Pêche

SATHOAN : LE THON ROUGE ATLANTIQUE EST ET MÉDITERRANÉE EN PASSE D’ÊTRE CERTIFIE MSC

Après plusieurs années de surpêche, la population de thon rouge en Atlantique Est a atteint des niveaux sains, similaires à ceux des années 1970 avant déclin.

Le Marine Stewardship Council (MSC), ONG internationale à but non lucratif qui lutte depuis plus de vingt ans pour la préservation des océans et contre la surpêche, annonce qu’une pêcherie japonaise de thon rouge Usufuku Honten opérant en Atlantique Est (palangrier détenant 0,2% du quota) vient de franchir les étapes nécessaires à la certification pêche durable du MSC.

La Pêcherie « THON ROUGE DE LIGNE, PECHE ARTISANALE » est la seconde pêcherie en cours de Certification MSC !

De très bonnes nouvelles pour Bientôt !

L’infographie complète sur le Thon Rouge c’est : ICI


Communiqué : https://sathoan.fr/le-thon-rouge-atlantique-est-et-mediterranee-en-passe-detre-certifie-msc/

 

SA.THO.AN / MARQUAGES THON ROUGE EN MEDITERRANEE : les premiers résultats très encourageants !

MARQUAGE THON ROUGE 2020 les premiers résultats !

A lire sur : https://sathoan.fr/marquages-de-thon-rouge-en-mediterranee-les-premiers-resultats-tres-encourageants/

 

Dans le cadre de partenariats scientifiques menés par l’IFREMER, le CNRS et en étroite collaboration avec les pêcheurs adhérents de l’OP SATHOAN, deux ambitieux projets appelés « POPSTAR » (financé par l’Ifremer) et « FishNChip » (co-financé par le FEAMP) ont  été menés en 2018-2019.

Les objectifs de ces programmes étaient multiples : 1. mieux connaitre la biologie et les routes de migration de cet animal emblématique (le thon rouge de l’Atlantique et de la Méditerranée) et 2. développer de nouvelles marques électroniques

En 2019, une campagne de marquage de deux semaines à partir de senneurs de la SATHOAN a été menée au sud de Malte. Cette mission faisait suite à celle réalisée en 2018 dans le cadre du projet POPSTAR (financé par l’Ifremer), pendant laquelle et pour la première fois, des thons rouges ont pu être marqués sur ce segment de pêche. La difficulté principale de l’opération tient à la logistique nécessaire pour repêcher les thons capturés à la senne, qui peuvent aisément atteindre plus de 200kg, les remonter sur le pont, les marquer et les relâcher, en un temps restreint et dans des conditions appropriées pour la survie de l’animal. En 2018, l’opération avait été couronnée de succès avec 3 thons marqués dont deux de plus de 200k.

 

Marque electronique PSAT utilisée

Les marques avaient pu mettre en évidence que 2 thons avaient atteint le détroit de Gibraltar en un mois et l’un d’eux est remonté jusqu’en Irlande tandis que le troisième est resté au large des côtes libyennes.

Tracés des 2 thons rouge marqués en 2012 dans le cadre du projet POPSTAR

Les thons marqués dans cette zone de reproduction sont plus généralement des gros spécimens qui semblent pouvoir quitter la zone méditerranéenne pour l’Atlantique est, nord et parfois ouest. A contrario, les spécimens marqués dans le Golfe du Lion ne quittent pour ainsi dire pas la Méditerranée, ils sont souvent plus petits et de facto moins disposés à parcourir de longues distances, mais même les gros individus montrent ce comportement. En général les thons du Golfe du Lion sont des juvéniles, ils doivent quitter la zone après une certaine taille. Ils passent l’année dans le Golfe du Lion et le quittent pendant la reproduction (mai-juin) et reviennent vers mi-juillet à mi-Août. On connait d’autres zones de juvéniles comme la mer Adriatique ou le sud du Golfe de Gascogne. Ce sont en général des zones relativement froides et productives.

Pendant la campagne de déploiements de 2019 ce sont 5 thons qui ont été marqués au sud de Malte. Chaque thon a été marqué en l’espace de 7 min (temps entre la touche et relâché du thon). Grâce à ces collaborations entre scientifiques (IFREMER/CNRS) et professionnels (SATHOAN), cette équipe est la seule au monde à maîtriser ces déploiements depuis les zones de reproduction à l’aide de senneurs.

Thon rouge de plus de 2m, marqué en quelques minutes

Lors de cette opération de 2019, deux marques ont tenus un an (Juin 2019-Juin 2020) et l’un des thons est sorti de Méditerranée, a fait un grand tour en montant vers l’Atlantique Nord (Islande) avant de redescendre plus au sud et de retourner en Méditerranée.

Marquages dans le Golfe du Lion de 2008 à 2015, figure de gauche. Marquage au Sud de Malte en 2018.

Poursuivre sur le site SA THO AN

 

 

Immersion dans la criée de Sète

La criée de Sète a été construite en 1966. Elle est le fruit de l’imagination de l’architecte Jean LE COUTEUR à la demande de l'ex CCI de Sète, alors gestionnaire du port.criDSC_0309 (16)

Jean Le Couteur est l’urbaniste et l’architecte en chef de la station balnéaire du Cap d’Agde, issu du projet interministériel décidé par le général de Gaulle pour l’aménagement du littoral du Languedoc-Roussillon.

Ce jeudi 20 juillet, la Région Occitanie Languedoc-Pyrénées qui a en charge le Port de Sète-Frontignan Méditerranée proposait une visite de la criée commentée par son Directeur des quais de débarquements au départ des lots retenus par les acheteurs du jour. La criée peut être visitée quelquefois au moment de la vente via l’Office du tourisme de Sète.

La particularité de Le Couteur ayant été une prédilection pour l’utilisation du béton en s’inspire également des lieux pour la réalisation de ce monument, la criée de Sète s'inspire de l'envol d'une mouette, oiseau emblématique d’un port de pêche. Le port de Sète est le 1er port de pêche de méditerranée française et le 20ème en France sur 43 ports. Afin de répondre aux besoins des professionnels de la pêche, il est équipé de structures et d’infrastructures spécifiques : une halle à marée et du matériel permettant la mise en vente des produits de la mer conformément aux différentes dispositions réglementaires ainsi que l’accueil de ses clients des quais d’amarrage, avec alimentation en fluides et zone de stockage d’équipement, dédiés aux professionnels de la pêche. Une aire de carénage pour des navires allant jusqu’à 180 tonnes. Un système de production et de vente de glace paillette alimentaire.

La criée emploie 8 salariés permanents et quelquefois des intérimaires sur le site. Elle est une criée publique et son statut juridique est un établissement public à caractère administratif.

Le port de pêche a la particularité d’être dans le centre-ville de Sète, résultat de la culture de l’activité halieutique de la ville depuis plusieurs siècles. Cela est pratique dans ce sens mais pose de multiples problèmes aux acheteurs qui sont pris plusieurs fois dans la journée, dans le flot de la circulation. Comme le précise le Directeur "L'idée fera peut-être son chemin mais le premier essai a eu pour résultat un centre de traitement surtout réservé aux ostréiculteurs, entre Sète et Frontignan." Il s'agit d’une zone d’activité, située dans la ZIFMar, sur laquelle cohabitent des établissements conchylicoles, aquacoles, mareyeurs, centre de congélation, transporteurs ou encore une pépinière d’entreprise. Une partie des terrains de cette zone est alimentée en eau de mer brute. Les lots sont attribués suite à des appels à projet à des établissements travaillant les produits de la mer.

Quant à la criée, dès 1967, celle de Sète a été une vitrine du savoir-faire en matière de vente aux enchères des produits de la mer. Première criée d'Europe à être informatisée en 1967. Les enchères ne se font plus à la voix et à la main levée mais à l'aide d'un écran d’affichage pour le vendeur et d'un bouton d’achat pour chaque acheteur. Elle a servi d'exemple pour d'autres criées (Port de Bouc, Arcachon, etc.), Il s'agit d'enchères descendantes et remontantes partir d'un prix relatif de départ (souvent celui de vente de la veille).

Elle fut la première à gérer en temps réel l'encours des acheteurs (en montant avec délai de paiement) puis le système de vente a continué d’être amélioré, notamment en 2009 en offrant la possibilité de faire remonter les enchères, afin de garantir le prix le plus juste, avec une cadence rapide de 700 lots à l'heure. Pour l'achat à distance, la criée a mis en place l'achat programmé en temps réelle ou en temps différé suite à de nouvelles réglementations Le vendeur, après avoir qualifié un lot (nom du navire, de l’espèce, de la taille, la qualité, le jour de la pêche, etc.), attribue un prix de départ pour les enchères.

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Le lot est alors présenté à la vente : le prix diminue. Les acheteurs, équipés de télécommande, acquièrent le lot en appuyant sur le bouton d'achat : ainsi le produit est attribué au plus offrant. Si il y a égalité entre 2 ou plusieurs acheteurs, le prix remonte. Le lot est vendu au plus offrant. Car la Criée de Sète a beaucoup de succès avec ses produits frais. On peut y trouver 90 espèces dont merlus, Daurades et poulpes.... Pour acheter, pas besoin d'agrément, il faut juste une caution. Que l'on soit Restaurateur, Mareyeur, Poissonnier, détaillant, de Sète ou d'ailleurs l'on peut s'inscrire et opter pour une option d'achat. La plupart des villes de France sont desservies avec 3 sociétés de transport pour les acheteurs à distance. En cas de « collision », c’est-à-dire si plusieurs acheteurs veulent un lot au même prix : l'enchère devient montante (le prix remonte). L'acheteur qui appuie le plus longtemps sur son bouton d'achat remporte l’enchère, à un prix plus élevé.

Ce principe de vente à la particularité de permettre une cadence de vente très rapide. Ainsi, la halle à marée de Sète vend par heure, pour un total d'environ 2000 lots par jours. La qualité et la fraîcheur des produits vendus sont ainsi garanties.

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Pour répondre aux besoins des pêcheurs et des acheteurs, la criée de Sète vend la production par lots qui sont identifiés. Dès qu'ils ont été triés, les produits de la pêche sont déposées en chambre de congélation et sont proposées dans des bacs de 30 l. Une fois la vente effectuée, les lots seront couverts de glace, préparées pour les acheteurs qui n'auront plus qu'à récupérer les lots achetés sur des palettes. Pas de temps perdu, que des produits frais. Car le port de pêche de Sète c'est le port d'attache d'une flotte diversifiée : des thoniers, plus de 17 chalutiers qui ramènent 200 jours par an, maximum, entre 500 kg et 1 tonne de poissons, chacun.

Mais quotidiennement, la criée vend le produit de la pêche des chalutiers ainsi que plus d'une cinquantaine de petits métiers. Il faut savoir que les patrons pêcheurs sétois sont organisés :

En prud’homie : spécificité méditerranéenne. A la tête de la prud’homie sont élus des prud’hommes pour des mandats de 3 ans (2 prud’hommes par type de métier : thonier, chalutier, petits métiers) avec à leur tête un prud’homme Major. Ceux-ci jugent des différends et des contestations qui naissent entre pêcheurs dans l’exercice de leur métier, sans qu’il y ait lieu de faire un procès.cri

En coopératives maritimes : d’avitaillement et de matériel, mais aussi en coopérative maritime de pêche. Ces coopérations permettent aux professionnels de pouvoir répondre à leur besoins collectifs et favorisent un fonctionnement optimal de leurs professions par une centralisation des achats

En organisation de producteurs : la Sa.Tho.an. A un rôle de porte-parole/représentation politique auprès des partenaires institutionnels, gestion des quotas de pêches pour le thon rouge, aide à la valorisation des produits de la pêche, aide dans la recherche d’innovation des techniques de pêche.

