Littérature - Poésie

Voix-vives investit le centre de Sète

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vvDSC_0012 (5)Avec plus de 650 rendez-vous poétiques et musicaux proposés au public, avec 82 rendez-vous quotidiens et 72 ateliers d’écriture et d’arts plastiques, de la place Léon Blum à celle d'Aristide Briand, du parvis de l'église Saint Louis aux canaux, en passant par le Lycée Paul Valéry et par d'autres lieux quelquefois insolites ou en Open-space, les amateurs de littérature et de poésie ont de quoi se faire plaisir grâce au festival des Voix-Vives qui très tôt le matin leur permet de participer jusqu'à près de minuit à de multiples débats, ateliers, interview et animations. Une fois le programme étudié (voir http://www.voixvivesmediterranee.com/) il suffit de rayonner à partir de la Mairie de Sète pour se laisser porter par les mots, les rimes et quelquefois les rythmes.vvDSC_0017 (5)

C'était le cas ce mardi en fin d'après-midi avec de nombreux sites sollicités comme la Rue Gambetta, le parvis de l'église Saint Louis pour écouter Milo de Angélis, une grande voix de la poésie méditerranéenne, le sommet du Mont Saint Clair pour une lecture panoramique, et parmi d'autres sous le Kiosque, un hommage à Badr Chaker Es-Sayyab par Salah Stétié et par la Mezzo Soprano Roula Safar.

Profitez-en jusqu'au 29 juillet.

 

Dans « Pourpoint, harpe et lévrier », Poussan fait référence

« Pourpoint, harpe et lévrier » est un livre attrayant et instructif, sur la vie de château au Moyen Âge illustré de peintures méconnues, un document de 108 pages écrit par Sophie Clarinval et édité par les Nouvelles presses du Languedoc…

Sophie Clarinval, historienne de l’art et passionnée par le patrimoine régional, a exercé les fonctions d’enseignante, de chargée d’études pour la DRAC Languedoc-Roussillon, de guide conférencière au musée de Lodève et propose des conférences depuis de nombreuses années au sein de l’Université du temps libre du Bas-Languedoc. Son mémoire universitaire « Le plafond peint du château de Capestang en Languedoc » est à l’origine du présent ouvrage. Aux XIVe et XVe siècles, les seigneurs méridionaux améliorent leur cadre de vie.

Les façades s’ornent de sculptures et, dans les salles d’apparat, les couleurs s’affichent partout, des sols aux plafonds. Ces derniers, en particulier, offrent quantité d’images variées et parfois surprenantes. Récemment redécouverts, ils montrent, dans un style naïf voire humoristique, des musiciens, des danseurs, des amoureux, des bouffons, des animaux et créatures fantastiques, des scènes religieuses… À partir de ces représentations souvent méconnues, et d’autres sources d’époque, Sophie Clarinval offre, dans une langue simple et claire, une sorte de chronique « mode et société » médiévale, largement illustrée, qui va de l’habitat aux divertissements, en passant par les croyances et les habitudes vestimentaires. Si dans une commune, l’aula, le lieu de prestige mesurait 20 m sur 8,40, à Poussan, au château d’en bas, il est de 6m sur 9. Les constructeurs y ont recherché un peu de luminosité.

Pour Sophie Clarinval, l’on peut remarquer la cheminée de cette salle d’apparat qui date du milieu du XVème siècle ainsi que le plafond peint à caissons. Celui de la salle Vinas de Poussan est vraiment remarquable. C’est une référence. D’ailleurs, Jean Laforgue, sur une proposition de Marc Lugand qui avait écrit avec des Poussanais un bel ouvrage sur Poussan, avait étudié ce plafond de la salle Vinas.

Après avoir remarqué l’immense cheminée gothique fixée dans le mur entourée par un magnifique escalier en colimaçon, il avait exploré le plafond de 54 m², du « château d’en bas » devenu château Malbois au moment de la Révolution Française, plafond qui fut redécouvert en 1998 avec sa décoration. Mis à part un problème d’entretien, il était très bien conservé.

Composé de 6 grands carrés, avec un espace libre pour la cheminée, il est fabriqué avec des poutres réelles et 4 fausses poutres transversales pour régulariser. On trouve ensuite selon des proportions bien définies, des planches et des couvre-joints. Mais entre le plancher supérieur et le plafond on s’aperçut que les concepteurs avaient utilisé de la paille compressée qui évite la déformation des bois.

Outre les moulures classiques, rien n’a été laissé au hasard. Les solives moulurées sont posées perpendiculairement aux poutres à raison de 7 par caisson. d’ailleurs on retrouve le même plafond, mais moins riche, sous cette salle.

C’est le frère jumeau de celui de la maison Jacques Cœur à Montpellier, qui date de 1447, ce qui permet de donner une approximation pour la construction de celui de Poussan, aux alentours de 1454. Si le château d’en bas, qui pourrait être bâti sur un édifice antérieur, n’a pas fini d’étonner, ses caissons peints, font encore l’actualité tout en étant des éléments fondamentaux de l’art européen.

Retrouvez les dans le livre de Sophie Clarinval qui y dépeint la vie de la cour, en pays d’oc, à la fin du Moyen Âge. Le livre est accessible à tous, y compris aux plus jeunes. tous ceux qui veulent en savoir plus, pourront s’informer plus avant, grâce aux nombreuses notes de fin d’ouvrage et à la riche bibliographie.

100 lieux curieux

 

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, a sorti il y quelques années un ouvrage qui passionne les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon

LUÒC ORGANIC “

 l'élec-trobar du XXIe siècle ” Le mercredi 26 juillet 2017 à 20h _place de l'Hospitalet à Sète (34) _dans le cadre du FESTIVAL VOIX VIVES (entrée libre) CREATION FESTIVAL VOIX VIVES A SETE 2017- Une création totalement OC ! Les Troubadours de l'an 1000 étaient des avant-gardistes, subversifs, _audacieux dans leur concept et assumant des choix innovants. _Ils ont inventé le trobar, un art musical et chanté ouvrant les voies nouvelles_ du fin amor (amour courtois), du sirventès (chant politique), _du trobar clus (chant hermétique quasi surréaliste),_ de la tençon (joute chantée genre battles de rap) LUÒC ORGANIC se veut un équivalent actuel de cet art millénaire,_ une aventure au sein du paysage polyphonique, au coeur _de la matière sonore et poétique, vibrée de jeux vocaux,_ parfois électroniques et d'improvisation Pour cela, la chanteuse Mâjosais a compilé un nid de 12 chants en occitan,_ engagés sur de grands thèmes initiatiques et en a fait « un elec-trobar »._ Au centre de ce lieu naturel, modal de préférence, deux voix de femmes :_ Mariana Aile et sa mère Mâjosais, interprètent, mélisment et ex- pleurent,

Manuelle Parra

 Les pas d'un exil à l'encre rouge" cheminent jusqu'à Sète lors du XXème  Festival de poésie "Voix Vives".

Je vous propose de rebrousser le chemin de l'exil des républicains espagnols au cours du récital de poésie  le samedi 22 juillet à 16 heures  dans la rue Villaret Joyeuse.

Je serai accompagnée par Christian Malaplate, poète, délégué de la société des poètes français ainsi que de Daniel et Marie-Antoinette Andrès, poètes, musiciens, chanteurs qui nous feront vibrer aux rythmes de quelques sévillanes.

Une heure de plaisir à partager en France  avant mon départ vers Moguer en Andalousie pour des lectures poétiques dans le cadre des rencontres  "les voix de l'extrême" organisées par le poète Antonio Orihuela.

 J'y lirai dans la Maison de Juan Ramón Jimenez et cette année j'ai la chance de  présenter également  mon exposition "Boites noires de l'exil".

Les Voix Vives officiellement ouvertes

inauP1550259Très belle animation sur la place Léon Blum, ce samedi matin avec de nombreux poètes et toutes les maisons d'édition concernées par le festival des "Voix Vives, la poésie chemin de Paix" dignement représentées et sollicitées par des visiteurs et des amateurs de littérature venus en très grand nombre. inauDSC_0275 (1)

inau 20 07 17DSC_0296 (1)Il faut dire qu'à 12 h 30, avait lieu l'inauguration officielle des "Voix Vives 2017" par François Commeinhes, Maire Sénateur de Sète, en présence de Salah Stétié, Président d'honneur du Festival, Sapho, la marraine des Voix Vives, un événement défendu avec conviction par sa créatrice, Maïthé Vallès-Bled, la directrice du musée Paul-Valéry de Sète. Les poètes et artistes invités, les services municipaux ainsi que François Commeinhes, étaient mis à l'honneur ainsi que toute l'équipe organisatrice qui forme une belle famille Voix Vives depuis plus de huit ans et qui porte très haut les couleurs de la littérature et de la poésie sur Sète, autour de la Méditerranée et bien au-delà.

inauDSC_0274 (1)Pour François Commeinhes, il n'y a pas de doutes, "Les Voix Vives" sont par leur rayonnement des vecteurs de messages. Des messages humanistes bien nécessaires en ce moment. Elles sont devenues incontournables. Reconnues au niveau National et International, elles perpétuent des partages et des échanges car "La méditerranée a permis aux hommes de tisser des liens et grâce à la littérature de mettre en contact les hommes et les cultures." "Avec comme sous-titre en 2017, "La poésie chemin de Paix", l'on peut mesurer la pertinence du festival des Voix Vives qui rassemblent de nombreux pays, qui permettent de riches échanges entre des villes, comme entre Sète et Tolède."

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"les Arts et la Culture sont mis en valeur dans Sète qui se veut une ville avec un esprit de tolérance. Car la Culture n'est pas un luxe mais c'est une nécessité. Sète est heureux d'accueillir ce Ffestival chaque année." Si Maïté revenait sur le côté universel de la poésie qui est aussi un combat pour nous mener sur un chemin de Paix, Sapho rajoutait que même les néophytes devaient s'en imbiber pour ressentir ses effets. D'ailleurs, Salah Stétié concluait en rajoutant : "La Poésie n'est pas un long fleuve tranquille. Elle est par les valeurs qu'elle porte un rempart contre les violences."

 "Sur une Ile singulière où les poètes vivants ou dormant pour l'éternité dans les sépultures, elle a une saveur particulière qui lui donne, comme pour le Festival,un caractère éternel"

Le festival était sur les rails avec le très beau programme qu'il propose : http://www.sete.voixvivesmediterranee.com/

Vives voix

La huitième édition du festival de poésie Voix Vives vient de se clore et, même si la saison est loin d’être achevée, un certains vide s’est fait sentir ce dimanche matin dans le cœur de Sète. Voix Vives, cette année encore attira un public nombreux, curieux, passionné. Les auteurs étaient aux rendez, plus de cent, clamant, scandant, murmurant leurs poèmes dans des lieux variés et parfois insolites . Beaucoup de choses à voir et attendre lors de cette belle semaine : des spectacles surprenant comme Bali nait à Sète, lors du premier jour , par la compagnie La troupe masquée, des poètes attendus et convainquants, des découvertes.

Des moments de grâce, quand on pense notamment à Ana Laines, grande voix portugaise venu offrir au public un savoureux et touchant mélange de fado et de musique traditionnelle. C’était sous l’ombre des même arbres où quelques jours plus tôt le rappeur Kerry James participait à une discussion, suite au concert donné la veille, discussion fort intéressante où il expliqua, franchement et avec humilité son itinéraire et son engagement actuel en tant qu’artiste. Les Voix Vives sont un festival qui masque bien sa très bonne organisation. Les lectures se succèdent, les souffles se déplacent, se remplacent, se complètent, se superposent, tout va et rien ne bouge. La musique fait son entrée, se retire, telle une vague, dégageant un nouveau visage, d’autres univers, il est tard déjà, le jour se lève, …Le festival est terminé. Ça y est et ceux qui en ont pleinement profité pourront constater que l’attention, même dans des positions confortables a un coût fatigue non négligeable. Une semaine c’est beaucoup, mais en même temps, qu’est-ce que ça passe vite ! Il y a énormément de choses à retenir de ce festival, et comme nous tenions à interroger un poète, nous en avons choisi un dont c’était la première participation en la personne deJean-Louis Clarac .L’éditeur approché étant quant à lui un habitué de la place du Pouffre . Jean-Louis Clarac a répondu à nos questions quant à Olivier, il nous a ouvert les portes de sa maison.

 Le Poète Jean Louis Clarac, ancien étudiant en philosophie et en psychologie a été édité en 1978. Depuis il n’a plus arrêté, en découle une vingtaine de recueils.

Son engagement artistique se manifeste aussi par son adhésion à l’association Les Portes du Poète qui promeut les écritures latino-américaines, et il est surtout à l’origine des Moments poétiques depuis 2006, à Aurillac où il vit. . Attablés chez Boule, une première question servira d’introduction à l’entretien, mais néanmoins très importante : alors comment ça se passe ? , Ça se passe très bien ! , c’est formidable de pouvoir lire des textes dans des contextes très différents, avec des musiciens, avec d’autres auteurs, c’est un plaisir ! Mais vous étiez déjà venu auparavant ? Oui en tant qu’auditeur, mais aussi pour faire des rencontres de poètes que j’invite par la suite chez moi, pour des lectures. Mais là vous êtes passé de l’autre côté, cela est-il très différent ? Oui, un peu, on prend davantage conscience de l’attention du public. Quant au fait de lire devant des gens même si j’en ai l’habitude, j’en profite d’autant plus qu’ici c’est très agréable. Beaucoup de sites sont formidables. Ces lectures, ce sont le moment poétique, que vous donnez chez vous à Aurillac, comment se déroulent-elles ? Et bien, ce sont des lectures, dans le théâtre d’Aurillac, des lectures d’une heure, mais je propose aussi à chaque auteur de sélectionner un texte dans le patrimoine poétiques qui est lu par un comédien.

Ce festival, ces lectures auvergnates, sont des évènements qui donnent l’impression que la poésie est justement encore bien vive, dynamique, qu’en est-il selon vous ? La poésie est au cœur même de l’humain mais paradoxalement elle est rejetée. Les gens ont peur de la poésie, ou alors ils pensent que c’est niais. Ici, ils se font surprendre, puis se prennent au jeu, leur vision n’est pas immuable, c’est ça qui est intéressant. Vous quel est votre rapport à la poésie ? J'écrits depuis très longtemps, j’ai d’abord été influencé par les surréalistes, après j’ai trouvé ma voie et je l’ai conservé jusqu’à aujourd’hui.

Qu’elle est-elle, cette voie ? Eh bien, pour ma part il s’agit de rencontres, de rencontres avec un lieu. Cela peut se produire n’importe où, n’importe quand, pour moi il s’agira non de le décrire mais de le transfigurer. Marie Rouanet disait hier , qu’elle écrivait tous les matins plus ou moins longtemps, mais que c’était à ce moment-là qu’il se produisait quelque chose de très agréable et d’un peu magique, avez-vous des habitudes ?

J’écris quand ça viens même si je considère que l’écriture est avant tout un travail et que l’inspiration ne vous donne pas toujours rendez-vous. Cependant, non, je ne m’astreins à aucune discipline particulière, le dernier recueil murmures et fracas… je marchais simplement avec mon épouse au bord de la mer, quand l’idée d’évoquer dans un poème la mer et la situation économique mondial m’est venue. inauP1550259Mais vous dites bien que ‘est un travail énorme, quel est-il ? Eh bien, la réécriture , c’est un exercice très intéressants . Il est d’ailleurs admirable de voir par exemple chez le travail de Francis Ponge qui a osé exposer les multiples versions d’un même poème. René nellé, poète cathare disait, le poème n’est jamais définitif. Je pense qu’il avait raison.

Pourtant il y a bien un moment, où vous dites stop ? Oui, il faut savoir dire stop. Quand j’estime qu’aucune adjonction ou omission ne profite au poème et bien j’arrête Comment le savez -vous ? Je ne le sais pas mais j’écris depuis longtemps. Avez-vous vu des choses qui vous ont plus cette année ? Chaque année je vois des choses qui m’intéressent.

Cette année , j’ai revu Claude Ber que je connais pour l’avoir invité à Aurillac, c’est quelqu’un que j’apprécie, mais il y en a plein d’autres, cette après midi j'irai voir Patrick Quillier, et suis très impatient ! Vous comptez revenir l’année, prochaine, En tant que spectateur c’est certains, en tant que poète cela ne dépend pas de moi !

*Mais je conserverai un très bon souvenir de cette année 2017 !

Emmanuelle Jamme

 Pendant toute la semaine du Festival des Voix Vives à Sète, j'expose mes gravures dans la vitrine de la Nouvelle librairie sétoise. Le jeudi 27 juillet, à 19h, je dédicacerai mon livre "intimités" autour d'un verre. Je serai aussi le 27 et 28, toute la journée au stand du Chant de muses sur le Marché des éditeurs.

Voix Vives de Méditerranée en Méditerranée

Du 21 au 29 juillet 2017, le grand rendez-vous de la poésie méditerranéenne contemporaine fête sa 20ème édition !

Des scènes poétiques à ciel ouvert, dès l’aurore et jusqu’à minuit, plus de 100 poètes de toutes les Méditerranée offriront toute la semaine aux festivaliers plus de 650 rendez-vous.

• 100 poètes venus de toutes les Méditerranée entourés de nombreux artistes (conteurs, musiciens, comédiens, chanteurs...)
• Plus de 40 pays représentés
• Plus de 650 rendez-vous poétiques et musicaux proposés au public
• 82 rendez-vous quotidiens
• 72 ateliers d’écriture et d’arts plastiques
• Plus de 110 éditeurs présents sur le Marché du livre et de la poésie
• 44 lieux de la Ville de Sète investis par le Festival
• 19 spectacles dont trois soirées/événements au Théâtre de la mer

Parmi les poètes présents : Marie-Claire Bancquart (France), Eqrem Basha (Kossovo), Tanella Boni (Côte d’Ivoire), Pascal Boulanger (France), Jacques Demarcq (France), Michel Deguy (France), Ananda Devi (Ile Maurice), Achour Fenny (Algérie), Hubert Haddad (France), Tarik Hamdan (Palestine), Amina Al Jaddani (Arabie Saoudite), Nouri Al Jarrah (Syrie), Ozdemir Ince (Turquie), Vénus Khoury-Ghata (Liban), Eftim Kletnikov (Macédoine), Frosoula Kolosiatou (Chypre), Moncef Mezghani (Tunisie), Luiz Mizon (France/Chili), Embarak Ouassat (Maroc), Jean Portante (Luxembourg-France), Jacques Rebotier (France), Mercedes Roffe (Argentine), Lambert Schlechter (Luxembourg), Ronny Someck (Israël), Cassian Maria Spiridon (Roumanie), Salah Stétié (Liban), Iossif Ventura (Grèce)....

