Pêche

Ouverture de la pêche et règles à respecter

Pêcheur, Poissons, Mer Du Nord, Les Eaux

 

La pêche en eau douce sur les cours d'eau, canaux, lacs, étangs et plans d'eau de 1re catégorie (principalement peuplés de truites) est ouverte depuis le 9 mars 2019. Connaissez-vous les conditions à respecter pour pouvoir pêcher dans la rivière à côté de chez vous par exemple ?

Il faut remplir 3 conditions principales :

  • justifier d'une adhésion à une association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique (AAPPMA) qui délivre une carte nominative contre paiement d'une cotisation annuelle (démarche à effectuer en ligne sur www.cartedepeche.fr )
  • acquitter la redevance pour la protection du milieu aquatique correspondant au mode de pêche pratiqué (cette redevance, d'un montant de quelques euros, est intégrée dans le prix de vente des cartes de pêche) ;
  • obtenir l'autorisation du propriétaire détenteur du droit de pêche.

Sur les cours d'eau de 1re catégorie, la fermeture de la pêche est prévue le dimanche 15 septembre 2019.

  À savoir :

Tout pêcheur est tenu de respecter la réglementation de la pêche en eau douce (temps et heures de pêche, procédés et modes de pêche, taille et nombre de captures...) sous peine de sanctions pénales. Il s'agit principalement de contraventions de 3e classe punies d'une amende pouvant aller jusqu'à 450 €.

Services en ligne et formulaires

VALDORA : Un projet de valorisation des DORADES de dévalaison.

valDorades vivier (Copier)

 

Il y a quelques jours se tenait, au lycée de la Mer de Sète, une réunion concernant le bilan du projet VALDORA qui consiste à conserver vivantes des dorades capturées au moment de leur migration saisonnière en octobre.

"Les apports en poissons pêchés sont, à cette période, très importants sur les criées et trois pêcheurs professionnels ont décidé depuis l’an dernier de conserver un certain nombre de dorades vivantes pour en décaler la vente en décembre, au moment des fêtes. C’est un choix audacieux."

 L’an dernier les trois comparses (Robert Rumeau, Denis Talano et Kevin Henri) soutenus par des institutions (le Cépralmar comme porteur du projet) ainsi que par des élèves du lycée de Mer ont mis sur pieds leurs techniques de capture, de transfert et de conservation dans des viviers de l’entreprise « Murex Coquillages » de Sète.valVivier Murex (Copier)

 Après quelques rectifications quant à la méthode de capture mais aussi quelques créations, dont le système novateur de la cage associée au filet traditionnel, le projet a été relancé cette année encore.

 La problématique, pour rendre le projet rentable, a été de faire en sorte que ces poissons soient considérés comme « sauvage » car non nourris durant leur conservation. Ce qui fut fait.

Cette année, aucune nourriture n’a été donnée aux dorades durant les trois mois de vivier. De plus, selon le cahier des charges, il n’a été administré aucun traitement durant cette période de captivité.

 A la différence de la première tentative, il y a eu cette fois-ci peu de mortalité, de l’ordre de 4%.

 A la fin de cette période de captivité, aidés par les services de l’Ifremer de Palavas, les pêcheurs ont eu le plaisir de constater que les pertes en poids des dorades étaient insignifiantes, de l’ordre en moyenne de 3,5%.valdCage dorade Robert (Copier)

 Pour l'année 2018, cette pêche a concerné 60 individus de 256g à 976g.

 L’abattage avant les ventes en criées de Sète et d’Agde a été réalisé de manière « classique » pour une vente, cette année, de 170kg.

Valdora pesage (Copier)

 Comme l’an dernier, les prix fluctuent selon les apports du jour mais globalement les prix des grosses dorades ont tourné autour de 17 euros, soit entre 12 et 29 euros le kg.

