Beaux Arts

LE BODY ART : LE CORPS DE LA LOI, LE CORPS HORS LA LOI

Orlan : American Indian self-hybridization 5
Le Body Art constitue une réflexion sur l'homme en tant que corps. Les modalités du genre rompent avec la vision hegelienne de l'art et les nus idéalement beaux de la Renaissance. Il met l'accent sur ce qui était considéré jusque là comme esthétiquement laid ou moralement condamnable: à savoir le corps banal, rompu, désindividualisé, blessé et révélateur d'oppressions et de sévices. En ce sens il pénétre de ses brèches l'intact et la prétendue perfection. Faisant abstraction d'un objet médiateur il passe enfin directement par le corps de l'artiste. Sa propre chair est parfois mutilée sans souci de ce que la culture classique occidentale pourrait nommer le « péché contre nature » si l'on entend par nature la préservation du corps tel qu'il est donné.

Sous ses différentes formes le Body Art a réinventé toute une stratégie de la monstration du corps, de sa banale monstruosité en posant les questions des limites entre intériorité et extériorité, proximité et de distance. Devenant son propre œuvre l'artiste dans ce type d'approche ne cesse lui-même de se remettre en cause à l'image d'Orlan par exemple. On se souvient combien le public et la critique réagirent de manière négative à ses atteintes portées à son corps. L'artiste fut taxée de troubles mentaux et son œuvre fut le symptôme rattaché à divers types de pathologies : exhibitionnisme, masochisme, perversion, narcissisme, mégalomanie. Tout cela bien sûr avant que l'oeuvre ne jouisse de la reconnaissance institutionnelle et muséale.

L'artiste eut l'occasion et surtout l'audace, à côté d'une Cindy Sherman, de mettre en scène un corps extrême. Elle amena à interroger les frontières entre la perversion et la sublimation, le rôle civilisateur de l'art ou son utilisation commerciale. De même que le trivial et le tragique, le respect ou le mépris, le sérieux ou la dérision, l'altérité ou la déshumanisation. Une telle auto-brutalité physique ouvrit à une violence conceptuelle qui eut un impact sur les atteintes au corps comme sur la conception et la représentation sociales.

Pionnier du genre l'actionnisme viennois procéda à une approche autodestructrice voire avilissante d'un corps censé symboliser et stigmatiser les tabous dictés par une société considérée comme répressive. Il donna lieu à des performances aux scenario où s'entremêlaient le cas échéant matières fécales, sang et animaux sacrifiés, le tout dans une « ambiance » implicitement ou explicitement sexuelle qui ne faisait que renforcer la part d'interdit qui pesait sur elles. En lacérant leurs parties génitales, en buvant leur urine, en égorgeant des animaux, les actionnistes viennois illustraient à leur manière la fraîcheur dévastatrice de macérations d'un nouveau type et la forme contondante d'une iconoplastie inconnue dans le registre de l'art.

Soudain l'art est sorti d'un espace exemplaire de la sublimation définie comme ce qui échappe à la tyrannie du corps. Selon Freud cette sublimation était la « capacité d'échanger le but sexuel originaire contre un autre but. (…) Sublimer, c'est être capable d'abandonner l'expression direct du corps et de ses désirs pour opérer un transfert de libido sur des objets sociaux valorisés. Cette opération valeureuse demande du renoncement, du contrôle, de l'idéalisation, le respect de formes supérieures de conscience ». Le Body-Art s'inscrit donc en faux contre le nécessaire détournement des pulsions dont parlait le père de la psychanalyse. Ou plutôt ses approches proposent une détournement autre. Il implique tout un long processus de transformation voire d'idéalisation néanmoins très difficilement perceptible dans la mise en spectacle d'atteintes corporelles au sein de performances.

Elles sont d'autant dérangeantes que, par effet de miroir, celui qui les regarde s'y voit interloqué de la manière la plus pressante puisque son corps lui-même est sollicité. Lorsque Gina Pane est allongée sur une grille sous laquelle sont brûlent des bougies ou lorsque Ana Mendieta s'entaille le corps avec une lame de rasoir et avale son sang, par leur corps dolent elles cherchent à partager un rite avec le public. Il n'a de sens que par sa présence. La démarche est construite en vue de susciter une réaction épidermique voire traumatique chez un spectateur qui n'y est pas forcément préparé. D'autant qu'il ne possède pas la conscience des étapes de la préparation de l'oeuvre ni des commentaires qui lui permettraient en direct d'appréhender un tel sacrifice.

Ces divers types d'auto-agression par effet-psyché deviennent une agression volontaire du spectateur loin de tout effet de métaphore cher généralement à l'art. Du moins tel qu'on le concevait jusque là. Emergèrent dans les années 70 du siècle dernier les premiers exemples de déconstruction systématique des cadres mentaux et physiques qui délimitaient traditionnellement les frontières de l'art. Il y eut effraction stratégique, passage à l'acte dont la conservation de la mémoire de l'événement put avoir (chez Ana Mendiata par exemple) divers types d'enregistrements.

L'artiste cubaine trouva un moyen de refuser les circuits d'expression classique par ces choix de mises en scène. Elles présentaient toutes les apparences de la pulsion mais permirent à l'artiste de sublimer sa démarche et la dimension poltique de son travail. Altérer le corps est donc toute sauf une absence de pensée. Celui-ci est considéré comme seul support. Le « produit » artistique n'est plus distinct du corps de l'artiste. Le spectateur ne fut pas indemne. Sa notion de plaisir y fut quelque peu contrarié ( et c'est un euphémisme). Révélant le plus intime du corps le choc de Body-Art fut violent. Il était d'ailleurs voulu comme un dialogue capable de viser l'inconscient par ses images « trauma ».

Face à des corps impurs, souffrants, troubles, inquiétants les pouvoirs (politique, économique, idéologique, moral, religieux) crièrent d'abord au scandale. Les artistes incriminés firent désignés comme des complices de toutes les transgressions. Néanmoins la permissivité institutionnelle accepta relativement vite ces pratiques sulpiciennes. Si bien, que les artistes poussèrent plus loin leur « actionnisme » pour repousser les frontières de l'acceptable, détruire les canons de l'esthétique, remplacer le couple de l'art et du beau par celui de du monstre et de la réalité. Néanmoins et en dépit de leur dimension contestataire, de telles œuvres ont acquis un statut socialement valorisé par l'entremise des galeries et des musées qui ne voulurent par rester à la traîne. Dans le contexte d'un marché de l'art ce contre-exemple fut récupéré et commercialisé sous forme de spectacle ou de produits dérivés (enregistrement vidéos, photos par exemple). Bref il rentra dans le circuit.

D'autant qu'en prenant le corps pour objet d'effraction l'art se rapprocha des techniques d'imagerie médicale qui surgirent à la même époque. Dans les deux cas il fut possible d'assister à une forme de décontexualisation voire de désacralisation. On peut d'ailleurs le constater de manière « molle » jusque dans les séries télévisées populaires. Avec les « Experts », « NCIS » ou autres « Bones » l'enveloppe du corps s'ouvre pour laisser place aux autopsies de cadavres,. Dans le même temps avec les maquettes graphiques de l'imagerie médicale, il devient possible de décomposer le corps hors mise en scène comme c'était le cas dans les premières planches anatomiques. Le corps y était disséqué dans un décor ou en diverses postures. Désormais la représentation du corps humain se détache de son sujet. Sous l'aspect spectaculaire de la représentation, l'intérieur du corps humain laisse place à des corps neutres, neutralisé, dé-visagé. Il devient sinon transparent du moins translucide et quasi un objet d'exposition publique.

Néanmoins cette neutralisation et cette désacralisation pour les artistes du Body-Art sont le signe de la libération physique ainsi que d'un mépris des tabous des représentations et des savoirs. En faisant du corps humain un objet d'art et la matière première du geste esthétique le corps sacré, reflet de l'âme, fait place à un corps dont l'individu se sent non « dépris » mais propriétaire. L'artiste entend en faire usage pour enrayer les circuits et les schèmes des images admises.

Un tel art redéfinit par ailleurs le droit de la propriété littéraire et artistique. Jusqu'ici il a traité le body-art via les débats sur la possibilité de protéger le droit de propriété performance. N'en demeure pas moins ouverte la question relatives à la dignité et à la non-commercialisation. du corps humain.

La question est loin d'être réglée. En questionnant l'identité et l'intégrité du corps, le Body Art expose et met en scène, les questions de la délimitation du corps et des conditions de l'atteinte à son intégrité. Dans ce cadre le body-art teste les limites de la loi et de l'éthique et pose notamment l'articulation de différents droits de l'homme attachés au corps vivant ainsi que celui du droit à l'intégrité et le droit à l'autonomie.

Le Code Civil français prévoit que « la loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l'être humain dès le commencement de sa vie. Toutefois la Cour européenne des droits de l'homme a précisé que la faculté pour chacun de mener sa vie comme il l'entend peut également inclure la possibilité de s'adonner à des activités perçues « comme étant d'une nature physiquement ou moralement dommageable ou dangereuse pour sa personne ». Tout reste donc ouvert.

On peut toutefois s'interroger sur les limites d'un tel mécanisme et sur les débordements éventuels d'artistes qui pourraient sans parler de forcément de symptômes psychopathologiques être débordés par leur œuvre. Les questions « Où s'arrête le droit à l'autonomie ? », « Où s'arrête le droit d'auteur ? », « À partir de quel stade le droit devrait protéger l'individu contre lui-même » ne sont pas vaines mais le Body Art aura eu – entre autres – le mérite de poser la question de cette limite depuis près de cinquante ans

A ce titre le « Shoot » de Chris Burden est significative. Dans un centre d'art en Californie, en 1971, Burden reçut une balle tirée par un ami dans le bras gauche. Il voulait par cette action comprendre pour et par lui-même les forces qui président à nos mouvements : « Je voulais que ces choses soient réellement là pour qu'il soit impossible de se faire des illusions à leur sujet ». Burden chercha aussi à rendre le réel par l'horreur banalisée, à démystifier certains choix et le romantisme de certains symboles,.

Burden était bien sûr consentant. Néanmoins certains se demandèrent si le droit ne devait pas interdire ces démarches même si elles étaient faites au nom de l'autonomie et de la liberté artistique. Pour des juristes le consentement de la victime d'une infraction pénale même dans le cadre d'une démarche artistique, ne devrait pas protéger son auteur de toute sanction. Le droit à la liberté individuelle ne devrait pas abriter les comportements portant atteinte au corps humain de façon aussi violente

D'autant que parfois le public qui prend part à l'acte de violence. Lors de ses Happening Marina Abramovic livre son corps au public en annonçant : « Faites de moi ce que vous voulez », mettant à sa disposition des outils de torture (couteaux, haches, seringues, fouets), mais aussi des fleurs. Elle fut parfois maltraitée, ses vêtements arrachés, on braqua même sur elle un pistolet chargé.

L'intention de blesser est manifeste dans cette performance. Mais il existe aussi d'autres atteintes à l'intégrité du corps plus troublantes encore troublante. Que penser du chirurgien qui a implanté une troisième oreille sur l'avant bras de l'artiste Sterbak ? Une telle opération contrevient aux dispositions du Code civil, selon lequel il ne peut être porté atteinte à l'intégrité du corps humain qu'en cas de nécessité médicale. Si Stelarc est parfaitement libre de désirer modifier son apparence corporelle, son chirurgien bénéficie-t-il d'une protection par écho du fait de la nature artistique et expérimentale de son « patient » ?

C'est bien là tout le problème généré par body art. Et ce même dans des actes plus anodins dont il n'est qu'une modalité plus symbolique que physique. C'est le cas de la bulle de savon soyeuse et brillante de l'artiste mexicaine Teresa Margolles exposée au musée d'art moderne de Francfort en 2004 avant qu'elle n'explose au nez des visiteurs. Une telle bulle n'était pas un rond de savon ordinaire. L'eau dont elle était constituée provenait d'une morgue, plus précisément, de la douche dans laquelle les cadavres sont lavés. Le morbide, se heurte là à un des derniers tabous en art : la mort entre écoeurement et de fascination. Un tel acte seraient répréhensible dans n'importe quel lieu public, il devient parfaitement acceptés – qui plus est valorisés comme une démarche créatrice – lorsqu'il a lieu dans un tel musée

La performance ou le happening arracherait la violence de l'acte réel par effet de jeu et de re-présentation.. Il le soustrairait aux menaces du Code pénal. Même si cela ne règle pas tout. Néanmoins le Body art a le mérite de désacraliser le corps de la loi, la loi par le corps. L'art prouverait donc que le droit à l'autonomie présenterait une condition « spatiale » et un caractère relatif. L'art corporel met ainsi en lumière la nature contingente des dispositions relatives à l'autonomie personnelle quels que soient les risques inhérents à ses « jeux »..

Il oblige à reconsidérer notre conception du corps et de la liberté et sape les fondations traditionnelles du droit. Au moment où de tous côtés le droit de la personne est de plus en plus érigés en garant des libertés l'avancée artistique ouvre des séquences instables. Le Body Art, aussi choquant qu'il soit reste à ce titre l'exemple de ce que l'art a de plus sublime et louable. Le choc qu'il propose en est la preuve irréfutable mais dans la seule mesure où comme chez Mendiata, Pane ou Orlan, il ne se réduit pas à la gesticulation mais à un rituel.

Jean-Paul Gavard-Perret.

Inauguration de la fresque géante d'Aldo Biascamano

biaDSC_0046 (9)Lundi soir, devant un très nombreux public, la fresque géante d’Aldo Biascamano a été inaugurée par François Commeinhes et de nombreux artistes dont Combas et Di Rosa.Elle se trouve sur un site cher à l’artiste fixée le mur attenant à la place Général Alcazar dans le Quartier Haut où il réside depuis toujours. Un témoignage de la vitalité artistique et culturelle de la ville.En effet, sur une idée originale de Jean Denant, la ville de Sète avait lancé l'hiver dernier une commande publique à l’artiste Sétois Aldo Biascamano. Le plasticien a réalisé une fresque monumentale en céramique de 1m80 x 9 m60, entièrement peinte à la main, où figurent  huit scènes de sa fameuse « Mythologie de Sète ».biaDSC_0055 (7)

Car "Depuis 1983, j’élabore une mythologie autour de la ville de Sète, dans le passé, le présent et le futur."

"Je tisse des liens entre ces trois périodes pour les rendre les plus logiques possible. Je réinvente un monde bouleversé par les éléments naturels et le comportement des hommes ", précise celui qui s’autoproclame avec malice « Mythologue ». Assisté entre autres de Claire Giordano, Aldo Biascamano a travaillé dans l’atelier mis à disposition par l’école des Beaux-arts, pour notamment y cuire les carreaux en céramique.

 

GRAND PRIX de Peinture et de Sculpture d'art singulier

Résultats de la 5ème édition qui cette année encore a connu un vif succès.

Pus de 600 visiteurs sont venus au Théatre de la Mer salle Tarbouriech pour admirer l'exposition des oeuvres des 62 artistes peintres et sculpteurs amateurs de 16 villes et communes : Agde,Balaruc-les-Bains,Balaruc le Vieux,Cap d'Agde,Combaillaux,Fabrègues,Frontignan,Lézignan,Lodève,Marseillan,Mèze,Mireval, Montpellier,Sète,St.Thibéry et Aumelas.

Résultats:

Catégorie huile

  • 1er prix à Mme. SCHAAFF Marie-Louise,
  • 2ème prix à M. PALAU Serge, 3ème prix à Mme GE Monique.

Catégorie acrylique

  • 1er prix M JAYER Bernad,
  • 2ème prix à Mme KAHN Maryse,
  • 3ème prix à Mme CROS Marie-Agnès.

Catégorie aquarelle

  • 1er prix à Mme BOURGET Anne,

Catégorie pastel

  • 1er prix à Mme ORTEGA Eliane.

Catégorie dessin:

  • 1er prix à Mme MESTRESSAT Nadine.

Catégorie sculpture

  • 1er prix à Mme SABLIER Magali,
  • 2ème prix à Mme MARTIN Monique,
  • 3ème prix à M.FONT Jean-Gérard.

Prix spécial à l'IES la Corniche
Prix public : Plus de 400 visiteurs ont votés pour ce prix public qui a été décerné à M. THERON Alain pour son aquarelle.

Les donateurs sont: Les Ets Pébéo de Géméno, Lefranc-Bourgeois du Mans, Coste Peintures de Montpellier, Art-Top de Poussan et Art Singulier de Sète.
Cette remise des Prix a été suivi d'un apéritif.

 

Passion dessin pour Franck Cerepes

Il réside à Poussan depuis quelques années après avoir accompli un petit tour de France au gré de ses études et de ses emplois.

Franck Cerepes qui a participé dernièrement au festival des Arts « Songes d’automne » de Poussan, confie qu’il a toujours été attiré par le dessin, d’autant que tout jeune, il maîtrisait la technique déjà très bien.franDSC_0002 (13)

Mais son parcours scolaire et son travail avaient mis en sommeil sa passion. Car s’il est né en Bretagne, Franck a fait des études d’horticulture qui l’ont mené au niveau supérieur jusqu’à Bordeaux. Après, ce fut plusieurs postes à Rodez, Montélimar… Avec le désir de se rapprocher de son Épouse qui travaillait à Gigean. C’est ainsi que Poussan devint son point d’attache en 2012 après 3 ans à Sète.

Dans sa jeunesse, c’est EDIKA et Fluide Glacial qui lui inspirèrent un style et qui lui donnèrent envie de s’exprimer. (Édouard Karali, dit Édika, est un dessinateur et scénariste français de bandes dessinées humoristiques.) A la fin de ses études, Franck a commencé à produire régulièrement des dessins, surtout dans les périodes durant lesquelles il était disponible.

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 Depuis deux ans, il s’adonne à sa passion régulièrement restant fidèle à son style et à une technique qu’il maîtrise à merveille. Stylo encre gel, pour sa finesse et sa brillance, crayon gras et plus rarement, crayons de couleur, seront ses outils, tandis que pour le support c’est surtout du Canson assez épais. « Je pars de petits monstres que certains apprécient et je les fais évoluer au gré de mes humeurs en variant les formes, en travaillant sur l’expression et le regard ».

Et dernièrement au salon des Arts de Poussan, Franck qui participait alors à une première exposition a découvert que bon nombre de visiteurs portaient de l’intérêt à ses œuvres . Il a apprécié et compte bien participer à d’autres événements ou exposer en solo.

Échanger, créer, s’exprimer, partager des expériences, autant de situations enrichissantes qui lui permettent d’évoluer en allant peut-être vers la création de courtes histoires dans un premier temps. Pour en savoir plus :

Facebook : franck Cerepes (POFattila)

Son mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

GRAND PRIX de Peinture et de Sculpture d'Automne

L'association ART SINGULIER composée de Nicole DUPERE,René FLORENTIN,Michel-Léo MENELLA et de Michel BALLANGER organise au théâtre de la Mer salle Tarbouriech le 5ème GRAND PRIX de Peinture et de Sculpture d'Automne du 14 au 22 octobre 2017.
16 villes participent à ce salon où plus de 60 artistes amateurs ont répondu présents.
Plusieurs prix seront décernés dans différentes catégories dont un prix public où les visiteurs votent une oeuvre de leurs choix.
Ouvert tous les jours de 10h à 12h et de 15h à 19h.

A l'école des Beaux Arts

L'école des beaux-arts : un incubateur de talents

L'école municipale des beaux-arts a fait sa rentrée le 18 septembre dernier. Cette année, pour les enfants comme pour les adultes, de nouvelles propositions sont venues enrichir l'offre de ce haut lieu d'apprentissage, d'expériences, de recherches, de réflexions, de débats et de transmission. Contrairement à l'idée qu'on pourrait s'en faire, l'école des beaux-arts n'est pas un lieu de loisirs récréatifs. C'est un lieu d'apprentissage et de sensibilisation à l'art contemporain”, commente Philippe Saulle, son directeur.

“C'est un fait entendu en ce qui concerne la classe préparatoire, qui forme en vue de futures candidatures aux écoles supérieures d'art. Mais c'est aussi notre ambition pour les pratiques artistiques amateurs”.

