CULTURE

La culture : levier du futur

C’est grâce à la culture qu’on fabrique des rêves qui deviennent ensuite des projets politiques, qu’on peut par la suite rentabiliser au niveau économique. Toutes les sociétés fonctionnent d’abord sur des rêves et des idées et, en grande partie, ce sont des dimensions qui proviennent du domaine de la culture.  Herménégilde Chiasson,

Un événement : Leonardo da Vinci à Poussan

Exposition de maquettes d'après des dessins originaux du génie italien par Andrea Neri, architecte toscan de Larciano, ville jumellée à Poussan.
du 5 mai au 18 juin (le samedi et le dimanche : 10h/12h et 15h/19h - Foyer des campagnes à Poussan (Visite possible) pour les groupes en semaine sur inscription au 04 67 78 99 56).
Vernissage le vendredi 5 mai à 18h30

 

Andrea Neri

Diplômé en architecture à l’Université degli Studi di Firenze en 1980, sa thèse sur les « Interventions et restaurations sur les ouvrages en béton armé endommagés par des événements sismiques » reçoit la mention très bien et les félicitations du jury.

Il devient un expert en études sismiques pour l’Italie. L’université de Florence l’a chargé d’étudier et de suivre différents événements telluriques survenus en Italie et à l'étranger.

Dès l'âge de 14 ans, dans l'usine de menuiserie de son père, il réalise des maquettes statiques et dynamiques en bois et se découvre une passion pour le modélisme. Il participe avec quelques amis à la construction de différentes machines de siège, armes et équipements militaires pour la promotion du château médiéval de Larciano.

La rencontre professionnelle avec le professeur Carlo Pedretti, grand expert au niveau mondial de Léonard de Vinci, dont il est le technicien de confiance en architecture, l'a amené à travailler sur des copies de dessins originaux. C’est l’opportunité pour lui de réaliser des maquettes des « Machines de Leonardo. ». Il en a construites aujourd’hui plus d’une cinquantaine. Le dernier modèle, réalisé à la demande du professeur Pedretti est le « Compteur d'eau » étudié par Leonard de Vinci en 1510 pour Bernardo Rucellai.

 

Poussan, ville culturelle pour tous

 Depuis 2004, la Ville de Poussan s’est engagée dans la promotion de l’art contemporain en proposant des expositions de peinture, sculpture, dessin, installation. Sa programmation exigeante mais ouverte au grand public, a permis de faire apprécier une cinquantaine de créateurs contemporains à quelques milliers de visiteurs.

Installé au cœur de ville, dans les murs d’une ancienne exploitation viticole, le foyer des campagnes propose un espace modulable de 300m2 équipé de 3 structures mobiles et habillé de tentures noires, blanches ou grises. Les volumes transformables et les jeux de lumière variés permettent de mettre en valeur les oeuvres présentées. Le découpage de l’espace intérieur, la variété des possibilités d’accrochage et d’éclairage offrent aux artistes l’occasion d’une mise en scène originale de leurs oeuvres. Chaque exposition est modélisée en amont sur un logiciel de conception 3D ce qui permet de prévisualiser le rendu final de l’exposition.

 Le service culture de la Ville de Poussan s’est donné pour objectif de proposer à un large public une ouverture à l’art contemporain. La programmation éclectique mais de qualité invite chaque saison des artistes reconnus mais ouvre aussi ses portes à la jeune création.

A travers la diversité des supports, peinture, sculpture, céramique, photo, vidéo, c’est une initiation aux différents modes de l’expression contemporaine qui est proposée aux visiteurs : art brut, figuration libre, abstraction... En 12 ans d’expositions, les artistes invités ont dressé un panorama varié de l’état de la création contemporaine dans notre région.

Un programme de découverte de l’art est ainsi offert à tous les élèves des écoles de Poussan, avec des visites commentées et des rencontres avec les artistes exposants qui sont invités à partager avec les enfants leur conception de l’art, leur rapport avec l’acte créatif.

 

 

N'oubliez pas également la conférence du samedi 6 mai à 21h à la salle de spectacle MJC : L’expérience de la beauté nous interroge, entre art et poésie : Léonard de Vinci. par Armando Bartolini, professeur honoraire spécialiste en histoire de l’art.

 
   

Les thèmes de l'exposition

La scénographie de l’exposition d'une cinquantaine de maquettes (fabriquées en bois, balsa, métal et toile) s’articulera autour de quatre thèmes : l’air et ses machines volantes, l’eau avec les ouvrages hydrauliques, les ponts et les bateaux, le feu et ses machines de guerre, la terre avec les machines de chantier.


