Pêche

Pêche et conchyliculture : le bassin de Thau et sa bande côtière à Marennes Oléron

 
Pêche et conchyliculture : le bassin de Thau et sa bande côtière à Marennes Oléron
 

Les Groupes d'Actions Locaux liés à la mise en oeuvre des actions du DLAL FEAMP (Fonds européens pour les affaires maritimes et la pêche) dont fait partie le SMBT se sont réunis mi- avril à Marennes-Oléron pour échanger sur l'état d'avancement de ce programme, ses forces et faiblesses, les retombées pour les filières et les territoires ainsi que sur les perspectives pour fin 2020. Un journal spécial a été créé pour l'occasion où chaque groupe local a été invité à mettre en lumière un projet sur son territoire. Sur Thau et sa bande côtière, c'est le projet SAS terre et mer de création d'une entreprise d'insertion à la Criée d'Agde qui a été présenté.  

 
 
 

Assises de la pêche et des produits de la mer

 

CONNAISSEZ-VOUS LES THÉMATIQUES 2019 ?

 

 

Les 12 et 13 septembre prochains, les acteurs de la pêche et des produits de la mer se réuniront à Granville pour deux journées majeures pour l'ensemble de la filière. 6 thématiques principales seront abordées dans le cadre des tables rondes :

  • « Des innovations pour valoriser la matière première »
    L’importance des labellisation, l’utilisation des déchets, des coproduits et de certains rejets : une meilleure valorisation de la matière première est plus que jamais cruciale pour l’avenir des filières.

     
  • « Les aquacultures croisées »
    Les associations de différentes aquacultures complémentaires peuvent tout à la fois être bénéfiques sur le plan environnemental et sur le plan économique.

     
  • « Prendre en compte l’impact environnemental des filières »
    Les acteurs des filières pêche et produits de la mer sont bien placés pour analyser, puis prendre des mesures, afin de gérer leur impact environnemental.

     
  • « Flottes, formation, commercialisations : les problématiques spécifiques de l’Outre-mer »
     
  • « Rentrer dans le métier : la parole aux jeunes »
    Alors que les problématiques de recrutement, d’attractivité, se posent de manière de plus en plus aigüe, donner la parole à des jeunes qui s’apprêtent ou viennent de rentrer dans le métier, afin de tenter de dépasser les incompréhensions générationnelles.

     
  •  « Répondre aux attaques contre l’image des filières »
    Qu’il s’agisse de la presse écrite, audiovisuelle ou des réseaux sociaux, les légitimes préoccupations environnementales débouchent parfois sur des attaques violentes et disproportionnées contre la pêche ou les produits de la mer. Des attaques désormais régulières qui nécessitent de savoir y répondre, à court comme à long terme.

 

Et vous, que ferez-vous les 12 et 13 septembre ?

 

Je participe à l'édition 2019Innovation - Aquaculture - Environnement - Outre-mer - Emploi

Assises de la Pêche et des produits de la mer

Le rendez-vous des professionnels de la pêche : 12 & 13 septembre 2019 à Granville.

 

Inscription en ligne ouverte

Chaque année depuis 2010, les Assises de la pêche et des produits de la mer réunissent l'ensemble des acteurs de la filière pêche, de la production à la distribution en passant par la transformation. Pendant deux jours, des centaines de décideurs issus des secteurs public et privé se retrouvent afin d'aborder les enjeux qui les concernent, partager leurs expériences et apporter leur vision.

 

En 2018, les Assises de la pêche et des produits de la mer, qui se sont déroulées pour la première fois sur les bords de la Méditerranée, à Sète, avaient réuni plus de 400 professionnels et près de 50 intervenants. L'édition 2019 des Assises de la pêche et des produits de la mer se déroulera en Normandie à Granville, les 12 et 13 septembre.

La Pêche et les produits de la mer : une filière d'excellence pour la Normandie.

  • 1e région française en production conchylicole ainsi que pour les coquillages et la production de saumon d'élevage.
  • 2e région française pour la pêche maritime avec 628 bateaux et 2 200 marins.
  • Au total, la pêche et l'aquaculture représentent plus de 24 000 emplois directs et indirects.

La Ville de Granville est le 1er port coquiller de France en tonnage (9 940 tonnes de poissons et coquillages en 2015 pour un montant total de 17,5 millions d'euros)

Granville Terre & Mer Communauté de Communes accueille 52 navires, 200 marins, 41 exploitants en conchyliculture (200 emplois en équivalent temps plein pour un chiffre d'affaires de 11 millions d'euros) et une usine de transformation « Granvilmer », coopérative réunissant 220 bateaux adhérents.

Un rendez-vous ouvert à tous les acteurs de la filière de la pêche et des produits de la mer : les producteurs et organisations de producteurs, les mareyeurs, les entreprises de transformation, le secteur de la distribution (grossistes, GMS, restauration collective, restauration, groupements de poissonneries...), les entreprises de services (conseil, certification, services financiers...), les administrations françaises et européennes, les collectivités locales ainsi que les organisations non gouvernementales.

 

Les grandes thématiques qui seront débattues durant les deux journées de réflexions sous forme de conférences, tables-rondes, ateliers :

  • « Des innovations pour valoriser la matière première » L'importance des labellisations, l'utilisation des déchets, des coproduits et de certains rejets : une meilleure valorisation de la matière première est plus que jamais cruciale pour l'avenir des filières.
  • « Les aquacultures croisées » Les associations de différentes aquacultures complémentaires peuvent tout à la fois être bénéfiques sur le plan environnemental et sur le plan économique.
  • « Prendre en compte l'impact environnemental des filières » Les acteurs des filières pêche et produits de la mer sont bien placés pour analyser, puis prendre des mesures, afin de gérer leur impact environnemental.
  • « Flottes, formations, commercialisations : les problématiques spécifiques de l'Outre-mer »
  • « Rentrer dans le métier : la parole aux jeunes » Alors que les problématiques de recrutement, d'attractivité, se posent de manière de plus en plus aigüe, donner la parole à des jeunes qui s'apprêtent ou viennent de rentrer dans le métier, afin de tenter de dépasser les incompréhensions générationnelles.
  • « Répondre aux attaques contre l'image des filières » Qu'il s'agisse de la presse écrite, audiovisuelle ou des réseaux sociaux, les légitimes préoccupations environnementales débouchent parfois sur des attaques violentes et disproportionnées contre la pêche ou les produits de la mer. Des attaques désormais régulières qui nécessitent de savoir y répondre, à court comme à long terme.

 

Les inscriptions sont ouvertes depuis le site www.assisesfilierepeche.com

Tarifs de 130 €/ HT jusqu'au 20 mai 2019

VALDORA : Un projet de valorisation des DORADES de dévalaison.

valDorades vivier (Copier)

 

Il y a quelques jours se tenait, au lycée de la Mer de Sète, une réunion concernant le bilan du projet VALDORA qui consiste à conserver vivantes des dorades capturées au moment de leur migration saisonnière en octobre.

"Les apports en poissons pêchés sont, à cette période, très importants sur les criées et trois pêcheurs professionnels ont décidé depuis l’an dernier de conserver un certain nombre de dorades vivantes pour en décaler la vente en décembre, au moment des fêtes. C’est un choix audacieux."

 L’an dernier les trois comparses (Robert Rumeau, Denis Talano et Kevin Henri) soutenus par des institutions (le Cépralmar comme porteur du projet) ainsi que par des élèves du lycée de Mer ont mis sur pieds leurs techniques de capture, de transfert et de conservation dans des viviers de l’entreprise « Murex Coquillages » de Sète.valVivier Murex (Copier)

 Après quelques rectifications quant à la méthode de capture mais aussi quelques créations, dont le système novateur de la cage associée au filet traditionnel, le projet a été relancé cette année encore.

 La problématique, pour rendre le projet rentable, a été de faire en sorte que ces poissons soient considérés comme « sauvage » car non nourris durant leur conservation. Ce qui fut fait.

Cette année, aucune nourriture n’a été donnée aux dorades durant les trois mois de vivier. De plus, selon le cahier des charges, il n’a été administré aucun traitement durant cette période de captivité.

 A la différence de la première tentative, il y a eu cette fois-ci peu de mortalité, de l’ordre de 4%.

 A la fin de cette période de captivité, aidés par les services de l’Ifremer de Palavas, les pêcheurs ont eu le plaisir de constater que les pertes en poids des dorades étaient insignifiantes, de l’ordre en moyenne de 3,5%.valdCage dorade Robert (Copier)

 Pour l'année 2018, cette pêche a concerné 60 individus de 256g à 976g.

 L’abattage avant les ventes en criées de Sète et d’Agde a été réalisé de manière « classique » pour une vente, cette année, de 170kg.

Valdora pesage (Copier)

 Comme l’an dernier, les prix fluctuent selon les apports du jour mais globalement les prix des grosses dorades ont tourné autour de 17 euros, soit entre 12 et 29 euros le kg.

 "Après de tels résultats plutôt encourageants, une ou plutôt des questions demeurent, celle, entre autre, de la rentabilité d’une telle pêche. Car s’il y a une volonté de pérenniser cette technique, il va bien falloir investir dans du matériel dont les cages avec un prix à l’unité avoisinant les 4.000 euros HT. Mais aussi envisager l’aménagement d’un site dédié pour conserver les poissons. Toutes ces questions restent encore en suspens et devront être tranchées par les professionnels eux-mêmes soutenus par leurs partenaires."

Des partenaires nombreux : le Cépralmar;, l’Ifremer, les poissons du Soleil, le Lycée de la Mer, l’association Valdora.

Et des partenaires financiers : l’Europe, l’Union Européenne, le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, la Région Occitanie, le Département de l’Hérault, Sète Agglopôle.

 Autre amélioration à envisager dans le cadre d’une meilleure rentabilité, monter la possibilité des charges en vivier supérieur à 15kg/m3.

 Toutes ces questions devront trouver réponse mais en attendant les 3 professionnels se disent satisfaits et se proposent de renouveler cette technique de pêche l’an prochain et peut-être même de l’étendre à une autre espèce de poissons fréquentant les eaux de l’étang de Thau, le loup.

 Jean-Marc ROGER.

 

 

 

 

 

Immersion dans la criée de Sète

La criée de Sète a été construite en 1966. Elle est le fruit de l’imagination de l’architecte Jean LE COUTEUR à la demande de l'ex CCI de Sète, alors gestionnaire du port.criDSC_0309 (16)

Jean Le Couteur est l’urbaniste et l’architecte en chef de la station balnéaire du Cap d’Agde, issu du projet interministériel décidé par le général de Gaulle pour l’aménagement du littoral du Languedoc-Roussillon.

Ce jeudi 20 juillet, la Région Occitanie Languedoc-Pyrénées qui a en charge le Port de Sète-Frontignan Méditerranée proposait une visite de la criée commentée par son Directeur des quais de débarquements au départ des lots retenus par les acheteurs du jour. La criée peut être visitée quelquefois au moment de la vente via l’Office du tourisme de Sète.

La particularité de Le Couteur ayant été une prédilection pour l’utilisation du béton en s’inspire également des lieux pour la réalisation de ce monument, la criée de Sète s'inspire de l'envol d'une mouette, oiseau emblématique d’un port de pêche. Le port de Sète est le 1er port de pêche de méditerranée française et le 20ème en France sur 43 ports. Afin de répondre aux besoins des professionnels de la pêche, il est équipé de structures et d’infrastructures spécifiques : une halle à marée et du matériel permettant la mise en vente des produits de la mer conformément aux différentes dispositions réglementaires ainsi que l’accueil de ses clients des quais d’amarrage, avec alimentation en fluides et zone de stockage d’équipement, dédiés aux professionnels de la pêche. Une aire de carénage pour des navires allant jusqu’à 180 tonnes. Un système de production et de vente de glace paillette alimentaire.

La criée emploie 8 salariés permanents et quelquefois des intérimaires sur le site. Elle est une criée publique et son statut juridique est un établissement public à caractère administratif.

Le port de pêche a la particularité d’être dans le centre-ville de Sète, résultat de la culture de l’activité halieutique de la ville depuis plusieurs siècles. Cela est pratique dans ce sens mais pose de multiples problèmes aux acheteurs qui sont pris plusieurs fois dans la journée, dans le flot de la circulation. Comme le précise le Directeur "L'idée fera peut-être son chemin mais le premier essai a eu pour résultat un centre de traitement surtout réservé aux ostréiculteurs, entre Sète et Frontignan." Il s'agit d’une zone d’activité, située dans la ZIFMar, sur laquelle cohabitent des établissements conchylicoles, aquacoles, mareyeurs, centre de congélation, transporteurs ou encore une pépinière d’entreprise. Une partie des terrains de cette zone est alimentée en eau de mer brute. Les lots sont attribués suite à des appels à projet à des établissements travaillant les produits de la mer.

Quant à la criée, dès 1967, celle de Sète a été une vitrine du savoir-faire en matière de vente aux enchères des produits de la mer. Première criée d'Europe à être informatisée en 1967. Les enchères ne se font plus à la voix et à la main levée mais à l'aide d'un écran d’affichage pour le vendeur et d'un bouton d’achat pour chaque acheteur. Elle a servi d'exemple pour d'autres criées (Port de Bouc, Arcachon, etc.), Il s'agit d'enchères descendantes et remontantes partir d'un prix relatif de départ (souvent celui de vente de la veille).

Elle fut la première à gérer en temps réel l'encours des acheteurs (en montant avec délai de paiement) puis le système de vente a continué d’être amélioré, notamment en 2009 en offrant la possibilité de faire remonter les enchères, afin de garantir le prix le plus juste, avec une cadence rapide de 700 lots à l'heure. Pour l'achat à distance, la criée a mis en place l'achat programmé en temps réelle ou en temps différé suite à de nouvelles réglementations Le vendeur, après avoir qualifié un lot (nom du navire, de l’espèce, de la taille, la qualité, le jour de la pêche, etc.), attribue un prix de départ pour les enchères.

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Le lot est alors présenté à la vente : le prix diminue. Les acheteurs, équipés de télécommande, acquièrent le lot en appuyant sur le bouton d'achat : ainsi le produit est attribué au plus offrant. Si il y a égalité entre 2 ou plusieurs acheteurs, le prix remonte. Le lot est vendu au plus offrant. Car la Criée de Sète a beaucoup de succès avec ses produits frais. On peut y trouver 90 espèces dont merlus, Daurades et poulpes.... Pour acheter, pas besoin d'agrément, il faut juste une caution. Que l'on soit Restaurateur, Mareyeur, Poissonnier, détaillant, de Sète ou d'ailleurs l'on peut s'inscrire et opter pour une option d'achat. La plupart des villes de France sont desservies avec 3 sociétés de transport pour les acheteurs à distance. En cas de « collision », c’est-à-dire si plusieurs acheteurs veulent un lot au même prix : l'enchère devient montante (le prix remonte). L'acheteur qui appuie le plus longtemps sur son bouton d'achat remporte l’enchère, à un prix plus élevé.

Ce principe de vente à la particularité de permettre une cadence de vente très rapide. Ainsi, la halle à marée de Sète vend par heure, pour un total d'environ 2000 lots par jours. La qualité et la fraîcheur des produits vendus sont ainsi garanties.

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Pour répondre aux besoins des pêcheurs et des acheteurs, la criée de Sète vend la production par lots qui sont identifiés. Dès qu'ils ont été triés, les produits de la pêche sont déposées en chambre de congélation et sont proposées dans des bacs de 30 l. Une fois la vente effectuée, les lots seront couverts de glace, préparées pour les acheteurs qui n'auront plus qu'à récupérer les lots achetés sur des palettes. Pas de temps perdu, que des produits frais. Car le port de pêche de Sète c'est le port d'attache d'une flotte diversifiée : des thoniers, plus de 17 chalutiers qui ramènent 200 jours par an, maximum, entre 500 kg et 1 tonne de poissons, chacun.

Mais quotidiennement, la criée vend le produit de la pêche des chalutiers ainsi que plus d'une cinquantaine de petits métiers. Il faut savoir que les patrons pêcheurs sétois sont organisés :

En prud’homie : spécificité méditerranéenne. A la tête de la prud’homie sont élus des prud’hommes pour des mandats de 3 ans (2 prud’hommes par type de métier : thonier, chalutier, petits métiers) avec à leur tête un prud’homme Major. Ceux-ci jugent des différends et des contestations qui naissent entre pêcheurs dans l’exercice de leur métier, sans qu’il y ait lieu de faire un procès.cri

En coopératives maritimes : d’avitaillement et de matériel, mais aussi en coopérative maritime de pêche. Ces coopérations permettent aux professionnels de pouvoir répondre à leur besoins collectifs et favorisent un fonctionnement optimal de leurs professions par une centralisation des achats

En organisation de producteurs : la Sa.Tho.an. A un rôle de porte-parole/représentation politique auprès des partenaires institutionnels, gestion des quotas de pêches pour le thon rouge, aide à la valorisation des produits de la pêche, aide dans la recherche d’innovation des techniques de pêche.

Il faut savoir que Sète a vécu une époque de gloire pour la pêche dans les années 95 avec 21 millions d'euros de vente, du poisson et de nombreux chalutiers. Avec la raréfaction des espèces, avec les contraintes européennes, après des difficultés, il semblerait que le monde de la pêche devienne plus optimiste. Tous produits confondus la moyenne des prix est de 5€ par Kilo, à la criée qui tourne à 11 millions d'euros par an.

La criée propose donc, le plus souvent, des produits issus de la pêche artisanale. Les bateaux inscrits en criée ne sortent qu’à la journée, ce qui permet de présenter à la vente des produits de grande qualité et de fraîcheur exceptionnelle. En principe les produits les plus vendus en criée sont : Merlu, Baudroie (lotte), Daurade, Poulpe, Rouget, Anchois, Encornet/calamar, Capelan, Sole, Loup (bar).

Grâce à son emplacement singulier, entre mer et étang, certains produits ont une saisonnalité bien marquée. Aux mois d’octobre et novembre, les poissons sortent de l’étang de Thau pour aller frayer au large, après s'être engraissé pendant quelques mois. Le plus connu des poissons pratiquant cette migration est la daurade.

L’offre est alors forte en criée pour ce produit. Le retour dans l’étang de ces poissons a lieu courant Août. Les poissons ont alors passé du temps en mer et reviennent s'engraisser dans l'étang.

Le printemps est la saison des sars, produit recherché par les restaurateurs. Il s'agit d'un poisson réputé pour la finesse de sa chair.

De façon générale il y a un pic d’apport, toutes espèces confondues, à l’automne, c'est à dire de mi-septembre à mi-décembre.

Pour le thon rouge, c'est particulier. Les thoniers senneurs et des petits métiers sétois pêchent le thon rouge dans le strict respect de la réglementation internationale. Ainsi leurs saisons de pêche sont encadrées par des arrêtés ministériels, des observateurs sont embarqués sur les senneurs, les contrôles en mer et à quais sont quotidiens, etc. Chaque année, le comité scientifique de l'ICCAT fixe les quotas de pêche en fonction de l'état du stock de thon rouge. Chaque thon pêché est identifié par une bague de marquage attachée au niveau de la queue du poisson. Cette bague gage que le poisson a bien été pêché dans le total respect de la règlementation. Grâce à la mise en place de ces quotas de pêche et à leur respect, les stocks de thon rouge sont aujourd'hui reconstitués. Les pêcheurs, senneurs et petits métiers, sont les premiers impactés par cette évolution. La pérennité de leur métier est ainsi assurée. La marque collective Thon Rouge de Ligne est une preuve de la prise de conscience des pêcheurs et de leur volonté de s'engager dans une pêche durable et responsable.

Actuellement la criée de Sète accueille quotidiennement plus de 50 acheteurs. (ouverte entre 15 h 30 et 19 h, à l'heure à laquelle les bateaux sont de retour de la pêche). La première moitié est constituée de détaillants et la seconde de grossistes et courtiers. Une fois les lots achetés, ils sont pris en charge par les acheteurs eux-mêmes ou par des sociétés de transport spécialisés dans les produits de la mer. La qualité des produits vendus est ainsi conservée, ce qui permet aux acheteurs de la criée d'expédier à leur clientèle des produits pêchés le jour même.

Une autre vente possible, celle sur sur convoyeur de bacs de 30 litres (un bac = un lot) avec vente en chambre froide de palette de plusieurs bacs 30 l ou de plusieurs caissettes (dédiées au poisson pélagique). Ce système permet de répondre à la demande des mareyeurs et courtiers en matière de vente de poisson pélagique dont le marché s’organise autour de lots de plus d'une centaine de kilos. Cela permet par ailleurs de fluidifier la vente de poisson sur convoyeur en cas de forte prise d’une seule et même espèce (bogue, capelan, maquereau, daurade).

On le voit, tout en s'adaptant aux contraintes et aux lois, la criée fait au mieux en respectant les lois et en essayant de tenir compte de la protection des espèces, pour garantir aux pécheurs avec les nombreux petits métiers des revenus convenables. Il en va de la bonne santé de la pêche à Sète.

Ouverture de la pêche et règles à respecter

Pêcheur, Poissons, Mer Du Nord, Les Eaux

 

La pêche en eau douce sur les cours d'eau, canaux, lacs, étangs et plans d'eau de 1re catégorie (principalement peuplés de truites) est ouverte depuis le 9 mars 2019. Connaissez-vous les conditions à respecter pour pouvoir pêcher dans la rivière à côté de chez vous par exemple ?

Il faut remplir 3 conditions principales :

  • justifier d'une adhésion à une association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique (AAPPMA) qui délivre une carte nominative contre paiement d'une cotisation annuelle (démarche à effectuer en ligne sur www.cartedepeche.fr )
  • acquitter la redevance pour la protection du milieu aquatique correspondant au mode de pêche pratiqué (cette redevance, d'un montant de quelques euros, est intégrée dans le prix de vente des cartes de pêche) ;
  • obtenir l'autorisation du propriétaire détenteur du droit de pêche.

Sur les cours d'eau de 1re catégorie, la fermeture de la pêche est prévue le dimanche 15 septembre 2019.

  À savoir :

Tout pêcheur est tenu de respecter la réglementation de la pêche en eau douce (temps et heures de pêche, procédés et modes de pêche, taille et nombre de captures...) sous peine de sanctions pénales. Il s'agit principalement de contraventions de 3e classe punies d'une amende pouvant aller jusqu'à 450 €.

Services en ligne et formulaires

Pêche en méditerranée : "l’Europe nous a entendus"

Banc De Poissons, Sous L'Eau

 

Après les votes du Conseil européen et du Parlement en janvier, était ouverte la période de négociation finale, appelée trilogue, avec la Commission européenne, pour aboutir à un nouveau  règlement  de plan de gestion  pêche en Méditerranée Ouest. Alors que le texte initial, proposé l’an passé par la Commission européenne, mettait en péril à terme notre pêche de chaluts et nos criées, les efforts engagés par tous les acteurs ont payé.

François Commeinhes commente ainsi : «  Sur les trois axes majeurs nous concernant, la méditerranée a réussi à se faire entendre.  Toutefois, il faut avoir conscience que les professionnels seront encore  lourdement mis à contribution  pour appliquer ce plan qui demande, une nouvelle fois, changements de pratiques et efforts drastiques, notamment sur les journées de pêches autorisées. Mais ce compromis préserve l’essentiel. »

Ainsi, le Conseil des Ministres adoptera le 15 février,  puis le Parlement le 19 février, les dispositions suivantes :

Sur  la réduction de l’effort de pêche : 

-              Moins 10% la première année,

-              Moins 30% maximum au total de la 2e à la 5e année (donc -40% max sur 5 ans) ;

Sur la zone de fermeture : 

La contrainte des  100m  de profondeur est maintenue, mais combinée à une distance de 6 miles des côtes de l'isobathe. Cela signifie que pour le plateau continental,  soit la zone Languedocienne, la contrainte des 100 m, qui se situe à 54 miles du port de Sète, ne s'appliquera pas.

Sur la durée maximale de pêche journalière : 

Alors que les premiers votes fixaient cette durée à 12h, le texte bientôt adopté étend cette durée de 15 h avec dérogations jusqu'à 18 h pour temps de trajets. 

François Commeinhes commente : « « Le projet initial, porté par la commission européenne, de plan de gestion de la pêche méditerranéenne pour les chalutiers, acteurs économiques essentiels pour une ville portuaire telle que Sète,  niait la réalité de nos chaluts.  Même si le dispositif reste imparfait – notamment pour la fermeture spatio-temporelle pour protéger les juvéniles de merlu-  et mérite une attention de tous les instants quant à son application,  le dialogue que nous avons pu nouer avec le Ministère, les instances européennes et les professionnels a pu porter ses fruits, il s’agit là de réelles convergences entre les décisions de l'Union et les acteurs de terrain, telles que j’ai pu les appeler de mes vœux lors du Grand Débat à Souillac, et une vraie prise en compte de spécificités de la pêche en Méditerranée, via les décisions sur la zone de fermeture ou la durée maximale journalière. Je salue ici les efforts des professionnels de la pêche et serai toujours à leur côté, notamment pour les accompagner dans l’application de ce nouveau plan  »

Les enjeux d'une filière...

Ce mardi, 29 janvier,  de nombreux acteurs de la vie politique et économique locale étaient réunis au Lycée de la mer Paul Bousquet pour évoquer les principaux enjeux concernant les filières Pêche et Conchylicole. Parmi eux,  le maire de Sète François Commeinhes et celui de Marseillan Yves Michel, respectivement vice- président et président du syndicat mixte du bassin de Thau. Les principaux défis pour le développement durable des filières se déclinent sur 4 axes principaux :

Valoriser les productions

Par exemple : le projet Valdora porté par Cépralmar avec trois professionnels de la lagune de Thau et le soutien de l’Ifremer, du lycée de la mer et du comité régional des pêches maritimes et élevages marins, consiste à stocker en bassins à terre les poissons pêchés lors de périodes de migration pour les garder vivants jusqu’aux fêtes. Projet qui permet d’éviter la chute de prix due aux  surabondances et de lisser la commercialisation sur une période plus longues.

 

Favoriser l’innovation et la diversification

Par exemple : le schéma d’aménagements des zones conchylicoles qui vise à garantir un développement pérenne de la conchyliculture sur le bassin de Thau .

Promouvoir les métiers, les produits et le territoire

Par exemple :  le stand de promotion réalisé pendant « Escale à Sète » à la fois ludique et pédagogique qui cible les familles en proposant des informations sur les métiers de la pêche méditerranéenne et des jeux sur les produits afin que les enfants puissent apprendre en s’amusant.

Coopérer avec les autres acteurs du bassin de production.

 Par exemple :  le projet Ora Maritima. Projet déposé sous le signe de la coopération avec les autres bassins de production. L’édition spéciale pêche et conchyliculture qui s’est tenue à Mèze et à Sète en 2017 avait réuni une centaine de participants aux tables rondes, près de 600 participants aux animations grand public, et plus de 300 au temps fort Thau de bouche à oreille. 

 D’autres projets ont donc étaient menés pour contribuer à appuyer la filière comme la possibilité pour les producteurs de proposer une dégustation qui serait un complément non négligeable de revenu. L’aspect fédérateur de tous ces projets est nécessaire a insisté le maire de Marseillan qui a ajouté  "qu’il s’agit aussi de créer des liens forts avec les autres GALPA" (groupe d’action Locale de la pêche de l’aquaculture. Il regroupe l’ensemble des partenaires institutionnels, techniques et scientifiques concernés par le programme. Il  yen a 23 en France). Pour François Commeinhes, il s’agit avant tout d’anticiper, de ne pas tomber dans le piège de la férule bruxelloise et « faire remonter d’en bas les problématiques locales » et de souligner l’importance de la DLAL ( démarche locale portée par des acteurs locaux ) .

Mais l’Europe a montré tout son intérêt pour l’expérimentation et l’innovation entreprises dans ce domaine  car tous ces projets ( 5 nouveaux projets doivent se rajouter à ceux en cour ou réalisés ) sont financés à hauteur de 40 % par la FEAMP : fond européens pour les affaires maritimes et la pêche. Et le maire de Sète de conclure, « avec L’Europe on peut s’attendre au pire comme au meilleur... »

Bilan et perspectives

40% des fonds européens mobilisés 

 Avec 9 projets déjà financés et 40% du fonds FEAMP dédié mobilisé, le GALPA Thau et sa bande côtière affiche un bon taux de réalisation. Les projets s’inscrivent parfaitement dans les axes de la stratégie définie préalablement au lancement de l’action avec une majorité de projets déposés dans l’axe 1 «valoriser les productions», ce qui correspond aux attentes de l’Europe dans ce domaine. Pour rappel, les projets sont sélectionnés en fonction de :

• leur impact économique

• leur impact sur l’emploi

• leur dimension collective

• leur cohérence et les synergies avec les projets existants ou à venir sur le territoire. 

Le DLAL FEAMP Thau et sa bande côtière en chiffres 

 9 projets

215 000 euros de Fonds européen mobilisés 

666 000 euros en volumétrie financière de projet

Une dizaine de groupes de travail thématique organisés

5 Comités de sélection et de pilotage

150 réunions de travail

Près d’une centaine de partenaires individuels et collectifs

 Perspectives

 La dynamique se poursuit au sein du GALPA Thau et sa bande côtière. Des projets se dessinent dans les domaines de la commercialisation- transformation et de la communication. Des actions de coopérations seront également lancées en partenariat avec la Région Bretagne et Provence Alpes Côtes d’Azur. Le territoire de Thau et sa bande côtière est sollicité pour faire part de son expérience sur les actions menées dans le domaine de la communication et notamment le lien entre le territoire et les actions de communication. Plusieurs projets ont également été présentés au Comité de sélection et de pilotage du 29 janvier 2019 :

• DuPPeM : durabilité et polyvalence des petits métiers, projet visant à tester de nouveaux engins de pêche dans les ports du Grau du Roi et d’Agde; il s’agit d’un dossier collaboratif entre 2 GALPAs, Thau et Vidourle Camargue, projet porté par l’OP du Sud.

• Mise en place d’une formation à la transformation et la valorisation des produits de la mer, pour les professionnels de la pêche et de la conchyliculture, projet porté par le lycée de la Mer Paul Bousquet.

• Captage naturel : vers une semi-industrialisation de l’itinéraire technique permettant de passer du naissain naturel capté sur Thau à des huîtres collables, projet porté par le Cépralmar.

• Elaboration d’une stratégie pour la filière conchylicole méditerranéenne.

• Nouvelle vague : portraits de jeunes conchyliculteurs de la lagune de Thau, projet porté par le Cépralmar.

Christophe Euzet : "à propos du plan de gestion de la pêche en méditerranée ouest"


Christophe Euzet, député de l’Hérault, fait le point :


"Pour faire suite à la réunion du 9 janvier dernier organisée à la criée de Sète et aux inquiétudes des professionnels de la pêche qui ont pu m’être communiquées à cette occasion, j’ai une nouvelle fois échangé avec le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation en milieu de semaine dernière, comme je le fais régulièrement avec son cabinet depuis plusieurs mois.


Il en a émergé que le ministère est particulièrement mobilisé et très sensible aux problématiques spécifiques exposées de longue date par les pêcheurs sétois et agathois, et que celles-ci sont pleinement intégrées aux négociations en cours au niveau de l’Union Européenne sur le plan de gestion pour les espèces démersales en méditerranée ouest.


Au jour d’aujourd’hui, la France a obtenu gain de cause sur plusieurs des revendications portées par ses professionnels, notamment par les pêcheurs sétois : la suppression de l’interdiction de pêche au-dessus de l’isobathe des 100 mètres de profondeur (remplacé par une distance de 6 miles des côtes) et le passage de 12h à 18h de la durée des marées constituent des avancées notables.


S’agissant de l’effort de pêche, sensiblement atténué en raison de la protection de la ressource et de la préservation de l’état des stocks, le compromis actuellement sur la table à Bruxelles doit encore être amélioré pour coller à la réalité du bassin méditerranéen et des tractations sont à l’oeuvre en ce sens.


Le ministère reste pleinement mobilisé sur cette thématique et la partie française veillera à ce que ces acquis ne soient pas remis en question lors de l’examen du plan de gestion par le Parlement européen, dans un contexte certes compliqué, mais ouvert et constructif."

Pêcheurs, Maires concernés et Région mobilisés pour le maintien des activités de pêche sur le littoral méditerranéen

L'Europe accélère son calendrier de décision sur le plan de gestion de la Méditerranée (West Med) avec deux réunions importantes avancées au jeudi 10 janvier, le vote de la Commission pêche du Parlement européen, ainsi qu'une réunion préparatoire du Conseil des ministres de l'Union en charge de la pêche.

La Région pourtant confirme son soutien aux professionnels en faveur du maintien des activités de pêche en Occitanie. La Région appelle encore l 'Europe à revoir certaines mesures inadaptées proposées dans la Politique Commune de la Pêche (PCP) .

« Au moment où les négociations s'accélèrent concernant le plan de gestion pour les espèces démersales de Méditerranée Occidentale dans le cadre de la Politique Commune des Pêches, la voix de la France doit être forte pour défendre la pêche en Méditerranée. Les orientations de l'Union européenne ne prennent pas en compte la réalité de la pêche en Méditerranée.

Une journée à bord du chalutier " Nathalie Vincent II " Sète

Par Christine Brandani en juin 2015

Il est grand temps de redonner un avenir à toute une filière, la pêche professionnelle en Occitanie, économie vitale pour notre territoire qui fait vivre 1 300 marins et 3 200 emplois induits dans les 5 ports de pêche et les 50 autres points de débarquement du littoral de notre région », affirme Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée.

La Région, sous l'impulsion de Carole Delga, a mis en place un plan de soutien régional à la pêche en 2018 avec notamment, le 16 novembre dernier, un vote détaillant les amendements indispensables à apporter au plan West Med pour la pérennité des activités de pêche dans le golfe du Lion : réduire l'effort de pêche de la première année de mise en application du plan de gestion à maximum 10% ; porter à 18h la durée de sortie en mer des chalutiers ; supprimer l'interdiction de pêche de 3 mois dans la zone de 0 à 100 m.

Carole Delga a également saisi par courrier le ministre de l'agriculture et de l'alimentation Didier Guillaume, en charge de la négociation de ce texte pour la France en Conseil des ministres. Didier Codorniou, premier vice-président de la Région Occitanie et André Lubrano, conseiller régional en charge de la pêche, ont également conduit une délégation de pêcheurs à Bruxelles le 5 décembre dernier pour exprimer ces évolutions du texte en négociation, indispensable à la pérennité de la filière pêche en région, notamment auprès de la Direction générale chargée des politiques de la Commission en matière d'affaires maritimes et de pêche.

A l'annonce de ces réunions, les pêcheurs se sont mobilisés ce mercredi matin à la Criée de Sète. Didier Codorniou et André Lubrano étaient présents à leurs côtés pour rappeler les enjeux des décisions à venir.

Les pêcheurs de la Région en ont assez de passer pour des pilleurs de ressource, alors que depuis longtemps, ils ont adopté une pêche plus responsable, contrairement à certains de leurs collègues étrangers.

Cédric INDJIDJIAN Directeur ADJ de la DDTM précise que ces mesures sont nécessaires pour sauvegarder les ressources en poissons mais les professionnels précisent qu'avec de telles mesures c'est la vie  de la pêche en méditerranée qui se joue.

Les pêcheurs français refusent d'être stigmatisés comme ceux qui épuisent la ressource halieutique.

« Cette filière encore présente sur toutes les communes de notre littoral, créatrice de richesses et d'emplois ne peut pas subir un coup d'arrêt alors même que le nombre de navires est en forte diminution depuis de nombreuses années, qu'elle a su adopter des pratiques plus responsables, résolument engagée en faveur d'une pêche durable », précise Carole Delga.

Elle avait alerté les députés européens et le gouvernement français sur ces dispositions préjudiciables pour les professionnels du littoral méditerranéen, menaçant plusieurs milliers d 'emplois .

« L ' Union européenne et l ' Etat doivent prendre en compte les spécificités de la pêche sur le littoral méditerranée. La Région en soutenant financièrement la filière, remplit sa part. A l ' Etat et à l ' Europe de prendre leurs responsabilités sur la pêche en Méditerranée » avait déclaré la Présidente de la Région Carole Delga .

Dans les dispositions proposées cet été par la Commission européenne dans son plan de gestion pour la pêche en zone Méditerranée occidentale, trois mesures doivent impacter fortement la pêche chalutière d ' Occitanie , du fait de leur incompatibilité avec les pratiques réelles de pêche dans le Golfe du Lion :

- réduire « substantiellement » l ' effort de pêche dès la première année de mise en place du plan de gestion.

La Région demande à ce que cet effort représente maximum 10% ,

- limiter à 12h la sortie en mer quotidienne des chalutiers , alors même qu ' une journée de pêche dure 16h à 17h ( dont près de 12 h de navigation pour l ' aller -retour à la zone de pêche) . La Région demande à ce que cette durée soit portée à 18h ,

- interdiction de pêcher au chalut dans la zone de 0 à 100m de profondeur ( soit tout le plate au continental du golfe du Lion ) du 1 er mai au 31 juillet ( période durant laquelle les chalutiers sortent en général 60 jours sur les 200 autorisés par l ' Europe ), trimestre privilégié du fait des conditions météo et de la bonne tenue des ventes.

La Région demande à ce que cette interdiction soit purement et simplement supprimée .

De plus , des négociations conduites par l 'instance en charge de la gestion des pêches sur tout le bassin méditerranéen , font craindre un allongement des périodes de fermeture de la pêche à l  anguille , qui concerne 160 professionnels en Occitanie , alors même qu ' ils ont déjà consenti à faire des efforts dès 2009.

Avec une réduction de 50% des captures , ils ont dépassé l 'objectif de 30% affiché dans le plan de gestion français . La Région demande à ce que la distinction soit faite entre les deux stades de développement de l 'anguille, sans augmenter les périodes de fermetures déjà appliquées par les pêcheurs de Méditerranée (7 mois pour l ' anguille argentée et 3 mois pour l ' anguille jaune).

La Région, autorité de gestion du FEAMP (Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche) , demande à ce que le financement ne se limite pas aux bateaux de moins de 12m et permette la transformation ou le remplacement de chalutiers, afin de promouvoir des « bateaux du futur » garants d ' une pêche durable. Elle souhaite également que ces financements servent à moderniser les ports de pêche. Dans ce contexte européen défavorable pour le secteur de la pêche en Méditerranée, la Région Occitanie confirme son important soutien à la filière et aux pêcheurs , que ce soit : - par l ' accompagnement au développement économique direct : financement Région et FEAMP de 8,8 M € , - par le financement du Cépralmar qui apporte son sou tien technique aux filières , - par les investissements réalisés dans les deux criées dont elle a la charge depuis 2007 (Sète et Port La Nouvelle), - en reprenant le port de pêche du Grau du Roi , avec un plan de rénovation inédit , - en lançant des études sur le « bateau du futur » , sans attendre le nouveau programme FEAMP en 2021.

 

Chiffres clés - la pêche professionnelle en Occitanie :

4500 emplois dont 1300 marins travaillant sur 768 navires qui génèrent 3200 emplois indirects (mareyeurs, transporteurs, poissonniers, carénage, réparation et construction navale ... ).

Les 54 communes du littoral d ' Occitanie comptent 50 points de débarquement et 5 ports de pêche, autant de lieux d ' activité économique et d ' attractivité pour les habitants et les touristes.

95% de la pêche française en Méditerranée est le fait des pêcheurs d ' Occitanie. C ' est en Occitanie que se concentrent les 22 thoniers senneurs français. Depuis une dizaine d ' année, leurs efforts ont contribué à la forte amélioration des stocks, en augmentation depuis 5 ans.

Ce jeudi matin, réunion à Bruxelles de la commission PECH du parlement Européen

Réunion extraordinaire

Jeudi 10 janvier 2019, de 9 heures à 10 h 30 (réunion extraordinaire)

2.  Mise en place d'un plan pluriannuel pour les pêcheries exploitant des stocks démersaux en Méditerranée occidentale

  PECH/8/12491

Puis le 28 janvier, ce sera aux Ministres européens d'étudier et de voter ce plan de gestion.

En attendant, les pêcheurs, les maires des villes concernées, et la région sont mobilisés et comptent agir pour que l'Union Européenne revoit sa copie.