Beaux Arts

Les petits monuments de Pierre Nocca

 

 En parlant des œuvres de ce sculpteur sétois, les deux mots ne sont pas contradictoires. D'autant que dans son œuvre, Pierre Nocca (1916-2016) a décliné toutes les acceptions du mot monument. Mais les neuf sculptures que l'on peut voir à la galerie Dock-Sud jusqu'au 31 juillet ne nécessitent pas un champ d'horizon démesuré. Pourtant, elles animent l'espace, tout en mouvement et expressivité.

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 Des monuments (constructions durables, de proportions imposantes), celui que ses proches appelaient "Piérou" en a édifié. A Montpellier, peu savent que le monument aux Martyrs de la Résistance (sur l'Esplanade) ou le bronze statufiant Jaurès que l'on côtoie distraitement sont ses œuvres. Pourtant, le bloc d'énergie rayonnante de son "Jaurès" annonce les qualités de l'artiste.

Elles sont confirmées par ses réalisations sétoises : l'équilibre tout en force de son "Ajustaïre" ou le mouvement maîtrisé du poulpe, le "poufre" de la place de l'Hôtel de ville. Il est vrai que celui qui donne forme au bronze ou au laiton repoussé semblait éligible au prix de Rome, lors de son passage aux Beaux-Arts de Paris. Après la mer et les bateaux de la ville natale, il avait gagné, avant la capitale, Montpellier. Mais il allait s'illustrer à Paris dans un tout autre domaine : lors de la seconde guerre mondiale, après la défaite, il entre dans la Résistance et participe à la libération de la "ville lumière".        

Pierre Nocca était titulaire de la Croix de guerre. Et puis, occupant un atelier à la cité d'artiste la Ruche, il a habité à Saint Germain des prés. La Ruche démolie, il se rapproche du Languedoc et, de 1965 à 1985, il enseigne à l'école des Beaux-Arts de Sète.

 

Passé le seuil de la galerie Dock-Sud, on est accueilli par un escargot de mer hors-norme (220x100x170 cm) en laiton repoussé qui donne le ton à l'exposition. Le mouvement de torsion de la coquille de l'animal s'équilibre avec la montée de la pointe dressée de la coquille. Et le laiton s'éclaire d'or sous les spots. Et comme l'art doit mener du visible au sensible, le titre de l'oeuvre est "Aboli bibelot", renvoyant aux résonances sonores de Mallarmé. Le Murex comme écho de la "grande bleue".

Les formes rayonnantes de "l'Athéna"renvoient à la chouette de la divinité athénienne ; sagesse pensive. On peut se laisser séduire par "Le chat Kinou" manifestant l'attention du félin aux aguets. Et puis, la "Danseuse" a tout pour séduire.

Courbes, équilibre, mouvement, cet objet-là est une fête pour les sens. Peut-être moins (selon les goûts) pour "Etude en S", cette vénus plus statique, toute en lignes courbes. La Licorne est plus exubérante, emportée vers un espace indéfini. Mais on ne quittera pas la salle sans méditer devant "Orphée", statufié en buste (50x39x26cm). Sa tête est à demi penchée. Son visage, en traits et en angles, rappelle les masques des cultures primitives. Dans quelle nostalgie, dans quel songe s'est plongé le poète ?

 

Si l'on veut pour un temps échapper au bord de l'eau et à la rage de Phébus, on peut s'offrir, grâce à Pierre Nocca, de vraies réjouissances. Celles de l'oeil et de l'esprit.  

Hervé Le Blanche

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Lancement du MoCo en présence du Ministre de la Culture

Le ministre de la Culture, Franck Riester, était en visite dans l'Hérault, Montpellier le matin, Sète ensuite ce samedi 29 juin 2019.

Le projet-phare de Philippe Saurel

Ce matin, aux côtés de Philippe Saurel maire et président de la métropole de Montpellier, de nombreux élus et du directeur du MoCo Nicolas Bourriaud, le ministre de la Culture Franck Riester s'est rendu à l'inauguration officielle de l'hôtel des collections du MO.CO. Montpellier Contemporain, centre d'art contemporain en plein cœur de Montpellier, près de la gare Saint-Roch.

Trente œuvres sorties du Japon pour accompagner le nouveau centre d'art contemporain

Au sein de l'hôtel particulier rénové par l'architecte Philippe Chiambaretta, l'hôtel de Montcalm est une des trois composantes du Moco avec La Panacée et l'Ecole Supérieure des Beaux-Arts. L'homme d'affaires japonais Yasuharu Ishikawa a prêté sa collection  privée relevant de l'art conceptuel des années 60 à nos jours, l'exposition « Distance intime. Chefs-d'œuvre de la collection Ishikawa » rassemble des œuvres récentes d'une douzaine de grands noms de l'art contemporain et se tiendra jusqu'au 29 septembre 2019...la suite sur Montpellier infos

Fin d’année aux Beaux-arts

L’école a ouvert ses portes pour sa restitution d’ateliers annuelle. “Pas de scénographie, pas d’éclairage adéquat, pas de cimaises immaculées, pas de choix hiérarchiques, pas d’œuvres d’art, pas de fils d’Ariane ou de propos appuyés mais plutôt des chemins parcourus, chacun singulier, des désirs, des essais, des projets, des tentatives parfois très réussies,  des échecs aussi, de la casse ou des surprises”. Telle est la définition par Philippe Saulle, directeur de l’Ecole des beaux-arts, de ce moment partagé entre élèves et parents, équipes enseignantes et artistes venus pour l’occasion arpenter et découvrir les divers rendus dans le jardin, les salles et les couloirs de cette merveilleuse bâtisse qui accueille depuis de nombreuses années l’École des beaux-arts sétoise.

Philippe Saulle a souligné le travail effectué à l’école sétoise tout au long de l’année écoulée tout aussi bien du côté des enfants que des pratiques artistiques chez les adultes et les étudiants de la classe prépa “qui cette année, battent tous les records d’admission en école supérieure d’art et design en France et ailleurs” conclura t-il. Depuis de nombreuses années, la volonté de l’équipe municipale est de travailler d’arrache-pied à soutenir la culture sur tous les fronts, qu’il s’agisse de création, de soutien à la diffusion ou de formation. Ainsi, après avoir été la première ville de la région Occitanie à contractualiser en 2016 un pacte culturel avec l’État, confirmant ainsi son engagement à soutenir et préserver la culture, Sète vient de signer, avec les ministères de la culture et de l’éducation nationale – et là aussi elle est la première en la matière dans notre région – une convention de généralisation de l’éducation artistique et culturelle, dont l’école des beaux-arts est l’un des acteurs majeurs.

“Non seulement, poursuit François Commeinhes, notre école interviendra comme elle le fait déjà en proposant, stages, cours et ateliers aux enfants et aux adultes, mais son équipe pédagogique travaillera en lien étroit avec notre service éducatif, qu’il s’agisse des animateurs, des atsem et des enseignants, qui suivront dès la rentrée 2019 un parcours de formation adapté, afin de sensibiliser toujours plus et mieux les enfants aux pratiques artistiques et culturelles.”

Vint alors le moment tant attendu par les élèves de la classe préparatoire, l’attribution des bourses d’études… Même si dans son discours d’introduction, le directeur de l’école précisait “qu’une grande majorité des étudiants de cette année devrait être récompensée par le Prix Horizon de la Banque Dupuy de Parseval. Tant ils ont été investis et généreux dans l’école, curieux, courageux, inventifs, présents…” il n’y eut ce soir-là, comme depuis quatre ans, que trois lauréats choisis, Louise Singla, Félicité Helman, Danuté Vaitekunaîté, par le vote de l’équipe enseignante pour l’obtention de la dotation de 2000 euros par prix afin de poursuivre des études d’art.

C’est donc avec cette forte volonté de permettre à tous de continuer à travailler dans un cadre propice que François Commeinhes a conclu par ces quelques mots : “La Ville a décidé de lancer un grand chantier de restauration de cette école à laquelle nous sommes profondément attachés. Ces travaux débuteront cet automne, et nécessiteront le déplacement temporaire des activités au sein de l’ancien conservatoire.” 2019-2020 sera donc une année particulière, une année de transition, avant de revenir d’ici peu, sur les hauteurs de la colline dans une école des beaux-arts plus fonctionnelle, agrandie et accessible à tous.

Jacques Charvet s'expose

Notre ami Jacques Charvet s'expose une nouvelle fois lors de cette très belle exposition à Béziers.

Nouvelle expo en juin à la chapelle de Baillarguet

Les Amis de la Chapelle de Baillarguet présentent une nouvelle exposition intitulée "Le corps en lumière"

Du 29 juin au 7 juillet 2019, trois artistes à la chapelle de Baillarguet sont réunis pour exprimer le thème du nu féminin,  Marie-Lise Amette,  Louis Gabard, et le sculpteur Michel Pomarède ont chacun une personnalité affirmée mais aussi une exigence commune pour la qualité esthétique de leur travail.

Les deux photographes et un sculpteur invités par Les Amis de la Chapelle succèdent à l'exposition d'aquarellistes du mois d'avril "De la garrigue à la mer".

Marie-Lise Amette : Appuyer sur le déclencheur, c’est pour moi vivre un bref instant d’éveil : voir, ressentir, comprendre ce qui se passe ICI. Dans l’aventure de la photographie de Nu s’impose de plus, l’indispensable et subtile connexion avec le modèle. Le photographe dicte son intention et le modèle propose une réponse personnelle adaptée. Mais parfois la réciproque est vraie…Et c’est alors que s’ouvre le champ d’une créativité inattendue ! Marie-Lise Amette s’est ici attachée aux mystères de la transparence des « Verreries ». Son regard en caresse les contours puis pénètre dans la matière. L’art photographique décuple les découvertes pour rendre les effets de la lumière que les peintres ont sans cesse cherchés.

Louis Gabard : La photographie est une rencontre. Lorsque le nu s’invite dans le paysage, soleil, nuages et orages offrent des lumières éphémères auxquelles le modèle s’adapte par une gestuelle. Il revient au photographe de fixer cet instant qui ne se renouvellera jamais. En intérieur, la douceur ou l’intensité de l’éclairage estompent ou soulignent les formes. Souvent les cheveux masquent le visage ; l’œil ainsi se fixe sur l’essentiel, le dessin d’un corps mis en lumière. Modèle et photographe sont complices pour que le résultat reflète au mieux leur ressenti.

Michel Pomarède : Un seul coup de hache touchant le cœur du bois révèle la présence d'une beauté. Le genévrier, le cade de la colline, austère et patient, sous l'écorce rugueuse et un aubier d'ivoire, cache un cœur doré, onctueux à la caresse ; bois un peu fou, qui se tend et virevolte, changeant comme une flamme quand la gouge le travaille. Arbre de l'alambic, il distille ses arômes entêtants à celui qui l'explore. Il faut suivre le fil pour pister la dryade, et musarder parfois, sans perdre la tension.

Une exposition à ne pas manquer, en plus de la belle promenade qu’offre le point de vue du Domaine de Baillarguet !

Du 29 juin au 7 juillet 2019

Exposition ouverte les week-ends de 15h à 18h30

Chapelle de Baillarguet - Chemin de Notre-Dame de Baillarguet (direction Prades-le-Lez) 34980 Montferrier-sur-Lez

Le vernissage sera fêté en musique le samedi 29 juin à partir de 18h  avec les musiciens de "La souris verte" de St Vincent de Barbeyrargues. 

Regards croisés : Sète/El Jadida

L’exposition du peintre marocain Abdellah Dibaji a été inauguré le 20 juin, en présence de François Commeinhes, maire de Sète, du président du comité de jumelage Sète/El Jadida, Ludovic Vallée, et du Consul général du Maroc, Mr Ahmed Agargi. Dans le cadre de la relance des échanges entre les villes jumelles de Sète et El Jadida, et à l’initiative du Comité de jumelage et des Lions Club Doyen des deux villes, l’artiste peintre Abdellah Dibaji à séjourné en résidence artistique à Sète du 9 au 28 juin dernier. A l’automne 2018, il avait reçu dans son atelier Christophe Cosentino. L’occasion pour les deux artistes de renouveler leurs source d’inspiration, d’élargir leur horizon créatif et de poser des passerelles entre les deux rives de la Méditerranée.

L’exposition des oeuvres du peintre sétois à la galerie Al Khatibi de la cité portugaise, avait rencontré un vif succès auprès des amateurs d’art et de la jeunesse. L’artiste marocain a été accueilli au cœur du quartier haut. Et le Service Culturel de la ville a mis à sa disposition un atelier d’artiste à l’ancien collège Victor-Hugo. Très connu au Maroc, Abdellah Dibaji vit et travaille à El Jadida. Il a fait l’académie des beaux-arts de Liège  avant d’embrasser la carrière d’enseignant d’abord puis d’inspecteur d’éducation artistique. Il expose à titre personnel depuis 1981. En 1998, il a séjourné à la Cité internationale des arts à Paris. En 2002, le prix de la découverte, décerné par la ville de Marseille, a couronné ses travaux exposés alors au château de Borely.

 

En compagnie du Consul, François Commeinhes a visité l’exposition sous la conduite de l’artiste. Parmi la quarantaine d’œuvres exposées, les dernières exécutées pendant la résidence de l’artiste parleront plus particulièrement aux Sétois : des toiles inspirées par la lumière et l’identité maritime de l’île singulière. Ouverte au public en entrée libre de 11 h à 17 h, l’exposition est visible jusqu’au 26 juin à la salle Tarbouriech du Théâtre de la Mer. Elle sera également accessible en nocturne de 20 h à 00 h 00 pendant le festival ”Quand Je Pense à Fernande”.

Montpellier « Allégories Urbaines – Les gardiennes » du Sétois Cédric Matet

Espace Dominique Bagouet à Montpellier
Jusqu'au 1er septembre 2019
Entrée libre


La Ville de Montpellier présente l’exposition « Allégories Urbaines – Les gardiennes » de Cédric Matet, du 5 juin au 1er septembre 2019, à l’espace Dominique Bagouet.

Depuis plusieurs années, Cédric Matet développe un projet fleuve autour des villes méditerranéennes, qu’il photographie et illustre de figures allégoriques, de compositions plastiques et graphiques. Après Casablanca, Tétouan, et avant Beyrouth, il propose cet été une installation visuelle et sonore dressant un portrait personnel, sensible et intime de Montpellier. « Allégories urbaines. LES GARDIENNES » est l’aboutissement de son travail d’exploration de la ville, son histoire et son patrimoine, de ses rencontres et son immersion dans le tissu urbain. Entre portraits et perspectives architecturales, ses œuvres personnifient l’espace de la cité tel qu’il l’a ressenti en tant que plasticien, photographe, et urbaniste... la suite sur Montpellier infos

Une "Nuit d'ados" très réussie aux Beaux-arts

Pour terminer l’année en beauté et avant la traditionnelle restitution des ateliers de l’année prévue le 22 juin,  l’école des beaux arts de Sète a organisé pour la première fois, une soirée pour offrir aux adolescents un moment privilégié et un temps d’atelier festif.

Chacun a pu comme il le souhaitait inviter un copain de son choix pour faire découvrir les ateliers, selon le même principe que la journée portes ouvertes “extérieur jour” qui a lieu avant les inscriptions de septembre. Les enseignantes Claire Giordano, Vanessa Notley, Djemila Capucine Benhamza, Martine Beluet et Karine Barrandon ont élaboré un projet commun autour de la peinture. Au programme: fabrication de nappes colorées, design culinaire avec sculpture de chips, de chamallows, pliages de serviettes… et dégustation sur la table décorée. Au final de ce début de soirée, séance photobooth autour du thème de la plage, avant de faire la playlist pour choisir les rythmes. Et à la nuit tombée, le jardin s’est illuminé de drôles de feux follets grâce à un magnifique light painting. En tout cas, les ados ont répondu en nombre à l’invitation et cette première soirée a remporté un beau succès. A refaire…

 

 

 

Ouvrages de référence

Le guide contournable
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir pour émerger dans l'art

A l'adresse de tous les artistes, professionnels et amateurs, ce guide volontairement concret rassemble l'essentiel de ce qu'ils ont toujours voulu savoir pour émerger dans le monde de l'art contemporain en France et à l'étranger. Il apporte des réponses aux questions clés quand on veut réellement évoluer dans l'art, à la sortie d'une école d'art ou en autodidacte : Qui sont les acteurs du monde de l'art ? Quels sont les choix à faire au départ ? Comment assurer sa viabilité ? Quelles pistes pour développer sa visibilité ? Sorte de petite "bible" de conseils stratégiques et pratiques, Le Guide de l'artiste livre les conseils et les secrets utiles, et souvent étonnants, des plus grands spécialistes français : le curateur Nicolas Bourriaud, la directrice de la Fiac Jennifer Flay, le président du Prix Marcel Duchamp Gilles Fuchs, le collectionneur Guillaume Houzé, le galeriste Emmanuel Perrotin et le directeur du Palais de Tokyo Marc-Olivier Wahler, qui interviennent aux côtés des plus grands collectionneurs, galeristes, directeurs d'institutions et curateurs de la scène internationale. Mais c'est aussi un carnet d'adresses regroupant en un seul volume plus de 1 500 contacts et adresses de professionnels et d'organismes d'art contemporain : lieux d'exposition, centres d'art, galeries, foires, biennales et festivals, mais aussi bourses, prix et résidences d'artiste, sans oublier les écoles d'art, revues et éditeurs liés à la scène contemporaine. Visant à offrir au lecteur la plus large visibilité du monde de l'art contemporain en France et à l'étranger, Le Guide de l'artiste est un ouvrage destiné à devenir un incontournable pour ceux qui veulent faire de l'art le coeur de leur vie.» Amazon

 

Artistes : mieux vendre vos oeuvres

Produire un travail artistique de qualité ne suffit pas pour en vivre. Vendre son art est un véritable métier et les démarches à accomplir sont nombreuses. Il faut notamment : se faire connaître, trouver des financements, des partenaires, des clients, les fidéliser, choisir une structure juridique, établir les déclarations légales, gérer ses ventest...

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