L'air

Le feu 
 
La terre

L'eau 

 La présentation des maquettes sera accompagnée d’éléments pédagogiques : descriptif explicatif de chaque machine, reproduction des croquis originaux de Leonard de Vinci, vidéo racontant la vie de Léonard de Vinci et son époque, vidéo sur les oeuvres de Leonard de Vinci (dessin, architecture, ingénierie, médecine…).

Un atelier de construction de maquettes est proposé aux enfants ce samedi ainsi qu'une conférence, sur l’idée de la beauté à la renaissance par M. Armando Bartolini.

Projet pédagogique : Génial ! Leonard de Vinci

5 siècles, plus tard actualité d'une créativité au service du progrès, les enfants de 2017 s’approprient dessins et idées de… 1517 !
Dans le cadre plus général du 30e anniversaire des échanges des Collèges de Poussan et Larciano, les élèves aborderont l'étude de la renaissance, en histoire, en éducation musicale, en arts plastiques et en technologie. Des échanges spécifiques sont également prévus : travail commun sur les maquettes, visite du musée Vinci.

  • Application en technologie
    Les élèves, par équipe, à partir de dessins de Léonard de Vinci, réaliseront des maquettes fonctionnelles puis découvriront celles réalisées par Andréa Neri.
    Le travail proposé s’inspirera d’exemples de ponts existants réalisés sur le même principe technique, ponts du XX° siècle, ceux de Sète en particulier.

  • Application en éducation artistique
    Sur un sujet choisi : le portrait Étude des proportions du visage humain à partir des dessins de Léonard sur la question de la ressemblance.

  • Application en éducation musicale
    Sujet choisi : la musique et les instruments de la Renaissance, étude de la musique de la Renaissance et des instruments, particulièrement de ceux imaginés par Leonardo De Vinci, concert avec production vocale et instrumentale autour de la musique de la Renaissance.
    Cette prestation se déroulerait pendant l'échange scolaire, puis le jour de l'inauguration de l'exposition.

  • Programme pédagogique à destination des écoles de Poussan
    L’exposition sera l’occasion pour toutes les classes des écoles élémentaires et maternelles d’une visite commentée, d’ateliers de découvertes, d’un parcours ludique autour de l’oeuvre de Léonard de Vinci.
 

 

Leonard de Vinci

  • Une palette de talents
    Léonard de Vinci (Leonardo di ser Piero da Vinci, dit Leonardo da Vinci), né à Vinci (Italie) le 15 avril 1452, mort à Amboise (France) le 2 mai 1519, est un artiste florentin et un homme d'esprit universel, à la fois scientifique, ingénieur, inventeur, anatomiste, peintre, sculpteur, architecte, urbaniste, botaniste, musicien, poète, philosophe et écrivain.

  • Un esprit aiguisé
    Léonard de Vinci est souvent décrit comme l’archétype et le symbole de l’homme de la renaissance, un génie universel, un philosophe humaniste, observateur et expérimentateur, avec un rare don de l’intuition de l’espace et dont la curiosité infinie est seulement égalée par la force d’invention.

  • Un génie
    Nombre d'auteurs et d'historiens le considèrent comme l'un des plus grands peintres de tous les temps et certains comme la personne la plus talentueuse dans le plus grand nombre de domaines différents ayant jamais vécu.
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La Mirondela dels Arts à Pézenas : cinquante et unième édition !

Dans un salon du magnifique Hôtel Molière récemment rénové, Mr Christian Sempéré président de La Mirondela s'est prêté au jeu d'un questions-réponses et est revenu sur cette belle aventure qui a fêté ses 50 ans l'an dernier et si précieuse pour les piscénois et bien au-delà pour les touristes et la région ...autour de spectacles, expositions proposés tout le long de la période estivale . A découvrir pour certains, tant attendue par d'autres, le départ sera donné dimanche 2 Juillet.

Bonjour Christian Sempéré, comment vous sentez-vous à 15 jours de l'ouverture La Mirondela ?

C.S : Bonjour Nathalie, merci à Agde-Infos de m'inviter à échanger sur tout le travail accompli depuis de nombreuses années et pour cette nouvelle édition. L'engagement des bénévoles, le renforcement de l'équipe par de nouvelles adhésions, la confiance et le soutien de la mairie, de la communauté d'agglomération Hérault-Méditerranée et la fidélité des partenaires rendent possible de présenter chaque année un large éventail artistique. Pour ma part je suis heureux d'être encore celui qui va ouvrir les portes de cette 51 ème édition.

