CULTURE

Lancement du festival d'hiver au Domaine d'O

L'année 2017 fut propice au succès  des festivals Saperlipopette, Arabesques, Printemps des comédiens, Folies d’O, Radio France et Les Nuits d’O qui ont connu, cette année encore une belle affluence avec plus de 90 000 spectateurs sur Montpellier.

Après cette jolie saison d'été, clôturée par Les Nuits d'O dont toutes les soirées ont affiché complet, le domaine d'O à Montpellier ouvre sa saison d'hiver 2017-2018 le 30 septembre 2017 avec le concert de Vincent Delerm auteur, compositeur, interprète à 20h au Théâtre Jean-Claude Carrière.

On connaît l’artiste pour sa voix, son style presque chanté-parlé, ses personnages si proches de nous. Avec ce spectacle il offre en plus une scénographie ciselée. Le théâtre est proche, le cabaret n’est pas loin, le cinéma est bien là !

Il joue avec les sons, les formes, les couleurs et même les lumières, et transporte dans une ambiance originale et personnelle. De l’humour, de la profondeur, de la légèreté…

Domaine d'O
178, rue de la Carriérasse - 34090 Montpellier
Tél. : 0800 200 165 - appel gratuit depuis un poste fixe

» en savoir plus sur la programmation du Domaine d'O : cliquez ici

Poésie à Bouzigues

 Les passeurs de poèmes vous invitent le samedi 14 octobre 2017, à, 18h30, salle de la Maison des Gens de l’Étang à Bouzigues, à découvrir la poésie de René Guy Cadou et autres coups de cœur, accompagnement à la guitare d’Alain.

René Guy Cadou (1920-1951), fils d’instituteurs laïques et instituteur lui-même, fait partie du groupe de jeunes poètes de l’école de Rochefort qui, en rupture avec le conformisme littéraire du régime de Vichy, revendiquent le droit de chanter l’amour de la vie, la liberté et la fraternité des hommes.

À la place du ciel Je mettrai son visage Les oiseaux ne seront Même pas étonnés... René Guy Cadou : la Fleur rouge

Comme à la baraquette, pour terminer la soirée, nous partagerons tous ensemble la tarte salée ou sucrée, l’amuse-bouche... Que vous apporterez.

Que représente la culture en Pays de Thau ?

Selon une étude, la valeur de la Tour Eiffel est estimée à 434 milliards d’euros, soit 1/5ème du PIB de la France. Cette estimation prend en compte des critères tels que son image, son attractivité et son impact sur l’économie en général.

Ceci montre que le patrimoine culturel est un levier économique puissant. Autre exemple, à Metz, avec l’ouverture de l’antenne lorraine du Centre Pompidou, les commerces et les restaurants sont en plein boom. Exactement comme à Bilbao en 1997 avec l’ouverture du musée Guggenheim qui a généré 45.000 emplois dans les dix ans qui ont suivi son ouverture.

Investir dans la culture est aussi rentable. Pour 1 euro de dépenses de fonctionnement du Château de Versailles, les retombées économiques sont de plus de 23 euros. Mieux que le tiercé !

Au-delà des musées et des monuments, une véritable politique d’investissement culturel doit aussi s’intéresser à l'ensemble des entreprises produisant des biens culturels ou issues de la créativité intellectuelle : musique, films, télévision, radio, jeux vidéo, livre, médias numériques et nouvelles technologies, design, gastronomie, etc.

On le voit aujourd’hui la compétition est mondiale pour attirer les touristes mais aussi les entreprises et les cerveaux qui créeront bien plus d’emplois de qualité que n’importe quelle marina géante.

Nombre de nos élus à Sète et en pays sétois en ont compris l’importance et agissent déjà dans le bon sens mais peut-on aller bien au-delà ?
Comment nous différencier et favoriser ici un véritable essor des industries créatives ? Quelles sont les synergies innovantes qui s’offrent à nous à la croisée des arts, du terroir et de l’activité portuaire ? 
Bref, au-delà de l’indispensable et incontournable tourisme, quelles sont les idées neuves pour créer de la richesse et de l’emploi ?

