PATRIMOINE

TONTE des MOUTONS

TONDRE LES MOUTONS au mois d’avril

Selon la race, le pays et la région d’élevage, la période de tonte peut varier.
Afin que les moutons fraîchement tondus n’aient ni trop froid, ni trop chaud, elle se fait après les risques de gelées majeures et avant les risques de fort soleil.

Pourquoi tondre les moutons ?

La laine des moutons est une fibre qui pousse en continu. Elle protège donc le mouton contre les agressions de l’hiver mais devient gênante et encombrante pour l’animal quand viennent les beaux jours.

Epaisse, sale, la laine est pleine de débris de paille, de foin, de grains et de parasites. Elle est humide et peut même  moisir. Il est donc indispensable de tondre une fois par an.

Les bêtes sont plus propres, plus légères après la tonte. Elle est bénéfique pour le dynamisme des animaux. Elle augmente la vigueur des béliers ; les brebis produisent plus de lait et les agneaux peuvent téter plus facilement et mieux.

On peut considérer la tonte comme un acte sanitaire qui évite l’apparition de parasites externes (tiques, myiase, gales, mélophages). Tondre l’arrière train des moutons (écussonnage) soulage l’animal des parties crottées.

Des moutons tondus sont plus faciles à diagnostiquer. Les manipulations sont également facilitées (tri, prises de sang, vaccinations, taille des onglons …). La tonte permet également d’assainir l’atmosphère de la bergerie car la laine maintient un niveau d’humidité importante.

La tonte fait-elle mal aux bêtes ?

Cette activité se doit d’être exercée par de vrais professionnels. Contrairement aux idées reçues, la tonte n’est pas douloureuse. La méthode pratiquée par les bons professionnels permet à l’animal de se laisser aller. Le mouton n’est pas entravé et est donc libre de ses mouvements. Le tondeur n’utilise pas la force pour contenir l’animal. On constate alors que le mouton reste tranquille.

Les moutons doivent être tondus à jeun. Cela évite que la panse ne comprime les poumons et rende la position du mouton inconfortable. Seuls les agneaux ont tendance à bouger un peu plus que leurs parents pendant la tonte. Les tondeurs expérimentés pratiquent une tonte plus fluide et ininterrompue qui berce et calme les agneaux.

Un bon tondeur ne coupe pas la peau. Le risque de coupure n’est pas complètement exclu. Certaines petites excroissances de la peau peuvent être la cause de petites écorchures qui restent sans gravité et que tous les tondeurs savent désinfecter et soigner.

Un bon tondeur doit aller vite. Les tondeurs les plus rapides sont, souvent, ceux qui effectuent la tonte la plus propre, sans couper l’animal et sans déprécier la laine.

Bon à savoir

- 3 minutes : c’est le temps qu’il faut à un bon professionnel pour tondre un mouton. La toison coupée se tient d’une seule pièce.

- 130 à 150 : c’est le nombre de moutons en moyenne tondus par un professionnel. Pour les plus forts, cela peut aller jusqu’à 300 moutons !

- 2 à 5 : c’est le nombre de Kg de laine en moyenne que produit un mouton selon la race. V Campion

Table ronde Patrimoine Maritime

Ce mardi 16 avril, à la Maison des Gens de la Mer , organisé par Escaleà Sète, se déroulait un après-midi consacré au Bassin de Thau et à la Mémoire avec dès 14 h 30« Un projet d’inventaire du patrimoine culturel immatériel du Bassin de Thau en vue de son inscription à l’UNESCO », une table ronde animée par Yvon Hamon (Direction Régionale des Affaires Culturelles -Conseiller pour l'ethnologie et le patrimoine immatériel...

  De nombreux intervenants allaient aborder plusieurs sujets :

Le Bassin de Thau : pourquoi et comment?

