Conchyliculture

l'Ordre National du Mérite à Patrice Lafont

En présence d'E. Darmon, sous-préfète, le DDTM34 a remis l'Ordre National du Mérite à Patrice Lafont président du comité régional de conchyliculture Méditerranée.
Un passionné du vivant et de la nature, porteur de solutions d'avenir pour la filière conchylicole et le rayonnement du territoire.
Photo Préfecture de l'Hérault
 
Peut être une image de 2 personnes, personnes debout, costume et intérieur

L'été compliqué de Joëlle Guibal.

Les établissements Guibal (Bruno et Joëlle) élèvent des coquillages dans l'étang de Thau. Ils sont – annonce leur carte – producteurs, pêcheurs, épurateurs. La chaleur et la sécheresse des mois d'été ont été source d'inquiétudes, ont provoqué des pertes réelles, mais la production a permis d'assurer le plus gros des ventes. Le travail que nécessite ce type d'activité n'a pas été inutile.

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Avec la chaleur excessive de la canicule, l'été fut difficile. Mais, selon Joëlle Guibal, "on revient de loin". Il y a eu suffisamment de vent pour oxygéner l'étang et cela a permis d'éviter la terrible "malaïgue" et la fermeture de l'étang. Les ventes ont pu se poursuivre, malgré les pertes, particulièrement sur les moules à la fin du mois d'août. Ce n'est guère réjouissant, mais pas catastrophique. Le genre d'aléa que l'on peut supporter.

 

La presse nationale s'était faite l'écho d'une surmortalité du naissain. Joëlle Guibal relativise. Selon elle, entrent en jeu la qualité du naissain, l'exposition et l'emplacement, les courants. Apparemment, pas de destruction systématique, malgré l'élévation anormale de la température de l'eau. Par contre, la production d'huître s'est faite "au ralenti, au jour le jour". Car il faut tenir le coquillage en bassin, "au frais, à la bonne température". Un dispositif analogue à une climatisation le permet, "mais on ne peut pas laisser les coquillages en bassin". Par cet été caniculaire, c'est la conservation qui a été difficile.

 

On peut se procurer la marchandise directement à l'exploitation, sur le site du Mourre Blanc à Mèze. Touristes et gens du cru viennent s'y approvisionner. On peut même déguster sur place. Et Joëlle tient aussi un stand, le samedi matin, sur le marché d'une petite agglomération des hauts cantons, Hérépian. Celle-ci se situe à la croisée de la route Bédarieux-Saint Pons et celle venant du sud, de Faugères. Cette voie se prolonge le long de la vallée de la rivière Mare, en particulier vers Villemagne-L'Argentière. Les années précédentes, Mme Guibal y tenait son stand tout l'été.

Cela n'a pas été possible cette année, la mobilisation familiale n'ayant pu être complète. Ainsi, à Hérépian, c'est au voisinage d'un marchand de melons et pastèques, de marchandes de fromages (de chèvre et de Lacaune) que Joëlle Guibal a proposé les fruits de l'étang. Bien que l'amplitude horaire des ventes ait été réduite, l'apport du marché s'est révélé décisif. Au prix d'une attention soutenue. Il faut conserver les fruits de la mer au frais dans le camion, les sortir au fur et à mesure. Mais la clientèle était au rendez-vous. Les fidèles gourmets des hauts cantons ont permis qu'au total, la saison soit satisfaisante, malgré les pertes et l'absence à Villemagne.

 

L'emplacement sur la place de la mairie, sous les platanes, est bon. L'activité demande beaucoup de travail, mais apparemment chez les Guibal, on n'est pas avare d'huile de coude. Et les fruits du travail et de l'étang sont appréciés, aussi bien sur la côte que dans les hauts cantons.

Hervé Le Blanche

Les coquillages produits à l'étang de Thau ont souffert aussi de la canicule.

SELON FRANCE BLEU HERAULT :  La chaleur de l'eau prive d'oxygène huîtres et moules, qui parfois, ne survivent pas. Pour tenter de mettre fin à ce problème, des expérimentations ont été lancées pour oxygéner les tables conchylicoles.

