettent de fédérer des initiatives locales, aussi bien publiques que privées et de faire découvrir ou redécouvrir autrement notre patrimoine culturel, architectural ou encore artistique.

Cette 34ème édition placée sous le thème "Jeunesse et Patrimoine » sera l'occasion de proposer une programmation en direction des plus jeunes

Une programmation diverse et singulière qui séduira cette année encore le plus grand nombre de visiteurs.

Vous pouvez télécharger le programme sétois des Journées européennes du patrimoine ici. .

Et pour pour en savoir plus : http://www.tourisme-sete.com/journees-patrimoine-sete.html

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon