CULTURE

Sauramps bientôt racheté par un libraire normand

 

A propos de Sauramps

L’histoire de Sauramps commence en 1946 avec la création par Henri Sauramps, un imprimeur d’Angoulême réfugié à Montpellier, d’une petite papeterie-imprimerie au 34 rue Saint-Guilhem pas très loin de la place de la Comédie.
Quelque 70 ans plus tard Sauramps est devenue la Sixième librairie indépendante de France, avec 131 salariés, 26 millions d'euros de chiffre d'affaires,  un entrepôt logistique de 2000m2, un site de vente en ligne et 5 magasins (4 à Montpellier et 1 à Alès) soit 400.000 références disponibles en magasin et plus de 2 millions sur le site sauramps.com.

Sauramps s’est également ouverte depuis plusieurs années à de nouvelles activités comme les loisirs créatifs, la musique, la vidéo, la presse, les jouets, les jeux, offrant ainsi une large palette de loisirs culturels, autant destinés à un public familial qu’à un public d’avertis.

Jean-Marie Sevestre en est le PDG depuis la reprise de l’entreprise au début des années 1990 par un directoire de trois personnes issues du personnel, Marie-Christine Wodiczko, Jean-Luc Bonnet et Jean-Marie Sevestre .

En déficit depuis 8 ans, le groupe est en proie à une grave crise financière et n'a guère d'autre choix que de trouver un repreneur.

   

Après des mois d'incertitude, l'avenir du groupe Sauramps et de ses 5 librairies se précise. Ce vendredi 27 janvier, Mathieu de Montchalin, le patron de la librairie l'Armitière de Rouen  a présenté son offre de reprise au comité d'entreprise du groupe montpellierrain.

Bien que plus grande libraire de Normandie, avec ses 38 salariés et ses 8 millions d'euros de chiffre d'affaires, l'Armitière pèse bien moins que Sauramps (131 salariés et 26 millions d'euros de chiffre d'affaires). De quoi inquiéter une partie des salariés dont certains manifestaient encore la semaine dernière pour soutenir un autre repreneur potentiel, La Maison du Livre (Rodez) qui depuis a jeté l'éponge

Mathieu de Montchalin qui aussi le président du Syndicat de la librairie française  après avoir analysé la situation et étudié le dossier depuis des mois est convaincu que l'entreprise est viable à condition de revoir sa stratégie et son organisation. Il entend également renégocier les loyers d'un certain nombre de magasins comme celui actuellement très élevé à Odysséum.

Sa proposition  garantit  le maintien du personnel et l'intégrité du groupe et elle a reçu un accueil favorable, de la majorité des actionnaires et des salariés. La reprise du groupe Sauramps par l'Armitière devrait donc se confirmer rapidement et le détail du plan de reprise devraient pouvoir être également rapidement dévoilé.

 

 

 

Culture et loi du marché

La transmission de la culture est une ardente obligation. Mais la culture, qu’on estime totalement disponible, surtout depuis la généralisation des outils numériques, est-elle vraiment accessible à tous, et à quelles conditions ? Actuellement, toute la question est dans le « comment » : quelles dispositions peuvent-elles assurer la transmission de la culture « Cette vague nébuleuse, incertaine et fragile, qui charrie à la fois tant de sottises et tant de grandeur » comme le dit Jean d’Ormesson ? La culture doit être considérée comme un bien commun : c’est ce que pensent le philosophe Pierre Dardot et le sociologue Christian Laval qui estiment que ce qui est impossible de s’approprier physiquement (l’air, l’eau, la santé, l’éducation, la connaissance…la culture) devrait relever d’une gestion commune.
Le livre, quelle que soit sa forme, actuelle ou future, est un des moyens de transmission de la culture dont littérature et poésie sont à la fois la chair, l’esprit et la langue.
Il est dommage que les lois du marché interviennent brutalement pour contrarier cette vocation, et que des lieux de culture, comme une librairie, y soient soumis car ils participent au développement de la lecture qui doit être l’affaire de tous. Car « le commun se définit par l’égalité, non seulement dans l’accès, mais aussi dans l’élaboration des buts de l’activité : le commun, c’est ce dont nous nous occupons à plusieurs, ce qui fait l’objet d’une décision collective qui nous engage et nous oblige. […] Il n’appartient pas à la nature de la connaissance d’être partagée : pendant des siècles, la connaissance est restée l’apanage de de quelques-uns. C’est un choix collectif qui en a fait un objet de partage. Cela dépend entièrement d’un acte politique, d’une décision de mise en commun. Retenons cette leçon : le commun est le vrai principe de la démocratie ».

Maurice Bouchard

 

L'art dans tous ses états

A la médiathèque Stéphane Hessel (Loupian)
Entrée libre sur réservation

Le style affirmé du peintre sétois Eddie Morano vient se marier aux textes de l’écrivain Olivier Martinelli et à la musique du guitariste Luc Panel et du groupe Pedazo de Alma pour dépeindre la guerre d’Espagne.
Du 24 janvier au 24 février. Vernissage le vendredi 03 février à 18h30.

Voir les sites:
Eddie Morano le site
Site Olivier Martinelli

L'agglo soutient l'Université du temps libre

François Commeinhes, Président de Thau agglo, Christophe Durand, Vice-président en charge de la culture, et Stéphane Ravaille, Président de l'Université du temps libre 34 se retrouvaient ce mercredi 19 octobre nt au Jardin antique méditerranéen de Balaruc-les-Bains, afin de signer une convention de mise à disposition de certains locaux de Thau agglo pour permettre à l'UTL de réaliser ses activités pédagogiques.

Hébergée auparavant par les services de la commune de Frontignan à l'espace François Villon, transféré à Thau agglo en début d'année dans le cadre du passage de l'école de musique de Frontignan au conservatoire intercommunale l'UTL34 devait trouver des solutions de remplacement afin d'être en mesure de poursuivre son activité. C'est bien naturellement, afin que cette structure s'inscrive dans la régularité d'un établissement universitaire, que Thau agglo a proposé des créneaux horaires fixes dans ses équipements pour l'année scolaire 2016/2017 et en mettant à disposition son personnel pour l'accueil des élèves et des professeurs.

La signature de la convention a formalisé l'engagement fort de Thau agglo auprès de l'UTL34. L'UTL34 antenne de Frontignan propose un enseignement accessible à tous, sans conditions de diplômes, quel que soit l'âge et le niveau d'étude. Un enseignement très diversifié est proposé simplement pour « le bonheur d'apprendre ensemble » par des enseignants qualifiés et bénévoles. Thau agglo reconnaît ainsi la pertinence des objectifs du projet associatif UTL34 ainsi que son rayonnement sur le territoire de l'agglo.

La collectivité apporte son soutien à de telles initiatives qui permettent à des individus un accès à la connaissance et l'éducation tout au long de la vie. Elle met à disposition régulièrement des lieux en relation avec les enseignements : le JAM à Balaruc-les-Bains, l'espace François Villon et la médiathèque Montaigne à Frontignan.

François Commeinhes a souligné que si depuis 2002 il soutenait l'UTL, il continuerait à faire en sorte que les activités de l'Université du Temps libre puissent se dérouler dans de bonnes conditions.

Pour en savoir plus :

http://www.utl34.fr/

http://www.thau-agglo.fr/vivre/la-culture/jardin-antique-mediterraneen/

FiloMer : Sagesse de la mer sétoise.

 Sète a-t-elle sa zone culturelle exclusive comme les nations ont leur zone économique à cinquante mille au large de leurs côtes ? Cela semble acquis à certaines époques (Escale à Sète). Mais il est une association, FiloMer, qui diffuse en Ile singulière une culture inspirée par ce que la mer peut suggérer de plus élevé dans l'âme humaine. FiloMer suscite rencontres et évènements d'où l'élément marin n'est pas exclu.

A l'origine, il y a la diversité sétoise. Madame Elyette Guillol avait quitté Médéa (Algérie) et rencontré Patrick Guillol, breton et marin dans l'âme qui, à bord de son 12 mètres, croisait sur "les chemins liquides". Et Elyette Guillol, dame de culture au vécu impressionnant, reçut l'empreinte de la mer. "La mer est grande", écrivait Tchekhov qui s'y connaissait en étendues salées. Et les immensités liquides, le dépouillement et la grandeur des paysages, l'âpreté des éléments à l'œuvre provoquent (comme les déserts terrestres) des remuements profonds dans l'âme humaine. Littérature et philosophie s'amarinèrent aux impressions maritimes et fut créée l'association FiloMer, il y a quatre ans. Un de ses piliers est toujours Jean-Luc Dallo, philosophe enseignant à Béziers. La présidente de cette association à buts non lucratifs (loi de 1905) est Mme Dany Gourdellier qui a catalysé aspirations et bonnes volontés. Son père était officier de port et eut un logement de fonction dans feue la Maison de la Santé, là où est aujourd'hui la criée. Il assistait aux joutes dans le canot de la capitainerie en tenue blanche à galons dorés. C'est aussi cela la zone maritime culturelle sétoise. Mais elle n'est pas exclusive.

L'association FiloMer compte parmi ses 270 adhérents actuels nombre de personnes actives et des retraités "estrangers" qui ont choisi de vivre à Sète, sensibles à l'attrait de la ville-port. Pour 12 euros par an, ils participent aux nombreuses et diverses activités que propose l'association. Il n'est demandé que de la bonne humeur, de l'engagement, à l'image des deux autres cadres du groupe : Marie-France Very la trésorière et José Cohen le secrétaire. On prépare des conférences comme celle de M. Nigoul, mythologue émérite. On peut parler de ses lectures avec le "club" animé par Marie-Ange Offman, écouter des récits historiques, s'ouvrir à la poésie. Et à part certains évènements exceptionnels qui nécessitent quelques dépenses, la gratuité est de règle. Cela tempère quelque peu le reproche d'élitisme que l'on peut adresser aux actions de l'association. Car, dans la salle de l'ancien couvent des Sœurs noires, là où était l'Ecole pratique à la Grande rue haute, Jean-Luc Dallo anime des rencontres philosophiques. On peut, dans la rigueur et la simplicité, réfléchir aux interrogations qui sont le lot de l'aventure humaine. En bonne tradition philosophique, il y a même un "banquet".

Hervé Le Blanche

voir aussi le compte-rendu sur les journées Filomer

La Nouvelle Librairie Sétoise s'installe au Théâtre Molière

Nouveau partenariat culturel !
La Scène Nationale de Sète et du Bassin de Thau et la Nouvelle Librairie Sétoise s'associent cette année pour vous offrir un espace librairie au cœur du Théâtre Molière.
Situé dans le hall au rez-de-chaussée du théâtre l’espace librairie est ouvert tous les soirs de spectacle, une heure avant le début de la représentation et également après le spectacle.
Vous y trouverez une sélection d'ouvrages, CD et DVD dédiée au spectacle vivant et en lien avec les thématiques de la saison.
Vous y trouverez également, en écho à l'actualié éditoriale et littéraire, les coups de cœur de l'équipe de la Nouvelle Librairie Sétoise en littérature, essais et jeunesse.
Et puisque nous sommes des amoureux du papier, la librairie vous proposera aussi de beaux articles de papeterie, carnets et agendas.
Lors de leurs achats, les spectateurs bénéficient d'une remise de 5%.

NOUVEAU : le service commande
Vous avez commandé un livre, la librairie vous a informé qu'il était disponible mais vous ne pouvez pas passer aux heures d'ouverture ?
Vous pouvez désormais le récupérer au théâtre les soirs de spectacle sur simple demande par téléphone au 04 67 74 43 21 !

Violence, littérature et poésie !

par Maurice Bouchard, en charge de la rubrique Littérature et poésie.

L’homme est-il un loup pour l’homme, intrinsèquement agressif envers son semblable ou le bon sauvage poussé au mal par une société corruptrice ?

Une étude très sérieuse, extrêmement documentée (menée par des scientifiques espagnols et publiée récemment par la revue Nature), montre que la violence humaine est enracinée dans nos origines, les primates étant le groupe d’espèces chez qui le poids de la violence létale est le plus important parmi toutes les autres. Cette étude montre aussi que les espèces où la place des femelles est prépondérante présentent des mœurs plus pacifiques.

Mais il apparaît, et c’est le plus important, que plus une espèce est sociale et territorialisée, plus la violence s’y exprime. En ce qui concerne Homo Sapiens, (c’est-à-dire nous !), les organisations tribales ou claniques affichent un degré de violence nettement plus élevé que les sociétés étatiques.

Heureusement, cette violence semble diminuer avec le temps depuis la fin du Moyen-Age, l’agressivité humaine étant flexible en fonction des organisations sociales.

« S’il doit y avoir un message philosophique dans ces résultats, c’est que peu importe notre violence à l’origine, nous avons la capacité de la moduler en changeant notre environnement social. Nous pouvons construire une société plus pacifique si nous en avons le désir » José Maria Gomez, directeur de l’étude.

On peut raisonnablement penser que le langage joue un rôle particulièrement important lors de l’élaboration des structures sociales et dans leur maintien, au plan matériel, technique, et plus encore au plan symbolique.

Par conséquent, littérature et poésie, deux formes du langage des cultures, contribuent puissamment à rapprocher les humains les uns des autres en tentant d’élucider les mystères de ce qui gouverne intimement chacun d’entre nous ainsi que, socialement, les groupes que nous formons.

Comme l’écrit Eric Chevillard (dans Le Monde des Livres), la littérature peut être définie « paradoxalement comme l’art ou la science des hypothèses. Paradoxalement puisque, à la rigueur et à la maîtrise technique requises par l’art et la science, s’oppose le caprice de l’imagination spéculative et de ses songes. Ecrire, c’est pourtant bien cela, non pas créer un monde par le verbe - naïve illusion du romancier idéaliste -, mais combiner les données brutes qui constituent le nôtre, profiter du jeu entre les strates du réel pour provoquer de féeriques tremblements de terre, proposer aussi des solutions aux énigmes qui pétrifient notre logique et notre raison, quitte à sublimer quelquefois le rébus le plus plat. C’est alors la pénétration de l’écrivain qui fera la profondeur du mystère ».

C’est donc à l’éducation à l’écriture et à la lecture, au sens le plus élevé de ces deux termes (et pas seulement au simple déchiffrage et à la simple calligraphie) que, tous, nous devons consacrer nos efforts auprès des générations qui nous succèderont, et ce, dès leur plus jeune âge.

Maurice Bouchard

Yvon Tranchant au centre de la programmation de la Scène Nationale

Yvon Tranchant, le Directeur de la Scène Nationale de Sète et du Bassin de Thau est à la barre de ce merveilleux vaisseau depuis 14 ans, à Sète et ce sera pour lui sa dernière année au Théâtre Molière. Cette grande Maison dédiée aux artistes et au public assure sa première mission en proposant une programmation artistique et culturelle permanente décentralisée sur le Territoire du Bassin de Thau, et au-delà, en s'appuyant sur des spectacles "jeune public" et "tout public" qui sont réalisés à proximité de la population, quelquefois, là où il n'y a pas de salles de spectacle.

Et Yvon tranchant précise que la saison 2016/2017 s'annonce résolument pluridisciplinaire, interculturelle et intergénérationnelle. Pour lui qui prépare avec son équipe la programmation, un an à l'avance, l'on s'imagine que le challenge à relever est immense : propositions, prospections, sélections, coûts... Tout va rentrer en compte, mais c'est encore plus complexe qu'il ne paraît. La programmation de la Scène Nationale se doit de proposer du théâtre, du lyrique, des concerts, de la danse, des opéras et opérettes sans compter les spectacles pluri-disciplinaires et le tout avec un savant dosage qui doit plaire au du public et s'adapter aux obligations relatives au statut de Scène Nationale.

Mais Yvon Tranchant, avec 20 ans de métier de Directeur, et 40 ans dans la famille Théâtre, ayant accumulé des succès et quelques échecs, a une connaissance encyclopédique au niveau des Compagnies dont il sait saisir l'esprit, la façon de travailler.

 C'est souvent subjectif car d'un spectacle sur l'autre tout est différent pour une même équipe pourtant avec plus de 40 propositions par semaine, en voyageant, en prospectant et ensuivant de près l'univers artistique, le Directeur qui a "appris sur le tas", parvient à établir une ébauche de programmation respectant ce premier équilibre : 15 pièces de théâtre environ, 8 ou 9 spectacles de danse, 3 ou 4 lyriques sans oublier les concerts et les spectacles pluri-disciplinaires ... En respectant ce que l'Etat demande, en n'oubliant pas les contraintes financières, ce seront plus de 40 spectacles qui seront proposés cette saison : "l'intuition, l'originalité par rapport aux autres scènes comme celle de Montpellier, le côté imaginaire, poétique ou mystérieux des spectacles, la surprise, (ce sera le cas pour PPP de P.P.P. Phia Ménard – Cie non Nova les Mardi 11 et mercredi 12 octobre, feront qu'ils seront retenus.

Un savant mélange entre des critères, des impressions, des références ou des coups de coeur, un équilibre entre les langages et l'intergénérationnel feront qu'une alchimie s'opérera. Ensuite c'est la confiance qui fera effet .

"Celle que j'aurai pour les compagnies retenues et celle des spectateurs qui viendront au théâtre." Et Yvon Tranchant aime à rappeler ce texte d'Alain Crombecque : "Je crois qu’il y a aussi une part d’inspiration dans les choix artistiques que nous sommes amenés à faire et certainement beaucoup de chance. Tout d’un coup, au bon moment, les choses apparaissent avec évidence. Ce sont ces évidences que je traque. Mes choix me sont dictés par le choc des rencontres qui jalonnent mon voyage, cette quête ininterrompue de l’étonnement. Bien sûr, la catastrophe peut surgir au bout du chemin. Nous sommes toujours dans l’urgence, à la limite de la catastrophe. Mais ce risque ne me fait pas peur. Il y a, enfoui en moi, quelque chose du joueur. »

C'est ainsi que Le Directeur du Théâtre Molière a retenu Serge Teyssot-Gay, un guitariste exceptionnel qui est une référence, un des plus grands invités qui devrait faire le bonheur des spectateurs tout comme "Mec !" d'Allain Leprest avec Philippe Torenton et Edward Perraud... Avec une part de risque, des coups de chance, des coups de coeur, aidé par toute une équipe qui travaille avec lui, il établit cette programmation en étant "un passeur".

"Il faut rester humble, respecter les artistes, car nous sommes tous dans la même machine. Que ce soit les compagnies Régionales ou locales, les festivals ou autres spectacles, nous sommes au service de l'Art. Pour le transmettre au public, il faut privilégier les relations humaines, avoir une qualité d'accueil, de la régularité, aller à sa rencontre physiquement et enfin informer".

Un formidable défi que la Scène Nationale de Sète et du bassin de Thau sait relever chaque année pour des spectateurs qui désirent avant tout se faire plaisir en passant de bonnes soirées au Théâtre,  en partageant des moments forts. D'autant qu'avec un accueil de qualité et un "After" auprès des artistes, avec même ds facilités pour les déplacements, tout est réfléchi pour atteindre cet objectif.

Jean-Marie Philipon

Que représente la culture en Pays de Thau ?

Selon une étude, la valeur de la Tour Eiffel est estimée à 434 milliards d’euros, soit 1/5ème du PIB de la France. Cette estimation prend en compte des critères tels que son image, son attractivité et son impact sur l’économie en général.

Ceci montre que le patrimoine culturel est un levier économique puissant. Autre exemple, à Metz, avec l’ouverture de l’antenne lorraine du Centre Pompidou, les commerces et les restaurants sont en plein boom. Exactement comme à Bilbao en 1997 avec l’ouverture du musée Guggenheim qui a généré 45.000 emplois dans les dix ans qui ont suivi son ouverture.

Investir dans la culture est aussi rentable. Pour 1 euro de dépenses de fonctionnement du Château de Versailles, les retombées économiques sont de plus de 23 euros. Mieux que le tiercé !

Au-delà des musées et des monuments, une véritable politique d’investissement culturel doit aussi s’intéresser à l'ensemble des entreprises produisant des biens culturels ou issues de la créativité intellectuelle : musique, films, télévision, radio, jeux vidéo, livre, médias numériques et nouvelles technologies, design, gastronomie, etc.

On le voit aujourd’hui la compétition est mondiale pour attirer les touristes mais aussi les entreprises et les cerveaux qui créeront bien plus d’emplois de qualité que n’importe quelle marina géante.

Nombre de nos élus à Sète et en pays sétois en ont compris l’importance et agissent déjà dans le bon sens mais peut-on aller bien au-delà ?
Comment nous différencier et favoriser ici un véritable essor des industries créatives ? Quelles sont les synergies innovantes qui s’offrent à nous à la croisée des arts, du terroir et de l’activité portuaire ? 
Bref, au-delà de l’indispensable et incontournable tourisme, quelles sont les idées neuves pour créer de la richesse et de l’emploi ?

Jacques Carles

L'oreille

« L’OREILLE », œuvre de l’artiste Lucas Macone - Photographiée par Jean-Paul Malachane

« Posée sur un ouvrage guerrier d’acier et de béton, aux côtés de « l’arbre de la Paix », sur la route de St Clair à Sète au niveau du musée Paul Valéry et du jardin du phare, sera-t-elle une oreille attentive à tous les soupirs et regrets des alentours ? Peut-être entendra-t-elle, portés sur le sommet des vagues toutes proches, les murmures et les clameurs de la « grande histoire » de tous ces peuples qui bordent la Méditerranée : amours et désamours, douleurs exacerbées et jouissances exaltées... Que cet ouvrage planté soit un lieu propice à la méditation, une pause apaisante sur notre chemin. »

Jean-Paul Malachane

Cuisine secrète du Languedoc

Cuisine secrète du Languedoc-Roussillon

"Totalement sublime ! Un livre de recette que je recommande rien que pour la poésie des recettes et les commentaires authentiques.

J'y ai trouvé les recettes des bons petits plats que mes grands-mères préparaient si bien. De la rouille à la Sétoise aux escargots à la cévenole vous en aurez l'eau à la bouche !
C'est la vrai cuisine familiale du Languedoc, celle qui se transmet depuis des générations. » Amazon