ECONOMIE

RESO 2019 : l’économie et les métiers de demain en débat

Près de 1 000 participants ont assisté ce mardi 14 mai aux 1res « Rencontres économiques et sociétales d’Occitanie » organisées par la Région Occitanie et Le Monde, au Corum de Montpellier. Elles ont abordé l’impact de la transformation digitale et de l’intelligence artificielle sur les entreprises et emplois du futur. Une première manifestation qui pose l’ambition de la « Cité de l’Economie et des Métiers de demain », mise sur pied par la Région.

Près de 800 participants ont participé aux 1ères « Rencontres économiques et sociétales d'Occitanie »
Près de 800 participants ont participé aux 1ères « Rencontres économiques et sociétales d’Occitanie »
Crédits : Laurent Boutonnet - Région Occitanie

Intelligence artificielle, transformation numérique, développement du télétravail, du travail « indépendant » et de l’entrepreneuriat… Quel impact ont les mutations technologiques sur l’économie, les métiers ? Comment repenser la formation pour engager la transition vers les métiers émergents ?

À ces questions, et parfois ces inquiétudes, «  Les premières rencontres économiques et sociétales d’Occitanie » (RESO) organisées par la Région et le journal Le Monde ont apporté des éclairages grâce à des grands témoins, chefs d’entreprises et chercheurs. À Montpellier, les dirigeants d’Orange, IBM et Manpower en France, de Maif, de l’Alliance pour l’Industrie du Futur, des chercheurs en intelligence artificielle, sciences cognitives, sociologie, physique et éthique, ont partagé leurs expériences et expertises. Des entreprises innovantes d’Occitanie (Revinax, Bleexo et Medincell, Smag, Windelo, Mimbus) ont témoigné de l’apport du numérique comme accélérateur d’innovation.

Cette journée de débats constitue le premier moment fort de la future Cité de l’Economie et des Métiers de demain à Montpellier, lance Carole Delga. Cet espace de prospective, d’innovation, d’expérimentation accompagnera les mutations, aidera les entreprises à gagner en compétitivité en imaginant et créant ici les emplois de demain.
La Cité de l’Economie et des Métiers de Demain ouvre progressivement ses portes à partir de l’été 2019

Voulue par la Région, la Cité de l’Economie et des Métiers de Demain (CÉMD) s’installera dans un bâtiment de 3 000 m2 à l’entrée du quartier Odysseum à l’Est de Montpellier, progressivement à partir de l’été 2019. La Région s’engage avec une trentaine de partenaires : laboratoires de recherche, réseaux économiques, entreprises, écoles… Flexible et vivant, le lieu accueillera de façon permanente des professionnels, comme une partie de l’équipe de l’agence régionale de développement économique Ad’Occ et des réseaux économiques, et temporairement des « résidences » de projets innovants. La CÉMD proposera des espaces de travail collectif, travaillera sur l’observatoire des métiers et organisera de nombreux moments d’échanges : ateliers prospectifs, petits-déjeuners et after work, conférences et concours international… Le site, qui bénéficie d’un restaurant en rez-de-chaussée, recevra aussi un « lab citoyen », avec un show-room des innovations et des ateliers de découverte des métiers.

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L’Ifremer concentre les partenariats de recherche marine

Installé à Sète et Palavas, l’institut français de recherche pour l’exploitation de la mer s’agrandit dans une dynamique de croisement des compétences avec entreprises et autres instituts.

Ses travaux et expertises font autorité dans la connaissance des océans et la surveillance du milieu marin. En région, l’institut français de recherche pour l’exploitation de la mer, plus connu sous l’acronyme Ifremer, est installé sur trois sites : à Sète, Palavas-les-Flots et Montpellier. Si une centaine de personnes œuvrent uniquement pour l’institut, c’est le double de personnel qui travaille autour de projets communs au sein d’Unité mixte de recherche (UMR) composée du CNRS, de l’IRD, et des universités de Montpellier et Perpignan Via Domitia. “L’UMR Marbec est l'un des plus importants laboratoires travaillant sur la biodiversité marine et ses usages en France avec environ 230 agents, dont 80 chercheurs et enseignants-chercheurs.

