Littérature - Poésie

Concours littéraire de Clair de plume 34

 

Pour la quatrième année, Clair de Plume 34 organise un concours de nouvelles en partenariat avec les Autmon'halles.
Cette année le thème proposé est :  nomadisme

Ce concours s’adresse à toutes les personnes francophones à partir de 16 ans
Ouvert du 01 avril au 30 juin 2017

La nouvelle est un genre littéraire qui se concrétise par sa brièveté, sa concision, son nombre restreint de personnages, une intrigue et une fin surprenante. Elle exclut le portrait, la chronique, le reportage, le conte, le journal intime et le poème en prose.

Les critères

  • Originalité, emploi judicieux des dialogues
  • Qualité d’écriture,
  • Maîtrise de la langue

Pour en savoir plus : voir le blog de Clair de plume 34

 

L'interview : Bernadette Boissié-Dubus

 

Bernadette DUBUS

Née le 15 septembre 1952 à Frontignan, Bernadette Dubus part à 20 ans à peine au Niger où elle tombe à jamais amoureuse de l’Afrique et du désert qu'elle traverse en 2CV avec des amis en 1973. Depuis l’Afrique la hante et hante ses romans…
Bernadette n'a pas seulement bourlingué en Afrique, elle a beaucoup voyagé et vécu à l'étranger, au Danemark et en Belgique notamment.
Cette passion du voyage l'amène au roman d'aventure qui la conduit loin des sentiers battus. L’histoire du Moyen-Age, son autre passion, n'est pas sans influence sur son écriture et nourrira souvent son inspiration..

"L’écriture, c’est mon troisième poumon, je ne peux pas m’en passer. Le syndrome de la page blanche ? Connais pas." nous confie-t-elle. Elle est capable d’écrire deux romans en même temps car elle a toujours quelque chose à dire, que ce soit par le roman policier pour parler des problèmes de société, le roman d’aventure son genre préféré, la poésie ou l’humour déjanté et décapant.
Son dernier roman d’aventure "historico-fantastique" selon son propre mot Trous noirs à l’abbaye Saint Félix de Monceau  pour ados, et pour adultes qui le resteront toujours… Un peu comme elle, adolescente attardée, écrivaine déjantée, tombée amoureuse des mots, dans son berceau probablement, car aussi loin qu'elle s'en souvienne, elle a aimé écrire : « J’ai épousé l’écriture, jusqu’à ce que la mort nous sépare ».  En nos sombres jardins  vous permettra "d’espintcher par lou traou de la claou" les petits travers de vos congénères qui sont aussi les vôtres.
Quand elle veut parler des problèmes de société,elle écrit un thriller comme  Panique sur les quais  où il est questions de prostituées mineures venues du Bénin, L’ombre des prédateurs une immersion dans l’univers des sectes.
Ses romans ont toujours comme point de départ notre beau pays d’Occitanie. Mais délaissant pour un temps ses amours locales,  Femmes hors contrôle  son dernier roman se passe à Paris. Une gageure pour celle qui ne connaît pas Paris !

Quand elle n’écrit pas, les arts plastiques prennent le relais. Elle aime mélanger les genres. "Je suis une boulimique de l’écriture et de la création" avoue-t-elle

Présidente de l’association Clair de Plume qu'elle créée avec Béatrice Galvan en 2000, elle anime des ateliers d’écriture.
En 2008 elle lance Gardiolarem la revue "qui ne prend pas la grosse tête".  Mais en 2014, faute de moyens, l'association doit abandonner son « bébé ».  Un crève-cœur pour tous les écrivains de la revue. En 2010, le projet d’une édition associative prend forme et Clair de Plume 34 voit le jour. L’édition fête son septième anniversaire ce mois de mars 2017 avec ses douze écrivains.

