Conchyliculture

Une stratégie ambitieuse pour la Conchyliculture

 

Une stratégie ambitieuse
pour la Conchyliculture

Face au changement climatique qui affecte la productivité, aux nouvelles attentes des consommateurs et à une compétition accrue avec les autres bassins, le Comité Régional de la Conchyliculture de Méditerranée veut élaborer une stratégie à long terme. L'objectif est de fédérer l'ensemble des professionnels autour d’un projet commun à l'horizon 2030. Il s’agira également de mobiliser les partenaires autour d’un plan d’actions pour une pratique durable, rentable et emblématique d'un territoire attractif et écologique.

En savoir plus

CRCM : Vers une étude stratégique pour relancer les filières en mer

Par le CRCM : Comité Régional de Conchyculture de Méditerranée

 

La mytiliculture en Occitanie représente 2 000 t de production annuelle dans les lagunes de Thau et de Leucate réunies (données DML 2017). Il existe également des lotissements en mer réservés à la production conchylicole (« filières »). Ceux-ci se situent à Gruissan (261 ha), Vendres (648 ha), Sète-Marseillan (2 754 ha) et aux Aresquiers (540 ha). Leur profondeur est de 20 m en moyenne. Sur les quelques 500 entreprises que compte la région Occitanie, seules 38 possèdent des concessions en mer et en lagunes, et 5 uniquement en mer (Cépralmar, monographie 2016).

Ces zones de production ont été largement abandonnées à la fin des années 90 en raison des pertes très élevées dues à la prédation des dorades et de l’importation massive et déloyale d’autres pays, en particulier l’Espagne. De 5 000 tonnes de moules en élevage en 1990 (Robert et al., 2004), la production est passée à 842 tonnes en 2016 (données DML 2017).

Aujourd’hui des avancées techniques permettent d’envisager une relance de la mytiliculture sur ces concessions. Il s’agit d’un nouveau type de filières, appelées « filières Italiennes ».
Si l’efficacité de ces filières est confirmée, il est envisagé de les intégrer au Schéma Départemental des Structures de Cultures Marines de l’Hérault.

Dans l’optique d’une relance des activités conchylicoles en mer, le Comité Régional Conchylicole de Méditerranée (CRCM) et l’ASA Cultures Marines en Mer Ouverte ont constitué un comité de pilotage (COPIL) depuis janvier 2019 réunissant la Direction de la Mer et du Littoral (DML34), la Région Occitanie et le Cépralmar.

La reconquête des filières en mer ouverte permettrait de diversifier les productions et valoriser un potentiel reconnu et moins touché par les changements climatiques à court terme que les zones lagunaires afin de maintenir et, autant que possible, développer l’emploi dans le domaine de la conchyliculture régionale. Elle permettrait d’autre part de créer des zones de mise à l’abri sanitaire pour les sites de production périphériques.

Objectifs visés stratégiques et opérationnels :
Reconquérir le marché des moules de pleine mer permettra de renforcer la place de la production régionale sur un marché très dépendant des importations,
Relancer la conchyliculture régionale de pleine mer grâce à des techniques nouvelles et optimisées,
 Diversifier les activités des producteurs locaux très affaiblis par les crises précédentes et soutenir l’emploi dans la filière,
 Proposer une alternative à la gestion des crises sanitaires par la création d’un nouvel outil de mise à l’abri,
  Permettre de conforter et développer une production durable dont l’impact est très positif pour la biodiversité marine grâce à la fonction de « récifs artificiels de pleine eau »

En vue de cette relance, il est essentiel d’obtenir d’une part, une visibilité économique et stratégique détaillée de la concurrence sur le marché français des moules et des opportunités de pénétration par une production méditerranéenne de pleine mer, et d’autre part analyser sa pertinence économique et financière. C’est l’objet de l’étude de faisabilité que souhaitent lancer le CRCM et l’ASA et qui intégrera :

1) Un diagnostic stratégique de synthèse des forces et faiblesses du projet au regard des opportunités et menaces générées par son environnement

2) Une analyse économique et financière comprenant :
  Une étude du marché de la filière mytilicole identifiant les opportunités de pénétration du marché national par une production méditerranéenne de moules de pleine mer ainsi que des pistes de positionnements marketing permettant de se démarquer des autres produits (NB : en parallèle, l’opportunité de mettre en place un signe officiel de qualité sur ce nouveau produit sera examinée en lien avec l’IRQUALIM).
 Un Business Plan d’une exploitation conchylicole en mer ouverte à décliner dans le cas de figure de deux modèles « type » : entreprise « familiale » individuelle standard et structure d’expédition. Un plan financier prévisionnel sur 3 ans sera établi en intégrant les données du marché cible, le programme d’investissement adapté, les charges inhérentes d’exploitation, le plan de financement, etc.

