Littérature - Poésie

Après une inauguration réussie la suite du Festival Les Automn'Halles

Après une inauguration réussie et une lecture passionnante d'une partie de la correspondance de Flaubert par le comédien Yves Ferry, suite du Festival Les Automn'Halles (34200 Sète), ce jeudi 23 septembre : au programme Alexis Jenni (18 heures au musée-Galerie d'Art Le Réservoir), puis un hommage à Jean-Claude Carrière (21 heures au cinéma Le Comœdia, tarifs cinéma).

 Peut être une image de 1 personne

Jocelyne Fonlupt nous précise : "Après l'intervention de Laurent Cachard, président des Automn'Halles, suivie du mot de Marie Testa, la directrice de la médiathèque François-Mitterrand, qui accueille en grande partie le festival samedi et dimanche, et l'inauguration officielle du festival par François Commeihnes, maire de Sète, un apéritif dans les jardins du musée a réuni les spectateurs.

Puis Laurent Cachard a présenté la correspondance de « cet auteur immense » qu’est Flaubert. Il a également évoqué le livre d’Alain Ferry "Mémoire d'un fou d'Emma" (prix Médicis essai).
Enfin, le comédien Yves Ferry a lu des extraits de la correspondance de Flaubert.
Une soixantaine de spectateurs se sont délectés tant des mots de l'écrivain que de l'interprétation d'Yves Ferry en un Flaubert tout à fait convaincant tour à tour exalté, désespéré, en colère, rêveur ou poète...
Rendez-vous demain, jeudi 23 septembre à 18 heures pour un Grand Entretien avec Alexis Jenni pour son livre "La beauté dure toujours" au musée-galerie Le Réservoir, animation Laurent Cachard et à 20 h 30, au cinéma le Comœdia pour un hommage à Jean-Claude Carrière et la projection du film "Le Charme discret de la bourgeoisie" (prix des places tarifs du cinéma)."

aaauuCapture  aaauuuuu22Capture
 Sedef Ecer et Yasmina Khadra seront tous deux présents le samedi 25.
Yasmina Khadra, par Yves Izard
 
aaauuuuuuuuunbSedef Ecer © Brigitte BeaudessonYves Izard : Yasmina Khadra, avec Le sel de tous les oublis, vous nous entraînez dans la descente en enfer d'un homme que sa femme vient de quitter brutalement. On entre comme d'habitude dans la tête d'un homme qui frôle la folie.
Mais cette fois, vous vous interrogez sur la place que les femmes occupent dans une société en pleine mutation?
 
Yasmina Khadra : Il n'y a pas que la place de la femme en Algérie qui exige une attention soutenue. Nous enregistrons un grand retard littéraire à tous les niveaux. L'Algérie n'a pas livré toute la part de ses zones d'ombre et de lumière. Son histoire, pourtant riche, n'est que parcimonieusement traitée par les écrivains. Nous accusons un énorme déficit dans ce sens. Il y a tellement de sujets en jachères, d'angles de vue occultés, d'approches béquillardes. Certes, la femme demeure le parent pauvre de notre littérature, mais la société en général souffre de l'absence d'un traitement plus large et plus ambitieux.   
 
Yves Izard : Avec ce roman, vous revenez en Algérie, dans une époque post coloniale, pourquoi? Est-ce pour mieux interroger ce qui se joue dans ce combat entre modernité et tradition?
 
Yasmina Khadra : Absolument. Comment comprendre l'échec de notre politique actuelle et la régression qui en découle sans se référer aux années 1960 qui ont vu l'Algérie accéder à son indépendance après quatre mille ans d'occupation étrangère?
Au sortir du joug colonial, notre pays semblait en mesure de relever l'ensemble des défis et de renaître aux lendemains qui chantent. Si nous déchantons, soixante ans après, c'est parce que nous avons résilié le serment fait à nos morts en optant pour le culte des personnalités plus attentives à leurs petites affaires qu'au destin de la nation. 
 
Yves Izard : Quel regard portez vous sur le Hirak et la situation  en Algérie?
 
Yasmina Khadra : Nous avions une chance inouïe de nous en sortir définitivement, mais la naïveté du Hirak s'est heurtée à la diablerie d'un système corrompu et jusqu'au boutiste. Depuis le début des marches massives, j'ai essayé d'alerter l'opinion, à travers ma page Facebook, quant aux failles du Hirak qui refusait de choisir des personnes susceptibles de l'incarner. Aucun mouvement révolutionnaire ne peut aboutir s'il n'est pas porté par des voix identifiables en mesure de fédérer l'ensemble des revendications. Cela n'a pas été le cas, et mouvement est resté anonyme, et donc inefficace. J'ose espérer que le Hirak revienne très vite, avec une vraie feuille de route et des leaders unanimement loués.
 
Yves Izard : 19 ans après Les Hirondelles de Kaboul où vous nous nous emmeniez au sein d'un couple dévasté par l'oppression du régime taliban, comment vivez-vous ce retour au pouvoir des islamistes les plus radicaux, et craignez-vous ses conséquences sur le monde?
 
Yasmina Khadra : Le retour des Talibans était prévisible. C'est ce que j'avais déclaré à la presse, il y a des mois. La présence des alliés en terre afghane a échoué à cause des choix politiques. Les alliés ont tablé sur des responsables peu fiables, corrompus et vassaux, et la fourberie a fini par fausser tous les projets engagés en Afghanistan. De leur côté, les Talibans savaient que le temps travaillait pour eux et ont fait montre d'une patience qui, malheureusement, a payé. Les alliés ont cherché à proposer leur mode de vie à un peuple dont ils ne connaissaient pas grand-chose. Dans la précipitation, ils ont perdu de vue l'essentiel : la culture et le véritable mode de vie des Afghans. On ne peut bousculer l'ordre des choses sans le renverser d'une manière ou d'une autre. Cependant, le retour des Talibans est, sans doute, la faillite de trop. J'en suis très peiné.  

 

Et trois questions à… Sedef Ecer
 
aaauuuu666Yasmina Khadra © Géraldine BruneelLe Festival du livre de Sète, Les Automn’Halles, a le plaisir de recevoir Sedef Ecer pour une table ronde consacrée au premier roman en compagnie de deux autres primo-romancières, Dima Abdallah et Abigail Assor, le samedi 25 septembre, à 11 h 30, à la médiathèque Mitterrand. En attendant, nous avons voulu en savoir plus sur la genèse de Trésor national.
 
Sedef Ecer, vous êtes auteur dramatique, scénariste, metteur en scène, comédienne, et maintenant romancière avec la parution en janvier dernier de votre premier roman Trésor national. Qu’est-ce qui vous a amenée à l’écriture romanesque ?
 
Sedef Ecer : J’ai déjà écrit un roman en langue turque et des nouvelles en turc et en français donc disons que c’est un premier roman français car j’avais déjà expérimenté cette écriture romanesque, celle de « l’objet terminé », contrairement aux textes que l’on retravaille avec une équipe.
C’est la tentative de coup d’État raté en 2016 qui m’y a amenée : un peu comme la narratrice, j’ai senti que quelque chose était en train de mourir, le pays était en train de se transformer de manière irréversible et je me disais que je ne retrouverais plus jamais l’ancienne Turquie et j’ai eu besoin d’une écriture solitaire. J’ai commencé à m’intéresser au pays de mon enfance et comme j’avais grandi, exactement comme la narratrice, sur les plateaux de cinéma, j’ai commencé à regarder les vieux films de mon enfance.
 
J’y cherchais quelque chose, sans savoir que ce que j’allais retrouver serait ce roman. Toutes ces femmes aux allures des Sophia Loren orientales m’ont tellement inspirée que mon personnage d’actrice a commencé à se dessiner. Il a fallu quatre ans pour prendre des notes, regarder des kilomètres de films, trier des vieilles affiches, photos, vieux articles de presse, me documenter… Et aussi pour écrire différentes formes liées à cette histoire qui me hantait avant d’arriver au roman : une émission radiophonique (Enfant-Star diffusée sur France Culture), un film (en cours de développement), une pièce de théâtre (que j’ai mise à la poubelle) et une performance que nous avons jouée quatre fois. Pendant ce temps, j’écrivais des pages et pages de ce roman fantôme que je mettais régulièrement à la poubelle. Puis, lors du premier confinement, j’ai enfin trouvé le temps et le courage de retravailler ces pages, un peu comme à une table de montage, de les assembler, de leur donner une forme romanesque.


Votre narratrice, Hülya/Julia, trouve d’ailleurs ses jalons au rythme des coups d’État (1960, 1971, 1980 et celui raté de 2016). Cet ancrage du roman dans la vie politique turque est-il important pour vous ?
 
S.E. : Oui, puisque c’était le point de départ de tout. C’est toujours comme ça, une fois que quelque chose commence à m’habiter ; un personnage, une situation, une scène, je commence à prendre des notes. Je lis, regarde, écoute tout ce qui peut m’aider. Puis, un jour, je sais que le matériau est là, que je peux commencer à écrire. Et pour ce roman, je savais dès le début que les coups d’État allaient rythmer le récit, qu’il y aurait les différentes pistes à tisser (l’amour, l’art, l’amitié, la politique) et j’ai organisé les temporalités en fonction de ça. Lorsque mes personnages vivaient des choses, la grande Histoire n’était jamais loin. Je me disais, un peu comme dans la tragédie grecque, ce n’est pas la faute des monstres, c’est celle des « Dieux », en l’occurrence, celle du destin politique d’un pays.  
 
Trésor national est aussi un immense hommage au cinéma et à la fiction en général. Vous-même avez joué enfant dans vingt-cinq longs métrages et ce, dès l’âge de trois ans. On vous a parfois qualifiée de Shirley Temple turque… Une expérience qui vous a aidée dans l’écriture de ce roman ?
 
S.E. : C’est un aspect qui a probablement été déterminant, lorsqu’on a vécu une enfance pareille, on ne peut pas en sortir indemne, avoir un rapport normal à la réalité. À l’âge où l’on se construit, entre 3 et 11 ans, les adultes qui m’entouraient allaient sur un plateau pour raconter des histoires. Déjà que l’endroit entre la réalité et la fiction est poreux chez les enfants, comment aurais-je pu ne pas croire en ces histoires qui, pourtant, étaient fabriquées de toutes pièces et de plus, pour la plupart, étaient totalement loufoques ? Disons donc que ce n’est pas une expérience qui m’a « aidée » mais une expérience qui m’a construite totalement, qui a façonné ma manière de vivre, de croire aux récits… Et puis aussi, j’ai grandi sur les genoux des divas adulées et j’ai probablement puisé dans cette expérience pour raconter mon personnage d’actrice-trésor.
 
 
Propos recueillis par Jocelyne Fonlupt-Kilic
 
[Encadré]
Trésor National, Sedef Ecer, éd. JC Lattès, janvier 2021.

"Mythologies amoureuses de Sète" d'Yves Marchand (Auteur) et de Sébastien Denaja

Sous la plume d'Yves Marchand et de Sébastien Denaja, à partir d'un simple alphabet, Sète prend vie et se transforme, épouse son histoire et devient une geste, une utopie, un mythe. À partir d'une balade sur les canaux en compagnie de Georges Brassens, de Paul Valéry et de Jean Vilar, de Joseph Soulet et de Frédéric Mistral, on s'embarque avec Ulysse sur la mer aux reflets violets..............................Sous le regard croisé des deux auteurs et de deux illustrateurs, réunis pour l'occasion dans un combat commun pour leur ville, on découvre les... Voir la suite

Découvrir sur : https://livre.fnac.com/a15933503/Yves-Marchand-Mythologies-amoureuses-de-Sete

 
Yves Marchand (Auteur) Sébastien Denaja Illustrations Raphaël Segura. Photographe Jean-Loup Gautreau. Paru le 19 août 2021 Guide (broché)
 
(Illustration)
 

Deuxième salon des auteurs indépendants

L'association ARTS ET LITTÉRATURES organise le deuxième salon des auteurs indépendants à Sète, les 2 et 3 octobre 2021, dans la salle Tarbouriech du Théâtre de la mer.
Comme en 2020, cette manifestation littéraire rassemblera des auteurs venus de toute l'Occitanie mais aussi d'autres régions. Elle mettra en avant une grande diversité de genres littéraires : polar, thriller, roman policier, littérature jeunesse, poésie, témoignage, romance, science-fiction, fantasy et même recette de cuisine.aaaaadfAffiche salon JPEG

Quel monde pour demain ?

 Nous avons déjà entamé une mutation de grande ampleur, mais que nous réservent vraiment les années à venir ? Un livre qui connait un succès international, écrit par Jacques Carles, bien connu comme journaliste et éditorialiste sur le Bassin de Thau et ancien membre du Conseil de développement de SAM, tente de répondre à cette question.

 

Penser le futur

"L'Apogée, l'Avenir en Perspective" est un ouvrage écrit par Michel Granger, universitaire canadien et Jacques Carles, fondateur de Thau-infos et éditorialiste.

Au-delà d’une synthèse sur tous les changements en cours dans notre monde actuel, les auteurs incitent à la réflexion. Quelle société sommes-nous en train de construire ? Quel futur ne voudrait-on pas ? Quel avenir serait souhaitable ?

L'ouvrage connait déjà un beau succès au Canada, dans sa version anglaise. Il est à présent disponible en français, dans les librairies francophones de référence : en France, pour Sète :

Nouvelle Libraire Sétoise
7 rue Alsace-Lorraine
34200 Sète

Vous pouvez bien sûr le trouver sur place à la librairie. Vous pouvez aussi le réserver et le commander par mail, par téléphone ou sur le site de la la Nouvelle Librairie Sétoise.

   

Au jeu des prédictions, il est très facile de se tromper. Mais lorsqu’on analyse avec rigueur les forces qui sont aujourd’hui à l’œuvre, on peut mieux cerner les enjeux et relever avec plus de confiance, les défis qui se présenteront à nous lors des prochaines décennies, dans de nombreux domaines (démographie, gestion des ressources, technologie, écologie, économie..).
Dans les signaux émis par notre monde actuel, nous pouvons au-delà du court terme, avoir une vision cohérente de ce que pourrait devenir notre civilisation humaine. Et elle pourrait être bien plus positive qu’on ne l’imagine souvent.
En tout cas, Jacques Carles, co-fondateur avec Bernard Baraillé de « La Lettre de Sète » devenue depuis le média « Thau-Infos », en est totalement convaincu. Ce bourlingueur né, était encore il y a peu de temps, membre du Conseil de développement de Sète agglopôle méditerranée, auquel il apportait toute son expérience et où il partageait, au service du territoire, ses nombreuses compétences acquises aux quatre coins du monde.
Il vient de publier avec Michel Granger, un ouvrage intitulé "L’apogée - le futur en perspective". Tous deux étaient déjà en 1977 les co-auteurs d’un écrit de prospective, remarqué. Ils collaborent une nouvelle fois, pour nous proposer un texte, souvent étonnant, toujours passionnant, qui pose des questions fondamentales sur l’avenir des hommes. Diffusé en 10 langues, ce livre de géopolitique a le grand mérite d’inciter à la réflexion.
Et penser le futur, c’est déjà agir sur lui, non ?

Article publié sur Notre Agglopôle, le magazine de l'agglomération de Sète

A Montpellier : librairie Sauramps Comédie

La 12e édition du Festival du livre de Sète, les Automn’Halles, se tiendra du 22 au 26 septembre 2021

La 12e édition du Festival du livre de Sète, les Automn’Halles, se tiendra du 22  au 26 septembre 2021, fidèle à son thème «la Méditerranée en partage».
Parmi les invités: Yasmina Khadra, Sedef Ecer, Lydie Salvayre, Alexis JenniDalie Farah...Et des moments forts: un hommage à Jean-Claude Carrière, une  Lecture de lettres de Flaubert, la publication d’un «Abrassencédaire»en cette année de centenaire...


Les rencontres avec les auteurs invités sont prévues,outre à la Médiathèque  Mitterrand de Sète, dans différents lieux emblématiques de la ville: le théâtre Molière, le musée Pau lValéry, la galerie-musée Le Réservoir...

Le festival de littérature générale met également à son programme:
la bande dessinée, le cinéma, la musique
des rencontres en librairie,des séances de dédicaces, des ateliers d’écriture menés par des auteurs confirmés

AMOUR77CaptureAMOUR55CaptureAMOUR44CaptureAMOUR33Capture
AMOUR22CaptureAMOUR88CaptureAMOURCapture


Les informations complètes sont à retrouver sur le site du Festival
https://www.festivaldulivredesete.com/
et sur la page Facebook@festivallesautomnhalles

Tino Di Martino recevra à son Café Littéraire Jocelyne Fonlupt-Kilic-Bernard Lonjon-Bernard Wagnon , pour le recueil "Lexique amoureux de Sète)

Le 30 septembre 2021 à 18h à la Médiathèque F. Mitterand à Sète, Tino Di Martino recevra à son Café Littéraire

Jocelyne Fonlupt-Kilic-Bernard Lonjon-Bernard Wagnon , pour le recueil "Lexique amoureux de Sète) publié aux éditions Cairn

 

 

Comme son nom l'indique, ce livre est une déclaration d'amour à l'île singulière chérie par les trois auteurs qui, s'ils n'en sont pas originaires, sont tombés sous le charme et ont choisi d'y vivre.De Paul Valéry à Georges Brassens, du Mont Saint-Clair aux plages du Lido, de la tielle, de la macaronade,des goélands aux bateaux de pêche, etc...

Cette ville-port baignée par le soleil, ancrée dans le golfe du lion et dans l'Occitanie, et qui rayonne sur la Méditerranée.

 cairnCapture

Entrée libre sur présentation du pass sanitaire


Véritable ode à la découverte de ses attraits, ce manifeste poétique, gustatif, visuel espère entraîner le lecteur sur des sentiers de traverse. Comme le ferait une balade en compagnie de trois amis entre étang de Thau et mer Méditerranée avec pour mots d’ordre : subjectivité, diversité et sensibilité.

De Paul Valéry à Georges Brassens, du mont Saint-Clair aux plages du Lido, de la tielle à la macaronade, des goélands aux bateaux de pêche, des anarchistes sétois à la Venise du Languedoc, de Manitas de Plata à Agnès Varda… voici une invitation gourmande à suivre les traces humaines, sociales, historiques et culturelles de cette ville-port baignée par le soleil, ancrée dans le golfe du Lion et dans l’Occitanie. Qui rayonne sur la Méditerranée.

LES AUTEURS

Jocelyne Fonlupt-Kilic, lyonnaise de naissance, a récemment quitté Paris pour « l’île singulière » Sète. Membre de la Société des Gens de Lettres, journaliste retraitée et auteure

de plusieurs ouvrages aux éditions Wartberg, elle partage son temps entre l’écriture, la photo et les voyages.

Bernard Lonjon, membre entre autres de la Société des Gens de Lettres, a publié un grand nombre d’ouvrages de tous genres : biographies, nouvelles, essais, etc. Il est notamment l’auteur, avec Bernard Wagnon, de Georges Brassens pas à pas – Petit guide (très orienté) de Sète.

Bernard Wagnon, installé à Sète depuis maintenant quelques années, spécialiste de San Antonio, est un ancien maître de conférences à l’Institut national polytechnique de Grenoble. Il partage avec Bernard Lonjon sa passion pour Georges Brassens.

Éditions CAIRN

broché 12.7 x 21 cm – 268 pages – 20 € ISBN 9782350689340 – avril 2021

Christophe Naigeon présente son livre "Mamba point blues" au Bar du Plateau à Sète

Christophe Naigeon présente son livre "Mamba point blues" au Bar du Plateau à Sète ce 11 septembre à partir de 18 h.

Jean-Pierre Cei sera au piano pour assurer l'ambiance musicale.

 

Christophe Naigeon, né à Sète, au Quartier Haut,  journaliste et documentariste, a travaillé en Afrique pendant vingt-cinq ans. Il y a a "couvert" en tant que journaliste de nombreux conflits et événements.

 Rwanda, Afrique, La Nature, Texture

A propos du livre :
"Des tranchées d'Argonne à Monrovia en passant par Dakar, New York et Paris, une fresque romanesque puissante qui court d'une guerre mondiale à l'autre, rythmée par les accents vibrants du jazz.
1918. Percussionniste virtuose à l'école des djembés de Gorée, Jules, interprète du régiment de Noirs américains sur le front de cette France ravagée qu'il ne connaît qu'à travers Maupassant, vit à l'aube de l'armistice un amour éphémère avec l'épouse d'une " gueule cassée "."

Evoquer Cette, la "ville-port".

