Pêche

Plan de gestion pluriannuel pour les pêcheries démersales en Méditerranée occidentale (WEST MED)

Le plan de gestion pluriannuel, adopté en février 2019, s’inscrit au sein de l’initiative MedFish4ever du Commissaire Vella, visant à restaurer les stocks halieutiques de Méditerranée, particulièrement surexploités, et matérialisée par la déclaration ministérielle de Malte de fin mars 2017.

La France est concernée dans la GSA 7 (sous-zone CGPM) pour ses pêcheries chalutières exploitant le merlu (Merluccius merluccius) et le rouget de vase (Mullus barbatus).

Le plan de gestion s’appliquera à la zone ci-dessous :

En application du règlement européen « Méditerranée » (CE 1967/2006), la France a mis en place des plans de gestion pour les chalutiers ainsi que pour les « petits métiers » i.e. gangui, senne de plage, drague, senne tournante coulissante.
En anticipation du plan de gestion, et dans le cadre de son soutien à l’initiative MedFish4ever, la France a mis en œuvre en 2017 des mesures de gestion transitoires pour sa flotte chalutière. Ces mesures visent la protection de deux stocks identifiés comme particulièrement sensibles : le merlu et le rouget de vase du golfe du Lion.

L’Italie a été absente des débats, l’Espagne et la France partagent les mêmes préoccupations.

 

Le projet de Plan de gestion régional pour la Méditerranée occidentale (Plan West Med) a fait l’objet d’un accord final le 5 février 2019, reprenant principalement le compromis du Conseil en ses principaux points.
Le Plan suscite une inquiétude de la part des professionnels, en particuliers les chalutiers méditerranéens qui voient la réduction des jours de pêche, comme une menace pour la viabilité économique de leur entreprise.

Les professionnels espagnols, italiens et français ont d’ailleurs porté une position commune lors du MEDAC à Venise, le 20 février 2019, via une déclaration qui reconnaît les avancées issues du compromis par rapport à la proposition initiale mais qui ;
- traduit l’inquiétude du secteur quant aux conséquences de la réduction de l’effort de pêche ;
- rappelle le plein engagement de la profession pour améliorer la situation des stocks,
- et demande des mesures financières adéquates.

Principales lignes de compromis du texte :

  • Comparé à la version initiale publiée en mars 2018, le texte final qui a fait l’objet d’un accord politique en trilogue a profondément évolué. Il prend notamment en compte un certain nombre de demandes françaises. Les principales mesures figurent ci-dessous.
  • Le Plan contient une période transitoire jusqu’en 2025 pour l’atteinte du RMD.
  • En parallèle, un objectif de réduction de l’Effort de Pêche au chalut (10 % année 1 puis 30 % maximum répartis années 2 à 5) est fixé. La pêche française ne sera pas concernée par l’exemption de la baisse la première année négociée par les Espagnols (la condition d’une baisse de 20% de l’effort dans la GSA pendant la période de référence n’est pas remplie).
  • La période de référence pour l’effort de pêche est 2015-2017. La DPMA entend utiliser les plafonds d’effort annuels fixés par arrêté chaque année.
  • Des fermetures spatio-temporelles pour protéger les juvéniles sont prévues pour 3 mois annuellement. Ces fermetures s’appliquent jusqu’à une profondeur de 100 mètres ou en deçà d’une distance de 6 milles des côtes. Il revient aux Etats Membres de fixer cette période de fermeture.
  • Le texte prévoit une dérogation possible à cette fermeture de 3 mois, si l’EM est en mesure de prouver scientifiquement des fermetures plus efficaces permettant de diminuer de 20% les captures de merlu).
  • La fermeture d’une zone sensible pour les juvéniles afin de tenter d’obtenir cette dérogation serait intéressante pour la profession. En effet le texte prévoit de toute façon qu’après 2 ans la France devra prendre des mesures de fermeture additionnelles pour protéger les juvéniles. Sur ce point, travail commun pour élaborer une saisine de l’Ifremer.
  • La durée maximale d’une journée de pêche est fixée à 15h avec des dérogations possibles jusqu’à 18h pour prendre en compte le temps de trajet sur simple information à la Commission.
  • Le plan prévoit la possibilité de financer des Plans de sortie de Flotte avec le FEAMP.
  • Une réunion technique avec la Commission Européenne sur la mise en œuvre nationale des dispositions du plan concernant l’effort de pêche a eu lieu le 30 avril 2019 à Bruxelles.
  • Quant au Thon rouge, à priori, les discussions devraient bien s'engager, la reconstitution du stock ayant été analysée en donnant des résultats positifs... A suivre

