ECONOMIE

Loi PACTE : « IMPACT positif pour tous »

Quatre mois après la promulgation de la loi PACTE, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, a réuni à Bercy jeudi 12 septembre les chefs d’entreprise, les parlementaires ainsi que les représentants des organisations syndicales et patronales pour faire un premier bilan de l’application des textes.

Comment les entreprises peuvent-elles se préparer au Brexit ?

Le Royaume-Uni a jusqu’au 31 octobre 2019 au plus tard pour ratifier l’accord de retrait négocié avec l’Union européenne, sinon il sortira de l’Union européenne sans accord de retrait.

Les conséquences du Brexit sur les entreprises seront importantes. Le ministère de l'Économie et des Finances accompagne les entreprises pour se préparer quel que soit le scénario de sortie retenu : sortie avec accord ou sortie sans accord.

Le Conseil européen du 10 avril 2019 a repoussé la date de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, initialement prévue au 29 mars 2019.

Le Royaume-Uni sortira sans accord de l’Union européenne le 31 octobre 2019, sauf si l’accord de retrait est ratifié par les deux parties d’ici cette date. Si le Parlement britannique n’a pas ratifié l’accord de retrait d’ici le 22 mai 2019 et s’il n’organise pas les élections au Parlement européen sur son territoire, la sortie sans accord aura lieu le 1er juin 2019.

Qui est concerné par le Brexit ?

Entreprises, vous êtes concernées par le Brexit si :

  • vous vendez des biens ou fournissez des services au Royaume-Uni
  • vous achetez des biens ou faites appel à un prestataire de services établi au Royaume-Uni
  • vous disposez d’une filiale au Royaume-Uni
  • vous avez des salariés français au Royaume-Uni ou des salariés britanniques en France
  • vous transportez des personnes ou des marchandises
  • votre activité repose sur la protection de titres de propriété intellectuelle actifs au Royaume-Uni (brevets, marques européennes, indications géographiques, certificats d’obtention végétale, etc.)
  • vous êtes impliqué dans un projet européen avec des partenaires britanniques
  • vous effectuez des missions au Royaume-Uni.

Comment se préparer au Brexit ?

Quelles questions vous poser ? Quelles mesures d'anticipation mettre en place ? Les réponses sur les sites internet des ministères économiques et financiers :

economie.gouv.fr, entreprises.gouv.fr, douane.gouv.fr, tresor.economie.gouv.fr.

Calendrier des rencontres avec les entreprises

Lieu Date Contact
Grasse (06) 26 septembre 2019 pae-nice[@]douane.finances.gouv.fr
Caen (14) 27 septembre 2019 josselin.lemerle[@]douane.finances.gouv.fr / gregory.guiraud[@]douane.finances.gouv.fr

La direction générale des Entreprises

La direction générale des entreprises (DGE) met à votre disposition une adresse de courriel dédiée pour toute question liée à l’impact du Brexit sur votre entreprise : Brexit.entreprises [@] finances.gouv.fr.

En régions, les directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE) vous accompagnent et vous conseillent pour anticiper le Brexit.

À télécharger : « Se préparer à une sortie sans accord du Royaume-Uni de l'Union européenne »

« Se préparer à une sortie sans accord du Royaume-Uni de l'Union européenne »  [PDF; 270 Ko] - janvier 2019 -  direction générale des Entreprises

Au sommaire :

  • Connaître les négociations du Brexit
    Où en sommes nous ?
    Et quelles conséquences pour les entreprises ?
  • Comprendre se préparer dès aujourd'hui ?
    Comment se préparer à une sortie sans accord ?; L'impact sur vos salariés, sur votre chaîne logistique, sur  sur les réglementations sectorielles, vos droits de propriété intellectuelle, sur vos contrats, sur vos systèmes d'information et vos données, sur les services non-financiers; Les financements européens aux projets collaboratifs
  • La préparation est l'affaire de tous
    Comment le Gouvernement se prépare et vous appuie dans vos préparatifs

La direction générale des Douanes et des Droits indirects

La douane met également à la disposition des usagers une adresse de courriel dédiée : brexit [@] douane.finances.gouv.fr