Jacques Carles

GUET - artiste plasticien au JAM

Belle inauguration au JAM ce samedi 3 juin par François Commeinhes, sénateur et maire de Sète, Laurent Fabre, directeur du JAM, Monsieur le Maire de Loupian et la présence de «GUËT».

En ce week-end des «rendez-vous aux jardins», de nombreux visiteurs et invités étaient présents au vernissage et à l'exposition «quand le Jardin Antique Méditerranéen devient Jardin Artistique en Mouvement» proposée par GUËT, artiste plasticien de Sète. 

Guët, sculpteur poético-ludique aux énergies douces se considère comme un inventeur de «machines-anti-machines». Il crée des sculptures cinétiques, des tableaux animés, des installations d'extérieur en utilisant les énergies douces (le vent, le courant d'une rivière, la lumière du soleil ou l'énergie humaine mais aussi l'énergie électrique).
L'objectif de cette fabrique «non figée», est surtout de susciter l'émotion, de faire naître le rêve..."Créer c'est résister"

Dans le Jardin Antique Méditerranéen, Guët a déposé des «statues cinétiques» toutes placées à des endroits stratégiques dans ce jardin antique : le "poistèque" qui crache des bulles..., un "trio d'héliotrope" qui gigote dans l'Apothèke, l'arboresson qui, comme son nom l'indique, produisait une petite musique douce, la "balansation", l'arboresson - Delirius Topianus - arbre - (art topiaire). Dans un coin surélevé du jardin, Guët a suspendu un miroir "magique" reflétant la vue magnifique sur l'Etang de Thau.

Une bien belle exposition visible jusqu'au 20 août pendant les horaires d’ouverture du site, aux conditions normales d’entrées des visites journalières du Jardin Antique Méditerranéen.                                                                                                                          Annick Pratlong

 

Le Jardin antique Méditerranéen - rue des Piochs - 34540 Balaruc-les-Bains. Tél : 04 67 46 47 92 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

5 jeunes héraultais lauréats aux Prix d'écriture Claude-Nougaro

Hier soir, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, a remis les Prix d'écriture Claude-Nougaro 2017 à 16 lauréats, aux côtés de Mouss et Hakim, parrains de cette 11ème édition, à l'Hôtel de Région de Toulouse.

Crédit photo : Lydie Lecarpentier

« Félicitations à nos jeunes ! Aux 16 lauréats récompensés aujourd'hui bien sûr mais aussi aux 400 participants de toute l'Occitanie / Pyrénées-Méditerranée qui ont tenté l'aventure cette année et donné le meilleur d'eux-mêmes. Ils ont su nous montrer avec brio qu'ils ont le goût pour l'écriture, qu'ils sont curieux, créatifs, et, j'en ai l'impression, de plus en plus engagés », a déclaré Carole Delga lors de la cérémonie de remise des prix.

Créés et organisés par la Région, les Prix d'écriture Claude-Nougaro récompensent le talent et la créativité de jeunes âgés de 15 à 25 ans dans 4 catégories : « Chanson », « Bande dessinée », « Fiction » et « Scénario ». Dans chaque catégorie, 4 lauréats ont reçu un prix hier soir, dont 5 jeunes de l'Hérault :
-Dans la catégorie « Chanson », Judith Angot, 24 ans, remporte le 3ème prix pour ses œuvres La mauvaise mine et Le rire des enfants.
-Pour la « Bande dessinée », Camille Maestracci, 23 ans, et Angèle Legras, 15 ans, gagnent respectivement le 2ème prix pour Trois âmes et le 3ème prix pour L'envie d'écrire.
-C'est Arnaud Gauthier, 24 ans, qui obtient le 2ème prix de la « Fiction » pour sa nouvelle Le Prix des Mots.
-Enfin, dans la catégorie « Scénario », la jeune Isabelle Bernoux, 16 ans, remporte le 1er prix Découverte pour Une petite Alice.

