Pêche

Assises de la Pêche

Le port de Sète est accueille cette année les Assises de la Pêche et des Produits de la Mer, rendez-vous des décideurs de la filière.

Organisée depuis 2010, les Assises de la Pêche et des Produits de la Mer sont devenus le principal rendez vous annuel des déciderus publics et privés de la filière (production, transformation et distribution). Pendant deux jours, des centaines de décideurs issus des secteurs public et privé se retrouvent afin d’aborder les enjeux qui les concernent, partager leurs expériences et apporter leur vision.

Retrouver plus d'informations sur le site web des Assises en cliquanICI (link is external).

L’édition 2018 des Assises de la pêche et des produits de la mer se déroulera en Méditerranée à Sète, les 14 et 15 juin. Au programme de cette manifestation notamment : le renouvellement de la flotte de pêche en région Bretagne, l’influence des ONG dans la filière, la lutte contre la pêche illégale, le développement de l’aquaculture ou encore la qualité des eaux. Autre moment fort : les « coups de cœur de l’innovation Produits de la Mer » récompenseront les solutions les plus innovantes dans 5 grandes catégories : frais, surgelés, épicerie, traiteur-saurisserie et concept/restauration.

Carole Delga prononce ses vœux aux acteurs de la mer

Jeudi 18 janvier à 11h, Maison régionale de la Mer à Sète

 Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, participera jeudi à la cérémonie des vœux aux acteurs de la mer, aux côtés de Didier Codorniou, premier vice-président de la Région et Jean-Claude Gayssot, président de l'EPR Port de Sète-Frontignan.

OCCICapture

 Propriétaire des ports de Sète-Frontignan et de Port-la-Nouvelle depuis 10 ans, la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée poursuit en 2018 ses investissements sur les ports régionaux avec le financement de nouveaux projets structurants et innovants, au service de l'économie régionale.

 A Port-la-Nouvelle, plusieurs équipements ont été inaugurés en novembre dernier. 210 M€ ont été votés au budget régional pour engager les travaux d'extension portuaire, la création du bassin avec les digues et le quai « éolien ».

1ère Région en potentiel de développement de l'éolien flottant, Port-la-Nouvelle sera la base de lancement de deux fermes pilotes d'éoliennes flottantes sur Gruissan et Leucate-Barcarès en 2021.

 La Région investit également dans la réfection des équipements au quotidien sur le port de Sète-Frontignan et sur le port de pêche du Grau-du-Roi, devenu propriété de la Région en 2017.

 Le trafic sur le port de Sète-Frontignan frôle les 4 millions de tonnage en 2017 et voit son activité augmenter de 20% sur 3 ans ; celui du port de Port-la-Nouvelle est également en hausse avec 1,8 million de tonnage (+ 5 %).

 En s'appuyant sur le Plan Littoral 21, la Région confirme son ambition de devenir une nouvelle puissance maritime. Ce plan devrait mobiliser plus de 1 Md€ jusqu'en 2020 pour des projets de modernisation et de développement des stations littorales portés par les collectivités et les acteurs des territoires. Plus de 30 projets ont déjà été financés : les études du projet « Ville-Port » de La Grande Motte ; l'aménagement des stations du Cap d'Agde, Leucate, Port-Camargue ; la valorisation du front de mer de Banyuls-sur-Mer ; etc.

 La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée maintient son implication aux côtés des pêcheurs pour soutenir la filière. Elle accueillera les 14 et 15 juin prochains à Sète, les Assises de l'Economie de la Pêche et des Produits de la Mer.

La pêche électrique en question à Strasbourg

La pêche électrique ou électropêche (electrofishing pour les anglophones) désigne tous les moyens de pêcher des organismes aquatiques, le plus souvent des poissons, au moyen d'un courant électrique. Les poissons sont attirés puis paralysés par le champ magnétique, ainsi ils remontent à la surface.

C'est un moyen de pêche contrôlé : interdit ou réservé à certains usages. Cette méthode étant très efficace, elle implique un risque de surexploitation des ressources halieutiques.

Fresh catch of fish

On peut distinguer deux types de pêche électrique ; en eau douce et en eaux marines.

En eaux marines l'électropêche est devenue à la seconde moitié du XXe siècle un moyen standard et très pratique d'étude des populations de poissons. Il a longtemps été considéré comme sans impacts significatifs sur la faune et les milieux (sans études le montrant). Puis, plus récemment, de nombreux travaux scientifiques, pour la plupart effectués dans les années 1990, ont montré que les impacts physiologiques et écologiques de ce mode de surveillance ne sont pas anodins ; si les poissons n'en meurent que rarement, un champ électrique inapproprié pour une espèce vulnérable peut provoquer des blessures internes non visibles, blesserou parfois tuer l'animal qui y est exposé, laisser des séquelles durables chez certains poissons et éventuellement affecter les embryons, alevins ou juvéniles.

Une pêche vivement défendue par les Pays-Bas en mer du Nord

Depuis 1998, cette pratique était interdite dans les eaux européennes, comme la pêche à l’explosif et celle au poison.

Mais en 2008, l’Europe a permis une dérogation autorisant chaque pays de l’Union à équiper 5 % de sa flotte de pêche opérant en mer du Nord d’électrodes dont les décharges délogent les poissons du fond de l’eau. Seuls les chalutiers à perche qui traînent leur chalut sur chaque bord sont concernés par cette technique. Les Pays-Bas, pour cette pêche en électron libre qui devait être un test, ont largement dépassé le seuil des 5 %.  84 bateaux disposant d’une licence, et 30 % de la flotte néerlandaise. (Allemagne 12 chalutiers « électriques », le Royaume-Uni, 10. France, 0).

La commission de la pêche du Parlement européen réunie le mardi 21 novembre 2017 s’était prononcée, par vingt-trois voix contre trois, en faveur d’un possible développement de la pêche électrique. 1

Les députés européens votent ce mardi 16 janvier pour ou contre la généralisation de la pêche électrique à Strasbourg

Criée de Sète : comment est fixé le prix du poisson ?

Les randonneurs Montblanais à la criée de Sète

Un reportage vidéo, réalisé il y a quelques années, sur la criée de Sète avec pour guide Eric Monte, "commissaire-priseur" ou "crieur" (appellation de jadis) comme il se définit. La gestion de la criée a du évoluer depuis ce reportage mais l'esprit reste le même. Il n'y a sans aucun doute que les effectifs des bateaux qui a du varier, la crise est passée par là.

Le point sur le projet Valdora à Noël

Le projet VALDORA (Valorisation de la dorade de pêche de sortie d'étang), inscrit au DLAL Bassin de Thau -programme d'actions sur Thau- et financé par la communauté d'agglomération, avait reçu le prix « coup de coeur de l'innovation » aux Assises de la pêche et des produits de la mer qui se sont tenues les 21 et 22 septembre à Quimper.

C'est une initiative de 3 pêcheurs, Denis Talano, Kevin Henri, Robert Rumeau. Il est porté par le CEPRALMAR, association œuvrant dans les études et la promotion des activités lagunaires et maritimes en région. Il a pour objectif de renforcer le prix de vente de ce produit en conservant une partie des dorades vivantes quelques mois, afin de proposer un produit de qualité à une période où il n'est pas disponible aujourd'hui.

Il permettrait ainsi aux professionnels de renforcer le bénéfice de leur travail sans augmenter l'effort de pêche. En effet, bien que la dorade soit un produit phare des pêcheries lagunaires, notamment sur l'étang de Thau, les prix chutent très fortement (3-5€ en halle à marée), lors de leur sortie de l'étang à l'automne.

Le bilan précis est en cours mais d'ores et déjà, l'on peut dire qu'il est bien positif pour de multiples raisons :

-L'expérience 2017 est terminée. Le poisson a pu être conservé vivant en restant de très bonne qualité dans les bassins, ce qui prouve que le processus technique qui peut encore être amélioré fonctionne très bien.

-Ce lundi les poissons de deux tailles différentes ont été vendus (250kg au total, divisés en 2, avec les 2 tailles) sur les 2 criées de Sète et d'Agde.

-Le poisson s'est très bien vendu. La demande était forte et donc il est parti à un bon prix, ce qui prouve pour les 3 pêcheurs, que les consommateurs apprécient de pouvoir l'acheter à cette période.

Pour eux : "Nous sommes très contents, c'est prometteur. En 2018 le projet devrait être repris car toutes les phases se sont bien passées avec en plus une conservation des poissons qui sont restés de très bonne qualité. Les 2 services vétérinaires nous ont félicités et ont validé notre poisson avant la vente."

Enfin, le fait de travailler avec des scientifiques a révélé de nombreuses données inconnues sur les dorades sauvages (résistance, comportement...) ce qui permet d'effectuer de grandes avancées pour l'ensemble de la profession.

Et avec déjà des embauches à la clef, si en 2018 le projet se poursuit avec plus de quantité, il devrait prendre une autre dimension...

Pêche et cultures marines : une filière en pleine évolution

Les 29 et 30 septembre 2017, Ora maritima, 2e assises du territoire de Thau, a mis en relief les enjeux liés aux activités de pêche et de cultures marines sur le territoire et au plan national. Communication, diversification, attractivité… de nombreux défis s’ouvrent pour les professionnels et les acteurs des territoires concernés pour préserver et développer ces filières.

(Soumis par smbtjeanclaude le 11 Décembre, 2017 : http://www.smbt.fr/content/)

Conçu pour être un espace de réflexion et d’échanges sur les grands enjeux du territoire, Ora maritima a réuni les 29 et 30 septembre derniers un public nombreux. Cette année, durant deux jours, scientifiques, élus, techniciens, partenaires, professionnels de la région mais aussi d’autres bassins conchylicoles et de pêche français ont échangé sur les enjeux liés à l’avenir de la pêche et des cultures marines.

A l’heure du bilan, des idées fortes se sont imposées. Ont été soulignées notamment  l’importance de structurer des démarches collectives associant tous les acteurs et la nécessité pour ces professionnels d’entrer de plein pied dans le monde de l’entreprise. « Les pêcheurs et conchyliculteurs doivent se mettre dans la peau des chefs d’entreprise », a insisté Jean-Yves Keraudy, conseiller communautaire de l’agglomération de Lannion Trégor. 

Plusieurs pistes de solution ont également été soulevées pour renforcer la visibilité des produits sur les marchés, améliorer l’attractivité des métiers ou encore structurer les dispositifs d’accompagnement.

 Vers la création d’une IGP Thau

 Lors d’un premier atelier sur la communication, le défi de la labellisation était au cœur des échanges. « Se labelliser, c’est s’ouvrir de nouveaux marchés », a insisté Jérôme Lafon, délégué à FranceAgriMer.

Sur Thau, plus d’une centaine de professionnels ont choisi d’adhérer à la création d’une IGP huître de Thau.  La démarche portée par l’OP des conchyliculteurs du Bassin de Thau en relation avec le CRCM est animée par la Fédération des IGP de l’Hérault avec le soutien de nombreux partenaires. Le succès de l’huître exondée 100% made in Thau, de plus en plus appréciée par les chefs cuisiniers, a également été souligné.

 Travailler de concert pour renforcer l’attractivité des métiers

Un 2e atelier a été consacré aux outils mis en place pour susciter des vocations.

Vieillissement des chefs d’exploitations, diminution des reprises familiales… Pour ne pas mettre en péril la continuité de ces activités, l’attractivité des métiers de la pêche et des cultures marines doit être renforcée. « Les jeunes qui aiment ce territoire veulent revenir sur ces métiers. C’est une fierté que l’on peut partager ensemble » a déclaré en clôture Philippe Ortin, président du Comité régional et national de la Conchyliculture.

 L’innovation environnementale au service des zones de production

L’atelier sur la gestion environnementale autour des zones de production a permis d’expliquer les avancées réalisées sur Thau et  de présenter aux autres bassins de production les outils innovants développés par le Syndicat mixte du bassin de Thau pour le suivi de la qualité des eaux du bassin versant. Pour faire suite aux assises 2015, la question du juste équilibre entre apports trophiques et qualité environnementale était au cœur des échanges. Le SMBT a annoncé le lancement d’un observatoire conchylicole, en lien avec le projet Capathau porté par Ifremer, destiné à disposer d’informations objectives sur ce sujet.

 La place des activités de pêche et de cultures marines au cœur des territoires

Au cours des tables rondes, tous les acteurs se sont entendus pour rappeler la place occupée par ces activités au sein des territoires. Retombées économiques, attractivité, rôle sur la qualité de l’environnement, entretien du patrimoine maritime et source d’inspiration pour les artistes…. Les activités de pêche et de cultures marines jouent un rôle prépondérant. Raison de plus pour les accompagner face aux défis qui s’ouvrent à elles.

Ces assises Ora maritima s’inscrivaient cette année dans le cadre du programme DLAL FEAMP (fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche) piloté sur le bassin de Thau et sa bande côtière par le SMBT. Ce « DLAL FEAMP » est un bel outil pour donner  à ces secteurs clé pour l’économie de notre territoire une nouvelle ambition collective, a confirmé Yves Michel, président du Syndicat mixte du bassin de Thau en remerciant tous les partenaires de cette action : l’Europe, l’Etat, la Région, le Département et les organisations professionnelles de la pêche et des cultures marines. »

Crédit photo : Ville de Sète

Sète accueillera les Assises nationales de la Pêche et des Produits de la Mer

La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée a été retenue pour organiser l'édition 2018 des Assises nationales de la Pêche et des Produits de la Mer (APPM), à Sète en juin prochain. Devenues le rendez-vous annuel et majeur des professionnels du secteur depuis 2010, c'est la première fois qu'elles se dérouleront sur le littoral méditerranéen.

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L'annonce a été faite cet après-midi au cours de l'édition 2017 qui se tient actuellement à Quimper. Chaque année, les APPM réunissent l'ensemble des acteurs de la filière pêche (pêcheurs, mareyeurs, transformateurs, chercheurs...) qui se retrouvent afin d'aborder ensemble les enjeux et les problématiques actuelles de la filière, partager leurs expériences et apporter leur vision de l'avenir.

« Avec 220 km de rivages, le parc naturel marin du Golfe du lion (4 000 km²), 20 stations balnéaires, 70 ports de plaisance, 3 ports de commerce et 4 criées, la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée est résolument tournée vers la mer. Dans cet écosystème, les activités de pêche et d'aquaculture y jouent un rôle majeur et leader en Méditerranée.
Je me réjouis donc que notre candidature à l'organisation des Assises de la Pêche et des Produits de la Mer ait été retenue. Après Paris, Lorient, Boulogne-sur-Mer, les Sables d'Olonne et Quimper, nous aurons le plaisir d'accueillir l'édition 2018 à Sète les 14 et 15 juin. Je rencontrerai le Comité régional des pêches le 17 novembre à Port-la-Nouvelle et donnerai des premières informations sur la tenue de ces Assises nationales. » a souligné Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée.

Lors de ces assises à Quimper, la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée a reçu le prix coup de cœur innovation, dans la catégorie Concepts & Restauration, pour le projet Valdora.
André Lubrano, Conseiller régional et Président du Cépralmar (Centre d'étude pour la promotion des activités lagunaires et maritimes), a détaillé cette innovation devant plus de 600 participants : « A l'initiative de 3 pêcheurs locaux et soutenu par le Cépralmar, nous proposons une opération de mise en viviers de daurades sauvages de l'étang de Thau au mois d'octobre quand celles-ci rejoignent la mer. Cela va permettre de lutter contre l'effondrement des prix en élargissant la période de vente et offrira ainsi aux pêcheurs professionnels la possibilité de mieux valoriser leurs prises ».

SMBT : le bilan d'Ora maritima 2e assises du territoire de Thau

Le grand rendez-vous des acteurs du territoire

Une centaine de participants aux ateliers et tables rondes, 17 bassins conchylicoles et de pêche en visite sur le territoire, près de 600 participants aux animations grand public et plus de 300 participants au temps fort Thau de bouche à oreille sur la place des Tonneliers à Mèze, cette année encore Ora maritima – assises du territoire de Thau confirme sa place de grand rendez-vous de tous les acteurs du territoire.

Cette édition spéciale pêche et cultures marines était organisée par le Syndicat mixte du bassin de Thau avec le soutien financier de l’Europe, de la Région Occitanie, du Département et l’appui des organisations professionnelles et des villes de Sète et Mèze.

www.oramaritima.fr Retour en images

J
e souhaite donner mon avis sur l'événement 

Une centaine de participants aux ateliers et tables-rondes

délégation oramaritima

Vendredi 29 septembre, à Sète, professionnels, élus, scientifiques et partenaires se sont retrouvés au théâtre de la Mer pour échanger sur la place occupée par les activités pêche et cultures marines au cœur des territoires. Comment ceux-ci valorisent ces filières et leurs métiers ? Comment susciter des vocations ? Quelles mesures pour la gestion environnementale autour des bassins de production ? Ces questions ont fait l’objet de riches échanges dont les comptes-rendu sont disponibles sur www.oramaritima.fr.

17 bassins conchylicoles et de pêche
en délégation sur Thau


Boulogne, Brest, Saint-Brieuc, Saint-Raphaël, Arcachon, Marennes-Oléron, La Rochelle… Une trentaine de représentants des filières pêche et cultures marines a fait le déplacement à l’occasion d’Ora maritima. Toutes les régions de production étaient représentées : Hauts de France, Bretagne, Normandie, Nouvelle Aquitaine, PACA, Occitanie. Ces délégations ont profité d'une journée de visites et de rencontres le jeudi 28 septembre en présence du président du Syndicat mixte du bassin de Thau Yves Michel et de François Commeinhes, Sénateur maire de Sète et vice-président. Forts de leur participation aux ateliers et tables rondes du lendemain, ces représentants ont tous salué la qualité des échanges et de la manifestation.

 

Près de 600 participants aux visites et animations grand public


Promenades en bateau, visites de navires de pêche, ateliers, conférences, expositions… Plus de 20 animations gratuites étaient proposées pour permettre au public de découvrir ou redécouvrir les produits et métiers de la pêche et des cultures.

 

Plus de 300 personnes
au temps fort : Thau,
de bouche-à-oreille


Dégustations de recettes de chef, atelier ramendage des filets, maquettes de bateau, présentation des métiers de la mer… Thau de bouche à oreille a réuni un public nombreux et enthousiaste samedi 30 septembre sur la place des Tonneliers à Mèze autour de la promotion des produits et des métiers de la Mer.

Ora maritima  confirme sa place de grand rendez-vous des acteurs du territoire

Une centaine de participants aux ateliers et tables rondes, 17 bassins conchylicoles et de pêche en visite sur le territoire, près de 600 participants aux animations grand public et plus de 300 participants au temps fort Thau de bouche à oreille sur la place des Tonneliers à Mèze, cette année encore Ora maritima – assises du territoire de Thau confirme sa place de grand rendez-vous de tous les acteurs du territoire.orabnCapture

Cette édition spéciale pêche et cultures marines était organisée par le Syndicat mixte du bassin de Thau avec le soutien financier de l’Europe, de la Région Occitanie, du Département et l’appui des organisations professionnelles et des villes de Sète et Mèze.

Découvrir ou redécouvrir les métiers de la pêche et des cultures marines, souligner la place qu’ils occupent dans les territoires, déguster les produits issus de ces activités traditionnelles, rappeler la contribution de ces filières dans la protection des milieux…

Pour sa 2e édition, Ora maritima, assises du territoire de Thau a mis les activités halieutiques et conchylicoles à l’honneur.

Arrivés jeudi 28 septembre sur le territoire, les représentants des autres bassins conchylicoles et de pêche ont participé à une journée de visites clôturée à l’hôtel Port Marine à Sète en présence d’Yves Michel, président du Syndicat mixte du bassin de Thau, vice-président de Sète agglopôle Méditerranée et maire de Marseillan et François Commeinhes, Sénateur maire de Sète, président de Sète agglopôle Méditerranée et vice-président du SMBT. Boulogne, Brest, Saint-Brieuc, Saint-Raphaël, Arcachon, Marennes-Oléron, La Rochelle…

Une trentaine de représentants des filières pêche et cultures marines avait fait le déplacement à l’occasion d’Ora maritima. Toutes les régions de production étaient représentées : Hauts de France, Bretagne, Normandie, Nouvelle Aquitaine, PACA, Occitanie.

 Vendredi 29 septembre, à Sète, professionnels, élus, scientifiques, partenaires se sont retrouvés au théâtre de la Mer pour échanger sur la place occupée par les activités pêche et cultures marines au cœur des territoires.

Comment ceux-ci sont valorisées ces filières et leurs métiers ?
Comment susciter des vocations ?
Quelles mesures pour la gestion environnementale autour des bassins de production ?
Ces questions ont fait l’objet de nombreux échanges entre les différents acteurs présents.
Le compte-rendu sera bientôt disponible sur le site d'ora maritima.

 PRES DE 600 PARTICIPANTS AUX ANIMATIONS GRAND PUBLIC

Thau de bouche à oreille a conquis son public

Promenades en bateau, visites de navires de pêche, ateliers, conférences, expositions… Plus de 20 animations gratuites étaient proposées pour permettre au public de découvrir ou redécouvrir les produits et métiers de la pêche et des cultures.

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Inaugurée par Yves Michel, président du Syndicat mixte du bassin de Thau en présence du maire de Mèze Henri Fricou, du Sénateur Maire François Commeinhes, d’André Lubrano, vice-président de la Région Occitanie, de Philippe Ortin, président du Comité national et régional de conchyliculture, le temps fort d’Ora maritima, Thau, de bouche à oreille a réuni plus de 300 personnes autour de la valorisation des produits et des métiers de la pêche et des cultures marines.

Le chef étoilé Lionel Giraud du restaurant la table de Saint-Crescent était présent au rendez-vous pour présenter sa recette de Ventre de thon et encourager les jeunes du lycée Charles de Gaulle chargés de confectionner les plats.

  Dégustations de recettes de chef, atelier ramendage des filets, maquettes de bateau, présentation des métiers de la mer… Thau de bouche à oreille a réuni un public nombreux et enthousiaste samedi 30 septembre sur la place des Tonneliers à Mèze. Une belle réussite.

Lancé en avril par le Syndicat mixte du bassin de Thau en partenariat avec le Crédit maritime pour susciter des vocations pour les métiers de la Mer auprès du grand public, le concours vidéo Cap maritima a recueilli de très belles vidéos.

Le 1er prix décerné par Yves Michel est attribué à François Cadot et Rudy Stephan du lycée de la Mer Paul Bousquet à Sète pour leur vidéo « La pêche à la battue avec Robert Rumeau ».

Le 2e prix décerné par Bruno Liguori président du Crédit maritime est attribué à Lynn Larousse pour sa vidéo « Découverte de la pêche à la nasse ».

Le 3e prix décerné par Philippe Ortin, président du Comité régional et national de conchyliculture est attribué à Aline Brossin, Guillaume Brit, Jules Danto, Philippe Ahier et Pierre Calvy, tous étudiants à Agrocampus Ouest pour leur vidéo « De la pêche à la consommation des produits halieutiques ».

 Ora maritima est organisé par le Syndicat mixte du bassin de Thau.

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Ces assises sont un espace de réflexion, de partage et d’échanges auquel tous les acteurs y compris la société civile sont associés. Cette édition est spécialement dédiée à la pêche et aux cultures marines dans le cadre de l’animation du programme DLAL FEAMP (fonds européens pour les affaires maritimes et la pêche) Thau et sa bande côtière. Elle est organisée avec le soutien de l’Europe, de la Région, du Département, du Comité régional conchylicole de Méditerranée, du Comité régional des pêches et la participation de nombreux partenaires dont les Villes de Sète et de Mèze.

Plus d’infos sur http://oramaritima.fr/

Ora Maritima 2017 spécial "pêche et les cultures marines"

Avant les Assises nationales de la Pêche et des Produits de la Mer qui se déroulera à Sète en  2018 ce vendredi 29 septembre se déroulait la 1ère journée de l' édition spéciale d’Ora maritima pour mettre en valeur la place qu’occupent les activités traditionnelles de pêche et de conchyliculture au cœur des territoires.

Il faut savoir que ces assises sont un espace de réflexion, de partage et d’échanges auquel tous les acteurs y compris la société civile sont associés. Cette édition est spécialement dédiée à la pêche et aux cultures marines dans le cadre de l’animation du programme DLAL FEAMP (fonds européens pour les affaires maritimes et la pêche) Thau et sa bande côtière. Elle est donc organisée avec le soutien de l’Europe, de la Région, du Département, du Comité régional conchylicole de Méditerranée, du Comité régional des pêches et la participation de nombreux partenaires dont les Villes de Sète et de Mèze. Plus d’infos sur http://oramaritima.fr/

Avant un samedi dédié aux animations avec des Portes ouvertes, ateliers pour enfants, conférences, visites de mas conchylicoles, promenades en bateau, expositions, avec la participation de nombreuses structures et sur la place des Tonneliers à Mèze le temps fort de cette manifestation « Thau, de bouche à oreille » le vendredi était plus dirigé vers la réflexion.

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Au programme : des ateliers et tables rondes avec la participation d’autres bassins conchylicoles et de pêche du littoral français métropolitain pour approcher et essayer de répondre à 4 questions dès le matin, des sujets repris en public lors de tables rondes l'après-midi, avec la participation de plusieurs intervenants représentant différentes structures, du monde de la pêche à celui des Arts.

Quelle place occupent les activités pêche et cultures marines au cœur des territoires ? Comment ceux-ci valorisent ces filières et leurs métiers ? Comment susciter des vocations ? Quelles mesures pour la gestion environnementale autour des bassins de production ?

Avant que les tables rondes ne débutent, retour sur les ateliers du matin où il a été mis en évidence le fait de devoir susciter des vocations et d'assurer aussi des formations.

La mobilisation des acteurs doit permettre à l'aide d'outils d'accompagnement de progresser car pour l'instant manque de lisibilité des projets et besoin de structurer l'ensemble.

Côté gestion environnementale, la mise en commun des observations et des données est prioritaire pour travailler rapidement sur les problèmes et un travail commun avec des Japonais qui rencontrent des problèmes similaires est envisageable. Il est donc nécessaire que les données soient synthétisées et communiquées pour mieux agir.

Enfin, en communiquant sur les produits, avec des professionnels qui devront se fédérer et s'impliquer, en multipliant les démarches, la richesse collective que constituent les milieux marins sera mieux protéger.

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Yves Michel, Président du Syndicat Mixte du Bassin de Thau, pouvait présenter au public les deux journée de cette édition d'Ora Maritima en associant tous les partenaires et les participants à ses remerciements : "C'est un événement au pluriel avec au-delà du côté environnemental le fait de maintenir et de créer de l'emploi. Des défis ont été lancés avec le DLAL et le FEAMP, avec une stratégie jusqu'en 2020, la 1ère maille du filet."

Les tables rondes pouvaient débuter avec tout d'abord l'approche de la mise en place des filières au coeur du territoire par plusieurs spécialistes avec particulièrement les GALPA (au niveau européen) :

Les groupes d'action locale élaborent et appliquent les stratégies de développement local mené par les acteurs locaux. Ils ont notamment pour tâches  :

• de renforcer la capacité des acteurs locaux à élaborer et à mettre en œuvre des opérations, y compris en stimulant leurs capacités de gestion des projets,
• d'élaborer une procédure de sélection transparente et non discriminatoire avec des critères objectifs de sélection des opérations qui préviennent les conflits d'intérêts, garantissent qu'au moins 50 % des vo ix à exprimer lors du vote sur des décisions de sélection n proviennent de partenaires qui ne sont pas des autorités publiques et autorisent la sélection par procédure écrite,
• d'assurer, lors de la sélection des opérations, la cohérence entre celles-ci et la stratégie de développement local mené par les acteurs locaux en classant les opérations en fonction de leur contribution à la réalisation des objectifs et valeurs cibles de la dite stratégie,
• de suivre l'application de la stratégie de développement local mené par les acteurs locaux et des opérations soutenues et d'évaluer spécifiquement la dite stratégie.

Même s'il faudra du temps et de l'énergie, cela correspond à une volonté de travailler en commun dans une politique environnementale.

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Avec l'arrivée de Philippe Ortin, président du Comité national de la conchyliculture (CNC) puis plus tard; celle annoncée de François Commeinhes, Président de Sète Agglopôle Méditerranée et vice-président du SMBT, pour conclure, la seconde table ronde allait se recentrer sur un autre sujet ou comment les territoires valorisent ces filières et leurs métiers ?

Un exemple avec Aline Delamare, animatrice du GALPA Bassin d’Arcachon, Val de l’Eyre qui présentait la Marque territoriale « Bassin d’Arcachon » qui est au coeur de la politique d’attractivité du territoire

Yves Michel abordait le sujet de l'aménagement du territoire qui doit être au service de l’environnement et des activités, puis Stéphane Roumeau, ingénieur eau et risques au Syndicat mixte du bassin de Thau Environnement présentait la lagune de Thau qui est sous monitoring permanent tandis que Fabrice Pernet, chercheur à Ifremer Brest, Laboratoire Physiologie des Invertébrés allait donner des informations sur les pratiques culturales et facteurs de risque épidémiologique en ostréiculture.

Créer des synergies entre les activités traditionnelles de pêche et de conchyliculture, et le territoire semblent être une base pour assurer une évolution positive en apprenant à se projeter en s'engagent avec énergie et volonté, mais surtout en étant conscient qu'il faut du temps pour obtenir des résultats tout en gérant solidairement et durablement, et en pensant aux générations futures. 

Assises Nationales de la Pêche 2017

« Valdora », primé coup de coeur de l’innovation.

La daurade est un produit typique de la pêche des petits métiers d’Occitanie, notamment en lagune. Elle est exploitée essentiellement de mars à octobre. En effet, à l’arrivée de l’automne, elles quittent en masse les lagunes pour retourner en mer.
Cette dévalaison entraine une offre importante et un effondrement des prix, autour de 4€/kg en halle à marée. Le produit n’est ensuite quasiment plus disponible jusqu’en mars.
L’engin de pêche traditionnel utilisé dans nos lagunes est la capéchade, c'est-à-dire un ensemble de verveux qui permettent de capturer le poisson vivant. Le souhait d’un groupe de professionnels de l’étang de Thau, et auxquels le Cépralmar a apporté son soutien, a été de conserver une partie de cette production en bassins pour la commercialiser fin décembre.
Un premier essai fin 2016 a été très positif avec la survie du petit cheptel transféré. L’objectif est actuellement de lever les freins techniques afin de passer à une échelle professionnelle. Nous devons donc adapter l’engin de pêche avec l’ajout d’une cage qui permet de transférer la production sur un bord à quai et tester la nécessité de nourrir ou non les individus sachant qu’en dessous de 13°C, elles arrêtent naturellement de s’alimenter.

Les premières réponses devraient arriver en fin d’année. Si une phase de nourrissage (crabes et moules) s’avèrent nécessaire, il conviendra de travailler sur le statut de ce poisson afin qu’il ne soit pas considéré comme un « simple » poisson d’aquaculture.
Ce projet est un peu l’invention d’un nouveau métier à l’interface entre pêche et aquaculture. Ce que nous sommes en train de faire sur la daurade devrait pouvoir être fait à terme sur d’autres espèces. L’ambition est de permettre aux pêcheurs professionnels de mieux valoriser leur production.