Si vous permettez, revenons sur le long parcours de La Mirondela et sur sa création...

C.S : Trois visionnaires sont à l'initiative de La Mirondela : Henri Domens, Gabriel Lanet, Gérard Vogel-Singer. Dès 1966 l'idée était de créer un lien entre le patrimoine, les artisans et les artistes pour que la cité piscénoise brille économiquement. Ils souhaitaient promouvoir leur ville, réveiller le riche passé architectural et culturel de la ville, ainsi va naitre l'esprit " mirondélien ". 1966 est l'année de la 1 ère expérience et l'idée est d'accueillir des artisans, artistes dans des " garages " privés. Seul François Capus répond présent et reçoit en Juillet le peintre Bruno Beith. Puis ce nouveau concept prend corps en 1967 au sein des Amis de Pézenas et un comité de pilotage est créé pour travailler à la réalisation du projet. Concerts d'orgues, expositions de peintures, de sculpteurs, théâtre font de ce projet un succès immédiat. Ce festival devient une association à part entière en 2005 en se séparant des Amis de Pézenas. Puis grâce à tous ceux qui ont oeuvré pour en assurer le cheminement depuis le début, la ville a continué à s'illuminer culturellement grâce aux bénévoles sous la responsabilité de leurs présidents successifs : Gabriel Lanet, Gérard Vogel-Singer, Philippe Bot, Jacques Mathieu, Michel Vigroux et René Loubet. Une culture à la portée de tous est notre concept. Elle permet à chacun de partager des moments conviviaux, riches en émotions : théâtre, musique, artisanat, expositions. A l'occasion du 50 ème anniversaire, nous avons édité un livre dans lequel vous retrouverez toute l'histoire de La Mirondela dels Arts. Vous le trouverez en vente à l'office de tourisme de Pézenas ainsi que dans la rubrique " contact " de notre site officiel.

Pourquoi ce festival porte le nom de " Mirondela " , que signifie-t-il ?

C.S : Il a fallu trouver un nom à cet évènement...En occitan, ce mot signifie "enseigne " dans le sens de vouloir montrer, exposer. C'est un dérivé du mot " miranda " qui signifie " belvédère " , un lieu élevé qui offre une belle perspective, " faire miranda " cela veut dire " faire merveille " . D'où ce choix, ce festival ne peut que " faire miranda " dans ce bel écrin qu'est Pézenas.

On remarque une grande présence de Michel Galabru dans La Mirondela, qu'en est-il ?

C.S : Il était l'artiste fétiche de La Mirondela, son porte-bonheur, un compagnon fidèle et qui rassurait dès qu'il faisait partie du programme. Il excellait autant dans les rôles comiques, ridicules que dans les rôles sérieux, émouvants. Il est décédé l'année du 50 ème anniversaire...

De très grands artistes ont déjà répondu présents ces dernières années : Michel Galabru, Michel Bouquet, Juliette Carré, Francis Perrin, Francis Huster, Les Chevaliers du Fiel, Gérard Jugnot, Alexandra Vandernoot, Roland Magdane, Chantal Ladesou, Patrick Bosso, Daniel Villanova, Noëlle Perna, Christelle Cholet, Michel Leeb, Dee Dee Bridgewater...mais aussi des compagnies prestigieuses même internationales de danse, chants..., que proposez vous cette année ?

C.S : Cette année le théâtre sera moins présent, par difficultés de remplissage les années précédentes, de coût et de disponibilités des troupes en été. Nous répondons à une demande populaire d'une programmation plus festive. Le dimanche d'ouverture, nous offrons un spectacle gratuit comme chaque année, au Parc Sans Souci, à 21h30, le répertoire de Francis Cabrel de 1997 à 2017 sera repris par " D'une ombre à l'autre " . Puis suivront Olivier De Benoist ( humour ) le jeudi 13 Juillet, Louisian's Jazz Band ( musique) le 27 Juillet, Abracadabrunch ( théâtre / comédie ) le 02 Août, Les Stentors ( musique, chant ) le 10 Août.

propos recueillis par Nathalie Gusmaroli

 

Rendez-vous dimanche 2 Juillet Place Gambetta pour l'ouverture de la 51ème édition de La Mirondela dels Arts qui s'annonce magnifique avec la parade du Poulain et du Chevalet.
Toute la journée, les peintres dans les rues, concours ouvert à tous, contacter Clément Capus 06 23 52 35 51 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Retrouvez l'intégralité du programme sur www.mirondela.com et réservez dès à présent vos spectacles, par internet (paiement sécurisé) ou à l'office du tourisme 04 67 11 53 90.

