Conchyliculture

Le courage au quotidien.

sirkP1010467-1 C'est ce que déploient Bruno et Joëlle Guibal, producteurs de coquillages au Mourre blanc à Mèze. En ces temps d'épidémie, c'est une vertu indispensable pour ces petites exploitations qui maintiennent leur activité et participent de la vie économique de leur région. Comment font-ils ?

 

En temps ordinaire, ils sont deux à travailler pour vivre de leur exploitation dans l'étang de Thau. Sans que cela garantisse un revenu fixe et même sans vacances. Bruno est plongeur, cale les filets pour le poisson, s'occupe des "tables" avec l'aide de Joëlle. Ces temps-ci, ils sont en plein "collage" : opération qui consiste à fixer le naissain sur une corde. Par paires, les "bébés huîtres" sont collés par une boule de ciment sur une corde qui sera fixée sous la "table" dans l'étang. Bruno et Joëlle préparent en quelque sorte la future récolte, laquelle, comme toutes les autres, sera soumise à bien des aléas, dont peut-être des fermetures de l'étang. Existence parfois difficile que vient alléger le sentiment d'être "son propre patron". Ce qu'apprécie Joëlle depuis quinze ans car elle a connu divers emplois avant son mariage. Certains étaient dans le milieu maritime, mais rien ne vaut le fait d'agir en toute indépendance. Joëlle et Bruno ont eu deux filles. L'aînée vole de ses propres ailes et la seconde travaillait dans la restauration. Suite au confinement qui accompagne l'épidémie, elle vit chez ses parents.

 

En effet, l'épidémie est là et il faut que l'affaire tourne. Jeudi, Bruno est allé caler les filets qu'il relèvera vendredi pour avoir du poisson frais pour samedi. Car ce jour-là, Joëlle vend coquillages et poissons au marché d'Hérépian, gros bourg des Hauts cantons au croisement de la route nord-sud Béziers-Faugères et est-ouest Bédarieux-Saint Pons. Là, le samedi, de 5 à 8 marchands approvisionnent les gens du cru avec des légumes locaux, de la charcuterie et fromages de Lacaune, des pièces de boucherie… et les produits de l'étang de Thau que Joëlle complète avec des tièles. Les experts sont venus sur le marché d'Hérépian et ont constaté que les mesures de sécurité étaient observées. Le marché continue donc de se tenir sur la place de la mairie, autour du monument aux morts. Le poisson, "qui ne peux pas être plus frais", permet de varier le menu des gens en place. Certes, "l'activité a baissé, mais ça n'est pas catastrophique". Alors, cela vaut la peine pour Joëlle d'être présente, malgré l'inquiétude qui pointe parfois, surtout lorsque l'on tousse et que l'on travaille sans masque. Mais "on passe outre" et "on ne fait pas de psychose".

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D'autant qu'il faudra bien un jour payer charges et impôts qui ont été reportés. Et puis, cette présence familière, cette activité qui se poursuit, c'est bon aussi pour le moral des gens. Certains téléphonent pour savoir si le marché aura lieu. Ainsi, "on vit au jour le jour" et on déploie, au quotidien, du courage.

Pêche et conchyliculture / Covid-19 - L’État et la Région lancent un dispositif de soutien complet en faveur de la pêche et de la conchyliculture

Face à la crise sanitaire exceptionnelle, les professionnels de la pêche et de la conchyliculture, rencontrent de sérieuses difficultés économiques. En effet, les ventes vers les restaurateurs, sur les marchés de proximité, dans la grande distribution ou via les mareyeurs qui approvisionnent les marchés espagnols et italiens à partir des criées d’Occitanie se sont effondrées. Ainsi, afin de soutenir ces activités alimentaires, l’État et la Région lancent un « Plan Pêche » doté de dispositifs complémentaires et adaptés aux besoins spécifiques de la pêche et de la conchyliculture.

Le « Plan Pêche État / Région » se compose de mesures mises en place par l’État et la Région relevant des dispositifs d’aide aux entreprises en difficulté complété par des mesures spécifiques à la filière pêche.

