Pêche

Le FEAMP c’est du concret !

Le FEAMP c’est du concret :
3 projets d’innovation & recherche à découvrir !

 
 
 
Le pôle mer du groupe Ouest-France (le marin & Produits de la Mer), avec le soutien de la Région Bretagne, des départements du Finistère, des Côtes d’Armor et du Morbihan et de Haut-Léon Communauté, sont heureux de vous confirmer la tenue de ce rendez-vous capital de la filière. 
Cette année, plus que jamais, nous tenions à nous réunir et échanger sur les grandes problématiques de la filière. Quand les marins sont dans l’adversité, le marin est et sera toujours présent à leurs côtés.
L'événement s'articulera autour de 8 grandes thématiques ainsi qu’une matinée dédiée au Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) avec FranceAgriMer :
  • Le marché des produits de la mer à l’épreuve des crises (coronaviru,Brexit)
  • Transmission d’entreprise : cédants et repreneurs témoignent
  • L’avenir de la stratégie française des Aires marines
  • Les innovations pour lutter contre la pollution plastique
  • Cohabiter avec les mammifères marins
  • Cultiver les algues : une exploitation durable et une voie de diversification
  • Face au Brexit, la parole aux pêcheurs
  • Brexit, Feamp II, Règlement contrôle : comment pêchera-t-on en 2021 ?
 

Alors que la période du Fonds Européen pour les Affaires Maritimes et la Pêche 2014/2020 s’achève dans quelques semaines, les Assises de la Pêche et des Produits de la Mer, en partenariat avec FranceAgriMer, propose 3 séquences de conférences pour présenter 3 projets de recherche-innovation subventionnés par le FEAMP.
  • Instant FISH de la société marseillaise Seafoodia : Développer et commercialiser une gamme de produits séchés à base de poissons pour le continent africain. Avec Frédéric Rouhier, secrétaire général de Seafoodia et Sébastian Manago, manager innovation de Seafoodia
  • SNOTRA de Synergie Mer et Littoral (SMEL) : Récoltes et valorisation des algues sargasses. Avec Sébastien Pien, responsable « environnement » au SMEL
  • ALTERATION de la société Novocib, porté par Aquimer (pôle de compétivité dédié aux produits aquatiques) : Les filets de poisson, très populaires grâce à leur praticité et leur grande valeur nutritionnelle, sont aussi des produits hautement périssables. L’absence de signes apparents de fraîcheur rend difficile l’analyse de qualité de ces produits. L’objectif du projet est de faire reconnaître les nucléotides comme des nouveaux indicateurs pour évaluer la fraîcheur des filets de poissons. Avec Doriane Stagnol, chargée de Mission Aquimer et Larissa Balakireva, fondatrice du laboratoire NovoCib.

Les espèces méconnues de Méditerranée valorisées dans des fiches recettes

Les produits de la Méditerranée sont variés mais les consommateurs se cantonnent souvent aux espèces les plus connues (loup, dorade, thon rouge…). Afin de valoriser les poissons, mollusques, crustacés et coquillages moins connus, comme le muge, les encornets ou les huîtres chaudes, la société coopérative artisanale de poissonniers professionnels (SCAPP) « Poissonniers Corail » a décidé de réaliser et de diffuser douze fiches recettes consacrées aux espèces délaissées. Premier groupement français d’artisans poissonniers, comptant dans ses rangs plusieurs meilleurs ouvriers de France, le porteur de projet est basé à Toulouse mais son action concerne directement les professionnels du territoire de Thau et sa bande côtière. Une fois les espèces cibles recensées par les organisations professionnelles, les 12 fiches recettes, imaginées par des chefs cuisiniers, seront rédigées, éditées et diffusées, avec le soutien de France Filière Pêche (FFP), auprès des poissonniers adhérents de la SCAPP et du grand public.

Des documents d’autant plus pertinents que les fiches recettes existantes déjà relayées par FFP ne font pas la part belle aux produits de la Méditerranée.Estimée à 14490 euros, l’opération, prévue d’octobre 2019 à décembre 2020, est financée à 40% par le FEAMP, 40% par la Région et 20% par les Poissonniers Corail. Cette action s’inscrit dans le cadre du Défi 3 du DLAL FEAMP : promouvoir les métiers, les produits et le territoire.

Recettes : http://www.dlalbassindethau.fr/2019/11/04/les-especes-meconnues-de-mediterranee-valorisees-dans-des-fiches-recettes/?fbclid

Le maintien de l’édition 2020 les 5 et 6 novembre des Assises de lapêche et des produits de la mer

LE MAINTIEN DE L’ÉDITION 2020 CONFIRMÉ

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LES 5 & 6 NOVEMBRE À SAINT-POL-DE-LÉON/ROSCOFF

 

Le pôle mer du groupe Ouest-France, avec le soutien de la Région Bretagne, des départements du Finistère, des Côtes d’Armor, du Morbihan et de Haut-Léon Communauté, sont heureux de vous confirmer la tenue de ce rendez-vous capital de la filière. Nous vous attendons au centre de congrès le Kerisnel à Saint-Pol-de-Léon/Roscoff les 5 et 6 novembre prochains.

 

Cette année, plus que jamais, nous tenions à nous réunir et échanger sur les grandes problématiques de la filière. Quand les marins sont dans l’adversité, le marin est et sera toujours présent à leurs côtés.

 

L'événement s'articulera autour de 8 grandes thématiques ainsi qu’une matinéedédiée au Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) avec FranceAgriMer :

  • Le marché des produits de la mer à l’épreuve des crises (coronavirus, leçons à tirer à l’approche du Brexit)
  • Transmission d’entreprise : cédants et repreneurs témoignent
  • L’avenir de la stratégie française des Aires marines
  • Les innovations pour lutter contre la pollution plastique
  • Cohabiter avec les mammifères marins
  • Cultiver les algues : une exploitation durable et une voie de diversification
  • Face au Brexit, la parole aux pêcheurs
  • Brexit, Feamp II, Règlement contrôle : Comment pêchera-t-on en 2021 ?
 

Le rendez-vous des décideurs de la filière pêche et des produits de la mer LE PROGRAMME

Chaque année depuis 2010, les Assises de la pêche et des produits de la mer réunissent l’ensemble des acteurs de la filière pêche, de la production à la distribution en passant par la transformation. Pendant deux jours, des centaines de décideurs issus des secteurs public et privé se retrouvent afin d’aborder les enjeux qui les concernent, partager leurs expériences et apporter leur vision.

 

Devenu rapidement le rendez-vous annuel majeur de la filière, l’événement, organisé par le marinProduits de la MerCultures Marines et Ouest-France, attire en un même lieu : producteurs et organisations de producteurs ; mareyeurs ; entreprises de transformation  distribution (grossistes, GMS, restauration collective, restauration, groupements de poissonneries…) ; administrations françaises et européennes ; collectivités locales ; organisations non gouvernementales et entreprises de services (conseil, certification, services financiers…).

 

Les 5 et 6 novembre prochains à Saint-Pol-de-Léon / Roscoff, les décideurs de la filière pêche et produits de la mer débattront à travers des tables-rondes, témoignages et « face-à-face » sur différentes thématiques :

  • Le marché des produits de la mer à l’épreuve des crises (coronavirus, leçons à tirer à l’approche du Brexit)
  • Présentation du Feamp 2021 / 2027 avec FranceAgriMer
  • Transmission d’entreprise : cédants et repreneurs témoignent
  • L’avenir de la stratégie française des Aires marines
  • Les innovations pour lutter contre la pollution plastique
  • Cohabiter avec les mammifères marins
  • Cultiver les algues : une exploitation durable et une voie de diversification
  • Face au Brexit, la parole aux pêcheurs
  • Brexit, Feamp II, Règlement contrôle : Comment pêchera-t-on en 2021 ?

ANNICK GIRARDIN, MINISTRE DE LA MER 

 

Annick Girardin, ministre de la Mer déclarait en août dernier, au journal le marin : Le Brexit constitue bien sûr un enjeu majeur pour moi et pour mon ministère. Les conséquences d’une remise en cause des accès de la flotte française aux ressources des eaux britanniques seraient considérables pour les pêcheurs mais également pour de nombreuses communautés portuaires. Je ne peux m’y résoudre.  Il ne peut y avoir d’accord sans accord sur la pêche." 

 

Intervention le jeudi 5 novembre à 9 h 10 

INSCRIPTION :   WWW.ASSISESFILIEREPECHE.COM.

MARQUAGES THON ROUGE EN MEDITERRANEE : les premiers résultats très encourageants !

Dans le cadre de partenariats scientifiques menés par l’IFREMER, le CNRS et en étroite collaboration avec les pêcheurs adhérents de l’OP SATHOAN, deux ambitieux projets appelés « POPSTAR » (financé par l’Ifremer) et « FishNChip » (co-financé par le FEAMP) ont  été menés en 2018-2019.

Les objectifs de ces programmes étaient multiples : 1. mieux connaitre la biologie et les routes de migration de cet animal emblématique (le thon rouge de l’Atlantique et de la Méditerranée) et 2. développer de nouvelles marques électroniques

En 2019, une campagne de marquage de deux semaines à partir de senneurs de la SATHOAN a été menée au sud de Malte. Cette mission faisait suite à celle réalisée en 2018 dans le cadre du projet POPSTAR (financé par l’Ifremer), pendant laquelle et pour la première fois, des thons rouges ont pu être marqués sur ce segment de pêche. La difficulté principale de l’opération tient à la logistique nécessaire pour repêcher les thons capturés à la senne, qui peuvent aisément atteindre plus de 200kg, les remonter sur le pont, les marquer et les relâcher, en un temps restreint et dans des conditions appropriées pour la survie de l’animal. En 2018, l’opération avait été couronnée de succès avec 3 thons marqués dont deux de plus de 200k.

 

Marque electronique PSAT utilisée

Les marques avaient pu mettre en évidence que 2 thons avaient atteint le détroit de Gibraltar en un mois et l’un d’eux est remonté jusqu’en Irlande tandis que le troisième est resté au large des côtes libyennes.

Marquages dans le Golfe du Lion de 2008 à 2015, figure de gauche. Marquage au Sud de Malte en 2018.

Les thons marqués dans cette zone de reproduction sont plus généralement des gros spécimens qui semblent pouvoir quitter la zone méditerranéenne pour l’Atlantique est, nord et parfois ouest. A contrario, les spécimens marqués dans le Golfe du Lion ne quittent pour ainsi dire pas la Méditerranée, ils sont souvent plus petits et de facto moins disposés à parcourir de longues distances, mais même les gros individus montrent ce comportement. En général les thons du Golfe du Lion sont des juvéniles, ils doivent quitter la zone après une certaine taille. Ils passent l’année dans le Golfe du Lion et le quittent pendant la reproduction (mai-juin) et reviennent vers mi-juillet à mi-Août. On connait d’autres zones de juvéniles comme la mer Adriatique ou le sud du Golfe de Gascogne. Ce sont en général des zones relativement froides et productives.

Pendant la campagne de déploiements de 2019 ce sont 5 thons qui ont été marqués au sud de Malte. Chaque thon a été marqué en l’espace de 7 min (temps entre la touche et relâché du thon). Grâce à ces collaborations entre scientifiques (IFREMER/CNRS) et professionnels (SATHOAN), cette équipe est la seule au monde à maîtriser ces déploiements depuis les zones de reproduction à l’aide de senneurs.

Thon rouge de plus de 2m, marqué en quelques minutes

Lors de cette opération de 2019, deux marques ont tenus un an (Juin 2019-Juin 2020) et l’un des thons est sorti de Méditerranée, a fait un grand tour en montant vers l’Atlantique Nord (Islande) avant de redescendre plus au sud et de retourner en Méditerranée.

Trajectoire d’un thon rouge de plus de 2m marqué à Malte pendant l’opération de 2019, montrant ses déplacements pendant un an.

 

Les objectifs des campagnes de marquage sont : connaître le point de départ et d’arrivée et les dates associées, ainsi que de pouvoir étudier les trajectoires migratoires en fonction des conditions environnementales (quelles sont les conditions rencontrées et prises en compte température, vents, courants, fronts). Couplé aux données de pêche et de survols du Golfe du Lion, les marquages permettent de beaucoup apprendre. Ainsi, les scientifiques ont pu constater par exemple que les thons n’étaient pas très présents aux mois de mai et de juin dans le Golfe du Lion et que leur retour au mois de juillet était associé en partie à la tramontane et au mistral au mois de Juillet. Ou encore, alors que dans les années 40-60, la Norvège et les hautes latitudes (Bretagne, scandinavie) était une zone propice à la pêche du thon rouge, cette pêcherie s’est estompée pendant 60 ans pour faire sa réapparition il y a dix ans de cela : ici se pose la question de ce retour en masse, s’il est dû à un réchauffement des eaux, etc.

Quelles en sont les explications ? : la dynamique des courants, la température des eaux, l’augmentation d’abondance, les besoins énergétiques….   les processus ne sont pas encore bien identifiés. C’est pourquoi les marquages devraient pouvoir aider à mieux comprendre cela.

En revanche, pour connaître leur évolution physiologique (besoins énergétiques, croissance, …) il est impératif de repêcher les poissons, ou de développer des capteurs embarqués sur les marques comme ceux des projets FishNchip et POPSTAR pour suivre l’évolution physiologique des thons au fur et à mesure de leurs migrations.

En ce sens les tags spaghettis ne sont pas non-plus négligeables, car les poissons, à l’image du Xiphias, seront un jour probablement repêchés notamment par les palangriers en Méditerranée. Malgré un taux de recapture faible, cette pratique permet tout de même d’étoffer la connaissance sur cette espèce.

 

Les futures campagnes devraient se réaliser cet été (août 2020) ; avec une tentative de marquage d’une dizaine de thons dans le Golfe du Lion en s’appuyant sur l’expertise des pêcheurs à la palangre de la SATHOAN.

 

 

SATHOAN : LE THON ROUGE ATLANTIQUE EST ET MÉDITERRANÉE EN PASSE D’ÊTRE CERTIFIE MSC

Après plusieurs années de surpêche, la population de thon rouge en Atlantique Est a atteint des niveaux sains, similaires à ceux des années 1970 avant déclin.

Le Marine Stewardship Council (MSC), ONG internationale à but non lucratif qui lutte depuis plus de vingt ans pour la préservation des océans et contre la surpêche, annonce qu’une pêcherie japonaise de thon rouge Usufuku Honten opérant en Atlantique Est (palangrier détenant 0,2% du quota) vient de franchir les étapes nécessaires à la certification pêche durable du MSC.

La Pêcherie « THON ROUGE DE LIGNE, PECHE ARTISANALE » est la seconde pêcherie en cours de Certification MSC !

De très bonnes nouvelles pour Bientôt !

L’infographie complète sur le Thon Rouge c’est : ICI


Communiqué : https://sathoan.fr/le-thon-rouge-atlantique-est-et-mediterranee-en-passe-detre-certifie-msc/

 

SA.THO.AN / MARQUAGES THON ROUGE EN MEDITERRANEE : les premiers résultats très encourageants !

MARQUAGE THON ROUGE 2020 les premiers résultats !

A lire sur : https://sathoan.fr/marquages-de-thon-rouge-en-mediterranee-les-premiers-resultats-tres-encourageants/

 

Dans le cadre de partenariats scientifiques menés par l’IFREMER, le CNRS et en étroite collaboration avec les pêcheurs adhérents de l’OP SATHOAN, deux ambitieux projets appelés « POPSTAR » (financé par l’Ifremer) et « FishNChip » (co-financé par le FEAMP) ont  été menés en 2018-2019.

Les objectifs de ces programmes étaient multiples : 1. mieux connaitre la biologie et les routes de migration de cet animal emblématique (le thon rouge de l’Atlantique et de la Méditerranée) et 2. développer de nouvelles marques électroniques

En 2019, une campagne de marquage de deux semaines à partir de senneurs de la SATHOAN a été menée au sud de Malte. Cette mission faisait suite à celle réalisée en 2018 dans le cadre du projet POPSTAR (financé par l’Ifremer), pendant laquelle et pour la première fois, des thons rouges ont pu être marqués sur ce segment de pêche. La difficulté principale de l’opération tient à la logistique nécessaire pour repêcher les thons capturés à la senne, qui peuvent aisément atteindre plus de 200kg, les remonter sur le pont, les marquer et les relâcher, en un temps restreint et dans des conditions appropriées pour la survie de l’animal. En 2018, l’opération avait été couronnée de succès avec 3 thons marqués dont deux de plus de 200k.

 

Marque electronique PSAT utilisée

Les marques avaient pu mettre en évidence que 2 thons avaient atteint le détroit de Gibraltar en un mois et l’un d’eux est remonté jusqu’en Irlande tandis que le troisième est resté au large des côtes libyennes.

Tracés des 2 thons rouge marqués en 2012 dans le cadre du projet POPSTAR

Les thons marqués dans cette zone de reproduction sont plus généralement des gros spécimens qui semblent pouvoir quitter la zone méditerranéenne pour l’Atlantique est, nord et parfois ouest. A contrario, les spécimens marqués dans le Golfe du Lion ne quittent pour ainsi dire pas la Méditerranée, ils sont souvent plus petits et de facto moins disposés à parcourir de longues distances, mais même les gros individus montrent ce comportement. En général les thons du Golfe du Lion sont des juvéniles, ils doivent quitter la zone après une certaine taille. Ils passent l’année dans le Golfe du Lion et le quittent pendant la reproduction (mai-juin) et reviennent vers mi-juillet à mi-Août. On connait d’autres zones de juvéniles comme la mer Adriatique ou le sud du Golfe de Gascogne. Ce sont en général des zones relativement froides et productives.

Pendant la campagne de déploiements de 2019 ce sont 5 thons qui ont été marqués au sud de Malte. Chaque thon a été marqué en l’espace de 7 min (temps entre la touche et relâché du thon). Grâce à ces collaborations entre scientifiques (IFREMER/CNRS) et professionnels (SATHOAN), cette équipe est la seule au monde à maîtriser ces déploiements depuis les zones de reproduction à l’aide de senneurs.

Thon rouge de plus de 2m, marqué en quelques minutes

Lors de cette opération de 2019, deux marques ont tenus un an (Juin 2019-Juin 2020) et l’un des thons est sorti de Méditerranée, a fait un grand tour en montant vers l’Atlantique Nord (Islande) avant de redescendre plus au sud et de retourner en Méditerranée.

Marquages dans le Golfe du Lion de 2008 à 2015, figure de gauche. Marquage au Sud de Malte en 2018.

Poursuivre sur le site SA THO AN

 

 

Immersion dans la criée de Sète

La criée de Sète a été construite en 1966. Elle est le fruit de l’imagination de l’architecte Jean LE COUTEUR à la demande de l'ex CCI de Sète, alors gestionnaire du port.criDSC_0309 (16)

Jean Le Couteur est l’urbaniste et l’architecte en chef de la station balnéaire du Cap d’Agde, issu du projet interministériel décidé par le général de Gaulle pour l’aménagement du littoral du Languedoc-Roussillon.

Ce jeudi 20 juillet, la Région Occitanie Languedoc-Pyrénées qui a en charge le Port de Sète-Frontignan Méditerranée proposait une visite de la criée commentée par son Directeur des quais de débarquements au départ des lots retenus par les acheteurs du jour. La criée peut être visitée quelquefois au moment de la vente via l’Office du tourisme de Sète.

La particularité de Le Couteur ayant été une prédilection pour l’utilisation du béton en s’inspire également des lieux pour la réalisation de ce monument, la criée de Sète s'inspire de l'envol d'une mouette, oiseau emblématique d’un port de pêche. Le port de Sète est le 1er port de pêche de méditerranée française et le 20ème en France sur 43 ports. Afin de répondre aux besoins des professionnels de la pêche, il est équipé de structures et d’infrastructures spécifiques : une halle à marée et du matériel permettant la mise en vente des produits de la mer conformément aux différentes dispositions réglementaires ainsi que l’accueil de ses clients des quais d’amarrage, avec alimentation en fluides et zone de stockage d’équipement, dédiés aux professionnels de la pêche. Une aire de carénage pour des navires allant jusqu’à 180 tonnes. Un système de production et de vente de glace paillette alimentaire.

La criée emploie 8 salariés permanents et quelquefois des intérimaires sur le site. Elle est une criée publique et son statut juridique est un établissement public à caractère administratif.

Le port de pêche a la particularité d’être dans le centre-ville de Sète, résultat de la culture de l’activité halieutique de la ville depuis plusieurs siècles. Cela est pratique dans ce sens mais pose de multiples problèmes aux acheteurs qui sont pris plusieurs fois dans la journée, dans le flot de la circulation. Comme le précise le Directeur "L'idée fera peut-être son chemin mais le premier essai a eu pour résultat un centre de traitement surtout réservé aux ostréiculteurs, entre Sète et Frontignan." Il s'agit d’une zone d’activité, située dans la ZIFMar, sur laquelle cohabitent des établissements conchylicoles, aquacoles, mareyeurs, centre de congélation, transporteurs ou encore une pépinière d’entreprise. Une partie des terrains de cette zone est alimentée en eau de mer brute. Les lots sont attribués suite à des appels à projet à des établissements travaillant les produits de la mer.

Quant à la criée, dès 1967, celle de Sète a été une vitrine du savoir-faire en matière de vente aux enchères des produits de la mer. Première criée d'Europe à être informatisée en 1967. Les enchères ne se font plus à la voix et à la main levée mais à l'aide d'un écran d’affichage pour le vendeur et d'un bouton d’achat pour chaque acheteur. Elle a servi d'exemple pour d'autres criées (Port de Bouc, Arcachon, etc.), Il s'agit d'enchères descendantes et remontantes partir d'un prix relatif de départ (souvent celui de vente de la veille).

Elle fut la première à gérer en temps réel l'encours des acheteurs (en montant avec délai de paiement) puis le système de vente a continué d’être amélioré, notamment en 2009 en offrant la possibilité de faire remonter les enchères, afin de garantir le prix le plus juste, avec une cadence rapide de 700 lots à l'heure. Pour l'achat à distance, la criée a mis en place l'achat programmé en temps réelle ou en temps différé suite à de nouvelles réglementations Le vendeur, après avoir qualifié un lot (nom du navire, de l’espèce, de la taille, la qualité, le jour de la pêche, etc.), attribue un prix de départ pour les enchères.

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Le lot est alors présenté à la vente : le prix diminue. Les acheteurs, équipés de télécommande, acquièrent le lot en appuyant sur le bouton d'achat : ainsi le produit est attribué au plus offrant. Si il y a égalité entre 2 ou plusieurs acheteurs, le prix remonte. Le lot est vendu au plus offrant. Car la Criée de Sète a beaucoup de succès avec ses produits frais. On peut y trouver 90 espèces dont merlus, Daurades et poulpes.... Pour acheter, pas besoin d'agrément, il faut juste une caution. Que l'on soit Restaurateur, Mareyeur, Poissonnier, détaillant, de Sète ou d'ailleurs l'on peut s'inscrire et opter pour une option d'achat. La plupart des villes de France sont desservies avec 3 sociétés de transport pour les acheteurs à distance. En cas de « collision », c’est-à-dire si plusieurs acheteurs veulent un lot au même prix : l'enchère devient montante (le prix remonte). L'acheteur qui appuie le plus longtemps sur son bouton d'achat remporte l’enchère, à un prix plus élevé.

Ce principe de vente à la particularité de permettre une cadence de vente très rapide. Ainsi, la halle à marée de Sète vend par heure, pour un total d'environ 2000 lots par jours. La qualité et la fraîcheur des produits vendus sont ainsi garanties.

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Pour répondre aux besoins des pêcheurs et des acheteurs, la criée de Sète vend la production par lots qui sont identifiés. Dès qu'ils ont été triés, les produits de la pêche sont déposées en chambre de congélation et sont proposées dans des bacs de 30 l. Une fois la vente effectuée, les lots seront couverts de glace, préparées pour les acheteurs qui n'auront plus qu'à récupérer les lots achetés sur des palettes. Pas de temps perdu, que des produits frais. Car le port de pêche de Sète c'est le port d'attache d'une flotte diversifiée : des thoniers, plus de 17 chalutiers qui ramènent 200 jours par an, maximum, entre 500 kg et 1 tonne de poissons, chacun.

Mais quotidiennement, la criée vend le produit de la pêche des chalutiers ainsi que plus d'une cinquantaine de petits métiers. Il faut savoir que les patrons pêcheurs sétois sont organisés :

En prud’homie : spécificité méditerranéenne. A la tête de la prud’homie sont élus des prud’hommes pour des mandats de 3 ans (2 prud’hommes par type de métier : thonier, chalutier, petits métiers) avec à leur tête un prud’homme Major. Ceux-ci jugent des différends et des contestations qui naissent entre pêcheurs dans l’exercice de leur métier, sans qu’il y ait lieu de faire un procès.cri

En coopératives maritimes : d’avitaillement et de matériel, mais aussi en coopérative maritime de pêche. Ces coopérations permettent aux professionnels de pouvoir répondre à leur besoins collectifs et favorisent un fonctionnement optimal de leurs professions par une centralisation des achats

En organisation de producteurs : la Sa.Tho.an. A un rôle de porte-parole/représentation politique auprès des partenaires institutionnels, gestion des quotas de pêches pour le thon rouge, aide à la valorisation des produits de la pêche, aide dans la recherche d’innovation des techniques de pêche.

Il faut savoir que Sète a vécu une époque de gloire pour la pêche dans les années 95 avec 21 millions d'euros de vente, du poisson et de nombreux chalutiers. Avec la raréfaction des espèces, avec les contraintes européennes, après des difficultés, il semblerait que le monde de la pêche devienne plus optimiste. Tous produits confondus la moyenne des prix est de 5€ par Kilo, à la criée qui tourne à 11 millions d'euros par an.

La criée propose donc, le plus souvent, des produits issus de la pêche artisanale. Les bateaux inscrits en criée ne sortent qu’à la journée, ce qui permet de présenter à la vente des produits de grande qualité et de fraîcheur exceptionnelle. En principe les produits les plus vendus en criée sont : Merlu, Baudroie (lotte), Daurade, Poulpe, Rouget, Anchois, Encornet/calamar, Capelan, Sole, Loup (bar).

Grâce à son emplacement singulier, entre mer et étang, certains produits ont une saisonnalité bien marquée. Aux mois d’octobre et novembre, les poissons sortent de l’étang de Thau pour aller frayer au large, après s'être engraissé pendant quelques mois. Le plus connu des poissons pratiquant cette migration est la daurade.

L’offre est alors forte en criée pour ce produit. Le retour dans l’étang de ces poissons a lieu courant Août. Les poissons ont alors passé du temps en mer et reviennent s'engraisser dans l'étang.

Le printemps est la saison des sars, produit recherché par les restaurateurs. Il s'agit d'un poisson réputé pour la finesse de sa chair.

De façon générale il y a un pic d’apport, toutes espèces confondues, à l’automne, c'est à dire de mi-septembre à mi-décembre.

Pour le thon rouge, c'est particulier. Les thoniers senneurs et des petits métiers sétois pêchent le thon rouge dans le strict respect de la réglementation internationale. Ainsi leurs saisons de pêche sont encadrées par des arrêtés ministériels, des observateurs sont embarqués sur les senneurs, les contrôles en mer et à quais sont quotidiens, etc. Chaque année, le comité scientifique de l'ICCAT fixe les quotas de pêche en fonction de l'état du stock de thon rouge. Chaque thon pêché est identifié par une bague de marquage attachée au niveau de la queue du poisson. Cette bague gage que le poisson a bien été pêché dans le total respect de la règlementation. Grâce à la mise en place de ces quotas de pêche et à leur respect, les stocks de thon rouge sont aujourd'hui reconstitués. Les pêcheurs, senneurs et petits métiers, sont les premiers impactés par cette évolution. La pérennité de leur métier est ainsi assurée. La marque collective Thon Rouge de Ligne est une preuve de la prise de conscience des pêcheurs et de leur volonté de s'engager dans une pêche durable et responsable.

Actuellement la criée de Sète accueille quotidiennement plus de 40 acheteurs. (ouverte entre 15 h 30 et 19 h, à l'heure à laquelle les bateaux sont de retour de la pêche). La première moitié est constituée de détaillants et la seconde de grossistes et courtiers. Une fois les lots achetés, ils sont pris en charge par les acheteurs eux-mêmes ou par des sociétés de transport spécialisés dans les produits de la mer. La qualité des produits vendus est ainsi conservée, ce qui permet aux acheteurs de la criée d'expédier à leur clientèle des produits pêchés le jour même.

Une autre vente possible, celle sur sur convoyeur de bacs de 30 litres (un bac = un lot) avec vente en chambre froide de palette de plusieurs bacs 30 l ou de plusieurs caissettes (dédiées au poisson pélagique). Ce système permet de répondre à la demande des mareyeurs et courtiers en matière de vente de poisson pélagique dont le marché s’organise autour de lots de plus d'une centaine de kilos. Cela permet par ailleurs de fluidifier la vente de poisson sur convoyeur en cas de forte prise d’une seule et même espèce (bogue, capelan, maquereau, daurade).

On le voit, tout en s'adaptant aux contraintes et aux lois, la criée fait au mieux en respectant les lois et en essayant de tenir compte de la protection des espèces, pour garantir aux pécheurs avec les nombreux petits métiers des revenus convenables. Il en va de la bonne santé de la pêche à Sète.

LA ONZIÈME ÉDITION DES ASSISES DE LA PÊCHE ET DES PRODUITS DE LA MER

LA ONZIÈME ÉDITION

DES ASSISES DE LA PÊCHE ET DES PRODUITS DE LA MER

SE TIENDRA À SAINT-POL-DE-LÉON / ROSCOFF

 

Organisées par le pôle mer du groupe Ouest-France, les Assises de la pêche et des produits de la mer se tiendront cette année en Bretagne, avec le soutien de la Région Bretagne et du département du Finistère.

 

Rendez-vous LES 5 et 6 novembre 2020 À SAINT-POL-DE-LÉON / ROSCOFF

pour cette nouvelle édition.

 Visant à réunir l’ensemble des acteurs de la filière pèche, de la production à la distribution en passant par la transformation, nous comptons sur votre présence pour participer aux débats et favoriser les échanges networking. Des informations plus détaillées sur le programme et le déroulé de l'événement vous seront communiquées très prochainement.

paimpCapturePour plus d'informations