 "Après de tels résultats plutôt encourageants, une ou plutôt des questions demeurent, celle, entre autre, de la rentabilité d’une telle pêche. Car s’il y a une volonté de pérenniser cette technique, il va bien falloir investir dans du matériel dont les cages avec un prix à l’unité avoisinant les 4.000 euros HT. Mais aussi envisager l’aménagement d’un site dédié pour conserver les poissons. Toutes ces questions restent encore en suspens et devront être tranchées par les professionnels eux-mêmes soutenus par leurs partenaires."

Des partenaires nombreux : le Cépralmar;, l’Ifremer, les poissons du Soleil, le Lycée de la Mer, l’association Valdora.

Et des partenaires financiers : l’Europe, l’Union Européenne, le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, la Région Occitanie, le Département de l’Hérault, Sète Agglopôle.

 Autre amélioration à envisager dans le cadre d’une meilleure rentabilité, monter la possibilité des charges en vivier supérieur à 15kg/m3.

 Toutes ces questions devront trouver réponse mais en attendant les 3 professionnels se disent satisfaits et se proposent de renouveler cette technique de pêche l’an prochain et peut-être même de l’étendre à une autre espèce de poissons fréquentant les eaux de l’étang de Thau, le loup.

 Jean-Marc ROGER.

 

 

 

 

 

Pêche en méditerranée : "l’Europe nous a entendus"

Banc De Poissons, Sous L'Eau

 

Après les votes du Conseil européen et du Parlement en janvier, était ouverte la période de négociation finale, appelée trilogue, avec la Commission européenne, pour aboutir à un nouveau  règlement  de plan de gestion  pêche en Méditerranée Ouest. Alors que le texte initial, proposé l’an passé par la Commission européenne, mettait en péril à terme notre pêche de chaluts et nos criées, les efforts engagés par tous les acteurs ont payé.

François Commeinhes commente ainsi : «  Sur les trois axes majeurs nous concernant, la méditerranée a réussi à se faire entendre.  Toutefois, il faut avoir conscience que les professionnels seront encore  lourdement mis à contribution  pour appliquer ce plan qui demande, une nouvelle fois, changements de pratiques et efforts drastiques, notamment sur les journées de pêches autorisées. Mais ce compromis préserve l’essentiel. »

Ainsi, le Conseil des Ministres adoptera le 15 février,  puis le Parlement le 19 février, les dispositions suivantes :

Sur  la réduction de l’effort de pêche : 

-              Moins 10% la première année,

-              Moins 30% maximum au total de la 2e à la 5e année (donc -40% max sur 5 ans) ;

Sur la zone de fermeture : 

La contrainte des  100m  de profondeur est maintenue, mais combinée à une distance de 6 miles des côtes de l'isobathe. Cela signifie que pour le plateau continental,  soit la zone Languedocienne, la contrainte des 100 m, qui se situe à 54 miles du port de Sète, ne s'appliquera pas.

Sur la durée maximale de pêche journalière : 

Alors que les premiers votes fixaient cette durée à 12h, le texte bientôt adopté étend cette durée de 15 h avec dérogations jusqu'à 18 h pour temps de trajets. 

François Commeinhes commente : « « Le projet initial, porté par la commission européenne, de plan de gestion de la pêche méditerranéenne pour les chalutiers, acteurs économiques essentiels pour une ville portuaire telle que Sète,  niait la réalité de nos chaluts.  Même si le dispositif reste imparfait – notamment pour la fermeture spatio-temporelle pour protéger les juvéniles de merlu-  et mérite une attention de tous les instants quant à son application,  le dialogue que nous avons pu nouer avec le Ministère, les instances européennes et les professionnels a pu porter ses fruits, il s’agit là de réelles convergences entre les décisions de l'Union et les acteurs de terrain, telles que j’ai pu les appeler de mes vœux lors du Grand Débat à Souillac, et une vraie prise en compte de spécificités de la pêche en Méditerranée, via les décisions sur la zone de fermeture ou la durée maximale journalière. Je salue ici les efforts des professionnels de la pêche et serai toujours à leur côté, notamment pour les accompagner dans l’application de ce nouveau plan  »

Les enjeux d'une filière...