Lire et découvrir ces expérimentations sur : https://www.francebleu.fr/infos/environnement/video-face-a-la-chaleur-une-experimentation-sur-le-bassin-de-thau-pour-oxygener-les-coquillages

 

 

L'ASM Tennis de table de Gigean à l'honneur

Résultats du championnat de France Vétéran
 
 
Fin avril durant 3 jours se sont déroulés les championnats de France Vétéran  à Saint-Dié les Vosges en Lorraine. L’ASM Gigean y était bien représentée grâce à Cathy Belmonte, inscrite dans 3 catégories (simple dame, double dame, et double mixte V2).
Ce fut un week-end fructueux dans tous les tableaux :
 
- Simple dame : deuxième place 
- Double dame : deuxième place avec Laurence Ehret 
- Double mixte : troisième place avec Gregory Goedaer 
Encore bravo à elle ! 
 
Photo ASMPeut être une image de 1 personne, position debout et plein air

Dans le cadre de la détection des épidémies dans les élevages d'huîtres creuses.

Dans le cadre de la détection des épidémies dans les élevages d'huîtres creuses, avec le SMBT

 

Une méthode innovante a été mise au point avec l’entreprise IAGE, soutenue par le BlueThauLab.
 Aujourd’hui validée et opérationnelle, cette méthode permet de détecter, dans l’eau et dans les coquillages, l’herpès virus ostréide (OsHV-1) ainsi que les Vibrio des espèces splendidus et aestuarianus ; trois vecteurs pouvant causer des pertes importantes sur les cheptels, sans pour autant représenter un danger pour l’homme.
 
LE SMBT PRECISE :
 
"Une bonne nouvelle pour la conchyliculture, le territoire de Thau et les amateurs d’huîtres. Surveiller ces micro-organismes, mieux les comprendre, voire anticiper leur émergence sont une nécessité non seulement pour maintenir une production #durable mais aussi parce que ces animaux sont des sentinelles qui permettent de révéler les déséquilibres des écosystèmes côtiers."
 
 
Une visite s'est déroulée au Mas d’expérimentation conchylicole du Mourre Blanc à Mèze en présence de François Commeinhes, Vice-Président du SMBT, Patrice Lafont, Président du CRCM et Romain Pete, chef de projet du Réseau d’Observation Lagunaire (ROL*). Elle a été précédée par une visite à l’IAGE à la demande de Via Occitanie.
 
 
 Plus d’informations sur notre site SMBT : https://www.smbt.fr/huitre-creuse-un-outil-innovant-de.../ et prochainement dans la presse écrite, à la radio et à la télé !
 
* Le ROL vise à étudier à la fois le milieu, en l’occurrence la lagune de Thau, son fonctionnement, sa biodiversité et sa résilience face aux changements climatiques mais aussi les élevages de coquillages et les pratiques des professionnels. Dans ce cas précis, le ROL est chargé de proposer, avec les acteurs de la filière, un suivi régulier des épidémies sur la base de cette innovation.
 
 
 

Une nouvelle formation dispensée prochainement pour accompagner la transmission des entreprises conchylicoles.

Dans le cadre du Contrat de filière conchylicole, le Comité Régional Conchylicole De Méditerranée présente une nouvelle formation dispensée prochainement pour accompagner la transmission des entreprises conchylicoles.
 Bien préparer son départ à la retraite et la transmission de son entreprise en conchyliculture. 
 Les démarches pour prendre sa retraite, transmettre son patrimoine et optimiser ses revenus à venir peuvent constituer une réelle difficulté pour les conchyliculteurs. Envisager au plus tôt son départ et la transmission de son entreprise sont essentiels pour gagner en sérénité.
Grâce au fond de revitalisation TIMAC Agro, le CRCM organise une formation gratuite de 2 jours, les 5 ET 12 AVRIL prochains pour vous donner toutes les clés d’une fin d’activité réussie.
Cette formation « pilote » vous est proposée en partenariat avec la FDSEAH, le Service Social Maritime, la MSA, le Conseil Départemental de l’Hérault et les Services de l’Etat, et a pour objectif de vous permettre de comprendre et maitriser les enjeux sociaux, économiques et fiscaux pour bien préparer votre départ à la retraite.
 Il est conseillé de suivre cette formation entre 1 et 5 ans avant son départ à la retraite.Aucune description de photo disponible.

