Environnement

plan d’actions sur les produits phytopharmaceutiques et une agriculture moins dépendante aux pesticides

Lancement de la concertation sur les propositions de plan d’actions sur les produits phytopharmaceutiques et une agriculture moins dépendante aux pesticides


Conformément aux annonces du Premier ministre lors de la clôture des Etats généraux de l’alimentation, le ministère de l’agriculture et de l’alimentation, le ministère de la transition écologique et solidaire, le ministère des solidarités et de la santé et le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation lancent une concertation sur le projet de feuille de route gouvernementale sur les produits phytopharmaceutiques, en vue de la finaliser avant la fin du premier trimestre 2018.


Quatre priorités sont identifiées :
 

1. Diminuer rapidement l’utilisation des substances les plus préoccupantes pour la santé et l’environnement.
2. Structurer et renforcer la recherche sur les impacts des produits phytopharmaceutiques sur la santé en soutien du renforcement de la protection des populations.
3. Accompagner la recherche d’alternatives et la mise en œuvre de ces solutions par les agriculteurs.
4. Renforcer le plan Ecophyto 2, améliorer sa gouvernance et son fonctionnement.

 

  • fruits


Le document annexé reprend les principales actions correspondant à ces priorités. Certaines actions sont déjà engagées (mobilisation au niveau européen, proposition législative relative à la séparation des activités de vente et de conseil) ou seront mises en œuvre sans délai (approfondissement des expertises sanitaires). Ces actions tiendront compte de la spécificité des outre-mer et s'appliqueront à ces territoires


La concertation sera menée sur ces bases en prenant appui sur le programme Ecophyto, qui sera revu et adapté en conséquence. Des consultations seront initiées rapidement avec les parties prenantes par le ministère de l’agriculture et de l’alimentation, le ministère de la transition écologique et solidaire, le ministère des solidarités et de la santé et le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, afin de prendre en compte l'ensemble des préoccupations.
Propositions de plan d’actions sur les produits phytopharmaceutiques et une agriculture moins dépendante aux pesticides
Priorité 1 – Diminuer rapidement l’utilisation des substances les plus préoccupantes pour la santé et l’environnement. Il est proposé de reprendre le calendrier proposé par la mission CGAAER-IGAS-CGEDD.


La France s’opposera au renouvellement ou à la prolongation des substances les plus préoccupantes au niveau européen. Les ministères saisiront l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) pour arrêter, le cas échéant, les mesures de gestion nécessaires (retrait d’autorisation de mise en marché, restriction d’usages) et des études complémentaires.
Le glyphosate s’inscrira dans cette approche, nationale et européenne et fera l’objet de nouvelles études, y compris des études toxicologiques expérimentales, dont le résultat sera attendu d’ici 3 ans.


Pour voir les propositions d'action et les documents qui sont accessibles en ligne :


http://ecologique-solidaire.gouv.fr/

http://www.igas.gouv.fr/spip.php?article642

http://agriculture.gouv.fr/

http://enseignementsup-recherche.gouv.fr/

Participez à l'avenir de la mer et du littoral !

L’image contient peut-être : texte et plein airConsultation citoyenne ouverte jusqu'au 25 mars... Comment protéger le littoral et la biodiversité marine tout en développant les activités économiques liées à la mer? Quels espaces réserver aux parcs éoliens, à la pêche ou à la plaisance ?

Le ministère de la Transition écologique vient de lancer une consultation citoyenne sur l'avenir de la mer et du littoral pour les quatre façades maritimes de l'hexagone, dont la méditerranée sur le site https://www.merlittoral2030.gouv.fr/content/mediterranee .


Comment protéger le littoral et la biodiversité marine tout en développant les activités économiques liées à la mer ?
Quels espaces protéger ?
Quels espaces réserver aux parcs éoliens, à la pêche ou à la plaisance ?
Cette consultation s'inscrit dans le cadre de la stratégie pour la mer et le littoral et sollicite l'avis des citoyens sur une planification spatiale des espaces maritimes, de la côte au grand large.
Le grand public pourra jusqu'au 25 mars exposer en ligne ses priorités, ses attentes et ses préoccupations.
Des ateliers citoyens sont aussi organisés sur tout le littoral pour débattre et recueillir les avis.

SMBT : aménagement du territoire et littoral

  Paysage : Bredene 1Le Syndicat mixte du bassin de Thau a participé le 25 janvier à Paris à une journée d’échanges organisée par la Fédération nationale des SCOT pour évoquer la complexité des dispositions de la loi littoral.

Présentée à l’origine comme un texte visant à éviter la privatisation du littoral, la loi du 3 janvier 1986 reste complexe à mettre en œuvre.

Le défi pour les structures en charge de l’aménagement du territoire est de bien prendre en compte tous ces enjeux dans leur projet de schéma de cohérence territoriale.

 

 

Désoxygénation des océans : il faut agir

Déjà en 2012, Louis Legendre, Professeur de Université Pierre et Marie Curie, Président du Conseil scientifique de l’Institut océanographique, Fondation Albert Ier, Prince de Monaco avait publié un rapport sur La désoxygénation de l’océan qui s’accélérait avec des précisions sur la situation d’alors et des prévisions.