Ce mardi, 29 janvier,  de nombreux acteurs de la vie politique et économique locale étaient réunis au Lycée de la mer Paul Bousquet pour évoquer les principaux enjeux concernant les filières Pêche et Conchylicole. Parmi eux,  le maire de Sète François Commeinhes et celui de Marseillan Yves Michel, respectivement vice- président et président du syndicat mixte du bassin de Thau. Les principaux défis pour le développement durable des filières se déclinent sur 4 axes principaux :

Valoriser les productions

Par exemple : le projet Valdora porté par Cépralmar avec trois professionnels de la lagune de Thau et le soutien de l’Ifremer, du lycée de la mer et du comité régional des pêches maritimes et élevages marins, consiste à stocker en bassins à terre les poissons pêchés lors de périodes de migration pour les garder vivants jusqu’aux fêtes. Projet qui permet d’éviter la chute de prix due aux  surabondances et de lisser la commercialisation sur une période plus longues.

 

Favoriser l’innovation et la diversification

Par exemple : le schéma d’aménagements des zones conchylicoles qui vise à garantir un développement pérenne de la conchyliculture sur le bassin de Thau .

Promouvoir les métiers, les produits et le territoire

Par exemple :  le stand de promotion réalisé pendant « Escale à Sète » à la fois ludique et pédagogique qui cible les familles en proposant des informations sur les métiers de la pêche méditerranéenne et des jeux sur les produits afin que les enfants puissent apprendre en s’amusant.

Coopérer avec les autres acteurs du bassin de production.

 Par exemple :  le projet Ora Maritima. Projet déposé sous le signe de la coopération avec les autres bassins de production. L’édition spéciale pêche et conchyliculture qui s’est tenue à Mèze et à Sète en 2017 avait réuni une centaine de participants aux tables rondes, près de 600 participants aux animations grand public, et plus de 300 au temps fort Thau de bouche à oreille. 

 D’autres projets ont donc étaient menés pour contribuer à appuyer la filière comme la possibilité pour les producteurs de proposer une dégustation qui serait un complément non négligeable de revenu. L’aspect fédérateur de tous ces projets est nécessaire a insisté le maire de Marseillan qui a ajouté  "qu’il s’agit aussi de créer des liens forts avec les autres GALPA" (groupe d’action Locale de la pêche de l’aquaculture. Il regroupe l’ensemble des partenaires institutionnels, techniques et scientifiques concernés par le programme. Il  yen a 23 en France). Pour François Commeinhes, il s’agit avant tout d’anticiper, de ne pas tomber dans le piège de la férule bruxelloise et « faire remonter d’en bas les problématiques locales » et de souligner l’importance de la DLAL ( démarche locale portée par des acteurs locaux ) .

Mais l’Europe a montré tout son intérêt pour l’expérimentation et l’innovation entreprises dans ce domaine  car tous ces projets ( 5 nouveaux projets doivent se rajouter à ceux en cour ou réalisés ) sont financés à hauteur de 40 % par la FEAMP : fond européens pour les affaires maritimes et la pêche. Et le maire de Sète de conclure, « avec L’Europe on peut s’attendre au pire comme au meilleur... »

Bilan et perspectives

40% des fonds européens mobilisés 

 Avec 9 projets déjà financés et 40% du fonds FEAMP dédié mobilisé, le GALPA Thau et sa bande côtière affiche un bon taux de réalisation. Les projets s’inscrivent parfaitement dans les axes de la stratégie définie préalablement au lancement de l’action avec une majorité de projets déposés dans l’axe 1 «valoriser les productions», ce qui correspond aux attentes de l’Europe dans ce domaine. Pour rappel, les projets sont sélectionnés en fonction de :

• leur impact économique

• leur impact sur l’emploi

• leur dimension collective

• leur cohérence et les synergies avec les projets existants ou à venir sur le territoire. 