Elle étudie la biodiversité marine des écosystèmes lagunaires, côtiers et hauturiers, principalement méditerranéens et tropicaux. Ses recherches portent sur différents niveaux d'intégration, des aspects moléculaires, individuels, populationnels et communautaires, aux usages de cette biodiversité par l'Homme”, expliquent Jacques Dietrich et Emmanuel Rezzouk, responsables des sites Ifremer de Sète et Palavas

. L’UMR IHPE, hébergée par l’université de Perpignan, s’intéresse quant à elle à différents systèmes biologiques en interaction impliquant différentes espèces d’invertébrés : des invertébrés d’intérêt médical ou vétérinaire (mollusques gastéropodes), aquacole (mollusques bivalves) ou encore écologique (corail).

Ces collaborations publiques ne sont pas les seules développées par l’Ifremer.

Son site de Palavas, dédié à l’expérimentation, est ouvert aux entreprises qui peuvent travailler avec l’Ifremer dans une logique de codéveloppement. Une vingtaine de projets liés au traitement de l’eau sont actuellement en cours avec des PME et de grands groupes tels que Total ou Véolia.

Côté Sète, l’institut prépare l’installation du Centre du littoral et de la mer (Celimer) en 2021. Ce centre prévoit notamment un espace d’accompagnement d’entreprises dans le cadre de projets collaboratifs privé/public, un laboratoire sur l’instrumentation des animaux marins et un Scenario Lab avec des salles interactives pour échanger sur des modèles d’évolution de la biodiversité marine, le tout dans une logique partenariale sans cesse renouvelée.

 

Chiffres clés :

  • 100 : nombre de personnes travaillant pour l’Ifremer en Occitanie
  • 3 : nombre d’implantations
  • 230 : nombre d’agents et enseignants chercheurs impliqués aux côtés de l’Ifremer au sein de l’UMR Marbec
  • 2021 : Date prévue de l’inauguration du Centre du littoral et de la mer (Celimer) de Sète

« Occitanie Data » : bâtir ensemble l’économie de la donnée

Le futur se construit aujourd’hui : la Région et ses 16 partenaires unissent leurs forces pour construire une économie de la donnée numérique - data - sécurisée et offrant des services innovants aux citoyens. L’association Occitanie Data, qui a réuni une centaine de partenaires ce jeudi 18 avril à l’Espace Capdeville de la Région à Montpellier, contribuera à faire de l’Occitanie un territoire de pointe sur l’intelligence artificielle.

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Ingrédient-clé du numérique, la « data » (la donnée) figure au cœur de la transformation digitale. Impulsé par la Région, le projet Occitanie Data a réuni ses fondateurs et une centaine de partenaires ce jeudi 18 avril à l’Espace Capdeville à Montpellier.

Sa vocation : accompagner et accélérer la transformation numérique en proposant un « hub de confiance » sur les données. Ses membres partageront, croiseront et exploiteront leurs data pour créer des services numériques inédits, en garantissant le respect des citoyens comme des propriétaires des données.

L’Occitanie est déjà un acteur reconnu du Big Data et de l’Intelligence Artificielle. L’objectif est d’en faire un territoire de pointe d’économie de la donnée et d’intelligence artificielle, grâce à l’excellence de ses laboratoires de recherche, de ses formations supérieures à Montpellier et Toulouse, et de son tissu industriel, affirme Carole Delga.
Occitanie Data réunit 17 membres fondateurs

Créée en association début 2019, Occitanie Data réunit autour de la Région 16 membres fondateurs de l’aéronautique et du spatial, de l’énergie, de l’agriculture et du climat, d’Internet et des télécoms, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Se sont engagés Agropolis International, la Caisse des Dépôts et Consignations, le Centre national d’études spatiales (Cnes), la communauté COMUE Languedoc-Roussillon Universités, l’IGN, Météo France, le Rectorat, Toulouse Métropole et l’Université fédérale Toulouse Midi-Pyrénées, l’Institut de recherche technologique IRT Saint Exupéry, de grandes entreprises (Airbus, Atos, Enedis, Orange, Sopra Steria, Qwant) et le Pôle Aerospace Valley. De premières actions communes seront lancées dès 2019.

Présidée par le conseiller régional délégué à l’enseignement supérieur et à la recherche Bertrand Monthubert, Occitanie Data va animer une communauté de chercheurs, d’administrations et d’entreprises. Cette démarche conforte aussi le projet Aniti de l’Université fédérale de Toulouse. Impliquant 200 chercheurs d’Occitanie, il figure dans la short-list de quatre projets présélectionnés en février par l’Agence nationale de la recherche, qui veut lancer un réseau d’Instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle.

