Histoire de Montbazin

Mémoire en Images de Montbazin

Ce Samedi 18 juin à la chapelle Saint-Pierre avait lieu la présentation du livre  "Mémoire en Images de Montbazin" paru aux éditions Sutton dans la  collection Mémoire en Images.
Le public était venu en nombre, montrant l'intérêt de la population pour ce travail de mémoire autour du village. Laure Tondon, maire de Montbazin, était bien, sûr présente.


Vue aérienne de Montbazin en 1960Cercle de Recherches sur le Patrimoine Montbazinois

 

Les éditions Sutton se sont spécialisée dans les «mémoires en images», très abondamment illustrés d’anciennes cartes postales ou de photos d’archives particulières, ces livres se consultent comme un album à photos familial qui ravivent souvenirs, visages et modes de vie disparus.
 

« Mémoire en Images de Montbazin » a été conçu par le Cercle de Recherches sur le Patrimoine Montbazinois. On y découvre ou se remémore les principaux évènements qui ont jalonné le XXième siècle dans cette petite commune alors essentiellement viticole. Témoignage d’un temps révolu, tant par les structures du village, que du patrimoine, du mode vie, que des relations humaines qui liaient cette population réduite à quelques familles.
On y découvre aussi sur les cartes postales, pour la plupart assez rares, les personnages posant fièrement devant l’objectif. Et comme le dit si justement, dans la préface, Jean-Louis Coustol, ancien maire et membre de l’association : "ce récit de notre histoire collective s’adresse également à ceux qui, aussi bien hier qu’aujourd’hui, en s’installant parmi nous, apportent leur force de travail et ont leur propre manière d’aborder les évènements, et qui font que notre village reste une terre d’accueil tout en gardant sa propre identité."

Le livre sera également en vente au café-tabac de la Vène, rue du jeu de ballon à Montbazin, dans les bonnes librairies, et sur le site de l'éditeur.

 

Montel le socialiste


Eugène Monel aux côtés de Léon Blum.

Né à Montbazin le 5 juin 1885, dans une famille d'artisans protestante, Eugène Montel était un instituteur, un franc-maçon et un membre du Parti Socialiste Audois. Après le congrès de Tours, il succède à Ernest Ferroul comme secrétaire de la puissante fédération viticole S.F.I.O. de l'Aude où il est élu conseiller général, en 1925, et conseiller municipal de Narbonne. Il permet à Léon Blum battu à la législative de 1928 par Jacques Duclos, de devenir député de Narbonne en 1929, à la suite du décès de Yvan Pélissier, député S.F.I.O. de Narbonne, en lui laissant ce siège vacant d'une circonscription sûre. 

Le collaborateur de Blum 

Devenu son collaborateur personnel local puis parisien, il joue un rôle dans les congrès aux côtés de Vincent Auriol (notamment en réconciliant Blum et Marx Dormoy), puis dans l'entourage direct du président du Conseil du Front populaire en 1936 et 1938. Il fait passer des camions au gouvernement républicain espagnol, puis assure une mission de coordination industrielle pendant la drôle de Guerre. C'est chez son gendre, à Colomiers en Haute-Garonne, qu'il reçoit Léon Blum lors de la débâcle. Vincent Auriol, René Mayer, Jules Moch et de nombreux autres visiteurs socialistes opposés à Pétain y discutent de ce qu'il convient de faire, Roosevelt ayant proposé à Léon Blum de traverser l'Atlantique. Arrêté avec Blum en septembre 1940, Montel est interné par le Régime de Vichy avec Jules Moch, Mandel, et aussi l'avionneur Bloch, futur Marcel Dassault. Il s'évade de Vals-les-Bains où il est interné, et rentre dans la Résistance. 

Le député maire de Colomiers, 
président du Conseil général de Haute-Garonne
 

A la Libération, il est élu maire de Colomiers puis président du Conseil général de la Haute-Garonne remplaçant Vincent Auriol devenu président de l'Assemblée, puis de la République. Il est élu en outre député en 1951. Il s'oppose au retour de De Gaulle en 1958. Il soutient la construction de logements sociaux. Ses contacts politiques et industriels lui permettent alors de lancer à 73 ans un projet de ville nouvelle, planifié par l'architecte Viguier prévoyant pour sa commune alors rurale de passer de 3 500 habitants à 40 000. Constamment réélu jusqu'à son décès en 1966, il joue un rôle important dans la vocation aéronautique de sa commune dont il confie le développement à son adjoint et successeur Alex Raymond. Eugène Montel décède le 21 janvier 1966 à Colomiers. 

Source : www.montbazin.com et pour plus d'information sur : www.memoiredemontbazin.fr