 Romans 

  • L’été de la dame en blanc
  • Le preta de l’île singulière deux parties
    1 les noces sacrilèges
    2 la dernière danse
  • Souillures intimes
  • Les caprices du vent (humour noir)
  • Les pieds dans le plat (thriller humoristique)
  • Le voyage fantastique du chroniqueur du roi (pour enfants)
  • L’île à l’envers (pour enfants)
  • Le sang de la miséricorde
  • Sous les pavés la plage est rouge
  • Panique sur les quais
  • Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin (ancien nom « un mur de trop »
    Première partie : Un mur de trop
    Deuxième partie : Le pouvoir des livres
  • L’ombre des prédateurs
  • En nos sombres jardins (nouvelles)
  • Trous noirs à l’abbaye Saint Félix de Monceau  (fantasticohistorique)
  • Témoignage sur la fibromyalgie :
    Comme un parfum de soufre
  • Femmes hors contrôle thrilller

Poésie

  • Des Peaux aiment : recueil de poèmes anciens et récents
   

Dans votre premier roman « L’été de la dame en blanc » vous évoquez une aventure mystérieuse, de Montpellier aux châteaux Cathares et à l’Afrique du Nord. Votre héroïne n’a plus de repère, plus de famille, plus d’amis. Avez-vous voulu faire passer un message sur la nature humaine ou simplement voulu raconter une histoire ?

Je ne sais pas si je voulais faire passer un message. La plupart du temps, je ne réfléchis pas à l’avance si je dois faire passer un message ou pas, ça vient au cours de l’histoire. Je prends « au passage » les messages qui me viennent. Là, l’héroïne se retrouve seule dans un monde tellement agressif pour elle que l’idée s’est imposée tout de suite. Mais surtout, c’est l’idée de la dame blanche qui m’a séduite. Mystérieuse, oui ; inconnue, encore oui. Ce fut facile pour moi de lui inventer une identité. Il y avait longtemps que j’y songeais. Mais c’est suite à un pari avec une amie que je me suis lancée dans l’aventure.

Dans « Le Preta de l’île singulière », comme souvent dans vos romans vous mêlez le cadre local et des contrées lointaines. D’où vous vient cet ouverture au monde et cet intérêt pour d’autres horizons ?

De mon enfance. A dix ans, après une époque où je voulais être « détective privé » j’ai choisi être journaliste plutôt reporter photographe sur le terrain à une époque où le journalisme n’était reconnu. « Pas un travail de femmes » comme me disait ma maman. Je n’ai pas pu. Le roman m’a fait voyager et vivre un peu la vie que j’aurais souhaitée. J’ai quand même vécu un an en Afrique où j’ai laissé un petit bout de mon cœur. C’est pour cela que j’en parle beaucoup.
Partie un an au Niger en 1972, je suis tombée à jamais amoureuse de l’Afrique et du désert que j’ai traversé en 2CV avec des amis en 1973. Depuis l’Afrique me hante et hante mes romans…
J’ai un peu bourlingué et vécu à l’étranger : Afrique, Danemark, Belgique. Passionnée de voyages, c’est le roman d’aventure qui m’a conduite loin des sentiers battus et dans des contrées où je ne suis jamais allée sauf en rêve et par les livres. Je suis passionnée par l’histoire du Moyen-Age.

Quand et où écrivez-vous ?

Le matin. Pendant des années, à 4h du matin, avant de partir au boulot. N’importe où, au début sur un cahier, ensuite directement à l’ordinateur. Tout en travaillant pour nourrir ma famille, deux filles que j’adore, les plus belles œuvres de ma vie, j’ai écrit des romans, nouvelles, poèmes (les premiers romans en date, à 4h du matin avant de partir au travail).

Que représente l’écriture pour vous ?

Tout. C’est mon troisième poumon. C’est aussi un formidable moyen de faire passer des messages. J’en profite, j’en abuse, Maintenant, contrairement à l’écriture « l’été de la dame en blanc » je choisis, je sais à l’avance ce que je veux. J’estime qu’un écrivain a une obligation de dire, d’informer, de se mouiller. Je suis une adolescente attardée, écrivaine déjantée, tombée amoureuse des mots, dans mon berceau probablement, car aussi loin que je me souvienne, j’ai aimé écrire ! « J’ai épousé l’écriture, jusqu’à ce que la mort nous sépare ». « En nos sombres jardins » vous permettra d’espintcher par lou traou de la claou les petits travers de vos congénères qui sont aussi les vôtres. Si je veux parler des problèmes de société, j’écris un thriller comme « Panique sur les quais » où il est questions de prostituées mineures venues du Bénin, « l’ombre des prédateurs » une immersion dans l’univers des sectes. Mes romans ont toujours comme point de départ notre beau pays d’Occitanie. Mais délaissant pour un temps mes amours locales, « Femmes hors contrôle » mon dernier roman se passe à Paris. Une gageure pour celle qui ne connaît pas Paris !

Etes-vous sensible à la critique littéraire ?