Tous les lauréats des 1er prix Découverte (15-18 ans) auront la chance de partir en séjour culturel et littéraire à Barcelone en 2018, et les 1er prix Tremplin (18-25 ans) vont dans les prochains mois bénéficier d'un accompagnement dans leur travail artistique par un professionnel. Tous les lauréats ont reçu une tablette numérique. Par ailleurs, les 1er prix Découverte et Tremplin de la catégorie « Chanson » pourront enregistrer leurs œuvres en studio et bénéficier d'un pressage de CD. Tous les lauréats de la catégorie « Fiction » participeront quant à eux aux ateliers du Prix du Jeune écrivain à Muret l'été prochain.

Depuis la création des Prix d'écriture Claude-Nougaro en 2006, près de 4 000 jeunes y ont participé !

Voyager avec Filo-Mer

Cette association culturelle est bien présente à Sète où elle organise de nombreuses et diverses manifestations de qualité. De la Philosophie à la lecture et au monde maritime, elle fait voyager en esprit les Sétois. Et Filo-Mer s'est illustrée ces deux derniers week-ends.


M. Barthes


M. Grauby

 

Au micro : M. Blanchard, organisateur de la soirée

Samedi 17 mars, salle Tarbouriech (Théâtre de la Mer), à 20h30, on versait aussi quelque peu dans la nostalgie car Michel Blanchard présentait avec sobriété et émotion les chansons de Jacques Brel. Et l'on partit du "Plat pays" aux Marquises en passant par Paris qui, au printemps, "joue la fête au village". Et puis, vous vous souvenez ? "Ne me quitte pas", "Madeleine", la "quête" de "l'homme de la Mancha", si bien portée par J. Barthes. Et "Amsterdam" ! Et l'on ne se fit pas prier pour reprendre en chœur, au final, "Quand on n'a que l'amour". Catalogue de bons sentiments ? Choix des interprètes discuté, surtout pour ceux qui avaient vu le "Grand Jacques" à la télévision ? Mais certainement un voyage dans le temps et la conscience d'un itinéraire singulier. C'est sur une toute autre voie que le public était invité le week-end précédent par H Grauby, un passionné du littoral languedocien et du monde maritime. On s'attendait à ce qu'il parle d'aventures, de mer et de tempêtes, de trafics. On n'a pas été déçu, M. Grauby nous a parlé d'Henri de Monfreid. Celui-ci a vécu jusqu'à l'âge de sept ans, solitaire, face aux somptueux paysages du cap Leucate.

 Les falaises, les immenses plages, la mer, "la mer toujours recommencée" vont le marquer pour toujours. Après un échec à Centrale, il se fit commis négociant. "Une vie quelconque", sans horizon jusqu'à ce départ en Abyssinie pour y acheter du café en 1910. A Obock, au nord du golfe de Tadjoura face à Djibouti, il voit s'agiter "les petits barbares" qui vont cueillir des perles au fond de la mer Rouge et les vendent. Alors, les bureaux paraissent bien sombres à Monfreid qui y sent comme un parfum de naphtaline. Il quitte le commerce après une altercation avec son patron. Il se fait patron de boutre et se livre au commerce des perles. Et puis, dans cette zone troublée, mal contrôlée, il sera trafiquant d'armes, "jouant à cache-cache" avec les douaniers. Mais aussi fera commerce du haschisch. Ah, cette croisière à la poursuite d'un voleur dans l'océan Indien et jusqu'aux Seychelles où il règlera le différend par les armes ! Un vrai exploit maritime, comme ce passage au long de la côte d'Arabie, face au mur d'eau d'un courant contraire et aux tourbillons. Et la tempête se lève, une lame emporte le mât, une autre projette Ahmed, un matelot à la mer ! Monfreid file une aussière et lance le navire dans une zone plus calme…au milieu des brisants. Et tous s'en sortent.

 Sur les conseils de Joseph Kessel, Monfreid écrit toute cette vie quelque peu "de sac et de corde". Ecrivain talentueux et prolifique, il rencontrera le succès avec notamment Les secrets de la mer Rouge, La Croisière du hachich et même L'Envers de l'aventure. Embarquez avec Monfreid. Bon voyage !

Hervé Le Blanche

Scène nationale de Sète et du bassin de Thau : une nouvelle directrice succède à Yvon Tranchant

 

Sandrine Mini va succéder à Yvon Tranchant à la tête de la direction de la scène nationale de Sète et du Bassin de Thau. Elle a précédemment dirigé la scène conventionnée « Le Toboggan » à Décines de 2004 à 2016, après avoir été successivement attachée culturelle à l'Ambassade de France à Rome et directrice des publics et du développement au Musée national Picasso. Sandrine Mini propose pour la scène nationale un projet ambitieux, à l'écoute de la diversité des parcours des artistes et des publics. Son projet laisse place aux acteurs de la scène artistique régionale et prévoit un pôle de création et de diffusion dédié au jeune public. Sandrine Mini aura à cœur de renforcer l'empreinte de la scène nationale dans la région, en organisant dans l'espace public des communes de l'agglomération un événement annuel autour du cirque, de la danse, de la musique et des arts plastiques.

Sauramps bientôt racheté par un libraire normand

 

A propos de Sauramps

L’histoire de Sauramps commence en 1946 avec la création par Henri Sauramps, un imprimeur d’Angoulême réfugié à Montpellier, d’une petite papeterie-imprimerie au 34 rue Saint-Guilhem pas très loin de la place de la Comédie.
Quelque 70 ans plus tard Sauramps est devenue la Sixième librairie indépendante de France, avec 131 salariés, 26 millions d'euros de chiffre d'affaires,  un entrepôt logistique de 2000m2, un site de vente en ligne et 5 magasins (4 à Montpellier et 1 à Alès) soit 400.000 références disponibles en magasin et plus de 2 millions sur le site sauramps.com.

Sauramps s’est également ouverte depuis plusieurs années à de nouvelles activités comme les loisirs créatifs, la musique, la vidéo, la presse, les jouets, les jeux, offrant ainsi une large palette de loisirs culturels, autant destinés à un public familial qu’à un public d’avertis.

Jean-Marie Sevestre en est le PDG depuis la reprise de l’entreprise au début des années 1990 par un directoire de trois personnes issues du personnel, Marie-Christine Wodiczko, Jean-Luc Bonnet et Jean-Marie Sevestre .

En déficit depuis 8 ans, le groupe est en proie à une grave crise financière et n'a guère d'autre choix que de trouver un repreneur.

   

Après des mois d'incertitude, l'avenir du groupe Sauramps et de ses 5 librairies se précise. Ce vendredi 27 janvier, Mathieu de Montchalin, le patron de la librairie l'Armitière de Rouen  a présenté son offre de reprise au comité d'entreprise du groupe montpellierrain.

Bien que plus grande libraire de Normandie, avec ses 38 salariés et ses 8 millions d'euros de chiffre d'affaires, l'Armitière pèse bien moins que Sauramps (131 salariés et 26 millions d'euros de chiffre d'affaires). De quoi inquiéter une partie des salariés dont certains manifestaient encore la semaine dernière pour soutenir un autre repreneur potentiel, La Maison du Livre (Rodez) qui depuis a jeté l'éponge

Mathieu de Montchalin qui aussi le président du Syndicat de la librairie française  après avoir analysé la situation et étudié le dossier depuis des mois est convaincu que l'entreprise est viable à condition de revoir sa stratégie et son organisation. Il entend également renégocier les loyers d'un certain nombre de magasins comme celui actuellement très élevé à Odysséum.

Sa proposition  garantit  le maintien du personnel et l'intégrité du groupe et elle a reçu un accueil favorable, de la majorité des actionnaires et des salariés. La reprise du groupe Sauramps par l'Armitière devrait donc se confirmer rapidement et le détail du plan de reprise devraient pouvoir être également rapidement dévoilé.

 

 

 

Culture et loi du marché

La transmission de la culture est une ardente obligation. Mais la culture, qu’on estime totalement disponible, surtout depuis la généralisation des outils numériques, est-elle vraiment accessible à tous, et à quelles conditions ? Actuellement, toute la question est dans le « comment » : quelles dispositions peuvent-elles assurer la transmission de la culture « Cette vague nébuleuse, incertaine et fragile, qui charrie à la fois tant de sottises et tant de grandeur » comme le dit Jean d’Ormesson ? La culture doit être considérée comme un bien commun : c’est ce que pensent le philosophe Pierre Dardot et le sociologue Christian Laval qui estiment que ce qui est impossible de s’approprier physiquement (l’air, l’eau, la santé, l’éducation, la connaissance…la culture) devrait relever d’une gestion commune.
Le livre, quelle que soit sa forme, actuelle ou future, est un des moyens de transmission de la culture dont littérature et poésie sont à la fois la chair, l’esprit et la langue.
Il est dommage que les lois du marché interviennent brutalement pour contrarier cette vocation, et que des lieux de culture, comme une librairie, y soient soumis car ils participent au développement de la lecture qui doit être l’affaire de tous. Car « le commun se définit par l’égalité, non seulement dans l’accès, mais aussi dans l’élaboration des buts de l’activité : le commun, c’est ce dont nous nous occupons à plusieurs, ce qui fait l’objet d’une décision collective qui nous engage et nous oblige. […] Il n’appartient pas à la nature de la connaissance d’être partagée : pendant des siècles, la connaissance est restée l’apanage de de quelques-uns. C’est un choix collectif qui en a fait un objet de partage. Cela dépend entièrement d’un acte politique, d’une décision de mise en commun. Retenons cette leçon : le commun est le vrai principe de la démocratie ».

Maurice Bouchard

 

L'agglo soutient l'Université du temps libre

François Commeinhes, Président de Thau agglo, Christophe Durand, Vice-président en charge de la culture, et Stéphane Ravaille, Président de l'Université du temps libre 34 se retrouvaient ce mercredi 19 octobre nt au Jardin antique méditerranéen de Balaruc-les-Bains, afin de signer une convention de mise à disposition de certains locaux de Thau agglo pour permettre à l'UTL de réaliser ses activités pédagogiques.

Hébergée auparavant par les services de la commune de Frontignan à l'espace François Villon, transféré à Thau agglo en début d'année dans le cadre du passage de l'école de musique de Frontignan au conservatoire intercommunale l'UTL34 devait trouver des solutions de remplacement afin d'être en mesure de poursuivre son activité. C'est bien naturellement, afin que cette structure s'inscrive dans la régularité d'un établissement universitaire, que Thau agglo a proposé des créneaux horaires fixes dans ses équipements pour l'année scolaire 2016/2017 et en mettant à disposition son personnel pour l'accueil des élèves et des professeurs.

La signature de la convention a formalisé l'engagement fort de Thau agglo auprès de l'UTL34. L'UTL34 antenne de Frontignan propose un enseignement accessible à tous, sans conditions de diplômes, quel que soit l'âge et le niveau d'étude. Un enseignement très diversifié est proposé simplement pour « le bonheur d'apprendre ensemble » par des enseignants qualifiés et bénévoles. Thau agglo reconnaît ainsi la pertinence des objectifs du projet associatif UTL34 ainsi que son rayonnement sur le territoire de l'agglo.

La collectivité apporte son soutien à de telles initiatives qui permettent à des individus un accès à la connaissance et l'éducation tout au long de la vie. Elle met à disposition régulièrement des lieux en relation avec les enseignements : le JAM à Balaruc-les-Bains, l'espace François Villon et la médiathèque Montaigne à Frontignan.

François Commeinhes a souligné que si depuis 2002 il soutenait l'UTL, il continuerait à faire en sorte que les activités de l'Université du Temps libre puissent se dérouler dans de bonnes conditions.

Pour en savoir plus :

http://www.utl34.fr/

http://www.thau-agglo.fr/vivre/la-culture/jardin-antique-mediterraneen/

FiloMer : Sagesse de la mer sétoise.

 Sète a-t-elle sa zone culturelle exclusive comme les nations ont leur zone économique à cinquante mille au large de leurs côtes ? Cela semble acquis à certaines époques (Escale à Sète). Mais il est une association, FiloMer, qui diffuse en Ile singulière une culture inspirée par ce que la mer peut suggérer de plus élevé dans l'âme humaine. FiloMer suscite rencontres et évènements d'où l'élément marin n'est pas exclu.

A l'origine, il y a la diversité sétoise. Madame Elyette Guillol avait quitté Médéa (Algérie) et rencontré Patrick Guillol, breton et marin dans l'âme qui, à bord de son 12 mètres, croisait sur "les chemins liquides". Et Elyette Guillol, dame de culture au vécu impressionnant, reçut l'empreinte de la mer. "La mer est grande", écrivait Tchekhov qui s'y connaissait en étendues salées. Et les immensités liquides, le dépouillement et la grandeur des paysages, l'âpreté des éléments à l'œuvre provoquent (comme les déserts terrestres) des remuements profonds dans l'âme humaine. Littérature et philosophie s'amarinèrent aux impressions maritimes et fut créée l'association FiloMer, il y a quatre ans. Un de ses piliers est toujours Jean-Luc Dallo, philosophe enseignant à Béziers. La présidente de cette association à buts non lucratifs (loi de 1905) est Mme Dany Gourdellier qui a catalysé aspirations et bonnes volontés. Son père était officier de port et eut un logement de fonction dans feue la Maison de la Santé, là où est aujourd'hui la criée. Il assistait aux joutes dans le canot de la capitainerie en tenue blanche à galons dorés. C'est aussi cela la zone maritime culturelle sétoise. Mais elle n'est pas exclusive.

L'association FiloMer compte parmi ses 270 adhérents actuels nombre de personnes actives et des retraités "estrangers" qui ont choisi de vivre à Sète, sensibles à l'attrait de la ville-port. Pour 12 euros par an, ils participent aux nombreuses et diverses activités que propose l'association. Il n'est demandé que de la bonne humeur, de l'engagement, à l'image des deux autres cadres du groupe : Marie-France Very la trésorière et José Cohen le secrétaire. On prépare des conférences comme celle de M. Nigoul, mythologue émérite. On peut parler de ses lectures avec le "club" animé par Marie-Ange Offman, écouter des récits historiques, s'ouvrir à la poésie. Et à part certains évènements exceptionnels qui nécessitent quelques dépenses, la gratuité est de règle. Cela tempère quelque peu le reproche d'élitisme que l'on peut adresser aux actions de l'association. Car, dans la salle de l'ancien couvent des Sœurs noires, là où était l'Ecole pratique à la Grande rue haute, Jean-Luc Dallo anime des rencontres philosophiques. On peut, dans la rigueur et la simplicité, réfléchir aux interrogations qui sont le lot de l'aventure humaine. En bonne tradition philosophique, il y a même un "banquet".

Hervé Le Blanche

voir aussi le compte-rendu sur les journées Filomer

La Nouvelle Librairie Sétoise s'installe au Théâtre Molière

Nouveau partenariat culturel !
La Scène Nationale de Sète et du Bassin de Thau et la Nouvelle Librairie Sétoise s'associent cette année pour vous offrir un espace librairie au cœur du Théâtre Molière.
Situé dans le hall au rez-de-chaussée du théâtre l’espace librairie est ouvert tous les soirs de spectacle, une heure avant le début de la représentation et également après le spectacle.
Vous y trouverez une sélection d'ouvrages, CD et DVD dédiée au spectacle vivant et en lien avec les thématiques de la saison.
Vous y trouverez également, en écho à l'actualié éditoriale et littéraire, les coups de cœur de l'équipe de la Nouvelle Librairie Sétoise en littérature, essais et jeunesse.
Et puisque nous sommes des amoureux du papier, la librairie vous proposera aussi de beaux articles de papeterie, carnets et agendas.
Lors de leurs achats, les spectateurs bénéficient d'une remise de 5%.

NOUVEAU : le service commande
Vous avez commandé un livre, la librairie vous a informé qu'il était disponible mais vous ne pouvez pas passer aux heures d'ouverture ?
Vous pouvez désormais le récupérer au théâtre les soirs de spectacle sur simple demande par téléphone au 04 67 74 43 21 !

Cuisine secrète du Languedoc

Cuisine secrète du Languedoc-Roussillon

"Totalement sublime ! Un livre de recette que je recommande rien que pour la poésie des recettes et les commentaires authentiques.

J'y ai trouvé les recettes des bons petits plats que mes grands-mères préparaient si bien. De la rouille à la Sétoise aux escargots à la cévenole vous en aurez l'eau à la bouche !
C'est la vrai cuisine familiale du Languedoc, celle qui se transmet depuis des générations. » Amazon