→ pour télécharger la fiche actualisée

Les anguilles menacées : les pêcheurs réagissent

  anguiP1300847Ce mardi après-midi, au niveau de l’aire de carénage du Port de Bouzigues, avait lieu un ramassage de 600 kilogrammes d’anguilles argentées qui ont été pêchées dernièrement dans l’étang de Thau par les pêcheurs professionnels de Bouzigues.  Depuis près de 15 jours elles étaient conservée près du port profitant encore de l’eau de la lagune.

Cette action fait en effet partie d’un programme européen concernant la reproduction de ces poissons qui vont migrer jusqu’à la mer des Sargasses.

En effet les anguilles mesurent de 40 cm à 150 cm et pèse jusqu’à 4 kg pour les femelles. L’anguille est un grand migrateur, et plus précisément un migrateur amphihalin (au cours de sa vie l’anguille va passer par des milieux présentant différents taux de salinité ici de la mer vers l’eau douce puis à nouveau vers la mer), thalassotoque (qui se reproduit en mer) et catadrome (qui après une période de croissance dans un cours d’eau regagne la mer). Comme pour les autres espèces d’anguilles de l’hémisphère Nord, un petit nombre d’individus effectueront en réalité la totalité de leur cycle de croissance en mer, en lagune salée ou en estuaire salé. Cette espèce est dite européenne, mais des études génétiques ont en 2006 montré que des cas d’hybridation naturelle avec l’anguille américaine existent, avec jusqu’à 15,41 % d’hybrides dans les populations islandaises d’anguilles, et des valeurs allant de 6,7 % à 100 % selon les stades de la vie et les lieux. Toutes les anguilles trouvées en Europe sont considérées former une métapopulation unique.

Les anguilles étaient réputées particulièrement rustiques et résistantes, grâce notamment à leur capacité à respirer l’air, mais elles sont néanmoins en forte régression depuis les années 1980 et même maintenant considérées comme espèce menacée ou en risque d’extinction, en Europe.

(wikipédia)

Pour faire face à cette menace sous l’égide du CRPMEM (Comité Régional des Pêches), les pêcheurs d’anguilles volontaires de la Région ont décidé de prendre sur leurs quotas annuels, 200 kgs d’anguilles chacun pour les relâcher avant la période de reproduction qui a lieu en principe chaque année dans la mer des Sargasses.Résultat de recherche d'images pour "mer des sargasses""

La mer des Sargasses est une zone de l’océan Atlantique nord. Elle est bordée par le Gulf Stream à l’ouest et au nord-ouest, la dérive nord atlantique au nord, le courant des Canaries à l’est, et le courant nord équatorial au sud.

Ce mardi à Bouzigues, René Archimbeau, Walter Lecrec et Xavier Bénézech, trois pêcheurs qui, quand ils le peuvent, pêchent entre-autres l’anguille ont donc remis  sous l’œil de scientifiques, plus de 600 kg d’anguilles avec une grande majorité de femelles, aux techniciens du CRPMEM, équipés d’un camion spécial pour les transporter dans de  l’eau adaptée, avant de les relâcher ce mardi soir , au niveau du port de plaisance, à la Capitainerie de Sète. Ensuite direction la Méditerranée, puis la traversée de l’océan pour les anguilles qui iront s’y reproduire.anguiP1300852

Quelle aventure !

Elles sont en forme, bien motivées et elles retrouveront leurs camarades de l’étang de Thau car cette opération se déroule dans différents ports comme à celui de Marseillan,  de la Pointe Courte… Et au-delà, en Méditerranée..

Il s’agit de protéger l’espèce qui subit des menaces de surpêche mais aussi par les polluants.

Un beau geste de nos 3 pêcheurs de la Prud’homie de Bouzigues.

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Création d’un lieu interactif dédié à la pêche au thon rouge

Fortement décriée par les associations de protection de l'environnement, la pêche au thon rouge est aujourd'hui très encadrée. Consommateurs, restaurateurs et même grandes surfaces conservent cependant une défiance vis-à-vis du produit et des professionnels qui le pêchent. Afin de restaurer l'image de ce poisson emblématique, l'armement Lubrano, adossé au Groupement Employeur et de Gestion Pêche Durable en Méditerranée (GEGPDM), veut créer un lieu dédié.

 
En savoir plus

Tous les produits de la mer sur un plateau

L’Occitanie revendique la première place pour la pêche et l’aquaculture en Méditerranée française. Jusqu’au 7 décembre, la Semaine de la Mer est une belle occasion pour la Région de valoriser les savoir-faire d’une filière à forte identité, aux produits de qualité.

Les pêcheurs de Méditerranée exploitent près de 80 espèces
Les pêcheurs de Méditerranée exploitent près de 80 espèces

Avec la première flottille de Méditerranée, quatre ports de pêche principaux et leurs criées, près de 480 mas conchylicoles sur les bassins de Thau et Leucate, une zone d’activités halieutiques à Frontignan et une aquaculture de pointe (spiruline, aquaponie), les produits de la mer sont bien présents dans le menu de l’Occitanie. Huîtres, coquillages, poissons (80 espèces sont commercialisées par les pêcheurs de Méditerranée), poulpes, anguilles… seront parfaits pour passer de gastronomiques fêtes de fin d’année.

La Région soutient ce maillon essentiel de l’économie « bleue », qui représente 4 500 emplois directs, un chiffre d’affaires de 137 M€ et 30 000 tonnes de produits extra-frais par an. Elle en fait la promotion via la marque Sud de France et gère une enveloppe de 12,8 M€ du Fonds Européen pour les Affaires maritimes et la Pêche.
Sathoan, la coopérative des pêcheurs de Sète, est la première à décrocher en France l'écolabel Pêche durable
Sathoan, la coopérative des pêcheurs de Sète, est la première à décrocher en France l’écolabel Pêche durable

L’innovation est présente dans les produits de la mer. Cofinancé par la Région, le projet Valdora de l’institut Cépralmar expérimente la mise en viviers temporaires de daurades sauvages de l’étang de Thau, pour élargir la période de vente et renforcer le prix du produit. Pour préserver une précieuse ressource, les professionnels s’engagent aussi dans des pratiques vertueuses, à l’image de Sathoan, coopérative des pêcheurs de Sète. C’est la première en France à avoir décroché, en juillet 2019, l’écolabel « Pêche durable ». De son côté, la criée aux poissons du Grau d’Agde a lancé en 2018 avec Croix Rouge Insertion l’entreprise d’insertion Terre et Mer pour transformer des poissons sauvages locaux peu valorisés, sous la marque Terr’iodée.

La Semaine de la Mer offre une bonne occasion d’approcher de près cet univers artisanal. Elle programme des visites de mas conchylicoles à Leucate, Vendres, Mèze, Marseillan ou Bouzigues entre le 30 novembre et le 7 décembre, et des ateliers de transformation des anchois Roque à Collioure en semaine. Les curieux pourront pénétrer dans les coulisses des criées de Port-la-Nouvelle et Sète le 29 novembre, du Grau d’Agde le 4 décembre et du Grau du Roi le 6 décembre. Les salins de Gruissan, où la production de sel a repris avec succès depuis 2009, feront découvrir leur site les samedis 30 novembre et 7 décembre.

Les Assises de l'économie de la mer vont "élargir les horizons" les 3 et 4 décembre à Montpellier

Avec plus de 1 500 participants en 2018, les Assises de l’économie de la mer ont confirmé leur statut de principal rendez-vous annuel de la communauté maritime française. Cette reconnaissance et ce succès se sont affirmés progressivement depuis 2005, année de naissance des « Assises ».
 
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Pour la 15e édition des Assises de l’économie de la mer, les organisateurs (Ouest-France et le marin, en partenariat avec le Cluster Maritime Français avec le soutiende Voiles et voiliers, de l’Institut français de la mer et du Midi Libre) ont choisi pour thème général : « élargir les horizons ».
 
Des Assises en présence de personnalités incontournables de l’économie maritime française telles que Frédéric Moncany de Saint-Aignan, président du Cluster Maritime Français ; Philippe Louis-Dreyfus, président du Conseil de Surveillance de Louis Dreyfus Armateurs ; Hervé Guillou, président directeur général de Naval Groupe et président du Groupement des industries de construction et activités navales (GICAN).
 
Au programme des horizons lointains :
 « La Terre est bleue … vue de l’espace »avec notamment la PDG de Météo France ; le directeur de l’innovation et du développement du CLS Group (Collecte Localisation Satellites) ; le président de l’IFREMER ; le directeur du Shom (service hydrographique et océanographique de la Marine), le directeur de l’innovation, des applications et de la science au Centre national d’études spatiales (Cnes), l’astronaute Philippe Perrin… et le regard d’un grand témoin : Françoise Gaill, présidente de la Plateforme océan et climat.
« La Chine s’est éveillée : quels enjeux économiques ? quelles stratégies avec les nouvelles routes de la soie ? quels risques ? » avec la secrétaire générale de Federation of European Privat Port Compagnies and Terminal (Feport), un expert du transport maritime à l’OCDE ; un géographe spécialiste de la route de la soie…
 

L’aventure spatiale de Philippe Perrin

 

C’est à bord de la navette Endeavour que Philippe Perrin embarque le 5 juin 2002 pour rejoindre la station spatiale internationale et ainsi réaliser le rêve de chacun : voler dans l’espace. Après des années d’entrainement intensif, il obtient le privilège d’observer la Terre d’en haut. 

 

Surnommé « le mécano de l’espace », il sort en scaphandre avec son confrère Franklin Chang-Diaz pour travailler à l’amélioration du bras robotique d’ISS. Trois sorties extravéhiculaires, perdu dans le vide infini de l’espace. Près de 20h de tête-à-tête avec la planète bleue, qui le marquent profondément. Une valse avec la Terre, moment privilégié que peu de personnes ont eu la chance de vivre.

Des horizons d’avenir :

  • Avec quatre ateliers : « Habiter et travailler sur la mer » | « littoral : le défi du XXIe siècle » | le Grenelle de la mer a 10 ans :  quels nouveaux objectifs se fixer ? » | « Les algues hi-tech ? »
  • « Énergies marines renouvelables : essor et acceptabilité » avec le directeur général de WPD Offshore, le président du Directoire d’RTE, le président du Comité national de la Conchyliculture.
  •  « So smart : smart ports, smart shipping, smart yards… » pour débattre de la numérisation et de ses conséquences économiques et sociales à long terme sont invités le directeur Marine France et DOM-TOM de Bureau Véritas, le président de Corimer, le président de l’Union des ports de France.
  • « Kite, ailes, foils… les innovations nautiques irriguent le transport maritime. » avec le directeur général adjoint de Louis Dreyfus Armateurs, le PDG d’Airseas, une représentante de l’association de préfiguration Transport maritime décarboné (IWSA)…

Au plus près de nous et de notre actualité :

  • « Face au Brexit » avec un entretien croisé entre le président du directoire du port de Dunkerque et le président de Brittany Ferries, en présence de Denis Robin, secrétaire général de la mer.
  • « L’économie maritime, levier du développement méditerranéen » Qu’il s’agisse de ses ports, de son transport, de son tourisme, l’économie méditerranéenne doit énormément à la mer. Quelles synergies à développer entre régions, pays, secteurs pour développer harmonieusement et durablement ses apports ? Une table-ronde, avec notamment, le préfet maritime de la Méditerranée, le directeur Pôle mer Méditerranée, le président du Parlement de la mer d’Occitanie, le président du Cluster maritime tunisien...

Assises de la pêche et des produits de la mer : Les professionnels toujours plus acteurs de leur avenir

Malgré un contexte d'incertitudes, entre le « no deal » du Brexit et le « pêche bashing », durant les deux jours des Assises de la pêche et des produits de la mer qui se sont déroulées les 12 et 13 septembre à Granville, les professionnels de la filière, de la production à la distribution, en passant par la transformation, ont démontré qu'ils étaient toujours et, de plus en plus, acteurs de l'avenir de leur filière, conscients que la mer est notre avenir commun.

 

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Face aux enjeux actuels de la filière, les Assises de la pêche et des produits de la mer ont pleinement répondu à leur ambition de fédérer l'ensemble des acteurs de la filière avec pour objectifs :

  • D'informer le plus précisément possible les acteurs de la filière sur l'état exact des préparatifs destinés à faire face au Brexit qui suspend les professionnels depuis d'interminables années à une issue qui sera très différente selon qu'un accord peut in fine être négocié, ou non. Avec la direction des pêches maritimes et de l'aquaculture, le comité national des pêches mais aussi une armatrice – Sophie Leroy pour l'Armement cherbourgeois -, confrontée au plus près de la réalité déjà violente et inquiétante du Brexit dans les eaux britanniques, ainsi que les représentants des criées et des mareyeurs.
  • De mieux communiquer sur leur métier, sur les initiatives qui se développent pour le respect de l'environnement et de la mer. Rappelons que la pêche européenne est la plus réglementée et la plus avancée en matière de la durabilité des ressources : sur les 10 années passées, les eaux européennes nord Atlantique Nord ont vu, grâce au développement des quotas et de la pêche durable, plus de 40% d'augmentation des ressources en poisson et produits de la mer.
  • De développer les innovations techniques et environnementales (qualité, traçabilité, préservation des ressources...).
  •  De renforcer le dialogue entre les armateurs et les pêcheurs, notamment les jeunes générations, afin de construire collectivement des navires plus modernes et respectueux de l'environnement qui correspondent à la pratique d'une pêche plus moderne et attractive.
  • De nouer un véritable dialogue et retrouver la confiance des consommateurs et de l'opinion publique en allant vers eux (présenceaux manifestations grand public telles que l'exposition la Mer XXL, en juillet dernier à Nantes, ou lors du salon de l'agriculture, plus de présence sur les réseaux sociaux également).
  • De développer des repères lisibles de confiance comme les labels « Pavillon France » ou MSC pour rassurer et informer les consommateurs.
  • De vulgariser l'ensemble du travail des scientifiques effectué avec la collaboration des pêcheurs

La mer est leur avenir : Parole aux Jeunes ! 

 

Focus sur une table ronde lors de laquelle quatre jeunes d'une vingtaine d'années (pêcheurs, ostréiculteur, mareyeur) ont parlé très librement lors d'une table ronde intitulé « Rentrer dans le métier : la parole aux jeunes ». Pour eux, la mer est avant tout une passion, un métier passion... extraits :

  • Malo, 20 ans, ostréiculteur d'une concession d'1,2 hectare : « Je fais mes petites huitres et je m'éclate. Quand il est fait beau, c'est que du bonheur ... et quand il fait moins beau : on met juste un ciré ».
  • Julien Mouton, 24 ans patron-pêcheur : « Il faut aimer la mer et comprendre et faire comprendre que l'on peut prélever dans la mer en la respectant, toujours. »

Une jeunesse qui est particulièrement sensibilisée à la pêche durable, au respect de l'environnement, à l'éthique. « Les produits de la pêche et de la mer sont des produits nobles, nous avons de l'or dans les mains ». Pour les générations passées le salaire des pêcheurs était un tabou, celui-ci est, aujourd'hui, tombé. (En effet, si 58 % des Français pensent que les pêcheurs gagnent un salaire inférieur ou égal au smic, en réalité leur rémunération varie entre 2 500 € et 3 000 € nets mensuels). Étude réalisée du 10 au 15 mai 2019 par l'institut de sondage Yougov sur un échantillonnage de 1 005 personnes représentatives de la   population française et âgées de 18 ans et plus.

 

Leurs appels communs pour l'avenir de leur profession et faire venir plus de jeunes dans le métier : avoir des bateaux plus sûrs et modernes, plus de formations - surtout en alternance -   plus d'éthique et d'humain pour servir des produits nobles, des produits locaux avec plus de traçabilité et de transparence vis-à-vis des consommateurs. Notre pêche est durable et nous devons le faire savoir.

 

 Retrouvez en vidéo toutes les tables rondes en replay sur : www.assisesfilierepeche.com

 

 

Les Assises de la pêche et de la mer 2019 à Granville :

  • 2 jours d'échanges et de débats
  • 400 participants
  • Plus de 35 intervenants (responsables politique, représentants de la filière, représentants des administrations centrales, scientifiques, professionnels, spécialistes ...)

UNE DIXIÈME ÉDITION PORTÉE PAR L'AVENIR

Des conférences boostées par la jeunesse et par l'avenir de la filière...

 Revoyez dès maintenant les échanges sur :

 Les premiers replays sont en ligne

https://datas.messengeo.net/75fba5db1c76706d366530ac499eaa2d/9ba045551d67de7be8abcf6015f6dda5/ministre.png

 

 

 

Intervention du ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation

Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, est intervenu en ouverture des Assises le jeudi 12 septembre à 14h35.

Revoir son discours en intégral

 

Mobilisation autour du Brexit

Thématique déjà présent dans la majorité le Brexit a cloturé l'événement dans une salle toujours comble et plus qu'attentive face aux préoccupations engendrées par un Deal comme un No Deal 

Revoyez dès ce samedi le replay

 

 

1ere journée des Assises de la pêche et des produits de la mer - ouverture de Didier Guillaume

Première journée de la 10e édition des Assises de la pêche et des produits de la mer 

Ouverture des Assises par Didier Guillaume, ministre de l'agriculture et de l'alimentation.

Le programme : https://www.assisesfilierepeche.com/programme-2019/

 

Toutes les photos de la première journée des Assises de la pêche et des produits de la mer : www.assisesfilierepeche.com

 

Didier Guillaume, ministre de l'agriculture et de l'alimentation, s'est exprimé lors de l'inauguration de la 10e édition des Assises de la pêche et de la mer, qui se déroule actuellement à Granville.

Brexit : l'inquiétude des professionnels et des élus locaux

Le Brexit et l'éventualité d'un « No Deal » sans possibilité d'accès pour les pêcheurs français aux eaux britanniques inquiètent les professionnels de la filière mais également les élus locaux. A l'instar d'Hervé Morin, Président de la Région Normandie, qui a souligné que concrètement sur les 700 pêcheurs normands, près de 300 seraient directement touché par l'arrêt de l'accès aux eaux britanniques ; ou de Jean-Marie Sévin, président de Granville Terre et Mer : « il serait catastrophique pour Granville que les accords soient remis en cause. »

 

« Il semble que l'on s'oriente vers un No Deal, reconnait Didier Guillaume qui a réaffirmé devant les 400 professionnels de la filière que « La pêche ne doit pas et ne sera pas la variable d'ajustement du Brexit ». Le ministre a par ailleurs rappelé aux représentants de la filière et aux professionnels présents que « le gouvernement est pleinement mobilisé pour assurer la résilience du secteur quant aux conséquences du Brexit ».  

 

Dans son discours d'ouverture, Didier Guillaume a, également, évoqué la transition écologique des bateaux, la gestion de la ressource, le développement de l'aquaculture, l'attractivité de la filière ou encore l'installation des jeunes. Aussi, le ministre s'est exprimé en faveur d'un Feamp post 2020, simplifié et rénové, offrant une plus large autonomie de gestion aux régions.

 

Les échanges des professionnels de la pêche et des produits de la mer ont porté pour cette première journée sur l'impact environnemental des filières, le repérage de l'amiante dans les navires de pêches, l'avenir du FEAMP (Fonds Européen pour les Affaires Maritimes et la Pêche), les innovations pour valoriser la matière première, la baisse de consommation des produits de la mer chez les jeunes générations et des aquacultures croisées.

Lors de la deuxième journée des Assises de la pêche et des produits de la mer, les 400 professionnels et acteurs de la filière pêche, de la production à la distribution en passant par la transformation, échangeront sur :

  •  « Intervenir en fonds propres aux côtés des acteurs de la pêche et des cultures  marines »
  • « Flottes, formations, commercialisations : les problématiques spécifiques de l'Outre-Mer »
  • « Bulots, Saint-Jacques, comment mieux gérer ressources et prix ? »
  • Rapport sur le renouvellement de la flotte réalisé par le Gican
  • « Rentrer dans le métier : la parole aux jeunes »
  • « Gérer et anticiper les crises sanitaires : exemple croisé, l'Anisakis et les crises en conchyliculture »
  • « Brexit : où en est-on ? »

 Retrouvez tous les photos, les actualités des Assises de la pêche et des produits de la mer 

www.assisesfilierepeche.com

 

Programmehttps://www.assisesfilierepeche.com/programme-2019/

Dans quelques jours, les Assises de la pêche et des produit de la mer débuteront à Granville !

RENDEZ-VOUS DANS DEUX SEMAINES 

 

Dans quelques jours, les Assises de la pêche et des produit de la mer débuteront à Granville ! 

 

Connaissez-vous les thèmes principaux des échanges et débats qui animeront l'événement ?

  • Prendre en compte l’impact environnemental des filières
  • L’avenir du Feamp
  • Des innovations pour valoriser la matière première
  • Comment faire face à la baisse de consommation des produits de la mer chez les jeunes générations ?
  • Les aquacultures croisées
  • Intervenir en fonds propres aux côtés des acteurs de la pêche et des cultures marines
  • Flottes, formations, commercialisations : les problématiques spécifiques de l’Outre-Mer
  • Bulots, Saint-Jacques, comment mieux gérer ressources et prix ?
  • Rapport sur le renouvellement de la flotte réalisé par le Gican
  • Rentrer dans le métier : la parole aux jeunes
  • Gérer et anticiper les crises sanitaires : exemple croisé, l’Anisakis et les crises en conchyliculture
  • Répondre aux attaques contre l’image de la filière Brexit : où en est-on ?

Des intervenants et personnalités de premier plan prendront la parole sur ces thématiques clés. Consultez dès maintenant le programme complet et réservez votre place !

BILLETTERIE

La pêche électrique est interdite en France

Le ministère de l'Agriculture a annoncé ce mercredi l'interdiction de la pêche électrique dans les eaux territoriales françaises à partir du 14 août. L'Assemblée nationale avait voté cette décision à l'unanimité le 9 mai dernier. La France applique l'interdiction prévue pour 2021 au niveau européen.

Comme le Gouvernement français s’y était engagé, un arrêté du préfet de la Région Normandie en date du 25 juillet rend effective cette interdiction dans les eaux françaises concernées, pour tous les navires et jusqu’à la date de la généralisation de cette interdiction dans l’ensemble des eaux européennes.  

Voir archives : http://thau-infos.fr/index.php/terroirs/peche/31090-la-peche-electrique-en-question-a-strasbourg-2

La coopérative des pêcheurs de Sète décroche la première certification “Pêche durable” pour le thon rouge

Le label a été attribué le 1er juillet aux pêcheries et chaînes de commercialisation de la coopérative des pêcheurs de Sète ( SA. THO. AN ). Il a pour objectif de valoriser les produits de la pêche française. Il inquiète cependant certaines ONG environnementales qui le trouvent prématuré.

La nouvelle était des plus attendues dans le bassin des thoniers sétois. Le 1er juillet dernier France AgriMer à annoncé la certification sous le label "Pêche durable" de la première pêcherie de thon rouge au monde . Elle a été délivrée à la Société coopérative des pêcheurs Sète Mole ( Sa. Tho.An) et à l'association pour la valorisation des produits de la pêche en Méditerranée (Valpem).

Tout savoir sur https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/sete/

Un ministre aux Assises

DIDIER GUILLAUME
MINISTRE DE L'AGRICULTURE ET DE L'ALIMENTATION 

INTERVIENDRA LE 12 SEPTEMBRE

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Les Assises de la pêche et des produits de la mer accueilleront pour leur 10e édition le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Didier Guillaume.


Il interviendra le jeudi 12 septembre, en ouverture de l'événement, après les propos introductifs de Dominique Baudry, maire de Granville ; Jean-Marie Sévrin, président de la communauté de communes Granville et Terre et mer ; Marc Lefèvre, président du Conseil départemental de la Manche et Hervé Morin, président de la Région Normandie.

 

De nouveaux intervenants viennent également compléter le programme des 12 et 13 septembre à Granville.Découvrez les dès maintenant !

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