PATRIMOINE

Caux 200 ans d'histoires

 

Nouvelle exposition des Amis du Clocher:

 ''Caux 200 ans d'histoires'' à l'Espace Patrimoine de Caux, 3 place de l'église.
L'inauguration aura lieu Jeudi 20 juin 2019 à 18h et sera suivie d'un vin d'honneur.
L'Espace Patrimoine sera ouvert au public à compter du 25 juin jusqu'au 28 septembre  le mardi, vendredi et samedi de 10h à 12 h.
 

Sète agglopôle méditerranée s’engage avec la Fondation du Patrimoine

 Sète agglopôle s’engage en faveur de la délégation régionale de la Fondation du patrimoine pour la sauvegarde du patrimoine local à vocation touristique. Cette convention a pour objectif de faciliter, de développer, de renforcer et d'organiser la coopération entre les deux structures pour la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine situé sur le territoire de Sète agglopôle méditerranée.

Le bureau communautaire l’a voté, un partenariat a été mis en place entre la délégation Occitanie de la Fondation du patrimoine et Sète agglopôle méditerranée, avec un budget annuel de 10 000 €. Ce partenariat souligne l’engagement communautaire pour la valorisation en faveur de son patrimoine, son attractivité et la reconnaissance du réseau territorial de la Fondation du patrimoine.trimaCapture

La signature officielle de la convention de partenariat a eu lieu ce vendredi  12 juillet 2019 entre Alain Vidal, Vice-président délégué au Patrimoine, Francis Veaute, Vice-Président délégué à l’Environnement et René Brun, Délégué régional de la Fondation du patrimoine.

Il s’agit du premier partenariat dans le département entre la Fondation du patrimoine et une agglomération.

Le principe

La Fondation du Patrimoine propose une mobilisation du mécénat populaire aux collectivités territoriales et aux associations qui envisagent d'accompagner un programme de restauration du patrimoine bâti, mobilier ou naturel.

Une souscription peut-être lancée dès lors que le projet de restauration a été clairement défini et qu'un plan de financement a pu être établi.

Comment ?

- Le porteur de projet signe une convention avec la Fondation du Patrimoine; celle-ci édite un bulletin de souscription, collecte les dons et émet des reçus fiscaux à l'intention de donateurs.

- La Fondation reverse au maître d'ouvrage, à la fin des travaux, sur présentation des factures acquittées, 97% des dons recueillis déductibles au titre de l'impôt sur le revenu et de l'impôt des société et 95% des dons déductibles au titre de l'ISF.

Pour l’agglopôle

Par la création d’un fonds spécifique « Sète agglopôle méditerranée » au sein de la Fondation du Patrimoine, le partenariat apporte une aide au patrimoine public ou privé, qu’il soit protégé ou non par l’Etat, une priorité étant donnée toutefois au patrimoine non protégé.

Ce fonds pourra être abondé sur différents sites ciblés sur le territoire  par des subventions publiques et privées et sera abondé par des dispositifs de mécénat et de crowdfunding apportés par la subvention.

L’aide de l’agglopôle est conditionnée, pour le patrimoine public et associatif, à la mise en place d’une souscription sous l’égide de la Fondation du patrimoine faisant appel au mécénat populaire, et à la délivrance du label de la Fondation du patrimoine pour le patrimoine privé non protégé.

L’aide accordée par projet est plafonnée à 10 000 €. Elle ne pourra dépasser 30% de la dépense éligible pour le patrimoine privé et 40% de la dépense éligible pour le patrimoine public et associatif

Les missions de la Fondation du Patrimoine

La Fondation du Patrimoine, organisme privé indépendant agissant sans but lucratif, a pour mission de sauvegarder et de mettre en valeur la patrimoine local, tout particulièrement le patrimoine bâti non protégé au titre des monuments historiques. Sa sauvegarde, sa mise en valeur et sa participation à la vie de la cité en font un élément majeur de la vie économique et sociale des territoires.