Les téléconseillers douaniers sont à votre écoute sur l'ensemble des domaines de compétences de la Douane française: contactez Infos Douane Service

À télécharger : « Guide douanier de préparation au Brexit »

Guide douanier de préparation au Brexit - Information à destination des entreprises dans le cadre du scénario no deal du Brexit - février 2019 [PDF; 29 pages; 1,30 Mo]

Au sommaire :

  • Pourquoi mon entreprise doit-elle se préparer au scenario d'un NO DEAL du Brexit ?
  • Qu'est-ce qu'une opération de dédouanement ?
  • Quels sont les éléments du choix des modalités d'accomplissement des formalités douanières et du recours à un RDE ?
  • Quelles sont les informations que mon entreprise doit communiquer au représentant en douane enregistré (RDE)?
  • Quel est l'impact financier du Brexit sur mon entreprise?
  • Quelles démarches mon entreprise doit-elle suivre pour se faire connaitre des douanes?
  • Quelles sont les marchandises auxquelles mon entreprise doit porter une attention particulière ?

Le Brexit en pratique

Le site Brexit.gouv.fr, nouveau portail du Gouvernement, réalisé par le secrétariat aux Affaires européennes (SGAE) répond aux questions des entreprises et des particuliers sur l'impact en France de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Consulter le site Brexit.gouv.fr

Les créations d'emploi faiblissent mais résistent au ralentissement européen

Les créations d'emploi ont ralenti au second trimestre en France, progressant moins vite qu'au premier, mais elles restent néanmoins sur une tendance de long terme positive dans un environnement économique européen difficile.

Office, People, Accused, Accusing

D'avril à juin, le secteur privé a enregistré 45.800 créations nettes de postes, soit une hausse de 0,2%, après +0,4% au trimestre précédent, selon l'estimation définitive de l'Insee. Ces créations sont deux fois plus faibles que celles du premier trimestre, qui étaient particulièrement élevées avec 100.400 emplois.

Sur un an, l'emploi privé s'est cependant accru de plus de 250.000 postes (+1,1%).

"Ce qui compte c'est la tendance sur le long terme. Chaque trimestre, on crée des emplois. Depuis deux ans on a créé un demi-million d'emplois. On est bien dans une dynamique", a réagi la ministre du Travail Muriel Pénicaud sur RTL.

Au total, l'emploi salarié compte 19,6 millions de postes et augmente de manière continue depuis le 2e trimestre 2015.

"Ce n'est pas une confirmation de l'accélération du premier trimestre mais ce n'est pas non plus une mauvaise nouvelle. On est sur la tendance moyenne favorable qu'on connaît depuis 2016", a commenté à l'AFP Yannick L'Horty, professeur d'économie à l'université Paris-Est-Marne-la-Vallée.

"Eu égard au modeste niveau de croissance (+0,3% au deuxième trimestre), ce rythme reste satisfaisant et illustre l'enrichissement de la croissance français en emplois", juge-t-il.

Même sentiment de Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Ostrum Asset Management.

"Cela ralentit, mais pas tant que ça vu l'environnement européen franchement préoccupant. On n'a pas de rupture contrairement à l'Allemagne ou au Royaume-Uni", estime-t-il.

Aller plus loin : https://www.afp.com/fr/infos/334/

Le groupement d’intérêt économique (GIE), une structure pour la coopération économique

Vous souhaitez développer votre activité économique mais vous manquez de ressources ? Le groupe d’intérêt économique est peut-être la solution ! On vous dit tout sur cette structure juridique !

Le GIE, une option collective pour le développement économique

Juridiquement, le GIE est un groupement de personnes physiques ou morales (au minimum 2). L’objectif est de faciliter le développement économique d’entreprises par la mutualisation de ressources, matérielles ou humaines. Attention, la teneur de l’activité du GIE doit être semblable à celle pratiquée dans les entreprises qui le constitue. Le GIE est une forme juridique à part entière, ce n’est ni une entreprise ni une association.

Lire aussi : Quel statut juridique choisir pour son entreprise ?

