Vigne

Prévisions de vendange pour le bassin viticole Languedoc-Roussillon

Septembre 2018

Des conditions de vendanges optimales, propices à la qualité

Source : http://www.prefectures-regions.gouv.fr/occitanie/Actualites/Previsions-de-vendanges-en-Occitanie/

Raisins, Grappes, Vigne, Vendanges

Alors que les vendanges touchent à leur fin ou sont terminées dans une bonne partie du vignoble, le bilan provisoire est globalement positif et prometteur avec des situations toutefois très contrastées. Les conditions météorologiques des dernières semaines sont optimales, avec des précipitations limitées et courtes, un air sec et des températures favorables présentant des écarts jour-nuit assez marqués.


Ce contexte climatique propice a permis de récolter les raisins à leur optimum de maturité dans la majorité des parcelles. Les dates de récolte sont revenues cette année dans la norme, avec un retard d'une semaine à dix jours sur 2017 qui était extrêmement précoce.

Si la qualité de la vendange est très satisfaisante, les volumes récoltés sont extrêmement variables. Dans les secteurs à bonne alimentation hydrique qui ont échappé à la grêle et aux dégâts de mildiou, les productions sont généreuses.
Par contre, dans les parcelles où le mildiou n'a pas pu être bien contrôlé ainsi que dans les secteurs grêlés et dans les vignobles de coteaux ayant reçu peu de précipitations en fin d'été, les volumes récoltés sont assez faibles. Certaines parcelles ravagées par le mildiou ne sont pas vendangées.

Les vins issus des premiers raisins vendangés sont majoritairement bien équilibrés, fruités et très prometteurs en termes qualitatifs, que se ce soit en blanc, rosé ou rouge.

Les conditions climatiques très favorables depuis le début des vendanges et l'absence de stress hydrique dans les secteurs à bon potentiel productif permettent d’estimer le volume de récolte à 12,3 millions d’hectolitres.

Prévision de vendanges du bassin Languedoc-Roussillon – septembre 2018

en millions d'hectolitres Aude Gard Hérault Pyrénées Orientales Languedoc-Roussillon
2013 (bilan) 3,89 3,20 5,72 0,77 13,58
2014 (bilan) 3,62 3,53 4,73 0,83 12,71
2015 (bilan) 3,88 3,37 5,55 0,84 13,65
2016 (bilan) 3,59 3,47 4,63 0,67 12,36
2017 (bilan)   3,15 2,58 4,04 0,67 10,44
2018 (estimation)    3,40  3,20 4,93  0,77 12,30

Pour en savoir plus :

Méthode de prévision :

Enquête téléphonique réalisée par le service régional de l'information statistique et économique et territoriale de la Draaf (SRISET) de juillet à octobre. Par sondage les trois premiers mois (52coopérativesinterrogées), exhaustive le dernier mois pour les caves coopératives et complément avec échantillon de caves particulières.
Les prévisions de récolte faites par les caves coopératives sont ensuite extrapolées à l’ensemble de la région (y compris les caves particulières). La prévision est arrêtée au 27 septembre et ne prend pas en compte les événements climatiques qui auraient eu lieu après cette date. Les résultats de l’enquête sont analysés avec les experts du service
régional de FranceAgriMer.

Grande Dégustation Pays d’Oc : découvrez la liste des exposants

 

Entre mer Méditerranée et montagne, les vins de cépages Pays d’Oc IGP rayonnent sur un vaste territoire ensoleillé, de la Camargue à la côte vermeille, au cœur du plus grand vignoble de France également réputé pour ses AOP.  

Les vins de cépages Pays d’Oc IGP sont nés en 1987 de la volonté de vignerons du Languedoc-Roussillon de s’ouvrir à la créativité en produisant sur un même terroir, des vins AOC soumis aux règles d’assemblages et des Vins de Pays (devenus IGP) autorisant plus de liberté d’association grâce à une palette de 58 cépages. On distingue deux catégories de produits en Vins de Pays d’Oc IGP :

Jeudi 15 novembre 2018 de 18h30 à 21h30, « Terre de Vins » et Pays d’Oc IGP vous convient à une grande dégustation ouverte au grand public, en terres languedociennes. Un rendez-vous désormais incontournable pour tous les amateurs. Découvrez la liste des exposants.

C’est dans le cadre du Mas du Cheval que les vins Pays d’Oc IGP feront déguster les vins de leur Collection. Découvrez toute la qualité et la diversité de styles, de cépages et de saveurs des vins IGP Pays d’Oc le temps d’une soirée exceptionnelle.

 

Des nouvelles de Roquemale

Les prochaines journées cave ouverte auront lieu les 13 et 14 Octobre 2018
Au programme :
Samedi et Dimanche à 14h30 Dégustation des bruts de cuve et découverte du prochain millésime 2018.
Dimanche à 16h Le groupe vocal "LES VOIX DE GARAGE" résonnera dans la cave.
Venez quand vous voulez de 14h à 19h seul ou accompagné.

"Nous avons commencé à vendanger le 30 Août et nous avons terminé le 28 Septembre! Un mois de cueillette avec nos fidèles vendangeurs.
Après un printemps difficile le mildiou n'a pas eu raison de nous à part de quelques grappes d'Alicante. La récolte est belle, on sent que les vignes malgré la canicule avaient assez de réserve en eau donc quantité et qualité sont au rendez-vous."
 

En cave Dominique s'active :

"De la quantité et du jus cela nous change! de beaux équilibres des fermentations actives et des cuves qui peinent à terminer leurs sucres ... Lundi, décuvage des derniers Grenache et Mourvèdre. Valérie vous fera découvrir ces futurs nectars très arômatiques lors des journées cave ouverte. A très bientôt à Villeveyrac".

Pays d’Oc IGP : le territoire de 58 cépages

Vins de cépages Pays d’Oc IGP

 

« J’ai fait le tour du monde des vignobles et pour moi, l’eldorado du vigneron, c’est ici en Pays d’Oc. On a un climat parfait qui s’adapte à quasiment tous les cépages.

Je peux choisir les cépages avec lesquels j’ai une vraie affinité, je ne suis pas limité.
Ici, par exemple, j’ai planté du Cabernet-Franc mais je cultive également d’autres raisins comme la Syrah, le Chenin, le Chardonnay, c’est ce qu’on appelle les cépages.

Le cépage, c’est tout simplement la variété du raisin : sa couleur, noir ou blanc, son goût, son caractère, son identité.
Avec ces raisins, on peut faire des vins en monocépage, c’est-à-dire issus à 100% du même cépage.

Personnellement, j’ai une vraie affinité avec la Syrah. Le vin sera différent en fonction d’où je plante ma Syrah : en altitude, elle va donner des arômes très poivrés alors qu’ici , en colline,  elle va donner des arômes beaucoup plus fruités. En bouche, elle a toujours des tannins très soyeux, très ronds et beaucoup d’arômes. Ça me parle, vraiment ! Ici, je me sens libre de créer, d’écrire mon histoire. »

Vincent Chansault

Entre mer Méditerranée et montagne, les vins de cépages Pays d’Oc IGP rayonnent sur un vaste territoire ensoleillé, de la Camargue à la côte vermeille, au cœur du plus grand vignoble de France également réputé pour ses AOP.  

Les vins de cépages Pays d’Oc IGP sont nés en 1987 de la volonté de vignerons du Languedoc-Roussillon de s’ouvrir à la créativité en produisant sur un même terroir, des vins AOC soumis aux règles d’assemblages et des Vins de Pays (devenus IGP) autorisant plus de liberté d’association grâce à une palette de 58 cépages. On distingue deux catégories de produits en Vins de Pays d’Oc IGP :

Les vins de cépages

Composés à 100% du même cépage
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Les vins d’assemblage

Issus du mariage de plusieurs cépages
 

Le caractère des vins de cépages Pays d’Oc IGP est étroitement lié au climat ensoleillé, méditerranéen du Pays d’Oc. Comme un amphithéâtre ouvert sur la mer Méditerranée, son aire géographique s’étend en arc de cercle le long des 200 kilomètres de côtes formées par le Golfe du Lion, de Nîmes en passant par la Camargue, la côte Vermeille jusqu’à la frontière espagnole. Au nord, les chaînes de montagnes formées par les Pyrénées, à l’est les contreforts des Cévennes, délimitent son territoire. Déployé sur 120 000 hectares, le vignoble se délimite en trois zones d’influences : les plaines maritimes dans sa partie littorale, les premiers coteaux et soubergues, et enfin les vignobles d’altitude. L’étendue du vignoble Pays d’Oc explique l’extraordinaire diversité de sols que l’on y rencontre : ils alternent terrains sablonneux en bordure de mer, calcaires, schistes, argiles ou graves caillouteux sur les plaines et les coteaux. Cette mosaïque de terroirs est le terrain d’expression de 58 cépages autorisés par le label.

Aller plus loin sur : https://www.paysdoc-wines.com/cepages-et-territoire/

La CUMA du Clapas, c’est aussi de l’amitié

Ce samedi 29 septembre à midi, rendez-vous pour tous les viticulteurs de la CUMA du Clapas, chez l’un d’entre eux.

Depuis de nombreuses années, les viticulteurs de la CUMA devenus plus nombreux au fil des ans ainsi que tous  les chauffeurs et leurs épouses, fêtent la fin des vendanges autour d’un bon repas bien convivial.clapasP1140461

Pour 2018, apéritif  en plein air et un bon menu pour le repas accompagné bien-sûr par des bons vins des terroirs de la voie Domitienne.

Car si dans une CUMA l’on partage le matériel et les efforts il est bon de savourer le plaisir de travailler entre amis et de se rencontrer entre passionnés de viticulture.

D’autant que les vendanges ont été bien satisfaisantes avec de très belles journées sans souci météorologique, un degré vraiment correct et de la quantité suivant les catégories et les cépages pour ceux qui ont réussi à contrôler le mildiou. De nombreux voyants sont au vert en attendant une réunion bilan à la cave des Coteaux de la Voie Domitienne, quant au millésime 2018 il devrait être très bon mais il est bien trop tôt pour se prononcer.

Seul souci actuel… Le manque d’eau qui commence à se faire sentir. Un peu de pluie permettrait à la vigne de récupérer avant de rentrer dans l’hiver.

Au Domaine de Roquemale, la passion tout d'abord

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Le Domaine de Roquemale s'étend à Villeveyrac, au pied des éoliennes, entre l'ancienne mine de bauxite et les garrigues plus au nord. Un site magnifique. Le fameux viaduc qui caractérise le site vous montre le chemin à suivre. La Nature est reine à cet endroit : entre les figues de barbarie, les plantes de la garrigue toute proche, le fenouil, les olives et la vigne, tous les sens sont en éveil et surtout au petit matin.

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   Pour Valérie et Dominique,  vignerons de Villeveyrac propriétaires de Roquemale, depuis fin août c'est le temps des vendanges. Cette année encore, les maturations avançant, les vendanges ont pu démarrer il y a plus de 3 semaines. Des matinées, surtout pour les Blancs.

roquezrCaptureAvec certains jours sans vendanges, si nécessaire, pour attendre le meilleur moment.
Si leur production de vin est labellisée Agriculture biologique c'est bien parce qu'ils acceptent toutes les contraintes relatives à ce genre de production.

Mais quelle récompense avec des vins qualifiés de structurés et élégants, très frais, digestes !
Les Terrasses, Sans Filet ou le les Rocs Blancs seront excellents pour l'apéritif ou sur de petits plats, tandis que les rouges plus structurés Les Grès, Lema ou Mâle, s'associeront parfaitement avec une pièce de viande.


Que de travail en amont :   si les cépages du domaine sont la Syrah, le Grenache, le Cinsault, l’Alicante, le Mourvèdre, la Marsanne, la Roussanne, le Vermentino, le Grenache Blanc, et le Viognie, Roquemale ou "Mauvaise Roche", est un berceau idéal pour des vignes qui produisent peu de raisins mais avec une très bonne maturité.
Valérie nous précise que ce qui compte ce n'est pas spécialement le degré au moment de la cueillette manuelle, mais les conditions dans lesquelles l'on procède, plutôt avec de la fraîcheur,  ou au petit matin en surveillant la maturité phénolique. Ainsi, ils pourront conserver l’intégrité des baies et apporter à leur vin le maximum d’arômes. Souvent chaque parcelle est vinifiée séparément.

Avec leurs 10 cépages, Dominique et Valérie sauront tirer le meilleur du Millésime grâce à des assemblages. Mais auparavant il faut égrapper, légèrement fouler ou presser, tester. Après, entre la durée des macérations en cuve et les élevages en cuve ou tonneau, une longue alchimie va s'opérer dans la cave pour donner aux vins la structure souhaitée.

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Et Dominique est intarissable sur ce sujet qu'il maîtrise très bien depuis bien des années, d'autant qu'il agit avec passion et amour pour donner le meilleur de sa récolte.

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"Pour les rosés et les blancs, c'est toujours avant 10 h à cause de la chaleur sinon nous vendangeons en fonction de chacun des cépages en terminant par les tardifs. Les Mourvèdre pour finir. Sur le site, ou En cave, l'on suit l'évolution dans les vignes par des prélèvements, en observant l'évolution du degré, de la maturité, mais aussi en regardant et touchant la grappe et même les pépins. Nous rentrons en cave, cépage par cépage, et ce mercredi matin ce sera pour du rosé."

Le Domaine possède du matériel adapté et récent.

La benne équipée d'une vis sans fin arrive donc remplie de raisins.

Grâce à un système hydraulique, la benne se met à niveau,  sa vis se met à tourner (système électrique), elle se surélève et les grappes vont se diriger vers l'égrappoir pour retirer la rafle et ne laisser que les grains. Si la rafle retournera au sol, dans les vignes, pour l'enrichir, le reste prend la direction des cuves pour les rouges ou du  pressoir pneumatique pour les blancs et les rosés.

Car les rosés et les blancs vont fermenter liquides. A l'opposé les rouges fermentent avec les grains, la pulpe et les pépins et vont macérer de 5 à 20 jours .Cette période permet d'extraire, les arômes, les  polyphénols, les anthocyanes, les tanins .....

 "Les tanins sont des substances végétales de la famille des polyphénols, le plus souvent hydrosolubles, d'origine végétale et qui possèdent la capacité de précipiter les protéines, alcaloïdes et polysaccharides, à partir de leur solution aqueuse. et Le tanin dans le vin est une combinaison organique d'acide tannique et de glucose. Du point de vue chimique, les tanins sont des composés phénoliques de natures différentes selon qu'ils se trouvent dans les tigelles, la peau, les rafles ou les pépins."

Ensuite rajoute Dominique : "Le processus est le même depuis des décennies mais avec des outils plus modernes qui nous permettent de mieux maîtriser les choses. C'est ainsi que l'on peut ralentir la fermentation alcoolique grâce au froid avec des "drapeaux", des blocs réfrigérants en inox plongés dans les cuves qui  refroidissent les liquides jusqu'à 12°C. D'autre-part cela permettra aux dépôts d'aller au fond de la cuve, avec un jus clair à partir de 24 ou 36 h.

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L'on reste très vigilant en contrôlant la fermentation au moins deux fois par jour avec un mustimètre qui est est un densimètre utilisé par les vignerons pour évaluer le taux d'alcool probable de leur vin. (http://webetab.ac-bordeaux.fr/Etablissement/LJRudel/svt/sxp-98/98s1b.htm). Et deux fois par semaine l'oenologue passe pour réaliser des analyses sur la plupart des cuves. En outre, à tous les niveaux, la dégustation est primordiale pour vérifier que tout se passe bien et intervenir si nécessaire."

Il faudra compter environ une semaine pour les rouges et 15 jours pour les rosés.

Pour les rouges, il faudra bien-sûr décuver à la fourche, presser et on obtient ainsi un jus de coule et un jus de presse que l'on assemble ou pas !

Dominique laissera ensuite vieillir le tout en réalisant régulièrement des analyses. Si le plus dur est fait, le plus fin reste à venir avec des assemblages qui permettront d'obtenir en principe le vin désiré, sachant que d'une année sur l'autre avec la même composition, le vin n'aura pas les mêmes propriétés (Météo, quantité, degré, fermentation... Font la différence... D'où de bons et d'excellents millésimes.

roquzP1140415"En fin de compte, nous sortirons 8 cuvées différentes de la cave. Chacune a ses caractéristiques et pour l'instant elles sont toutes appréciées." Conclut Dominique qui est toujours en lien avec Valérie par téléphone pour gérer le temps et la logistique."

Nos vignerons sont de vrais artistes qui grâce à la palette de leurs cépages sauront créer des oeuvres qui de plus, pour notre plaisir, pourront être appréciées par nos papilles et les éveiller. Cette année encore,  grâce au micro-climat qui caractérise leurs 12 Ha, avec un mildiou assez bien maîtrisé et une météo clémente durant ces vendanges,  Valérie et Dominique sont confiants quant à la qualité de la récolte. Une palette haute en couleurs certainement.

Pour en savoir plus : DOMAINE DE ROQUEMALE

http://www.notrecave.com/41_domaine-de-roquemale?gclid=CLD42tjrgc8CFQaNGwod_00Jow

Dominique IBANEZ & Valérie TABARIES

34560 VILLEVEYRAC – France

 

        

 

Étiquetage des vins, comment s'y retrouver ?

 

Les vins font l'objet d'une réglementation très stricte permettant d'assurer la traçabilité des produits. Les étiquettes sont une source d'informations précieuse pour le consommateur. Décryptage.

©Creative Commons CC0

Les typologies de vins

Les vins sans indication géographique

Certains vins ne font apparaître aucune appellation protégée ou indication géographique sur leur étiquette. Ils répondent néanmoins à une catégorie spécifique anciennement dite « vin de table » et qu'on appelle aujourd'hui « vin sans indication géographique (VSIG) ». Cette catégorie a l'obligation de faire apparaître sur l'étiquette la mention du pays où les raisins ont été collectés et transformés. Par exemple, si un vin est produit en France, il devra obligatoirement faire apparaître la mention « vin de France ».

À noter que depuis 2009, les vins sans indication géographique disposent d'une autorisation à faire figurer sur leur étiquette le cépage et le millésime, sous réserve d'un agrément spécifique de l'opérateur et d'une certification de FranceAgriMer.

Lire aussi : Comprendre les labels bios

Les vins avec une indication géographique ou une appellation contrôlée

Cette catégorie correspond à des vins dont les raisins sont récoltés et vinifiés sur un périmètre géographique défini ou qui sont le fruit d'un terroir. Il existe plusieurs types de mentions :

  • L'appellation d'origine protégée (AOP)

La mention AOP sur une étiquette signifie que le vin est lié à un terroir et un savoir-faire spécifiques. Pour faire figurer ce sigle à valeur européenne, le vin doit au préalable obtenir l'équivalent français de cette mention, l'appellation d'origine contrôlée (AOC). Ce n'est qu'une fois acquise que le produit pourra être inscrit dans le registre européen des dénominations protégées (placé sous l'autorité de la Commission européenne).

  • L'indication géographique protégée (IGP)

L'IGP se base également sur le rapport du produit à un terroir donné et répond aux mêmes contraintes d'enregistrement au niveau national et européen. L'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO) indique que, pour qu'un produit obtienne l'IGP, il faut « qu'une étape au moins parmi la production, la transformation ou l’élaboration de ce produit doit avoir lieu dans cette aire géographique délimitée ».

Lire aussi : Quelle réglementation pour l’origine géographique des produits alimentaires ?

Les mentions obligatoires

Pour qu'un vin soit considéré comme respectant la réglementation, il doit obligatoirement faire apparaître sur son étiquette les éléments ci-dessous :

  • La catégorie réglementaire du vin

Type de vin (vin pétillant, vin…), appellation ou indication géographique protégées.

  • Le message sanitaire (boissons > 1,2 % d’alcool)

Message ou pictogramme déconseillant la consommation d’alcool pour les femmes enceintes.

  • Le titre alcoométrique volumique acquis (TAVA)

Pourcentage d’alcool (en unités ou demi-unités).

  • Le numéro de lot

Indication de la quantité de vin produit et conditionné dans des conditions similaires. Le numéro est toujours précédé d’un « L ».

  • La provenance
  • La présence d’additifs ou d’allergènes
  • Le volume nominal

Volume de liquide censé être présent dans le contenant.

  • Les informations relatives à l’embouteilleur

Lire aussi : Alimentation : comment lire les étiquettes nutritionnelles ?

Les informations complémentaires

Il existe des informations complémentaires qui peuvent vous aider à vous assurer de la conformité d'un produit. Ces mentions, sans être obligatoires, sont néanmoins soumises à réglementation :

  • Le millésime

Pour pouvoir faire valoir une année de millésime, le producteur doit avoir récolté au moins 85 % des raisins pendant l'année indiquée sur la bouteille.

  • Le cépage

De la même manière que le millésime, un cépage indiqué sur une bouteille de vin indique qu'en principe 85 % des raisins correspondent à la variété indiquée (100 % dans le cas d'un assemblage).

  • La méthode de production

Les producteurs peuvent décider de mettre en avant certaines pratiques de production. Par exemple, il peut être indiqué sur la bouteille le type de contenant dans lequel le vin a été élevé. À noter que pour utiliser ces informations, il faut répondre à des conditions spécifiques.

  • Exploitation agricole

La mention de l'exploitation agricole est normalement réservée aux IGP ou aux. Pour avoir la possibilité de la faire apparaître sur une bouteille, le vin doit avoir été récolté et vinifié exclusivement sur le domaine.

Lire aussi : Les labels « Fabriqué en France » pour les produits non alimentaires

Les vendanges d’autrefois

Dans les années soixante, c’était une fête, on les préparait longtemps à l’avance.

Le tracteur gagne du terrain

Je vous parle d’un temps que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître.

Il y avait d’abord la foire des vendanges fin août, on s’équipait, bottes, chapeau, sécateur. On sortait les comportes, il fallait les arroser pour les rendre étanches, les plus abîmées étaient amenées chez le tonnelier pour changer une douelle ou une cornaillère.

Elles pouvaient contenir 80 kg de raisins environ.

Pour les évacuer de la rangée, le moyen le plus utilisé était le pal - technique du sémaillé - barres de bois tenues par les porteurs de la comporte. Certains utilisaient la brouette, mais il ne fallait pas que le terrain soit détrempé, rocailleux, ou à fort dénivelé.

C’est à la fin de la décennie que les bennes vont faire leur apparition. 

Les vendanges de 1942

Les petits propriétaires vendangeaient à la journée alors que les grandes propriétés le faisait à forfait, on payait le raisin au kilo, plus on en ramassait et plus on était rémunéré; dans ce cas, il n’y avait pas de place pour le folklore. De la vigne à la cave, tout était bruyant, tracteurs, motoculteurs, camionnettes et même quelques chevaux qui faisaient de la résistance. La colle se composait de 8 coupeurs dont la meneuse, un videur de seaux et deux porteurs.

Le travail était dur en cette période, le matin il faisait frais pour ne pas dire plus, parfois avec la rosée on était trempé Au fur et à mesure que l’heure avançait, on enlevait le ciré, puis le gilet pour finir vers 11 heurs torse nu, les hommes bien évidemment ! Malgré tout, le soir on trouvait le temps de se rencontrer, de boire un verre, dans les villages on dansait avec un électrophone, une simple guitare.

A la fin de la vendange il y avait la capounade qui consistait à barbouiller le visage d’un vendangeur, et enfin le non moins traditionnel repas de fin de vendange. La main d’œuvre venait d’Espagne, les polonais, des mines de Cransac, les aveyronnais et même des italiens. 

Mécanisation de la vendange

Aujourd’hui tout est mécanisé, les entreprises viennent avec machines à vendanger, tracteurs et bennes. De plus on travaille souvent de nuit, donc cette activité passe inaperçue car il n’y a plus de caves particulières dans le village qui répandaient cette odeur de fermentation et où régnait une certaine agitation. 

Bernard Bals

La Grange de Berlou

La Grange de Berlou.

A Berlou (au nord de Saint Chinian), au 3 rue de Caladou, sont situées les installations du domaine viticole "La Grange Léon". C'est là que sont vinifiées et vendues les récoltes des vignes de cette zone particulière des Hauts Cantons. Véronique et Joël Fernandez y élaborent des nectars bien propres à réjouir les palais régionaux et internationaux.

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Comme disait Brassens, Joël Fernandez a dû "naître au pied d'une souche". Une de ces souches bien racinées qui vont chercher dans les schistes nourriture, chaleur et saveurs. Depuis des siècles, les hommes ont su, avec le jus des fruits de la vigne, élaborer des liquides que les anciens Grecs trouvaient dignes des dieux. Mais, élaborer ces boissons, c'est tout un art et n'est pas vigneron – un vrai selon J. Fernandez – qui veut.

Il faut tenir compte de l'exposition des parcelles, de l'ensoleillement. Savoir quel raisin se récolte "le matin très tôt", quel est son degré de maturation. Pour cela, le maître de La Grange Léon a recours à un œnologue, son "toubib". Et les prescriptions de celui qui veille sur la maturation tous les 2 jours permettent de produire des vins blancs à 12°, dont le "Petit Marcel", léger, rafraîchissant. Caque cépage a ses exigences, telle la Syrah ou le Mourvèdre.

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Ce dernier doit subir une sorte de pré-vendange. Il faut couper une grappe sur deux pour que les grains n'entrent pas en contact. Sinon, la pourriture gagne. Cela ne peut être fait qu'à la main, comme d'ailleurs toute la récolte. Certes, les nouvelles machines sont plus sélectives et le coût de la main d'œuvre est élevé.

A La Grange Léon, même cueillie à la main, la récolte est triée sur un tapis roulant ! Bien sûr, en cette année pluvieuse, il a fallu traiter. Mais M. Fernandez pratique une agriculture raisonnée. Il serait tenté de passer en "bio".

Il n'a pas pu le faire cette année, devant surmonter deux terribles épreuves de santé et ne pouvant s'impliquer autant qu'il le faudrait.

L'envie est là pourtant. Cette envie qui lui a fait quitter la coopérative (fondée par son grand-père au milieu des années 60) et lui a permis de faire face à d'importantes difficultés en 2008.

On ressentait alors la crise économique et la récolte était payée non plus en AOC, mais comme vin de table. L'exploitation de 6 ha permettrait-elle de s'en sortir ? Arracher ? Autant s'arracher les tripes ! Et puis, ce fut le début d'une nouvelle aventure : récolter, vinifier, commercialiser sur 20 ha.

Et aujourd'hui, 19 cuves de 10 à 50 hl (selon les besoins de la vinification) alimentent la vente des blancs, rosés et rouges du domaine. Au total, une vraie PME familiale qui commercialise 27 000 cols par an. Alors, M. Fernandez démarche les particuliers, fréquente les salons.

Et il exporte : au Luxembourg, en Belgique, en Allemagne, en Ecosse. Ses vins, plusieurs fois primés, figurent au guide Hachette. Nous nous en sommes entretenus en pleine vendange.

Et M. Fernandez a parlé aux gens de la ville de schistes et de soleil, de terroirs et de racines, et de passion.

H. Le Blanche.

(Avec le portrait du grand-père à l'arrière plan des photographies)

Des vendanges conviviales pour Jeannot et sa « colle » d’amis

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Ce vendredi matin, vendanges manuelles sur une parcelle de Jeannot Gil-Catala, en allant vers Gigean à Ria avec une « colle » motivée, une équipe de vendangeurs composée d’amis (es)… Odette, Ginette, Pierre, Gilbert, Arlette….. Une dizaine de Poussannais à la manoeuvre.

Dans une bonne ambiance, à l’ancienne car la superficie du terrain s’y prêtait, Jeannot et ses amis ont coupé des grappes de merlot (15°). Une récolte qui partait directement à la cave coopérative : à peu près, une tonne 180 kg, soit 200kg de plus que l’an dernier.

 

Le merlot est un cépage rouge, aux petites baies noires, apparu à la fin du 18ème siècle.

« De couleur sombre et dense, avec des arômes de fruits rouges et noirs et une superbe palette aromatique, le merlot se transforme au cours de son vieillissement pour laisser place à des notes de pruneaux, de sous-bois, d’épices. »

 

Du plaisir, de la camaraderie et des gestes qui rappellent le bon vieux temps.

Et le plaisir est toujours le même pour ces vendangeurs heureux de partager une matinée dans l’effort mais aussi dans le réconfort.

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+ Colle : groupe de vendangeurs de 8 coupeurs, 2 hommes transporteurs de comportes, 1 homme presseur de raisin dans la comporte, 1 videur de seaux.

A Poussan, de bien belles vendanges

  gniP1130529Des conditions idéales en ce moment pour des vendanges qui sont correctes en quantité, mais exceptionnelles au niveau du degré.

« Que cela continue », précisent les viticulteurs poussannais, du moins ceux qui ont pu grâce à des traitements raisonnés passer au travers du mildiou qui a été galopant cette année.

gniP1130522« Pluie du printemps et humidité ensuite, conjuguées avec chaleur » ont donné un résultat bien satisfaisant, et si l’on ne peut comparer avec la récolte de l’an dernier (gel), celle de 2018 s’annonce bien satisfaisante avec des « Merlot » et des « Syrah » qui oscillent entre 14° et 15° et qui ont produit un maximum du côté de l’Olivette.

D’excellentes conditions qui motivent les viticulteurs. Si à partir du 10 septembre, avec l’ouverture générale de la cave des Terroirs de la Voie Domitienne, chacun pourra vendanger en fonction de la maturité de la vigne dans ses parcelles, pour l’instant l’on suit un programme établi.

Vendredi ce sera une matinée spéciale pour le « Rosé » avec la récolte des « Cinsault, grenaches et Caladoc », ce dernier étant un croisement obtenu en 1958 entre le grenache noir et le côt ou malbec.

« Le Caladoc donne un vin de garde très corsé et typé, rond, chaleureux, avec une couleur intense et une structure tannique très intéressante : les tanins très présents sont à la fois souples sans amertume et fins. Il permet également d’obtenir des vins rosés, fruités et équilibrés. Propension toutefois a une acidité volatile. Arômes de framboise, épices, … »gniP1130527

Que le temps se maintienne et tout ira très bien…