Et c'est dans cet état d'esprit que le programme 2017/2018 a été construit. Deux objectifs prioritaires : faire évoluer l'enseignement vers les nouvelles technologies numériques et répondre aux attentes des participants aux divers ateliers, enfants ados et adultes. A noter que les ateliers destinés aux enfants de 6 à 10 ans sont pratiquement au complet. “Mais il reste encore des places pour les autres tranches d'âge” déclare Philippe Saulle.

De nouveaux ateliers pour les enfants et les ados

Atelier photo numérique : Du selfie à l'image (13/18 ans) avec Martine Béluet Cet atelier permettra aux adolescents, à l'heure de la “photo portable”, de découvrir ou redécouvrir l'appareil photo numérique qui permet de réaliser des images destinées davantage à un support papier qu'aux réseaux sociaux.

Ces images concrètes peuvent s'apparenter à une recherche proche de la peinture, du dessin ou du cinéma. Cadrage, point de vue, lumière, mais aussi comment construire une image, comment la décrypter, comment acquérir un sens critique... sont autant d'approches à découvrir au gré de l'imagination de chacun. o Cours de dessin (13/18 ans) avec Vanessa Notley Ce cours est destiné aux élèves qui ont déjà une petite pratique de création ou qui s'intéressent aux arts plastiques et qui souhaitent apprendre et/ou améliorer des techniques de dessin. Il s'agit d'un cours plutôt “classique” où l'accent est mis sur l'apprentissage de l'observation, de l'analyse et du dessin d'après nature tout en utilisant des supports et techniques variés.

Les élèves rencontreront et étudieront les œuvres d'artistes (contemporains, modernes, classiques) à travers l'histoire de l'art, afin de comprendre la diversité de formes, styles, sujets, idées et dessins. o L'art & l'ordi : l'atelier connecté (11/14 ans) avec Claire Giordano et Karine Barrandon Dialogue entre arts plastiques et outils numériques, cet atelier créatif conjugue la pratique de techniques artistiques comme le dessin, la peinture, la couleur, le modelage, la photo, la vidéo et l'édition avec l'utilisation des outils numériques tels que tablette graphique, appareil photo (vidéo et son) et logiciels : Photoshop, InDesign, Flash, Dreamweaver.

Au programme, dessins et peintures numériques, mini dessins-animés image par image, clip vidéo, carte postale sonore, roman photo et micro édition... un atelier connecté en “live” sur le site de l'école.

L'Université Nomade des Arts (UNA)

Initié par l'école des beaux-arts, ce nouveau programme a pour objectif de permettre à tous d'engager une réflexion personnelle sur l'histoire de l'art et les enjeux de l'art aujourd'hui. Ce dispositif se développera autour d'invitations d'artistes, de dialogues croisés ou de sorties. C'est dans ce cadre que Sylvie Lagnier, docteure en histoire de l'art, dirigera tout au long de l'année un cycle de conférences sur l'histoire de l'art, Comprendre l'art (cf. site internet de l'école des beaux-arts).

Ces cours se tiendront tous les mercredi de 18h à 19h30 (sauf vacances scolaires), soit au Théâtre Molière, soit à l'Espace Palace. Chaque semaine, une thématique nourrie par des analyses d'œuvres sera abordée. Au fil des séances, il s'agira de laisser de côté une histoire du progrès pour éviter d'enfermer les artistes dans l'étroitesse d'une approche évolutionniste et revoir la notion de style. “C'était une demande forte de la part des adultes” explique Philippe Saulle, “et c'est une grande et belle surprise de voir que plus de cinquante amateurs d'art sont déjà inscrits à ces cours”.

Démarches en ligne

Service en ligne Thématiques

les ARteliers nouvelle formule

A la demande de plusieurs artistes locaux, les ARteliers regroupant, déjà, les artistes et artisans d'Art professionnels de toute discipline artistique de Frontignan, ouvrent, désormais, l'adhésion aux professionnels de l'Art de Sète AggloPôle Méditerranée et sa région.

Pour​ ​les​ ​contacter​ ​:​ ​​Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ​ ​Tél​ ​:​ ​06.15.98.72.43 artCapture

ARTeliers​ ​Frontignan 4​ ​rue​ ​Maurice​ ​Clavel et 7​ ​résidence​ ​“les​ ​romarins” 34110​ ​FRONTIGNAN ​ ​​ ​

​​ Retrouvez-les ​également​​​ ​​sur​​ ​​facebook​​ ​:

https://www.facebook.com/ARTeliers-Frontignan-1882962725296583/

Elke Daemmrich : ses peintures colorées et dynamiques

Elke est une artiste peintre qui habite dans notre région et qui participe depuis le 10 septembre au 2ème Concours MADLAB, à Marseillan, un concours qui vise à stimuler la créativité des artistes amateurs et professionnels, désireux de contribuer, par leurs œuvres, à la démarche de responsabilisation de tout un chacun au regard du développement durable et de la protection de l'environnement (notamment littoral), ainsi que de l’activité conchylicole représentative du bassin de Thau.elk7Capture

Elke Daemmrich n'en est pas à ses débuts : elle est née à Dresde, en Allemagne. De 1990 à 1994 elle fut membre du groupe d'artistes "Leipziger Blauer Reiter", autours de Manfred Martin der Ältere et en 93 grâce à une bourse de travail artistique de la Fondation Kulturfonds Berlin, pour son projet "La lumière du sud", avec un séjour de 6 mois dans la Provence, à Lacoste, elle découvrait notre Sud.

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Ce fut un déclic, avec son installation en France et l'achat d'une maison médiévale à Tournecoupe, dans le Gers, puis en 2016, celui d'une dépendance dans l’Hérault ; à Alignan du Vent, près de Pézenas. Mais au niveau artistique, avec le Musée Goya à Castres, Elke Daemmrich réalisait ses premières gravures et depuis 1988 ce fut 86 expositions personnelles au niveau européen et plus de 130 expositions collectives au niveau mondial. Elke Daemmrich est membre sociétaire de la FONDATION TAYLOR - Paris, membre de l'A.I.A.P.- Comité national monégasque auprès de l'Unesco, Monaco, sous le haut patronage du Prince Albert II de Monaco ainsi que Live time member de l'Haggus Society, de Los Angeles, USA. De très belles références.

Elle précise sur ses oeuvres qui ne vous laisseront pas indifférents :

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"Ma création est toujours une communication directe avec un objet qui capte mon intérêt. Il peut être dans mon jardin où une louange de prière suscitera ma curiosité, ou en nageant dans la Méditerranée près de Valence en Espagne."

"Il peut aussi être motivé par un événement politique ou une situation traumatique très personnelle, comme dans ma nouvelle gravure 'Bien protégé"

Et Renée Philips disait d'elle : " Elke Daemmrich crée des peintures dynamiques et colorées en plus des gravures détaillées qui célèbrent la magnificence du monde naturel."elk9Capture

Il est vrai que l'on se laisse vite emporter par la couleur qui est à son paroxysme.

L'artiste qui a aussi un talent de dessinatrice et qui réalise de magnifiques gravures saura vous emporter dans l’exaltation des couleurs qui dégagent une énergie incroyable.

Vous pourrez vous laisser aller au gré de votre imaginaire. Une de ses dernières expositions en France fut "La Méditerranée dans tous ses états", à la Chapelle des Pénitents bleus de Narbonne tandis qu'elle exposait aussi á la Galerie Ada á Meiningen en Allemagne

Pour en savoir plus sur Elke : :

http://www.elkedaemmrich.com/ et http://www.elkedaemmrich.com/fotos-narbonne-2017.html

Rétrospective de Shepard Fairey

Obay, L'art propagande de Shepard Fairey à Pierresvives
Du 14 septembre 2017 au 13 janvier 2018

Le Domaine départemental pierresvives à Montpellier consacre , pour la première fois en France, une grande rétrospective aux 28 années de production de l’artiste américain Shepard FAIREY. Membre du mouvement Street Art, tout comme Keith Haring ou Banksy, Fairey partage sa critique politique et sociale à travers des interventions dans l’espace public.

Son portrait emblématique Hope du candidat Barack Obama est probablement son œuvre la plus connue. Engagé et humaniste, il a toujours développé un intérêt particulier pour la protection de l’environnement et la justice sociale. Derniers témoignages en date, l’œuvre monumentale Earth Crisis, suspendue en haut de la tour Eiffel, à la veille de la COP 21 et la série We The People pour la première grosse manifestation anti Trump. Autour de 250 œuvres, films et objets, cette exposition offre une vision globale du travail de Shepard Fairey grâce à la sélection pointue de ses meilleurs visuels depuis 1993 enrichie d’anecdotes et d’informations précises.

De ses premières œuvres sérigraphiées à la main à ses pièces uniques sur toile en passant par les grands formats ou les œuvres sur métal et bois, toutes les techniques de l’artiste seront présentées.

Cette exposition est conduite sous le commissariat artistique de Jérôme Catz. Figure incontestable du street art en France, spécialiste de ce mouvement, Jérôme Catz est commissaire d’exposition indépendant depuis 2003 et participe activement à la reconnaissance des arts plastiques urbains dans le monde de la culture. Fondateur et directeur des centres d'art Spacejunk, son expérience et sa connaissance des artistes nationaux et internationaux du monde du street art, font de lui un interlocuteur incontournable pour cette exposition dédiée à Shepard Fairey. Pensée comme une rétrospective basée sur la production des meilleures pièces de l’artiste, cette exposition unique s’annonce remarquable !

Exposition du 14 septembre au 13 janvier 2018 / Du mardi au samedi de 10h à 19h – entrée libre

Vernissage jeudi 14 septembre à 18h30.

Quelques pensées sur l'Art : Bernard Gasco

Biographie impeccablement exacte de Bernard Gasco (1938-             )  assortie de réflexions sur l'Art  

http://blog.ville-poussan.fr/wp-content/uploads/2018/03/gascoDSC_0014-14.jpg

 

Pour la date manquante dans la parenthèse de mon existence, vous vous adresserez à ma veuve le moment venu...

"Mon âge entraîne des malentendus. Ainsi  voudrais-je jouer à la marelle, à la balle aux prisonniers, à chat perché, à la main chaude mais je ne trouve aucune partenaire.  Je n’aime pas les garçons, tous plus grands, plus forts que moi et la fréquentation des adolescentes, espèce particulière, exige des talents et de l'inconscience que je ne possède plus, l'absence de tout sens du ridicule... Ou de l'argent que je ne possède pas encore."

Mais revenons à ma récente exposition à Bouzigues, à moi d'une certaine façon.

Des études, le service militaire pour la France obligatoire, devenu avocat j'ai travaillé pendant quarante ans. Après cette brève période, me voilà en liberté aussi provisoire que toute chose en ce monde. L'histoire de fou racontée par un idiot continue, rien ne ne sert à rien, tout passe, tout lasse, haut les cœurs...

 

Seules comptent nos traces même si elles disparaîtront aussi un jour mais notre manie sur la terre n'est-elle pas de toujours repousser la mort, c'est-à- dire la vie, c'est-à-dire la vérité ?

gasDSC_0012 (14)Même pas « tout faux », même pas « tout bon », je suis encore là. Différentes distinctions d'éloquence au Barreau, quelques succès pour des criminels aujourd'hui morts ou presque, pourquoi avoir fait tant d'histoires...

J'écris, je peins dans une indifférence sourcilleuse... Publiant moi-même, j'ai l'intention de continuer : livres, prose, poésie, billets d'humeur... Je viens d'écouter Edgar Morin, icône planétaire à qui le journaliste a soigneusement omis de rappeler que tout ce qu'il a écrit n'a eu aucune importance puisque rien ne sert à pas grand chose, sauf ici probablement un confort de vie physique et moral pour ce « grand intellectuel »... N'a servi à rien sauf pour lui, son bonheur à lui.

Pour moi, pareil, mon bonheur à moi de peinture pour moi, d'écriture pour moi dont je me sais gré à moi... Peindre, dessiner au crayon mine très acérée pour poser sur le papier un trait franc, loyal, précis...

Quelque chose d'honnête, de bien fait, du bon boulot d'émotion, du travail d'harmonie, d'équilibre, de solide expression, le contraire, je le cite au hasard, de « l'Art contemporain ».

Presque cinquante oeuvres cette année à Bouzigues, un bon vernissage, la visite de « Midi-Libre » et de « Thau Info », qu'ils soient remerciés.

Assis devant la porte j'ai regardé passer une certaine France d'été qui a peur d'entrer, sait-on jamais s'ils ne seraient pas « obligés » d'acheter. Je devrais les dessiner pour l'exposition suivante. En tout cas merci à ceux qui m'ont aidé et merci aux visiteurs à commencer par les acheteurs, il y a des frais. Les œuvres étaient variées, il m'en reste, posées dans le jardin, entreposées à l'abri, que je regarderai, montrerai, aimerai encore, l'émotion...

Parlons-en de l'émotion, phénomène brutal, naturel, physique, inévitable, ingérable sauf par le travail. Seule naissance de l'art, seule étincelle du feu, seule vraie, forte, intime griffure du cœur, seul trésor, la mémoire involontaire de Proust, sa madeleine... Le reste, élucubrations de l'intelligence, pauvres efforts ridicules de l'intellect, soubresauts pitoyables de la volonté, œuvres froides, construites, glacées, faciles, pantalonnades de music-hall, Dysneyland de « L'Art contemporain », j'y reviendrai...

 

Parlons-en de Proust, citons-le : « L'instinct dicte le devoir, l'intelligence fournit les prétextes pour l'éluder »...

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« … L'artiste doit écouter son instinct, ce qui fait que l'Art est ce qu'il y a de plus réel... le vrai jugement dernier. » Du lourd... Du vrai... "L'intelligence, ce tombeau de l'art, ce début des catastrophes des idées, les idées, cet ensemble de toutes les facilités, toutes les compromissions, toutes les conneries, pour parler clair... Parlons-en du travail... Chez l'artiste, il suit immédiatement l'émotion, ce qui n'est pas le cas de tous les amateurs, les amoureux de l'Art, incapables de traduire, exprimer formaliser, produire, mettre en forme, matériaux et matériel... . La caractéristique de l'artiste est le travail, la production, le mot n'est pas joli... L'artiste est une machine à produire montée sur deux pattes, équipée de bras, mue par un cerveau qui voit... L'artiste travaille, il ne lui faut qu'un local, de l'énergie, des moyens... A partir de là l'artiste peut être exploité, récupéré, marchandiser..."

Banalités, platitudes, chacun sait cela, trop peu le méditent, pas mal en vivent, quelques-uns très bien qui trainent l'artiste jusque dans des contrats, des pourcentages, des succès, de l'argent, beaucoup d'argent pour certains...

Jusque dans le répétitif de leur travail, l'obligation de « faire du »...

Notre pauvre Buffet a fini dans les gros tubes d'orange écrasés sur des toiles immenses d'un très mauvais travail.Mais ne soyons pas trop triste, il y a eu tellement de merveilleux peintres, des maîtres, des vrais...Sur leurs toiles d'abord de l'émotion, d'abord aussi le travail, d'abord de la technique, du métier. Chacun trouve « son » art, « sa » culture, « son » époque, « son » artiste... Hommage ici au Prince de l'intimité, du silence, de l'émotion, Giorgio Morandi dont une seule bouteille, un seul bol assènent la jouissance de la contemplation d'une si belle toile, de la maitrise de ce petit rectangle habité de vie, de mystère de l'objet familier mû par lui en une énigme de plaisir, un tactile regard...

Hommage au Roi de la créativité, l'habileté, l'humour, la fantaisie, Saül Steinberg dont un seul dessin éclaire l'instant, fait de la page un plaisir de la connivence, de l'admiration, de la rencontre de l'intelligence dont on ne peut évidemment pas se défaire complètement puisque l'Art est la vie et sa complexité....

De l'intelligence douce, subtile, supérieure. De l'intelligence émue. Quant à « L'Art contemporain », c'est une planète assez récente qu'il ne faut pas confondre avec « L'Art moderne ». La dite planète a ses artistes puisque l'Art est partout, même là... Mais globalement, il s'agit plutôt d'une idéologie déjà ancienne habilement transformée en énorme commerce avec le soutien d'abord des marchands d'Art contemporain (!), des médias, des institutions, de tout un fouillis de réseaux financiers, politiques, associatifs, en un mot de notre planétaire société et ses instruments.

N'entendant pas expliquer des évidences, il me suffit de renvoyer au magnifique article d'Aude de Kerros dans la revue « Commentaire » N°111 – Automne 2005 - où tout est dit :  le changement de définition du mot « Art »  le rappel que selon Hanna Arendt le philosophe et l'artiste portent la responsabilité de la propagation de l'épidémie totalitaire, ces derniers ayant abandonné la main au profit des conceptualismes, le triomphe du non-art officiel vers une nouvelle utopie d'un monde où tout est vrai, tout se vaut, tout est possible, tout est permis, la Révolution étant subvertie par le mercantilisme .

Le rôle premier des mass média qui créent une réalité, c'est-à-dire le n'importe quoi, en la montrant, la création d'un « art » directement par les marchands de cet art, un art sans esthétique ni métier.

gasDSC_0010 (15)L'intervention du ministère de la Culture, subventionnant et collectionnant. La disparition de l'artiste non reconnu par les réseaux et les institutions. Malgré cela l'augmentation exponentielle des autodidactes, souvent des « singuliers » continuant à produire dans leur solitude. Enfin le pronostic que beaucoup, artistes et collectionneurs s'effondreront complètement, ce que mérite ce « Contemporain ». Tout est dit... Je reviendrai à mon modeste propos, ma personnelle expérience, au final le regret que de braves gens, des masses dociles, souvent cultivées, amateurs de « l'art ancien » se laissent entraîner par des brocs d'eau installés sur une table, des tubes de néon pendant au-dessus d'une botte de fourrage, des maçonneries diverses, de gros préservatifs se gonflant en rythme sur la pelouse du Palais Royal, en se persuadant eux-mêmes qu'il s'agit d'art, de création et même d'émotion! Une émotion en béton, c'est le cas de le dire...

 

Après tout, heureuses femmes, heureux hommes, vivent les robots de Panurge, vive la suite que vous verrez, vivants du futur. C'est peut-être moi qui suis con mais là non plus on est jamais seul, d'ailleurs je n'aperçois au près que des esprits libres, ce qui fait assez peu.

Ouvrages de référence

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A l'adresse de tous les artistes, professionnels et amateurs, ce guide volontairement concret rassemble l'essentiel de ce qu'ils ont toujours voulu savoir pour émerger dans le monde de l'art contemporain en France et à l'étranger. Il apporte des réponses aux questions clés quand on veut réellement évoluer dans l'art, à la sortie d'une école d'art ou en autodidacte : Qui sont les acteurs du monde de l'art ? Quels sont les choix à faire au départ ? Comment assurer sa viabilité ? Quelles pistes pour développer sa visibilité ? Sorte de petite "bible" de conseils stratégiques et pratiques, Le Guide de l'artiste livre les conseils et les secrets utiles, et souvent étonnants, des plus grands spécialistes français : le curateur Nicolas Bourriaud, la directrice de la Fiac Jennifer Flay, le président du Prix Marcel Duchamp Gilles Fuchs, le collectionneur Guillaume Houzé, le galeriste Emmanuel Perrotin et le directeur du Palais de Tokyo Marc-Olivier Wahler, qui interviennent aux côtés des plus grands collectionneurs, galeristes, directeurs d'institutions et curateurs de la scène internationale. Mais c'est aussi un carnet d'adresses regroupant en un seul volume plus de 1 500 contacts et adresses de professionnels et d'organismes d'art contemporain : lieux d'exposition, centres d'art, galeries, foires, biennales et festivals, mais aussi bourses, prix et résidences d'artiste, sans oublier les écoles d'art, revues et éditeurs liés à la scène contemporaine. Visant à offrir au lecteur la plus large visibilité du monde de l'art contemporain en France et à l'étranger, Le Guide de l'artiste est un ouvrage destiné à devenir un incontournable pour ceux qui veulent faire de l'art le coeur de leur vie.» Amazon

 

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