Le GIE, un mode d’imposition avantageux

Les bénéfices générés en fonction des droits de chaque membre sont à déclarer à l’impôt sur le revenu ou l’impôt sur les sociétés selon le régime qui s’applique à votre entreprise. De la même manière, les dépenses engagées dans le cadre du GIE peuvent être déduites de vos résultats.

Il existe 2 traitements possibles pour les membres du GIE : administrateurs membres et administrateurs non-membres. Dans le premier cas, vous bénéficierez d’une rémunération qui s’additionnera aux éventuels bénéfices générés. Dans le second, vous obtiendrez uniquement un traitement ou un salaire.

Lire aussi : Impôt sur les sociétés ou impôt sur le revenu : quelle imposition selon son statut ?

Le GIE, un régime social souple

Les membres du GIE peuvent opter pour l’un des régimes social suivant :

  • Régime non-salarié : ce régime vous permet de cotiser uniquement à hauteur des bénéfices qui vous reviennent.
  • Régime salarié : ce régime n’est accessible que si vous percevez une rémunération émanant du GIE et que vous disposez d’une autre activité salariée qui doit rester majoritaire.

Le GIE, des conditions et formalités de création simplifiées

Les obligations et formalités pour constituer un GIE bénéficient d’un certain niveau de souplesse. En matière de capital, vous pouvez choisir ou pas d’en constituer un au moment de la création du GIE. Il est possible d’effectuer des apports en numéraire, industriels ou en nature. Les règles en matière d’apports sont à définir dans les statuts constitutifs.

Les modalités d’administration sont également définies à la création du GIE. La teneur des pouvoirs de chacun des membres ainsi que la forme de l’assemblée générale sont actées dans les statuts constitutifs du GIE.

Il existe également des obligations propres aux GIE. Cette structure implique ainsi le concours d’un ou plusieurs contrôleurs de gestion veillant à la bonne tenue des comptes du collectif. Vous avez également l’obligation de vous immatriculer au Registre du commerce et des sociétés (RCS).

Lire aussi : Création d'entreprise : les démarches à effectuer

Comment fonctionne le prélèvement forfaitaire unique (PFU) ?

Depuis le 1er janvier 2018, un prélèvement forfaitaire unique (PFU) dit « flat tax » s’applique aux revenus du capital. Comment fonctionne-t-il ? Quels sont les placements concernés ? Explications

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Le prélèvement forfaitaire unique (PFU), qu’est-ce que c’est ?

La loi de finances pour 2018 a reformé la fiscalité applicable aux revenus de capitaux mobiliers en instaurant un prélèvement forfaitaire unique (PFU) incluant à la fois prélèvements sociaux et impôt sur le revenu. L’objectif est de simplifier et d’alléger la fiscalité de l’épargne.

Le taux global du PFU est de 30 %, incluant 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu et 17,2 % au titre des prélèvements sociaux (taux en vigueur à compter de 2018). Il s’agit d’un taux forfaitaire car ce taux ne prend pas en compte votre tranche d’imposition et votre revenu fiscal de référence.

Lire aussi : Comment fonctionne l'impôt sur la fortune immobilière (IFI)

Quels sont les produits financiers concernés par le prélèvement forfaitaire unique (PFU) ?

Le PFU s’applique notamment aux revenus des placements financiers suivants :

  • Les revenus mobiliers : sont concernés les dividendes (actions et parts sociales versant un rendement variable) et les placements à revenu fixe (obligations, titres de créance, comptes de dépôt et comptes à terme…)
  • Les plus-values de cession de valeurs mobilières soumises à l’impôt sur le revenu
  • L’assurance-vie
  • Le Plan épargne logement (PEL)
  • Le Compte épargne logement (CEL)

Les revenus de certains produits d’épargne ne sont pas soumis au PFU. Il s’agit notamment de certains produits d’épargne réglementée :

Lire aussiTout savoir sur l'impôt 2019 sur les revenus 2018

Comment s’applique le prélèvement forfaitaire unique (PFU) ?

Le PFU s’applique aux gains réalisés à compter de 2018. Le mode de prélèvement dépend de la catégorie de produits et de la date du fait générateur d’imposition.

PFU et revenus mobiliers

Le PFU intervient au moment du versement des revenus (intérêts, produits ou dividendes).