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C'est la faute à Voltaire !

Il est difficile de rendre compte d'une conférence-débat de Jean-Marc Daniel. Ce membre éminent de la confrérie des économistes est venu le jeudi 25 avril, à l'invitation de l'association FiloMer, entretenir à la salle Brassens provisoire quelques dizaines de courageux Sétois du "ralentissement économique".

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à gauche, José Cohen président de FiloMer, à droite, Daniel

 

Malgré la concurrence d'autres animations et un vent défavorable, la conférence a tenu ses promesses. J.-M. Daniel, campé face au public, eut la voix et le coffre pour cela. Il remonta dans le temps pour bien identifier les rouages de la machine à produire et à enrichir un pays. Dans le passé, on faisait honte aux "égoïstes" qui refusaient l'impôt ou aux contrebandiers (Mandrin) "ennemis de l'économie nationale". Par delà les résistances et les fraudes, il est des forces profondes à l'œuvre qu'il est nécessaire de connaître pour sauvegarder une croissance saine. En France, on s'en remet à l’État qui semble l'acteur principal de la vie économique.

nantP1050768Pourquoi ? Parce qu'il dispose de moyens puissants : l'impôt, le budget, le crédit. Mais la politique étatique ne doit pas ignorer "les tendances lourdes" de l'économie. Sinon, l'action publique est inopérante. Depuis 1974, les dirigeants ont fait du chômage "leur priorité". Et le chômage a cru. En fait, si les politiques publiques ont leur rôle, il faut, nous a dit J.M. Daniel, agir aux sources même de la production. La politique fiscale doit s'adapter aux cycles économiques : l'impôt doit baisser quand la conjoncture est dépressive, augmenter quand la conjoncture est porteuse. Simple bon sens, peut-on penser. Bon sens dont les dirigeants de notre pays semblent dépourvus.

 

Dans la même logique, pour J.M. Daniel, il faut protéger les sources de richesses : les entreprises.

Selon lui, seul convient, pour taxer leurs profits, un impôt "à l'Irlandaise" : un impôt unique à taux bas, 8 %.

En France, souligne-t-il, les entreprises payent 233 taxes !

Et s'inspirant de l'adage d'A. Sauvy "le travail crée le travail", les entreprises doivent travailler plus : il faut allonger la durée du travail (donc reculer l'âge de la retraite), mobiliser pour produire. Produire dans un cadre concurrentiel. Et on pourrait penser que, comme dans l'Evangile, "le reste vous sera donné par surcroît". Que la Grande Bretagne (3,5 % de chômage) cherche de la main d'œuvre est un fait. Mais quid des salariés ? Certes, admet-on, les chômeurs doivent être accompagnés (pas trop quand même), il faut éviter les "bullshit jobs", trouver de bonnes conditions en entreprises (tiens donc!). Et de toute manière, on fait référence à Voltaire et au Japon. Au Japon où l'on prévient les salariés qui entrent dans la vie active qu'ils changeront 3 ou 4 fois d'emploi au cours de leur carrière. On ne nous dit pas que les inégalités se creusent que la pauvreté s'accroît et que l'on y meurt, oui on y meurt, d'épuisement au travail.nantP1050775 (2)

 

Et comme chacun sait, c'est la faute à Voltaire. Voltaire qui préférait "les contraintes de l'inquiétude à la léthargie de l'ennui". Voltaire, propriétaire foncier et actionnaire de la compagnie des Indes. Un vrai travailleur.

L'économie française a démarré l'année 2019 sur un rythme modéré

 AFP

Pas d'accélération, mais pas de trou d'air non plus: la croissance française a résisté début 2019 au ralentissement économique mondial, grâce notamment aux mesures d'urgence votées sous la pression des "gilets jaunes", qui n'ont pas permis cependant d'atteindre le niveau de consommation espéré.

Selon une première estimation publiée mardi par l'institut national des statistiques, le produit intérieur brut (PIB) hexagonal a progressé de 0,3% sur les trois premiers mois de l'année, soit le même niveau que celui des deux trimestres précédents.

Ce résultat est légèrement inférieur à la prévision de l'organisme public, qui tablait sur une hausse du PIB de 0,4%. Il est en revanche conforme à la dernière estimation de la Banque de France.