Voix Vives, de Méditerranée en Méditerranée invite à une découverte gratuite de la parole poétique contemporaine, à une écoute des diverses cultures qu’une même géographie et une histoire commune rassemblent quels que puissent être les tensions et les drames actuels.

Entourés de musiciens, de conteurs, de comédiens, de chanteurs, les poètes invitent également à ce constat que la poésie est territoire d’échanges, de partage, de rencontres entre les cultures, à cette évidence qu’elle s’adresse à tous, que les mots des poètes nous concernent au plus haut point car ils sont aussi les nôtres.

De la poésie en musique

Le Théâtre de la mer accueillera trois grands concerts (accès payant) :

  • Medianoche – Vincente Pradal (23 juillet 21h)
  • Kerry James (24 juillet 21h)
  • Paco Ibañez (26 juillet 21h)

Quelques autres spectacles (accès gratuit)

  • Ana Lains (28 juillet 21 h). Jardin du Château d’Eau
  • Paul Dirmeikis chante Salah Stétié (22 juillet 18h) kiosque place Aristide Briand
  • Véronique Pestel, Faire autrement (25 juilet 21h). Jardin du Château d’Eau

Tous les jours, des rendez-vous avec des conteurs : Rachid Akbal / Jean Guillon / Colette Migné

Voix Vives, de Méditerranée en Méditerranée c’est aussi : un marché du livre, des publications, des rencontres en langue des signes, des rendez-vous public jeune, des ateliers.

Le programme complet du Festival (220 pages) est téléchargeable en suivant ce lien.
Gratuit, il est également disponible sur place.

Des arbres & des hommes

Architecture et marqueurs végétaux en Provence et Languedoc

Cette deuxième édition "Des arbres et des hommes" est considérablement enrichie tant en photos entièrement renouvelées (qu'en citations d'auteurs occitans, remarques et analyses diverses. 

Pourquoi le cèdre est-il toujours associé aux prestigieuses propriétés et le micocoulier aux modestes chapelles romanes ? Pourquoi le figuier, le cyprès, la treille ont-ils inspiré tant d’écrivains de langue d’oc, alors que le platane et le marronnier les ont laissés indifférents ? Pourquoi des espèces remarquablement adaptées au climat méditerranéen tombent-elles peu à peu dans l’oubli et pourquoi cet engouement effréné pour le palmier ? C’est que les arbres n’ont jamais été plantés par hasard. Certains, par leur forme, leur feuillage, leur odeur – par leur histoire et leur charge symbolique aussi – parlent aux humains plus que d’autres : les arbres sont porteurs d’une sociologie qu’il est passionnant de décrypter. La vocation de ce livre est donc d’initier à une lecture culturelle des arbres utilisés dans le Midi près des architectures traditionnelles (maisons de village, maisons bourgeoises, masets, cabanons,
portails, puits, tombes), et d’analyser leur évolution en usage contemporain. Leurs noms, leur évocation dans la littérature occitane, leur place dans le discours ou les dictons populaires apportent un éclairage inédit sur les paysages méditerranéens. Héritiers d’une culture ancienne ou témoins plus récents du rang social des propriétaires, aimables fournisseurs d’ombre ou orgueilleux étendards municipaux, les arbres ont beaucoup à nous apprendre… sur les hommes.
Dis-moi ce que tu plantes, je te dirai qui tu es.

Format : 17x24 cm, 364 pages, ~800 photos couleur Prix : 28 euros
Éditions EDISUD

 

Josiane Ubaud

Lexicographe et ethnobotaniste en domaine occitan (Languedoc et Provence), Josiane Ubaud étudie le lexique des plantes et le regard que l’homme occitan porte sur son environnement, par l’analyse des textes littéraires et des enquêtes sur le terrain. À travers des conférences sur la végétation méditerranéenne, des articles, des sorties botaniques ou des émissions de radio, elle essaie de faire partager sa passion pour les plantes et les paysages, toujours en liaison avec la culture et la langue d’oc.