Le plan pêche comporte les dispositifs suivants :

  • La prise en charge des salaires des marins et capitaines de navires de pêche salariés, dans le cadre du chômage partiel mis en place par l’État et ouvert au secteur de la pêche ;
  • Le mécanisme de prêt bancaire de la BPI-France (ou dans les banques traditionnelles), garanti par l’État, doit notamment permettre d’assurer la trésorerie des entreprises, en attendant le versement des différentes aides ;
  • Le Fonds National de Solidarité (FNS) [1] pour toutes les entreprises de pêche de moins d’1M d’€ de chiffres d’affaires pouvant justifier d’une comptabilité, et dont le chiffre d’affaires a baissé d’au moins 50 % entre le mois de mars 2019 et mars 2020, volet 1 pour tous (d’un montant de 1500€) pouvant être abondé d’un soutien complémentaire de 2000€ pour les situations les plus difficiles afin d’éviter la faillite (volet 2) ;
  • La possibilité de report d’échéances sociales/fiscales : report de la date de paiement des cotisations, ainsi que la suspension de leurs impôts et cotisations sociales (jusqu’à trois mois, sans qu’aucune pénalité ne soit appliquée) ;
  • La possibilité de suspension de certaines factures (factures d’eau, de gaz, d’électricité et de loyers dans le cadre d’un geste demandé aux bailleurs et aux fournisseurs d’énergie pour les petites entreprises les plus en difficulté).
  • Pour les navires, la prise en charge des frais fixes des navires pourra faire l’objet d’arrêts temporaires financés sur le FEAMP (Fonds Européen pour les Affaires Maritimes et la Pêche) financé par l’Europe (75 %) et l’État (25%). Ce dispositif Etat/Europe d’arrêts temporaires, a vocation à compenser la chute d’activité. Suite à la demande de la présidente de la Région Occitanie auprès du ministre de l’Agriculture, ce dispositif est appliqué rétroactivement dès le 1er jour d’arrêt, le fractionnement par période de 1 jour permettant de maintenir une activité minimale, et la prise en compte des spécificités de certaines flottilles ;
  • Pour aider spécifiquement les petits métiers la Région Occitanie met en place un Fonds de Solidarité Pêche qui prévoit :
    • l’attribution d’une aide de 1 500€ pour ceux qui ne peuvent prétendre au Fond National de Solidarité
    • l’attribution d’un complément sur les charges fixes allant de 500 à 1 500€L’image contient peut-être : 1 personne, debout, nourriture et plein air

Par ailleurs la commercialisation des produits de la pêche et des coquillages, celle-ci est encouragée avec l’appui de l’État et de la Région, sur le site www.solidarite-occitanie-alimentation.fr pour la livraison à domicile. Pour la vente directe et ambulante, cette dernière est possible sous réserve d’une autorisation du maire, avec une application stricte des gestes barrières, pour la santé de tous.

La criée de Sète est ouverte tous les jours cette semaine, grâce à un travail conjoint entre le port, les pêcheurs et les acheteurs.

« Depuis le début de cette crise sanitaire exceptionnelle que nous vivons, la Région est mobilisée pour apporter des solutions à chacun. Le secteur de la pêche et de la conchyliculture est fortement impacté par cette situation inédite, qui vient fragiliser les entreprises de ces filières de l’économie maritime. Comme pour d’autres secteurs, nous avons travaillé conjointement avec les services de l’État pour apporter rapidement des mesures adaptées aux besoins des métiers de la mer » a notamment déclaré Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée.

« L’Occitanie pèse pour plus de 80 % de la pêche et de la conchyliculture françaises en Méditerranée, c’est pourquoi nous avons une responsabilité nationale à accompagner ces filières face à cette épreuve sanitaire majeure et inédite. » a déclaré Étienne Guyot, préfet de la région Occitanie, préfet de la Haute-Garonne.L’image contient peut-être : une personne ou plus

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[1Nota bene : les aides du Fonds National de Solidarité ou celles versées par la Région Occitanie aux entreprises qui ne peuvent pas justifier d’une baisse du CA de 50 %, ne sont pas cumulables avec les arrêts temporaires, financés par le FEAMP et l’Etat

Sète agglopôle propose un catalogue référençant les producteurs du bassin de Thau qui proposent de commander des huîtres

Sète agglopôle propose un catalogue référençant les producteurs du bassin de Thau qui proposent de commander des huîtres. Les commandes peuvent être livrées ou récupérées en drive.
Comme le propose l’agglo « Tous ensemble, aidons nos conchyliculteurs en commandant des huîtres chaque jeudi » (on peut en commander aussi tous les autres jours)
Plus d’info : https://bit.ly/346ELTS

L’image contient peut-être : nourriture, texte qui dit ’Aujourd'huître N'attendez pas demain! Dégustons les coquillages du Bassin de Thau’

COVID19 : PÊCHEURS ET CONCHYLICULTEURS LE DÉPARTEMENT MOBILISÉ VERSERA DES AIDES FINANCIÈRES

Bateau, De Pêche, Tropique, Océan
 Avec une baisse de la demande nationale de près de 75% en un mois, la filière pêche est particulièrement touchée par la crise sanitaire

Près de 500 000 € d’aides financières. C’est le montant que Kléber MESQUIDA, Président du Département, entend apporter dans un premier temps aux filières pêche et conchyliculture.

Ces sommes seront soumises au vote des élus départementaux le 24 avril prochain. Elles répondent à l’urgence de la situation et seront complétées par de nouvelles aides dans un second temps.

Avec une baisse de la demande nationale de près de 75% en un mois, la filière pêche est particulièrement touchée par la crise sanitaire.

« Le Département est fortement mobilisé pour gérer cette crise sanitaire hors normes. Notre responsabilité : ne laisser personne sur le bord du chemin. Je vais soumettre au vote des élus départementaux des aides financières très importantes pour les pêcheurs et conchyliculteurs, souvent structurés en très petites entreprises. » Kléber MESQUIDA, Président du Département de l’Hérault.
 
L’image contient peut-être : ciel, océan, montagne, nuage, plante, plein air, nature et eau

ZOOM SUR LA CRIÉE D'AGDE 

Le Département se mobilise également pour la Criée du Grau d’Agde, maillon essentiel dans la poursuite de l'activité de pêche durant la crise sanitaire.

Malgré le confinement la criée a réussi à maintenir son activité en proposant plusieurs jours d’ouvertures dès le 23 mars. Cette semaine elle a ré-ouvert ses portes de façon continue (5 jours par semaine).

Car même en cette période les acheteurs sont toujours en demande.

  • Les mareyeurs par exemple approvisionnent les poissonniers ou d’autres mareyeurs principalement en Espagne et en Italie, où les frontières sont ouvertes pour le passage de marchandises.  Un poisson pêché ce matin sera ainsi vendu à la Criée cet après-midi et arrivera à 1h du matin à Barcelone.
  • Certains poissonniers viennent également se fournir directement à la criée du Grau d’Agde. Ils vendent en commerce, sur des marchés ou dans des halles. Ils viennent de l’Hérault mais également de l’Aude, du Gard ou des Pyrénées Orientales.

Mareyeurs ou poissonniers, les acheteurs pourront s’approvisionner de façon optimale et sécurisée. La Criée a en effet adapté son fonctionnement et propose une nouvelle organisation, compatible avec le respect des gestes barrières :

  • Des masques, des gants et des gels hydro alcooliques sont proposés gratuitement à l'équipe criée et aux acheteurs.
  • Des aménagements ont été réalisés pour respecter les distances de sécurité sur les bancs dédiés aux acheteurs.

En soutien le Département fournit 2 000 masques de protection FFP1 à l’attention des usagers de la criée et de son personnel pour permettre la continuité de l’activité dans les meilleures conditions de sécurité sanitaire. Des aides financières vont également être proposées au vote des élus départementaux le 24 avril prochain.

 Le Département est propriétaire du port de pêche du Grau d’Agde. Il s’y est fortement engagé en investissant 10 M d’€ en 10 ans dans l’agrandissement et la modernisation de sa criée. La criée s’est également dotée d’un circuit de visite « le Belvédère » afin de faire découvrir au grand public toutes les facettes des métiers de la pêche. https://www.crieeagde.com

CCI Hérault et l’afficheur Mediaffiche se mobilisent pour promouvoir les achats de proximité.

Suite aux difficultés rencontrées par les fleuristes du territoire et producteurs du bassin de Thau, la CCI Hérault et l’afficheur Mediaffiche se mobilisent pour promouvoir les achats de proximité.

« Même si la période est inédite, elle ne doit pas nous couper de nos commerces de proximité et d’achats festifs tel que le muguet.

Vous ne pouvez pas offrir du muguet à vos proches, faites leur en livrer. Même combat pour nos coquillages du Bassin de Thau !

Je remercie la société Mediaffiche qui met gracieusement son réseau au service de ces filières. Je n’ai qu’un mot à dire : contactez vos commerçants et producteurs dès maintenant ! » insiste André Deljarry, Président de la CCI Hérault, 1er Vice Président de la CCI Occitanie...muguCapture

 

 Suite à la dérogation sur la vente de muguet autorisée par M. le Préfet Jacques Witkowski, la CCI Hérault et l’afficheur Mediaffiche apportent un soutien massif à la filière.
Dès lundi, le réseau d’affichage Mediaffiche fera la promotion du traditionnel muguet du 1er mai et de nos fleuristes qui ont grandement besoin de soutien en cette période.
L’occasion également de rappeler que nos producteurs du Bassin de Thau ont eux aussi besoin d’écouler leur production.
Le Président de la CCI Hérault, André Deljarry, insiste sur la nécessité de poursuivre ces achats : « Même si la période est inédite, elle ne doit pas nous couper de nos commerces de proximité et d’achats festifs tel que le muguet.
Vous ne pouvez pas offrir du muguet à vos proches, faites leur en livrer.
Même combat pour nos coquillages du Bassin de Thau !

 

 


Je remercie la société Mediaffiche qui met gracieusement son réseau au service de ces filières. Je n’ai qu’un mot à dire : contactez vos commerçants et producteurs dès maintenant ! ».
Le muguet
Pour rappel, la vente à la sauvette du muguet, traditionnellement tolérée et encadrée par des arrêtés municipaux, sera totalement interdite cette année.
En revanche les fleuristes, même s’ils ne sont pas autorisés à accueillir du public pourront honorer des commandes en livraison ou en drive (y compris le 1er mai), à condition d’appliquer les mesures barrières.
La conchyliculture du Bassin de Thau
L’Archipel de Thau constitue la plus grosse zone conchylicole de la Méditerranée avec près de 600 producteurs qui se regroupent dans 550 exploitations, familiales pour la plupart.
La production à Thau et sa façade maritime représentent 80 % de la production méditerranéenne.
Chaque année, ce sont 12 000 tonnes d’huîtres et 6 000 de moules qui sont produites.
L’activité conchylicole est autorisée à poursuivre son activité de production et de commercialisation dans le strict respect de la sécurité sanitaire des professionnels et de leurs clients.

Le coronavirus ne survit pas dans l'eau de mer

Aucune trace du virus n'a été trouvée dans les échantillons d'eau de mer et de coquillages analysés par l'Ifremer.

Une nouvelle rassurante alors que débute le week-end de l'Ascension et que de nombreuses plages rouvrent en France : le coronavirus ne survit pas dans l'eau de mer, selon les premiers résultats d'une étude menée par l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer). "Les résultats des premières analyses moléculaires (...) sont négatifs : aucune trace du coronavirus SARS-CoV-2 n'a été détectée dans les échantillons d'eau de mer et de mollusques analysés", a annoncé l'Ifremer.

Ces échantillons ont été prélevés sur les différentes façades du littoral français. Les sites de prélèvement de coquillages ont été sélectionnés selon leur exposition aux sources de contamination fécale d'origine humaine : 3 sites sur la côte normande, 8 sur les côtes bretonnes, 8 sur la façade atlantique et 3 sur la façade méditerranéenne.

Deux échantillons de moules et 19 échantillons d'huîtres creuses ont ainsi été prélevés entre le 22 et le 27 avril 2020. Parmi ces échantillons, 6 ont présenté des traces de norovirus signant une contamination par des rejets humains mais aucun échantillon de coquillages n'a présenté de trace de SARS-CoV-2. En outre, quatre échantillons d'eau marine potentiellement soumise à des rejets humains ont été prélevés et aucun n'a présenté de traces de SARS-CoV-2.

Aller plus loin : https://actu.orange.fr/france/le-coronavirus-ne-survit-pas-dans-l-eau-de-mer-magic-CNT000001qkbNq.html

Les ostréiculteurs peinent à vendre leurs coquillages

Surstocks et huitres trop grosses, les ostréiculteurs peinent à vendre leurs coquillages...

Reportage vidéo de France 3 Occitanie : avec le confinement, les stocks d'huîtres se sont accumulés. 2.000 tonnes de surplus pour l'étang de Thau. Alors que la filière est déconfinée, les étals sont bien achalandés. Mais comme les ventes sont au plus bas, les producteurs peinent à écouler la marchandise. Reportage : L.Calmels et C.Métairon.

Le DLAL FEAMP sur Thau et sa bande côtière

Innover, diversifier, coopérer et valoriser

La dynamique impulsée depuis 2017 sur le territoire de Thau et sa bande côtière grâce au fonds européens du DLAL Feamp se confirme. A ce jour, pas moins de 26 projets ont pu bénéficier de ces aides européennes dédiées aux affaires maritimes et à la pêche. Avec des subventions à hauteur de 40%, l'enveloppe de 685 783 euros allouée pour la période 2014-2021 a été consommée à 82% (soit 585 004 euros). En ajoutant les contributions des autres collectivités et porteurs de projets, ce sont près d'1,4 millions d'euros qui auront été injectés dans la pêche et les cultures marines. Les cinq dernières opérations, validées en comité de sélection et de pilotage le 4 février, portent sur l'animation d'un contrat pour la filière conchylicole, la création d'un réseau d'observation lagunaire, un projet de valorisation des métiers de la mer et de la lagune auprès des collégiens, le lancement d'une étude prospective sur la mytiliculture en mer et un coup d'accélérateur donné à la marque « Méditerranée sauvage ».

En savoir plus

Quelle viabilité économique pour une relance de la myticulture en mer?

Dans un contexte de réchauffement climatique, qui pénalise la production de moules en lagune de Thau durant l'été,  le CRCM, soucieux de diversifier la production conchylicole, veut relancer la mytiliculture en mer ouverte. Avant d'aller plus avant dans le projet,une étude va être lancer afin d'étudier la pertinence économique de ce projet.Et les résultats sont encourageants.

Une pratique délaissée depuis la fin des années 1990 en raison de la prédation des daurades et de la concurrence étrangère, notamment espagnole. Au plan technique, des solutions émergent. Un nouveau type de filières, dites italiennes, qui sont disposées en ligne et non plus en damier, sont testées depuis deux ans sur des concessions expérimentales de Sète-Marseillan.

Plus faciles à manipuler et plus résistantes aux tempêtes, cette nouvelle génération de filières semble en effet limiter la prédation des daurades. Reste maintenant à analyser la pertinence économique de cette production mytilicole en mer, qui ouvre aussi des perspectives concernant la mise à l’abri des coquillages.

Nécessitant des bateaux plus puissants et des déplacements plus longs, cette technique est forcément plus onéreuse. Quel sera le prix d’équilibre du coquillage ? Sera-t-il concurrentiel face aux marchés étrangers ? Comment valoriser la qualité du produit et se démarquer par rapport au x autres ? Est-il possible de mutualiser des moyens techniques et financiers ?Quel type d’entreprises, familiale ou grosse structure d’expédition, sera en mesure d’investir dans un tel projet ? Quels professionnels sont prêts à relever le défi ? Afin de répondre à ces questions, le CRCM, va commander une étude.

Estimé à 50000 euros, ce travail d’analyse, prévu de mars 2020 à juin 2021, sera financée par le fonds européen pour la pêche et l’aquaculture (40%), la Région (20%), le Département (20%) et le CRCM (20%). Cette action s’inscrit dans le Défi 2 du DLAL Feamp : « développer des pratiques novatrices ou innovantes dans les activités halieutiques ».

 

Les conchyliculteurs de l'étang de Thau bénéficieront d'une aide d'urgence de 1000€ par table exploitée.

Patrice Lafont, président du CRCM (Comité Régional Conchylicole de Méditerranée), a annoncé que les conchyliculteurs de l'étang de Thau bénéficieront d'une aide d'urgence de 1000€ par table exploitée.L’image contient peut-être : texte

La Région Occitanie, le Département de l’Hérault et Sète Agglopôle Méditerranée mobiliseront chacun 1 million d'euros.

Cette aide a pour objet de pallier les difficultés que la profession a rencontrées lors de la pandémie de Covid 19.

Patrice Lafont est satisfait de l'obtention de cette aide que seuls les conchyliculteurs de la côte méditerranéenne recevront.

Les entreprises concernées trouveront le formulaire de demande d'aide, ainsi que le communiqué du CRCM.

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