Littérature - Poésie

" Femmes qui résistent "

Samedi 4 Mars à 19 H à SETE, salle du collège du quartier haut, 42 bis, Grande rue Haute, Les conteuses des Voix du Vent invitent Jany Neveux, un conteur qui raconte des histoires simples qui arrivent aux gens simples. En l'honneur de la journée de la femme, Jany Neveux rend hommage aux femmes qui résistent. Femmes de soldats qui, en des temps difficiles ont attendu le retour de leurs hommes…… C'est ce qu'a fait Jeanne, patiemment ! Mais quand il est rentré, elle n'a pas reconnu « son » Pierre. Louise elle, est partie le rejoindre dans les tranchées … Alors que Rose, Simone, Pépita, … bien d'autres encore, entraînées malgré elles dans la tourmente, ont essayé de reprendre leur destin en main ! Il leur a fallu ruser, composer, convaincre, et parfois désobéir ... Soirée pour tout public, adultes de 7 à 77 ans avec libre participation au chapeau. Venez avec vos amis, vous serez bien accueillis. Réservation conseillée 0680336686 Les conteuses des Voix du Vent Elisabeth Laffanour, Lucette Bélicourt

L'art et la folie : portraits de trois grandes créatrices

Trois grandes artistes : Camille Claudel (1864 – 1943), Séraphine de Senlis (1864-1932), Aloïse Corbaz (1886-1964). Trois destins liés à la folie. Alain Vircondelet, biographe de Camus, Pascal, Rimbaud, Sagan, St Exupéry ou Duras dont il fut l’intime,  était l’invité de Toni di Martino à la médiathèque François Mitterrand afin de parler de son dernier ouvrage « L’art jusqu’à la folie ».

« J’ai  voulu montrer que la folie a contribué à leur talent  et que, dans le même temps,  le talent exacerbe la folie » explique Alain Vircondelet à propos de ces trois figures auxquelles il porte beaucoup d’attachement. Autant pour Camille Claudel,  qu’il appelle « la fée », cette femme  superbe, « Nervalienne »,  précocement douée, que pour  Séraphine qui est son « fétiche » ou  Aloïse « au chemin constellé d’étoile »  ce serait , affirme l’essayiste, un « déclic »  qui les aura   fait « basculer ».

Sa séparation d’avec Rodin dont elle fut la muse, l’amante et la rivale (on confondait  parfois leurs  œuvres)  aurait été pour Camille Claudel l’élément déclencheur. Commence alors une lente immersion  dans la paranoïa, dans le délire de persécution. Camille s’enferme chez elle, elle a peur qu’on la vole. En 1913,  elle détruit toutes ses sculptures. Elle sera enfermée à la ville d’Evron en Seine Saint-Denis. Son célèbre frère, Paul,  dont elle sculptait le buste à ses débuts viendra la visiter trois fois en quarante ans, sa famille refusera que sa correspondance soit expédiée . L’ogre aura eu raison de la fée.  

 Camille Claudel ne sculptera plus jamais, pas plus que Séraphine de Senlis ne peindra quand elle se trouvera  enfermée dans l’hôpital psychiatrique de Clermont. Cette femme qui est née quelques mois après  Camille Claudel mais qui n’a,  ni « sa beauté ophélique », ni sa férocité, mais est plutôt bonasse, d’allure paysanne   et un peu « simplette »  a  un  destin qui,  pour Alain Vircondelet, tient d’une certaine manière du  « conte de fée ». Servante une grande moitié de son existence, cette femme adoratrice de  la nature qui sera sa principale source d’inspiration aurait,  lors d’une promenade, entendu une voix lui indiquant qu’elle devait être « la bouquetière  de Marie ». Depuis, Séraphine ne cessera de peindre des fleurs. D’abord  humblement, très discrètement au point que son propre maître ignore presque tout de son passe-temps et ne découvrira ce « don »que lorsqu’un invité s’enthousiasmera de voir que son hôte possède un Cézanne. Un Cézanne ? Certainement pas, sa servante, Séraphine, a juste laissé traîner une de ses toiles. Alors, Séraphine très vite, sous l’égide du collectionneur d’art  Wilhelm Uhde  connaîtra un succès assez fulgurant, et s’offrira cette particule «de Senlis ».

Cette fois,  la faille de la folie latente  sera béante , non à cause  une histoire de cœur en raison de la grande histoire. La deuxième guerre mondiale, le nazisme. Son protecteur, homosexuel, est obligé de fuir et n’a plus les moyens de lui offrir, comme promis, sa  grande exposition à Paris. Soudainement, irrémédiablement, Séraphine à son tour « bascule ». Elle aussi sera enfermée. Elle aussi écrira des lettres, de nombreuses lettres injurieuses, qui contraste d’avec la femme douce  qu’elle avait été jusque-là. Seuls les animaux conserveront son amour.

 

Aloïse Cobraz fut, quant à elle, internée pour troubles mentaux, mais à la différence de ses deux aînées,  c’est à l’intérieur de l’asile de Cerry de Prilly en Suisse, qu’elle commencera à dessiner… Et ce sont le psychiatre, Hans Stick et son médecin généraliste, Jacqueline Porret-Forrel, qui contribueront à faire connaître son travail.

 

Ils permettront également  sa rencontre avec Dubuffet, enfin, son rattachement au mouvement de l’art brut. Pour celle qui dessinait ces visages aux yeux sans pupilles,  ni iris, bleus seulement, bleus azuréens, l’enfermement n’a donc pas la même dimension tragique que pour les deux autres… il  semblera l’avoir, en quelque sorte,  libérée…

 Dans sa célèbre sculpture, « La vague »,  Camille Claudel, paraissait,  selon l'essayiste,  annoncer son propre naufrage. Mais était-il réellement irrémédiable… ? On sait que la folie et l’art entretiennent des liens étroits, obscurs, parfois dangereux. L’art n’est-il pas un des seuls domaines où la folie est tolérée  comme source d’inspiration, terrain privilégié de la création ?  Mais faut-il être fou pour créer, ou alors crée-t-on parce que l’on est fou ? Cette Vague est-elle le résultat d’un "état" ou son  "symptôme" ?  L’art cet intérêt  qu’il pose des questions et c’est déjà beaucoup. Alain Vircondelet nous le montre bien grâce à ses trois grandes créatrices auxquelles il rend hommage.

Les Chinois arrivent

Les fils du Céleste Empire n'ont pas débarqué à Sète. Mais samedi 4 février, à la Nouvelle Librairie sétoise, à partir de 16 heures, on a célébré le nouvel an chinois. Le traducteur, Stéphane Lévêque, assisté de l'équipe des éditions Picquier (le directeur Philippe Picquier en tête), a présenté dans l'entresol de la librairie la littérature chinoise contemporaine et en particulier le roman dont il est le traducteur, Le Dernier quartier de lune. Un grand moment de culture.


S. Lévêque avec "Sophie" de la Nouvelle Librairie sétoise.

 

L'entresol était plein à ras bord. Sans cesse, on apportait des chaises et "les Picquiers" durent rester debout. Et sans quart d'heure de grâce, Stéphane Lévêque attaqua. Il descendait du train d'Angoulême, ne connaissait pas Sète, mais était heureux de parler de littérature chinoise dans la "librairie sétoise". Le roman de Lhi Zijian, Le Dernier quartier de lune, devait être situé dans le contexte de la Chine. L'auteure appartient à une des 50 minorités chinoises, les altaïques Ewenk vivant au nord-ouest de la Chine au voisinage de la Mongolie, près d'un affluent du fleuve frontière, l'Amour. Face aux 1,2 milliards de population Han, les minorités ne regroupent "que" 180 millions d'habitants. Elles subissent la pression des Han (comme au Tibet) qui contrôlent le tout puissant appareil du Parti Communiste et, bien sûr, la télévision nationale qui diffuse en "chinois officiel" (le mandarin). La Chine a longtemps ignoré ses minorités car, en 1949, les communistes se trouvèrent à la tête d'un pays énorme, divers, sortant de 20 ans de guerre civile et de guerre contre le Japon. Et puis, il y eut la dramatique révolution culturelle (1968-1976) où "pas un roman" ne fut publié. "Peut-être un et demi", rectifient les connaisseurs.

Puis, la vie culturelle reprit et, grande nouveauté, les auteurs issus des minorités apparurent, telle l'auteure de Bonsoir la rose, un des romans les plus marquants. La langue des Ewenk pose par ailleurs d'épineux problèmes de traduction. Mais Google y pallie, par les photos, quand les plus renseignés des dictionnaires ne sont d'aucun recours. Et S. Lévêque a beaucoup "googoolé" ! Heureusement car les problèmes de traduction sont difficiles. Le traducteur ne doit pas livrer une version littérale, mais ne doit pas non plus "inventer". Alors, comment rendre réactions, sensations, émotions que suscite un texte ? On peut y réfléchir avec De la traduction du philosophe Paul Ricœur. Et puis, le traducteur finit par entendre "la petite musique" du texte, entend les harmoniques et livre sa version. A deux, grâce à Skype, on confronte les résultats, on retranche, on aménage. Et c'est ainsi qu'à Sète on entend la voix lasse d'une Ewenk de 90 ans qui, un soir d'hiver, face aux rennes parqués derrière des barbelés, se remémore le grand chagrin de sa vie : la perte de son époux parti à cheval à la poursuite de rennes échappés et qui gela, endormi, sur le dos de sa monture le ramenant ainsi jusqu'à la maison.
Et le feu éclaire sur les vitres les gouttes d'une pluie obstinée. Les Chinois étaient bien là. Ils arrivent.

Hervé Le Blanche

Les nouveautés de Clair de Plume 34

En ce début d'année, les écrivains de l'édition associative Clair de Plume 34 n'ont pas chômé.

 

 

 

 L'année commence avec une nouveauté

Béatrice Galvan "En Corps inconnu" 

Béatrice Galvan auteur de thrillers fantastiques et de nouvelles, aborde avec ce dernier roman le thème fascinant du lien entre le corps et l’esprit. La science se veut toute puissante, mais elle ne peut pas prouver l’inexistence de forces invisibles qui nous échapperaient encore.

Suite à un accident de la route, une patiente se réveille amnésique dans une clinique de Montpellier. Son entourage l’appelle Lisa Simonet, elle aurait dix-sept ans. Pourtant, les souvenirs qui lui reviennent sont ceux de Florence Duprés, une mère de famille. Pourquoi cette dualité en elle ? Et pour quelles raisons le chirurgien qui l’a sauvée, ainsi que toute l’équipe médicale, lui paraissent si menaçants ?

Sortie de clinique, Lisa veut comprendre le dédoublement de personnalité qui l’habite. Elle part en quête de son passé mais se retrouve bientôt traquée par ceux qui semblent vouloir manipuler ses souvenirs. Et tandis que la voix de Florence s’exprime en elle de plus en plus fort, ses rêves sont hantés par l’esprit vengeur d’une adolescente en colère.

Lisa saura-t-elle différencier le réel du surnaturel, la vérité de l’imposture ?

 Béatrice Galvan est à l'origine de la création de l'association Clair de Plume à Vic la Gardiole en janvier 2000 avec Bernadette Dubus, une passion commune qui les avait réunies en 1996 à Lattes avec la création de l'association "L'Atelier du livre". Depuis 2005, Clair de Plume a avancé sans elle et créé l'édition associative Clair de Plume 34. Béatrice revient avec un thriller qui s'interroge sur la vie après la mort. Tout comme Jean-Marc Gomez avec "Une jour je suis mort" paru à Clair de Plume 34 en 2013. 

"En nos sombres jardins" une réédition améliorée de Bernadette Boissié-Dubus 

L’adage est bien connu, chacun a son jardin secret. Cependant, il ne dit jamais comment est ce jardin. Verdoyant ? Fleuri ? En friche ? Sombre peut-être… En tout cas, certaines parties de notre jardin secret ne seraient pas bonnes à faire visiter. Tristesse, Solitude, Remords, peurs, angoisses, honte, haine. Peur de vieillir, de mourir. Peur du ridicule. Envie d’humilier l’Autre, lui faire mordre la poussière, s’en débarrasser définitivement, envie de le tuer… Autant de sentiments que nous cachons au plus profond de nous-mêmes.
Évidemment, autant de fardeaux inavouables que nous puissions porter, de haine que nous puissions avoir, de noirs desseins que nous puissions nourrir, nous ne passerons jamais à l’acte. La plupart d’entre nous n’y passera jamais. Il reste quand même ce sombre jardin qui est le nôtre.

 » faire connaissance avec les écrivains de CLair de Plume 34

Fabricotexte

 À l’occasion de la Saint-Valentin, la « FABRICOTEXTE » du Club Brassens a le plaisir de vous convier

À l’Espace Brassens,
67 bd Camille Blanc à Sète,

Le mardi 14 février de 14 à 18 heures.

Evelyne Damé vous y accueillera et vous accompagnera dans la rédaction de vos textes, poèmes, paroles de chansons que vous inspire le sentiment amoureux Un recueil de ces textes sera édité et vendu au profit de l’Association « Club Brassens », dont le but est de promouvoir les talents poétiques et musicaux, sur le même concept que celui de « Lettres au Père Noël » réalisé lors des Hivernales…

Venez nombreux dans cet espace ouvert à tous, sans distinction, unis dans ce même désir d’expression : la magie des mots.