 

Si l'Histoire est l'évocation du passé, il y a bien des façons de "faire de l'Histoire". L'ouvrage, "Jours de Cette" dû à la collaboration de François Mottier pour le texte et Jean Brunelin pour l'iconographie, en est un exemple (éd. L'An Demain, 5 quai d'Alger, Sète).

En effet, avec la correspondance supposée d'un jeune commis négociant suisse, Baptistin Vulliez, c'est Cette d'avant la Grande Guerre qui est évoquée.

 

Jean Brunelin, dans la préface, brosse le décor des épisodes qui seront présentés. A la charnière de la dépression économique des années 1870 et alors que s'amorce la Belle Epoque, "… L'abondance nouvelle viendra évidemment de la mer, car Cette est une ville-port, un port dans une ville où les bateaux sont dans la rue et la mer toujours à portée de regard". Cette, avec les canaux baignant les pieds de la "collinette" de Saint Clair, sera surnommée la "Venisette" par le citoyen du canton de Vaud.

Et le natif de Clarens (sur la riviera genevoise) aurait été sensible, dès l'abord, à la lumière qui éblouit sa prunelle, même en octobre avant qu'il n'en apprécie tout l'éclat (nécessitant le port de verres colorés) au mois de juin. Voilà qui est bien vu, mais on peut être déçu que notre Helvète soit muet sur la douceur du climat en général. Il est vrai qu'il avait tant à voir et à dire.

Aussi ne fait-il que signaler en une occurrence les quais "bruts et décharnés", très professionnels avec pour certains "de vastes alignements de futailles parmi lesquels évoluent gens et véhicules". Mais en dehors du négoce, le milieu marin impose ses contraintes générant parfois difficultés et épisodes dramatiques.

 Ainsi le steamer Anaïs-C fit naufrage en janvier 1895 au large de Marseille. Parmi les 13 disparus, on compte un citoyen de Frontignan et le mousse Honoré Xiffre, 14 ans. Et comme nombre de Cettois sont inscrits maritimes, lorsque la soute à poudre du cuirassé Iena explose à Toulon, on déplore 2 victimes cettoises à qui on fera des funérailles solennelles.

Et puis, le 25 octobre 1898 : "Pandémonium, capitale des Enfers, a ouvert ses portes…". Baptistin Vulliez considère "la scène dantesque d'un navire d'un seul coup enflammé, son pont entier lancé dans les airs, puis retombant dans l'hideux fracas que feraient les os brisés d'un Titan". Le tocsin sonne, on accourt de toutes parts. Le brick goélette Tomase Padre, chargé de fûts de pétrole, est en feu. L'incendie menace les navires voisins également chargés de fûts de pétrole. Le Tomase Padre fut extrait du port par le navire pilote le Vigilant et remorqué jusqu'à la plage de Frontignan. Les pêcheurs quant à eux connaissaient des difficultés : on s'inquiétait déjà de la baisse de la ressource et un vieux sage préconisait la fermeture de la pêche à certaines époques, comme il existe la fermeture de la chasse.

 

Voilà une agréable plongée dans le passé, guidée par un style un peu naïf et apprêté (Baptistin est jeune), présentant parfois de belles envolées, comme pour le phare de Saint Clair, "Polyphème de la mer"

Hervé Le Blanche

 

Pour en savoir plus :https://www.landemain.fr/regionalisme/sete-bassin-de-thau/jours-de-cette

....

JOURNEES PAUL VALERY

Du vendredi 24 au dimanche 26 septembre 2021

 

JOURNEES PAUL VALERY

 

241661716-4085997248189332-2308317012856019008-n-7441615



Les Journées Paul Valéry ont pour thème cette année : PAUL VALERY, POETE, PENSEUR, HUMAIN les 24, 25, 26 septembre 2021 !
 
Voilà 150 ans, le 30 octobre 1871, naissait à Sète Paul Valéry, fils de Barthélemy et Fanny Valéry, respectivement d’ascendance corse et génoise. Pour célébrer cet anniversaire, le Musée qui porte son nom invite, à l’occasion de cette 11e édition des Journées Paul Valéry, non seulement à une rencontre avec l’oeuvre immense du poète et penseur, mais propose surtout de mettre en évidence cette part de l’humain qui, chez Valéry, demeure encore très largement méconnue et qui ne peut qu’obliger à rompre avec la stature quelque peu rigide du poète de l’intellect, de l’académicien austère dans laquelle il a souvent été cantonné.
 