Les dossiers

L’instruction des dossiers se fait conjointement avec l’expertise de la Fondation du patrimoine et  des services de Sète agglopôle méditerranée. Un comité technique se réunissant au moins 3 fois par an examine ensuite les dossiers et formule des propositions de soutiens financiers pour avis, puis pour décision.

Ainsi, par la signature officielle de la convention de partenariat avec la Fondation du Patrimoine,  Sète agglopôle méditerranée son engagement pour la préservation et la restauration du patrimoine architectural non protégé et les édifices inscrits au titre des Monuments Historiques (IMH).

Loto du patrimoine 2019 : 121 monuments retenus

Deux jeux de grattage proposés, dont un à 3 euros

Deux fois moins de monuments ont été sélectionnés par rapport à l'édition 2018 du Loto du patrimoine.

121 monuments sont finalement retenus pour le Loto du patrimoine 2019. En plus des 18 sites emblématiques connus depuis le mois de mars, 103 autres ont été dévoilés mardi 11 juin, annonce la Fondation du patrimoine. Il s'agit notamment de l'église orthodoxe située à Biarritz, dans les Pyrénées-Atlantiques, du Prieuré Saint-Étienne de Lagrange à Durance dans le Lot-et-Garonne, de l'église et couvent des Cordeliers à Vendresse dans les Ardennes, ou encore de la Ruche-bâtiment Fernand Léger dans le 15e arrondissement de Paris.

Tirage spécial le 14 juillet

Ce tirage spécial du loto destiné à financer la restauration de ces monuments aura lieu le 14 juillet. La Française des jeux lancera par ailleurs en septembre deux jeux à gratter, un à 15 euros et un autre au prix plus abordable de 3 euros.

Aller plus loin : l'intégralité des sites sélectionnés

https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/loto-du-patrimoine/

A Montbazin, le Moulin de Juffet a été retenu :

http://thau-infos.fr/index.php/patrimoine/

Portes ouvertes au musée archéologique Paul Soyris

Dans le cadre des journées nationales de l'archéologie et en partenariat avec l'Inrap, le musée archéologique Paul Soyris ouvre ses portes gratuitement aux visiteurs de 15h à 18h le dimanche 16 juin 2019. 

Le musée municipal d’archéologie et son dépôt ont été inaugurés en 1960. Ils ont été créés sur l’initiative de MM. Joseph Michel et Paul Soyris. Ils ont été réalisés par la commune de Murviel-lès-Montpellier avec des participations modestes des institutions d’Etat. Les vitrines présentent du matériel provenant, soit des fouilles réalisées sur la commune depuis 1950, soit de dons ou d’acquisitions.

Animations
Diffusion des films d'animation "Les experts remontent le temps"(© ARTE France, Inrap & Doncvoilà Productions) et "Les experts de l'archéologie" (© Inrap - Arte - Petite Ceinture - 2010).
Livrets-jeux et archéo-cocottes pour les enfants à l'accueil du musée.


De l'oppidum au musée Soyris... la suite sur Montpellier infos

Le Moulin de Juffet participait à la Journée Européenne des Moulins

Le 25 mai, le Moulin de Juffet de Montbazin participait à la Journée Européenne des Moulins.

Ce Moulin situé à Montbazin dans l'Hérault produisait de la farine de blé, avant la deuxième guerre mondiale. Avant de se retirer, les Allemands ont détruit son mécanisme, les ailes et la toiture, ne laissant que la structure principale du bâtiment.

Certains ont tenu à créer une association loi de 1901 ( Forum de Montbazin) dont l'objet est de réhabiliter ce moulin afin qu'il redevienne un moulin à vent produisant comme à l'origine, de la farine de blé. Il devient peu à peu un lieu touristique s'ajoutant au patrimoine historique du village de Montbazin.

Ce projet bénéficie du partenariat de la commune, du Conseil Général,et du Ministère de la Culture.

 L'on peut y découvrir : “Au rez-de-chaussée, le logement du meunier. Pour accéder au 1er, il fallait emprunter une échelle extérieure. Le premier étage constituait la pièce où se pratiquait le blutage et la réception de la farine. Au deuxième  étage était logé l’appareillage sous un toit conique en bois. La construction primitive du XV siècle, qui appartenait à l’évêque de Maguelone, a été plusieurs fois remaniée, ce dont témoignent diverses reprises de maçonnerie.

Ce 25 mai un bon programme pour les participants avec visite du moulin, présentation et débat autour du projet du moulin, des travaux et autres projets en cours puis un apéritif accompagné d’une brasucade et un bon repas pour terminer.

 

Rallye archéologique

La Communauté d'Agglomération Hérault Méditerranée vous propose :

Rallye Archéologique de la Communauté d’Agglomération Hérault Méditerranée

Un nouveau moment de convivialité autour de la 4e édition du rallye archéologique le samedi 15 juin 2019. Le rallye archéologique organisé dans le cadre des Journées Nationales de l 'Archéologie en partenariat avec l'Office de Tourisme Cap d’Agde Méditerranée, le Musée de l'Ephèbe, les communes, les associations du territoire vous permettra de découvrir de nouvelles richesses sur notre territoire en résolvant les énigmes proposées à chaque étape.

Ce rallye est ouvert à tous dans un esprit de loisir et de convivialité. Les enfants peuvent participer sous la responsabilité d'un adulte.

 Le Programme

- 9H30 : Accueil des participants à l’Office de Tourisme de Pézenas, le départ est prévu à 10H00

- 12H30 : Pause déjeuner un repas tiré du sac est à prévoir sur l'aire de pique-nique de Cazouls d’Hérault.

 - 17H00 : Arrivée et remise du livret au Musée Jean Saluste à Portiragnes

- 17H30 : Remise des prix* après vérification des livrets par les organisateurs, autour d'un verre de l'amitié.

 * Les lots à gagner : un livre offert par le Musée de l’Ephèbe, des visites du Musée, des visites VIP sur rendez-vous pour une visite guidée exceptionnelle du centre-ville d’Agde, des visites guidées de Pézenas, des visites théâtralisées de Pézenas. 

Manifestation gratuite, sur réservation auprès de la Mission Patrimoine Littoral – Office de Tourisme Cap d'Agde Méditerranée au 06 45 82 46 14 avant le 13 juin 2019.

Véhicule indispensable.

sur l'étang de Thau

Promenade culturelle en bateau sur l'étang de Thau.

Lorsque le thermomètre n'en finit plus de monter, rien de tel qu'une petite balade sur l'eau pour trouver la fraîcheur.

l'étang de Thau est le plus grand étang du Languedoc (19 km de longueur, 5 km de large). La profondeur moyenne de l’étang est de 4,50 m, mais on trouve des fonds de 10 m et un tiers des fonds est à plus de 5,50 m. La profondeur maximum est de 30 m au lieu de la Bise.
C'est une véritable petite mer intérieure qui abrite une diversité biologique exceptionnelle due à des eaux moyennement profondes, chaudes et au faible mouvement.
Les espèces animales qui vivent dans ce bassin de Thau sont assez nombreuses, ce sont les poissons près de la surface, sur le fond ou en pleine eau : (sardines, maquereaux, rougets barbets, daurades royales, mulets lippus, bars communs, sars, gobies, soles, anguilles européennes) mais également des mollusques, des crustacés.

Réapparue en 2011 dans l'étang de Thau, la Grande nacre (pinna nobilis) de Méditerranée est une espèce protégée en France, et ce depuis le 26 novembre 1992. C’est un coquillage bivalve filtreur. Il n’est pas étonnant qu’on en retrouve dans les canaux, où les eaux sont très riches en algues microscopiques, en phytoplancton et zooplancton".

L’étang de Thau, jardin d’Eden des hippocampes.

Il ressemble à un cheval de jeu d’échecs. C’est l’Hippocampus guttulatus à savoir l’hippocampe moucheté dont l’étang de Thau, d’une richesse écologique exceptionnelle, abrite l’une des plus fortes populations en Europe.
Les hippocampes ne font rien comme tout le monde. mi-cheval, mi-dragon, il nage debout, à la verticale. C'est un poisson à tête de cheval. Avec sa bouche en forme de trompe, il aspire ses proies. Il a un mode de reproduction tout à fait unique dans le monde animal : la femelle pond ses œufs fécondés dans une poche ventrale du mâle, qui les portera jusqu'à leur éclosion. Les petits naissent avec une poche appelée poche vitaline. Les hippocampes forment des couples fidèles durant plusieurs saisons et peut-être même durant toute leur vie !

L'huître de Bouzigues.

La conchyliculture méditerranéenne est née à Sète en 1875. L'absence de marée en Méditerranée a imposé des techniques spécifiques : l'élevage en suspension réalisé grâce à des "tables" constituées de rails soutenant des traverses et des perches croisées.
Il y a 2800 tables qui appartiennent 450 conchyliculteurs. Elles mesures 50 m de long sur 10 m de large. Dans une table on accroche 1200 cordes d'huîtres, ce qui donne, chaque deux ans, une production moyenne de 8 à 10 tonnes par table.

Le naissain (jeunes huîtres à l'état larvaire ou embryonnaire) peut être mis en élevage toute l’année mais les périodes les plus profitables sont le printemps et l’automne. Le phytoplancton (organismes végétaux en suspension dans l'eau dont se nourrissent les huîtres) se développe plus abondamment à ces saisons.

Le collage : Une fois atteint la taille d’environ 2 à 3 cm (à l’âge de 9 mois à 1 an), les jeunes huîtres sont collées 3 par 3 avec un ciment sur un cordage qui sera ensuite immergé.

Les cordes sont suspendues une à une sur des structures appelées « tables », spécifiques au bassin de Thau. Ces structures sont ancrées dans le fond à différentes profondeurs selon leur emplacement dans le bassin.

Avant de les commercialiser, il faut donc les séparer de leur corde. Puis un long travail de nettoyage commence.

Les huîtres une fois séparées de leur corde sont nettoyées une à une et calibrées, c'est-à-dire reparties selon leur taille et leur poids. Le calibrage dépend d’une norme nationale, identique pour toute la profession que ce soit en Atlantique, en Manche ou en Méditerranéenne.

Les moules du bassin de Thau

La mytiliculture a précédé l'ostréiculture. Près de 3000 tonnes de moules de Méditerranée sont produites chaque année dans le bassin de Thau. Il s'agit d'une espèce spéciale, appelée Mytilus Galloprovincialis. Elevée à partir de naissains récoltés en mer, cette "graine" est mise en corde "marseillaise", c'est-à-dire placée dans un double filet de coton et immergée en eaux profondes.

Les coquillages mettent environ 12 mois pour atteindre une taille convenable. Plus grandes et plus charnues que les moules de l'océan, elles ont une belle couleur vive et un goût corsé très iodé.

La malaïgue – la mauvaise eau en occitan – est une conjonction d’absence de vent et de chaleurs caniculaires. Elle se caractérise par une coloration blanche des eaux due à une propagation d’algues.

Le phénomène entraîne une chute du taux d’oxygène dans l’eau qui décime les huîtres. Phénomène survenant à l’issue de l’épuisement de l’oxygène puis de la diffusion de sulfures dans l’eau par des bactéries ; cela provoque la mortalité de nombreux organismes. La dégradation des algues est une des causes de la raréfaction de l’oxygène dans l’eau.

Merci à tout l'équipage pour leur excellent accueil et pour ce partage riche d'enseignements dans la joie et la bonne humeur. V Campion

Le moulin de Bessan, devenu propriété de la ville, va pouvoir envisager un nouvel avenir


 L’objectif n’est pas de le reconstruire ni de dépenser des sommes folles pour son entretien. La volonté municipale, récemment réaffirmée lors d’une rencontre très suivie en mairie, est de sauver le moulin Bladier, le sauvegarder et le faire vivre au XXIe siècle autour d’un projet alliant patrimoine, architecture et tourisme. Anciennement propriété privée, le moulin vient d’être cédé pour l’euro symbolique à la mairie, après l’action opiniâtre d’Emilie Feliu, conseillère municipale.

Cette dernière, aux côtés du maire, du conseiller départemental Sébastien Frey et de nombreux passionnés de patrimoine, a ouvert la récente cérémonie officielle de rétrocession de l’édifice en présence de Marc Coustol, directeur du syndicat des eaux du Bas Languedoc, ancien propriétaire. Une occasion pour le maire, Stéphane Pépin-Bonet, de rappeler l’attachement des habitants à ce moulin situé sur la rive droite de l’Hérault, datant de la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle. Une signature effectuée lors des journées européennes des moulins.

Ces retrouvailles ont été saluées par les personnes présentes, laissant présager une sauvegarde du moulin dans les années à venir, autour d’un projet permettant de réunir de nombreux partenaires. D’ores et déjà, la direction régionale des affaires culturelles a soumis quelques pistes en vue d’un confortement de l’édifice, rongé par les crues successives du fleuve. Après la signature en mairie, c’est sur le site que les amoureux du moulin ont partagé le verre de l’amitié, envisageant un avenir prometteur pour les lieux.

QUELQUES NOMS DE LIEUX DU BASSIN DE THAU en lien avec la langue occitane

 

Par Josiane UBAUD – Lexicographe et ethnobotaniste en domaine occitan

 

Nos noms de lieux (toponymes) conservent les traces les plus anciennes de toutes les langues (pré-indoeuropéen, gaulois, grec, latin, etc.). Ces noms digérés et façonnés par l’occitan, comme on en voit l’évolution au fil des siècles dans les archives, cartulaires et compoix, ont été ensuite transcrits en français à partir du 17e siècle de façon souvent approximative quant à l’orthographe, voire catastrophique, les rendant opaques et sans lien avec leur langue d’origine, l’occitan.

Rappelons en effet l’évidence : les noms occitans des villages qui s’affichent parfois en plus du nom français… existaient avant le français. Ils ne sont donc point des « traductions du français » puisque c’est exactement tout le contraire. À ce sujet, on se rappellera la rocambolesque affaire des panneaux bilingues de Villeneuve-les-Maguelonne/Vilanòva de Magalona, où la municipalité avait été attaquée par un individu tous crocs dehors et d’une grande ignorance, accusant d’avoir inventé le nom occitan (pourtant présent dans les archives depuis le 12e siècle, encore faut-il s’instruire dans les livres adéquats).

Affichage qui, de plus, serait… accidentogène pour les automobilistes, à cause d’un deuxième panneau qui perturbe gravement leurs yeux. Cela ne fait pas rire hélas… Il a été débouté mais en deuxième instance seulement, le premier jugement lui ayant donné raison. Les juges ne sont pourtant point linguistes. Surréaliste et très français, quant au rapport aux langues régionales que dénote l’incident.

"Les explications les plus fantaisistes circulent aussi concernant le sens de ces noms (Loupian… parce qu’il y avait des loups…), véhiculées par des personnes croyant savoir, se faisant passer à peu de frais pour l’érudit local, mais s’abstenant de consulter le moindre ouvrage de spécialistes. Or l’étymologie est une science, pas une intime conviction ou un jeu d’improvisation « à l’oreille ». Mais la réponse est parfois bien difficile à trouver, les toponymistes ne sont pas toujours d’accord entre eux, et les affirmations sur tel ou tel nom ont pu évoluer au fil du temps, grâce à de nouvelles recherches sur les langues anciennes."

Nous allons donc donner quelques grandes lignes d’explications pour quelques toponymes du bassin de Thau, du moins ceux qui sont clairs. Non tant pour faire une leçon d’étymologie que pour surtout remettre en évidence la langue occitane sous-jacente, pour les habitants d’origine ou d’adoption. Ils ne liront plus ces noms sans aucun retour de sens…

Ce qui frappe bien sûr en premier, c’est la grande abondance de noms en –an et en –ac (comme ailleurs en Languedoc et en Provence).

Ce sont des noms de domaines gallo-romains attribués en récompense à de valeureux soldats. Le nom exprime donc « le domaine de … », avec trois suffixes latins possibles :

  • nom de la personne + -anum qui donne tous les toponymes en –an,

  • nom de la personne + -acum qui donne tous les toponymes en –ac,

  • nom de la personne + -anicis qui donne tous les toponymes en –argue, formation absente ici mais très présente à l’est de Montpellier (Vendargues, Lansargues, Aimargues, etc., affublés en français d’un s final non étymologique).

Ces formations expliquent que l’on retrouve les mêmes toponymes en des régions diverses (Gignac par exemple) car formés sur le même prénom. Ou encore le même prénom mais suffixé différemment qui donnent des toponymes proches (Veyrac et Veyran).

 LES NOMS EN –ANzoug55Capture

Ils sont donc issus de la suffixacion en –anum qui se réduit ensuite à –an.

Marseillan = Marcellus + -ianum. En occitan Marselhan (prononcé Massilhan).

Loupian = Loppius + -anum. En occitan Lopian. Par sa sonorité, la ville a naturellement choisi le loup comme animal totémique.

 Poussan = Porcius + -anum. La bonne transcription en français est Pourçan, ou au moins Pouçan, de l’occitan Porçan, le r n’étant pas prononcé en languedocien et assimilé au ç qui suit. Mais il n’y a point de s dans l’étymon qui puisse justifier leur présence en français.

Gigean = Gijius + -anum. La bonne transcription est Gijan.

Frontignan = Frontinus + -ianum. En occitan Frontinhan.

Bessan = Bettius + -anum. La bonne transcription en français est Beçan, comme en occitan, les deux s étant anti-étymologiques comme dans Poussan.

Nézignan = Nasinius + -anum. En occitan Nasinhan, qui est passé à Nesinhan. Le z de la transcription en français est une pure fantaisie anti-étymologique, fantaisie qui affuble bien d’autres toponymes (par exemple Barry au lieu de Barri, le rempart ; Pézenas au lieu de Pésenas qui serait encore mieux en Pésénas).

 LES NOMS EN –AC

Ils sont donc issus de la suffixacion en –acum qui se réduit ensuite à –ac.

Montagnac = Montanus + -acum. En occitan Montanhac.

Florensac = Florentius + -acum. En occitan Florençac (encore un s anti-étymologique).

Veyrac = Varius + -acum. En occitanVairac. Encore la lettre y totalement fantaisiste dans la transcription française… Et donc Villeveyrac, de l’occitan Vilavairac. Ce village porte aussi le nom de Vilamanda en occitan.

 LES NOMS D’AUTRES ORIGINES

Tous les toponymes ne sont pas d’origine latine. Certains sont bien plus anciens, dont la racine est attribuée à une langue antérieure, cataloguée de pré-indo-européen. D’autres peuvent avoir une origine gauloise ou germanique.

Mèze vient du latin mesua qui aurait pour base une racine pré-indo-européenne mis, signifiant peut-être marécage, selon les toponymistes. Sa transcription française est encore fantaisiste et devrait être Mèse (de l’occitan Mèsa ou Mesa ?).

Sète a pour base une racine pré-indo-européenne set, signifiant montagne, Seta en occitan (avec un e fermé). Elle a été un temps affublée du nom de Cette (par attraction avec l’adjectif démonstratif français ?).

Montbazin est formé sur le latin montem (mont) et le nom d’homme germanique Basen. En toute logique le toponyme s’écrit Montbasin (encore un z fantaisiste !).

Agde est évidemment à part, puisque ce fut un comptoir grec. Elle tient son nom du grec Agathé, qui donne Agde en occitan, prononcé [Adde] ou [Ate] et dont l’adjectif dérivé est en occitan agatenc ou dagdenc(prononcé [daddenc] ou [datenc]).

LES NOMS LIÉS AUX PLANTES

Quelques toponymes et microtoponymes (il faudrait en faire le recensement plus exhaustif sur les cartes anciennes) sont en liaison directe avec la présence d’une plante.

Pinet = petit bois de pins (pinus + -etum). De l’occitan Pinet.

Pomérols = pommeraie, petit verger de pommiers. De l’occitan Pomairòl.

Tamarissière = lieu où abonde le tamaris. De l’occitan Tamarissièira. À noter que l’arbrisseau est féminin en occitan (la tamarissa). Il prend ici le suffixe –aria qui désigne en latin le collectif « forêt de…, étendue de… » (cf. Eusièira, Rovièira, transcrits en français en Eusière, Rouvière, etc.)

Les Mougères (à Marseillan) : lieu où abonde les cistes (moge en occitan). De l’occitan Las Mogièiras. Ce nom a pu être déformé en certains endroits et donné par transcription en français… Les Mouches, Les Mouchères ! Non, point d’insectes, mais seulement cet arbuste de garrigue aux belles fleurs fragiles, qui a donné aussi le Château de la Mogère, à Montpellier.

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QUELQUES AUTRES NOMS OCCITANS

Bouzigues est formé sur l’occitan Bosigas, terres défrichées, du gaulois bodica.

Issanka, bien folklorisé lui aussi, vient de l’occitan eissancat, issancat, qui signifie humide, trempé.

La Gardie, La Gardiole, ici comme aileurs, désignent toujours des hauteurs d’où l’on peut observer et donc surveiller. Ils sont formés sur l’occitan Gàrdia, et son diminutif Gardiòla, à partir d’un étymon germanique.

La Peyrade, La Rouquette, Le Clap (Bouzigues), Les Clachs (Poussan) font tous référence à la pierre. Ces noms sont issus de l’occitan Peirada (la jetée, du latin petram, pierre), La Roqueta (petite roche, de l’occitan ròca, d’origine pré-indo-européenne ?), Lo Clap, au pluriel Los Claps (amas de rocher, formé sur la racine pré-indo-européenne clapp, pierre). La phonologie particulière du languedocien concernant le pluriel de Claps a mené à entendre [Clachs].

Valmagne est issu de l’occitan Valmanha, signifiant grande vallée

Grenatière vient de l’occitan Granatièra, un grenier.

Les Ounglous est une déformation de l’occitan Los Anglons (petits terrains en angles), sans rapport avec les ongles ! Le n final d’Anglon ne se prononce pas en languedocien.

Vic, toponyme fréquent, vient du latin vicum, signifiant village (d’où chemin vicinal).

 

Comme partout, les toponymes disent l’histoire, les travaux des hommes, l’emplacement des villages, la qualité des sols, la présence dominante de tel ou tel végétal. Une leçon complète de civilisation indissociable d’une langue… Comme tels, ils doivent être respectés dans leur transcription, et non folklorisés selon des démarches qui doivent très peu à la science linguistique…

TONTE des MOUTONS

TONDRE LES MOUTONS au mois d’avril

Selon la race, le pays et la région d’élevage, la période de tonte peut varier.
Afin que les moutons fraîchement tondus n’aient ni trop froid, ni trop chaud, elle se fait après les risques de gelées majeures et avant les risques de fort soleil.

Pourquoi tondre les moutons ?

La laine des moutons est une fibre qui pousse en continu. Elle protège donc le mouton contre les agressions de l’hiver mais devient gênante et encombrante pour l’animal quand viennent les beaux jours.

Epaisse, sale, la laine est pleine de débris de paille, de foin, de grains et de parasites. Elle est humide et peut même  moisir. Il est donc indispensable de tondre une fois par an.

Les bêtes sont plus propres, plus légères après la tonte. Elle est bénéfique pour le dynamisme des animaux. Elle augmente la vigueur des béliers ; les brebis produisent plus de lait et les agneaux peuvent téter plus facilement et mieux.

On peut considérer la tonte comme un acte sanitaire qui évite l’apparition de parasites externes (tiques, myiase, gales, mélophages). Tondre l’arrière train des moutons (écussonnage) soulage l’animal des parties crottées.

Des moutons tondus sont plus faciles à diagnostiquer. Les manipulations sont également facilitées (tri, prises de sang, vaccinations, taille des onglons …). La tonte permet également d’assainir l’atmosphère de la bergerie car la laine maintient un niveau d’humidité importante.

La tonte fait-elle mal aux bêtes ?

Cette activité se doit d’être exercée par de vrais professionnels. Contrairement aux idées reçues, la tonte n’est pas douloureuse. La méthode pratiquée par les bons professionnels permet à l’animal de se laisser aller. Le mouton n’est pas entravé et est donc libre de ses mouvements. Le tondeur n’utilise pas la force pour contenir l’animal. On constate alors que le mouton reste tranquille.

Les moutons doivent être tondus à jeun. Cela évite que la panse ne comprime les poumons et rende la position du mouton inconfortable. Seuls les agneaux ont tendance à bouger un peu plus que leurs parents pendant la tonte. Les tondeurs expérimentés pratiquent une tonte plus fluide et ininterrompue qui berce et calme les agneaux.

Un bon tondeur ne coupe pas la peau. Le risque de coupure n’est pas complètement exclu. Certaines petites excroissances de la peau peuvent être la cause de petites écorchures qui restent sans gravité et que tous les tondeurs savent désinfecter et soigner.

Un bon tondeur doit aller vite. Les tondeurs les plus rapides sont, souvent, ceux qui effectuent la tonte la plus propre, sans couper l’animal et sans déprécier la laine.

Bon à savoir

- 3 minutes : c’est le temps qu’il faut à un bon professionnel pour tondre un mouton. La toison coupée se tient d’une seule pièce.

- 130 à 150 : c’est le nombre de moutons en moyenne tondus par un professionnel. Pour les plus forts, cela peut aller jusqu’à 300 moutons !

- 2 à 5 : c’est le nombre de Kg de laine en moyenne que produit un mouton selon la race. V Campion

Table ronde Patrimoine Maritime

Ce mardi 16 avril, à la Maison des Gens de la Mer , organisé par Escaleà Sète, se déroulait un après-midi consacré au Bassin de Thau et à la Mémoire avec dès 14 h 30« Un projet d’inventaire du patrimoine culturel immatériel du Bassin de Thau en vue de son inscription à l’UNESCO », une table ronde animée par Yvon Hamon (Direction Régionale des Affaires Culturelles -Conseiller pour l'ethnologie et le patrimoine immatériel...

  De nombreux intervenants allaient aborder plusieurs sujets :

Le Bassin de Thau : pourquoi et comment?

•Un territoire singulier (François Commeinhes, Maire de Sète –Président de Sète Agglopole Méditerranée, André Lubrano -Conseiller Régional de la Région Occitanie / Délégué à la pêche et à l’Aquaculture)

•Un patrimoine immatériel spécifique, vivant et multiple (Catherine Lopez Dreau –Escale à Sète, Aurélie Albrecht –Universitaires)

•Une sauvegarde nécessaire (Yvon Hamon -DRAC, Jean-Michel Lhubac –collecteur, musical)"

Après une introduction en chanson par Vincent Stento qui revenait sur les joutes, les baraquettes de Sète et la richesse patrimoniale de l'Ile Singulière dans sa diversité, le 1er sujet était lancé .

L'objectif d'Escale à Sète est d'être un porteur de projets avec l'aide de la DRAC et de l'UNESCO, pour travailler sur le patrimoine matériel et immatériel du territoire qui exceptionnel.

Des joutes aux cultures locales en passant pair le patrimoine maritime, les rituels, le domaine culinaire, les savoir-faire liés à la pêche, le vocabulaire, les musiques et les chansons, les environnements, physique, aquatique, géologique... l'on peut imaginer que le travail sera long mais bien instructif.

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon