Pêche

Pêcheurs, Maires concernés et Région mobilisés pour le maintien des activités de pêche sur le littoral méditerranéen

L'Europe accélère son calendrier de décision sur le plan de gestion de la Méditerranée (West Med) avec deux réunions importantes avancées au jeudi 10 janvier, le vote de la Commission pêche du Parlement européen, ainsi qu'une réunion préparatoire du Conseil des ministres de l'Union en charge de la pêche.

La Région pourtant confirme son soutien aux professionnels en faveur du maintien des activités de pêche en Occitanie. La Région appelle encore l 'Europe à revoir certaines mesures inadaptées proposées dans la Politique Commune de la Pêche (PCP) .

« Au moment où les négociations s'accélèrent concernant le plan de gestion pour les espèces démersales de Méditerranée Occidentale dans le cadre de la Politique Commune des Pêches, la voix de la France doit être forte pour défendre la pêche en Méditerranée. Les orientations de l'Union européenne ne prennent pas en compte la réalité de la pêche en Méditerranée.

Une journée à bord du chalutier " Nathalie Vincent II " Sète

Par Christine Brandani en juin 2015

Il est grand temps de redonner un avenir à toute une filière, la pêche professionnelle en Occitanie, économie vitale pour notre territoire qui fait vivre 1 300 marins et 3 200 emplois induits dans les 5 ports de pêche et les 50 autres points de débarquement du littoral de notre région », affirme Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée.

La Région, sous l'impulsion de Carole Delga, a mis en place un plan de soutien régional à la pêche en 2018 avec notamment, le 16 novembre dernier, un vote détaillant les amendements indispensables à apporter au plan West Med pour la pérennité des activités de pêche dans le golfe du Lion : réduire l'effort de pêche de la première année de mise en application du plan de gestion à maximum 10% ; porter à 18h la durée de sortie en mer des chalutiers ; supprimer l'interdiction de pêche de 3 mois dans la zone de 0 à 100 m.

Carole Delga a également saisi par courrier le ministre de l'agriculture et de l'alimentation Didier Guillaume, en charge de la négociation de ce texte pour la France en Conseil des ministres. Didier Codorniou, premier vice-président de la Région Occitanie et André Lubrano, conseiller régional en charge de la pêche, ont également conduit une délégation de pêcheurs à Bruxelles le 5 décembre dernier pour exprimer ces évolutions du texte en négociation, indispensable à la pérennité de la filière pêche en région, notamment auprès de la Direction générale chargée des politiques de la Commission en matière d'affaires maritimes et de pêche.

A l'annonce de ces réunions, les pêcheurs se sont mobilisés ce mercredi matin à la Criée de Sète. Didier Codorniou et André Lubrano étaient présents à leurs côtés pour rappeler les enjeux des décisions à venir.

Les pêcheurs de la Région en ont assez de passer pour des pilleurs de ressource, alors que depuis longtemps, ils ont adopté une pêche plus responsable, contrairement à certains de leurs collègues étrangers.

Cédric INDJIDJIAN Directeur ADJ de la DDTM précise que ces mesures sont nécessaires pour sauvegarder les ressources en poissons mais les professionnels précisent qu'avec de telles mesures c'est la vie  de la pêche en méditerranée qui se joue.

Les pêcheurs français refusent d'être stigmatisés comme ceux qui épuisent la ressource halieutique.

« Cette filière encore présente sur toutes les communes de notre littoral, créatrice de richesses et d'emplois ne peut pas subir un coup d'arrêt alors même que le nombre de navires est en forte diminution depuis de nombreuses années, qu'elle a su adopter des pratiques plus responsables, résolument engagée en faveur d'une pêche durable », précise Carole Delga.

Elle avait alerté les députés européens et le gouvernement français sur ces dispositions préjudiciables pour les professionnels du littoral méditerranéen, menaçant plusieurs milliers d 'emplois .

« L ' Union européenne et l ' Etat doivent prendre en compte les spécificités de la pêche sur le littoral méditerranée. La Région en soutenant financièrement la filière, remplit sa part. A l ' Etat et à l ' Europe de prendre leurs responsabilités sur la pêche en Méditerranée » avait déclaré la Présidente de la Région Carole Delga .

Dans les dispositions proposées cet été par la Commission européenne dans son plan de gestion pour la pêche en zone Méditerranée occidentale, trois mesures doivent impacter fortement la pêche chalutière d ' Occitanie , du fait de leur incompatibilité avec les pratiques réelles de pêche dans le Golfe du Lion :

- réduire « substantiellement » l ' effort de pêche dès la première année de mise en place du plan de gestion.

La Région demande à ce que cet effort représente maximum 10% ,

- limiter à 12h la sortie en mer quotidienne des chalutiers , alors même qu ' une journée de pêche dure 16h à 17h ( dont près de 12 h de navigation pour l ' aller -retour à la zone de pêche) . La Région demande à ce que cette durée soit portée à 18h ,

- interdiction de pêcher au chalut dans la zone de 0 à 100m de profondeur ( soit tout le plate au continental du golfe du Lion ) du 1 er mai au 31 juillet ( période durant laquelle les chalutiers sortent en général 60 jours sur les 200 autorisés par l ' Europe ), trimestre privilégié du fait des conditions météo et de la bonne tenue des ventes.

La Région demande à ce que cette interdiction soit purement et simplement supprimée .

De plus , des négociations conduites par l 'instance en charge de la gestion des pêches sur tout le bassin méditerranéen , font craindre un allongement des périodes de fermeture de la pêche à l  anguille , qui concerne 160 professionnels en Occitanie , alors même qu ' ils ont déjà consenti à faire des efforts dès 2009.

Avec une réduction de 50% des captures , ils ont dépassé l 'objectif de 30% affiché dans le plan de gestion français . La Région demande à ce que la distinction soit faite entre les deux stades de développement de l 'anguille, sans augmenter les périodes de fermetures déjà appliquées par les pêcheurs de Méditerranée (7 mois pour l ' anguille argentée et 3 mois pour l ' anguille jaune).

La Région, autorité de gestion du FEAMP (Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche) , demande à ce que le financement ne se limite pas aux bateaux de moins de 12m et permette la transformation ou le remplacement de chalutiers, afin de promouvoir des « bateaux du futur » garants d ' une pêche durable. Elle souhaite également que ces financements servent à moderniser les ports de pêche. Dans ce contexte européen défavorable pour le secteur de la pêche en Méditerranée, la Région Occitanie confirme son important soutien à la filière et aux pêcheurs , que ce soit : - par l ' accompagnement au développement économique direct : financement Région et FEAMP de 8,8 M € , - par le financement du Cépralmar qui apporte son sou tien technique aux filières , - par les investissements réalisés dans les deux criées dont elle a la charge depuis 2007 (Sète et Port La Nouvelle), - en reprenant le port de pêche du Grau du Roi , avec un plan de rénovation inédit , - en lançant des études sur le « bateau du futur » , sans attendre le nouveau programme FEAMP en 2021.

 

Chiffres clés - la pêche professionnelle en Occitanie :

4500 emplois dont 1300 marins travaillant sur 768 navires qui génèrent 3200 emplois indirects (mareyeurs, transporteurs, poissonniers, carénage, réparation et construction navale ... ).

Les 54 communes du littoral d ' Occitanie comptent 50 points de débarquement et 5 ports de pêche, autant de lieux d ' activité économique et d ' attractivité pour les habitants et les touristes.

95% de la pêche française en Méditerranée est le fait des pêcheurs d ' Occitanie. C ' est en Occitanie que se concentrent les 22 thoniers senneurs français. Depuis une dizaine d ' année, leurs efforts ont contribué à la forte amélioration des stocks, en augmentation depuis 5 ans.

Ce jeudi matin, réunion à Bruxelles de la commission PECH du parlement Européen

Réunion extraordinaire

Jeudi 10 janvier 2019, de 9 heures à 10 h 30 (réunion extraordinaire)

2.  Mise en place d'un plan pluriannuel pour les pêcheries exploitant des stocks démersaux en Méditerranée occidentale

  PECH/8/12491

Puis le 28 janvier, ce sera aux Ministres européens d'étudier et de voter ce plan de gestion.

En attendant, les pêcheurs, les maires des villes concernées, et la région sont mobilisés et comptent agir pour que l'Union Européenne revoit sa copie.

Christophe Euzet : "à propos du plan de gestion de la pêche en méditerranée ouest"


Christophe Euzet, député de l’Hérault, fait le point :


"Pour faire suite à la réunion du 9 janvier dernier organisée à la criée de Sète et aux inquiétudes des professionnels de la pêche qui ont pu m’être communiquées à cette occasion, j’ai une nouvelle fois échangé avec le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation en milieu de semaine dernière, comme je le fais régulièrement avec son cabinet depuis plusieurs mois.


Il en a émergé que le ministère est particulièrement mobilisé et très sensible aux problématiques spécifiques exposées de longue date par les pêcheurs sétois et agathois, et que celles-ci sont pleinement intégrées aux négociations en cours au niveau de l’Union Européenne sur le plan de gestion pour les espèces démersales en méditerranée ouest.


Au jour d’aujourd’hui, la France a obtenu gain de cause sur plusieurs des revendications portées par ses professionnels, notamment par les pêcheurs sétois : la suppression de l’interdiction de pêche au-dessus de l’isobathe des 100 mètres de profondeur (remplacé par une distance de 6 miles des côtes) et le passage de 12h à 18h de la durée des marées constituent des avancées notables.


S’agissant de l’effort de pêche, sensiblement atténué en raison de la protection de la ressource et de la préservation de l’état des stocks, le compromis actuellement sur la table à Bruxelles doit encore être amélioré pour coller à la réalité du bassin méditerranéen et des tractations sont à l’oeuvre en ce sens.


Le ministère reste pleinement mobilisé sur cette thématique et la partie française veillera à ce que ces acquis ne soient pas remis en question lors de l’examen du plan de gestion par le Parlement européen, dans un contexte certes compliqué, mais ouvert et constructif."

Les enjeux d'une filière...

Ce mardi, 29 janvier,  de nombreux acteurs de la vie politique et économique locale étaient réunis au Lycée de la mer Paul Bousquet pour évoquer les principaux enjeux concernant les filières Pêche et Conchylicole. Parmi eux,  le maire de Sète François Commeinhes et celui de Marseillan Yves Michel, respectivement vice- président et président du syndicat mixte du bassin de Thau. Les principaux défis pour le développement durable des filières se déclinent sur 4 axes principaux :

Valoriser les productions

Par exemple : le projet Valdora porté par Cépralmar avec trois professionnels de la lagune de Thau et le soutien de l’Ifremer, du lycée de la mer et du comité régional des pêches maritimes et élevages marins, consiste à stocker en bassins à terre les poissons pêchés lors de périodes de migration pour les garder vivants jusqu’aux fêtes. Projet qui permet d’éviter la chute de prix due aux  surabondances et de lisser la commercialisation sur une période plus longues.

 

Favoriser l’innovation et la diversification

Par exemple : le schéma d’aménagements des zones conchylicoles qui vise à garantir un développement pérenne de la conchyliculture sur le bassin de Thau .

Promouvoir les métiers, les produits et le territoire

Par exemple :  le stand de promotion réalisé pendant « Escale à Sète » à la fois ludique et pédagogique qui cible les familles en proposant des informations sur les métiers de la pêche méditerranéenne et des jeux sur les produits afin que les enfants puissent apprendre en s’amusant.

Coopérer avec les autres acteurs du bassin de production.

 Par exemple :  le projet Ora Maritima. Projet déposé sous le signe de la coopération avec les autres bassins de production. L’édition spéciale pêche et conchyliculture qui s’est tenue à Mèze et à Sète en 2017 avait réuni une centaine de participants aux tables rondes, près de 600 participants aux animations grand public, et plus de 300 au temps fort Thau de bouche à oreille. 

 D’autres projets ont donc étaient menés pour contribuer à appuyer la filière comme la possibilité pour les producteurs de proposer une dégustation qui serait un complément non négligeable de revenu. L’aspect fédérateur de tous ces projets est nécessaire a insisté le maire de Marseillan qui a ajouté  "qu’il s’agit aussi de créer des liens forts avec les autres GALPA" (groupe d’action Locale de la pêche de l’aquaculture. Il regroupe l’ensemble des partenaires institutionnels, techniques et scientifiques concernés par le programme. Il  yen a 23 en France). Pour François Commeinhes, il s’agit avant tout d’anticiper, de ne pas tomber dans le piège de la férule bruxelloise et « faire remonter d’en bas les problématiques locales » et de souligner l’importance de la DLAL ( démarche locale portée par des acteurs locaux ) .

Mais l’Europe a montré tout son intérêt pour l’expérimentation et l’innovation entreprises dans ce domaine  car tous ces projets ( 5 nouveaux projets doivent se rajouter à ceux en cour ou réalisés ) sont financés à hauteur de 40 % par la FEAMP : fond européens pour les affaires maritimes et la pêche. Et le maire de Sète de conclure, « avec L’Europe on peut s’attendre au pire comme au meilleur... »

Bilan et perspectives

40% des fonds européens mobilisés 

 Avec 9 projets déjà financés et 40% du fonds FEAMP dédié mobilisé, le GALPA Thau et sa bande côtière affiche un bon taux de réalisation. Les projets s’inscrivent parfaitement dans les axes de la stratégie définie préalablement au lancement de l’action avec une majorité de projets déposés dans l’axe 1 «valoriser les productions», ce qui correspond aux attentes de l’Europe dans ce domaine. Pour rappel, les projets sont sélectionnés en fonction de :

• leur impact économique

• leur impact sur l’emploi

• leur dimension collective

• leur cohérence et les synergies avec les projets existants ou à venir sur le territoire. 

Le DLAL FEAMP Thau et sa bande côtière en chiffres 

 9 projets

215 000 euros de Fonds européen mobilisés 

666 000 euros en volumétrie financière de projet

Une dizaine de groupes de travail thématique organisés

5 Comités de sélection et de pilotage

150 réunions de travail

Près d’une centaine de partenaires individuels et collectifs

 Perspectives

 La dynamique se poursuit au sein du GALPA Thau et sa bande côtière. Des projets se dessinent dans les domaines de la commercialisation- transformation et de la communication. Des actions de coopérations seront également lancées en partenariat avec la Région Bretagne et Provence Alpes Côtes d’Azur. Le territoire de Thau et sa bande côtière est sollicité pour faire part de son expérience sur les actions menées dans le domaine de la communication et notamment le lien entre le territoire et les actions de communication. Plusieurs projets ont également été présentés au Comité de sélection et de pilotage du 29 janvier 2019 :

• DuPPeM : durabilité et polyvalence des petits métiers, projet visant à tester de nouveaux engins de pêche dans les ports du Grau du Roi et d’Agde; il s’agit d’un dossier collaboratif entre 2 GALPAs, Thau et Vidourle Camargue, projet porté par l’OP du Sud.

• Mise en place d’une formation à la transformation et la valorisation des produits de la mer, pour les professionnels de la pêche et de la conchyliculture, projet porté par le lycée de la Mer Paul Bousquet.

• Captage naturel : vers une semi-industrialisation de l’itinéraire technique permettant de passer du naissain naturel capté sur Thau à des huîtres collables, projet porté par le Cépralmar.

• Elaboration d’une stratégie pour la filière conchylicole méditerranéenne.

• Nouvelle vague : portraits de jeunes conchyliculteurs de la lagune de Thau, projet porté par le Cépralmar.

Pêche en méditerranée : "l’Europe nous a entendus"

Banc De Poissons, Sous L'Eau

 

Après les votes du Conseil européen et du Parlement en janvier, était ouverte la période de négociation finale, appelée trilogue, avec la Commission européenne, pour aboutir à un nouveau  règlement  de plan de gestion  pêche en Méditerranée Ouest. Alors que le texte initial, proposé l’an passé par la Commission européenne, mettait en péril à terme notre pêche de chaluts et nos criées, les efforts engagés par tous les acteurs ont payé.

François Commeinhes commente ainsi : «  Sur les trois axes majeurs nous concernant, la méditerranée a réussi à se faire entendre.  Toutefois, il faut avoir conscience que les professionnels seront encore  lourdement mis à contribution  pour appliquer ce plan qui demande, une nouvelle fois, changements de pratiques et efforts drastiques, notamment sur les journées de pêches autorisées. Mais ce compromis préserve l’essentiel. »

Ainsi, le Conseil des Ministres adoptera le 15 février,  puis le Parlement le 19 février, les dispositions suivantes :

Sur  la réduction de l’effort de pêche : 

-              Moins 10% la première année,

-              Moins 30% maximum au total de la 2e à la 5e année (donc -40% max sur 5 ans) ;

Sur la zone de fermeture : 

La contrainte des  100m  de profondeur est maintenue, mais combinée à une distance de 6 miles des côtes de l'isobathe. Cela signifie que pour le plateau continental,  soit la zone Languedocienne, la contrainte des 100 m, qui se situe à 54 miles du port de Sète, ne s'appliquera pas.

Sur la durée maximale de pêche journalière : 

Alors que les premiers votes fixaient cette durée à 12h, le texte bientôt adopté étend cette durée de 15 h avec dérogations jusqu'à 18 h pour temps de trajets. 

François Commeinhes commente : « « Le projet initial, porté par la commission européenne, de plan de gestion de la pêche méditerranéenne pour les chalutiers, acteurs économiques essentiels pour une ville portuaire telle que Sète,  niait la réalité de nos chaluts.  Même si le dispositif reste imparfait – notamment pour la fermeture spatio-temporelle pour protéger les juvéniles de merlu-  et mérite une attention de tous les instants quant à son application,  le dialogue que nous avons pu nouer avec le Ministère, les instances européennes et les professionnels a pu porter ses fruits, il s’agit là de réelles convergences entre les décisions de l'Union et les acteurs de terrain, telles que j’ai pu les appeler de mes vœux lors du Grand Débat à Souillac, et une vraie prise en compte de spécificités de la pêche en Méditerranée, via les décisions sur la zone de fermeture ou la durée maximale journalière. Je salue ici les efforts des professionnels de la pêche et serai toujours à leur côté, notamment pour les accompagner dans l’application de ce nouveau plan  »

Criée de Sète : comment est fixé le prix du poisson ?

Les randonneurs Montblanais à la criée de Sète

Un reportage vidéo, réalisé il y a quelques années, sur la criée de Sète avec pour guide Eric Monte, "commissaire-priseur" ou "crieur" (appellation de jadis) comme il se définit. La gestion de la criée a évolueé depuis ce reportage mais l'esprit reste le même. Il n'y a sans aucun doute que les effectifs des bateaux qui ont varié, la crise est passée par là.

Pêche de loisir en eau douce

Pêcheurs de loisir et services de l’État unis pour la protection des milieux aquatiques dans l’Hérault

Le directeur départemental des territoires et de la mer de l'Hérault a si gné ce mercredi 19 décembre 2018 en présence de Gilles Grégoire, Président de la Fédération de l'Hérault pour la pêche et le milieu aquatique (FHPPMA), deux documents importants pour la préservation des milieux aquatiques et le développement d’un loisir pêche durable dans l'Hérault :

- le nouveau plan départemental pour la protection des milieux aquatiques et la gestion des ressources piscicoles (PDPG ) pour la période 2019 - 2024 ;

- l’arrêté réglementant la pratique de la pêche de loisir en eau douce pour 2019.

Pêcheur, Poissons, Mer Du Nord, Les Eaux

Un plan pour concilier protection des milieux aquatiques et ressources piscicoles Élaboré par la fédération de pêche en concertation avec les acteurs du territoire, le PDPG a pour objectif de poursuivre la restauration des milieux aquatiques au bénéf ice des populations de poissons.

Il fixe ainsi, pour 5 ans, de nouvelles orientations pour une gestion durable des cours d'eau, plans d'eau et canaux. Basé sur un diagnostic terrain partagé du milieu et de ses problématiques, il détermine ainsi une série d'actions concrètes telles que :

- Equipement et raccordement des eaux usées de 14 petits hameaux,

- Restauration de 8 réseaux d'assainissement et de 27 stations d’épuration,

- Respect du débit réservé pour les rivières et encadrement des prélèvements su r une centaine de sites,

- Restauration de la continuité écologique des cours d'eau avec l'équipement de 35 nouvelles passes à poissons

- Réduction des pollutions diffuses sur 8 sites agricoles et 8 industriels

L'arrêté pêche : une réglementation spécifique pour une pêche durable, en adéquation avec les ressources piscicoles et les milieux Dates d’ouvertures, nombre de prises, procédés de pêche, parcours No - kill... sont autant de règles fixées par l’arrêté réglementant la pratique de la pêche de loisir en eau douce sur le département de l’Hérault.

 

 Élaboré annuellement, il prend en compte localement la fragilité des milieux et l’expérience des pratiques passées.

En 2019 les dispositions suivantes ont notamment été rajoutées :

- création de pl usieurs parcours No - kill en rivières de 1ère et 2ème catégorie,

- généralisation de l’utilisation d’hameçon simple et sans ardillon sur tous les parcours de No - kill pour faciliter le retour au milieu des poissons capturés,

- obligation de relâcher tout bro chet capturé sur le lac du Salagou durant sa période de reproduction.

L'Hérault, un territoire privilégié pour la diversité des parcours de pêche et ses espèces présentes Avec plus de 17 400 pêcheurs adhérents au sein de 30 associations agréées pour la pêche et la protection du milieu aquatique (AAPPMA), la pêche de loisir en eau douce est pratiquée dans l’Hérault sur 1 500 km de cours d’eau et 1 500 ha de plans d’eau.

Conscients de l’importance de la qualité des milieux pour la pérennité de leur activité, fédération, associations et pêcheurs s’investissent pour gérer et préserver les ressources.

Services de l’État et Fédération de pêche veilleront à la bonne appropriation de ces deux documents et de leur déclinaison par l’ensemble des acteurs du territoire, les collectivités, l'agence de l'eau et les syndicats de bassin, autour de l'enjeu partagé de la qualité des milieux aquatiques du département de l'Hérault.

Cooperative des pêcheurs de sete / OP SATHOAN

Un passage vers un plan de gestion qui traduit et récompense les efforts réalisés mais une vigilance à maintenir pour ne pas perdre ces acquis

Sète, mardi 20 novembre 2018 -

 

La 21ème réunion extraordinaire de la Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l’Atlantique (ICCAT) s'est terminée ce lundi 19 novembre à Dubrovnik, en Croatie.

Plusieurs mesures attendues par les pêcheurs professionnels pour desserrer certaines contraintes en traduction du retour des stocks de thon rouge à un bon état de conservation ont été adoptées, et l’Organisation de Producteurs SATHOAN s’en félicite. Mais celle-ci appelle également à la vigilance face à de multiples dérogations accordées à différents Etats du pourtour de la Méditerranée. Elle demande en conséquence à l’Union Européenne le maintien des contrôles pour ne pas ruiner les efforts réalisés par l’ensemble de la pêcherie et ne pas lui faire perdre sa crédibilité.

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La 21ème réunion extraordinaire de la Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l’Atlantique (ICCAT) vient de se terminer ce lundi 19 novembre à Dubrovnik, en Croatie, après une semaine de présentations scientifiques et de multiples discussions, officielles et dans les coulisses, entre les différentes parties contractantes. A l’issue de ce marathon dont nul ne pouvait encore présager les résultats quelques heures à peine avant la clôture de la réunion, l’OP SATHOAN se félicite globalement des décisions prises :

- le passage tant attendu d’un plan de reconstitution à un plan de gestion est la preuve d’une ressource désormais exploitée au Rendement Maximal Durable ou proche de ce dernier ;

- un assouplissement sur les dates de pêche va permettre aux professionnels de mieux adapter leurs stratégies d’exploitation à leurs engins et zones de pêche ;

- la mise en œuvre d’un cadre pour la petite pêche côtière va mieux rationaliser la gestion du thon rouge par ce segment de métier.

La SATHOAN prend acte d’autre part de l’assouplissement de la gestion des prises accessoires et des mesures liées à la définition des capacités de pêche.

Cependant, l’OP reste très attentive aux mesures dérogatoires accordées par la Commission à certains pays du pourtour méditerranéen non-membres de l’Union Européenne. Aussi la SATHOAN demande-t-elle à celle-ci le maintien avec ses Etats membres de contrôles assidus à tous les niveaux de la filière. Ceci afin que les fondements d’une gestion durable du thon rouge soient confortés et que cette pêcherie conserve la crédibilité qu’elle a chèrement gagnée au cours de la décennie écoulée.

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La SATHOAN est une Organisation de Producteurs de référence regroupant une petite centaine de navires.

La SATHOAN dispose de plus de la moitié du quota de thon rouge attribué à la France.

Pour préserver la ressource, les pêcheurs côtiers adhérents à l’OP privilégient la pêche fraîche à l'hameçon afin de valoriser au mieux une ressource à exploiter durablement.

Aucun texte alternatif disponible.

Un représentant de la commission européenne à l'écoute des pêcheurs

Le 8 novembre, à l'initiative de François Commeinhes, Alain Dumort, représentant de la commission européenne a été invité à rencontrer les pêcheurs professionnels sétois dans les locaux de la Sathoan.

C'est pour faire part de leurs inquiétudes concernant le prochain vote de la directive européenne annuelle chargée d'établir de nouveaux quotas de pêche et de déterminer les zones et la durée des chalutages en Méditerranée que les professionnels du secteur ont rencontré M. Dumort.

Avant l'adoption de la future directive européenne qui fixera les quotas de pêche, les zones et les durées de chalutage autorisées, ils ont voulu exposer leurs doléances au représentant de la commission européenne. Déjà fortement impactés par des règles qui nuisent à leur profession plutôt qu’à les accompagner vers un développement durable et reconnu de leur activité, les pêcheurs professionnels ont plaidé pour un assouplissement des contraintes dans le Golfe du Lion qui représente selon eux, du fait de l'existence d'un plateau continental très développé en avant de la côte, une exception géographique qui n'est pas prise en compte par l’UE.

Toujours selon les pêcheurs, les espèces telles que le rouget ou le merlan sont bien présentes. Mais l'explication de la faible taille des poissons est à rechercher davantage du côté des pollutions que de la pression halieutique. Ils ont demandé à ce qu'une étude scientifique sérieuse soit diligentée avant la mise en place de mesures de protection de la ressource adaptées.

Visiblement très intéressé, Alain Dumort a pris bonne note des arguments exposés avant d'assurer qu'il porterait la voix des professionnels sétois auprès des instances européennes.

La pêche de l'anguille en question, suite

La profession des pêcheurs de l'étang de Thau était allée manifester le mardi 23 octobre, devant les Affaires Maritimes à Sète car elle avait été alertée par les Prud'Hommes de l'étang. Il semblait que "l'Europe" veuille lui interdire la pêche des anguilles durant trois mois supplémentaires...

Anguille, Poisson, Eau Douce, Animaux

 

Hors la France est un bonne élève, ayant régulièrement relâché des anguilles, respectant les quotas en vigueur, s'assurant que leur nombre ne décline pas... La profession a même été félicitée par l'administration et les représentants de l'Etat pour ses efforts.

La même chose s'était passée il y a 7 ans, cependant la profession était alors parvenue à s'entendre avec la Commission. Il semble que cet accord soit remis en cause cette année. la décision devrait être prise rapidement et donc la profession des pêcheurs tenait à se faire entendre. Elle avait donc décidé, à partir de demain, de déposer les carnets de capture aux Affaires Maritimes après une journée de discussions  avec l'administration. Cette dernière avait transmis les demandes des pêcheurs à la Direction des pêches maritimes et de l'aquaculture.

Ce mardi 30, Stéphane Gatto, sous-directeur des ressources halieutiques à la Direction des pêches maritimes et de
l’aquaculture, rattachée au Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation est venu voir sur place ce qu'il en était et fera remonter aux différentes instances ces observations dont la CGPM ( Commission Générale des Pêches pour la Méditerranée )...

La CGPM a été créée en 1949 afin de jouer un rôle actif pour la conservation des stocks halieutiques dans les eaux internationales de la mer Méditerranée (zone 37 de la FAO). Elle rassemble 23 pays membres qui bordent la Méditerranée et la Mer Noire (Albanie, Algérie, Bulgarie, Chypre, Croatie, Egypte, Espagne, France, Grèce, Israël, Italie, Liban, Libye, Malte, Monaco, Roumanie, Slovénie, Syrie, Tunisie Turquie, ainsi que l'Union Européenne et le Japon)

Ses missions 

  • La promotion du développement, de la conservation et de la gestion des ressources marines vivantes
  • L'élaboration et la recommandation de mesures de conservation
  • La promotion de projets coopératifs de formation

Sa structure et son fonctionnement 
L'organe principal de la CGPM est la COMMISSION. Elle est composée de représentants politiques et administratifs des pays membres.  

Pêche et conchyliculture : le bassin de Thau reste un site de croissance exceptionnel

Lagune de Thau

C’est bien connu, les huîtres grossissent à Thau plus vite que partout ailleurs. La richesse écologique de ce milieu naturel et les apports du bassin versant favorisent ces taux de croissance exceptionnels. S’ils ont permis de mettre la lagune sur la voie du bon état écologique au regard des objectifs de la directive cadre européenne sur l’eau, les efforts réalisés ces dernières décennies pour améliorer la qualité de l’eau ont conduit à une forte diminution des apports en nutriments. Or, ces nutriments favorisent la pousse du phytoplancton, qui est la principale source d’alimentation de l’huître, de la moule (organismes filtreurs) et de la palourde (organisme fouisseur). Face à l’inquiétude des professionnels quant à une chute de productivité liée à cette baisse des apports, l’Université Montpellier II et Ifremer, avec le soutien de nombreux partenaires dont le SMBT, ont lancé l’étude Capathau.

 

14 et 15 juin : Assises de la pêche et des produits de la Mer

Le rendez-vous des décideurs de la filière pêche et des produits de la mer
 
 Assises de la pêche et des produits de la mer
 

Organisées depuis 2010, les Assises de la Pêche et des Produits de la Mer sont devenues le principal rendez-vous annuel des décideurs publics et privés de la filière Pêche et des Produits de la Mer (Production, transformation et distribution).

Chaque année depuis 2010, les Assises de la pêche et des produits de la mer réunissent l’ensemble des acteurs de la filière pêche, de la production à la distribution en passant par la transformation. Pendant deux jours, des centaines de décideurs issus des secteurs public et privé se retrouvent afin d’aborder les enjeux qui les concernent, partager leurs expériences et apporter leur vision.

Devenu rapidement le rendez-vous annuel majeur de la filière, l’événement, organisé par le marin, Produits de la Mer, Cultures Marines et Ouest-France, attire en un même lieu :

  • Producteurs et organisations de producteurs
  • Mareyeurs
  • Entreprises de transformation
  • Distribution (grossistes, GMS, restauration collective, restauration, groupements de poissonneries…)
  • Administrations françaises et européennes
  • Collectivités locales
  • Organisations non gouvernementales
  • Entreprises de services (conseil, certification, services financiers…)

Un record de participation a été battu en 2017, à Quimper, où 550 professionnels sont venus écouter les 47 intervenants inscrits au programme, au premier rang desquels figurait Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation. L’édition 2018 des Assises de la pêche et des produits de la mer se déroulera en Méditerranée à Sète, les 14 et 15 juin

JEUDI 14 JUIN


 

08h00 : Ouverture des portes du Théâtre Molière – Café d’accueil

09h00 : Ouverture des Assises de la pêche et des produits de la mer

09h05 : Accueil par François Commeinhes, maire de Sète

09h15 : Intervention de Carole Delga, présidente de la région Occitanie

09h25 : Filières halieutiques en Occitanie : comment préparer l’avenir ?
Fanny Brivoal, secrétaire générale du Comité régional des pêches et des élevages marins des Pays de Loire
Paul Gros, représentant de l’organisation de producteurs OP du sud
Emmanuel Fournier, vice-président du Comité régional conchylicole de Méditerranée
Patrice Lafont, président du Comité régional de la conchyliculture de la Méditerranée
André Lubrano, président du Cépralmar (centre d’études et de promotion des activités lagunaires et maritimes)
Bernard Perez, président du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins d’Occitanie
Frédérick Reste, Premier prud’homme de la prud’homie de Port-le-Nouvelle Bages-Sigean

10h40 : Pause

11h15 :  Entretien croisé : les ambitions maritimes occitanes et la mise en œuvre de Littoral 21.
Didier Codorniou, président du Parlement de la mer d’Occitanie
Jean-Claude Gayssot, président de l’établissement public régional du port de Sète Frontignan
Thierry Ravot, directeur régional Occitanie de la Caisse des dépôts et consignations

11h45 : Intervention de Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation

12h15 : Cocktail déjeunatoire – Maison de la mer – voir plan

14h15 : Pêche, aquaculture, environnement, énergies marines… Comment concilier les usages ?
Pierre-Yves Andrieu, directeur de la Direction interrégionale de la Mer Méditerranée
Benoît Figarède, chef de projets pêche et usages d’EDF Énergies Nouvelles France
Pierre Karleskind, vice-président chargé de la mer et des infrastructures portuaires de la Région Bretagne
Philippe Le Gal, président du Comité national de la conchyliculture
Christian Molinero, président du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Michel Moly, président du Parc naturel marin du golfe du Lion

15h20 : Entretien : les recherches sur la mer et le littoral en lien avec la société : l’initiative MUSE
Philippe Augé, président de l’Université de Montpellier
Laurent Dagorn, coordinateur de la Key Initiative MUSE ” Sea and Coast” (Mer et Littoral)
François Pierrot, directeur exécutif de l’I-SITE MUSE

15h35 : Les innovations en aquaculture
François Allal, chercheur spécialiste de la genomique en aquaculture, UMR Marbec de l’Ifremer
Pascal Goumain, président du groupe AMP Saumon de France
Laurent Labbé, directeur de la pisciculture expérimentale Inra des Monts d’Arrée

16h15 : Pêche : focus sur une innovation en matière de sélectivité
Christophe Corbières, directeur du développement des activités de pêche chez iXblue
Gildas Le Corre, responsable du programme pêche et aquaculture durables du Pôle Mer Méditerranée

16h30 : Pause

16h55 : Entretien
Bruno Liguori, président du Crédit maritime mutuel de méditerranée

17h05 : Comment entretenir l’attractivité des métiers de la filière ?
Charlotte Abadie, directrice générale du groupe Mericq
Antoine Le Garrec, directeur général de Cap Bourbon
Silvère Moreau, président de l’Union nationale des poissonniers français
Peter Samson, président de l’Union du mareyage français
Michel Tudesq, directeur du Lycée maritime de Sète

18h15 : Fin de la première journée

19h30 : Cocktail dînatoire sur le port de Sète –  voir plan d’accès

 

VENDREDI 15 JUIN


 

08h00 : Ouverture des portes du Théâtre Molière – Café d’accueil

09h00 : Plans de filières, quelles pistes retenues ?
Hubert Carré, directeur général du Comité national des pêches maritimes et des élevages marins
Aurélie Dessein, directrice de la criée aux poissons des pays d’Agde
Jérôme Lafon, délégué filière pêche et aquaculture de FranceAgriMer
Philippe Le Gal, président du Comité national de la conchyliculture
Eric Mezrich, président de la commission marchés/communication du Comité interprofessionnel des poissons d’aquaculture
Jacques Woci, président de France Filière Pêche

10h15 : Entretien. Le statut réformé de la société de pêche artisanale
Jean-Maurice Majou, directeur de l’Association de gestion et de comptabilité du littoral Atlantique

10h25 : Pause

10h55 : La société change, ses attentes aussi, comment y répondre ? Rassurer, prévenir, anticiper
Thomas Canetti, président de Sovintex
Marion Fischer, déléguée générale de France Filière Pêche
Sarah Lelong, consultante en gouvernance et gestion des pêches chez Consult’Ocean
Bertrand Wendling, directeur de Sa.Tho.An

11h55 : Aléas conchylicoles : vers une contribution de la profession
Philippe Ortin, président du secteur II, moules et autres coquillages au Comité national de la conchyliculture
Eric Zunino, sous-directeur de l’aquaculture et de l’économie des pêches à la Direction des pêches maritimes et de l’aquaculture

12h10 : Cocktail déjeunatoire – Maison de la mer – voir plan

14h00 : Entretien – Lancement d’un diagnostic des besoins de renouvellement et de modernisation de la flotte de pêche française
François Lambert, délégué général du Groupement des industries de construction et activités navales

14h10 : Consommer « local » est en vogue. L’identité régionale, une carte à jouer ?
Véronique Britto, directrice commerciale de la Conserverie Azaïs Polito
Antoine Gorioux, directeur général de Guyader

14h40 : Présentation du plan européen pour la durabilité de la pêche en Méditerranée
Frédéric Gueudar-Delahaye, directeur de la Direction des pêches maritimes et de l’Aquaculture
Gérard Romiti, président du Comité National des pêches maritimes et des élevages marins

15h25 : Pause

15h55 : Entretien. Prud’homie, une institution méditerranéenne ancestrale
Philippe Timothée, second Prud’homme de Palavas-les-flots

16h05 : Thon rouge : rassurer les consommateurs et gérer la ressource
Hervé Barba, directeur général du groupe Barba
Bernard Benassy, directeur de Poissonnier Corail
Jean-Marc Fromentin, directeur de recherche à l’Ifremer de Sète
Serge Larzabal, président de la commission thon rouge au Comité national des pêches maritimes et des élevages marins
Élodie Martinie-Cousty, pilote du réseau Océans, mers et littoraux, France Nature Environnement
David Milly, directeur de l’Organisation de producteurs des pêcheurs d’Aquitaine

17h10 : Clôture des Assises