3) Une expertise sur les moyens de coopération innovants :
Une identification des solutions juridiques et financières de mutualisation les plus pertinentes pour accompagner et favoriser l’adhésion des professionnels en optimisant les coûts des investissements et de fonctionnement des entreprises. Un benchmark sur ces solutions dans les autres zones de productions conchylicoles françaises (voire dans d’autres filières agricoles) sera établi afin de bénéficier des expériences acquises au niveau national.
Sera incluse dans la réflexion, le potentiel d’installation sur la zone conchylicole de Sète Frontignan gérée par l’EPR en intégrant les conditions d’installation dans la situation actuelle et en proposant des préconisations.

A l’issue de ce travail prospectif, un programme de concertation et d’animation sera engagé par le CRCM et ses partenaires, en préalable à une étude sur le remembrement envisagée dans une seconde phase puis une validation de modification du Schéma des Structures Départemental courant 2020.

Discours de Patrice Lafont, Président du CRCM lors du lancement du « Tour de France des solutions » dans l’Hérault

Ce lundi 7 octobre au matin, présentation par Patrice Lafont, Président du CRCM, de la situation du Monde de la Conchyliculture, de ses problèmes, de ses projets pour l'avenir et de son évolution, à Muriel Pénicaud, ministre du Travail, à Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, et à Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances qui  lançaient le « Tour de France des solutions » dans l’Hérault, à Sète Agglopôle...

le coin des conchyliculteurs

La conchyliculture (étymologiquement l'élevage des coquillages) est une activité traditionnelle qui s'exerce sur des parcelles concédées par l'État sur le domaine maritime.

Selon les historiens, l'apparition des premiers coquillages, en l'occurrence les coquilles Saint-Jacques, date de 240 millions d'années. Les huîtres, les bigorneaux et les oursins, font leur introduction il y a 180 millions d'années.

L'huître est très appréciée dans l'Antiquité. En effet, les Grecs lui attribuent des vertus aphrodisiaques tandis que les Romains la mettent systématiquement au menu des banquets importants. C'est d'ailleurs un Romain, CAIUS SERGIUS ORATA, qui met au point le premier parc à huîtres.
Contre toute attente, la conchyliculture a marqué l'histoire de la démocratie. En effet, à Athènes, dans l'Antiquité, la coquille d'huître servait de bulletin de vote.

Elle concerne les activités suivantes :

• l'ostréiculture (élevage des huîtres)
• la mytiliculture (élevage des moules)
• la vénériculture (élevage des palourdes)
• la cérastoculture (élevage des coques)
• La pectiniculture (élevage des coquilles Saint-Jacques et autres pectinidés)
• l'halioticulture (culture des ormeaux).

Le bassin de Thau compte 650 exploitations conchylicoles qui se répartissent les quelques 2750 tables occupant 352 hectares de surface concédée.

Description métier

Le conchyliculteur intervient dès la ponte, en captant les naissains ou larves immergés dans des enceintes d’eau de mer ou produites dans des bassins artificiels (écloseries).
Pour réaliser cette opération, il pose des supports solides, sur lesquels les larves viennent s’agglutiner. En quelques mois, elles se muent en coquillages adultes, que le conchyliculteur recueille. C’est le « détroquage ». Le conchyliculteur place ensuite les coquillages dans un bassin spécial ou dans un parc en pour qu’ils achèvent leur croissance avant de pouvoir être mis sur le marché.
C’est ensuite l’étape du ramassage, du lavage, du triage et du pesage. Les huîtres sont mises en bourriches pour expédition et commercialisation.

La qualité de l’eau, sa température et sa richesse en plancton (dont se nourrissent tous les coquillages) sont trois facteurs essentiels pour le travail du conchyliculteur, qui a pour outils des barges, des couteaux à détroquer et des véhicules spéciaux de transport.

VIDEO (sur YOUTUBE STUDIO MCV à regarder en FULL HD 1080p)

Les conditions de travail ne sont pas de tout repos : par tous les temps, ce métier s’exerce en partie dans l’eau, les horaires sont irréguliers . Tenue de travail de rigueur : cuissardes, cirés, gants, bonnets…

Hiver comme été, par temps de pluie ou par grand soleil, le conchyliculteur, en véritable fermier de la mer, s'applique à entretenir " ses champs ", au rythme des étapes particulières qui jalonnent cette activité :
- éclosions en bassin artificiel,
- captage des larves/naissains,
- élevage sur site,
- affinage des produits,
- commercialisation.

Actuellement, la plupart des entreprises de conchyliculture sont des exploitations conchylicoles qui gère la totalité de la production, du captage à la vente. Ce sont traditionnellement des exploitations de petites tailles (un chef d'exploitation et quelques ouvriers conchylicoles).
Métier de passion, la conchyliculture est aussi un métier d'enjeu ! La demande en fruits de mer n'a jamais été aussi forte qu'actuellement. Cependant, l'activité est fortement liée au milieu naturel, et donc à sa qualité. Les crises sanitaires (pollution humaine ou naturelle, appauvrissement et détérioration du milieu) ont un impact économique dévastateur sur la profession. Il y a donc, pour le conchyliculteur, un intérêt tout particulier à maîtriser les risques sanitaires, et donc à s'investir dans la protection de l'écosystème qu'il exploite, à mieux comprendre le cycle de vie et les risques naturels qui menacent les espèces qu'il " cultive ", et à diversifier sa production en exploitant de nouvelles ressources.

Qualités et compétences nécessaires
Il s'agit d'un travail très physique. Une bonne santé et le goût pour le travail en plein air sont donc de mise ! Il faut aussi être débrouillard en mécanique, et idéalement posséder les permis adéquats (certificat d'aptitude à la conduite des navires conchylicoles) : navire amphibie, chaland. Enfin, le conchyliculteur qui possède sa propre exploitation doit avoir d'excellentes notions de comptabilité, de gestion humaine, et connaître à la lettre la législation qui s'applique à son type de production.

L'Huître, un bon plan santé

Grâce à tous ses apports en nutriments, l'huître offre des apports bénéfiques sur la santé, pour très peu de calories. L'huître est donc à consommer sans modération !

L'huître est particulièrement riche en vitamine B12, en cuivre, en fer, en zinc, ainsi qu'en plusieurs autres nutriments. Remplie d'Oméga-3, elle offre des effets bénéfiques sur la santé cardiovasculaire.

L'huître bénéficie d'une teneur en lipides plus élevée que dans d'autres fruits de mer. Ainsi, elle est davantage source de vitamines A et D. L'huître est peu calorique : 60 calories pour 100g. Malgré cela, elle nous apporte des protéines de qualité et de nombreux éléments très utiles à l'organisme.

On lui associe par la même des bienfaits revitalisants, reconstituants voire thérapeutiques. Autrefois, c'est ce que l'on prescrivait à des enfants à la santé fragile.

Principes actifs de l'huître :

• Acides gras oméga-3
• Phosphore • Fer • Zinc
• Cuivre
• Sélénimum
• Vitamine B2
• Vitamine B12
• Vitamine B3
• Manganèse
• Iode
• Acide pantothénique
• Vitamine D

Depuis des années, les huîtres de l’étang de Thau, sont en proie à des interdictions diverses, cependant il n’y a aucun risque à en consommer, en dehors des périodes d’interdiction bien sûr, car elles sont « ultra-surveillées ».
« Nous avons neuf points de surveillance, ailleurs, il y en a un, voire deux » Aujourd’hui, sur l’étang, les pollutions causées par l’homme existent, même si elles sont minoritaires, notamment lors de fortes pluies, quand les réseaux fluviaux débordent. « Les problèmes sont principalement d’ordre naturels ». V. Campion

Zones conchylicoles : le scénario sur le schéma d’aménagement est choisi

Zones conchylicoles : le scénario sur le schéma d’aménagement est choisi

 

Lancée début 2018, l'étude sur le schéma d'aménagement des zones conchylicoles est arrivée à son terme. Réalisée en parfaite concertation avec les professionnels, elle confirme la sanctuarisation de la vocation conchylicole et de pêche de la lagune, telle que voulue par les élus du territoire. Elle livre également un programme de travaux chiffrés et phasés sur la voirie, le stationnement et des actions complémentaires. Elle a également pointé l'urgence de mettre en place une stratégie foncière sur les zones conchylicoles pour lutter contre la vacance des mas et les changements de destination. 

 
 
 

Restriction de récolte, de commercialisation et de consommation des coquillages des groupes 2 et 3

CONCHYLICULTURE

Restriction de récolte, de commercialisation et de consommation des coquillages des groupes 2 et 3 (palourdes, huîtres, moules ...) de la zone N° 34(palourdes, huîtres, moules ...)----40  « Eaux blanches Creusot ».

La surveillance des zones de production de coquillages effectuée selon les protocoles établis par l’Ifremer sur des coquillages en provenance de la zone des eaux blanches a mis en évidence des résultats d’analyses microbiennes non conformes aux normes de consommation humaine.

C’est la raison pour laquelle le préfet de l’Hérault a décidé de suspendre provisoirement la récolte et la commercialisation coquillages de pêche en provenance de ce secteur à compter du 09/05/2019.

Cette interdiction concerne uniquement cette zone.

Les coquillages récoltées antérieurement au 09/05/2019 ou provenant d'autres zones de production ne sont pas soumises à cette mesure de restriction. Les professionnels peuvent donc continuer à commercialiser ces coquillages dans la mesure où ils présentent les qualités sanitaires requises pour garantir la sécurité des consommateurs.

Cette mesure temporaire sera levée dès que deux résultats successifs d’analyses seront pleinement satisfaisants. La carte actualisée des interdictions sanitaires de récolte de coquillages se trouve sur le site internet de l’OIEAU : http://www.atlas-sanitaire-coquillages.fr/statutsRecommandations :

Les personnes ayant consommé des coquillages provenant de ces zones et présentant des troubles digestifs (vomissements, diarrhées, nausées...) sont invitées à se rapprocher de leur médecin.

Il est demandé aux personnes qui détiendraient ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente. Contact

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Thau et sa bande côtière : pêcheurs et conchyliculteurs mobilisés pour faire face aux enjeux de la filière


smbt444CaptureAvec 9 projets sélectionnés et près de 40% des fonds européens mobilisés, le territoire de «Thau et sa bande côtière» est parmi les plus dynamiques au plan national.
Une lagune, deux criées, une forte concentration de producteurs, le siège d’organisations professionnelles (CRCM, CRPMEM), et la présence de nombreux opérateurs de la filière (lycée de la Mer, Ifremer, Cépralmar, station de biologie marine...) : le bassin de Thau et sa
 bande côtière a de fortes spécificités en matière de pêche et d’aquaculture.

Le DLAL Feamp (Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche) a vocation à animer ce territoire pour faire naître des projets destinés à maintenir et créer de l’emploi dans ces secteurs d’activité. Lancée en avril 2017, l’action est en bonne voie avec 9 projets financés et 40% des fonds mobilisés.


Pour Yves Michel, président du SMBT, structure porteuse du projet en relation avec la Région Occitanie : « cette réussite s’explique par une large participation de tous les acteurs à la dynamique». Professionnels mais aussi collectivités (Région, Département, intercommunalités...), associations, organismes scientifiques et de formation... se mobilisent pour aider la profession à faire face aux défis qui sont les siens. « Grâce aux différents contrats de milieux (contrat qualité, contrat de lagune, contrat de gestion intégrée du territoire de Thau), les acteurs ont l’habitude de travailler ensemble et cela facilite la concrétisation des projets», relève Yves Michel.

Les projets déposés s’inscrivent parfaitement dans les axes de la stratégie élaborée préalablement à l’action et fruit d’une large concertation, à savoir :
• Valoriser les productions : 4 projets
• Favoriser l’innovation et la diversification : 2 projets
• Promouvoir les métiers, les produits et le territoire : 2 projets
• Coopérer avec les autres bassins de production : 1 projet

Ces projets montrent que le bassin de Thau et sa bande côtière de Frontignan à Agde forment un territoire créatif, qui a des besoins mais aussi un fort potentiel. Les acteurs sont confrontés à une forte évolution du monde qui les entoure (évolution des attentes des consommateurs, mutation touristique, élargissement des périodes de commercialisation, pression foncière...). Face à ces enjeux, ils se mobilisent et innovent.

 

Les 4 défis pour un développement durable des filièressmbt33Capture

Les projets réalisés et en cours


Inscrite au Schéma de Cohérence Territoriale, l’étude sur le schéma d’aménagement des zones conchylicoles vise à garantir un développement pérenne de la conchyliculture sur le bassin de Thau. Ce schéma veut aussi renforcer l’identité conchylicole propre au territoire tout en offrant de nouvelles opportunités de diversifi cation d’activités attendues par une partie des professionnels.
Le projet comprend différentes étapes depuis la phase de diagnostic (diagnostic socio-économique, diagnostic d’aménagement, analyse réglementaire et juridique, benchmarking) jusqu’à l’élaboration de scénarios d’aménagement (schéma global, schéma par zone, programmes et bilans financiers et feuilles de route par zone) en passant par des phases de concertation à chaque étape.

