Conchyliculture

Thau et sa bande côtière : pêcheurs et conchyliculteurs mobilisés pour faire face aux enjeux de la filière


smbt444CaptureAvec 9 projets sélectionnés et près de 40% des fonds européens mobilisés, le territoire de «Thau et sa bande côtière» est parmi les plus dynamiques au plan national.
Une lagune, deux criées, une forte concentration de producteurs, le siège d’organisations professionnelles (CRCM, CRPMEM), et la présence de nombreux opérateurs de la filière (lycée de la Mer, Ifremer, Cépralmar, station de biologie marine...) : le bassin de Thau et sa
 bande côtière a de fortes spécificités en matière de pêche et d’aquaculture.

Le DLAL Feamp (Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche) a vocation à animer ce territoire pour faire naître des projets destinés à maintenir et créer de l’emploi dans ces secteurs d’activité. Lancée en avril 2017, l’action est en bonne voie avec 9 projets financés et 40% des fonds mobilisés.


Pour Yves Michel, président du SMBT, structure porteuse du projet en relation avec la Région Occitanie : « cette réussite s’explique par une large participation de tous les acteurs à la dynamique». Professionnels mais aussi collectivités (Région, Département, intercommunalités...), associations, organismes scientifiques et de formation... se mobilisent pour aider la profession à faire face aux défis qui sont les siens. « Grâce aux différents contrats de milieux (contrat qualité, contrat de lagune, contrat de gestion intégrée du territoire de Thau), les acteurs ont l’habitude de travailler ensemble et cela facilite la concrétisation des projets», relève Yves Michel.

Les projets déposés s’inscrivent parfaitement dans les axes de la stratégie élaborée préalablement à l’action et fruit d’une large concertation, à savoir :
• Valoriser les productions : 4 projets
• Favoriser l’innovation et la diversification : 2 projets
• Promouvoir les métiers, les produits et le territoire : 2 projets
• Coopérer avec les autres bassins de production : 1 projet

Ces projets montrent que le bassin de Thau et sa bande côtière de Frontignan à Agde forment un territoire créatif, qui a des besoins mais aussi un fort potentiel. Les acteurs sont confrontés à une forte évolution du monde qui les entoure (évolution des attentes des consommateurs, mutation touristique, élargissement des périodes de commercialisation, pression foncière...). Face à ces enjeux, ils se mobilisent et innovent.

 

Les 4 défis pour un développement durable des filièressmbt33Capture

Les projets réalisés et en cours


Inscrite au Schéma de Cohérence Territoriale, l’étude sur le schéma d’aménagement des zones conchylicoles vise à garantir un développement pérenne de la conchyliculture sur le bassin de Thau. Ce schéma veut aussi renforcer l’identité conchylicole propre au territoire tout en offrant de nouvelles opportunités de diversifi cation d’activités attendues par une partie des professionnels.
Le projet comprend différentes étapes depuis la phase de diagnostic (diagnostic socio-économique, diagnostic d’aménagement, analyse réglementaire et juridique, benchmarking) jusqu’à l’élaboration de scénarios d’aménagement (schéma global, schéma par zone, programmes et bilans financiers et feuilles de route par zone) en passant par des phases de concertation à chaque étape.

L’objectif est de donner plus d’ambition, d’innovation et de cohérence à ces zones d’activité tout en veillant à préserver leur vocation prioritaire et leur identité paysagère.

Défi 3 « Favoriser l’innovation et la diversification »


Opérateur : Syndicat mixte du bassin de Thau/ Taux de réalisation : 50%
Montant : 100 000 euros
Financement : Europe (40%), Région (20%), Département (20%).
Elevée en eau profonde, collée une à une à la main et placée en suspension sur des cordes, l’huître de Thau est le fruit d’un savoir-faire artisanal spécifi que. Cette technique et la capacité du coquillage à développer une saveur propre en lien avec son milieu naturel environnant font de l’huître de Thau un produit fortement lié à sa zone géographique de production. L’huître de Thau réunit donc toutes les conditions pour être éligible à l’appellation IGP (Indication Géographique Protégée). Une procédure est lancée depuis juillet 2018 pour demander l’appellation délivrée par l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité). Portée par l’OP des conchyliculteurs de Thau en concertation avec le Comité Régional Conchylicole de Méditerranée, la démarche est animée par la Fédération des IGP de l’Hérault. Elle devrait aboutir courant 2020.


Défi 1 : «Valoriser les productions»


Opérateur : OP des conchyliculteurs de Thau / Taux de réalisation : 30%
Montant : 82 000 euros
Financement : Europe (40%), Région (16%), Département (11%), SAM (13%).
Schéma d’aménagement des zones conchylicoles
IGP huître de Thau
Valdora : des dorades stockées vivantes !
En octobre, lors de la dévalaison, les daurades se retrouvent en masse sur les étals des marchés contribuant à la baisse des prix. L’idée du projet Valdora porté par le Cépralmar avec trois professionnels de la lagune de Thau et le soutien de l’Ifremer, du lycée de la mer et du Comité régional des pêches maritimes et élevages marins, consiste à stocker en bassins à terre les poissons pêchés lors des périodes de migration pour les garder vivants jusqu’aux fêtes. Ce projet permettra d’éviter les chutes de prix aux périodes de surabondance et de lisser la commercialisation sur une période plus longue. Toutefois, il ne s’agit pas d’aquaculture mais bien de conservation de produits de la pêche.

Défi 1 : «Valoriser les productions»
Opérateur : Cépralmar/ Taux de réalisation : 50%
Montant : 93000 euros
Financement : Europe (40%), Département (20%), SAM (20%).

CapaThau : trouver l’équilibre entre productivité et bon état écologique de la lagune
Ora maritima, édition spéciale pêche et cultures marines


La qualité de l’eau des milieux de production est un prérequis pour la production de coquillages.
Les efforts fournis depuis plusieurs années pour améliorer la qualité de l’eau dans la lagune de Thau ont permis d’atteindre le bon état écologique au regard des objectifs de la directive cadre européenne sur l’eau. Cette évolution suscite pourtant l’inquiétude chez les professionnels quant à une éventuelle diminution de la quantité de ressources phytoplanctoniques. Or, celle-ci est la base de l’alimentation des organismes filtreurs exploités (huîtres, moules) et fouisseurs pêchés(palourdes).

En jeu : une perte de productivité pour les conchyliculteurs et les pêcheurs.
L’objectif de ce programme scientifique est donc d’étudier les différents facteurs pouvant conduire à une meilleure conciliation entre l’atteinte du bon état écologique et le maintien des usages principaux des milieux côtiers, comme la pêche et la conchyliculture, ce dans une projection sur le long terme et en établissant un focus particulier sur les bivalves filtreurs. Ce projet est porté par l’Université de Montpellier avec le soutien d’Ifremer, du CRCM, du Ministère pêche et océans du canada et de l’université d’Okaido au Japon.


Défi 3 « Favoriser l’innovation et la diversification »
Opérateur : Université de Montpellier/ Taux de réalisation : 100%
Montant : 42 000 euros
Financement : Europe : 40%, Etat : 40%.
Premier projet déposé sous le signe de la coopération avec les autres bassins de production, Ora maritima, édition spéciale pêche et cultures marines s’est tenue en septembre 2017 à Sète et à Mèze.
Elle a réuni une centaine de participants aux ateliers et tables rondes, 17 bassins conchylicoles et de pêche, près de 600 participants aux animations grand public et plus de 300 participants au temps fort, Thau de bouche à oreille. Cette édition spéciale pêche et cultures marines était organisée par le Syndicat mixte du bassin de Thau avec le soutien f nancier de l’Europe, de la Région Occitanie, du Département de l’Hérault et l’appui des organisations professionnelles et des villes de Sète et Mèze.

Découvrir ou redécouvrir les métiers de la pêche et des cultures marines, souligner la place qu’ils occupent dans les territoires, déguster les produits issus de ces activités traditionnelles, rappeler la contribution de ces fi lières à la protection des milieux… étaient au coeur de cette manifestation.


Défi 4 : «Coopérer avec les autres bassins de productions».
Opérateur : SMBT/ Taux de réalisation : 100%
Montant : 50 000 euros.
Financement : 40% Europe, 15% Région, 15% Département.
L’Organisation de producteurs Sathoan a souhaité communiquer autour des métiers et des produits de la pêche méditerranéenne. Réalisé pour la manifestation grand public « Escale à Sète », ce stand coloré, ludique et pédagogique cible les familles en proposant des informations sur les métiers de la pêche méditerranéenne et des jeux sur les produits afi n que les enfants puissent apprendre en s’amusant.