L’imposition s’opère en deux temps. Vos revenus de placements, qu’ils soient fixes ou variables, font l’objet d’un prélèvement forfaitaire non libératoire de 12,8 % l’année de leur versement, à titre d’acompte de l’impôt sur le revenu (sauf dispense possible sous réserve du montant du revenu fiscal de référence). L’imposition définitive intervient ensuite au moment de la déclaration de revenus.

Ainsi, en 2019, vous devrez indiquer le montant brut de ces revenus dans les cases correspondant à la nature du revenu et dans la case « revenus déjà soumis aux prélèvements sociaux sans CSG déductible » de votre déclaration de revenus 2018. L’acompte de 12,8 % devra apparaître dans la case « crédit d’impôt égal au prélèvement forfaitaire non libératoire effectué en 2018 ».

L’excédent éventuel vous sera restitué.

PFU et plus-values sur valeurs mobilières

Le PFU est assis sur le montant des plus-values réalisées lorsque que vous vendez des titres dans le cadre de la gestion de votre patrimoine privé, après imputation des pertes. Les éventuelles moins-values sont déductibles des plus-values de l’année et imputables sur les plus-values des 10 années suivantes.

Contrairement aux revenus mobiliers, le PFU est effectué au moment de l’imposition annuelle des revenus.

PFU et assurance vie

Le PFU s’applique également à l’assurance vie en cas de rachat partiel ou total effectué par l’assuré sur les gains afférents aux versements effectués depuis le 27 septembre 2017.

Comme pour les autres revenus de capitaux mobiliers, l'imposition se fait en deux temps.

Un prélèvement forfaitaire non libératoire est effectué lors du versement des produits. Ce prélèvement est de 12,8% sur les produits des contrats de moins de 8 ans et de 7,5% sur les produits des contrats de plus de 8 ans.

L'imposition définitive est effectuée l'année suivante lors de la déclaration de revenus au taux forfaitaire de 12,8% pour un contrat de moins de 8 ans.

Pour les contrats d'une durée d'au moins 8 ans, le taux est de :

  • 7,5%pour les produits correspondant à des versements allant jusqu’à 150 000€
  • 12,8% pour les produits correspondant à des versements excédant le seuil de 150 000€

A cette taxation forfaitaire s’ajoute également les prélèvements sociaux à hauteur de 17,2 %.

À noter

Le régime fiscal des produits attachés à des sommes versées jusqu’au 26 septembre 2017 n’est pas modifié par le PFU.

L'option pour le barème de l’impôt sur le revenu

Le prélèvement forfaitaire unique s’applique de plein droit. Il reste cependant possible d’opter pour la taxation au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Vous devrez choisir cette option lors du dépôt de votre déclaration annuelle des revenus.

Attention

Cette option, expresse et irrévocable, vaut pour l’ensemble des revenus et gains mobiliers entrant dans le champ du PFU.

L'impôt sur le revenu sera calculé selon les règles du barème progressif, avec les déductions et abattements prévus dans ce cadre. Vous pourrez notamment continuer à bénéficier de l’abattement de 40% sur les dividendes et revenus assimilés ainsi que de certains abattements sur les plus-values de cession de titres variant selon la durée de détention des titres, pour les titres acquis avant 2018.

Lire aussi : Calculer son revenu en fonction de ses tranches d'imposition

La montée de l’économie collaborative

 

 L’internet a favorisé l’émergence d’une économie collaborative entre personnes qui s’organisent entre elles pour mener un projet en commun, comme par exemple la création d’un logiciel libre, ou gérer une activité sur une base coopérative. Ainsi, dans le sud de la France, des journalistes indépendants se sont organisés pour lancer le réseau Oc-infos, un concept très original et innovant qui renouvèle sur l’internet la presse quotidienne régionale en Occitanie. Sur les communes d’une collectivité territoriale, des correspondants collectent l’information hyper locale et nourrissent eux-mêmes, en continu, 24h/24, l’édition numérique du journal du territoire. Des rubriques sur le patrimoine, la culture, l’environnement… sont partagées par toutes les éditions et contribuent à donner la cohérence à l’ensemble. C’est l’addition des informations locales qui fait sens et nourrit la ligne éditoriale. Le succès d’audience est tel que le réseau, parti de Sète la ville de Brassens et de Paul Valéry, maille peu à peu une zone de plus en plus vaste : Montpellier, Béziers, Agde, etc.
Cette économie collaborative se fonde sur des valeurs communes, entre égaux qui définissent leurs propres règles d’organisation et de partage. Le numérique redonne ainsi un nouvel élan à l’esprit des coopératives, comme les jardins partagés ont récemment redonné un coup de jeunesse aux prés communaux dont l’origine remonte au néolithique.

