Littérature - Poésie

Joseph Delteil

"La Delteilherie est le domaine imaginaire de ma création, comme la Tuilerie de Massane est le domaine réel où je vis... Ah! La Tuilerie, je n'y suis pas né, mais je considère que c'est ma maison sur la terre. C'est celle où j'ai le plus souvent habité, celle où j'ai fait ma coquille, comme un escargot... "
Joseph Delteil, né le 20 avril 1894 à Villarenval dans l’Aude d’un père bucheron et d’une mère illettrée, sera très vite attiré par l’écriture. Installé à Paris dès sa démobilisation en 1919, il rencontra le succès dès ses premières publications, «Le coeur grec» et «Le cygne androgyne» qu’il dédia à Henri de Régnier qu’il visitait souvent. Après le succès d’édition de «Sur le fleuve Amour» et de «Choléra», Aragon le présenta à André Breton. Il resta proche du mouvement surréaliste jusqu’en 1925, date à laquelle il en est exclu après la parution de sa «Jeanne d’Arc». Il se lie d’amitié avec Pascin qui projetait d’illustrer «Don Juan» mais qui se suicide le 2 juin 1930, ainsi qu'avec Henry Miller, Robert et Sonia Delaunay...
Souhaitant renouer avec ses racines paysannes, Delteil projette de se fixer près de Montpellier. Séjournant d’abord à Gigean dans la propriété de Mme Bouscaren, il se porte acquéreur de La Tuilerie de Massane, propriété proche de Grabels. C’est dans ce domaine, qu’il baptise «La Delteilherie», qu’il vivra jusqu’à son décès le 12 avril 1978. «La cuisine paléolithique» et «La Delteiherie», ses deux derniers ouvrages lui apporteront la reconnaissance littéraire.

La REVUE SOUFFLES organise le Grand Prix de Poésie Joseph Delteil
date limite d’envoi des manuscrits: 31 décembre 2017
Ce prix est destiné à couronner un manuscrit (poèmes ou prose poétique) dont la sensibilité et l’écriture poétique suscitent une émotion esthétique profonde et durable.
40 poèmes maximum / format A4
L’œuvre primée, sera éditée et le lauréat en recevra 100 exemplaires (valeur 1000 euros).
Droits à concours : 30 euros.
Voir : Règlement de Prix

La REVUE SOUFFLES lance un appel pour sauver la Tuilerie de Massane à Grabels  
Au-delà des mots et de l’encre, il est des lieux poétiques de mémoire et de patrimoine à préserver.
La Deltheillerie, maison de l’écrivain Joseph Delteil, fait partie de ceux-là.
Rejoignez le Comité de sauvegarde en signant l’appel « UN NOUVEAU SOUFFLE POUR DELTEIL«   lancé par la Revue Souffles, avec le soutien de Pierre SOULAGES, Fabrice LUCHINI, Christian LACROIX, Catherine FROT, Vénus KHOURY-GHATA, Jean-Claude DROUOT, Françoise BOB TER SCHIPHORST, Salah STETIÉ, Jean-Baptiste HUGO, Madeleine ATTAL…

Pour signer la pétition cliquez ICI

« Je serai compris dans trente ans. Dans trente ans quand reviendra le règne de l’instinct. »

crédit photos Bob Ter Schiphorst et autres

Belle soirée poésie à Bouzigues

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Le samedi 14 octobre, à la Maison des Gens de l’Étang, une quarantaine de personnes a répondu favorablement à l'invitation du club poésie du Foyer Rural, pour partager ensemble l'oeuvre poétique de René Guy Cadou.

Annie Caporiccio, Chantal Bayer, Corinne Hardouin, Monique Cazes et Roselyne Camélio ont su recréer l'atmosphère intimiste du poète et sa proximité avec la nature. Alain Benet reprenait, à la guitare, quelques poèmes dits et prolongeait l'enchantement par d'autres chansons.

Madame Nicole Drano-Stramberg et Monsieur Georges Drano ont rappelé avec pudeur leur rencontre avec la poétesse Hélène Cadou (épouse de René Guy Cadou). Puis ils ont présenté les publications de ces deux poétes. Pour les coups de coeur, Hélène Cadou, Jean Luc Pouliquen, Arthur Rimbaud et S. Barendson, furent mis à l'honneur.

La soirée s'est achevée dans une ambiance festive, autour de plats apportés par chacun.

René Guy Cadou :

"Né en Grande Brière, il est fils d’instituteurs laïques. Il grandit dans une ambiance de préaux d’écoles, de rentrées des classes, de beauté des automnes, de scènes de chasse et de vie paysanne qui deviendront plus tard une source majeure de son inspiration poétique : « Mon père s’y plaisait en costume de chasse, Nous y avions de tendres rendez-vous… » Puis viendra à 7 ans à Saint-Nazaire la découverte de la ville et du cinéma populaire. En 1930 (il a dix ans), c'est le départ à Nantes pour le 5 quai Hoche, et pour le lycée Clemenceau. La mort de sa mère Anna le 30 mai 1932 plongera le tout jeune adolescent dans une mélancolie profonde. La nostalgie de Sainte-Reine et de cette enfance terrienne, végétale et heureuse, mais aussi la ville et sa vie ouvrière, et la mort hanteront plus tard sa poésie. ."

 

Le wagon plombé, de Stefan Zweig et la révolution russe

L'œuvre multiple et dense de Stefan Zweig (1881-1942) fait de lui un auteur inclassable.

Hypersensible et perpétuellement angoissé, il décrit avec précision les tourments émotionnels de ses personnages, tous victimes de passions destructrices. Son écriture concise et efficace ainsi que l'importance de la dimension psychologique dans ses textes en font un écrivain moderne, toujours apprécié aujourd'hui.

Le wagon plombé

Dieu, que l'Espérance est violente ! Souvent, on ne se souvient pas de l'auteur de cet aphorisme. Il inspirait sans doute une partie de l'intelligentsia européenne après la prise de pouvoir par les bolcheviks en Russie, en octobre 1917.

En témoigne, dans le flot des publications qui a marqué le centenaire des évènements de 1917, la réédition par les éditions Payot de textes de Stefan Zweig sous le titre Le Wagon plombé. Le texte qui donne le titre au recueil (qui comprend aussi la relation du voyage en URSS en 1928 et un bref essai sur Gorki) relate le voyage de Lénine et ses compagnons de Zurich à Saint-Pétersbourg (alors Petrograd) en pleine guerre, alors que venait de s'effondrer le tsarisme. La préface, bien informée, nous apprend que le texte ne fut pas écrit "à chaud", mais en 1936 alors que S. Zweig était exilé à Londres. Il sera publié en allemand en 1940, puis intégré au recueil Les Très riches heures de l'Humanité (Paris, Belfond 1989) où Zweig raconte "Les Journées qui ont changé le cours de l'Histoire".

Zurich 1917 : un pandémonium de suspicions, de menées souterraines où s'agitent diplomates, hommes d'affaires, "dames voilées ou non". "Tout est rapporté, tout est surveillé". A l'écart, "dans un quartier modeste, au deuxième étage de l'une des solides maisons de la vieille ville ", vit un certain Vladimir Ilitch Oulianov et sa femme.

"Comme il se montre inaccessible et peu conciliant, on ne s'occupe pas beaucoup de lui". Avec une régularité de métronome, il est présent à la bibliothèque. Jusqu'au jour où l'inlassable lecteur fait défaut. C'est le 15 mars 1917. La révolution a éclaté en Russie. Mais à en croire S. Zweig, s'appuyant sur un témoignage, Lénine aurait compris cet épisode comme "une insurrection de palais contre le tsar menée à l'instigation de diplomates anglais et français dans le but d'empêcher le tsar de conclure la paix avec l'Allemagne.

Curieuse version que ne corrobore aucun des biographes de Lénine, même l'Anglais David Shub (Lenin, Londres 1945) qui semble particulièrement bien informé. Son ouvrage éclaire les arrières plans de l'épisode du départ de Lénine de Suisse. Zweig, par ailleurs biographe scrupuleux, forge une légende. L'idée d'un compagnon de Lénine, d'échanger le passage des révolutionnaires contre la libération de prisonniers allemands. Une exécution prompte grâce à l'accord du consul général d'Allemagne en Suisse et du chef d'état-major de l'armée.

S'il est vrai que l'Allemagne cherchait à terminer la guerre sur le front de l'est, ses agents s'agitaient dans l'ombre. L'un d'eux persuada le chef du service de propagande et le chancelier Bethmann-Hollweg. Et, le 9 avril 1917, 32 personnes, hommes, femmes, enfants, chargées de valises, corbeilles, montent dans le train pour Stockholm et la Russie. Ils bénéficient de l'extra-territorialité.

Et "les révolutionnaires les plus dangereux, les plus décidés…, du trinitrophénol vivant", roulent vers l'ex empire des tsars. S. Zweig et d'autres comme Romain Rolland croyaient qu'avec Lénine s'imposeraient "la liberté, la justice, la paix éternelle". Rêveries de belles âmes ?

Hervé Le Blanche

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Poète chrétien, Charles Péguy a célébré l'Espérance, une des vertus théologales. Face aux désillusions, aux revers, aux drames, "Il n'y aurait rien s'il n'y avait la petite espérance / La petite espérance de rien du tout…" Un siècle après la prise de pouvoir par les bolcheviks en Russie, c'est peut-être ce qui reste quand s'est éteinte "la grande lueur à l'Est". Mais les contemporains ont-ils été aveuglés par le surgissement de la flamme révolutionnaire ?

 

Stéphan Zweig et nombre d'hommes politiques, d'intellectuels ont fait le voyage en Russie. S. Zweig n'ira en "Russie rouge" qu'en 1928 en tant que délégué autrichien à l'occasion du 100ème anniversaire de la naissance de Tolstoï. Voyage organisé par la VOKS (section panrusse des liens avec l'étranger) qui ne laissera à Zweig, jusqu'à la visite à la tombe du grand écrivain, que peu de temps morts. Se succèdent meeting (et prise de parole à l'opéra), puis, "à une heure du matin, un autre tour en ville", le musée Dostoïevski, la maison de Tolstoï… Il aura ensuite le temps de rencontrer "Boris Pilniak avec tout un tas de Russes", voir les bouquinistes pour la VOKS, visiter Moscou et rêver, en esthète, à "l'impression puissante" que Napoléon Ier a pu éprouver face à l'incendie de la ville. Comme prévu par la VOKS, S. Zweig n'a rencontré que peu de citoyens soviétiques et il lui a été difficile de se faire une opinion sur le régime. Pourtant, lors d'une visite, un anonyme glisse un papier dans sa poche dénonçant les privations de liberté.

Cela, S. Zweig n'en parlera pas dans son Voyage à Moscou, mais bien après, évoquant ses souvenirs dans Le Monde d'hier. En 1928, il célèbre la patience du peuple russe, son incroyable faculté à surmonter les pires épreuves et souligne "l'énergie inouï et la rigueur fanatique des dictateurs de la Russie". Ce n'est que dans ses lettres à R. Rolland qu'il évoque la privation totale de liberté, les suicides d'étudiants refusés à l'université, les appartements communautaires… En effet, comme d'autres, Zweig veut défendre la Russie nouvelle contre ses détracteurs. Surtout quand le pays est soumis au blocus et que son économie est en crise. Zweig, européen humaniste, s'est voulu témoin lucide. Et il souligne deux aspects qui tranchent dans la masse des témoignages de l'époque. Lorsqu'il visite le "trésor" du musée de l'Ermitage à Saint Petersbourg, il est abasourdi par la masse d'objets en or, de pierres précieuses. Est-ce le "diadème de Catherine, avec ses diamants jaunes et d'autres blancs" qui lui fait songer que jadis en Russie se côtoyaient "le gaspillage fou et blasphématoire des tsars et cette pauvreté abyssale, presque diabolique…"? Et puis, en 1928, comme celles qui ont connu les tsars, les "babouchkas" sur la place Rouge se prosternent face à la Vierge d'Iverie.

 Et si tout cela, Lénine et son mausolée, le drapeau rouge dans la nuit au-dessus du Kremlin, l'assurance des jours heureux à venir, était une foi nouvelle, après celle de la Vierge et des saints ? S. Zweig pose la question. Et pour les réfractaires reste tout de même "la petite espérance". Résultat de recherche d'images pour "photo kremlin"

 

 

   

 

 

 

Montpellier, Hier | aujourd'hui

par Jocelyne Fonlupt-Kilic / Jeanne Davy - Editions Wartberg

Si elle n’est pas encore tout à fait « la façade maritime entre Gênes et Barcelone » qu’aurait souhaitée sonancien maire Georges Frêche, la ville de Montpellier n’en demeure pas moins un bel exemple de dynamisme en termes de croissance démographique et de création de nouveaux quartiers. Revers de la médaille, il reste peu d’anciens monuments en dehors de l’Écusson, centre historique de la ville. Le XIXe siècle s’inspire des travaux d’Haussmann à Paris : larges avenues, grands magasins, palais de justice et préfecture. Sans oublier la célèbre place de la Comédie avec son Grand Théâtre…

L’auteure
Née à Lyon,Jocelyne Fonlupt-Kilic a longtemps vécu à Paris avant de poser définitivement ses valises à Sète.Elle a exercé trente-six métiers, de la vente au journalisme en passant par l’enseignement. Aujourd’hui à laretraite, elle peut se consacrer pleinement à ses passions : l’écriture, la photo et les voyages.

La photographe
Jeanne Davy découvre la photographie après ses études de lettres. Elle collabore à de nombreuses revuesavant d’intégrer le service culturel du Conseil départemental du Gard pour lequel elle couvre des manifestationsculturelles durant quinze ans, sans pour autant délaisser ses travaux personnels qu’elle continue d’exposer.

 

Une ville conjuguée au passé et au présent

La collection Hier| aujourd'hui (Editions Wartberg) retrace par l'image l'histoire d'une ville française en privilégiant l'évidence de l'iconographie à l'évocation littéraire. Ces livres de photographies raviront les férus d'histoire et les amoureux de leur ville. Fondés sur un principe simple et efficace, mettant en regard une image d'archives avec un cliché contemporain d'un lieu emblématique effectué dans le même axe et avec la même perspective, ils apportent au lecteur un outil de comparaison indispensable à la bonne compréhension de l'évolution de la ville. Chaque paire de photographies s'accompagnant d'un texte éclairant sur l'historique du site présenté.Ce va-et-vient entre passé et présent révèle l'âme d'une ville, ce qui la rend unique, au-delà des transformations voulues par ceux qui en ont eu la charge et des marques laissées par l'histoire.Chaque titre de la collection est le fruit du travail combiné d'un auteur et d’un photographe.

 

Les Compagnons du livre en octobre

livreCaptureDimanche 8 octobre : 

FOIRE AUX LIVRES & VIEUX PAPIERS à Sète avec 10 bouquinistes -

Entrée gratuite

 

 Dimanche 15 octobre :

SALON DE LA BD, POLAR & SF à Frontignan

Avec 8 bouquinistes dont un spécialiste de BD et un autre de l'"Enfantina" 

Conférence sur le langage de San-Antonio et de Brassens 

Entrée gratuite 

 

Plus de détails : http://www.lescompagnonsdulivre.fr/

L'actualité du mois d'octobre à la Nouvelle Librairie Sétoise

sc+ Rencontre avec Renato Cisneros autour de La Distance qui nous sépare traduit de l'espagnol (Pérou) par Serge Mestre, éd. Bourgois

mercredi 11 octobre 2017 à 19h,

Cinéma le Palace, Sète (avenue du Victor Hugo)

Dans la grande tradition de la littérature sud-américaine, au réalisme plus réel que magique, avec une volonté de vérité et de réconciliation, Renato Cisneros, né à Lima en 1976, écrit le roman d'une histoire privée : comment admettre la figure d'un père oppresseur qui échappe à toute forme de légalité ?

Dilemme d'un fils devant la personnalité d'un géniteur sévère mais aimant au quotidien et celle d'un père dictateur, Luis Cisneros Vizquerra (1926-1995), dit El Gaucho, compagnon de guerre de Videla et Pinochet, que le fils découvre au fil du récit. Renato Cisneros dévoile aussi un séducteur passionné de littérature qui jouissait des plaisirs de la vie.

  Rencontre organisée avec l'association Salsa

+ Rencontre avec Erwan Lahrer autour de Le livre que je ne voulais pas écrire

Editions Quidam jeudi 19 octobre 2017 à 19h,

Nouvelle Librairie Sétoise "

Je suis romancier. "J’invente des histoires. Des intrigues. Des personnages. Et, j’espère, une langue. Pour dire et questionner le monde, l’humain. Il m’est arrivé une mésaventure, devenue une tuile pour le romancier qui partage ma vie : je me suis trouvé un soir parisien de novembre au mauvais endroit au mauvais moment ; donc lui aussi."

"Un travail profondément littéraire qui, passant du «tu» au «il», tend tout entier vers ce moment magistral où Erwan Larher enjambe ce drame pour «redevenir je". Lire

+ Rencontre avec Franck Bouysse autour de Glaise Editions

La Manufacture de livres samedi 21 octobre 2017 à 15h,

Nouvelle Librairie Sétoise

L'auteur révélé par Grossir le ciel, prix polar SNCF et Plateau, lauréat du prix de la Foire du Livre de Brive revient ici avec un roman dont le magazine Lire dit : "Il y a des traces de Giono et de Jim Harrison chez cet auteur qui s’est imprégné de leurs oeuvres, fouillant dans les noirceurs de l'âme et l'âpreté des lieux." Franck Bouysse a été l'invité du Festival international du roman noir de Frontignan / FIRN en 2016 et 2017.

+ Rencontre avec Gaëlle Nohant autour de Légende d'un dormeur éveillé

Editions Héloïse d'Ormesson mercredi 25 octobre 2017 à 19h,

Nouvelle Librairie Sétoise

"Robert Desnos a vécu mille vies

– écrivain, critique de cinéma, chroniqueur radio, résistant de la première heure –, sans jamais se départir de sa soif de liberté. Pour raconter l’histoire extraordinaire de ce dormeur éveillé, Gaëlle Nohant épouse ses pas ; comme si elle avait écouté les battements de son cœur, s’était assise aux terrasses des cafés en compagnie d’Éluard ou de García Lorca, avait tressailli aux anathèmes d’André Breton, fumé l’opium avec Yvonne George, et dansé sur des rythmes endiablés au Bal Blomet aux côtés de Kiki et de Jean-Louis Barrault.

S’identifiant à Youki, son grand amour, la romancière accompagne Desnos jusqu’au bout de la nuit. Légende d’un dormeur éveillé révèle le héros irrésistible derrière le poète et ressuscite une époque incandescente et tumultueuse, des années folles à l’Occupation."

Nouvelle Librairie Sétoise 7 rue Alsace-Lorraine - 34200 Sète 04 67 74 43 21 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Automn'Halles, c'est parti !

La huitième édition des Automn’halles a été lancé vendredi 29 septembre à la médiathèque François Mitterand de Sète.
Organisées les années précédentes par le café littéraire « Lire et Dire » de  Tino di Martino,  les Automn'halles ont désormais une présidente en la personne Claude Muslin.

Cette année, la thématique est  Le nomadisme. Dès vendredi,  François Commeinhes a pu assister à une visite guidée de l’exposition de photos proposée par la médiathèque. Répondant à la thématique ,  ce sont des photos qui témoignent d’une grande apprêté  pour certaines,  mais qui sont  d’une stupéfiante beauté. Le nomadisme a deux facettes comme l’a souligné le visiteur privilégié dans son discours d’ouverture. Celle  qui évoque l’absence de chaîne, le vent du large, une manière de vivre éprouvé par des écrivains comme Joseph Kessel, Jean Marie Le Clésio, et le nomadisme subit, l’éloignement forcé des terres natales, l’arrachement. Une thématique vaste et riche cette année qui sera abordée par 70 auteurs sous des chapiteaux place Aristide Briand, jusqu’à ce dimanche.
Après le pot de l’amitié donné à la médiathèque François Mitterrand les intéressés ont pu se rendre à La Villa pour écouter une lecture animée par Monique Grego et  mise en voix par Yves Ferry. Ce dernier a lu des passages tirés de deux ouvrages d’Alexandre Romanes. Celui qui a débuté sa carrière dans le cirque, a fondé le cirque Romanès, est également l’auteur de trois recueils de poèmes consacrés à la culture tsigane. Le public nombreux,  tout en terminant de diner,  a pu en apprécier la puissance émotive mais aussi l’humour « un jour j’irai sur la tombe de mon père, et ça sera comme avant, on ne se dira rien », « tout ce qui n’est pas donné est perdu » dit par exemple l’auteur également présent  sur scène dans Un peuple de promeneur.

Samedi, malgré le mauvais temps, le public a répondu présent tout comme les écrivains et éditeurs locaux.

Le stand de Clair de Plume  34, éditeur associatif qui fait référence par la qualité des ouvrages sélectionnés
de gauche à droite : Alain Chassagnard qui vient de sortir « le fils du falotier », Bernadette Boissié-Dubus, écrivain de Vic-la-Gardiole et animatrice de Clair de Plume qui vient de publier "Les petits chemins de traverse" et Béatrice Galvan auteure de  « En corps inconnu »

Nouveautés des éditions associatives Clair de Plume

Conte de faits

"conte de fait"
de Béatrice Galvan (Valentine Bleuette )

Katia, trentenaire célibataire, décide de recourir aux petites annonces pour trouver un homme partageant son désir de fonder une famille. Elle rencontre Simon, qui correspond à ses critères de choix. Ils se marient.
Sept ans plus tard...
Etienne s'est inscrit sur internet pour rencontrer une femme susceptible de combler le vide laissé par son épouse décédée. Un certain Simon lui propose de séduire sa femme Katia et le garçonnet qu'ils ont eu ensemble, afin de prendre sa place de chef de famille en temps voulu. Simon a une exigence : que Katia ne soit pas au courant de cette stratégie.
Un jeu de marionnettes se met en place, mais les ficelles qui dirigent les personnages menacent de s'emmêler.
Entre amour, sexe et trahisons... qui va tenir le rôle principal de l'histoire et en sortir gagnant?

 

le fils du falotier 

"Le fils du falotier"
d'Alain Chassagnard


Étienne, le fils du falotier de Bourges nous emmène à la découverte du Nouveau Monde, avec tous les dangers que peut comporter un tel voyage à la fin du XVIIème siècle.

Ce roman est le résultat d'un long travail de recherche. Tous les faits relatés sont authentiques, seul les personnages principaux sont le fruit de l'imagination de l'auteur.

 



Les petits chemins de traverse

"Les petits chemins de traverse"
de Bernadette Boissié-Dubus


Ce livre n’est rien que quelques instants volés au temps qui passe inexorablement, aux lieux qui se transforment, à la vie qui va son petit bonhomme de chemin. Des routes, des instants, des rêves éveillés. Quelques réflexions à ne pas prendre à la lettre. Des vies qui passent, s’effacent, nous tirent par la manche et nous lâchent sur des sentiers souvent chaotiques, ou impasses fleuries qu’on ne voudrait plus jamais prendre en sens inverse.
L'auteure vous invite à ses croisées de chemins, parfois au risque de vous choquer. Les chemins sont faits pour cheminer, alors cheminons avec elle, même si, au bout du compte, le chemin n’est qu’un cul-de-sac.

 

 

En corps inconnu
de Béatrice Galvan

Suite à un accident de la route, une patiente se réveille amnésique dans une clinique de Montpellier. Son entourage l’appelle Lisa Simonet, elle aurait dix-sept ans. Pourtant, les souvenirs qui lui reviennent sont ceux de Florence Duprés, une mère de famille. Pourquoi cette dualité en elle? Et pour quelles raisons le chirurgien qui l’a sauvée, ainsi que toute l’équipe médicale, lui paraissent si menaçants ?
Sortie de clinique, Lisa veut comprendre le dédoublement de personnalité qui l’habite. Elle part en quête de son passé mais se retrouve bientôt traquée par ceux qui semblent vouloir manipuler ses souvenirs. Et tandis que la voix de Florence s’exprime en elle de plus en plus fort, ses rêves sont hantés par l’esprit vengeur d’une adolescente en colère.
Lisa saura-t-elle différencier le réel du surnaturel, la vérité de l’imposture?

Ces auteurs seront présents aux Automn'halles sur le stand de Clair de Plume 34, ainsi qu'Any Alix Brouilhet Davidson auteure de 1786... un Ecossais à Bodeaux (2016). Vous pourrez rencontrer Bernadette Boissié-Dubus et écouter des extraits de ses romans lus par Thomas Andro sous le chapiteau numéro 2 de 15h à 15h30 dimanche 01 octobre.
Pour joindre Clair de Plume 34 : http://clairdeplume34.over-blog.com

Crime et sentiments

 

L’association « Lire et Dire » avait organisé, ce mercredi 27 septembre à la médiathèque François Mitterrand une rencontre avec l’écrivain Philipe Jaenada venu présenter son dernier ouvrage, La Serpe.

En guise d’introduction, Tino Di Martino qui orchestrait la soirée commença par lire la préface de l’épais ouvrage que certains auditeurs avaient déjà sur leurs genoux. Un matin d’Octobre 1941, dans un château sinistre, au fin fond du Périgord, Henri Girard appelle au secours ; dans la nuit, son père, sa tante et la bonne ont été massacrés à coups de serpe. Les phalanges se crispent sur la couverture plastifiée de leur nouvelle acquisition à la quatrième de couverture rouge vif ; visiblement les futurs lecteurs ne se sont fiés qu’à la seule réputation de l’auteur. Philippe Jaenada, qui s’est créé un fan club avec le Chameau Sauvage (prix Flore), a connu un grand succès avec ses deux livres précédents : Sulak (prix d’une vie, prix Claude Chabrol et grand prix des lycéens « Elle ») et La Petite Femelle. Respectivement salués par une critique littéraire unanime, ces deux ouvrages sont tirés de faits réels. Serait-ce devenue une marque de fabrique ? lui demande l’animateur. Pour un écrivain, « incapable d’écrire des polars » (« manque d’imagination », « esprit pas assez tordu ») le fait divers peut s’avérer « une mine d’or » répond Jaenada. Mais ce livre, il a bien failli ne pas l’écrire, et cela pour plusieurs raisons. Si les écrivains peuvent être incités à narrer les histoires des autres rapportés par leurs proches , notre écrivain, s’en étant fait une spécialité est moins à l’abri que quiconque de sollicitations du genre, « il faut à tout prix que je te présente ma tante…c’est le Goncourt assuré ! ».Capture Le Goncourt, Philipe Jaenada, ne l’a jamais décroché. En pronostiquant que cette fois sera la bonne il faudra en rendre grâce au père d’un copain de son fils. Celui-ci, évoque, lors d’un dîner évoque la vie romanesque de son grand père, écrivain, clochard, millionnaire, aventurier. Un sujet parfait pour un roman, non ? Jaenada réfléchit…Il aime les univers clos et les petites choses qui dérapent …Cette vie d’Henri Girard, incroyable, paraît trop vaste, « il ne se le sent pas »… du coup, il n’en a pas vraiment envie. Et si le père du copain de son fils insiste à chacune de leurs rencontres , l’écrivain reste sur sa position , « pas pour moi, merci quand même… » jusqu’au jour où le descendant de l’auteur du Salaire de la peur (tout le monde connait le film de Clouzot avec Charles  Vannel et Yves Montand palme d’or et Ours d’or et que Jaenada pensait être un roman de gare de deuxième main -) lui raconte que cette vie extraordinaire comporte une part d’ombre qu’il ne lui a pas encore révélée : son grand père est accusé d’avoir tué toute sa famille à coups de serpe.

Qui plus est, beaucoup, notamment aux alentours, du château où le drame s’est produit, le croient encore coupable. En fait de petits dérapages… ! L’écrivain réfléchit à nouveau ; il se lance. "

Le romancier a pris ses quartiers aux archives pour compulser le compte rendu du procès (Il est accessible à tout le monde, 75 ans après son déroulement) Il a lu également le Salaire de la peur qu’il a trouvé magnifique (hier il l’a recommandé vivement), d’autres ouvrages d’Henri Girard ( publié sous le pseudonyme de Georges Arnaud ) et sur Henri Girard et  l’assassinat du château d'Escoire jamais élucidé. Quelques mois se sont écoulés et sa fatale conclusion est que le stéréotype du sale gosse de la grande bourgeoisie, capricieux, flambeur, imprévisible, violent, a massacré sa famille et a bénéficié d’une erreur judiciaire, une fois n’est pas coutume, au profit de l’accusé. Aussi affirme-t-il au père du copain de son fils sa décision de renoncer au livre pour la simple et bonne raison qu’il n’a aucun doute sur la culpabilité de son aïeul et ne voit guère d’intérêt à ressortir cette affaire si ce n’est de jeter l’opprobre sur une famille qui, depuis, vit paisiblement . Mais l’autre, qui ne croit pas à la culpabilité de son grand père (et ne lui tient pas rigueur d’avoir dilapidé une véritable fortune dont il n’a pas vu la couleur) lui suggère tout de même de se rendre « sur place » pour tenter d’affiner son enquête."

Et c’est ce que le romancier fera, gagnant sur le champ le Périgord au volant de sa Mériva. Là-bas, sa version de l’affaire sera radicalement bouleversée, donnant finalement naissance à ce livre : La Serpe. Pourquoi Jaenada n’écrit –il pas sur des affaires actuelles ? lui demande Tino ? L’écrivain avoue avoir bien envie de changer de cadre spatio-temporel - il en a un peu marre de se plonger dans la France de l’occupation - pour son prochain ouvrage mais lui répond par un contre exemple : « on m’a appelé pour me présenter une affaire en Suisse, un jeune homme accusé d’un crime qu’il n’a visiblement pas commis… » S’il effectuait le même travail (titanesque !) que pour La Serpe, il se substituerait au travail de la justice, et son livre pourrait avoir des répercussions sur le présent. Ce qu’il ne veut pas, sachant où commencent et où se terminent les prérogatives de son art.

Avec La petite femelle ou  Laserpe, il n’a fait que réhabiliter une jeune femme considérée comme un monstre et éliminée comme tel, cherché à comprendre au-delà des apparences les véritables relations nouées entre les différentes membres de la famille et ce fils prodigue emprisonné dix-neuf mois, en attente de son procès « pour avoir tué celui qu’il aimait le plus au monde ». Accusé, même si toutes les preuves sont contre lui, pour l’auteur, Girard l’est à tort. Car, là c’est le passé et Jaenada l’a fouillé plus ou moins discrètement, avec méthode et une minutie dont il témoigne dans le livre. Hier, l’écrivain confessa avoir consulté plus de 2000 pages de procès-verbaux. .

Il vérifie, recoupe, le moindre mot des dépositions, les rapports de police, mais aussi interroge les descendants des témoins…. Et sa conclusion, dont il aura une prémonition à la lecture de la correspondance entre le fils et le père est sans appel.

Cette correspondance  qui lui a mis les larmes aux yeux paraît à Jaenada   une indéfectible preuve d’amour que la langage ne saurait simuler . Restitués dans le livre les extraits de ces lettres sont très touchants, et d’une absolue beauté. Philipe Jaenada confessa que cet amour, lui rappelle ses sentiments à l’égard de son fils, Ernest, dont la figure ponctue de notes de tendresse cette longue marche funèbre. Aussi, cette enquête menée par l’inspecteur écrivain Jaenada, est l’occasion pour lui d’une déclaration semi-voilée d’amour filial qui semble par moment lui donner un regain de courage dans les moments où l’enquête, et par conséquent son livre, piétine . Livre qu’il a dédié à sa mère qui « aime les mystères ».

Celui-ci, Jaenada paraît bien l’avoir élucidé ( même s’il insiste sur la notion et le mot « d’hypothèse » ) : tour de force tout aussi admirable que d’avoir rendu ces six cents pages , à peine un peu moins colossales que le réquisitoire contre Girard, légères, telle une mémoire blanchie .

J.B.S

"Nomadismes" aux Automn'Halles-2017

"Nomadismes" était le thème des Automn'Halles-2017, le salon du livre de Sète, le samedi 29 septembre.

Curieux et amateurs de littérature de voyage ont pu prendre place dans la tente n°1, place Aristide Briand pour écouter Marc Wiltz, des éditions Magellan, présenter deux singuliers voyageurs : Didier Tronchet (éd. XXI) et Jean-Pierre Poinas (éd. Elytis) qui ont fait part au public de leurs expériences.nomP1000817

 

                                                               (Didier Tronchet à gauche, J.P. Poinas au centre, Wiltz à droite.)

 

Questionnement et dépaysement garantis. Dépaysement, sans aucun doute par cette fin de matinée maussade sur l'Esplanade où la foule ne se pressait pas. Car Didier Tronchet parlait de l'Amérique latine, de Quito (capitale de l'Equateur), de Madagascar, d'un îlot dans l'océan indien. Et Jean-Pierre Poinas de l'Asie qu'il a connue (Birmanie, Cambodge, Indonésie). Comme D. Tronchet, nombre d'entre nous seraient bien en peine de situer l'Equateur (et Quito!) sur une carte ou les sept pays traversés par le Mékong, "fleuve mythique". Et les deux auteurs invitèrent les assistants à porter leurs regards vers des horizons différents.

Ils ont expliqué comment vivent les écrivains du voyage. Eh bien, ils se déplacent. Ils partent sans savoir pour combien de temps et ils s'installent. Alors, pour paraphraser Rimbaud, "Je est ailleurs". Ils vivent, puis ils racontent comme Proust parlant d'aubépines, de cailloux ou de la voiture du docteur Percepied. D. Tronchet, par le dessin (Vertiges de Quito), évoquera "sa" rue, "ses" voisins, les évènements parfois dramatiques qui y surviennent.

J.P. Poinas choisira de parler "de la fleur blanche dans les cheveux blancs" d'une vieille dame du Népal et non pas de Katmandou. Car ces auteurs ne font pas que passer ou se mettre en scène dans des sites célèbres, ils décrivent leur lieu de vie et les gens qu'ils y rencontrent. J.P. Poinas, à qui il est arrivé de rester cloîtré une dizaine de jours dans une chambre d'hôtel à Djakarta, évoquait avec émotion des rencontres fabuleuses faites au fil de ses pérégrinations en Asie, comme le personnage du n° 24 du grand marché de Mandalay avec qui il a établi une relation forte.

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Rencontres parfois difficiles (obstacle de la langue, circonstances), mais rendues possibles par la proximité, la simplicité, le dépouillement. Car l'on côtoie des gens pauvres, vivant avec peu de choses, mais solidaires, ouverts, bienveillants.

Le terme de luminosité reviendra plusieurs fois à propos de ces gens qui sont "dans un endroit difficile à vivre". Et c'est un reflet de "la lumière des pauvres" que transmettent les écrivains du voyage. Car ils sont écrivains : ils collectent, notent, mettent en récit. Au "bout d'un effort pour s'oublier, ils disent le monde".

Ce monde dont le spectacle peut vous terrasser d'émotion et qu'ils nous rendent visible. Les écrivains du voyage vivent en hommes parmi d'autres hommes (femmes). Un jour viendra-t-il (peut-être grâce à leurs œuvres) où tous les habitants de la terre pourront dire de "l'autre", "mon semblable, mon frère" ?

Les Automn'Halles en avant-première avec SOS Méditerranée

Les 8èmes Automn'Halles : "Nomadismes"

Du 29 septembre au 1er octobre 2017 La 8e édition du festival du livre Les Automn'Halles s'installe place Aristide-Briand à Sète.

L'inauguration officielle du festival aura lieu le vendredi 29 septembre, à 18 heures, dans les jardins de la médiathèque François-Mitterrand. Sous l’égide de la nouvelle équipe présidée par Claude Muslin, une soixantaine d’auteurs, tant locaux que nationaux, donneront leur point de vue d’écrivain sur le thème de cette année : NomadismeS

Au musée Paul-Valéry ce mercredi 27 septembre à 18 heures, SOS Méditerranée, l’association citoyenne, était présentée par Erwan Follezou, responsable du Pôle Maritime de SOS Méditerranée, avec ensuite une lecture de témoignages de migrants recueillis par Marie Rajablat.autoDSC_0020 (6)

En présence et avec le soutien d"Amnesty International ce fut donc comme le précisait Claude Muslin l'iouverture officieuse de ces Automn'Halles avec des lectures qui justement s'inscrivent parfaitement dans le thème du Festival, le Nomadisme.

 Devant un bon public, dans les jardins du Musée , Erwan Follezou, présentait SOS Méditerranée  et précisait les objectifs de l'association qui s'inscrivent dans un cadre légal parmi d'autres sauvetages en mer :

"Porter la voix de SOS Méditerranée partout où il est possible de le faire, y compris en organisant nos propres évènements, est une tâche essentielle. Les liens sont déjà nombreux avec le monde de la culture et les organisateurs de spectacle. Il faut sans doute les améliorer mais aussi en créer d’autres. Il faut pouvoir poursuivre nos actions en ayant de nouveaux membres bénévole mais aussi des financements."

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"Les intentions de l’Europe de couper l’axe migratoire qui passe par la Libye et traverse la Méditerranée vers la Sicile, la volonté libyenne de déplacer très loin au large les limites de la souveraineté maritime, les accords évoqués par plusieurs organes de presse qui seraient intervenus entre l’Italie et des milices armées, sont sans doute à l’origine d’un ralentissement momentané des départs mais ne les ont pas stoppés. Car La Libye reste un enfer pour les migrants qui s’y trouvent."

"Rien n’autorise leur refoulement vers ce pays et rien, aujourd’hui, ne justifie que l’Aquarius le bateau que l'association a affrété depuis 2015 cesse ses missions de sauvetage. Grâce à lui 371 personnes ont été sauvées le 14 septembre. Depuis février 2016, nos équipes ont secouru 23.073 migrants."

"Du 1e janvier à aujourd’hui 2.369 femmes, hommes et enfants ont perdu la vie en mer entre la Libye et l’Italie et depuis 2000 l'on peut estimé le nombre de disparus à 50000."

"Nous menons une action transversale dans la société, et nous devons tous continuer à regarder la vérité en face, précisait-il. Nous avons donc vocation à continuer."

Tandis qu'Amnesty International donnait des informations sur ces actions et sur les objectifs à atteindre pour qu'il y ait moins de morts en mer et que l'Europe mobilisée sauve des vies, avec des solutions pratiques mais nécessitant des volontés politiques, Marie Rajablat accompagnée par Erwan et des volontaires pouvaient commencer la lecture de témoignages de migrants recueillis  après leur sauvetage, sur l'Aquarius.

Des textes simples qui plongent au coeur de la douleur et de la souffrance, mais aussi de l'espoir, ceux qui veulent bien les lire, les entendre et les écouter quand ils sont lus. (le livre de Marie Rajablat , "SOS Méditerranée, les naufragés de l'enfer.") 

L’antenne SOS Méditerranée est désormais animée par : Agnès Defrance (Montpellier), Yara Burka (Montpellier), Erwan Follezou (Responsable opérations maritimes, Sète), Jean-Pierre Lacan (référent départemental, Sète).

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100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon

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