•Un territoire singulier (François Commeinhes, Maire de Sète –Président de Sète Agglopole Méditerranée, André Lubrano -Conseiller Régional de la Région Occitanie / Délégué à la pêche et à l’Aquaculture)

•Un patrimoine immatériel spécifique, vivant et multiple (Catherine Lopez Dreau –Escale à Sète, Aurélie Albrecht –Universitaires)

•Une sauvegarde nécessaire (Yvon Hamon -DRAC, Jean-Michel Lhubac –collecteur, musical)"

Après une introduction en chanson par Vincent Stento qui revenait sur les joutes, les baraquettes de Sète et la richesse patrimoniale de l'Ile Singulière dans sa diversité, le 1er sujet était lancé .

L'objectif d'Escale à Sète est d'être un porteur de projets avec l'aide de la DRAC et de l'UNESCO, pour travailler sur le patrimoine matériel et immatériel du territoire qui exceptionnel.

Des joutes aux cultures locales en passant pair le patrimoine maritime, les rituels, le domaine culinaire, les savoir-faire liés à la pêche, le vocabulaire, les musiques et les chansons, les environnements, physique, aquatique, géologique... l'on peut imaginer que le travail sera long mais bien instructif.

QUELQUES NOMS DE LIEUX DU BASSIN DE THAU en lien avec la langue occitane

 

Par Josiane UBAUD – Lexicographe et ethnobotaniste en domaine occitan

 

Nos noms de lieux (toponymes) conservent les traces les plus anciennes de toutes les langues (pré-indoeuropéen, gaulois, grec, latin, etc.). Ces noms digérés et façonnés par l’occitan, comme on en voit l’évolution au fil des siècles dans les archives, cartulaires et compoix, ont été ensuite transcrits en français à partir du 17e siècle de façon souvent approximative quant à l’orthographe, voire catastrophique, les rendant opaques et sans lien avec leur langue d’origine, l’occitan.

Rappelons en effet l’évidence : les noms occitans des villages qui s’affichent parfois en plus du nom français… existaient avant le français. Ils ne sont donc point des « traductions du français » puisque c’est exactement tout le contraire. À ce sujet, on se rappellera la rocambolesque affaire des panneaux bilingues de Villeneuve-les-Maguelonne/Vilanòva de Magalona, où la municipalité avait été attaquée par un individu tous crocs dehors et d’une grande ignorance, accusant d’avoir inventé le nom occitan (pourtant présent dans les archives depuis le 12e siècle, encore faut-il s’instruire dans les livres adéquats).

Affichage qui, de plus, serait… accidentogène pour les automobilistes, à cause d’un deuxième panneau qui perturbe gravement leurs yeux. Cela ne fait pas rire hélas… Il a été débouté mais en deuxième instance seulement, le premier jugement lui ayant donné raison. Les juges ne sont pourtant point linguistes. Surréaliste et très français, quant au rapport aux langues régionales que dénote l’incident.

"Les explications les plus fantaisistes circulent aussi concernant le sens de ces noms (Loupian… parce qu’il y avait des loups…), véhiculées par des personnes croyant savoir, se faisant passer à peu de frais pour l’érudit local, mais s’abstenant de consulter le moindre ouvrage de spécialistes. Or l’étymologie est une science, pas une intime conviction ou un jeu d’improvisation « à l’oreille ». Mais la réponse est parfois bien difficile à trouver, les toponymistes ne sont pas toujours d’accord entre eux, et les affirmations sur tel ou tel nom ont pu évoluer au fil du temps, grâce à de nouvelles recherches sur les langues anciennes."

Nous allons donc donner quelques grandes lignes d’explications pour quelques toponymes du bassin de Thau, du moins ceux qui sont clairs. Non tant pour faire une leçon d’étymologie que pour surtout remettre en évidence la langue occitane sous-jacente, pour les habitants d’origine ou d’adoption. Ils ne liront plus ces noms sans aucun retour de sens…

Ce qui frappe bien sûr en premier, c’est la grande abondance de noms en –an et en –ac (comme ailleurs en Languedoc et en Provence).