 

 

GUET - artiste plasticien au JAM

Belle inauguration au JAM ce samedi 3 juin par François Commeinhes, sénateur et maire de Sète, Laurent Fabre, directeur du JAM, Monsieur le Maire de Loupian et la présence de «GUËT».

En ce week-end des «rendez-vous aux jardins», de nombreux visiteurs et invités étaient présents au vernissage et à l'exposition «quand le Jardin Antique Méditerranéen devient Jardin Artistique en Mouvement» proposée par GUËT, artiste plasticien de Sète. 

Guët, sculpteur poético-ludique aux énergies douces se considère comme un inventeur de «machines-anti-machines». Il crée des sculptures cinétiques, des tableaux animés, des installations d'extérieur en utilisant les énergies douces (le vent, le courant d'une rivière, la lumière du soleil ou l'énergie humaine mais aussi l'énergie électrique).
L'objectif de cette fabrique «non figée», est surtout de susciter l'émotion, de faire naître le rêve..."Créer c'est résister"

Dans le Jardin Antique Méditerranéen, Guët a déposé des «statues cinétiques» toutes placées à des endroits stratégiques dans ce jardin antique : le "poistèque" qui crache des bulles..., un "trio d'héliotrope" qui gigote dans l'Apothèke, l'arboresson qui, comme son nom l'indique, produisait une petite musique douce, la "balansation", l'arboresson - Delirius Topianus - arbre - (art topiaire). Dans un coin surélevé du jardin, Guët a suspendu un miroir "magique" reflétant la vue magnifique sur l'Etang de Thau.

Une bien belle exposition visible jusqu'au 20 août pendant les horaires d’ouverture du site, aux conditions normales d’entrées des visites journalières du Jardin Antique Méditerranéen.                                                                                                                          Annick Pratlong

 

Le Jardin antique Méditerranéen - rue des Piochs - 34540 Balaruc-les-Bains. Tél : 04 67 46 47 92 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

5 jeunes héraultais lauréats aux Prix d'écriture Claude-Nougaro

Hier soir, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, a remis les Prix d'écriture Claude-Nougaro 2017 à 16 lauréats, aux côtés de Mouss et Hakim, parrains de cette 11ème édition, à l'Hôtel de Région de Toulouse.

Crédit photo : Lydie Lecarpentier

« Félicitations à nos jeunes ! Aux 16 lauréats récompensés aujourd'hui bien sûr mais aussi aux 400 participants de toute l'Occitanie / Pyrénées-Méditerranée qui ont tenté l'aventure cette année et donné le meilleur d'eux-mêmes. Ils ont su nous montrer avec brio qu'ils ont le goût pour l'écriture, qu'ils sont curieux, créatifs, et, j'en ai l'impression, de plus en plus engagés », a déclaré Carole Delga lors de la cérémonie de remise des prix.

Créés et organisés par la Région, les Prix d'écriture Claude-Nougaro récompensent le talent et la créativité de jeunes âgés de 15 à 25 ans dans 4 catégories : « Chanson », « Bande dessinée », « Fiction » et « Scénario ». Dans chaque catégorie, 4 lauréats ont reçu un prix hier soir, dont 5 jeunes de l'Hérault :
-Dans la catégorie « Chanson », Judith Angot, 24 ans, remporte le 3ème prix pour ses œuvres La mauvaise mine et Le rire des enfants.
-Pour la « Bande dessinée », Camille Maestracci, 23 ans, et Angèle Legras, 15 ans, gagnent respectivement le 2ème prix pour Trois âmes et le 3ème prix pour L'envie d'écrire.
-C'est Arnaud Gauthier, 24 ans, qui obtient le 2ème prix de la « Fiction » pour sa nouvelle Le Prix des Mots.
-Enfin, dans la catégorie « Scénario », la jeune Isabelle Bernoux, 16 ans, remporte le 1er prix Découverte pour Une petite Alice.

Tous les lauréats des 1er prix Découverte (15-18 ans) auront la chance de partir en séjour culturel et littéraire à Barcelone en 2018, et les 1er prix Tremplin (18-25 ans) vont dans les prochains mois bénéficier d'un accompagnement dans leur travail artistique par un professionnel. Tous les lauréats ont reçu une tablette numérique. Par ailleurs, les 1er prix Découverte et Tremplin de la catégorie « Chanson » pourront enregistrer leurs œuvres en studio et bénéficier d'un pressage de CD. Tous les lauréats de la catégorie « Fiction » participeront quant à eux aux ateliers du Prix du Jeune écrivain à Muret l'été prochain.

Depuis la création des Prix d'écriture Claude-Nougaro en 2006, près de 4 000 jeunes y ont participé !

Voyager avec Filo-Mer

Cette association culturelle est bien présente à Sète où elle organise de nombreuses et diverses manifestations de qualité. De la Philosophie à la lecture et au monde maritime, elle fait voyager en esprit les Sétois. Et Filo-Mer s'est illustrée ces deux derniers week-ends.


M. Barthes


M. Grauby

 

Au micro : M. Blanchard, organisateur de la soirée

Samedi 17 mars, salle Tarbouriech (Théâtre de la Mer), à 20h30, on versait aussi quelque peu dans la nostalgie car Michel Blanchard présentait avec sobriété et émotion les chansons de Jacques Brel. Et l'on partit du "Plat pays" aux Marquises en passant par Paris qui, au printemps, "joue la fête au village". Et puis, vous vous souvenez ? "Ne me quitte pas", "Madeleine", la "quête" de "l'homme de la Mancha", si bien portée par J. Barthes. Et "Amsterdam" ! Et l'on ne se fit pas prier pour reprendre en chœur, au final, "Quand on n'a que l'amour". Catalogue de bons sentiments ? Choix des interprètes discuté, surtout pour ceux qui avaient vu le "Grand Jacques" à la télévision ? Mais certainement un voyage dans le temps et la conscience d'un itinéraire singulier. C'est sur une toute autre voie que le public était invité le week-end précédent par H Grauby, un passionné du littoral languedocien et du monde maritime. On s'attendait à ce qu'il parle d'aventures, de mer et de tempêtes, de trafics. On n'a pas été déçu, M. Grauby nous a parlé d'Henri de Monfreid. Celui-ci a vécu jusqu'à l'âge de sept ans, solitaire, face aux somptueux paysages du cap Leucate.

 Les falaises, les immenses plages, la mer, "la mer toujours recommencée" vont le marquer pour toujours. Après un échec à Centrale, il se fit commis négociant. "Une vie quelconque", sans horizon jusqu'à ce départ en Abyssinie pour y acheter du café en 1910. A Obock, au nord du golfe de Tadjoura face à Djibouti, il voit s'agiter "les petits barbares" qui vont cueillir des perles au fond de la mer Rouge et les vendent. Alors, les bureaux paraissent bien sombres à Monfreid qui y sent comme un parfum de naphtaline. Il quitte le commerce après une altercation avec son patron. Il se fait patron de boutre et se livre au commerce des perles. Et puis, dans cette zone troublée, mal contrôlée, il sera trafiquant d'armes, "jouant à cache-cache" avec les douaniers. Mais aussi fera commerce du haschisch. Ah, cette croisière à la poursuite d'un voleur dans l'océan Indien et jusqu'aux Seychelles où il règlera le différend par les armes ! Un vrai exploit maritime, comme ce passage au long de la côte d'Arabie, face au mur d'eau d'un courant contraire et aux tourbillons. Et la tempête se lève, une lame emporte le mât, une autre projette Ahmed, un matelot à la mer ! Monfreid file une aussière et lance le navire dans une zone plus calme…au milieu des brisants. Et tous s'en sortent.

 Sur les conseils de Joseph Kessel, Monfreid écrit toute cette vie quelque peu "de sac et de corde". Ecrivain talentueux et prolifique, il rencontrera le succès avec notamment Les secrets de la mer Rouge, La Croisière du hachich et même L'Envers de l'aventure. Embarquez avec Monfreid. Bon voyage !