OUI et non. J’écoute, je prends ce que je considère comme positif pour m’améliorer. J’adore qu’un fan me dise « j’adore ce que tu écris, quand je sors d’un de tes bouquins, je n’arrive à lire celui d’un autre auteur ». Alors ça, c’est le top. Je suis en état de grâce. Quand je participe à des salons littéraires et qu’un lecteur vient me demander « alors, que nous avez-vous écrit depuis la dernière fois » c’est meilleur qu’un gâteau à la chantilly et au chocolat. Je jubile.

Qu’éprouvez-vous avant la sortie d’un nouveau roman ? Et après ?

Un grand vide et l’impression d’avoir accompli ma mission. C’est pour cela que j’ai toujours deux romans en cours. Un, pour éviter le syndrome de la page blanche ; deux, pour ne pas me sentir triste à la fin d’une grande aventure.

Entre votre premier roman « l’été de la dame en blanc » et « femmes hors contrôle » le dernier quelle est l’évolution la plus marquante ?

L’écriture. J’ai pris de la maturité. Et le culot. J’ose tout dire. Je n’ai plus peur de choquer.

Combien de temps mettez-vous pour écrire un livre ?

Cela dépend. De trois mois à huit ans. Trois mois pour « Le sang de la Miséricorde » que j’ai écrit pour le FIRN 2004, et huit ans à peu près pour « le preta de l’île singulière les deux tomes » car j’ai eu beaucoup de recherches à faire, j’ai dû acheter plein de livres car à l’époque je n’avais pas internet, mais j’en ai écrit d’autres en même temps. En général, il me faut un an mais comme j’en écris deux à la fois ça fausse les statistiques (lol).

 Pourquoi aimez-vous écrire ?

C’est maladif, une addiction. Et j’aime être lue, alors je donne souvent des livres, papier ou en ligne, parfois j’en laisse dans des coins de rue pour que les gens se servent c’est mon « livre nomade » et j’offre de la lecture en ligne sur mon site ou mon blog. Un livre n’est pas fait pour dormir dans un tiroir mais pour être lu. Le côté mercantile m’échappe complètement. Je ne vends pas des tapis ; je donne du rêve, des infos, du plaisir, ce qu’on veut y trouver.
Evidemment, j’en vends, mais le profit, le bénéfice, je ne connais pas.

 Quel sera le titre ou le thème de votre prochain ouvrage ?

Les sanglots de Marianne  sur la pauvreté et la vie de la rue, ceux qui se battent contre la misère, les carences de l’état, la mauvaise foi des politiques, et les émigrés. + un secret. Ce roman est le cinquième de la série les enquêtes du commandant Nabet avec Fabrice Nabet dont mes lectrices sont passionnément amoureuses. Je tairai leur nom… Et évidemment, Le pèlerin du bout du monde en cours aussi mais qui changera sûrement de titre en route. Un roman d’aventure « fantasticohistorique », un mot que j’ai inventé, dans le style de Trous noirs à l’abbaye Saint Félix de Monceau .

 

 

 

 

 

Trois best-sellers de Bernadette Boissié-Dubus distribués par Hachette

 

Cinq heures du matin. Tout brûle dans les rêves d'Olivier. Qui est cette fille l'appelant au secours du bûcher de Monségur ? Les rêves du jeune homme ne sont plus que d'horribles cauchemars, et sa raison vacille.
Quand il trouve la jeune fille de ses rêves gisant au bord de la chaussée, sur la route de la Maguelone, réalité et  cauchemar se confondent. 
Dans l'hôpital psychiatrique où on l'a enfermée, Marquésia n'a plus qu'une idée en tête : trouver le château de son père, quelque part du côté de Montségur. 
Commence alors une aventure époustouflante et mystérieuse, de Montpellier aux châteaux cathares jusqu'à l'Afrique du Nord, dans un monde où tout va trop vite pour Marquésia, un monde où elle n'a plus de repères, plus de famille, plus d'amis. Peut-elle faire confiance à ceux qui prétendent vouloir  l'aider ?