Les 24, 25, 26 septembre 2021
Voir le programme détaillé 

CAFÉ LITTÉRAIRE - "Brassens auprès de ses arbres" JEAN CLAUDE LAMY

CAFÉ LITTÉRAIRE - "Brassens auprès de ses arbres" JEAN CLAUDE LAMY

MARDI 21 SEPTEMBRE
CAFÉ LITTÉRAIRE - JEAN CLAUDE LAMY
18h - 6€/Tarif réduit 3€ - Conférence
brassens auprès de ses arbres
 
 

Rencontre littéraire avec Jean claude LAMY auteur du livre "Brassens auprès de ses arbres” aux éditions l’Archipel. Animation Tino Di Martino.

 Dans le cadre du centenaire de la naissance de G.Brassens, Tino Martino reçoit le journaliste et écrivain Jean-Claude Lamy pour son bel ouvrage "Brassens auprès de ses arbres , publié aux éditions ArchipeL Cet ouvrage très illustré est accompagné d'un CD avec une compilation des chansons de G. Brassens

"Entre le public et lui circulait un courant de sympathie. Le bonheur étant dans la salle. Le pouvoir mystérieux des chansons de Brassens était un révélateur puissant. Mac Orlan écrivait : Il reproduit les bruits du monde, comme l'oiseau sur la plus haute branche d'un peuplier sait vous transmettre les élèments de la poèsie des bois et des routes...."

 

Un CD rassemblant dix chansons rares, issues des archives sonores Universal Music, d'enregistrements réalisés par des amis ou effectués par Brassens lui même dans son studio est offert avec cet album.

 

Bruno Granier interprètera quelques chansons de son répertoire.

 

Entrée pour les non adhérents du café littéraire 6 euros

pour les adhérents 3 euros



 

 

Découvrir le "Lexique amoureux de Sète"

 

 

Le "Lexique amoureux de Sète"

Jocelyne Fonlupt-Kilic, Bernard Lonjon,

Bernard Wagnon

 

cairnCaptureComme son nom l’indique, ce livre est une déclaration d’amour à l’île singulière chérie par les trois auteurs qui, s’ils n’en sont pas originaires, sont tombés sous le charme et ont choisi d’y vivre. Véritable ode à la découverte de ses attraits, ce manifeste poétique, gustatif, visuel espère entraîner le lecteur sur des sentiers de traverse. Comme le ferait une balade en compagnie de trois amis entre étang de Thau et mer Méditerranée avec pour mots d’ordre : subjectivité, diversité et sensibilité.

De Paul Valéry à Georges Brassens, du mont Saint-Clair aux plages du Lido, de la tielle à la macaronade, des goélands aux bateaux de pêche, des anarchistes sétois à la Venise du Languedoc, de Manitas de Plata à Agnès Varda… voici une invitation gourmande à suivre les traces humaines, sociales, historiques et culturelles de cette ville-port baignée par le soleil, ancrée dans le golfe du Lion et dans l’Occitanie. Qui rayonne sur la Méditerranée.

LES AUTEURS

Jocelyne Fonlupt-Kilic, lyonnaise de naissance, a récemment quitté Paris pour « l’île singulière » Sète. Membre de la Société des Gens de Lettres, journaliste retraitée et auteure

de plusieurs ouvrages aux éditions Wartberg, elle partage son temps entre l’écriture, la photo et les voyages.

Bernard Lonjon, membre entre autres de la Société des Gens de Lettres, a publié un grand nombre d’ouvrages de tous genres : biographies, nouvelles, essais, etc. Il est notamment l’auteur, avec Bernard Wagnon, de Georges Brassens pas à pas – Petit guide (très orienté) de Sète.

Bernard Wagnon, installé à Sète depuis maintenant quelques années, spécialiste de San Antonio, est un ancien maître de conférences à l’Institut national polytechnique de Grenoble. Il partage avec Bernard Lonjon sa passion pour Georges Brassens.

Éditions CAIRN

broché 12.7 x 21 cm – 268 pages – 20 € ISBN 9782350689340 – avril 2021