Hervé Le Blanche

Scène nationale de Sète et du bassin de Thau : une nouvelle directrice succède à Yvon Tranchant

 

Sandrine Mini va succéder à Yvon Tranchant à la tête de la direction de la scène nationale de Sète et du Bassin de Thau. Elle a précédemment dirigé la scène conventionnée « Le Toboggan » à Décines de 2004 à 2016, après avoir été successivement attachée culturelle à l'Ambassade de France à Rome et directrice des publics et du développement au Musée national Picasso. Sandrine Mini propose pour la scène nationale un projet ambitieux, à l'écoute de la diversité des parcours des artistes et des publics. Son projet laisse place aux acteurs de la scène artistique régionale et prévoit un pôle de création et de diffusion dédié au jeune public. Sandrine Mini aura à cœur de renforcer l'empreinte de la scène nationale dans la région, en organisant dans l'espace public des communes de l'agglomération un événement annuel autour du cirque, de la danse, de la musique et des arts plastiques.

Sauramps bientôt racheté par un libraire normand

 

A propos de Sauramps

L’histoire de Sauramps commence en 1946 avec la création par Henri Sauramps, un imprimeur d’Angoulême réfugié à Montpellier, d’une petite papeterie-imprimerie au 34 rue Saint-Guilhem pas très loin de la place de la Comédie.
Quelque 70 ans plus tard Sauramps est devenue la Sixième librairie indépendante de France, avec 131 salariés, 26 millions d'euros de chiffre d'affaires,  un entrepôt logistique de 2000m2, un site de vente en ligne et 5 magasins (4 à Montpellier et 1 à Alès) soit 400.000 références disponibles en magasin et plus de 2 millions sur le site sauramps.com.

Sauramps s’est également ouverte depuis plusieurs années à de nouvelles activités comme les loisirs créatifs, la musique, la vidéo, la presse, les jouets, les jeux, offrant ainsi une large palette de loisirs culturels, autant destinés à un public familial qu’à un public d’avertis.

Jean-Marie Sevestre en est le PDG depuis la reprise de l’entreprise au début des années 1990 par un directoire de trois personnes issues du personnel, Marie-Christine Wodiczko, Jean-Luc Bonnet et Jean-Marie Sevestre .

En déficit depuis 8 ans, le groupe est en proie à une grave crise financière et n'a guère d'autre choix que de trouver un repreneur.

   

Après des mois d'incertitude, l'avenir du groupe Sauramps et de ses 5 librairies se précise. Ce vendredi 27 janvier, Mathieu de Montchalin, le patron de la librairie l'Armitière de Rouen  a présenté son offre de reprise au comité d'entreprise du groupe montpellierrain.

Bien que plus grande libraire de Normandie, avec ses 38 salariés et ses 8 millions d'euros de chiffre d'affaires, l'Armitière pèse bien moins que Sauramps (131 salariés et 26 millions d'euros de chiffre d'affaires). De quoi inquiéter une partie des salariés dont certains manifestaient encore la semaine dernière pour soutenir un autre repreneur potentiel, La Maison du Livre (Rodez) qui depuis a jeté l'éponge

Mathieu de Montchalin qui aussi le président du Syndicat de la librairie française  après avoir analysé la situation et étudié le dossier depuis des mois est convaincu que l'entreprise est viable à condition de revoir sa stratégie et son organisation. Il entend également renégocier les loyers d'un certain nombre de magasins comme celui actuellement très élevé à Odysséum.

Sa proposition  garantit  le maintien du personnel et l'intégrité du groupe et elle a reçu un accueil favorable, de la majorité des actionnaires et des salariés. La reprise du groupe Sauramps par l'Armitière devrait donc se confirmer rapidement et le détail du plan de reprise devraient pouvoir être également rapidement dévoilé.

 

 

 

Culture et loi du marché

La transmission de la culture est une ardente obligation. Mais la culture, qu’on estime totalement disponible, surtout depuis la généralisation des outils numériques, est-elle vraiment accessible à tous, et à quelles conditions ? Actuellement, toute la question est dans le « comment » : quelles dispositions peuvent-elles assurer la transmission de la culture « Cette vague nébuleuse, incertaine et fragile, qui charrie à la fois tant de sottises et tant de grandeur » comme le dit Jean d’Ormesson ? La culture doit être considérée comme un bien commun : c’est ce que pensent le philosophe Pierre Dardot et le sociologue Christian Laval qui estiment que ce qui est impossible de s’approprier physiquement (l’air, l’eau, la santé, l’éducation, la connaissance…la culture) devrait relever d’une gestion commune.
Le livre, quelle que soit sa forme, actuelle ou future, est un des moyens de transmission de la culture dont littérature et poésie sont à la fois la chair, l’esprit et la langue.
Il est dommage que les lois du marché interviennent brutalement pour contrarier cette vocation, et que des lieux de culture, comme une librairie, y soient soumis car ils participent au développement de la lecture qui doit être l’affaire de tous. Car « le commun se définit par l’égalité, non seulement dans l’accès, mais aussi dans l’élaboration des buts de l’activité : le commun, c’est ce dont nous nous occupons à plusieurs, ce qui fait l’objet d’une décision collective qui nous engage et nous oblige. […] Il n’appartient pas à la nature de la connaissance d’être partagée : pendant des siècles, la connaissance est restée l’apanage de de quelques-uns. C’est un choix collectif qui en a fait un objet de partage. Cela dépend entièrement d’un acte politique, d’une décision de mise en commun. Retenons cette leçon : le commun est le vrai principe de la démocratie ».