 

1875 - De Cette (Sète au XIXième siècle) à Cochin, Charles-Henri et Maxime nous font découvrir au hasard de leurs aventures, Naples, la Crète, l'Égypte, la mer Rouge, et les Indes de l'Angleterre coloniale. A bord de la Reine du Large, nos deux héros vont affronter les bandits napolitains, les Turcs, les trafiquants d'antiquités égyptiennes et de momies, les dieux de l'Inde antique. 
En 1997. Hélène, Jérémie, Fabien et Corinne vont découvrir le journal de bord de Charles-Henri et partir à la recherche de cet ancêtre inconnu et maudit. Ils tenteront de découvrir et de comprendre pourquoi, depuis plus de cent ans, aucun enfant mâle de la famille n'a dépassé l'âge de vingt cinq ans. Qui les pourchasse sans relâche ? Pourquoi Hélène disparaît-elle dans d'étranges circonstances ? Où est-elle ? La danse semble au cœur de l'énigme. 
Leur quête les conduira en Inde, sur les traces de leurs ancêtres, dans un pays aux nombreuses facettes qu'ils vont apprendre à aimer.

 
 

Ce sont ces mots, extraits de la Genèse, "Ainsi il y eut un soir et il y eut un matin" qui introduisent ce roman articulé en deux parties : "Un mur de trop" et "le pouvoir des livres", un ouvrage qui n'est pas un livre sur la religion ! comme le titre pourrait le laisser supposer.

L'histoire se répète-t-elle inlassablement ?
An six mille de notre ère… Sur les bords du Nil, il ne reste qu’une civilisation moribonde soumise au bon vouloir de ses chefs, les sept sages, et la terre meurt de soif sur un désert qui s’est installé partout. Seul un mur immense sépare la terre en deux. Que se passe-t-il de l’autre côté de ce mur ?.Pourquoi les sept sages ont-ils interdit l’écriture à une époque que plus personne ne peut situer dans le temps ? Comment trouver de l’eau ? Incapables d’en fabriquer, et encore moins d’en trouver, les scientifiques maintiennent la population du Grand Pays dans un bonheur béat et frivole. C’est la civilisation du gadget, de l’insouciance et du rire.

 

Rose Blin

Recueil  de poésie "Le secret des trames"  est dédié à la mère de l'auteure,  paru dans la collection Méditerranée de la revue " La Main Millénaire" est disponible à Sète à  la Nouvelle Librairie sétoise rue Alsace Lorraine à Sète , 

Il peut également être commandé auprès l'auteure par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par téléphone: 04 67 74 97 19,  ou par courrier : 11 rue des Rosiers 34140 Loupian ,

 

prix 10€ (frais de port en sus pour envoi &,70€)

« Le secret des trames… c’est dans les  gestes du tous-les-jours-sa-peine, comme d’aller à la fontaine, comme de passer les frontières de l’exil et courir au-delà de ses forces, » (extrait de la préface de l’écrivaine Adeline Yzac )

Partager le goût de la lecture : Monique Pelen à Balaruc-les-bains

Il existe dans notre région (et ailleurs sans doute) de nombreux « clubs de lecture » constitués d’amoureux et d’amoureuses des livres. 
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. anime à Balaruc-les-bains un de ces club informels depuis maintenant 7 ans. Son exemple réussi peut donner des idées à d'autres.

"Etant déjà à la retraite depuis plusieurs années, j'ai eu envie de partager mon goût de la lecture avec d'autres. Je voulais une activité à la fois culturelle et distrayante. J'ai donc mis en place des rencontres Lectures" nous explique-t-elle.
A présent Monique a constitué un petit groupe de 8 personnes qui se  retrouve environ une fois par mois autour des livres qu'elles ont lus lus et au sujet desquels elles échangent au cours de sympathiques réunions d'après-midi, chez chacune à tour de rôle. Des échanges que toutes s'accordent a qualifié de très motivants et enrichissants car les  lectures choisies sont très variées.
"Le plus dur, si vous voulez essayer" nous confie Monique Pelen "reste la phase initiale pour trouver des personnes intéressées. Mais avec un peu de persévérance on y arrive très bien d'autant qu'il faut se limiter à huit ou neuf personnes,  un maximum pour un après-midi. "

Thau-infos soutient et encourage ces démarches. Faites-nous part de vos expériences, de vos projets et de vos réussites. Nous serons heureux d'en parler dans cette rubrique.

Maurice Bouchard

Printemps des Poètes à Sète


 

Au niveau national, selon Jean-Pierre Siméon, le directeur artistique "cette 19ème édition du Printemps des Poètes invite à explorer le continent largement et injustement méconnu de la poésie africaine francophone.  Si les voix majeures de Senghor, U Tam’si ou Kateb Yacine par exemple, ont trouvé l’écho qu’elles méritent, tout ou presque reste à découvrir de l’intense production poétique africaine, notamment celle, subsaharienne, qui caractérisée par une oralité native, tributaire de la tradition des griots et nourrie par ailleurs des poésies d’Europe, offre des chemins neufs sur les terres du poème."

A Sète la compagnie Mot pour Mot vous invite à partager, d'îles en îles, différents spectacles sur Le thème de la migration, en relation avec l’Afrique avec  qui nous partageons notre plus beau trésor : la mer méditerranée. Ils évoqueront le thème favori de tous les hommes, le voyage. Cette année, Mot pou Mot accueillera Soro Solo, parrain du Printemps des Poètes, grand maître de cérémonie de "l’Afrique enchantée" sur France Inter.

Au Club Georges Brassens, le mercredi 15 mars à 18h30 au Glacier le St Clair, l'équipe de Jeanne Corporon propose un spectacle poésie et chansons qui devrait ravir beaucoup de sétois.

Enfin au Musée Paul Valéry, lecture poétique et musicale.

Foire aux livres

L'Association "Les compagnons du livre" organise, en collaboration avec la Mairie, La 2e Foire aux livres & vieux papiers 2017, le dimanche 12 mars sur la place Léon Blum, dites place du Poulpe (face Mairie), de 10h00 à 18h00 en présence d'une douzaine de bouquinistes, représentant 10 000 livres anciens et modernes de 3€ à "X" €. Entrée gratuite

Mémoires Vives - les thermes de Balaruc-les-Bains




 

Le Personnel des Etablissements Thermaux était convié à la publication d'un livre fait "à deux mains " par Agnès Jeanjean, Ethnologue, pour les textes et Sylvie Goussopoulos pour les photographies, édité par PhotoSensible à Montpellier. Ce livre a été commandé par la Ville de Balaruc-les-Bains et un exemplaire a été distribué à chacun des anciens et nouveaux employés.

 

"Balaruc-les-Bains et le Thermalisme sont étroitement liés, et ce depuis l'Antiquité ; une histoire qui a, au fil des siècles, fortement marqué la commune et façonné son identité. Que serait notre ville sans ses Thermes ? Je n'ose l'imaginer. La mémoire collective balarucoise est identifiée à cette mémoire thermale.

Bien que largement tournée vers l'avenir avec l'ouverture en 2015 des nouvelles installations thermales, Balaruc-les-Bains, première station thermale de France, n'en oublie pas pour autant son passé. Si nous devons vivre avec notre temps, il est primordial de savoir d'où nous venons pour comprendre les enjeux du futur et rendre hommage aux savoir-faire d'antan.

Une volonté qui a, dans un premier temps, donné lieu à deux expositions, deux regards croisés sur la mémoire thermale balarucoise. Aujourd'hui ce travail se poursuit avec la publication de cet ouvrage, résultat d'une immersion dans l'univers thermal. Agnès Jeanjean, ethnologue et Sylvie Goussopoulos, photographe, sont allées au devant des curistes et des agents pendant près de deux saisons. Elles ont partagé leur quotidien, écouté leurs histoires de plusieurs décennies de travail au sein des thermes pour certains.

Un regard rare sur ces hommes, ces femmes qui font la "mémoire vive" du thermalisme balarucois" 

(extrait de la préface du livre écrite par Gérard Canovas - Maire de Balaruc-les-Bains).

 

Deux souriantes retraitées feuillettent "Mémoires vives" avec grand intérêt et des souvenirs jaillissent sur leur période de travail à l'Etablissement des Hespérides (qui s'apprête à être transformé) et à l'Etablissement Athéna au centre de Balaruc, détruit, qui sera remplacé par des logements et des bâtiments administratifs.

Le centre de la ville sera entièrement repensé et modernisé mais le Nouvel Etablissement s'élance, majestueux, tel un bateau en bordure de l'Etang accueillant chaleureusement des curistes heureux de ce modernisme. Les Balarucois ont une certaine tristesse d'avoir perdu ces "Thermes Athéna", ils avaient "fière allure" ; une belle consolation, le dôme de cet Etablissement a été récupéré et "trônera" au milieu du rond-point de la Despensière...