Ce sont des noms de domaines gallo-romains attribués en récompense à de valeureux soldats. Le nom exprime donc « le domaine de … », avec trois suffixes latins possibles :

  • nom de la personne + -anum qui donne tous les toponymes en –an,

  • nom de la personne + -acum qui donne tous les toponymes en –ac,

  • nom de la personne + -anicis qui donne tous les toponymes en –argue, formation absente ici mais très présente à l’est de Montpellier (Vendargues, Lansargues, Aimargues, etc., affublés en français d’un s final non étymologique).

Ces formations expliquent que l’on retrouve les mêmes toponymes en des régions diverses (Gignac par exemple) car formés sur le même prénom. Ou encore le même prénom mais suffixé différemment qui donnent des toponymes proches (Veyrac et Veyran).

 LES NOMS EN –ANzoug55Capture

Ils sont donc issus de la suffixacion en –anum qui se réduit ensuite à –an.

Marseillan = Marcellus + -ianum. En occitan Marselhan (prononcé Massilhan).

Loupian = Loppius + -anum. En occitan Lopian. Par sa sonorité, la ville a naturellement choisi le loup comme animal totémique.

 Poussan = Porcius + -anum. La bonne transcription en français est Pourçan, ou au moins Pouçan, de l’occitan Porçan, le r n’étant pas prononcé en languedocien et assimilé au ç qui suit. Mais il n’y a point de s dans l’étymon qui puisse justifier leur présence en français.

Gigean = Gijius + -anum. La bonne transcription est Gijan.

Frontignan = Frontinus + -ianum. En occitan Frontinhan.

Bessan = Bettius + -anum. La bonne transcription en français est Beçan, comme en occitan, les deux s étant anti-étymologiques comme dans Poussan.

Nézignan = Nasinius + -anum. En occitan Nasinhan, qui est passé à Nesinhan. Le z de la transcription en français est une pure fantaisie anti-étymologique, fantaisie qui affuble bien d’autres toponymes (par exemple Barry au lieu de Barri, le rempart ; Pézenas au lieu de Pésenas qui serait encore mieux en Pésénas).

 LES NOMS EN –AC

Ils sont donc issus de la suffixacion en –acum qui se réduit ensuite à –ac.

Montagnac = Montanus + -acum. En occitan Montanhac.

Florensac = Florentius + -acum. En occitan Florençac (encore un s anti-étymologique).

Veyrac = Varius + -acum. En occitanVairac. Encore la lettre y totalement fantaisiste dans la transcription française… Et donc Villeveyrac, de l’occitan Vilavairac. Ce village porte aussi le nom de Vilamanda en occitan.

 LES NOMS D’AUTRES ORIGINES

Tous les toponymes ne sont pas d’origine latine. Certains sont bien plus anciens, dont la racine est attribuée à une langue antérieure, cataloguée de pré-indo-européen. D’autres peuvent avoir une origine gauloise ou germanique.

Mèze vient du latin mesua qui aurait pour base une racine pré-indo-européenne mis, signifiant peut-être marécage, selon les toponymistes. Sa transcription française est encore fantaisiste et devrait être Mèse (de l’occitan Mèsa ou Mesa ?).

Sète a pour base une racine pré-indo-européenne set, signifiant montagne, Seta en occitan (avec un e fermé). Elle a été un temps affublée du nom de Cette (par attraction avec l’adjectif démonstratif français ?).

Montbazin est formé sur le latin montem (mont) et le nom d’homme germanique Basen. En toute logique le toponyme s’écrit Montbasin (encore un z fantaisiste !).

Agde est évidemment à part, puisque ce fut un comptoir grec. Elle tient son nom du grec Agathé, qui donne Agde en occitan, prononcé [Adde] ou [Ate] et dont l’adjectif dérivé est en occitan agatenc ou dagdenc(prononcé [daddenc] ou [datenc]).

LES NOMS LIÉS AUX PLANTES

Quelques toponymes et microtoponymes (il faudrait en faire le recensement plus exhaustif sur les cartes anciennes) sont en liaison directe avec la présence d’une plante.

Pinet = petit bois de pins (pinus + -etum). De l’occitan Pinet.

Pomérols = pommeraie, petit verger de pommiers. De l’occitan Pomairòl.

