Expos

Lancement du festival Nord Sud

 

C'est à la salle Tarbouriech, samedi 24 juin, qu'a été lancée la première édition du festival culturel pluridisciplinaire Nord Sud, en présence de François Commeinhes, Sénateur-Maire de Sète, Sylvie Llach Cluzel, présidente de l'association Les Anciens d'Afrique (L.A.A.), instigatrice de l'événement et de l'artiste Maël Aïnine Nema Cherif, vice-président de la L.A.A. Réunissant des plasticiens, des sculpteurs, des photographes, le festival Nord Sud, placé sous le signe de la paix, est une invitation à jeter des ponts et à créer des échanges durables entre Sète et l'Afrique grâce à des actions culturelles concrètes durant toute la semaine. En plus des expositions qui se tiennent à la salle Tarbouriech et à la galerie Open Space, ce festival propose également des visites et des découvertes de lieux patrimoniaux emblématiques de la ville ainsi que de sa culture à travers diverses sorties (phare Saint Louis, canaux, les Halles…). À voir jusqu'au 30 juin.

Pour la première fois en France à Sète…

Thau info était à la présentation à la presse de l’exposition de l’immaculée conception de la chapelle Oballe.


Présentation à la presse

La presse à l'écoute

Grace aux efforts conjugués du Maire de Sète François Commeinhes et de la conservatrice du Musée Paul Valéry  Maïthé Vallès-Bled, le Musée accueille cette année EL GRECO (1541-1614) et consacre, dans un concept nouveau et un pari audacieux, son exposition d’été à une seule œuvre du Maître.
C’est grâce au prêt exceptionnel du Musée de Santa Cruz de Tolède, où elle est conservée depuis 1961, que nous pouvons contempler l’Immaculée conception de la chapelle Oballe, chef-d'œuvre peint entre 1608 et 1613 qui est de la dernière période tolédane du Greco. Leticia Ruiz Gomez conservatrice au Musée du Prado et spécialiste du Gréco à pu compléter le portrait de ce génie de la peinture.

Cette œuvre de  3m47 de haut et 1m74 de large est exposée du 24 juin au 1er octobre 2017 pour la première fois en France et n'a quitté l'Espagne que 2 fois en 400 ans pour être présentée à New York et Berlin.

Domínikos Theotokópoulos dit El Greco (Le Grec)  est né à Candie (aujourd'hui Héraklion) en Crête en 1541 (la date n’est pas précise) il est mort le 6 avril 1614 à Tolède. Sculpteur et architecte c’est un peintre de l'école Espagnole.  De nombreux artistes contemporains comme Picasso ou encore Jackson Pollock se sont dits inspirés d’El Greco.
  •  Les salles de l’exposition vous proposeront :
Une reconstitution en trompe-l’œil du retable de la chapelle Oballe de Tolède pour lequel cette œuvre a été réalisée.
 • Une documentation scientifique riche et exhaustive avec la projection de quatre films à caractère historique, artistique et pédagogique.

A la fin de la présentation à la presse de l’exposition,  une personne a demandé si nous pouvions applaudir cette œuvre, Maïthé nous a raconté cette anecdote…  
Après l’accrochage avec toute l’équipe du Musée, on sentait une grande émotion qui circulait il y avait   des larmes dans les yeux, et tous ont applaudi ensemble. Elle nous à confié que c’était bien la première fois dans sa carrière qu’elle percevait une telle émotion à l’accrochage d’une œuvre.

Cliquez sur une photo pour l'agrandir

Georges Cantin

Le catalogue de l’exposition est en vente au Musée Paul Valéry de Sète 300 pages doté d’une riche iconographie, il réunit les textes des plus grands spécialistes du GRECO dans le monde.
Prix de vente : 38 € 

Notre précédent article: http://thau-infos.fr/index.php/culture/beaux-arts/expos/25090-el-greco-au-musee-pauk-valery

Jean-Claude va exposer ses œuvres au foyer socio-culturel

Poussan : Jean-Claude Agullo va exposer ses œuvres à la salle Jean-Théron du Foyer socio culturel.

Depuis près de 20 ans Jean-Claude réalise des objets pour le plaisir et souvent pour offrir à tous ceux qu’il aime.

Heureux que d’autres s’intéressent à ce qu’il fait il a eu envie d’en faire profiter un maximum de personnes. Cette autodidacte de la sculpture se passionne maintenant pour les vitraux.

(Rectificatif : 7, 8 et 9 juillet, tirage loterie, le 16 à Balaruc Les Bains)

Vous profiterez de ces conseils très éclairés sur sa technique. Il en réalise régulièrement en fonction de son inspiration.

« Avec du plomb en U pour les bords et en H pour le reste, avec du verre coloré de 3 mm d’épaisseur, en utilisant quelques outils dont principalement un diamant en tungstène, il réalise de beaux vitraux grâce surtout à son talent et à son imagination débordante. »

Et pour souder, c’est à l’étain.

Il vous attendra du 7 au 9 juillet.

Il vous expliquera avec beaucoup de gentillesse et de passion comment il procède, puis il vous montrera ses outils. Profitez-en, c’est vraiment rafraichissant et lumineux.

MJC, la belle exposition des ateliers de peinture

Du 15 au 30 juin, après l’exposition des ateliers d’art, c’est au tour des ateliers de peinture de montrer une grande partie de leurs réalisations dans la salle d’accueil de la MJC.aDSC_0009 (20)

Le vernissage de cette exposition avait lieu ce jeudi 15 juin, à 18 h. C’est toujours très rafraichissant de voir que des amateurs conseillés par leur professeur, peuvent grâce à leurs dons mais aussi leur passion, créer et se dépasser pour réaliser des œuvres qui seront appréciées par leurs pairs.

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Et pour la plupart de ces artistes féminines, elles le font depuis plusieurs années avec un grand plaisir et beaucoup d’énergie.

Monique, Yolande, Marie-Christine, Aline, Aurore, Suzy, Ghislaine et Dominique étaient très heureuses d’exposer.

Comme le précisait Marina Dumonceaud, c’est toujours très enrichissant pour les visiteurs de pouvoir apprécier des réalisations d’amateurs qui ont mis tout leur cœur dans leur travail :

"Et il est important que bon nombre de personnes puissent en profiter. Avec les galas et les spectacles en juin, ce devrait être possible. Félicitations à vous toutes."aDSC_0015 (16)

Marie-Jo Ligas, le professeur qui anime ces ateliers depuis plus de 12 ans, précisait qu’avec ses élèves qui sont devenues des copines, c’est toujours un plaisir de se retrouver dans une passion commune : « Je les aime, mais je souhaite aussi qu’elles aient un espace de liberté pour pouvoir s’exprimer grâce à la Peinture. »

Toujours est-il que les réalisations de qualité témoignent de bases solides pour chacune des artistes qui exposent et pour toutes celles qui viennent d’une année sur l’autre, que de progrès techniques et artistiques. Alors, n’hésitez pas, un petit tour à la MJC ne peut être que bénéfique.

Exilus

 Présentation de l'album EXILUS  - Vernissage des illustrations par Antoine Cacace le Vendredi 16 juin 2017 à partir de 18h,  à l'Atelier Dock Sud 11 , quai Léopold Suquet -  Exposition jusqu'au 20 juin 2017.

"Il fut le lauréat à 14 ans d'une exposition d'artistes en herbe  organisée à la galerie. J'avais déjà aimé chez lui la qualité de ses dessins, et son monde oniro-galactique. Dernièrement, Antoine Cacace est revenu me voir avec EXILUS, un album plutôt bien fait, recueil de poèmes et de dessins. Je trouve réellement épatant de pouvoir rentrer à livre ouvert dans l'univers bien souvent caché d'un jeune homme de 19 ans d'aujourd'hui face aux révolutions de notre troisième millénaire." Antoine Cacace

EXILUS : La société pousse un garçon à s'exiler dans ses rêves. Perdu entre la dure réalité et la mélancolie fiction, il mélange sa vie avec son monde créant ainsi une nouvelle dimension. Exilus, c'est ce qu'il y a entre le rêve et le cauchemar. Un univers entre 20000 lieues sous les Mers, Moebius et l'histoire sans fin.

Kathy Bassaget

EXPOSITION DE CÉRAMIQUES ANIMALIÈRES

 Sétoise d'origine, Kathy BASSAGET expose le thème majeur de son œuvre tournant autour des animaux marins. Des sculptures ubuesques et bariolées, où la lumière joue avec les couleurs chatoyantes de ces animaux délirants et déjantés.

 Exposition du 15 juin au 31 juin

 SYGIM-promotion immobilière

5, quai Léopold Suquet 

Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 12h et 14h à 18h

Grandeur et élégance

 

A partir du 10 juin, le CRAC, Centre Régional d’Art Contemporain Occitanie/ Pyrénées- Méditerranée, à Sète et le carré Sainte- Anne, espace d’art contemporain de la ville de Montpellier, présentent deux expositions monographiques simultanées consacrées à Jean-Michel Othoniel.

Durant la visite de presse, Noëlle Tissier a ces quelques mots que seuls ses voisins les plus proches peuvent entendre: « c’est tout de même bien que ce soit gratuit ». Et la commissaire d’exposition, qui avait déjà invité le créateur en 1988 pour l’ouverture de la résidence d’artistes villa St Clair, d’évoquer une personne qui est venue neuf fois à l’exposition précédente. « Quand même bien la gratuité », voilà un bel euphémisme caractéristique de la modestie de certains « passeurs », afin de qualifier une politique culturelle plutôt rare et qui s’avère pourtant être la seule véritable.

André Malraux, dont on sait la place prépondérante qu'il accorda à la culture, était convaincu, dans sa foi séculaire, que le spectateur entré en conjonction avec l’œuvre serait instantanément affecté par la propriété stimulante de l’art. Charmante utopie, ou certitude supérieure, encore fallait-il pour que cette conjonction se produise que le spectateur ait la possibilité de poser son regard sur l’objet transcendant, que la rencontre puisse se faire. Aujourd’hui, beaucoup d’efforts sont perpétrés afin de démocratiser la culture, mais la gratuité reste sans conteste, de loin, le meilleur moyen.

D’une exposition monumentale l’autre, les tableaux et les sculptures apocalyptiques de Johan Creten ont fait la place à un univers qui pourrait sembler l’exact opposé si ce n’est par la taille des œuvres. Géométrie amoureuse est le nom de ce double projet mené par l’artiste qui présente une soixantaine de sculptures, une dizaine de tableaux et plus d’une centaine de dessins. Ce titre est celui d’une des œuvres que Jean-Michel Othoniel a présenté au Louvre en 2014, et contient selon lui les ambivalences caractérisant son travail depuis le départ. Ces expositions font dialoguer ombres et lumières, merveilleux et austérité, minimalisme et baroque. L’amour ne serait donc jamais parfaitement géométrie, tout simplement, jamais mathématique … Au CRAC, l’exposition s’ouvre sur une vague de 6 mètres de hauts, 15 mètres de long. Elle a été construite pour le lieu. Claire référence à Hokusai, cette vague composée de 10 000 briques de verres noirs fait également écho à la première photographie réalisée à Sète en 1857 par Gustave Le Gray et intitulée La grande vague. Pour le poète Constantin Cavafis, se prendre à rêver était son rapport premier à la création. Pour Jean-Michel Othoniel il est un acte politique.

La politique n’a pas pour vocation de briser les élans oniriques et l’art peut également sublimer le beau. De quelles cités ensommeillées proviennent ces formes avachies et fières, funestes et éraillées de lueurs ? L’obsidienne et la pierre ponce sont une même et unique basalte. L’un s’expanse, l’autre se vitrifie. Le but étant de métamorphoser la première en recréant les conditions d’un volcan pour faire naître un verre disparu. Enchâssées dans un socle massif de bois de marronnier, ces météorites ont des airs humains, et reflètent l’âme de ceux qui cherchent à les pénétrer. Dans une autre pièce sont exposées les spirales en perles de verre soufflé qui se reflètent l’une et l’autre et perpétuent le spectateur dans un mouvement infini. Ses perles composent également un immense collier qui appelle le fantasme de divinités pudiques. Jean-Michel Othoniel aime habiller les astres. Au premier étage, 112 dessins comme un grand carnet de voyage retrace le cheminement de l’artiste, la genèse de ses œuvres. 

Dialogue entre les opposés mais également entres les lieux. Au carré Sainte Anne, devenu lieu d’expositions depuis qu’après sa désacralisation en 1986, les pages d’un autre carnet intime couvre tous les murs de l’église. Plus précisément il s’agit d’un herbier, l’herbier merveilleux, ouvrage dans lequel il explore la symbolique des fleurs à travers des dessins et des aquarelles. Fougères, roses, orties, la pâquerette qui prendrait au toucher cette teinte rosée pour avoir été baisée par Jésus qui la reçut d’un berger. Histoires et symboles accompagnent ce carnet floral, lequel enguirlande l’église transfigurée en une grande âme excentriques mais raffinée, kitche  et mystérieuse.

Des objets insolites mythifiés  par les lumières que filtrent les vitraux tels des songes fatigués, pendent avec une nonchalance distinguée. Plus que des mots on dirait des onomatopées royales, vestige d’une aristocratie férue d’art et d’artifice. Elégant et outré le carré St Anne dépare de l’épure des espaces du CRAC. Avec ces atours saugrenus, elle semble contempler son déclin flamboyant dans une rêverie auto érotique.

Autour du contrepet, œuvre fondatrice de l’artiste, et premier travail sur l’obsidienne, l’exposition témoigne des moments-clés d’Othoniel pendant cette période sur le verre. On notera la présence du collier cicatrice créé en hommage à Felix-Gonzales-Torres, disparu en 1997 offert à mille et une personnes en échange de leur portrait et pour le combat contre le sida.

Avec ses deux expositions l’artiste, exposé dans le monde entier, dont les voyages sont devenus un thème récurrent dans son travail, nous ouvre sur un univers de la démesure et de la grâce. La subtilité est ici exaltée, portée aux nues. Ses objets mystérieux évoquent les dieux, leurs absences glorifiées par quelques uns de leurs attributs, où simplement nous-mêmes, insondables, approfondis et étrangers, devant le verre poli de l’obsidienne ou étendus à l’infini sur ces perles décrivant des spirales. L’obsession indomptable d’une danseuse, de la danse elle-même, latente dans une humanité appesantie par son époque, et là, à portée de main, si bien que l’on peut les faire tourner, encore et encore.

 

 

Géométrie Amoureuses - La grande vague et œuvres nouvelles - au Crac du 10 juin au 24 septembre

Géométrie Amoureuses II – Se collectionner soi-même (le verre 1992-2016) Eglise Sainte Anne Montpellier

 

Jordi Blain Soubrier

L'Art prend le large enchante La Plagette

 

Samedi 10 et dimanche 11 juin, l'Art prend le large, organisé par l'association des habitants du quartier de La Plagette, a investi le quai de la Daurade le temps de cette exposition éphémère faite d'échanges et de convivialité entre les artistes et le public. Lancé il y a déjà dix ans sur une idée de l'artiste Annie Kirsch, qui avait deviné tout le potentiel de ce lieu pour le transformer en une galerie d'art à ciel ouvert, L'Art prend le large est un événement biennal qui, pour sa cinquième édition, a réuni 23 artistes, dont treize qui y participaient pour la première fois. Des peintres aux plasticiens, en passant par les sculpteurs et les dessinateurs ou encore les photographes, il y en avait pour tous les goûts. Et en plus du quai, certains habitants ont ouvert leur maison, transformées en espace d'exposition. François Commeinhes, Sénateur-Maire de Sète, a pu lui aussi constater la diversité et la qualité des œuvres exposées, s'arrêtant un long moment, tout comme une grande partie des visiteurs, devant les « lumisphères » d'Alejandro Berconsky : des sphères constituées de tronçons de tuyaux de métal soudés et dans lesquels sont insérées des billes, créant ainsi des effets de lumière semblables à ceux d'un photophore. Et une nouvelle fois, à travers cet événement, est révélé le bouillonnement de notre Île Singulière, véritable creuset artistique ouvert à toutes les formes d'expression.