Huître creuse : un outil innovant de détection des épidémies dans les élevages

Huitre creuse :

un outil innovant de détection des épidémies

dans les élevages

> Depuis avril 2021, le SMBT appuyé par l’expertise de l’entreprise IAGE, s’est lancé le défi de mettre au point une méthode de détection des micro-organismes à l'origine des épidémies de l’huitre creuse, Crassostrea gigas.

 

Cette méthode est aujourd’hui validée et opérationnelle.

Huître creuse : un outil innovant de détection des épidémies dans les élevages

Huitre creuse :

un outil innovant de détection des épidémies

dans les élevages

> Depuis avril 2021, le SMBT appuyé par l’expertise de l’entreprise IAGE, s’est lancé le défi de mettre au point une méthode de détection des micro-organismes à l'origine des épidémies de l’huitre creuse, Crassostrea gigas.

 

Cette méthode est aujourd’hui validée et opérationnelle.

Une matinée FEAMP - Assises de la pêche et des produits de la mer 2021

MATINÉE FEAMP

Cette année, les Assises de la Pêche et des Produits de la Mer débuteront par une séquence FEAMP (Fonds Européen pour les Affaires Maritimes et la Pêche) avec FranceAgriMer.

 

L'occasion de présenter 3 projets innovants soutenus par le fonds européen :

- Projet Instant Fish

- Projet Alteration

- Projet Snotra

 

Le Fonds Européen pour les Affaires Maritimes et la Pêche (FEAMP) intervient dans le cadre de la politique commune de la pêche et de la politique maritime intégrée. Pour la période 2014-2020, la France bénéficie d’une enveloppe globale de 588 millions d’euros de crédits du FEAMP.

Un contrat de filière inédit en France pour booster le développement de la conchyliculture en Occitanie

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Ce mercredi 22 septembre, Etienne Guyot, préfet de la région Occitanie, Didier Codorniou, vice-président en charge de la Méditerranée, représentant Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, et Patrice Lafont, président du Comité régional de conchyliculture de Méditerranée, étaient réunis à la Maison de la Mer à Sète, en présence du directeur des pêches maritimes et de l'aquaculture du ministère de la mer, Eric Banel,pour présenter et signer le premier contrat de filière conchylicole en France et en Occitanie.

Ce contratde filière, d'une durée de 3 ans, a pour objectif de fédérer les conchyliculteurs autour d'une vision et d'un projet de développement communs. L'ensemble des partenaires signataires (Département de l'Hérault, Sète Agglopôle Méditerranée, Commune de Leucate, Syndicat Mixte du bassin de Thau, Cépralmar, Lycée de la Mer de Sète et la Chambre d'Agriculture de l'Hérault) étaient également présents.https://www.datapressepremium.com/rmdiff/2984/Photo-signature-contrat.jpg

 

Le secteur de la conchyliculture fait face à de nombreux défis : fortement impacté par la crise sanitaire, le réchauffement climatique, l'enjeu du renouvellement des générations... Afin de trouver des solutions à ces problématiques, pérenniser l'activité des entreprises et impulser une nouvelle dynamique de développement, l'Etat, la Région et le Comité régional de conchyliculture de Méditerranée ont mené un travail deco-construction avec les partenaires techniques et institutionnels(Département de l'Hérault, Sète Agglopôle Méditerranée, Commune de Leucate, Syndicat Mixte du Bassin de Thau, Cépralmar, Lycée de la Mer de Sète, Chambre d'Agriculture de l'Hérault, Ifremer, CPIE du Bassin de Thau, CCI de l'Hérault, Syndicat RIVAGE, Département de l'Aude, SAFER Occitanie, Agglomération du Grand-Narbonne, Communauté de Communes de la Domitienne...), auquel150 conchyliculteurs ont participé activement, pour définir le contrat de filière. Cette démarche participative a permis de définir 3 orientations stratégiques :

 

-          Développer l'adaptabilité et la résilience des écosystèmes face aux changements climatiques et aux pressions sanitaires, en créant une écloserie-nurserie sur la zone halieutique de Sète-Frontignan, en diversifiant et sécurisant les productions, en modernisant les outils de productions, et en créant un environnement de production durable ;

-          Accompagner les entreprises au quotidien et sécuriser les espaces de production,en développant des méthodes de production plus durables, en accompagnant les installations-reprises et transmissions d'entreprises, en préservant le foncier conchylicole et en installant un observatoire technico-économique de la filière ;

-          Promouvoir la conchyliculture et ses produits, en faisant la promotion des produits, en partageant et en formant à des pratiques plus durables, en communicant sur les différents métiers, en développant de nouveaux marchés et de nouvelles activités, en en garantissant la qualité des produits via notamment l'obtention de signes officiels de qualité.

 

Une coopérative conchylicole sera créée, elle permettra de porter des actions communes (rénovation de tables conchylicoles, transformation et valorisation des produits, accompagnement administratif...) et de structurer la profession pour accompagner le développement des entreprises.

 

« Ce contrat de filière conchylicole est une démarche exemplaire et unique engagée par la profession conchylicole. La crise sanitaire nous a amené à réagir vite et la profession a accélérer le diagnostic partagé de la situation pour identifier les leviers d'action pour consolider, développer l'activité conchylicole. Le contrat qui en résulte propose des actions concrètes pour moderniser les outils de production et anticiper les évolutions.L'enjeu est de taille pour la production dans les lagunes d'Occitanie qui représente 10 % de la production nationale : il s'agit de poursuivre et consolider cette activité, en la rendant moins vulnérable aux aléas climatiques et plus autonome en production. Pour accompagner la profession dans son adaptation, l'État a mobilisé le Plan de relance et les crédits du Plan Littoral 21, en soutenant trois actions très opérationnelles du contrat : la réalisation de tables expérimentales conchylicoles du futur et les études pour installer des bassins de mise à l'abri et développer une écloserie sur place. Je salue la dynamique collective qui s'est mise en place dans le cadre de ce contrat qui porte jusqu'en 2023. Nous devons d'ores et déjà préparer la période 2024-2027" à valoriser ».Etienne Guyot, préfet de la région Occitanie.

 

« Initiative unique en France, je suis fière que le premier contrat de filière conchylicole soit signé en Occitanie. Comptant plus de 500 producteurs et représentant 10% de la production nationale, la conchyliculture est un secteur essentiel de notre économie bleue. Coconstruit avec les professionnels et leurs partenaires, ce contrat de filière permettra de fédérer cette filière autour d'une vision et de projets communs, avec comme objectif de développer le dynamisme et l'attractivité de la conchyliculture régionale. Ce contrat permettra également de développer la production, de mieux faire connaître ses produits de qualité. C'est un des objectifs de notre Pacte Vert, rendre notre modèle de production alimentaire plus durable, de développer un approvisionnement plus local et rendre accessible au plus grand nombre une alimentation saine et de qualité. » Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée acrcmIMG_20210922_104434

 

« La démarche de Contrat de filière a été initiée fin 2018 afin de répondre d'une part au besoin de structuration de la filière conchylicole, et d'autre part aux grands enjeux auxquels nos entreprises doivent faire face aujourd'hui et demain. Je suis heureux et honoré d'avoir réussi à mener cette concertation main dans la main entre conchyliculteurs et partenaires. Nous avons ainsi bâti un plan d'action ambitieux mais néanmoins réaliste et nécessaire pour sécuriser et pérenniser nos entreprises à l'horizon 2030. Si ce Contrat de filière est la consécration de 3 années de travail en synergie et en repositionnant toujours les professionnels au cœur de la démarche, je crois qu'il est surtout un bel outil et le moyen le plus efficient pour, tous ensemble, relever les défis majeurs de la conchyliculture régionale. » Patrice Lafont, président du Comité régional de conchyliculture de Méditerranée.

 

 

Intervention de Mr le directeur des pêches maritimes et de l'aquaculture du ministère de la mer, Eric Banel

 

La conchyliculture en Occitanie c'est :

 

-          530 producteurs répartis sur 2 départements : l'Aude et l'Hérault

-          2 zones de production en étang à Thau et Leucate

-          4 zones de productions en mer :Gruissan, Vendres/Fleury d'Aude, Frontignan/les Aresquiers et Sète/Marseillan

-          7 300 tonnes d'huîtres produites par an

-          3 700 tonnes de moulesproduites par an

-          2 500 emplois directs et indirects