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Le forfait social : quelle part à la charge de l'employeur ?

Le forfait social est une cotisation de l'employeur à destination de la Sécurité sociale. Quel est son champ d'application ? quel est son taux ? Quelles sont les exonérations possibles ?


Le forfait social : qu'est-ce que c'est ?

Le forfait social est une contribution patronale affectée à la Sécurité sociale. Elle est prélevée sur les rémunérations extra-salariales ou gains non soumis aux cotisations sociales mais imposés à la CSG.

Lire aussi : Rémunération de vos salariés : tout ce que vous devez savoir en 5 questions

Le forfait social, quelles sont les rémunérations concernées ?

Sont soumis au forfait social :

  • les sommes versées au titre de la participation et de l’intéressement des salariés
  • les abondements patronaux versés sur les plans d’épargne entreprise (PEE, PEI) et sur les plans d’épargne retraite collectif (PERCO)
  • les contributions de l’employeur aux retraites supplémentaires et aux prestations complémentaires de prévoyance complémentaire (pour la partie exonérée de cotisations sociales)
  • la prise en charge par l’employeur de la cotisation salariale au régime de retraite complémentaire
  • les indemnités de rupture conventionnelle
  • les jetons de présence et les rémunérations versées aux administrateurs de sociétés et aux membres de conseils de surveillance des sociétés anonymes (SA) et des sociétés d'exercice libéral (SEL)
  • les rémunérations exceptionnelles allouées par le Conseil d'administration.

Lire aussi : Comment fonctionne l'épargne salariale ?

Le forfait social : les exonérations possibles

Sont exclus du forfait social :

L’épargne salariale pour les TPE/PME

Depuis le 1er janvier 2019, afin de favoriser le développement des dispositifs d’épargne salariale dans les TPE/PME, le forfait social est supprimé :

  • Pour les entreprises de moins de 50 salariés sur les sommes réparties au titre d’un accord d’intéressement et d’un accord de participation et sur les sommes versées au titre de l’abondement et investies sur un plan d’épargne salariale (PEE, PEI, PERCO, etc.).
  • Pour les entreprises employant de 50 à 250 salariés uniquement sur les sommes réparties au titre d’un accord d’intéressement.

En savoir plus sur la suppression du forfait social pour les TPE/PME

Les actions gratuites

Les stocks options et l’attribution d’actions gratuites sont exonérés de forfait social.

Les indemnités versées dans le cadre de la rupture d’un contrat de travail

Il peut s’agir d’un licenciement, d’une mise à la retraite ou d’un départ volontaire dans le cadre d’un accord de GPEC.

Les chèques-vacances

Pour les entreprises de moins de 50 salariés, la contribution patronale à l’achat de chèques-vacances est exonérée de forfait social.

Lire aussi : Artisans, commerçants,  combien allez-vous payer de cotisations sociales ?

Le forfait social : quels taux applicables ?

Le taux normal du forfait social est de 20 %.

Il existe 3 cas de taux réduits :

Taux réduit à 16 %

Ce taux s'applique à certains versements alimentant un plan d'épargne de retraite collectif (PERCO) sous conditions de gestion.

Taux réduit à 10 %

Ce taux s’applique depuis le 1er janvier 2019 à l’abondement versé pour l’acquisition de titres de l’entreprise. Sont concernées les entreprises employant au moins 50 salariés.

Taux réduit à 8 %

Ce taux s’applique aux contributions destinées au financement des prestations complémentaires de prévoyance ou dans le cadre des réserves spéciales de Scop employant au moins 50 salariés.

Lire aussi : Entreprises : ce que vous devez payer dans le cadre du « 1 % logement »

Le forfait social : comment effectuer votre déclaration ?

Les sommes soumises au forfait social doivent être déclarées :

Création d'entreprise : comment réussir son étude de marché ?

Vous souhaitez créer votre entreprise et êtes donc en train de définir votre projet. L’une des étapes cruciales consiste alors à réaliser une étude de marché. Mais en quoi consiste-elle ? Que faut-il savoir pour la réussir ? On vous donne les points clé !

Création d’entreprise : qu’est-ce qu’une étude de marché ?

Lors de la création d’une entreprise l’étude de marché consiste, pour le créateur, à comprendre le marché sur lequel il projette de s’implanter. Pour cela, l'étude de marché nécessite de collecter puis d’analyser un grand nombre d’informations sur le contexte de la future activité, notamment :

  • sur les futurs clients : qui sont-ils ? Quelles sont leurs caractéristiques ? Quels sont leurs besoins ? Etc.
  • sur les futurs concurrents : combien sont-ils ? Proposent-t-ils des produits/services directement en concurrence avec ceux de l’entreprise ?

Pour l'entrepreneur l'objectif final est d'avoir, au terme de l’étude, une vue très précise du marché sur lequel il va s'implanter et d'être en capacité de faire évoluer sa stratégie ou ses options, si nécessaire.

De même, l’étude de marché peut constituer un atout non négligeable pour convaincre d’éventuels investisseurs de rejoindre le projet.

Lire aussi : Création d'entreprise : les démarches à effectuer

À quel moment réaliser l’étude de marché et comment ?

Lors d'une création d'entreprise, l’étude de marché est à réaliser avant de se lancer. De même, si l'entreprise existe déjà mais qu'elle souhaite commercialiser un nouveau produit par exemple, là aussi il est conseillé de réaliser l'étude de marché avant de lancer le produit.

L’entrepreneur peut la réaliser lui-même, mais il est également possible de faire appel, pour tout ou partie, à un professionnel spécialisé.

Il existe différentes méthodes ainsi que différents outils pour réaliser une étude de marché.

BPI France création propose aux créateurs d’entreprise une méthode constituée de 4 grandes étapes, pour aider les créateur d’entreprise à réaliser leur étude de marché (voir ci-dessous).

Lire aussi : Quel statut juridique choisir pour son entreprise ? | À quel centre de formalités des entreprises (CFE) devez-vous vous adresser ?

L’étude de marché en 4 étapes !

Étape n°1 : commencez par définir votre marché de façon globale

C’est la photographie générale du contexte au sein duquel vous allez implanter votre entreprise et votre activité (ou votre produit/service). À ce stade il est conseillé de se concentrer sur 3 éléments en particulier :

  • identifiez le marché et sachez anticiper ses éventuelles évolutions : même si vous en avez déjà une bonne connaissance, cette étape doit vous permettre de savoir plus précisément sur quel marché votre entreprise va évoluer. Quels seront vos clients ou vos utilisateurs ? Quelle sera la dimension géographique du marché (ou des marchés) que vous allez ciblez ? Quelle est sa valeur, son volume, son évolution ?
  • ayez une connaissance des produits et/ou services directement ou indirectement concurrents : quels sont les produits/services directement concurrents avec ce que vous allez proposer ? Quels produits/services peuvent éventuellement se substituer à votre offre ?
  • identifiez les acteurs de ce marché : il vous faut connaître vos clients, vos utilisateurs, ainsi que vos concurrents ainsi que tous les acteurs qui y participent directement ou indirectement (prescripteurs, fournisseurs, etc.).

Étape n°2 : faites une analyse précise de la demande

Le volet « demande » (vos clients/utilisateurs) a déjà été identifié lors de la première étape, mais il s’agit maintenant de mener un travail complémentaire et plus en profondeur. Vous aviez l’idée générale, il faut désormais analyser les choses plus en détails ! BPI France création vous conseille de vous concentrer, à cette étape, sur 3 éléments principaux :

  • évaluez précisément la demande et son évolution : vous devez quantifier la taille du marché, les quantités vendues, le nombre de clients, ainsi que son évolution dans le temps (Comment a-t-il évolué jusque-là ? Doit-on s’attendre à d’éventuelles ou probables évolutions ?)
  • faites-vous une fine connaissance de vos futurs clients et utilisateurs : il s’agit d’un point crucial qui doit vous amener, in fine, à comprendre leur comportement d'achat. Pour quelles raisons les clients achètent le service ou le produit ? À quelle occasion ? Ou l’achète-il ? En sont-ils satisfait ? Quelle « nouveauté » allez-vous proposer pour favoriser leur acte d’achat ou d’utilisation ? Voici quelques-unes des questions auxquelles il vous faudra trouver des réponses. Car connaître vos clients et leurs habitudes est déterminant, notamment pour fixer le prix auquel vous allez commercialiser votre produit/service ! 
  • sachez segmenter la demande : le marché sur lequel vous allez vous implanter et le produit ou service que vous allez proposer aura peut-être une cible assez large. Dans tous les cas, sachez identifier votre cible prioritaire à destination de laquelle vous allez commercialiser votre produit ou votre service en priorité. Cette segmentation vous permettra de vous positionner sur le marché.

Étape n°3 : faites une analyse précise de l’offre

Le principe est le même que pour le point précédent concernant la demande. Il s’agit de connaître ce volet de l’offre (vos concurrents) plus précisément. Il est conseillé de vous concentrer particulièrement sur 2 éléments majeurs :

  • évaluez précisément l’offre et son évolution : il s’agit d’avoir une connaissance exhaustive de tous les produits ou services déjà présents sur le marché et d’identifier ceux qui dominent le secteur
  • faites-vous une connaissance très fine de vos concurrents : si des concurrents existent (ce qui est déjà en soi une information) il vous faut les connaître, savoir les produits/services qu’ils vendent et à quels prix, connaître leur stratégie, leur part de marché, leurs résultats financiers, etc. 

Étape n°4 : analysez l’environnement du marché et de votre projet

Plus que le marché lui-même, que vous avez déjà analysé en détails lors des 3 premières étapes, il est nécessaire d'identifier les facteurs externes qui peuvent ou pourraient avoir, sur lui ou votre activité, une influence positive ou négative :

  • le contexte politique : quelle que soit l’implantation géographique de la vente de votre produit ou de votre service, il vous faut connaître le contexte politique et les éventuelles sources d’instabilité qui pourraient avoir de l'influence sur le marché et vos activités
  • le contexte économique : à l’instar du contexte politique (voir point précédent), si vous vous implantez plus particulièrement dans une zone géographique donnée (ou même dans plusieurs) il s’agit de connaître les éléments clés relatifs à la conjoncture, au niveau de vie, au taux de chômage, etc
  • le contexte social : très fortement lié au contexte politique et économique (voir les points précédents), le contexte social entourant le marché sur lequel vous vous implantez peut également avoir une grande influence. Quelle est la culture de la société ? Quelles sont les habitudes de consommation ? Ces éléments peuvent vous aider à questionner la pertinence de la vente de votre produit/service au sein d’un environnement donné
  • le contexte technologique : votre étude de marché s’est concentrée aux 3 premières étapes sur la réalité au temps « t », mais il est toujours utile de pouvoir anticiper d’éventuelles évolutions technologiques à court, moyen et long terme
  • la question écologique : cette question est désormais cruciale et vous devez la prendre en compte. Votre produit/service est-il en adéquation avec les enjeux environnementaux et avec la sensibilité de l’opinion publique ? Si votre activité produit des déchets ou est néfaste pour l’environnement quelles seront les conséquences économiques pour votre activité ? Et surtout quelle image allez-vous donner vis-à-vis de vos clients potentiels ?  
  • le contexte légal : quelle est la législation applicable à votre activité, à votre secteur ? Vous devez en avoir une connaissance très précise (elle peut être différente d’un endroit à l’autre) et surtout savoir anticiper d’éventuelles évolutions. Vous devez également connaître le rôle des pouvoirs publics et des instances ou structures professionnelles qui ont une influence sur votre secteur d’activité.

L’étude de marché : et après ?

L’étude de marché achevée, le créateur d’entreprise doit alors avoir une connaissance beaucoup plus fine du marché sur lequel il souhaite s’implanter, en comprendre le fonctionnement et être en capacité de s’y adapter.

Et au final, les conclusions de l’étude doivent l’aider à juger s’il est opportun de se lancer !  

Si le résultat s’avère concluant, l’entrepreneur peut ensuite passer à l’étape de réalisation du business plan, la suite logique de l’étude de marché.

Si, à l’inverse, le résultat s’avère négatif, cela ne veut bien évidemment pas dire que le projet doit être abandonné. En revanche il faudra probablement l’ajuster et/ou le repenser.

Artisans, commerçants, combien allez-vous payer de cotisations sociales ?

Le site Internet de la Sécurité sociale des indépendants permet aux artisans et commerçants d’estimer le montant de leurs cotisations sociales.

À qui s’adresse ce simulateur de cotisations sociales ?

L’outil a été créé par la Sécurité sociale des indépendants à destination des artisans et commerçants, à l’exception des micro-entrepreneurs dont le régime permet d’avoir des taux de cotisation réduits.

Les cotisations sociales des micro-entrepreneur

Le régime des micro-entrepreneurs (anciennement auto-entrepreneurs) permet de bénéficier du régime micro-social. En savoir plus sur vos cotisations en tant que micro-entrepreneur.

Lire aussi : Artisans : cédez ou reprenez une entreprise facilement, grâce à la Bourse nationale pour Entreprendre dans l’artisanat

Quelles sont les cotisations pour lesquelles vous obtenez le montant ?

Le simulateur permet de connaître le montant de chacune des cotisations suivantes ainsi que leur total :

  • Maladie 1
  • Maladie 2
  • Allocations familiales
  • Contribution à la formation professionnelle
  • Retraite de base 1
  • Retraite de base 2
  • Retraite complémentaire 1
  • Retraite complémentaire 2
  • Invalidité Décès              
  • CSG/CRDS

Lire aussi : À quel centre de formalités des entreprises (CFE) devez-vous vous adresser ?

Comment fonctionne le simulateur de cotisations des artisans et commerçants ?

Si le simulateur ne s’affiche pas correctement, il est possible que les options paramétrées vous empêche de générer le simulateur, notamment si vous avez coché la case [oui] pour micro-entrepreneur ou avez précisé que vous étiez une profession libérale ou un expert-comptable. Le simulateur ne s’adresse qu’aux commerçants et artisans non micro-entrepreneurs.

Accéder au simulateur

A lire : Disruption

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La disruption n'est pas réservée aux start-up technologiques : elle est universelle et nous n'avons encore rien vu de son pouvoir de transformation de nos vies et de nos sociétés. Tout est disruptable : les entreprises, leurs produits/services, l'expérience clients, mais aussi nos modèles d'organisation, nos manières d'apprendre, de communiquer, de travailler, nos représentations du monde, nos valeurs et jusqu'à notre propre corps. Dans ce livre, est abordé un spectre large des impacts de cette disruption : à la fois les avancées technologiques (intelligence artificielle, assistants intelligents, blockchain…), les évolutions de modèles d'organisation (fin du salariat, des hiérarchies, de l'entreprise qui produit en secret, nouveaux modèles open-sources et collaboratifs...) et les changements de repères (valorisation de l'expérience, théorie du signal et transparence comme preuve de qualité/réputation pour les individus et les entreprises, fin de la valeur de la connaissance au profit de la confiance). De précieuses pistes sont données pour se disrupter soi-même au lieu de se faire disrupter (mentalités, méthodes et comportements des entrepreneurs, techniques des start-up californiennes, découvertes récentes en neurosciences...). Sans langue de bois, sur un ton libre et enthousiasmant, ce livre engagé d'un auteur de la génération Y décode les dynamiques de la disruption. En mêlant descriptions, analyses, illustrations et prospectives, il donne les clés pour comprendre ce monde en train de naître, ne pas le craindre, et s'y engager, pour éviter que d'autres ne le bâtissent à notre place.
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