Défi 2 « Promouvoir les métiers, les produits, et le territoire »
Opérateur :OP SATHOAN/ Taux de réalisation : 100%
Montant : 16 000 euros.
Financement : Europe (40%), Région (20%), Département (10%), SAM (10%).
Stand de promotion et de valorisation des produits et des métiers de la pêchesmbtPhoto 1

 


Les projets financés à réaliser


Création d’une identité Huîtres et moules de Méditerranée SAS Terre et Mer : entreprise d’insertion pour transformer les produits de la mer
Le CRCM souhaite revaloriser l’image des produits issus de ses bassins de production en structurant une communication ciblée sur les éléments spécifi ques des productions méditerranéenne : consistance charnue, croissance rapide, techniques d’élevage en suspension sur
tables, collage des naissains à la main, élevage en eau profonde...

Ce projet développé à l’échelle de la Méditerranée ne va pas à l’encontre des appellations locales mais au contraire les valorise à travers deux identités partagées « Huître de Méditerranée » et «Moule de Méditerranée».

Défi 2 « Promouvoir les métiers, les produits, et le territoire »
Opérateur : CRCM
Montant : 63 000 euros
Financement : Europe : 40%, Région : 13%, Département : 13%, SAM : 13%,
Galpa Narbonnaise : 38%.
Le projet concerne la création d’une société en action simplifi ée (SAS) baptisée Terre et mer, 1ère joint-venture sociale d’Occitanie. Cette entreprise d’insertion associe à parité Croix Rouge Insertion-capdife et la criée d’Agde. Elle a pour vocations :
- la valorisation de poissons rencontrant actuellement des diffi cultés de commercialisation sous
forme de produit prêt à consommer, prêt à cuire, emballé,
- la valorisation du capital humain pour permettre à des personnes en situation d’exclusion un
retour à l’emploi de droit commun en favorisant leur employabilité.

Défi 1 : «Valoriser les productions»
Opérateur : SAS Terre et Mer (Criée d’Agde et Croix rouge insertion
Montant : 55 000 euros.
Financement : Europe (40%), Région (20%), Département (10%), SAM (10%).
NA-MUR : valorisation économique et pêche durable de la nasse et du murex
Ce projet vise à créer une unité de stabulation à terre sur le site de la criée d’Agde afin de permettre aux professionnels de stocker les murex et les nasses. Cette unité de stabulation se voudra collective et une répartition de stockage sera défi nie entre les professionnels.
Au préalable une étude de marché, ainsi que des essais de conditionnement au stockage devront être réalisés afi n de défi nir la faisabilité technique et commerciale du projet.

Défi 1 : «Valoriser les productions»
Opérateur : Ville d’Agde
Montant : 45 000 euros.
Financement : Europe (40%), Région (26%), Département (14%).
Avec 9 projets déjà financés et 40% du fonds FEAMP dédié mobilisé, le GALPA Thau et sa bande côtière affiche un bon taux de réalisation. Les projets s’inscrivent parfaitement dans les axes de la stratégie définie préalablement au lancement de l’action avec une majorité
de projets déposés dans l’axe 1 «valoriser les productions», ce qui correspond aux attentes de l’Europe dans ce domaine.

 

 


Pour rappel, les projets sont sélectionnés en fonction de :
• leur impact économique,
• leur impact sur l’emploi,
• leur dimension collective,
• leur cohérence et les synergies avec les projets existants ou à venir sur le territoire.


Le DLAL FEAMP Thau et sa bande côtière en chiffres
Perspectives
Bilan et perspectives
9 projets
215 000 euros de Fonds européen mobilisés :
666 000 euros en volumétrie financière de projet
Une dizaine de groupes de travail thématique organisés
5 Comités de sélection et de pilotage
150 réunions de travail
Près d’une centaine de partenaires individuels et collectifs
La dynamique se poursuit au sein du GALPA Thau et sa bande côtière. Des projets se dessinent dans les domaines de la commercialisation- transformation et de la communication.
Des actions de coopérations seront également lancées en partenariat avec la Région Bretagne et Provence Alpes Côtes d’Azur. Le territoire de Thau et sa bande côtière est sollicité pour faire part de son expérience sur les actions menées dans le domaine de la communication et notamment le lien entre le territoire et les actions de communication.

 

Plusieurs projets ont également été présentés au Comité de sélection et de pilotage du 29 janvier 2019 :
• DuPPeM : durabilité et polyvalence des petits métiers, projet visant à tester de nouveaux engins de pêche dans les ports du Grau du Roi et d’Agde; il s’agit d’un dossier collaboratif entre 2 GALPAs, Thau et Vidourle Camargue, projet porté par l’OP duSud.
• Mise en place d’une formation à la transformation et la valorisation des produits de la mer, pour les professionnels de la pêche et de la conchyliculture, projet porté par le lycée de la Mer Paul Bousquet.
• Captage naturel : vers une semi-industrialisation de l’itinéraire technique permettant de passer du naissain naturel capté sur Thau à des huîtres collables, projet porté par le Cépralmar.
• Elaboration d’une stratégie pour la filière conchylicole méditerranéenne.
• Nouvelle vague : portraits de jeunes conchyliculteurs de la lagune de Thau, projet porté par le Cépralmar.
Le Syndicat mixte a été désigné à la demande des professionnels structure porteuse du GALPA Thau et sa bande côtière de Frontignan à Agde. Il est chargé d’animer et de coordonner la démarche au plan local. Il aide les porteurs de projet à solliciter les fonds FEAMP et
autres aides extérieures complémentaires. Il assiste le porteur de projet dans l’élaboration de sa fiche projet.
Ses missions :
• Informer sur le programme DLAL FEAMP
• Accompagner les porteurs de projet : un appui technique à la réflexion pour la construction
du projet et une aide au montage de dossier
• Organiser la concertation
Le SMBT, c’est :
• une solide expérience en matière de développement local et d’ingénierie territoriale,
• une collaboration permanente avec les partenaires financiers qui soutiennent le territoire
(Europe, Agence de l’eau, Région, Département),
• une connaissance fine du territoire et des enjeux liés à la pêche et aux cultures marines.
Le Syndicat mixte du bassin de Thau, structure porteuse
Le FEAMP est le fonds de l’Union européenne (UE) pour les affaires maritimes et la pêche
sur la période 2014-2020. Il est piloté au plan régional par la Région Occitanie.
Le fonds
• Aide les pêcheurs à adopter des pratiques de pêche durable.
• Aide les populations côtières à diversifier leurs activités économiques.
• Finance des projets destinés à créer des emplois et à améliorer la qualité de vie le long
du littoral européen.

Le programme DLAL FEAMP, anciennement AXE 4 du FEP, fait l’objet de démarches locales associant tous les acteurs concernés qui élaborent des stratégies d’intervention. Il est animé au plan local par des structures porteuses sélectionnées par la Région dans le
cadre d’un appel à projet.
Une fois la stratégie DLAL élaborée, le Fonds sert à cofinancer des opérations, en complément d’autres financements.

Conchyliculture : aide de d’1 M€ par le Département

Cuisine, Coquille, Huître

Suite à l’épisode de malaïgue sur l’étang de Thau, qui a entrainé une perte de 3 900 tonnes d’huîtres et de moules pour un montant de 3,47M€, le Département a souhaité soutenir les conchyliculteurs en votant une enveloppe d’aide d’1 M€.
Pour accompagner les producteurs, le Département a lancé en décembre une grande campagne de communication qui invite les héraultais à consommer l’huître de Thau pour les fêtes de fin d’année.

Les huîtres savent déclencher des mécanismes de défense face au virus

Attaque par un virus puis prolifération mortelle de bactéries : un article scientifique, publié dans Nature Communications, permet désormais de comprendre les épisodes de mortalité massive qui touchent les huîtres juvéniles, en particulier depuis 2008.

Dans cette publication, les scientifiques du laboratoire Interactions hôtes-pathogènes-environnements (Ifremer/CNRS/Université de Perpignan via Domitia/Université de Montpellier) révèlent que les huîtres savent déclencher des mécanismes de défense face au virus, certaines à temps pour survivre, d'autres de manière trop tardive.

Le scénario commence par une attaque virale : huiyCapturel’ herpesvirus OsHV-1 s’introduit dans l’huître juvénile. Dans les 24h à 48h qui suivent, le virus se multipl ie intensément et gagne les cellules immunitaires de l’huître. Cette réplication virale affaiblit les défenses antibactériennes de l’huître, l’équilibre de la flore bactérienne - le microbiote - est déstabilisé et des bactéries pathogènes prolifèrent dans l’animal. Après 48h, ces bactéries pathogènes gagnent l’ensemble des tissus de l’huître et entrainent sa mort. Dès 68h après l’infection virale, les huîtres succombent. Pour reconstituer un tel scénario de manière complète, une première tant ces processus infectieux sont complexes, les scientifiques ont étudié des familles d’huître produites dans le cadre d’un projet de recherche :

des familles résistantes, issues de parents ayant déjà survécu à la maladie, et des familles sensibles, issues de parents n’y ayant jamais été exposés. Ils ont ensuite reproduit en conditions expérimentales les processus infectieux observés dans les parcs à huîtres et ont procédé à un ensemble d’analyses moléculaires et tissulaires permettant de décrypter les processus d’infection mais aussi certains modes de résistance de l’huître creuse. Ils ont ainsi découvert que les huîtres résistantes , contrairement aux sensibles, parviennent à juguler l’infection virale dans leurs tissus, en réduisant la réplication du virus.

Elles connaissent peu ou pas de réplication virale et pas non plus de flambée bactérienne comme chez les huîtres sensibles. Pourquoi ces dernières ne parviennent-elles pas à s e défendre ?

Là encore, la publication apporte des réponses :

ces huîtres sensibles développent bien une réponse antivirale forte, mais trop tardive. Quand le virus a commencé à se r épliquer, l’huître ne peut plus lutter. Une inefficacité qui s’explique aussi par l’inhibition d’un processus de défense naturel, l’a poptose : normalement, la cellule d’un individu sai n s’autodétruit quand elle est contaminée par un agent infectieux. Ici, le virus e st capable d’empêcher la mise en œuvre de ce mécani sme, les cellules contaminées ne meurent pas, et la réplication du vi rus s’en trouve accrue.

Dossier de presse des publications scientifiques dans Nature Communications

 

Sectorisation sanitaire du lotissement conchylicole de l’Étang de Thau

Pierre Pouëssel, préfet de l’Hérault a signé ce jour l’arrêté préfectoral qui sectorise l’étang de Thau pour le suivi micr obiologique à compter du 1er janvier 2019.

Cet arrêté donne une valeur règlementaire aux protocoles de gestion de crise et de traçabilité signés le 29 novembre dernier entre la préfecture et la profession. La direction de la mer et du littoral de la DDTM de l’Hérault accompagnera la possibilité d’acquérir des tables dans les deux secteurs par les conchyliculteurs qui le souhaiteront à travers le pilotage des schémas de structures.

Enfin, une évaluation des dispositions de l’arrêté n° 2018 - 01 - 1448 du 17 décembre 2018 sera effectuée d’ici le 30 mars 2020 afin de corriger les éventuelles imperfections du dispositif de mise en œuvre de la sectorisation dans le domaine microbiologique. Par ailleurs, dans les toutes prochaines semaines, des études complémentaires seront engagées par IFREMER sur le financement à 100 % État en vue d’envisager la poursuite de la sectorisation dans le domaine phytosanitaire avec pour objectif une restitution avant la fin du 1er semestre 2019.

 

Arrêté 2018 01 1448 du 17 décembre 2018 portant sectorisation du lotissement conchylicole de l'étang de Thau - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 1,87 Mb

Réouverture de l'Etang de Thau

Avec beaucoup de soulagement la réouverture de l'Etang de Thau vient d'être annoncée...

La profession va pouvoir travailler sereinement et préparer avec enthousiasme les fêtes de fin d'année. Après deux séries consécutives d’analyses microbiennes conformes aux normes de consommation humaine, levée de l’interdiction pour les huîtres et les moules de l'étang de Thau concernant la pêche, le ramassage, le transport, la purification, l’expédition, le stockage, la distribution et la commercialisation pour la consommation humaine.

Malaïgue : demande d’indemnisation en bonne voie

L’épisode de malaïgue qui a sévi du 1er au 11 août sur la lagune de Thau a eu un effet dévastateur sur nos productions conchylicoles. La totalité des moules a été dévastée, en raison notamment du dépassement des températures létales situées autour des 28° et plus de 2703 tonnes d’huîtres ont été perdues. Les zones conchylicoles de Mèze et Marseillan ont été les plus touchées. Le CRCM s’est mobilisé sur tous les plans pour accompagner la profession.

 

Au plan du suivi, des analyses régulières ont été réalisées en complément des prélèvements effectués par Sète agglopôle Méditerranée et en partenariat avec le Syndicat mixte du bassin de Thau* pour suivre la progression du phénomène. Les Villes de Mèze et Marseillan ont également effectué des repérages par drone.

Au plan des demandes d’indemnisation, le CRCM a interpellé les services de l’Etat sur ce sujet dès le 5 août. Une première réunion s’est tenue en préfecture le 10 août, à la demande du président Patrice Lafont, pour faire le point sur les besoins des professionnels. A l’issue de celle-ci, la reconnaissance du dispositif calamités agricoles a été engagée et les partenaires se sont mobilisés pour proposer des aides complémentaires (collectivités, Région, Occitanie), faciliter l’enlèvement des déchets conchylicoles (Sète agglopôle Méditerranée) et traiter les demandes de prise en charge des cotisations pour les conchyliculteurs sinistrés (MSA et ENIM).

Le 20 août, un courrier de saisine officielle a été envoyé pour demander à l’Etat la mise en place d’une procédure des Calamités agricoles, l’exonération des redevances domaniales et de la taxe sur les propriétés non bâties ainsi que la prise en charge des cotisations sociales.

Des expertises ont été réalisées dans les zones conchylicoles du 14 au 20 août. La Commission d’enquête a émis un avis favorable mais la décision finale revient au Comité national de gestion des risques en agriculture qui se réunira le 17 octobre.

Au plan des cotisations sociales, la préfecture a saisi la DIRECCTE afin de permettre le recours à l’activité partielle pour les entreprises sinistrées qui le souhaitent. La préfecture a également saisi l’URSSAF afin de faciliter la prise en compte des problèmes de trésorerie des entreprises sinistrées. La MSA a accepté d’instruire les demandes d’exonération à titre individuel. L’ENIM n’a pas transmis sa réponse à ce jour.

Au plan bancaire, le CRCM et la préfecture ont saisi les banques implantées en conchyliculture. Le Crédit Agricole et le Crédit Maritime ont présenté un ensemble de mesures de soutien (prêt moyen terme pour couvrir les besoins en fonds de roulement, prêt moyen terme pour consolidation de l’entreprise, prêt court terme pour les sorties de trésorerie identifiées, « année blanche » pour prêts en cours).

Au plan des aides complémentaires, la Région a confirmé son souhait d’accorder des mesures complémentaires aux aides Calamités agricoles. Le Département étudie actuellement une exonération des redevances des ports conchylicoles départementaux ainsi que des aides sociales complémentaires.

Pour rappel, la malaïgue est un phénomène naturel bien connu provoqué par le manque d’oxygène dans l’eau et par les températures caniculaires enregistrées en août (jusqu’à 30 °C dans l’eau à Thau). La dernière malaïgue de très grande ampleur avait touché le Bassin de Thau en 2006. L’épisode de fortes chaleurs, d’une durée et d’une intensité exceptionnelle conjuguée à l’absence de vent de cet été ont favorisé l’apparition de ce nouvel épisode.

* Les bulletins de suivi sont disponibles sur le site du SMBT à l’adresse suivante : http://www.smbt.fr/content/le-suivi-pr%C3%A9ventif-mala%C3%AFgue

Maintient de la suspension provisoire de la récolte et de la commercialisation des huîtres et des moules

 

Depuis le 8 novembre la récolte et de la commercialisation des huîtres et des moules en provenance de la zone conchylicole de l’étang de Thau est suspendue. La surveillance des zones de production de coquillages effectuée selon les protocoles établis par l’Ifremer sur des coquillages en provenance de l’étang de Thau avait mis en évidence des résultats d’analyses microbiennes non conformes aux normes de consommation humaine.

Huître, Coquille, Palourdes, La Baie Dry

C’est la raison pour laquelle le préfet de l’Hérault avait décidé de suspendre provisoirement la récolte et la commercialisation des huîtres et des moules en provenance de ce secteur de production à compter du 07 novembre 2018.

Les huîtres et les moules récoltées antérieurement au 02 novembre 2018, ou provenant d’autres zones de production ne sont pas soumises à cette mesure de restriction.

Les professionnels peuvent donc continuer à commercialiser ces coquillages dans la mesure où ils présentent les qualités sanitaires requises pour garanti  la sécurité des consommateurs. De nouveaux contrôles seront réalisés et cette mesure d’interdiction temporaire sera levée dès que deux résultats d’analyses consécutifs seront conformes.

Il faut donc attendre le 20 novembre pour avoir le résultat des dernières analyses qui devra alors être confirmé par un second test.

Jean-François ÉLIAOU, député, chez les conchyliculteurs

De gauche à droite : MM Alexandre, Aspa, Lafont (président du CRCM), Éliaou (député), Cours.

Le député de la 4ème circonscription de l'Hérault, circonscription immense et très diversifiée, s'est rendu à Mèze afin de rencontrer une profession très consciente de son importance économique sur la région mais aussi de son avenir. Si l'huître de Thau reste le produit phare de la lagune, la profession met tout en œuvre pour conserver son authenticité en recherchant toujours "le mieux" pour une clientèle très demandeuse. Les responsables du Comité Régional de la Conchyliculture de Méditerranée (C.R.C.M.) ont donc reçu M. Jean-François Éliaou tout d'abord sur un lieu de travail et ensuite à la Maison de la Mer. Ce moment d'échange, où M. Le Maire de la ville était représenté par M. Didier Aspa, conseiller délégué aux affaires maritimes et portuaires, conchyliculture… a été d'une extrême richesse.

La malaïgue récente (appauvrissement en oxygène du à une forte hausse de la température de l'eau) a servi de point de départ. Ce phénomène naturel n'étant plus à l'ordre du jour, les débats se sont tournés vers les défis structurels et conjoncturels de la filière.

Nous insistons : le récoltant est aussi un professionnel soucieux du devenir de sa profession.

Le C.R.C.M. engage aujourd'hui, dans une démarche commune et concertée, les organisations professionnelles conchylicoles, les collectivités territoriales et les pouvoirs publics autour d'un projet stratégique conchylicole méditerranéen (Salses-Leucate, Gruissan, Vendres, La Lagune de Thau et sa façade maritime de Sète-Marseillan et des Aresquiers, l'Anse de Carteau, la baie du Lazaret et la Corse).

Une réunion de travail avec MM Aspa, Goudard, Fournier, Régler, Lafont, Cabrol, Alexandre sous l'œil attentif de

M. Le Député et de son attachée parlementaire, Tiphaine Grossin.

La situation spécifique autour de l'Étang de Thau (500 producteurs/600 environ) est intimement liée à sa géographie économique. Les points évoqués avec M. le Député ont été les suivants :

 
  • la sectorisation REMI/REPHY (Réseau de Surveillance Microbiologique / Réseau d'Observation et de Surveillance du Phytoplancton et des Phytoxines),
  • la détoxification phytoplanctonique (projet en cours avec la DGAL et le CNC),
  • la création d'une zone de stockage protégé (Sète-Frontignan),
  •  la valorisation des productions (Huîtres de Méditerranée & Moules de Méditerranée),
  • l'obtention d'une IGP (Indication Géographique Protégée) par l'association OP Thau (Organisation des Producteurs),
  • la relance de la culture de l'huître plate (programme OSTREDUL),
  • le captage de nessains naturels (collaboration avec IFREMER),
  • la modernisation des zones conchylicoles (analyse juridique sur l'urbanisme maritime, analyse socio-économique de l'activité, diagnostics d'aménagement, programmation de travaux phasée et chiffrée pour les 9 zones conchylicoles) en tenant compte du prochain contrat de transition écologique du territoire de Thau (SMBT),
  • trouver le juste équilibre entre productivité et qualité du milieu (CAPATHAU et projet IFREMER) : apports en eau douce…
 
 

Très à l'écoute, M. Le Député s'est engagé à intervenir à l'Assemblée Nationale à travers les procédures légales de législation et de rencontrer Madame la Présidente de Région afin d'affiner et de faire avancer toutes les propositions du C.R.C.M.

Thau Info vous informera au fur et à mesure sur le contenu des actions engagées.

Oiseaux et huîtres peuvent-ils faire bon ménage ?

Rappelez-vous, l’an dernier au mois de mars, le taux de coliformes fécaux dans la lagune de Thau flambait conduisant à une fermeture de la commercialisation. Pourtant, aucun incident réseau n’avait été déclaré et les spécialistes s’interrogaient. La solution avait été vite trouvée.

Des nuées d’oiseaux recouvrent les tables où sont situés les points de suivi environnemental. Une analyse des prélèvements envoyée à Brest confirmera que les coliformes trouvés dans la lagune ne sont pas d’origine humaine mais aviaire.

Il semble que lors de la dernière fermeture de la commercialisation des coquillages sur l'Etang de Thau il en fut de même.

Ceux-ci n’ont pas de conséquence pour l’homme mais faussent néanmoins les résultats d’analyse. Le SMBT a travaillé sur plusieurs pistes pour endiguer ce problème.

 

 

L'étude d'aménagement des zones conchylicoles entre en phase opérationnelle

Débutée en janvier 2018, l’étude sur le schéma d’aménagement des zones conchylicoles du bassin de Thau a clôturé sa première phase. Le  volet juridique comprenant la mise à plat des textes législatifs, des questions de domanialité et l’intégration de futures contraintes est désormais terminée. Egalement clôturée, l’analyse socio-économique a permis de mieux cerner les besoins des professionnels à travers un panorama qualitatif et quantitatif de l’activité conchylicole sur le bassin de Thau. Enfin, le diagnostic de l’existant a recensé les nombreuses problématiques en termes d’aménagement. Sécurité, éclairage, état des réseaux, desserte en haut débit, friches, stationnement…. ont fait l’objet d’un diagnostic approfondi. L’étude entre désormais dans une phase de programmation.

 

Jean-François ÉLIAOU, député, chez les conchyliculteurs

De gauche à droite : MM Alexandre, Aspa, Lafont (président du CRCM), Éliaou (député), Cours.

Le député de la 4ème circonscription de l'Hérault, circonscription immense et très diversifiée, s'est rendu à Mèze afin de rencontrer une profession très consciente de son importance économique sur la région mais aussi de son avenir. Si l'huître de Thau reste le produit phare de la lagune, la profession met tout en œuvre pour conserver son authenticité en recherchant toujours "le mieux" pour une clientèle très demandeuse. Les responsables du Comité Régional de la Conchyliculture de Méditerranée (C.R.C.M.) ont donc reçu M. Jean-François Éliaou tout d'abord sur un lieu de travail et ensuite à la Maison de la Mer. Ce moment d'échange, où M. Le Maire de la ville était représenté par M. Didier Aspa, conseiller délégué aux affaires maritimes et portuaires, conchyliculture… a été d'une extrême richesse.

La malaïgue récente (appauvrissement en oxygène du à une forte hausse de la température de l'eau) a servi de point de départ. Ce phénomène naturel n'étant plus à l'ordre du jour, les débats se sont tournés vers les défis structurels et conjoncturels de la filière.

Nous insistons : le récoltant est aussi un professionnel soucieux du devenir de sa profession.

Le C.R.C.M. engage aujourd'hui, dans une démarche commune et concertée, les organisations professionnelles conchylicoles, les collectivités territoriales et les pouvoirs publics autour d'un projet stratégique conchylicole méditerranéen (Salses-Leucate, Gruissan, Vendres, La Lagune de Thau et sa façade maritime de Sète-Marseillan et des Aresquiers, l'Anse de Carteau, la baie du Lazaret et la Corse).

Une réunion de travail avec MM Aspa, Goudard, Fournier, Régler, Lafont, Cabrol, Alexandre sous l'œil attentif de

M. Le Député et de son attachée parlementaire, Tiphaine Grossin.

La situation spécifique autour de l'Étang de Thau (500 producteurs/600 environ) est intimement liée à sa géographie économique. Les points évoqués avec M. le Député ont été les suivants :

 
  • la sectorisation REMI/REPHY (Réseau de Surveillance Microbiologique / Réseau d'Observation et de Surveillance du Phytoplancton et des Phytoxines),
  • la détoxification phytoplanctonique (projet en cours avec la DGAL et le CNC),
  • la création d'une zone de stockage protégé (Sète-Frontignan),
  •  la valorisation des productions (Huîtres de Méditerranée & Moules de Méditerranée),
  • l'obtention d'une IGP (Indication Géographique Protégée) par l'association OP Thau (Organisation des Producteurs),
  • la relance de la culture de l'huître plate (programme OSTREDUL),
  • le captage de nessains naturels (collaboration avec IFREMER),
  • la modernisation des zones conchylicoles (analyse juridique sur l'urbanisme maritime, analyse socio-économique de l'activité, diagnostics d'aménagement, programmation de travaux phasée et chiffrée pour les 9 zones conchylicoles) en tenant compte du prochain contrat de transition écologique du territoire de Thau (SMBT),
  • trouver le juste équilibre entre productivité et qualité du milieu (CAPATHAU et projet IFREMER) : apports en eau douce…
 
 

Très à l'écoute, M. Le Député s'est engagé à intervenir à l'Assemblée Nationale à travers les procédures légales de législation et de rencontrer Madame la Présidente de Région afin d'affiner et de faire avancer toutes les propositions du C.R.C.M.

Thau Info vous informera au fur et à mesure sur le contenu des actions engagées.