L’objectif est de donner plus d’ambition, d’innovation et de cohérence à ces zones d’activité tout en veillant à préserver leur vocation prioritaire et leur identité paysagère.

Défi 3 « Favoriser l’innovation et la diversification »


Opérateur : Syndicat mixte du bassin de Thau/ Taux de réalisation : 50%
Montant : 100 000 euros
Financement : Europe (40%), Région (20%), Département (20%).
Elevée en eau profonde, collée une à une à la main et placée en suspension sur des cordes, l’huître de Thau est le fruit d’un savoir-faire artisanal spécifi que. Cette technique et la capacité du coquillage à développer une saveur propre en lien avec son milieu naturel environnant font de l’huître de Thau un produit fortement lié à sa zone géographique de production. L’huître de Thau réunit donc toutes les conditions pour être éligible à l’appellation IGP (Indication Géographique Protégée). Une procédure est lancée depuis juillet 2018 pour demander l’appellation délivrée par l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité). Portée par l’OP des conchyliculteurs de Thau en concertation avec le Comité Régional Conchylicole de Méditerranée, la démarche est animée par la Fédération des IGP de l’Hérault. Elle devrait aboutir courant 2020.


Défi 1 : «Valoriser les productions»


Opérateur : OP des conchyliculteurs de Thau / Taux de réalisation : 30%
Montant : 82 000 euros
Financement : Europe (40%), Région (16%), Département (11%), SAM (13%).
Schéma d’aménagement des zones conchylicoles
IGP huître de Thau
Valdora : des dorades stockées vivantes !
En octobre, lors de la dévalaison, les daurades se retrouvent en masse sur les étals des marchés contribuant à la baisse des prix. L’idée du projet Valdora porté par le Cépralmar avec trois professionnels de la lagune de Thau et le soutien de l’Ifremer, du lycée de la mer et du Comité régional des pêches maritimes et élevages marins, consiste à stocker en bassins à terre les poissons pêchés lors des périodes de migration pour les garder vivants jusqu’aux fêtes. Ce projet permettra d’éviter les chutes de prix aux périodes de surabondance et de lisser la commercialisation sur une période plus longue. Toutefois, il ne s’agit pas d’aquaculture mais bien de conservation de produits de la pêche.

Défi 1 : «Valoriser les productions»
Opérateur : Cépralmar/ Taux de réalisation : 50%
Montant : 93000 euros
Financement : Europe (40%), Département (20%), SAM (20%).

CapaThau : trouver l’équilibre entre productivité et bon état écologique de la lagune
Ora maritima, édition spéciale pêche et cultures marines


La qualité de l’eau des milieux de production est un prérequis pour la production de coquillages.
Les efforts fournis depuis plusieurs années pour améliorer la qualité de l’eau dans la lagune de Thau ont permis d’atteindre le bon état écologique au regard des objectifs de la directive cadre européenne sur l’eau. Cette évolution suscite pourtant l’inquiétude chez les professionnels quant à une éventuelle diminution de la quantité de ressources phytoplanctoniques. Or, celle-ci est la base de l’alimentation des organismes filtreurs exploités (huîtres, moules) et fouisseurs pêchés(palourdes).

En jeu : une perte de productivité pour les conchyliculteurs et les pêcheurs.
L’objectif de ce programme scientifique est donc d’étudier les différents facteurs pouvant conduire à une meilleure conciliation entre l’atteinte du bon état écologique et le maintien des usages principaux des milieux côtiers, comme la pêche et la conchyliculture, ce dans une projection sur le long terme et en établissant un focus particulier sur les bivalves filtreurs. Ce projet est porté par l’Université de Montpellier avec le soutien d’Ifremer, du CRCM, du Ministère pêche et océans du canada et de l’université d’Okaido au Japon.


Défi 3 « Favoriser l’innovation et la diversification »
Opérateur : Université de Montpellier/ Taux de réalisation : 100%
Montant : 42 000 euros
Financement : Europe : 40%, Etat : 40%.
Premier projet déposé sous le signe de la coopération avec les autres bassins de production, Ora maritima, édition spéciale pêche et cultures marines s’est tenue en septembre 2017 à Sète et à Mèze.
Elle a réuni une centaine de participants aux ateliers et tables rondes, 17 bassins conchylicoles et de pêche, près de 600 participants aux animations grand public et plus de 300 participants au temps fort, Thau de bouche à oreille. Cette édition spéciale pêche et cultures marines était organisée par le Syndicat mixte du bassin de Thau avec le soutien f nancier de l’Europe, de la Région Occitanie, du Département de l’Hérault et l’appui des organisations professionnelles et des villes de Sète et Mèze.

Découvrir ou redécouvrir les métiers de la pêche et des cultures marines, souligner la place qu’ils occupent dans les territoires, déguster les produits issus de ces activités traditionnelles, rappeler la contribution de ces fi lières à la protection des milieux… étaient au coeur de cette manifestation.


Défi 4 : «Coopérer avec les autres bassins de productions».
Opérateur : SMBT/ Taux de réalisation : 100%
Montant : 50 000 euros.
Financement : 40% Europe, 15% Région, 15% Département.
L’Organisation de producteurs Sathoan a souhaité communiquer autour des métiers et des produits de la pêche méditerranéenne. Réalisé pour la manifestation grand public « Escale à Sète », ce stand coloré, ludique et pédagogique cible les familles en proposant des informations sur les métiers de la pêche méditerranéenne et des jeux sur les produits afi n que les enfants puissent apprendre en s’amusant.


Défi 2 « Promouvoir les métiers, les produits, et le territoire »
Opérateur :OP SATHOAN/ Taux de réalisation : 100%
Montant : 16 000 euros.
Financement : Europe (40%), Région (20%), Département (10%), SAM (10%).
Stand de promotion et de valorisation des produits et des métiers de la pêchesmbtPhoto 1

 


Les projets financés à réaliser


Création d’une identité Huîtres et moules de Méditerranée SAS Terre et Mer : entreprise d’insertion pour transformer les produits de la mer
Le CRCM souhaite revaloriser l’image des produits issus de ses bassins de production en structurant une communication ciblée sur les éléments spécifi ques des productions méditerranéenne : consistance charnue, croissance rapide, techniques d’élevage en suspension sur
tables, collage des naissains à la main, élevage en eau profonde...

Ce projet développé à l’échelle de la Méditerranée ne va pas à l’encontre des appellations locales mais au contraire les valorise à travers deux identités partagées « Huître de Méditerranée » et «Moule de Méditerranée».

Défi 2 « Promouvoir les métiers, les produits, et le territoire »
Opérateur : CRCM
Montant : 63 000 euros
Financement : Europe : 40%, Région : 13%, Département : 13%, SAM : 13%,
Galpa Narbonnaise : 38%.
Le projet concerne la création d’une société en action simplifi ée (SAS) baptisée Terre et mer, 1ère joint-venture sociale d’Occitanie. Cette entreprise d’insertion associe à parité Croix Rouge Insertion-capdife et la criée d’Agde. Elle a pour vocations :
- la valorisation de poissons rencontrant actuellement des diffi cultés de commercialisation sous
forme de produit prêt à consommer, prêt à cuire, emballé,
- la valorisation du capital humain pour permettre à des personnes en situation d’exclusion un
retour à l’emploi de droit commun en favorisant leur employabilité.

Défi 1 : «Valoriser les productions»
Opérateur : SAS Terre et Mer (Criée d’Agde et Croix rouge insertion
Montant : 55 000 euros.
Financement : Europe (40%), Région (20%), Département (10%), SAM (10%).
NA-MUR : valorisation économique et pêche durable de la nasse et du murex
Ce projet vise à créer une unité de stabulation à terre sur le site de la criée d’Agde afin de permettre aux professionnels de stocker les murex et les nasses. Cette unité de stabulation se voudra collective et une répartition de stockage sera défi nie entre les professionnels.
Au préalable une étude de marché, ainsi que des essais de conditionnement au stockage devront être réalisés afi n de défi nir la faisabilité technique et commerciale du projet.

Défi 1 : «Valoriser les productions»
Opérateur : Ville d’Agde
Montant : 45 000 euros.
Financement : Europe (40%), Région (26%), Département (14%).
Avec 9 projets déjà financés et 40% du fonds FEAMP dédié mobilisé, le GALPA Thau et sa bande côtière affiche un bon taux de réalisation. Les projets s’inscrivent parfaitement dans les axes de la stratégie définie préalablement au lancement de l’action avec une majorité
de projets déposés dans l’axe 1 «valoriser les productions», ce qui correspond aux attentes de l’Europe dans ce domaine.

 

 


Pour rappel, les projets sont sélectionnés en fonction de :
• leur impact économique,
• leur impact sur l’emploi,
• leur dimension collective,
• leur cohérence et les synergies avec les projets existants ou à venir sur le territoire.


Le DLAL FEAMP Thau et sa bande côtière en chiffres
Perspectives
Bilan et perspectives
9 projets
215 000 euros de Fonds européen mobilisés :
666 000 euros en volumétrie financière de projet
Une dizaine de groupes de travail thématique organisés
5 Comités de sélection et de pilotage
150 réunions de travail
Près d’une centaine de partenaires individuels et collectifs
La dynamique se poursuit au sein du GALPA Thau et sa bande côtière. Des projets se dessinent dans les domaines de la commercialisation- transformation et de la communication.
Des actions de coopérations seront également lancées en partenariat avec la Région Bretagne et Provence Alpes Côtes d’Azur. Le territoire de Thau et sa bande côtière est sollicité pour faire part de son expérience sur les actions menées dans le domaine de la communication et notamment le lien entre le territoire et les actions de communication.

 

Plusieurs projets ont également été présentés au Comité de sélection et de pilotage du 29 janvier 2019 :
• DuPPeM : durabilité et polyvalence des petits métiers, projet visant à tester de nouveaux engins de pêche dans les ports du Grau du Roi et d’Agde; il s’agit d’un dossier collaboratif entre 2 GALPAs, Thau et Vidourle Camargue, projet porté par l’OP duSud.
• Mise en place d’une formation à la transformation et la valorisation des produits de la mer, pour les professionnels de la pêche et de la conchyliculture, projet porté par le lycée de la Mer Paul Bousquet.
• Captage naturel : vers une semi-industrialisation de l’itinéraire technique permettant de passer du naissain naturel capté sur Thau à des huîtres collables, projet porté par le Cépralmar.
• Elaboration d’une stratégie pour la filière conchylicole méditerranéenne.
• Nouvelle vague : portraits de jeunes conchyliculteurs de la lagune de Thau, projet porté par le Cépralmar.
Le Syndicat mixte a été désigné à la demande des professionnels structure porteuse du GALPA Thau et sa bande côtière de Frontignan à Agde. Il est chargé d’animer et de coordonner la démarche au plan local. Il aide les porteurs de projet à solliciter les fonds FEAMP et
autres aides extérieures complémentaires. Il assiste le porteur de projet dans l’élaboration de sa fiche projet.
Ses missions :
• Informer sur le programme DLAL FEAMP
• Accompagner les porteurs de projet : un appui technique à la réflexion pour la construction
du projet et une aide au montage de dossier
• Organiser la concertation
Le SMBT, c’est :
• une solide expérience en matière de développement local et d’ingénierie territoriale,
• une collaboration permanente avec les partenaires financiers qui soutiennent le territoire
(Europe, Agence de l’eau, Région, Département),
• une connaissance fine du territoire et des enjeux liés à la pêche et aux cultures marines.
Le Syndicat mixte du bassin de Thau, structure porteuse
Le FEAMP est le fonds de l’Union européenne (UE) pour les affaires maritimes et la pêche
sur la période 2014-2020. Il est piloté au plan régional par la Région Occitanie.
Le fonds
• Aide les pêcheurs à adopter des pratiques de pêche durable.
• Aide les populations côtières à diversifier leurs activités économiques.
• Finance des projets destinés à créer des emplois et à améliorer la qualité de vie le long
du littoral européen.

Le programme DLAL FEAMP, anciennement AXE 4 du FEP, fait l’objet de démarches locales associant tous les acteurs concernés qui élaborent des stratégies d’intervention. Il est animé au plan local par des structures porteuses sélectionnées par la Région dans le
cadre d’un appel à projet.
Une fois la stratégie DLAL élaborée, le Fonds sert à cofinancer des opérations, en complément d’autres financements.

Conchyliculture : aide de d’1 M€ par le Département

Cuisine, Coquille, Huître

Suite à l’épisode de malaïgue sur l’étang de Thau, qui a entrainé une perte de 3 900 tonnes d’huîtres et de moules pour un montant de 3,47M€, le Département a souhaité soutenir les conchyliculteurs en votant une enveloppe d’aide d’1 M€.
Pour accompagner les producteurs, le Département a lancé en décembre une grande campagne de communication qui invite les héraultais à consommer l’huître de Thau pour les fêtes de fin d’année.

Les huîtres savent déclencher des mécanismes de défense face au virus

Attaque par un virus puis prolifération mortelle de bactéries : un article scientifique, publié dans Nature Communications, permet désormais de comprendre les épisodes de mortalité massive qui touchent les huîtres juvéniles, en particulier depuis 2008.

Dans cette publication, les scientifiques du laboratoire Interactions hôtes-pathogènes-environnements (Ifremer/CNRS/Université de Perpignan via Domitia/Université de Montpellier) révèlent que les huîtres savent déclencher des mécanismes de défense face au virus, certaines à temps pour survivre, d'autres de manière trop tardive.

Le scénario commence par une attaque virale : huiyCapturel’ herpesvirus OsHV-1 s’introduit dans l’huître juvénile. Dans les 24h à 48h qui suivent, le virus se multipl ie intensément et gagne les cellules immunitaires de l’huître. Cette réplication virale affaiblit les défenses antibactériennes de l’huître, l’équilibre de la flore bactérienne - le microbiote - est déstabilisé et des bactéries pathogènes prolifèrent dans l’animal. Après 48h, ces bactéries pathogènes gagnent l’ensemble des tissus de l’huître et entrainent sa mort. Dès 68h après l’infection virale, les huîtres succombent. Pour reconstituer un tel scénario de manière complète, une première tant ces processus infectieux sont complexes, les scientifiques ont étudié des familles d’huître produites dans le cadre d’un projet de recherche :

des familles résistantes, issues de parents ayant déjà survécu à la maladie, et des familles sensibles, issues de parents n’y ayant jamais été exposés. Ils ont ensuite reproduit en conditions expérimentales les processus infectieux observés dans les parcs à huîtres et ont procédé à un ensemble d’analyses moléculaires et tissulaires permettant de décrypter les processus d’infection mais aussi certains modes de résistance de l’huître creuse. Ils ont ainsi découvert que les huîtres résistantes , contrairement aux sensibles, parviennent à juguler l’infection virale dans leurs tissus, en réduisant la réplication du virus.

Elles connaissent peu ou pas de réplication virale et pas non plus de flambée bactérienne comme chez les huîtres sensibles. Pourquoi ces dernières ne parviennent-elles pas à s e défendre ?

Là encore, la publication apporte des réponses :

ces huîtres sensibles développent bien une réponse antivirale forte, mais trop tardive. Quand le virus a commencé à se r épliquer, l’huître ne peut plus lutter. Une inefficacité qui s’explique aussi par l’inhibition d’un processus de défense naturel, l’a poptose : normalement, la cellule d’un individu sai n s’autodétruit quand elle est contaminée par un agent infectieux. Ici, le virus e st capable d’empêcher la mise en œuvre de ce mécani sme, les cellules contaminées ne meurent pas, et la réplication du vi rus s’en trouve accrue.

Dossier de presse des publications scientifiques dans Nature Communications

 

Sectorisation sanitaire du lotissement conchylicole de l’Étang de Thau

Pierre Pouëssel, préfet de l’Hérault a signé ce jour l’arrêté préfectoral qui sectorise l’étang de Thau pour le suivi micr obiologique à compter du 1er janvier 2019.

Cet arrêté donne une valeur règlementaire aux protocoles de gestion de crise et de traçabilité signés le 29 novembre dernier entre la préfecture et la profession. La direction de la mer et du littoral de la DDTM de l’Hérault accompagnera la possibilité d’acquérir des tables dans les deux secteurs par les conchyliculteurs qui le souhaiteront à travers le pilotage des schémas de structures.

Enfin, une évaluation des dispositions de l’arrêté n° 2018 - 01 - 1448 du 17 décembre 2018 sera effectuée d’ici le 30 mars 2020 afin de corriger les éventuelles imperfections du dispositif de mise en œuvre de la sectorisation dans le domaine microbiologique. Par ailleurs, dans les toutes prochaines semaines, des études complémentaires seront engagées par IFREMER sur le financement à 100 % État en vue d’envisager la poursuite de la sectorisation dans le domaine phytosanitaire avec pour objectif une restitution avant la fin du 1er semestre 2019.

 

Arrêté 2018 01 1448 du 17 décembre 2018 portant sectorisation du lotissement conchylicole de l'étang de Thau - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 1,87 Mb

Réouverture de l'Etang de Thau

Avec beaucoup de soulagement la réouverture de l'Etang de Thau vient d'être annoncée...

La profession va pouvoir travailler sereinement et préparer avec enthousiasme les fêtes de fin d'année. Après deux séries consécutives d’analyses microbiennes conformes aux normes de consommation humaine, levée de l’interdiction pour les huîtres et les moules de l'étang de Thau concernant la pêche, le ramassage, le transport, la purification, l’expédition, le stockage, la distribution et la commercialisation pour la consommation humaine.