Le DLAL FEAMP Thau et sa bande côtière en chiffres 

 9 projets

215 000 euros de Fonds européen mobilisés 

666 000 euros en volumétrie financière de projet

Une dizaine de groupes de travail thématique organisés

5 Comités de sélection et de pilotage

150 réunions de travail

Près d’une centaine de partenaires individuels et collectifs

 Perspectives

 La dynamique se poursuit au sein du GALPA Thau et sa bande côtière. Des projets se dessinent dans les domaines de la commercialisation- transformation et de la communication. Des actions de coopérations seront également lancées en partenariat avec la Région Bretagne et Provence Alpes Côtes d’Azur. Le territoire de Thau et sa bande côtière est sollicité pour faire part de son expérience sur les actions menées dans le domaine de la communication et notamment le lien entre le territoire et les actions de communication. Plusieurs projets ont également été présentés au Comité de sélection et de pilotage du 29 janvier 2019 :

• DuPPeM : durabilité et polyvalence des petits métiers, projet visant à tester de nouveaux engins de pêche dans les ports du Grau du Roi et d’Agde; il s’agit d’un dossier collaboratif entre 2 GALPAs, Thau et Vidourle Camargue, projet porté par l’OP du Sud.

• Mise en place d’une formation à la transformation et la valorisation des produits de la mer, pour les professionnels de la pêche et de la conchyliculture, projet porté par le lycée de la Mer Paul Bousquet.

• Captage naturel : vers une semi-industrialisation de l’itinéraire technique permettant de passer du naissain naturel capté sur Thau à des huîtres collables, projet porté par le Cépralmar.

• Elaboration d’une stratégie pour la filière conchylicole méditerranéenne.

• Nouvelle vague : portraits de jeunes conchyliculteurs de la lagune de Thau, projet porté par le Cépralmar.

Christophe Euzet : "à propos du plan de gestion de la pêche en méditerranée ouest"


Christophe Euzet, député de l’Hérault, fait le point :


"Pour faire suite à la réunion du 9 janvier dernier organisée à la criée de Sète et aux inquiétudes des professionnels de la pêche qui ont pu m’être communiquées à cette occasion, j’ai une nouvelle fois échangé avec le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation en milieu de semaine dernière, comme je le fais régulièrement avec son cabinet depuis plusieurs mois.


Il en a émergé que le ministère est particulièrement mobilisé et très sensible aux problématiques spécifiques exposées de longue date par les pêcheurs sétois et agathois, et que celles-ci sont pleinement intégrées aux négociations en cours au niveau de l’Union Européenne sur le plan de gestion pour les espèces démersales en méditerranée ouest.


Au jour d’aujourd’hui, la France a obtenu gain de cause sur plusieurs des revendications portées par ses professionnels, notamment par les pêcheurs sétois : la suppression de l’interdiction de pêche au-dessus de l’isobathe des 100 mètres de profondeur (remplacé par une distance de 6 miles des côtes) et le passage de 12h à 18h de la durée des marées constituent des avancées notables.


S’agissant de l’effort de pêche, sensiblement atténué en raison de la protection de la ressource et de la préservation de l’état des stocks, le compromis actuellement sur la table à Bruxelles doit encore être amélioré pour coller à la réalité du bassin méditerranéen et des tractations sont à l’oeuvre en ce sens.


Le ministère reste pleinement mobilisé sur cette thématique et la partie française veillera à ce que ces acquis ne soient pas remis en question lors de l’examen du plan de gestion par le Parlement européen, dans un contexte certes compliqué, mais ouvert et constructif."

Pêcheurs, Maires concernés et Région mobilisés pour le maintien des activités de pêche sur le littoral méditerranéen

L'Europe accélère son calendrier de décision sur le plan de gestion de la Méditerranée (West Med) avec deux réunions importantes avancées au jeudi 10 janvier, le vote de la Commission pêche du Parlement européen, ainsi qu'une réunion préparatoire du Conseil des ministres de l'Union en charge de la pêche.

La Région pourtant confirme son soutien aux professionnels en faveur du maintien des activités de pêche en Occitanie. La Région appelle encore l 'Europe à revoir certaines mesures inadaptées proposées dans la Politique Commune de la Pêche (PCP) .

« Au moment où les négociations s'accélèrent concernant le plan de gestion pour les espèces démersales de Méditerranée Occidentale dans le cadre de la Politique Commune des Pêches, la voix de la France doit être forte pour défendre la pêche en Méditerranée. Les orientations de l'Union européenne ne prennent pas en compte la réalité de la pêche en Méditerranée.

Une journée à bord du chalutier " Nathalie Vincent II " Sète

Par Christine Brandani en juin 2015

Il est grand temps de redonner un avenir à toute une filière, la pêche professionnelle en Occitanie, économie vitale pour notre territoire qui fait vivre 1 300 marins et 3 200 emplois induits dans les 5 ports de pêche et les 50 autres points de débarquement du littoral de notre région », affirme Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée.

La Région, sous l'impulsion de Carole Delga, a mis en place un plan de soutien régional à la pêche en 2018 avec notamment, le 16 novembre dernier, un vote détaillant les amendements indispensables à apporter au plan West Med pour la pérennité des activités de pêche dans le golfe du Lion : réduire l'effort de pêche de la première année de mise en application du plan de gestion à maximum 10% ; porter à 18h la durée de sortie en mer des chalutiers ; supprimer l'interdiction de pêche de 3 mois dans la zone de 0 à 100 m.

Carole Delga a également saisi par courrier le ministre de l'agriculture et de l'alimentation Didier Guillaume, en charge de la négociation de ce texte pour la France en Conseil des ministres. Didier Codorniou, premier vice-président de la Région Occitanie et André Lubrano, conseiller régional en charge de la pêche, ont également conduit une délégation de pêcheurs à Bruxelles le 5 décembre dernier pour exprimer ces évolutions du texte en négociation, indispensable à la pérennité de la filière pêche en région, notamment auprès de la Direction générale chargée des politiques de la Commission en matière d'affaires maritimes et de pêche.

A l'annonce de ces réunions, les pêcheurs se sont mobilisés ce mercredi matin à la Criée de Sète. Didier Codorniou et André Lubrano étaient présents à leurs côtés pour rappeler les enjeux des décisions à venir.

Les pêcheurs de la Région en ont assez de passer pour des pilleurs de ressource, alors que depuis longtemps, ils ont adopté une pêche plus responsable, contrairement à certains de leurs collègues étrangers.

Cédric INDJIDJIAN Directeur ADJ de la DDTM précise que ces mesures sont nécessaires pour sauvegarder les ressources en poissons mais les professionnels précisent qu'avec de telles mesures c'est la vie  de la pêche en méditerranée qui se joue.

Les pêcheurs français refusent d'être stigmatisés comme ceux qui épuisent la ressource halieutique.

« Cette filière encore présente sur toutes les communes de notre littoral, créatrice de richesses et d'emplois ne peut pas subir un coup d'arrêt alors même que le nombre de navires est en forte diminution depuis de nombreuses années, qu'elle a su adopter des pratiques plus responsables, résolument engagée en faveur d'une pêche durable », précise Carole Delga.

Elle avait alerté les députés européens et le gouvernement français sur ces dispositions préjudiciables pour les professionnels du littoral méditerranéen, menaçant plusieurs milliers d 'emplois .

« L ' Union européenne et l ' Etat doivent prendre en compte les spécificités de la pêche sur le littoral méditerranée. La Région en soutenant financièrement la filière, remplit sa part. A l ' Etat et à l ' Europe de prendre leurs responsabilités sur la pêche en Méditerranée » avait déclaré la Présidente de la Région Carole Delga .

Dans les dispositions proposées cet été par la Commission européenne dans son plan de gestion pour la pêche en zone Méditerranée occidentale, trois mesures doivent impacter fortement la pêche chalutière d ' Occitanie , du fait de leur incompatibilité avec les pratiques réelles de pêche dans le Golfe du Lion :

- réduire « substantiellement » l ' effort de pêche dès la première année de mise en place du plan de gestion.

La Région demande à ce que cet effort représente maximum 10% ,

- limiter à 12h la sortie en mer quotidienne des chalutiers , alors même qu ' une journée de pêche dure 16h à 17h ( dont près de 12 h de navigation pour l ' aller -retour à la zone de pêche) . La Région demande à ce que cette durée soit portée à 18h ,

- interdiction de pêcher au chalut dans la zone de 0 à 100m de profondeur ( soit tout le plate au continental du golfe du Lion ) du 1 er mai au 31 juillet ( période durant laquelle les chalutiers sortent en général 60 jours sur les 200 autorisés par l ' Europe ), trimestre privilégié du fait des conditions météo et de la bonne tenue des ventes.

La Région demande à ce que cette interdiction soit purement et simplement supprimée .

De plus , des négociations conduites par l 'instance en charge de la gestion des pêches sur tout le bassin méditerranéen , font craindre un allongement des périodes de fermeture de la pêche à l  anguille , qui concerne 160 professionnels en Occitanie , alors même qu ' ils ont déjà consenti à faire des efforts dès 2009.

Avec une réduction de 50% des captures , ils ont dépassé l 'objectif de 30% affiché dans le plan de gestion français . La Région demande à ce que la distinction soit faite entre les deux stades de développement de l 'anguille, sans augmenter les périodes de fermetures déjà appliquées par les pêcheurs de Méditerranée (7 mois pour l ' anguille argentée et 3 mois pour l ' anguille jaune).

La Région, autorité de gestion du FEAMP (Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche) , demande à ce que le financement ne se limite pas aux bateaux de moins de 12m et permette la transformation ou le remplacement de chalutiers, afin de promouvoir des « bateaux du futur » garants d ' une pêche durable. Elle souhaite également que ces financements servent à moderniser les ports de pêche. Dans ce contexte européen défavorable pour le secteur de la pêche en Méditerranée, la Région Occitanie confirme son important soutien à la filière et aux pêcheurs , que ce soit : - par l ' accompagnement au développement économique direct : financement Région et FEAMP de 8,8 M € , - par le financement du Cépralmar qui apporte son sou tien technique aux filières , - par les investissements réalisés dans les deux criées dont elle a la charge depuis 2007 (Sète et Port La Nouvelle), - en reprenant le port de pêche du Grau du Roi , avec un plan de rénovation inédit , - en lançant des études sur le « bateau du futur » , sans attendre le nouveau programme FEAMP en 2021.

 

Chiffres clés - la pêche professionnelle en Occitanie :

4500 emplois dont 1300 marins travaillant sur 768 navires qui génèrent 3200 emplois indirects (mareyeurs, transporteurs, poissonniers, carénage, réparation et construction navale ... ).

Les 54 communes du littoral d ' Occitanie comptent 50 points de débarquement et 5 ports de pêche, autant de lieux d ' activité économique et d ' attractivité pour les habitants et les touristes.

95% de la pêche française en Méditerranée est le fait des pêcheurs d ' Occitanie. C ' est en Occitanie que se concentrent les 22 thoniers senneurs français. Depuis une dizaine d ' année, leurs efforts ont contribué à la forte amélioration des stocks, en augmentation depuis 5 ans.

Ce jeudi matin, réunion à Bruxelles de la commission PECH du parlement Européen

Réunion extraordinaire

Jeudi 10 janvier 2019, de 9 heures à 10 h 30 (réunion extraordinaire)

2.  Mise en place d'un plan pluriannuel pour les pêcheries exploitant des stocks démersaux en Méditerranée occidentale

  PECH/8/12491

Puis le 28 janvier, ce sera aux Ministres européens d'étudier et de voter ce plan de gestion.

En attendant, les pêcheurs, les maires des villes concernées, et la région sont mobilisés et comptent agir pour que l'Union Européenne revoit sa copie.

Criée de Sète : comment est fixé le prix du poisson ?

Les randonneurs Montblanais à la criée de Sète

Un reportage vidéo, réalisé il y a quelques années, sur la criée de Sète avec pour guide Eric Monte, "commissaire-priseur" ou "crieur" (appellation de jadis) comme il se définit. La gestion de la criée a évolueé depuis ce reportage mais l'esprit reste le même. Il n'y a sans aucun doute que les effectifs des bateaux qui ont varié, la crise est passée par là.

Pêche de loisir en eau douce

Pêcheurs de loisir et services de l’État unis pour la protection des milieux aquatiques dans l’Hérault

Le directeur départemental des territoires et de la mer de l'Hérault a si gné ce mercredi 19 décembre 2018 en présence de Gilles Grégoire, Président de la Fédération de l'Hérault pour la pêche et le milieu aquatique (FHPPMA), deux documents importants pour la préservation des milieux aquatiques et le développement d’un loisir pêche durable dans l'Hérault :

- le nouveau plan départemental pour la protection des milieux aquatiques et la gestion des ressources piscicoles (PDPG ) pour la période 2019 - 2024 ;

- l’arrêté réglementant la pratique de la pêche de loisir en eau douce pour 2019.

Pêcheur, Poissons, Mer Du Nord, Les Eaux

Un plan pour concilier protection des milieux aquatiques et ressources piscicoles Élaboré par la fédération de pêche en concertation avec les acteurs du territoire, le PDPG a pour objectif de poursuivre la restauration des milieux aquatiques au bénéf ice des populations de poissons.

Il fixe ainsi, pour 5 ans, de nouvelles orientations pour une gestion durable des cours d'eau, plans d'eau et canaux. Basé sur un diagnostic terrain partagé du milieu et de ses problématiques, il détermine ainsi une série d'actions concrètes telles que :

- Equipement et raccordement des eaux usées de 14 petits hameaux,

- Restauration de 8 réseaux d'assainissement et de 27 stations d’épuration,

- Respect du débit réservé pour les rivières et encadrement des prélèvements su r une centaine de sites,

- Restauration de la continuité écologique des cours d'eau avec l'équipement de 35 nouvelles passes à poissons

- Réduction des pollutions diffuses sur 8 sites agricoles et 8 industriels

L'arrêté pêche : une réglementation spécifique pour une pêche durable, en adéquation avec les ressources piscicoles et les milieux Dates d’ouvertures, nombre de prises, procédés de pêche, parcours No - kill... sont autant de règles fixées par l’arrêté réglementant la pratique de la pêche de loisir en eau douce sur le département de l’Hérault.

 

 Élaboré annuellement, il prend en compte localement la fragilité des milieux et l’expérience des pratiques passées.

En 2019 les dispositions suivantes ont notamment été rajoutées :

- création de pl usieurs parcours No - kill en rivières de 1ère et 2ème catégorie,

- généralisation de l’utilisation d’hameçon simple et sans ardillon sur tous les parcours de No - kill pour faciliter le retour au milieu des poissons capturés,

- obligation de relâcher tout bro chet capturé sur le lac du Salagou durant sa période de reproduction.

L'Hérault, un territoire privilégié pour la diversité des parcours de pêche et ses espèces présentes Avec plus de 17 400 pêcheurs adhérents au sein de 30 associations agréées pour la pêche et la protection du milieu aquatique (AAPPMA), la pêche de loisir en eau douce est pratiquée dans l’Hérault sur 1 500 km de cours d’eau et 1 500 ha de plans d’eau.

Conscients de l’importance de la qualité des milieux pour la pérennité de leur activité, fédération, associations et pêcheurs s’investissent pour gérer et préserver les ressources.

Services de l’État et Fédération de pêche veilleront à la bonne appropriation de ces deux documents et de leur déclinaison par l’ensemble des acteurs du territoire, les collectivités, l'agence de l'eau et les syndicats de bassin, autour de l'enjeu partagé de la qualité des milieux aquatiques du département de l'Hérault.

Cooperative des pêcheurs de sete / OP SATHOAN

Un passage vers un plan de gestion qui traduit et récompense les efforts réalisés mais une vigilance à maintenir pour ne pas perdre ces acquis

Sète, mardi 20 novembre 2018 -

 

La 21ème réunion extraordinaire de la Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l’Atlantique (ICCAT) s'est terminée ce lundi 19 novembre à Dubrovnik, en Croatie.

Plusieurs mesures attendues par les pêcheurs professionnels pour desserrer certaines contraintes en traduction du retour des stocks de thon rouge à un bon état de conservation ont été adoptées, et l’Organisation de Producteurs SATHOAN s’en félicite. Mais celle-ci appelle également à la vigilance face à de multiples dérogations accordées à différents Etats du pourtour de la Méditerranée. Elle demande en conséquence à l’Union Européenne le maintien des contrôles pour ne pas ruiner les efforts réalisés par l’ensemble de la pêcherie et ne pas lui faire perdre sa crédibilité.

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La 21ème réunion extraordinaire de la Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l’Atlantique (ICCAT) vient de se terminer ce lundi 19 novembre à Dubrovnik, en Croatie, après une semaine de présentations scientifiques et de multiples discussions, officielles et dans les coulisses, entre les différentes parties contractantes. A l’issue de ce marathon dont nul ne pouvait encore présager les résultats quelques heures à peine avant la clôture de la réunion, l’OP SATHOAN se félicite globalement des décisions prises :

- le passage tant attendu d’un plan de reconstitution à un plan de gestion est la preuve d’une ressource désormais exploitée au Rendement Maximal Durable ou proche de ce dernier ;

- un assouplissement sur les dates de pêche va permettre aux professionnels de mieux adapter leurs stratégies d’exploitation à leurs engins et zones de pêche ;

- la mise en œuvre d’un cadre pour la petite pêche côtière va mieux rationaliser la gestion du thon rouge par ce segment de métier.

La SATHOAN prend acte d’autre part de l’assouplissement de la gestion des prises accessoires et des mesures liées à la définition des capacités de pêche.

Cependant, l’OP reste très attentive aux mesures dérogatoires accordées par la Commission à certains pays du pourtour méditerranéen non-membres de l’Union Européenne. Aussi la SATHOAN demande-t-elle à celle-ci le maintien avec ses Etats membres de contrôles assidus à tous les niveaux de la filière. Ceci afin que les fondements d’une gestion durable du thon rouge soient confortés et que cette pêcherie conserve la crédibilité qu’elle a chèrement gagnée au cours de la décennie écoulée.

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La SATHOAN est une Organisation de Producteurs de référence regroupant une petite centaine de navires.

La SATHOAN dispose de plus de la moitié du quota de thon rouge attribué à la France.

Pour préserver la ressource, les pêcheurs côtiers adhérents à l’OP privilégient la pêche fraîche à l'hameçon afin de valoriser au mieux une ressource à exploiter durablement.

Aucun texte alternatif disponible.

Un représentant de la commission européenne à l'écoute des pêcheurs

Le 8 novembre, à l'initiative de François Commeinhes, Alain Dumort, représentant de la commission européenne a été invité à rencontrer les pêcheurs professionnels sétois dans les locaux de la Sathoan.

C'est pour faire part de leurs inquiétudes concernant le prochain vote de la directive européenne annuelle chargée d'établir de nouveaux quotas de pêche et de déterminer les zones et la durée des chalutages en Méditerranée que les professionnels du secteur ont rencontré M. Dumort.

Avant l'adoption de la future directive européenne qui fixera les quotas de pêche, les zones et les durées de chalutage autorisées, ils ont voulu exposer leurs doléances au représentant de la commission européenne. Déjà fortement impactés par des règles qui nuisent à leur profession plutôt qu’à les accompagner vers un développement durable et reconnu de leur activité, les pêcheurs professionnels ont plaidé pour un assouplissement des contraintes dans le Golfe du Lion qui représente selon eux, du fait de l'existence d'un plateau continental très développé en avant de la côte, une exception géographique qui n'est pas prise en compte par l’UE.

Toujours selon les pêcheurs, les espèces telles que le rouget ou le merlan sont bien présentes. Mais l'explication de la faible taille des poissons est à rechercher davantage du côté des pollutions que de la pression halieutique. Ils ont demandé à ce qu'une étude scientifique sérieuse soit diligentée avant la mise en place de mesures de protection de la ressource adaptées.

Visiblement très intéressé, Alain Dumort a pris bonne note des arguments exposés avant d'assurer qu'il porterait la voix des professionnels sétois auprès des instances européennes.