Pierre Vassiliu réédité

La Vie à rien faire
Pierre Vassiliu                                               
Edition L'Harmattan

Cet ouvrage, édité pour la première fois en 1989, est la première autobiographie de l'auteur-compositeur-interprète.  Elle reprend en grande partie l'épopée Sénégalaise de l'artiste et sa famille.

Après des débuts formateurs et prometteurs, Pierre Vassiliu assure les premières parties, à l'Olympia, des Beatles, de Claude François, de Sylvie Vartan... Il a lui même mis en première partie de ses tournées des artistes tels que Julien Clerc et Véronique Sanson. Quand il quitte Paris pour la Provence, puis pour l'Afrique où, loin de des bruits de la ville, il élabore une œuvre, puis une vie, c'est pour mettre en pratique sa devise : "Faites-vous la belle vie dont vous avez envie."

Pierre Vassiliu,auteur-compositeur-interprète, né en 1937 , s'était retiré à Mèze puis à Sète où il est décédé en 2014 à l'âge de 76 ans. 

Sur les traces d'une étoile

Le café littéraire de Tino di Martino fait salle combe

C’est une des personnalités les plus fascinantes du XXème qui se trouve au cœur du dernier ouvrage que le journaliste et écrivain Patrick Poivre d’Arvor est venu présenter hier à la médiathèque devant une salle pleine à craquer.
Antoine de St Exupéry, aviateur de l’aéropostale et de l’armée de l’air, écrivain, poète et reporter, a été pour le petit Patrick une source d’inspiration, un modèle. Par ailleurs, sa grand-mère était une des meilleures amies de Consuelo, l’épouse de St Exupéry, et, pour l’anecdote, il lui arrivait d’appeler son petit-fils « mon petit Prince » comme ce petit livre au succès incroyable qui a bercé des générations de lecteurs dans le monde entier … PPDA, dont l’admiration pour celui qui connut une fin tragique mais tellement romanesque (abattu en plein vol par un avion de la Lutwaffe le 31 juillet 1944), est intacte, a eu l’idée de cet ouvrage après avoir acheté le cartable de l’aventurier. A partir de ce moment, il n‘a cessé de rassembler des souvenirs, souvenirs retranscrits au fil des mots et des images dans cet album pour aventuriers et rêveurs. Quand Toni Di Martino demande à l’écrivain ce qui différencie ce livre des précédents (tout de même près de 70 !), celui-ci répond simplement qu’il y pensait depuis longtemps, qu’il est le résultat d’un « long compagnonnage ». Quant à ce qui caractérise « le sujet » du livre, en quelques mots: « une œuvre marquée par l’humanisme, au-delà du héros, une réflexion, un regard extrêmement bienveillant sur le monde… ».

La soirée touche à sa fin, une question dans la salle ? Oui… Que pense l’animateur d’Ex-libris et de Vol de nuit (encore une référence à St Exupéry), du désintérêt des chaînes pour les émissions culturelles… ? PPDA se souvient " quand je présentais le 20 heures, je disais, dans une heure vous retrouverez Bernard Pivot, puis, dans deux heures vous retrouverez Bernard Piv …, puis ..."il souffle et ajoute, laconique , « c’est déplorable !» ; ça a le mérite d’être clair. Répondant à la remarque d'une auditrice, il acquiesce, « oui, il y a encore François » (François Busnel qui présente La grande librairie tous les jeudis en prime time sur la Cinq). Enfin, celui qui présente le 19/20 sur France Musique de confier qu’il se verrait bien continuer de promouvoir la culture à la télévision. Encore un point commun entre les deux hommes, l’écrivain aviateur et l’écrivain journaliste, un entêtement courageux, une sorte d’incapacité à renoncer, ou juste un ardent désir de vivre (et de marquer) son époque.

Jordi Blain-Soubrier

"Meurtre sur L’Ironmam" : nouveau polar de Jean Claude Singla.

Jean Claude Singla, avec « Meurtre sur l’Ironman » signe là son quatrième roman, de nouvelles aventures pour ce duo d’enquêteurs atypiques en quête de vérité.

Cliquez sur l'image pour agrandir.

 
Jean Claude Singla.  

A l'origine de ces récits, le romancier explique, que son épouse et ses filles donnent dans l’artistique peinture, musique, théâtre et vidéo, aussi pour pouvoir rivaliser avec son entourage l’écriture était toute indiquée.

Après un séjour à Porquerolles, son désir de dépaysement, de s’évader est remonté en surface et depuis le voilà romancier, du polar noir ou l’intrigue tient en haleine le lecteur jusqu’à la dernière page.

Ne demandez pas à l’auteur qui est l’assassin, il ne le sait pas lui-même, l’intrigue avance avec les personnages et tout s’enchaine, car Jean Claude Singla, part d'un lieu qu’il connait et d'un personnage, et tout s'enchaine...

« J'ai une particularité qui me permet d'éviter que le lecteur trouve le coupable avant l'épilogue : je ne le connais pas moi-même et je le décide vers les 3/4 du bouquin environ place toujours sur le devant de la scène un couple d’enquêteurs, ou parfois l’amour n’est pas exclu eux ».

Les personnages deviennent alors l’auteur de ses romans. Il écrit selon ses envies, en fonction de ses occupations et de son travail et si sa deuxième passion, le sport, lui en laisse le temps.

Deux de ses personnages, pour le plaisir du lecteur, sont récurrents dans plusieurs de ses romans

  Meurtre sur L’Ironman :  
 

Le 23 juillet 2017, alors que sa rivalité naissante avec l'américain Dave Smith - le champion aux vingt-cinq victoires en Ironman - enflamme le monde du triathlon, le jeune français Clément Aumont se tue après une chute dans la partie cycliste de l'Ironman de Nice. Après la découverte de GHB dans son sang, qui exclut rapidement la cause accidentelle, l'enquête de police est confiée au commandant Julie Panetta de la brigade des stups de Nice. Elle est aidée dans ses recherches par le détective privé Jesse Caylon, lui-même concurrent de la course et grand connaisseur du milieu du triathlon. Pendant une semaine, ils vont essayer de dénouer les fils de cette intrigue dans la ville de Nice et sur la Côte d'Azur, où rivalité sportive, amour, triathlon et trafic de drogue se télescopent et constituent un mélange détonnant. Après "Le Mystère du Langoustier", suivez les nouvelles aventures de ce duo atypique dans sa quête de la vérité

 

Ses trois précédents romans: Le Mystère du Langoustier – Venus Arcnum – C.E.R.C.L.E

Site de l'auteur

A.S

Magyd Cherfi, authentique écrivain

Samedi 17 décembre, le leader du groupe Zebda,  et désormais homme de lettres terminait sa journée sétoise au théâtre Molière. Avec brio, humour et enthousiasme, il a répondu aux questions de "Sophie", la responsable de la Nouvelle Librairie sétoise, initiatrice de l'évènement.

 

Sous l'influence combinée et revendiquée des Clash, de Madame Bovary et de Jean-Paul Sartre, Magyd Cherfi a été le parolier du groupe toulousain Zebda avant de se lancer dans la chanson en solo : Cité des étoiles, 2004 ; Pas en vivant avec son chien, 2007).

Outre Ma part de Gaulois, il a publié chez Actes Sud Livret de famille en 2004 et La Trempe en 2007.

   

Face à un public qui peinait à remplir la salle et tout acquis à sa cause, il a évoqué son parcours. Oui, il est surtout connu comme animateur d'un groupe de musique atypique, sur les airs duquel on a beaucoup dansé. Oui, il est issu d'un quartier défavorisé de Toulouse où vivaient des parents d'origine kabyle et leurs neufs enfants. Et oui, il parle – sans dire le mot - de communautarisme. On devient vite traître à la communauté, ne serait-ce qu'en appréciant le sandwich au jambon-beurre (surtout pas à la margarine, dégueulasse!) et du cornichon qui va avec. On devient traître à la communauté quand on se détourne de l'islam, la valeur refuge des immigrés de la première génération. Car, que proposent les "quartiers" comme repères, comme culture ? La culture arabe "est peut-être quelque chose pour le bourgeois d'Alger ou de Marrakech", mais pas pour le fils de l'immigré kabyle vivant à Toulouse. Magyd Cherfi a sans doute noirci le trait en parlant de la misère culturelle de ceux qui n'avaient pas même leur nom en propre. En France aussi, en Bretagne ou dans les zones rurales les fonctionnaires retranscrivaient mal les patronymes et, en France aussi, ceux-ci expriment des particularités physiques. Et être sensible aux valeurs de la France, c'est difficile et c'est encore être traître à la communauté.