Tamarissière = lieu où abonde le tamaris. De l’occitan Tamarissièira. À noter que l’arbrisseau est féminin en occitan (la tamarissa). Il prend ici le suffixe –aria qui désigne en latin le collectif « forêt de…, étendue de… » (cf. Eusièira, Rovièira, transcrits en français en Eusière, Rouvière, etc.)

Les Mougères (à Marseillan) : lieu où abonde les cistes (moge en occitan). De l’occitan Las Mogièiras. Ce nom a pu être déformé en certains endroits et donné par transcription en français… Les Mouches, Les Mouchères ! Non, point d’insectes, mais seulement cet arbuste de garrigue aux belles fleurs fragiles, qui a donné aussi le Château de la Mogère, à Montpellier.

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QUELQUES AUTRES NOMS OCCITANS

Bouzigues est formé sur l’occitan Bosigas, terres défrichées, du gaulois bodica.

Issanka, bien folklorisé lui aussi, vient de l’occitan eissancat, issancat, qui signifie humide, trempé.

La Gardie, La Gardiole, ici comme aileurs, désignent toujours des hauteurs d’où l’on peut observer et donc surveiller. Ils sont formés sur l’occitan Gàrdia, et son diminutif Gardiòla, à partir d’un étymon germanique.

La Peyrade, La Rouquette, Le Clap (Bouzigues), Les Clachs (Poussan) font tous référence à la pierre. Ces noms sont issus de l’occitan Peirada (la jetée, du latin petram, pierre), La Roqueta (petite roche, de l’occitan ròca, d’origine pré-indo-européenne ?), Lo Clap, au pluriel Los Claps (amas de rocher, formé sur la racine pré-indo-européenne clapp, pierre). La phonologie particulière du languedocien concernant le pluriel de Claps a mené à entendre [Clachs].

Valmagne est issu de l’occitan Valmanha, signifiant grande vallée

Grenatière vient de l’occitan Granatièra, un grenier.

Les Ounglous est une déformation de l’occitan Los Anglons (petits terrains en angles), sans rapport avec les ongles ! Le n final d’Anglon ne se prononce pas en languedocien.

Vic, toponyme fréquent, vient du latin vicum, signifiant village (d’où chemin vicinal).

 

Comme partout, les toponymes disent l’histoire, les travaux des hommes, l’emplacement des villages, la qualité des sols, la présence dominante de tel ou tel végétal. Une leçon complète de civilisation indissociable d’une langue… Comme tels, ils doivent être respectés dans leur transcription, et non folklorisés selon des démarches qui doivent très peu à la science linguistique…

Pomerols : Le patrimoine Pomérolais mis en lumière

L’association Marseillan Patrimoine Environnement était en visite à Pomérols mardi 9 avril à l’invitation de l’historienne Catherine Ramouillet, suite à la conférence donnée cet automne à Marseillan, au sujet du gros travail de recherche effectué dans les archives pour son livre "Pomérols entre sel et terre".

Au programme de cet après-midi dédié au patrimoine Pomérolais : visite guidée des trois places du village, théâtralisée par des enregistrements sonores avec quelques croustillantes anecdotes des temps anciens, reconstituées sous forme de dialogues par les archives, au son des cloches ou du bruit du canon.

Une pause fut faite dans une annexe de l’hôtel de ville où le maire, Laurent Durban, a très amicalement reçu les 22 membres de l'association, venus admirer quelques belles pièces d'archives, dont l'un des quatre compoix de Pomérols. La visite de l'église fut l'occasion d'admirer le début du travail de restauration de l'orgue baroque puis, exceptionnellement, fut présentée la fresque de la chapelle des pénitents.

Au moment de se quitter, l'idée faisait son chemin, dans l'enthousiasme général des participants, que cette manifestation soit reproduite pour des journées du patrimoine avec, pourquoi pas, le son du canon !