La France "s'en sort bien par rapport à ses partenaires européens et s'en sort bien par rapport à 2018", puisque "on faisait 0,2% au premier trimestre 2018", a réagi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. "Cela doit rassurer sur le fait que le cap économique qui est le nôtre est le bon", a abondé la secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Amélie de Montchalin.

En savoir plus : https://www.afp.com/fr/infos/334/

Coup dur pour Samsung

Qui repousse le lancement de son smartphone pliable

 AFP

Samsung a dû se résoudre lundi à repousser le lancement de son smartphone pliable Fold pour des problèmes d'écrans défectueux, nouveau coup dur pour le groupe, trois ans après le fiasco des batteries explosives du Galaxy Note 7.

Le lancement de cet appareil, présenté comme une prouesse technologique et proposé à près de 2.000 dollars aux Etats-Unis, était attendu vendredi.

Des utilisateurs "nous ont fait part du fait que l'appareil avait besoin d'améliorations (...). Pour étudier entièrement ces retours, et réaliser des tests approfondis, nous avons décidé de reporter le lancement du Galaxy Fold", a affirmé le leader mondial des smartphones dans un communiqué.

En savoir plus : https://www.afp.com/fr/infos/334/

Innovation : quels sont les aides et crédits d'impôt existants ?

 

Crédit d’impôt recherche (CIR)

Le crédit d’impôt recherche s’adresse aux entreprises engageant des dépenses de recherche et développement.

Le crédit d’impôt s’élève à 30 % pour les dépenses jusqu’à 100 millions d’euros puis 5 % pour les dépenses au-delà de 100 millions d’euros.

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Crédit d’impôt innovation (CII)

Le crédit d’impôt innovation est une extension du CIR qui s’adresse uniquement aux PME. Il s’élève à 20 % sur les dépenses liées à la conception de prototypes et d'installations pilotes de produits nouveaux.

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Exonération fiscale et exonération de cotisations sociales pour les jeunes entreprises innovantes

Le statut de jeune entreprise innovante (JEI) s’applique à des petites et moyennes entreprises de moins de 8 ans dont au moins 15 % de leurs charges est affectée à la recherche.

Le statut permet de bénéficier de plusieurs avantages fiscaux : exonération totale d'impôt sur les bénéfices (impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés), exonérations pendant 7 ans de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB), de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) sur délibération des collectivités locales, sous certaines conditions, exonération des plus-values de cession de parts ou actions.

D’autre part, le statut de JEI permet aussi de bénéficier d'exonération de cotisations patronales d'assurance maladie, maternité, invalidité, décès, vieillesse, et allocations familiales, pour la rémunération des salariés qui consacrent au moins 50 % de leur temps de travail pour les projet de recherche et développement.

Le statut de jeune entreprise universitaire permet de bénéficier de conditions similaires à la jeune entreprise innovante.

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Les aides de la French Tech

La French Tech propose de nombreuses aides pour accompagner les jeunes entreprises innovantes.

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Prêt innovation de Bpifrance

Ce prêt s'adresse aux PME et ETI de plus de 3 ans. Le montant du prêt peut varier de 50 000 à 5 millions d'euros.

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Prêt d'amorçage

Bpifrance propose aux petites entreprise un prêt de 50 000 à 100 000 euros, ou 300 000 euros sous conditions. Les entreprises doivent être des petites entreprises (moins de 50 salariés ou chiffre d'affaires inférieur à 10 millions d'euros) innovantes de moins de 5 ans, en phase d’amorçage, et ayant bénéficié d'un soutien public à l'innovation.

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La base de données sur les aides aux entreprises

Retrouvez les aides pour les entreprises grâce au moteur de recherche aides-entreprises.fr.

L’initiative nationale France Num

L’image contient peut-être : 1 personne, sourit, texteL’initiative nationale France Num, c’est :
Des experts du numérique près de chez vous
  Une plateforme de ressources
  Des offres de financement
Pour aider les artisans, commerçants, TPE et PME à passer au numérique ! 

https://www.francenum.gouv.fr/

France Num lance sa première campagne de communication en radio et sur Internet pour faire connaître l’initiative nationale pour la transformation numérique des TPE/PME et faciliter leur mise en relation avec des accompagnants Activateurs France Num, experts du numérique

Travail : profondes mutations en vue

Dans les prochaines décennies la globalisation de l’économie planétaire aura des conséquences de plus en plus visibles sur le marché du travail. Les entreprises maintiendront de moins en moins une organisation figée avec des salariés en contrat à durée indéterminée. Elles fonctionneront selon une logique de projets, au niveau local et au niveau international. Pour un travail donné, une entreprise cherchera les meilleures compétences pour constituer l’équipe qui mènera à bien le projet, pour quelques mois ou pour plusieurs années.

Pour certains métiers du savoir, les nouveaux outils numériques de communication et de travail collaboratifs permettront d’organiser le travail via l’internet, gommant ainsi les contraintes de fuseaux horaires et de géographie. Les jeunes d’Afrique et d’Asie, de plus en plus nombreux et surtout de mieux en mieux éduqués devraient être en mesure de tirer profit des ces évolutions et de s’insérer dans les équipes travaillant en ligne.

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Placements financiers : comment éviter les arnaques ?

Entrepreneur, Idée, Compétence, Vision

 

Vous considérez que les placements financiers traditionnels sont trop peu rémunérateurs ? Vous êtes tentés par des perspectives de gains plus alléchantes, plus rapides et plus simples ? Méfiez-vous des offres douteuses, les arnaques ça n’arrive pas qu’aux autres !

Une étude commandée par l’Autorité des marchés financiers (AMF) en 2015, montrait que 5% des Français avaient été déjà victimes d’arnaques à l’investissement. Voici nos conseils pour vous aider à détecter les escroqueries aux placements financiers :

Méfiez-vous des offres de formation promettant faire de vous un trader professionnel en quelques jours

Certains sites de trading en ligne, spécialisés notamment dans le Forex (marchés non régulés de monnaies du monde entier) et les options binaires (outils de trading pour spéculer sur une courte durée) vous font croire que vous pouvez devenir trader professionnel après quelques jours de formation, voire après quelques heures, et que vous allez ensuite gagner rapidement beaucoup d’argent.

Si quelques sites sont autorisés, beaucoup sont des arnaques. Et si quelques bonnes surprises sont toujours possibles, la grande majorité des personnes ayant investie dans les Forex et les options binaires ont perdu la totalité de leur mise et certaines se sont même endettées. 

Nos conseils

Méfiez-vous des offres de formation trop alléchantes et irréalistes ! On ne devient pas spécialiste du trading en ligne en quelques jours.

Lire aussi : Démarches en ligne : attention aux faux sites administratifs payants

Ne faites pas confiance aux promesses de récupération des fonds perdus

De faux professionnels de la finance, de faux cabinets d’avocats ou encore de faux agents soi-disant mandatées par une autorité officielles (l’Autorité des marchés financiers par exemple), font croire aux épargnants ayant perdu de l’argent sur les sites de trading, qu’ils vont pouvoir récupérer leur argent.

Afin de récupérer les fonds, ces faux professionnels demandent aux personnes de leur fournir des informations personnelles, notamment leurs coordonnées bancaires, voire dans certains cas de leur verser de l'argent.

Il s’agit là-aussi d’une arnaque.

Nos conseil

Bien évidemment ne donnez pas suite !

  • Aucun régulateur ni aucune autorité publique n’a pour mission de récupérer des fonds perdus.
  • L’Autorité des marchés financiers (AMF) recommande aux épargnants de toujours vérifier l’identité du soi-disant professionnel qui vous contacte. Vous pouvez téléphoner à la société pour laquelle la personne prétend travailler et surtout vous pouvez vérifier son agrément sur le site de l’ORIAS.
  • Si vous avez été la cible d'une arnaque de ce type, ils vous est conseillé de porter plainte rapidement et de faire opposition auprès de votre banque si jamais vous avez communiqué vos coordonnées bancaires.

Lire aussi : Dix règles à respecter pour être (presque) sûr de vous faire pirater votre ordinateur

 Soyez particulièrement vigilant à propos des offres de placement « atypique »

De nombreuses sociétés proposent d’investir dans des placements « atypiques » ou « alternatifs » à hauts rendements : diamants, terres rares, énergies renouvelables, etc. Soyez vigilants, car les risques liés à ce type de placement sont souvent élevés et ne sont pas toujours annoncés.

Par ailleurs, certaines de ces propositions d’investissement sont de réelles escroqueries.  

Nos conseils

  • Renseignez-vous et posez-vous les bonnes questions : pourquoi le rendement annoncé est-il si élevé ? Gardez en tête qu’il n’y a pas de rendement élevé sans risque élevé.
  • Dans tous les cas, si ces offres ne disposent pas d’un numéro d’enregistrement délivré par l’AMF, il s’agit d’une activité illégale, passez votre chemin !

 Sachez repérer les usurpations de sites internet et adresses email officiels

Beaucoup d’arnaques reposent sur un faux site internet imitant celui d’une société ou d’une institution qui elle est officielle et autorisée. L’usurpateur essaye de vous vendre des placements qui en réalité ne sont pas proposés par cette société ou cette institution.

Bien souvent, les usurpateurs poussent même l’escroquerie jusqu’à vous demander de vérifier les registres officiels afin de prouver leur bonne foi.  

Nos conseils

  • La seule vérification de la présence d’une société sur les registres officiels n’est pas suffisante dans les cas où vous êtes contacté par une personne qui en usurpe l’identité.
  • Soyez donc très attentif aux sites ou aux adresses email des personnes qui vous sollicitent. Bien souvent la différence entre leur site/adresse email et le site/adresse email qu’ils ont usurpé se joue sur quelques détails comme le changement d’une lettre dans le nom de la société ou de l’adresse du site. 

Méfiez-vous du bouche à oreille et des offres soit disant réservées à des « privilégiés »

Les escroqueries aux placements financiers n’arrivent pas que par le biais d’internet. Faites attention aux « bons plans » dont vous avez entendu parler par un proche ou par une connaissance et qui ne seraient réservés qu’à quelques privilégiés.

Dans certains cas, il peut s’agir d’escroqueries.

C’est notamment le schéma utilisé pour un type d'escroquerie bien connu et souvent appelé « pyramide de Ponzi ». Dans ce type d’escroquerie un soi-disant conseiller indépendant parvient à convaincre des personnes de faire un premier versement. Cet argent est ensuite utilisé pour créer de faux rendements qui servent à payer d’autres épargnants qui, mis en confiance, en font la publicité autour d’eux. Lorsque le fraudeur n’arrive plus à obtenir de nouveaux versements ou à rembourser ceux qui veulent récupérer leur argent, il disparaît. C’est à ce moment que les victimes s’aperçoivent de la supercherie.

Nos conseils

  • Même si une personne ou une société vous est recommandée par un proche ou une connaissance, et même si au premier abord vous avez l’impression que tout cela est sérieux, soyez prudent.
  • Faites des vérifications sur cette personne, sur sa société (nom, numéro d’immatriculation, adresse, numéro de téléphone, etc.), vérifiez qu’ils sont autorisés en regardant sur les fichiers Orias et Regafi.
  • Méfiez-vous des discours vantant un « investissement idéal », rentable et garanti, réservé à quelques privilégiés, ainsi que des phrases du type : « tous mes clients ont déjà investi dans ce placement », « j’y ai investi mon argent et celui de mes parents », etc.
  • Ne vous précipitez pas, prenez le temps de la réflexion. Ne cédez pas aux pressions de conseillers qui vous pousseraient à investir immédiatement.
  • Surtout ne versez pas de sommes d’argent, ne donnez pas votre numéro de carte bancaire et ne signez rien tout de suite

 Cessez toute démarche avec les conseillers peu professionnels et trop insistants

Soyez en alerte avec les conseillers ou les experts qui ne se comportent pas en véritable professionnel et notamment dans les cas suivants :

  • le conseiller reste vague concernant la société pour laquelle il travaille
  • le conseiller vante de façon trop insistante ses compétences et ses succès, vous proposant des investissements aux rendements démesurés et sans risque
  • le conseiller ne s’intéresse pas à votre besoin d’épargne et à votre profil d’investisseur ou vous incite même à mentir sur votre situation financière
  • le conseiller vous met la pression, vous relance avec trop d’insistance en vous faisant croire que demain il sera trop tard, ou vous culpabilise au prétexte que vous ne lui faites pas confiance
  • le conseiller vous demande un versement rapide ou vous sollicite même pour que vous lui fassiez un chèque à son nom ou que vous lui donniez vos numéros de carte bancaire

Nos conseils

Un seul conseil : ne donnez pas suite !

Vous avez un doute ? Une question ?

Si vous avez des questions, ou des doutes sur le sérieux de la société qui vous propose d’investir, contactez Épargne Info Service en renseignant le formulaire, ou par téléphone au  01 53 45 62 00 (prix d’un appel local), du lundi au vendredi de 9h à 17h.

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