C'est difficile, mais Magyd Cherfi, lui, est sorti de l'enfermement communautaire. Il réalise qu'il est "un enfant gâté" avec un parcours atypique, sinon exceptionnel. Sa mère interdisait de parler kabyle à la maison et voulait que ses enfants "soient des étoiles". Peut-être pas tous, avouait cette surchargée de famille, mais au moins ceux qu'elle aimait le plus, dont Magyd. Alors, à force de remontrances et de "beignes", de visites au collège, de contacts noués autour d'elle avec des citoyens militants de la République, Magyd a eu le bac. Un bac littéraire qui lui ouvrait les portes de la culture française et des valeurs de la République. Comme l'idée de "retour" était abandonnée dès les années 80, M. Cherfi a assumé "sa part de Gaulois". Ce n'a pas été simple : le "roman national" avait bien des défauts. Charles Martel arrête les Arabes à Poitiers ! Mais loin de la pauvreté et de la violence, le "scribe de Zebda" écrit des recueils de nouvelles (Livret de famille, La Trempe) et, en 2016, Ma part de Gaulois qui lui a valu une sélection au Goncourt et le prix Parisien Magazine.

Alors, même si "on est mal barré" face à l'évolution actuelle de la société française, il faut savoir ce que l'auteur a à dire, comment il le dit. C'est un écrivain authentique.

Hervé Le Blanche

Un Culte Solaire

par Nina Padilha

Couv-Culte-webNina Padilha, auteure agathoise :

"Ce livre est le fruit d’un travail d’enquête qui a duré dix-sept ans. Mes recherches m’ont menée bien au-delà – dans le temps et l’espace – de la Judée, théâtre supposé de la « Cène » et autres « hauts faits » attribués à un personnage étrangement absent des registres d’histoire laissés par ses contemporains, des savants de l’époque, entre autres, ou par les troupes d’occupation romaines.
En entrant dans ces pages vous risquez, comme moi, de mettre un coup de pied dans la fourmilière. Car la croyance, profondément implantée dans les subconscients, est une œuvre complexe et très bien ficelée au fil des siècles.
Je vous invite à suivre, pas à pas, mon enquête à travers la Palestine et l’Egypte, mais aussi l’Inde, pays dans lequel vous découvrirez des similitudes convaincantes. Ainsi vous saurez de façon incontestable ceci : Le Christ n’a jamais existé !…"

Un Culte Solaire, par Nina Padilha -
Editions" Encre rouge

Francis Brot, auteur, éditeur, imprimeur à Sète


les ouvrages de Francis Brot : en savoir plus

Pourquoi, alors qu’on a toujours voulu être agriculteur, et après trente-cinq ans dans l’horticulture (où on a atteint le grade d’ingénieur territorial), devient-on éditeur et imprimeur ?
Il y a quelques années, Francis Brot ne trouve personne pour éditer son ouvrage « Jardins et Aquarelles – techniques de peintures et de jardinage ». A cause du titre ? Quelle idée de mêler peinture et jardinage !  Qu’à cela ne tienne, il s’équipe pour imprimer et façonner son livre, et puisqu’il possède le matériel, il franchit le pas et devient éditeur. Si on lui dit qu’il a eu du courage, il répond que, souvent, ce sont les autres qui en manquent et que, lui, a été heureusement soutenu par sa femme et ses filles qui l’accompagnent aujourd’hui dans son entreprise : les éditions Flam.

Maintenant installé, il travaille pour vivre bien sûr, mais aussi se faire plaisir, pour faire plaisir aux artistes qui constituent l’essentiel sa clientèle d’éditeur et avec qui il développe souvent des liens d’amitié.
S’il s’intéresse à la philosophie, Francis est-il un intellectuel ? S’il se passionne pour la science-fiction, est-il un rêveur ? Curieux, sûrement non conformiste, son souhait est de partager avec les autres, avec humilité dit-il, peut-être aussi avec un peu de distance.
Il peint. Il écrit : poèmes, textes de chansons, pour d’autres, sans prétention, ainsi que des livres pleins de fantaisie, comme « Les génies des fruits et légumes » ou « Les nouvelles du bistrot d’en bas (Rêves de pluie et autres textes) ».
A-t-il d’autres projets?                                                                                       

Maurice Bouchard

Editions Flam
www.edition-flam.com - Téléphone 04 67 53 44 90
22 rue Lazare Carnot - 34200 Sète