                                                                                                                                                                       Claude Stekelorom

A la découverte du patrimoine maritime

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L'association Voile Latine de Sète et du Bassin de Thau a accueilli récemment au chantier de la Plagette un groupe d'enfants du Centre de loisirs du Château Vert venus à la découverte du patrimoine maritime.molinaCapture

Pour une première approche, rien de mieux qu'un chantier naval traditionnel encore en activité ! Il s'agissait essentiellement pour ces bambins de cinq ou six ans de s'imprégner de l'atmosphère particulière des lieux.

Plonger les mains dans un bac de sciure fraîche, ramasser une poignée de copeaux, toucher les pièces de bois brut et les cordages de chanvre, humer les senteurs de goudron qui planent dans l'atelier... Autant de sensations qui les ont transportés hors de leur environnement habituel et qui laisseront certainement des souvenirs.

Posée au sec, tout près de l'eau, une nacelle jaune, barque traditionnelle de l'étang de Thau, attendait qu' une quinzaine de pirates en herbe la prenne à l'abordage, ravis de pouvoir monter à bord!.

En fin de visite du chantier, les enfants ont fait de beaux dessins de tout cela et ont quitté les lieux en emportant une poignée de copeaux et une belle carte postale de barques latines sous voiles...

par Jacques Molinari

Patrimoine : l’Abbaye a de nouveaux amis

Le patrimoine à Sète agglopôle méditerranée, c’est un réseau de musées et jardin, un théâtre classé à Sète… ou encore le site de la pointe des Onglous à Marseillan, classé à l’UNESCO et pour lequel sera bientôt réalisée une étude de valorisation. Mais également désormais, l’abbaye Saint Félix de Montceau à Gigean, à travers la convention signée ce mardi 9 avril avec l’association de bénévoles gardiens du lieu, représentée par son Président, Luc Routier.abbyCapture

Le tout nouveau Ambassadeur de l’agglopôle a consacré plus de 40 ans de sa vie à la sauvegarde de ce lieu enchanteur avec une énergie rare, tant dans l’action (reconstruction de murs fragilisés, création d’un jardin médiéval, organisation d’évènements) que dans la recherche (organisation de fouilles, recherches sur l’histoire du lieu, publication d’un livre).

Sète agglopôle va désormais pouvoir, aux côtés de l’association, œuvrer pour la rénovation de ce superbe édifice surplombant majestueusement le territoire. Un cabinet spécialisé en architecture monumentale et en archéologie du bâti médiéval vient d’être mandaté pour mieux orienter les actions à mener pour sa restauration et sa conservation.

3 belles visites d'Agde

 

   

La Grande et les Petites Histoires du Cap d'Agde et du Grau d'Agde vous tentent ????

Alors n'hésitez pas, le jeudi rejoignez Arnaud Sanguy, guide conférencier à la Mission Patrimoine Littoral de l'Office de tourisme Cap d'Agde Méditerranée vous les contera avec plaisir ;-)

Quant au vendredi vous croyez tout connaitre sur Agde ? pas si sûr ! Venez tester vos connaissances le vendredi matin

Visite de l'Assumption Collège

 

Le groupe et les accompagnants

Des élèves de l’Assumption Collège qui se trouve à Worcester dans le Massachusetts aux Etats Unis, sont venus en France et plus particulièrement dans l’Hérault et le Gard marcher sur les pas du R.P d’Alzon avec leur professeur M. Eric Drouart.

Lieu incontournable des pèlerinages, ils ont fait une halte au château de Lavagnac où ils sont arrivés vers 15 heures en provenance du Vigan.

Mais quelle prouesse pour faire visiter ces lieux en ruine et régulièrement vandalisés en toute impunité.

La cour d’honneur avec la façade du Midi éclairée par un soleil magnifique faisait oublier pour un instant ce qu’il se passe à l’intérieur.

 

Le porche reliant les deux cours

Ensuite ils se sont rendus dans la petite cour où a été retracée la vie d’Emmanuel d’Alzon et de sa famille en cette demeure. Ne pouvant entrer dans le vestibule, il a fallu contourner l’édifice pour se rendre sur la petite terrasse et apercevoir le grand salon et le salon bleu où Emmanuel était en famille en cette soirée du 13 mars 1832.