Madame Cuq, retraitée de l'Etablissement Thermal et son petit-fils sont heureux de poser pour "Thau-Info" lors de cette mémorable soirée.

Le livre "Mémoires Vives les thermes de Balaruc-les-Bains" est mis en vente à l'Office du Tourisme et à l'Etablissement Thermal"

Annick Pratlong

" Femmes qui résistent "

Samedi 4 Mars à 19 H à SETE, salle du collège du quartier haut, 42 bis, Grande rue Haute, Les conteuses des Voix du Vent invitent Jany Neveux, un conteur qui raconte des histoires simples qui arrivent aux gens simples. En l'honneur de la journée de la femme, Jany Neveux rend hommage aux femmes qui résistent. Femmes de soldats qui, en des temps difficiles ont attendu le retour de leurs hommes…… C'est ce qu'a fait Jeanne, patiemment ! Mais quand il est rentré, elle n'a pas reconnu « son » Pierre. Louise elle, est partie le rejoindre dans les tranchées … Alors que Rose, Simone, Pépita, … bien d'autres encore, entraînées malgré elles dans la tourmente, ont essayé de reprendre leur destin en main ! Il leur a fallu ruser, composer, convaincre, et parfois désobéir ... Soirée pour tout public, adultes de 7 à 77 ans avec libre participation au chapeau. Venez avec vos amis, vous serez bien accueillis. Réservation conseillée 0680336686 Les conteuses des Voix du Vent Elisabeth Laffanour, Lucette Bélicourt

L'art et la folie : portraits de trois grandes créatrices

Trois grandes artistes : Camille Claudel (1864 – 1943), Séraphine de Senlis (1864-1932), Aloïse Corbaz (1886-1964). Trois destins liés à la folie. Alain Vircondelet, biographe de Camus, Pascal, Rimbaud, Sagan, St Exupéry ou Duras dont il fut l’intime,  était l’invité de Toni di Martino à la médiathèque François Mitterrand afin de parler de son dernier ouvrage « L’art jusqu’à la folie ».

« J’ai  voulu montrer que la folie a contribué à leur talent  et que, dans le même temps,  le talent exacerbe la folie » explique Alain Vircondelet à propos de ces trois figures auxquelles il porte beaucoup d’attachement. Autant pour Camille Claudel,  qu’il appelle « la fée », cette femme  superbe, « Nervalienne »,  précocement douée, que pour  Séraphine qui est son « fétiche » ou  Aloïse « au chemin constellé d’étoile »  ce serait , affirme l’essayiste, un « déclic »  qui les aura   fait « basculer ».

Sa séparation d’avec Rodin dont elle fut la muse, l’amante et la rivale (on confondait  parfois leurs  œuvres)  aurait été pour Camille Claudel l’élément déclencheur. Commence alors une lente immersion  dans la paranoïa, dans le délire de persécution. Camille s’enferme chez elle, elle a peur qu’on la vole. En 1913,  elle détruit toutes ses sculptures. Elle sera enfermée à la ville d’Evron en Seine Saint-Denis. Son célèbre frère, Paul,  dont elle sculptait le buste à ses débuts viendra la visiter trois fois en quarante ans, sa famille refusera que sa correspondance soit expédiée . L’ogre aura eu raison de la fée.  

 Camille Claudel ne sculptera plus jamais, pas plus que Séraphine de Senlis ne peindra quand elle se trouvera  enfermée dans l’hôpital psychiatrique de Clermont. Cette femme qui est née quelques mois après  Camille Claudel mais qui n’a,  ni « sa beauté ophélique », ni sa férocité, mais est plutôt bonasse, d’allure paysanne   et un peu « simplette »  a  un  destin qui,  pour Alain Vircondelet, tient d’une certaine manière du  « conte de fée ». Servante une grande moitié de son existence, cette femme adoratrice de  la nature qui sera sa principale source d’inspiration aurait,  lors d’une promenade, entendu une voix lui indiquant qu’elle devait être « la bouquetière  de Marie ». Depuis, Séraphine ne cessera de peindre des fleurs. D’abord  humblement, très discrètement au point que son propre maître ignore presque tout de son passe-temps et ne découvrira ce « don »que lorsqu’un invité s’enthousiasmera de voir que son hôte possède un Cézanne. Un Cézanne ? Certainement pas, sa servante, Séraphine, a juste laissé traîner une de ses toiles. Alors, Séraphine très vite, sous l’égide du collectionneur d’art  Wilhelm Uhde  connaîtra un succès assez fulgurant, et s’offrira cette particule «de Senlis ».

Cette fois,  la faille de la folie latente  sera béante , non à cause  une histoire de cœur en raison de la grande histoire. La deuxième guerre mondiale, le nazisme. Son protecteur, homosexuel, est obligé de fuir et n’a plus les moyens de lui offrir, comme promis, sa  grande exposition à Paris. Soudainement, irrémédiablement, Séraphine à son tour « bascule ». Elle aussi sera enfermée. Elle aussi écrira des lettres, de nombreuses lettres injurieuses, qui contraste d’avec la femme douce  qu’elle avait été jusque-là. Seuls les animaux conserveront son amour.

 

Aloïse Cobraz fut, quant à elle, internée pour troubles mentaux, mais à la différence de ses deux aînées,  c’est à l’intérieur de l’asile de Cerry de Prilly en Suisse, qu’elle commencera à dessiner… Et ce sont le psychiatre, Hans Stick et son médecin généraliste, Jacqueline Porret-Forrel, qui contribueront à faire connaître son travail.

 

Ils permettront également  sa rencontre avec Dubuffet, enfin, son rattachement au mouvement de l’art brut. Pour celle qui dessinait ces visages aux yeux sans pupilles,  ni iris, bleus seulement, bleus azuréens, l’enfermement n’a donc pas la même dimension tragique que pour les deux autres… il  semblera l’avoir, en quelque sorte,  libérée…

 Dans sa célèbre sculpture, « La vague »,  Camille Claudel, paraissait,  selon l'essayiste,  annoncer son propre naufrage. Mais était-il réellement irrémédiable… ? On sait que la folie et l’art entretiennent des liens étroits, obscurs, parfois dangereux. L’art n’est-il pas un des seuls domaines où la folie est tolérée  comme source d’inspiration, terrain privilégié de la création ?  Mais faut-il être fou pour créer, ou alors crée-t-on parce que l’on est fou ? Cette Vague est-elle le résultat d’un "état" ou son  "symptôme" ?  L’art cet intérêt  qu’il pose des questions et c’est déjà beaucoup. Alain Vircondelet nous le montre bien grâce à ses trois grandes créatrices auxquelles il rend hommage.

Les Chinois arrivent

Les fils du Céleste Empire n'ont pas débarqué à Sète. Mais samedi 4 février, à la Nouvelle Librairie sétoise, à partir de 16 heures, on a célébré le nouvel an chinois. Le traducteur, Stéphane Lévêque, assisté de l'équipe des éditions Picquier (le directeur Philippe Picquier en tête), a présenté dans l'entresol de la librairie la littérature chinoise contemporaine et en particulier le roman dont il est le traducteur, Le Dernier quartier de lune. Un grand moment de culture.


S. Lévêque avec "Sophie" de la Nouvelle Librairie sétoise.

 

L'entresol était plein à ras bord. Sans cesse, on apportait des chaises et "les Picquiers" durent rester debout. Et sans quart d'heure de grâce, Stéphane Lévêque attaqua. Il descendait du train d'Angoulême, ne connaissait pas Sète, mais était heureux de parler de littérature chinoise dans la "librairie sétoise". Le roman de Lhi Zijian, Le Dernier quartier de lune, devait être situé dans le contexte de la Chine. L'auteure appartient à une des 50 minorités chinoises, les altaïques Ewenk vivant au nord-ouest de la Chine au voisinage de la Mongolie, près d'un affluent du fleuve frontière, l'Amour. Face aux 1,2 milliards de population Han, les minorités ne regroupent "que" 180 millions d'habitants. Elles subissent la pression des Han (comme au Tibet) qui contrôlent le tout puissant appareil du Parti Communiste et, bien sûr, la télévision nationale qui diffuse en "chinois officiel" (le mandarin). La Chine a longtemps ignoré ses minorités car, en 1949, les communistes se trouvèrent à la tête d'un pays énorme, divers, sortant de 20 ans de guerre civile et de guerre contre le Japon. Et puis, il y eut la dramatique révolution culturelle (1968-1976) où "pas un roman" ne fut publié. "Peut-être un et demi", rectifient les connaisseurs.

Puis, la vie culturelle reprit et, grande nouveauté, les auteurs issus des minorités apparurent, telle l'auteure de Bonsoir la rose, un des romans les plus marquants. La langue des Ewenk pose par ailleurs d'épineux problèmes de traduction. Mais Google y pallie, par les photos, quand les plus renseignés des dictionnaires ne sont d'aucun recours. Et S. Lévêque a beaucoup "googoolé" ! Heureusement car les problèmes de traduction sont difficiles. Le traducteur ne doit pas livrer une version littérale, mais ne doit pas non plus "inventer". Alors, comment rendre réactions, sensations, émotions que suscite un texte ? On peut y réfléchir avec De la traduction du philosophe Paul Ricœur. Et puis, le traducteur finit par entendre "la petite musique" du texte, entend les harmoniques et livre sa version. A deux, grâce à Skype, on confronte les résultats, on retranche, on aménage. Et c'est ainsi qu'à Sète on entend la voix lasse d'une Ewenk de 90 ans qui, un soir d'hiver, face aux rennes parqués derrière des barbelés, se remémore le grand chagrin de sa vie : la perte de son époux parti à cheval à la poursuite de rennes échappés et qui gela, endormi, sur le dos de sa monture le ramenant ainsi jusqu'à la maison.
Et le feu éclaire sur les vitres les gouttes d'une pluie obstinée. Les Chinois étaient bien là. Ils arrivent.

Hervé Le Blanche

Les nouveautés de Clair de Plume 34

En ce début d'année, les écrivains de l'édition associative Clair de Plume 34 n'ont pas chômé.

 

 

 

 L'année commence avec une nouveauté

Béatrice Galvan "En Corps inconnu" 

Béatrice Galvan auteur de thrillers fantastiques et de nouvelles, aborde avec ce dernier roman le thème fascinant du lien entre le corps et l’esprit. La science se veut toute puissante, mais elle ne peut pas prouver l’inexistence de forces invisibles qui nous échapperaient encore.

Suite à un accident de la route, une patiente se réveille amnésique dans une clinique de Montpellier. Son entourage l’appelle Lisa Simonet, elle aurait dix-sept ans. Pourtant, les souvenirs qui lui reviennent sont ceux de Florence Duprés, une mère de famille. Pourquoi cette dualité en elle ? Et pour quelles raisons le chirurgien qui l’a sauvée, ainsi que toute l’équipe médicale, lui paraissent si menaçants ?

Sortie de clinique, Lisa veut comprendre le dédoublement de personnalité qui l’habite. Elle part en quête de son passé mais se retrouve bientôt traquée par ceux qui semblent vouloir manipuler ses souvenirs. Et tandis que la voix de Florence s’exprime en elle de plus en plus fort, ses rêves sont hantés par l’esprit vengeur d’une adolescente en colère.

Lisa saura-t-elle différencier le réel du surnaturel, la vérité de l’imposture ?

 Béatrice Galvan est à l'origine de la création de l'association Clair de Plume à Vic la Gardiole en janvier 2000 avec Bernadette Dubus, une passion commune qui les avait réunies en 1996 à Lattes avec la création de l'association "L'Atelier du livre". Depuis 2005, Clair de Plume a avancé sans elle et créé l'édition associative Clair de Plume 34. Béatrice revient avec un thriller qui s'interroge sur la vie après la mort. Tout comme Jean-Marc Gomez avec "Une jour je suis mort" paru à Clair de Plume 34 en 2013. 

"En nos sombres jardins" une réédition améliorée de Bernadette Boissié-Dubus 

L’adage est bien connu, chacun a son jardin secret. Cependant, il ne dit jamais comment est ce jardin. Verdoyant ? Fleuri ? En friche ? Sombre peut-être… En tout cas, certaines parties de notre jardin secret ne seraient pas bonnes à faire visiter. Tristesse, Solitude, Remords, peurs, angoisses, honte, haine. Peur de vieillir, de mourir. Peur du ridicule. Envie d’humilier l’Autre, lui faire mordre la poussière, s’en débarrasser définitivement, envie de le tuer… Autant de sentiments que nous cachons au plus profond de nous-mêmes.
Évidemment, autant de fardeaux inavouables que nous puissions porter, de haine que nous puissions avoir, de noirs desseins que nous puissions nourrir, nous ne passerons jamais à l’acte. La plupart d’entre nous n’y passera jamais. Il reste quand même ce sombre jardin qui est le nôtre.

 » faire connaissance avec les écrivains de CLair de Plume 34