Il faut savoir que Sète a vécu une époque de gloire pour la pêche dans les années 95 avec 21 millions d'euros de vente, du poisson et de nombreux chalutiers. Avec la raréfaction des espèces, avec les contraintes européennes, après des difficultés, il semblerait que le monde de la pêche devienne plus optimiste. Tous produits confondus la moyenne des prix est de 5€ par Kilo, à la criée qui tourne à 11 millions d'euros par an.

La criée propose donc, le plus souvent, des produits issus de la pêche artisanale. Les bateaux inscrits en criée ne sortent qu’à la journée, ce qui permet de présenter à la vente des produits de grande qualité et de fraîcheur exceptionnelle. En principe les produits les plus vendus en criée sont : Merlu, Baudroie (lotte), Daurade, Poulpe, Rouget, Anchois, Encornet/calamar, Capelan, Sole, Loup (bar).

Grâce à son emplacement singulier, entre mer et étang, certains produits ont une saisonnalité bien marquée. Aux mois d’octobre et novembre, les poissons sortent de l’étang de Thau pour aller frayer au large, après s'être engraissé pendant quelques mois. Le plus connu des poissons pratiquant cette migration est la daurade.

L’offre est alors forte en criée pour ce produit. Le retour dans l’étang de ces poissons a lieu courant Août. Les poissons ont alors passé du temps en mer et reviennent s'engraisser dans l'étang.

Le printemps est la saison des sars, produit recherché par les restaurateurs. Il s'agit d'un poisson réputé pour la finesse de sa chair.

De façon générale il y a un pic d’apport, toutes espèces confondues, à l’automne, c'est à dire de mi-septembre à mi-décembre.

Pour le thon rouge, c'est particulier. Les thoniers senneurs et des petits métiers sétois pêchent le thon rouge dans le strict respect de la réglementation internationale. Ainsi leurs saisons de pêche sont encadrées par des arrêtés ministériels, des observateurs sont embarqués sur les senneurs, les contrôles en mer et à quais sont quotidiens, etc. Chaque année, le comité scientifique de l'ICCAT fixe les quotas de pêche en fonction de l'état du stock de thon rouge. Chaque thon pêché est identifié par une bague de marquage attachée au niveau de la queue du poisson. Cette bague gage que le poisson a bien été pêché dans le total respect de la règlementation. Grâce à la mise en place de ces quotas de pêche et à leur respect, les stocks de thon rouge sont aujourd'hui reconstitués. Les pêcheurs, senneurs et petits métiers, sont les premiers impactés par cette évolution. La pérennité de leur métier est ainsi assurée. La marque collective Thon Rouge de Ligne est une preuve de la prise de conscience des pêcheurs et de leur volonté de s'engager dans une pêche durable et responsable.

Actuellement la criée de Sète accueille quotidiennement plus de 40 acheteurs. (ouverte entre 15 h 30 et 19 h, à l'heure à laquelle les bateaux sont de retour de la pêche). La première moitié est constituée de détaillants et la seconde de grossistes et courtiers. Une fois les lots achetés, ils sont pris en charge par les acheteurs eux-mêmes ou par des sociétés de transport spécialisés dans les produits de la mer. La qualité des produits vendus est ainsi conservée, ce qui permet aux acheteurs de la criée d'expédier à leur clientèle des produits pêchés le jour même.

Une autre vente possible, celle sur sur convoyeur de bacs de 30 litres (un bac = un lot) avec vente en chambre froide de palette de plusieurs bacs 30 l ou de plusieurs caissettes (dédiées au poisson pélagique). Ce système permet de répondre à la demande des mareyeurs et courtiers en matière de vente de poisson pélagique dont le marché s’organise autour de lots de plus d'une centaine de kilos. Cela permet par ailleurs de fluidifier la vente de poisson sur convoyeur en cas de forte prise d’une seule et même espèce (bogue, capelan, maquereau, daurade).

On le voit, tout en s'adaptant aux contraintes et aux lois, la criée fait au mieux en respectant les lois et en essayant de tenir compte de la protection des espèces, pour garantir aux pécheurs avec les nombreux petits métiers des revenus convenables. Il en va de la bonne santé de la pêche à Sète.

LA ONZIÈME ÉDITION DES ASSISES DE LA PÊCHE ET DES PRODUITS DE LA MER

LA ONZIÈME ÉDITION

DES ASSISES DE LA PÊCHE ET DES PRODUITS DE LA MER

SE TIENDRA À SAINT-POL-DE-LÉON / ROSCOFF

 

Organisées par le pôle mer du groupe Ouest-France, les Assises de la pêche et des produits de la mer se tiendront cette année en Bretagne, avec le soutien de la Région Bretagne et du département du Finistère.

 

Rendez-vous LES 5 et 6 novembre 2020 À SAINT-POL-DE-LÉON / ROSCOFF

pour cette nouvelle édition.

 Visant à réunir l’ensemble des acteurs de la filière pèche, de la production à la distribution en passant par la transformation, nous comptons sur votre présence pour participer aux débats et favoriser les échanges networking. Des informations plus détaillées sur le programme et le déroulé de l'événement vous seront communiquées très prochainement.

paimpCapturePour plus d'informations

Une application pour les pêcheurs comme les plaisancier naturalistes

 

Mise en service en 2019, l’application ECHOSEA vient d’être mise a jour dans le cadre du projet SHARKGUARD.

La Version 2020 regroupe les innovations suivantes :

  • accès aux cartes météo en temps réel (vents, houle, courant, …)
  • fiches especes détaillées et complétées
  • Intégration de la version Android sur Google Play
  • Amélioration de l’application

Elle est disponible ici :

  • APPLE STORE :  ICI 
  • GOOGLE PLAY : ICI

Vers la création d'un réseau d'observation lagunaire

La lagune de Thau, berceau des activités conchylicoles et de pêche, est un écosystème complexe. Pour lutter contre l’eutrophisation du milieu et se conformer aux objectifs de la directive cadre européenne sur l’eau, d’importants travaux ont été réalisés dans les années 2000 pour réduire les apports issus des stations d’épuration et les incidents sur les réseaux.

Ces investissements ont porté leurs fruits et la lagune est aujourd’hui en passe d’atteindre le bon état écologique. Pour autant, d’autres problématiques se font jour, corollaires du fonctionnement de ce milieu naturel et du réchauffement climatique : diminution des apports en eau douce, hausse des températures, diminution des stocks d’espèces comme la clovisse, la palourde, les bibis…, apparition d’espèces invasives comme le crabe bleu, excès de salinité…

Pour comprendre ces évolutions, le SMBT va créer un Réseau d’Observation Lagunaire. Véritable banque de données écosystémiques, ce réseau agrégera les données acquises dans le cadre d’une gestion intégrée de la lagune, associant écologie, risques sanitaires et production conchylicole. Les informations recueillies dans ce ROL seront croisées avec des données provenant des partenaires scientifiques et des données liées aux élevages conchylicoles fournies par les professionnels eux-mêmes, qui seront partie prenante du réseau.

Ce ROL devrait permettre, à termes, d’orienter les pratiques d’élevage, gérer les flux d’azote et de phosphore, évaluer l’état écologique de la lagune, étudier les apports en eau douce… Sa construction s’inscrit dans la continuité du programme Capathau. Porté par l’Université de Montpellier avec le soutien de nombreux partenaires, Capathau a permis de mieux appréhender la capacité trophique de la lagune et d’élaborer différents scénarios d’apports en nutriments et de mesurer leurs impacts sur les productions conchylicoles et l’état biologique du milieu sur la base d’années sèches et d’années pluvieuses.

Pour piloter cet observatoire participatif, où seront impliqués les conchyliculteurs mais aussi des scientifiques et de nombreux partenaires, le SMBT vient de recruter Romain Pete, chercheur en écologie marine et modélisation, qui était déjà chef d’orchestre du projet Capathau.

Étalée sur trois ans (de 2020 à 2023) et estimée à 189 000 euros, cette opération fera l’objet de deux enveloppes distinctes. Une de 69 000 euros (60 000 euros de salaires et 9000 euros de frais de gestion) couvrant les interactions avec les professionnels, le suivi d’études et d’expérimentations, qui sera financée par le fonds européen pour la pêche et l’aquaculture (40%), la Région (40%) et le SMBT (20%). Et la seconde de 120 000 euros (dont 2/3 de salaires) allouée aux aspects techniques de modélisation et d’innovation, qui sera prise en charge par le programme d’investissements d’avenir PIA3 (50%), la Région (30%) et le SMBT (20%). Cette action s’inscrit dans le Défi 2 du DLAL Feamp : « développer des pratiques novatrices ou innovantes dans les activités halieutiques ».

Source : actualité du DLAL FEAMP sur Thau et sa bande côtière

La marque « Méditerranée sauvage » hisse la grand voile

En 2018, l’organisation de producteurs SA.THO.AN, qui regroupe une centaine de pêcheurs du Golfe du Lion, a créé la marque collective « Méditerranée sauvage ». Répondant à différents critères (fraîcheur, espèce, zone de pêche, navire), cette marque vise à promouvoir les produits issus de la pêche locale (entiers ou transformés) et les partenaires, notamment les restaurateurs, qui les commercialisent. Afin d’élargir l’impact de ce logo, ses modalités d’utilisation vont être modifiées et élargies. L’idée est de pouvoir ouvrir l’adhésion jusqu’à présent réservée aux pêcheurs. Les mareyeurs, restaurateurs, criées et poissonniers, dont l’engagement fera l’objet de contrôles réguliers, pourraient en bénéficier. La communication autour de la marque et de son site (https://mediterranee-sauvage.fr/) va aussi être intensifiée sur les réseaux sociaux et dans les manifestations. Une campagne agrémentée des shootings photographiques personnalisés qui seront réalisés auprès des restaurants partenaires.

Estimée à 16000 euros, l’opération, étalée de mars à décembre 2020, est financé par le fonds européen pour la pêche et l’aquaculture (40%), par la Région (entre 20% et 27%), le Département (entre 13% et 20%) et le CRCM (20%). Cette action s’inscrit à la fois dans le Défi 1 du DLAL Feamp : « augmenter la valeur ajoutée des produits locaux » et dans le Défi 3 : « faire connaître et mettre en valeur les métiers et les produits d’un territoire d’eaux ».

Le Syndicat mixte a été désigné à la demande des professionnels structure porteuse du GALPA Thau et sa bande côtière de Frontignan à Agde. Il est chargé d’animer et de coordonner la démarche au plan local. Il aide les porteurs de projet à solliciter les fonds FEAMP et autres aides extérieures complémentaires. Il assiste le porteur de projet dans l’élaboration de sa fiche projet.

Le DLAL FEAMP sur Thau et sa bande côtière

Innover, diversifier, coopérer et valoriser

La dynamique impulsée depuis 2017 sur le territoire de Thau et sa bande côtière grâce au fonds européens du DLAL Feamp se confirme. A ce jour, pas moins de 26 projets ont pu bénéficier de ces aides européennes dédiées aux affaires maritimes et à la pêche. Avec des subventions à hauteur de 40%, l'enveloppe de 685 783 euros allouée pour la période 2014-2021 a été consommée à 82% (soit 585 004 euros). En ajoutant les contributions des autres collectivités et porteurs de projets, ce sont près d'1,4 millions d'euros qui auront été injectés dans la pêche et les cultures marines. Les cinq dernières opérations, validées en comité de sélection et de pilotage le 4 février, portent sur l'animation d'un contrat pour la filière conchylicole, la création d'un réseau d'observation lagunaire, un projet de valorisation des métiers de la mer et de la lagune auprès des collégiens, le lancement d'une étude prospective sur la mytiliculture en mer et un coup d'accélérateur donné à la marque « Méditerranée sauvage ».

En savoir plus

PÊCHE DU THON ROUGE À LA SENNE : Fin de campagne 2020

PÊCHE À LA SENNE DU THON ROUGE EN MÉDITERRANÉE :

UN POISSON AU RENDEZ-VOUS CONFIRMANT LA RECONSTITUTION DU STOCK

Alors que la saison de pêche à la senne du thon rouge en Méditerranée n’est pas encore terminée, plus de la moitié des thoniers senneurs de l’organisation de producteurs SATHOAN sont revenus dans leurs ports d’attache après avoir atteint les quotas alloués à chacun. La profession constate ainsi la vitalité du stock dont le rétablissement est aujourd’hui indiscutable, comme l’a récemment confirmé le dernier rapport du comité scientifique de la Commission Internationale de Conservation des Thonidés de l’Atlantique.

  

 La saison de pêche du thon rouge à la senne, engagée le 26 mai et devant se clôturer le 1erjuillet 2020, montre des poissons au rendez-vous traduisant la reconstitution progressive du stock, comme la nouvelle évaluation scientifique du Comité Permanent pour la Recherche et les Statistiques (SCRS) de la Commission Internationale de Conservation des Thonidés de l’Atlantique (ICCAT) l’a confirmé lors de ses travaux en mai 2020.

Les conditions de cette reconstitution sont la résultante d’un plan de restauration dans lequel une politique ambitieuse de contrôles a été mise en œuvre, et qui est aujourd’hui poursuivie dans le cadre du plan de gestion sous l’égide de l’ICCAT depuis 2019 et dont la profession respecte strictement les règles.

Celle-ci se réjouit de la confirmation, par les études scientifiques et les observations des pêcheurs en situation de pêche, du maintien d’une ressource en abondance et continue à plaider pour des quotas raisonnables, sans augmentation qui ne soit pas en accord avec les avis scientifiques :

•pour garantir sur le long terme une exploitation soutenable du stock ;

•pour maintenir un équilibre entre l’offre et la demande et permettre le maintien d’un prix du marché juste et équitable, avec des prix à la première vente pour le marché à destination du grossissement autour des 10 € le kg (très loin des prix exorbitants souvent fantasmés et colportés à l’endroit de ce marché, alors que ces prix sont de surcroît bien inférieurs cette année).

La filière du thon rouge pêché à la senne s’avère une méthode de production fiable sur le plan économique, employant plus de 350 marins, souvent propriétaires de petits métiers.

Sur le plan écologique, il s’agit de prélèvement de poissons sauvages adultes qui se sont déjà reproduits à de nombreuses reprises (de plus de 100 kg). La technique de la senne n’a d’autre part pas d’impact sur le reste de la faune marine (mammifères marins, raies,requins, tortues, oiseaux...).

 

SOURCE : SOCIETE COOPERATIVE MARITIME DES PECHEURS DE SETE MOLE - ORGANISATION DES PRODUCTEURS SA.THO.AN29 Promenade JB Marty - 34 200 SETE - Tel : 04 67 46 04 15 - Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - www.sathoan.f

Les premiers thoniers senneurs méditerranéens sont de retour après leur campagne dans les Baléares

Thunnus, Tuna, Fish, Bigeye Tuna, Obesus

A part une journée de mauvais temps, tout s’est bien passé. Seul problème, l’impact de la pandémie sur le prix de vente du Thunnus Thynnus (ou thon rouge de l'atlantique) : il pourrait être divisé par deux ! Les armateurs se consolent : le virus n’a pas eu raison des équipages.Le capitaine en second du « Ville d’Agde IV », Sébastien Fortassier, est soulagé : en pleine pandémie de coronavirus, il a pu mener une campagne presque normale.  Le thonier senneur de 40 mètres avait quitté le Grau d’Agde (Hérault) le 24 mai, pour démarrer la campagne comme prévu le 26 mai.
 
Au vu de la profusion de thons sur place, nul besoin de s’éterniser sur la zone jusqu’au 1er juillet - date de la fin de la campagne 2020 - car les thoniers ont rapidement atteint leurs quotas.  L’équipage agathois a pu rentrer le mardi 2 juin, soit seulement dix jours après son départ.

Tout savoir sur : https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/sete/sete-premiers-thoniers-senneurs-mediterraneens-sont-retour-