Il est parti sans rien dire selon la volonté de sa mère, seule personne dans la confidence, le cocher qui va l’amener à la diligence à Montagnac afin de rejoindre Montpellier où il fera son entrée au séminaire.

La chambre occupée durant toute sa vie est inaccessible à cause de l’état de la toiture. Le groupe s’est ensuite dirigé vers la chapelle dont on observe l’intérieur par un trou dans la porte.

On ne peut plus entrer, une partie du toit s’est effondré. Il en est ainsi de l’ensemble du domaine dont la quasi-totalité des toitures ont disparues, la bergerie plus ancienne que le château se trouve dans un état lamentable.

La réaction de ces jeunes était unanime, quel gâchis !

Oui, mais quelle honte pour nous français de montrer un patrimoine dans cet état.

Mais que dire des bonimenteurs qui faisaient croire que ce projet allait sauver ce patrimoine transmis par les familles d’Alzon, de Puységur et d’Aulan, aujourd’hui détruit et son histoire bafouée à jamais.

Gilbert Bécaud a écrit : les mauvais coups, la lâcheté quelle importance, ce qui détruit le monde c’est l’indifférence.

 

Devant la chapelle

Ces lieux sont en ruines, mais personne ne veut ni le voir, ni le savoir, l’indifférence ! Mais un jour viendra où il faudra rendre des comptes à tous ceux qui ont été abusés et c’est pour bientôt.

Bernard Bals

Visites guidées gratuites en Agde

Les beaux jours arrivent et les visites de la Mission Patrimoine de l'office de tourisme Cap d'Agde Méditerranée reprennent cette semaine ! 

Suivez le guide !
 
Tout au long de la semaine découvrez le programme !
 
Alors le Mardi à 11h, Arnaud Sanguy, le guide conférencier de la ville d'Agde, vous propose de venir visiter la glacière souterraine construite au XVIIème siècle pour y stocker la glace récoltée en hiver et d'en découvrir toutes les anecdotes.

> départ place de la glacière

> gratuit
renseignements au 06 45 82 46 14

Admirez les plafonds peints

Du 1er au 6 avril, une semaine exceptionnelle

Autour des plafonds peints du Moyen Age au XVIIème siècle

Rencontres, visites, conférences, ateliers

 

Du 19 mars au 15 mai

Exposition

Plafonds peints médiévaux de l’arc méditerranéen

Exposition trilingue espagnol, français, italien

Salle de la cheminée, hôtel de Peyrat

Bureau d’information touristique, place des Etats du Languedoc, Pézenas

Renseignements: Tél. : 04 67 98 52 69

L’âne totémique de Bessan se met en jambe avant la fête locale d’août

  

Le totem bessanais, l’incontournable âne, était récemment invité à des fiançailles. Habillé de ses fleurs multicolores habituelles, il a pris la direction de Saint-Christol, près de Lunel, afin de participer aux noces annoncées de la Baragogne de Saint-Christol avec le Tamarou de Vendargues, autour d’un grand défilé carnavalesque et de l’intronisation totémique de l’asperge de Saint-Christoly-de-Blaye.

Dans ce contexte, l’âne de Bessan, ses danseurs, ses musiciens et les responsables de l’association des « Amis de l’âne », n’ont pas été dépaysés et le quadrupède bessanais a fait honneur à leurs hôtes en évoluant de belle manière autour de Dorian, Yoann, Thibaud, Thomas, Brice, Franck, Damien, Robert… Une agréable façon de se mettre en jambe avant la fête locale qui débutera cette année, le jour exact de la Saint-Laurent.

Le compte à rebours sera officiellement lancé lors de la prochaine élection des chefs de jeunesse et des demoiselles d’honneur qui se tiendra, en mairie, ce samedi 16 mars 2019, à 18h30, en présence de tous les partenaires habituels : mairie, comité des fêtes, amis de l’âne, jeunesse...

L’édition 2019 de la fête locale de la Saint-Laurent aura lieu du samedi 10 au mercredi 14 août. Prenez-date !

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon