Mireval

Dernier départ pour Pluton avec Gween Aduh à Mireval

 

Ce samedi 9 décembre, dès 19h30, le hall du Centre Culturel Léo Malet était rempli de mirevalais , de vicois et autres, dégustant les produits de la Ferme Marine des Aresquiers et les pâtisseries proposées par l'association M'CCLM. Comme à l'accoutumée, l'ambiance était chaleureuse et conviviale avant que le spectacle commence.
Mais que venait faire tout ce monde à Mireval ? Très vite la grande salle s'est remplie pour écouter Gween Aduh qui les invitait à se connecter avec les extra-terrestres afin de quitter la Terre pour Pluton. Ce comédien de talent, à la fois magicien, mentaliste et humoriste incarnait un professeur de physique de classe de cinquième, Monsieur Jambou. Celui-ci avait été choisi par" les frères plutoniens"pour convaincre des terriens de partir pour Pluton avant la fin du monde prochaine. Mais attention, il n'y aura pas de place pour tous ! Que faire pour être élu?
Ce professeur fou nous proposait donc une conférence du C.R.E.A.T (centre de recherche et d'études des amis de la terre) sur ce thème....

Le public mirevalais a été bon élève, surtout ceux qui, invités sur scène, ont vécu de près les tours de magie de l'artiste ! La conférence de monsieur Jambou ne pouvait être que délirante, mêlant le burlesque et la magie au nonsense anglais. La mise en scène était de l'humoriste François Rollin ; la conjugaison des talents des deux artistes a donné à voir une pièce déjantée et époustouflante. Un grand moment de plaisir et de rire pour le public dont Monsieur Jambou se moquait pourtant allègrement !

Mr Jambou fait chanter au public la prière permettant d'être élu pour partir pour Pluton. La soucoupe , à gauche est prête...


Au delà de l'humour, cette pièce tourne en dérision la crédulité des humains, parfois prêts à se laisser convaincre pour aller vers un ailleurs qu'ils croient meilleur. Nous pouvons y voir une critique des dérives sectaires de tout bord.

Gween Aduh jouait à Mireval la dixième et dernière représentation de "Partons pour Pluton". Ce spectacle original était un beau cadeau de toute l'équipe du CCLM fait aux mirevalais. A l'issue de la représentation, le bar était de nouveau ouvert pour échanger, autour d'un verre, en toute simplicité avec l'artiste qui a reçu une magnifique plante de la part de l'association M'CCLM.

 

Gween Aduh reçoit son présent dans l'ambiance chaleureuse de Léo Malet

Gween Aduh est parti pour Pluton une dernière fois à Mireval ce samedi. Néanmoins il continue son chemin avec succès. En 2016, il a été récompensé d'un Molière pour sa prestation dans l'adaptation de "Faux British" par la Compagnie des femmes à barbes ; il poursuit actuellement sa route dans "Le gros diamant du prince Ludwig"avec cette même compagnie au théâtre du gymnase à Paris.

 

Merci encore à toute l'équipe du Centre Culturel Léo Malet qui nous choisit des spectacles de qualité pour le bonheur de tous.

Sylvie Vimont Rispoli

candice renoir à mireval

Pourquoi une soirée sur cette série télévisée au Centre Culturel Léo Malet?

 

Hélène Péquin avec un membre de l'équipe de la série. En fond, l'écran géant avec Candice (Cécile Dubois)

 

Cette série policière tournée dans la région est devenue de plus en plus populaire depuis sa création en 2013. L'épisode 10 de la saison 3 a été tourné en partie à Mireval. L'équipe du CCLM proposait donc samedi 25 novembre de voir ou revoir cet épisode après qu'un éclairage sur cette série télévisée ait été donné.

L'ancrage sur le territoire ainsi que le caractère atypique du personnage principal  joué par Cécile Dubois ont fait la popularité de Candice Renoir. Il est toujours plaisant de reconnaître les lieux où l'on vit ou les endroits où l'on prend ses vacances. L'héroïne est une femme libre qui ne cache ni sa force ni sa faiblesse ; elle conjugue son rôle de mère avec son métier de policière dans lequel elle doit assumer d'importantes responsabilités dans un milieu essentiellement masculin. Candice est attachante...
Nous avons appris que les deux tiers de l'équipe de Candice Renoir étaient de la région ainsi que plusieurs comédiens. La comédienne Hélène Péquin qui jouait la danseuse de salsa dans l'épisode mirevalais était présente dans la salle, elle nous a fait part du grand plaisir qu'elle a pris au cours de ce tournage.

La salle mirevalaise était bien remplie, le public était apparemment  ravi de découvrir les dessous de cette série et de voir ou revoir cet épisode 10 de la saison 3.

Cette soirée originale s'est terminée autour d'un verre de l'amitié, l'occasion d'en savoir un peu plus sur Candice Renoir en échangeant avec membres de l'équipe présents.

 Sylvie Vimont Rispoli

Nuit gravement au salut

Un spectacle à ne pas manquer au Centre Culturel Léo Malet Ce vendredi 17 novembre à 20h30

C'est d'abord le titre d' un roman écrit par l'auteur marseillais Henri-Frédéric Blanc, publié par Actes Sud en 1995. Cet auteur agit avec les mots pour traiter, non sans humour, d'un sujet aussi grave que le harcèlement sexuel qui ne manquera pas de résonner avec l'actualité. Vous découvrirez son texte mis en scène par Ludovic Laroche et joué par la compagnie Le Renard Argenté.
Au regard du succès de ce spectacle au festival d'Avignon en juillet dernier, c'est un cadeau offert aux Mirevalais dans cette grande salle qui ne manquera pas d'accueillir à cette occasion, des amoureux du théâtre du grand Montpellier et du bassin de Thau.
Cette comédie jubilatoire est accessible dès 14 ans. Réservation au 07 83 22 14 59 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

S.V.Rispoli

Salle comble à Léo Malet pour "Nuit gravement au salut"

C'est une salle bien remplie qui a accueilli ce vendredi 17 novembre la pièce de théâtre "Nuit gravement au salut".
La salle Léo Malet s'inscrit désormais avec succès dans le paysage culturel entre Gardiole et Mer par sa programmation de qualité. 
Un public enthousiaste a assisté à ce spectacle, mené avec entrain par Ludovic Laroche, Stéphanie Bassibey et Pierre-Marie Durdan.
Le thème est celui d'une réunion de travail entre un responsable d'une maison d'édition et une jeune femme brillante et séduisante. Cette réunion pour signer un contrat d'édition, dérape dès le début sur des propositions douteuses. Cette situation semble bien d'actualité aujourd'hui, et pourtant cette pièce fût tirée il y a presque quinze ans par Ludovic Laroche d'un roman écrit il y a vingt-cinq ans par Henri-Frédéric Blanc. C'était une démarche féministe avant-gardiste pour dénoncer des pratiques désormais révélées au grand jour. Cependant, loin de caricatures abusives, de slogans, les situations sont présentées avec toute la complexité des personnages et des situations. Elle permet de traiter de la question des abus de position dominante en général, sous l'angle d'un de ses aspects emblématiques: le harcèlement sexuel.
On assiste à un tête-à-tête intimiste entre la romancière et l'éditeur, à la table d'un restaurant chic. Ce tête-à-tête est heureusement rythmé par des interventions remarquables du maître d'autel. On est entre personnes qui aiment les lettres. Le niveau de langage donne parfois à penser à du vaudeville. Les dialogues sont parfaitement ciselés entre réflexions sur le sens de la vie, les moyens utilisés pour parvenir à ses fins, et le quotidien, ici le contenu des assiettes et des verres dans un grand restaurant.
Le maître d'autel vient plaquer ses envolées lyriques surréalistes sur ces dialogues.  Il  souligne la distance vertigineuse entre les intrigues intéressées et matérielles de l'éditeur, et la candeur de la romancière, par sa volonté, tel un Cyrano, de célébrer avec humour,  l'élévation des goûts, des mœurs. Mais il ne garde pas sa position de neutralité, et un double jeu ambigu de jalousie envers l'éditeur et de séduction envers la jeune et belle romancière se met en place.
L'éditeur est un homme au pragmatisme désillusionné, obsédé par de nouvelles conquêtes. Le jeu de l'acteur laisse transparaître à ce rôle un coté bon enfant, presque sympathique, alors qu'il est totalement prisonnier de son obsession d'aventures sexuelles, et prêt à tout pour les assouvir. Il est rompu aux tractations humaines, en a roulé plus d'un. Il ne parvient pas à cacher sa fâcheuse tendance à traiter son prochain comme un objet. C'est vraiment le profil du harceleur, celui dont on ne se méfie pas. Celui qui met en confiance.
La romancière, elle, est une artiste pourvue d'un idéal et détachée des manœuvres  matérielles de la réussite. De plus elle avoue ses difficultés du moment: la nécessité de faire opérer son fils. La parution de son roman est primordiale pour elle. Cependant elle ne renonce en rien à son statut de jeune femme et à son pouvoir de séduction. Cela ne fait pas moins d'elle la victime de ce piège. Elle est, malgré elle, plongée dans une situation non désirée. Il s'agit bien d'une violence qui n'est pas que symbolique, très justement décrite par l'auteur, car c'est une tragédie qui se joue.

Le texte nous permet d'éviter deux écueils trop faciles.
Le premier est celui d'une empathie exagérée envers la victime, piège d'un féminisme réducteur.
Le second est celui de la double culpabilisation de la victime. En effet la victime n'a pas toujours la conscience du harcèlement au moment où il se produit, ni de la violence exercée contre elle. Elle se culpabilise. Elle est aidée en cela par tous ceux qui nient l'agression, avec des arguments douteux, du genre "tu as vu comme tu es habillée", "tu aurais pu le voir venir, naïve", "bah! tu en verras d'autres", ou encore "tu en as profité et maintenant tu le condamnes"...

Ce texte replace le féminisme là où est sa vraie place: un combat de tous contre les abus de position dominante et toutes les violences en général.
Au XIIième siècle, les troubadours Marie de Vendatour et Guy d'Ussel, mais aussi près de chez nous, Azalaïs de Porcairagues ne disaient pas autre chose.
Et Louis Aragon, lui, amateur des troubadours, disait: "La femme est l'avenir de l'homme".
Rien n'a changé.

Notons que l'auteur du roman, qui sert d'argument à la pièce, publié chez Actes-Sud, Henri-Frédéric Blanc, a déjà une œuvre conséquente derrière lui. Il s'attache, avec sensibilité, ce qui n'exclut pas son style décapant, à décrire tout ces petits conflits qui font la vie.
Notons aussi que La compagnie du Renard Argenté a tourné trois semaines cet été à Avignon. Son interprétation a été largement remarquée par la critique. La pièce sera jouée à Paris, au théâtre de la Huchette du 16 décembre au 8 janvier 2018.


Bref un théâtre pétillant, spirituel, plein d'humour et de désillusions qui a su faire vibrer le public.
Et qui donne à réfléchir, car ce qui nous est présenté comme une comédie, se termine tout de même par un drame!

René Rispoli

 

Troisième Salon des créateurs à Mireval

Ce dimanche 11 novembre 2017 s'est tenu à Mireval le salon des créateurs, au Foyer des Campagnes. L'événement est à l'initiative de deux associations: Manicéram et Mosaïcartiste. Les artistes sont exclusivement Mirevalais : peintres, céramistes, potiers et autres artisanats. De nombreux visiteurs sont passés par là et ont pu profiter de la qualité et de la diversité des production d'artistes. Certains d'entre eux ont pu choisir un cadeau original en prévision de Noël..ou pour simplement se faire plaisir immédiatement!
A noter d'ores et déjà qu'un Salon se tiendra à Mireval, au mois de mai, au lieu dit "Les Prés", sur la route de Villeneuve les Maguelone, et que pour celui-là, des artistes extérieurs seront invités.

RR

   

Albert Marcoeur et le Quatuor Béla font le plein à Léo Malet


Albert Marœur et le Quatuor Béla au centre Léo Malet de Mireval, le 7 novembre 2017

Ce mardi 7 novembre le centre Léo Malet de Mireval a fait salle pleine pour accueillir Albert Marcœur et le Quatuor Béla, et son spectacle "Si oui, oui. Sinon, non".

Il faut dire que La Scène Nationale de Sète et du Bassin de Thau (SNSBT) avait mis tous les ingrédients pour nous concocter une soirée inoubliable. Pas moins de trois groupes étaient invités pour marier poésie et musique, lorsqu'elles sont en prise avec le dire de notre quotidien.

Albert Marcœur poursuit son chemin, hors des sentiers battus. Ce chemin commencé par la clarinette, au conservatoire, le mènera ensuite au rock, tendance punky. Il poursuivra sa route dans la chanson, avec Bernard Lavilliers et Dick Annegarn, dont il signera des arrangements de haute volée. De là il dominera la technique du multi-piste.

Il poursuit avec ses frères, en écrivant ses propres textes. Il raconte des anecdotes de la vie avec une dérision bienveillante. Un étonnement toujours nouveau à décrire les petites aventures et mésaventures de tous les jours. La surprise, bonne ou moins bonne, à la découverte de l'issue inattendue de nos entreprises quotidiennes. Qu'il s'agisse de nos courses ménagères,des objets manufacturés habituels. Ou bien du tri sélectif de nos déchets d'emballage qui encombrent notre consommation. Ou encore du choix de l'école laïque, donc publique, mis en parallèle/opposition avec l'école libre, donc privée. De la journée consacrée à l'observation d'une éclipse sous un ciel couvert, donc ratée, même avec les lunettes spéciales! De nous-même entrain de pousser ces valises à roulettes autour des gares et des aéroports. Des statistiques mortifères dont on nous abreuve : un français sur trois meurt du cancer, un sur cinq est obèse, un sur quatre dépressif : et si c'était le même nous dit Albert Marcœur! Il parle aussi de la vieillesse qui détruit l'énergie de nos gestes, de nos souvenirs, de notre mémoire, mais qui est impuissante contre la force et la pureté de l'amour. Il s'attache dans ses textes à décrire la réalité de nos existences. Est-ce pour faire reculer le mur du réel inénarrable?

En tant que musicien, Albert Marcœur  nous propose une composition sophistiquée, en superposant un grand nombre de voix. D'abord la sienne, tantôt, parlée, tantôt susurrée, tantôt chantée, avec une impression fausse de fragilité, relevant en fait de l'humilité. Il y a aussi des sons prix du monde extérieur, faisant rentrer ici la réalité sous une forme irréelle. Enfin il y a le Quatuor Béla. Cette composition présente et s'enroule sur le texte, en créant cet espace sonore, propre à une conception moderne de la musique.

Le Quatuor Béla, ce sont quatre jeunes musiciens, tous premier-prix du Conservatoire National de Paris. Quatre musiciens qui auraient pu choisir une voie moins risquée que de faire vivre la musique contemporaine sur les plus grandes scènes du monde, avec le succès qu'on connaît, tout en s'ouvrant sur les autres pratiques musicales d'aujourd'hui: musiques traditionnelles populaires, jazz...

Leur jeu est virtuose et sobre, au service de la composition et du texte. Notons au passage que ces quatre solistes en font en fait huit, car, en plus ils chantent. Mais leur intervention ne se cantonne pas à la musique car ils ont un jeu de scène qui participe à la dynamique et à l'humour nécessaires à l'interprétation de cette œuvre

En première partie, le groupe "Blanc", nous a proposé des textes de Pierre Soletti, jeune poète qui se dit lui même "agité". La musique va d'un jazz-rock véhément à la déconstruction dérisoire d'une java, par le percussionniste virtuose. Le violoncelliste pratique plusieurs versions de son instrument, allant du plus grand rubato au jeu percussif. C'est également lui qui fait office de chanteur-crieur avec efficacité. Le guitariste aux nombreuses facettes nous envoie des nappes tantôt planantes, tantôt rythmées. Le groupe nous a également fait entendre du Vian, Prévert, Césaire.

 Enfin le duo "Connie&Blyde" nous a emmenés des rives de la Bossa au be-bop vocal du free-jazz, et a terminé par un blues collecté par l'immense ethno-musicologue américain, Allan Lomax. La voix de la chanteuse atteint des sommets de maitrise technique, allant de bruitages, au sifflets, jusqu'à l'exploration d'une multitude de timbres en voix chantée. Ses ultra pianissimo donnent des impressions de vertiges par la richesse et le contrôle des phrasés, des timbres. Le violoncelliste lui aussi multiplie son instrument, qui semble devenir parfois guitare, parfois piano, et souvent violoncelle. Un univers exotique, végétal.

Une soirée enchanteresse, que le public a chaleureusement applaudi, sans obtenir de bis, car le concert a duré trois heures et s'est fini à 23 heures trente.

René Rispoli

Connais-tu l'heure de la fin de la nuit

Texte de Franck Pavloff et Samuel Gallet, mise en scène de Luc Sabot – Compagnie Nocturne
Une création de la Scène Nationale de Sète, soutenue par le département de l'Hérault et la Région Occitanie

 

Compagnie Nocturne

C'est au quotidien qu'il faut défendre l'ambition d'un théâtre qui s'empare de la pensée et de la sensibilité pour faire circuler les esthétiques, qui satisfait un besoin de beauté et d'étonnement, qui surprend, interroge, séduit et relance sans cesse le désir, et qui contribue à enrichir les signes dont nous disposons pour comprendre et dire le monde, ces signes encore non connus, jamais même imaginés ou pressentis, mais dont nous éprouvons parfois le besoin inconscient pour re-symboliser notre vie. Ce théâtre doit refléter et favoriser le mouvement artistique d'aujourd'hui, soutenir la création comme nécessaire à l'équilibre de la cité, provoquer un espace vital qui conserve au verbe sa capacité de jubilation et de liberté, et conjuguer avec éclat progrès de l'art et proximité des publics dans la recherche d'une exigence accessible.
La Compagnie Nocturne privilégie les spectacles de textes porteurs de sens, classiques ou contemporains, qui mettent le monde en perspective et transposent le réel vers l'acte poétique. Ces spectacles sont le fruit d'un travail de fabrication dont les choix esthétiques sont marqués singulièrement par le jeu et le corps de l'acteur dans le rapport aux espaces visuels et sonores de la scénographie, des lumières, du son ou des outils multimédias. L'écriture scénique, si elle reste ancrée dans son temps, est au service de ce que provoque la poésie de l'auteur et donne les moyens de livrer sa force sans la surligner, sans l'appuyer pour ne pas lui faire obstacle. La création ne paraphrase pas la force d'un texte mais invente avec délicatesse tout ce qui est nécessaire pour qu'elle parvienne au public.
Depuis que le théâtre existe, et quelque forme qu'il ait pu prendre, il a toujours raconté les mêmes histoires. L'amour et le pouvoir, dans toutes leurs déclinaisons, forment la source inépuisable des fables racontées. Mais la puissance du théâtre ne réside pas précisément dans la fable racontée, mais dans la manière dont elle est racontée. La manière de faire devient alors l'acte artistique. C'est l'essence même du théâtre. L'acte artistique est l'endroit où l'on confronte sa capacité d'invention, où l'on titille les limites, où l'on questionne la notion de représentation. Le théâtre dévoile les failles.

Luc Sabot
La Compagnie Nocturne 
www.c-nocturne.fr

   

photo : Marc Ginot

  On constate la montée du fascisme et de l'extrémisme, teintée d'un regard nauséabond sur l'histoire et l'humanité. Souvent insidieuses et sournoises ces montées. Jamais loin de nous, juste à côté, comme une araignée tisse sa toile méthodiquement, tranquillement. Et on se rend compte trop tard. On se dit qu'on aurait dû. On regrette de ne pas avoir réagi plus tôt.

Connais-tu l'heure de la fin de la nuit, diptyque musical composé à partir de deux textes :

  • Matin brun, récit ou conte moderne qui, dans une langue fluide, fait apparaître la montée d'un totalitarisme fasciste fondé sur des valeurs d'exclusion, valeurs auxquelles les protagonistes s'adaptent merveilleusement bien, voire avec légèreté, avant d'en être les victimes directes.
  • Rosa, chant poétique à l'écriture sonore, organique, qui donne voix au désir viscéral et rageur d'une explosion des barrières, des frontières, de tout ce qui peut être de nature à opposer les hommes. C'est un cri, un appel à bâtir une vie d'amour sur les ruines d'un monde décadent.

Connais-tu l'heure de la fin de la nuit, deux actes d'une tragédie moderne, deux tableaux d'une humanité malmenée, deux mouvements d'une symphonie que le public doit achever.
Dans sa forme, Connais-tu l'heure de la fin de la nuit propose un rapport singulier entre le spectacle et le public.

Réservation indispensable (entre 60 et 80 places selon les salles)

  • 15 novembre 19h - Collège de Marseillan >> 04 67 67 32 90
  • 21 novembre 20h30 - Centre culturel Léo Malet, Mireval >> 04 67 74 66 97
  • 28 novembre 19h - Collège de Bessan >> 04 67 67 32 90
  • 29 novembre 18h30 - Maison des Savoirs, Agde >> 04 67 67 32 90
  • 30 novembre 19h - Le Contrepoint, Clermont l'Hérault >> 06 32 59 83 91
 

Briser les prisons et les frontières

Luc Sabot est un artiste expérimenté, talentueux, à la fois musicien et comédien, les choix de ses textes sont engagés et poétiques. A l’issue d’une résidence de création au Centre Culturel Léo Malet à Mireval dans le cadre du dispositif de production et de diffusion en direction de l’enfance et la jeunesse, il présente un projet pleinement ancré dans le monde d’aujourd’hui.
Conçu comme un diptyque musical, ce spectacle, qui réunit sur scène le musicien Antonin Grob et le comédien-metteur en scène Luc Sabot, passe de climats et d’ambiances musicales à un univers plus électrique, où le cri devient chant. A voir absolument !

« Ne fais pas semblant d’être mort, change de musique, n’adore pas la force de ton inertie. » Samuel Gallet, Rosa 

 

Fermeture définitive des guichets «Permis de Conduire» et «Carte Grise» (CIV)

La fermeture définitive des guichets «Permis de Conduire» et «Carte Grise» (CIV) en préfecture sera effective à compter du 1er novembre 2017.

Capture

Dès lors, et ce depuis le 10 octobre dernier, plus aucun dossier de demande de permis de conduire ou de carte grise ne peut être transmis en préfecture et de ce fait, ne peut non plus être déposé en mairie. En effet, ces démarches s’effectueront désormais en ligne, via des télé procédures, vous évitant ainsi des déplacements inutiles. A savoir : pour les personnes n’étant pas muni d’outil informatique, des points numériques sont à votre disposition à la préfecture de Montpellier et à la sous-préfecture de Béziers ainsi que dans l’ensemble du département. Retrouvez la carte des points numériques sur https://www.maisondesservicesaupublic.fr/carte-msap

● Pour les demandes de carte grise (changement de titulaire, changement de domicile, duplicata, déclaration de cession de véhicule...) rendez-vous sur https:// immatriculation.ants.gouv.fr/

● Pour les démarches liées au permis de conduire (duplicata, extension, validation d’un diplôme professionnel, conversion d’un brevet militaire, renouvellement de permis suite à un avis médical...) rendez- vous sur le site https://permisdeconduire. ants.gouv.fr

Attention! Pour les demandes de permis international et demandes d’échange de permis étrangers des ressortissants de l’Union Européenne ainsi que les français titulaires d’un permis étranger, les dossiers complets doivent être envoyés directement par l’usager à l’adresse suivante : Préfecture de la Loire-Atlantique CERT/EPE/PI 6, quai Ceineray - BP 33515 - 44035 NANTES Cedex 1

Attention ! Les dossiers d’échange de permis étrangers sont toujours déposés en Préfecture à un guichet uniquement dédié aux ressortissants d’un pays extérieur à l’Union Européenne après prise de rendez-vous préalable sur www.hérault.gouv.fr

Soirée intimiste réussie au Centre culturel Léo Malet

Une soixantaine de personnes étaient accueillies hier par l'association M'CCLM autour d'un apéritif de bienvenue dans le cadre du spectacle BOUTIK.


Valeria Emanuele et Grégoire De Martino

 

Elodie Saos, chargée de la programmation du Centre Culturel Léo Malet, nous présentait ce spectacle dans le style"lecture au coin du feu" pensé et mis en scène par Valeria Emanuele. Le texte de Sarah Fourage, à la fois poétique et touchant, a permis au public, mêlant jeunes et adultes, de réfléchir aux dangers réels des relations virtuelles par écran interposé. En réalité, avec l'interprétation admirable de Grégoire DE MARTINO face à ses trois écrans, c'était plus qu'une simple  lecture qui nous était présentée. Au regard du débat qui a suivi en présence de l'acteur, la metteuse en scène et l'auteure du texte, nous pouvons dire que ce sujet d'actualité a suscité un vif intérêt. 

 L'intimisme recherché dans cette soirée convenait parfaitement au thème sensible abordé. Ce fut donc une soirée conviviale et réussie au CCLM de Mireval.

Une version théâtrale de ce texte est en préparation par la Compagnie des Têtes de Bois dirigée par Valeria Emanuele, elle sera jouée au théâtre de la Vista à Montpellier. Affaire à suivre......

S.V. Rispoli