Maurice Bouchard

 

L'agglo soutient l'Université du temps libre

François Commeinhes, Président de Thau agglo, Christophe Durand, Vice-président en charge de la culture, et Stéphane Ravaille, Président de l'Université du temps libre 34 se retrouvaient ce mercredi 19 octobre nt au Jardin antique méditerranéen de Balaruc-les-Bains, afin de signer une convention de mise à disposition de certains locaux de Thau agglo pour permettre à l'UTL de réaliser ses activités pédagogiques.

Hébergée auparavant par les services de la commune de Frontignan à l'espace François Villon, transféré à Thau agglo en début d'année dans le cadre du passage de l'école de musique de Frontignan au conservatoire intercommunale l'UTL34 devait trouver des solutions de remplacement afin d'être en mesure de poursuivre son activité. C'est bien naturellement, afin que cette structure s'inscrive dans la régularité d'un établissement universitaire, que Thau agglo a proposé des créneaux horaires fixes dans ses équipements pour l'année scolaire 2016/2017 et en mettant à disposition son personnel pour l'accueil des élèves et des professeurs.

La signature de la convention a formalisé l'engagement fort de Thau agglo auprès de l'UTL34. L'UTL34 antenne de Frontignan propose un enseignement accessible à tous, sans conditions de diplômes, quel que soit l'âge et le niveau d'étude. Un enseignement très diversifié est proposé simplement pour « le bonheur d'apprendre ensemble » par des enseignants qualifiés et bénévoles. Thau agglo reconnaît ainsi la pertinence des objectifs du projet associatif UTL34 ainsi que son rayonnement sur le territoire de l'agglo.

La collectivité apporte son soutien à de telles initiatives qui permettent à des individus un accès à la connaissance et l'éducation tout au long de la vie. Elle met à disposition régulièrement des lieux en relation avec les enseignements : le JAM à Balaruc-les-Bains, l'espace François Villon et la médiathèque Montaigne à Frontignan.

François Commeinhes a souligné que si depuis 2002 il soutenait l'UTL, il continuerait à faire en sorte que les activités de l'Université du Temps libre puissent se dérouler dans de bonnes conditions.

Pour en savoir plus :

http://www.utl34.fr/

http://www.thau-agglo.fr/vivre/la-culture/jardin-antique-mediterraneen/

FiloMer : Sagesse de la mer sétoise.

 Sète a-t-elle sa zone culturelle exclusive comme les nations ont leur zone économique à cinquante mille au large de leurs côtes ? Cela semble acquis à certaines époques (Escale à Sète). Mais il est une association, FiloMer, qui diffuse en Ile singulière une culture inspirée par ce que la mer peut suggérer de plus élevé dans l'âme humaine. FiloMer suscite rencontres et évènements d'où l'élément marin n'est pas exclu.

A l'origine, il y a la diversité sétoise. Madame Elyette Guillol avait quitté Médéa (Algérie) et rencontré Patrick Guillol, breton et marin dans l'âme qui, à bord de son 12 mètres, croisait sur "les chemins liquides". Et Elyette Guillol, dame de culture au vécu impressionnant, reçut l'empreinte de la mer. "La mer est grande", écrivait Tchekhov qui s'y connaissait en étendues salées. Et les immensités liquides, le dépouillement et la grandeur des paysages, l'âpreté des éléments à l'œuvre provoquent (comme les déserts terrestres) des remuements profonds dans l'âme humaine. Littérature et philosophie s'amarinèrent aux impressions maritimes et fut créée l'association FiloMer, il y a quatre ans. Un de ses piliers est toujours Jean-Luc Dallo, philosophe enseignant à Béziers. La présidente de cette association à buts non lucratifs (loi de 1905) est Mme Dany Gourdellier qui a catalysé aspirations et bonnes volontés. Son père était officier de port et eut un logement de fonction dans feue la Maison de la Santé, là où est aujourd'hui la criée. Il assistait aux joutes dans le canot de la capitainerie en tenue blanche à galons dorés. C'est aussi cela la zone maritime culturelle sétoise. Mais elle n'est pas exclusive.

L'association FiloMer compte parmi ses 270 adhérents actuels nombre de personnes actives et des retraités "estrangers" qui ont choisi de vivre à Sète, sensibles à l'attrait de la ville-port. Pour 12 euros par an, ils participent aux nombreuses et diverses activités que propose l'association. Il n'est demandé que de la bonne humeur, de l'engagement, à l'image des deux autres cadres du groupe : Marie-France Very la trésorière et José Cohen le secrétaire. On prépare des conférences comme celle de M. Nigoul, mythologue émérite. On peut parler de ses lectures avec le "club" animé par Marie-Ange Offman, écouter des récits historiques, s'ouvrir à la poésie. Et à part certains évènements exceptionnels qui nécessitent quelques dépenses, la gratuité est de règle. Cela tempère quelque peu le reproche d'élitisme que l'on peut adresser aux actions de l'association. Car, dans la salle de l'ancien couvent des Sœurs noires, là où était l'Ecole pratique à la Grande rue haute, Jean-Luc Dallo anime des rencontres philosophiques. On peut, dans la rigueur et la simplicité, réfléchir aux interrogations qui sont le lot de l'aventure humaine. En bonne tradition philosophique, il y a même un "banquet".

Hervé Le Blanche

voir aussi le compte-rendu sur les journées Filomer

La Nouvelle Librairie Sétoise s'installe au Théâtre Molière

Nouveau partenariat culturel !
La Scène Nationale de Sète et du Bassin de Thau et la Nouvelle Librairie Sétoise s'associent cette année pour vous offrir un espace librairie au cœur du Théâtre Molière.
Situé dans le hall au rez-de-chaussée du théâtre l’espace librairie est ouvert tous les soirs de spectacle, une heure avant le début de la représentation et également après le spectacle.
Vous y trouverez une sélection d'ouvrages, CD et DVD dédiée au spectacle vivant et en lien avec les thématiques de la saison.
Vous y trouverez également, en écho à l'actualié éditoriale et littéraire, les coups de cœur de l'équipe de la Nouvelle Librairie Sétoise en littérature, essais et jeunesse.
Et puisque nous sommes des amoureux du papier, la librairie vous proposera aussi de beaux articles de papeterie, carnets et agendas.
Lors de leurs achats, les spectateurs bénéficient d'une remise de 5%.

NOUVEAU : le service commande
Vous avez commandé un livre, la librairie vous a informé qu'il était disponible mais vous ne pouvez pas passer aux heures d'ouverture ?
Vous pouvez désormais le récupérer au théâtre les soirs de spectacle sur simple demande par téléphone au 04 67 74 43 21 !

La cocotte-minute va-t-elle bientôt siffler ?

Depuis des siècles, partout en Europe, les causes profondes des révoltes sont toujours les mêmes : un État avec des caisses vides, un endettement abyssal, une fiscalité écrasante, des inégalités et une insécurité croissantes. Dans un tel contexte c’est le plus souvent la jeunesse, sans perspective d’avenir, qui déclenche le processus insurrectionnel.
Selon l’INSEE, la France compte près de 9 millions de personnes vivant en deçà du seuil de pauvreté. La moitié d’entre elles sont des jeunes de moins de 30 ans, chômeurs, stagiaires, précaires allant de petits boulots en petits boulots. La situation dans le Midi est plus dégradée encore que dans le reste du pays et dans certaines villes de l’Hérault le chômage des jeunes dépasse même les 50%. .Dans ce contexte, un sondage indique que les deux tiers des 18-34 ans sont prêts à un mouvement de révolte de grande ampleur...

» suite de l'édito

Cuisine secrète du Languedoc

Cuisine secrète du Languedoc-Roussillon

"Totalement sublime ! Un livre de recette que je recommande rien que pour la poésie des recettes et les commentaires authentiques.

J'y ai trouvé les recettes des bons petits plats que mes grands-mères préparaient si bien. De la rouille à la Sétoise aux escargots à la cévenole vous en aurez l'eau à la bouche !
C'est la vrai cuisine familiale du Languedoc, celle qui se transmet depuis des générations. » Amazon