Depuis, différents rapports sont venus étayer ces prévisions et le 4 janvier 2018, le CNRS a publié un article alarmant en précisant en introduction  :

« Au cours des 50 dernières années, la proportion de zones de haute mer dépourvues de tout oxygène a plus que quadruplé. Quant aux sites à faible teneur en oxygène situés près des côtes, y compris les estuaires et les mers, ils ont été multipliés par 10 depuis 1950. Les scientifiques estiment que la teneur en  oxygène va continuer à chuter dans ces deux types de zones au fur et à mesure que la Terre se réchauffera. » « Source : Actualités du CNRS-INSU »

Les chercheurs du groupe de travail international Global ocean oxygen network mis en place par l’Unesco et comprenant un chercheur du Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS/OMP, UPS / CNRS / CNES / IRD) viennent de démontrer que pour mettre un terme à ce déclin, il est nécessaire de limiter le changement climatique et la pollution par les nutriments.

L’étude provient du Global ocean oxygen network (GO2NE)(1), un nouveau groupe de travail créé en 2016 par la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO, représentant 21 institutions dans 11 pays. L’article est le premier à analyser si largement les causes, les conséquences et les solutions à la désoxygénation à travers le monde, à la fois en haute mer et en eaux côtières. Le texte souligne les plus grands dangers menaçant l’océan et la société, et les actions à prendre pour garder les eaux de la Terre productives et en bonne santé.

« Sites côtiers où les charges en nutriments ont causé ou exacerbé la décroissance du contenu en oxygène jusqu’à des concentrations < 2 mg/l (< 63 µmol/l) (points rouges) et zones de minimum d’oxygène à 300 m de profondeur (concentrations en dégradé bleu). Carte construite à partir des données de R. Diaz, et du World Ocean Atlas (2009), qui couvre les 50 dernières années, mise à jour par les membres du GO2NE de IOC-UNESCO. »

Pour poursuivre la lecture de l’article : http://www.insu.cnrs.fr/node/8181

SMBT : Le Bagnas : un site naturel au fonctionnement hydraulique complexe

Le SMBT et l’Adena, association gestionaire du site signent une convention de partenariat pour optimiser la protection de ce patrimoine naturel exceptionnel.

L'objectif est d’établir un bilan hydraulique précis utile pour le nouveau plan de gestion du site en cours d’élaboration.

Cette mission s’inscrit entre autre dans le cadre de l’appui technique et assistance que le SMBT doit apporter aux maîtres d’ouvrages agissant sur les territoires des bassins de Thau et d’Ingril dans le cadre de son statut d’EPTB, établissement public territorial de bassin.

 
 

SMBT : la SLGRI

Marseille Inondation 2Le Syndicat mixte du bassin de Thau a été désigné structure porteuse de la Stratégie Locale de Gestion du Risque Inondation. L’enjeu est de connaître très précisément les zones à risque du territoire, de réaliser les travaux de protection nécessaires en ciblant les actions prioritaires et de prendre les mesures d’adaptation en cas de crue ou de submersion marine.

A l’image du SDAGE et de sa déclinaison locale au niveau du SAGE. La déclinaison locale du PGRI est la stratégie locale de gestion du risque inondation (SLGRI). 

Si le territoire de Thau est exposé au risque de sécheresse, il est également concerné par le risque inondation du fait de l’'évolution du changement climatique conduit à des épisodes pluvieux moins fréquents mais plus intenses. Le territoire de Thau est identifié parmi les 122 Territoires à Risque Important (TRI) au titre de la directive Inondation au niveau national.

Trois types de risques sont à considérer : débordement de cours d’eau, ruissellement urbain et submersion marine. Trois risques que le Syndicat mixte du bassin de Thau s’apprête à analyser en détail dans le cadre de l’élaboration de la Stratégie Locale de Gestion du Risque Inondation.

le Syndicat va mettre à profit les outils d’ingénierie environnementale développés pour la surveillance sanitaire de la lagune. L’outil VigiThau qui modélise l’ensemble du bassin versant permettra de simuler précisément les débordements des cours d’eau (principaux et affluents) et des réseaux pluviaux ainsi que les phénomènes de ruissellement.

Concernant le risque de submersion, une convention de partenariat a été passée avec BRLi pour modéliser ce phénomène en prenant en compte le franchissement des différents ouvrages de protection mais aussi le rôle tampon joué par les lagunes. Le bassin de Thau servira de site test pour cette expérience. BRLi envisage ensuite de valoriser ce travail de diagnostic au niveau national et international.

Ce chantier très pointu financé par le FEDER s’ouvre dans un calendrier assez restreint qui doit aboutir à l’élaboration d’une Stratégie Locale de Gestion du Risque Inondation début 2017 et à l’élaboration d’un plan de réduction des risques prévu mi-2017.

A noter que la Stratégie Locale de Gestion du Risque Inondation permettra au territoire de bénéficier d’aides financières dans le cadre du dispositif PAPI (Plan d’Action de Prévention des Inondations).

Sur le site du SMBT :   télécharger des documents : http://www.smbt.fr/content/documents-%C3%A0-t%C3%A9l%C3%A9charger

Si le territoire de Thau est exposé au risque de sécheresse, il est également concerné par le risque inondation. Ses fortes tempêtes le classent parmi les 122 Territoires à Risque Important au plan national. Trois types de risques sont à considérer : débordement de cours d’eau, ruissellement urbain et submersion marine. Trois risques que le Syndicat mixte du bassin de Thau travaille à analyser dans le détail.

Lancée le 4 juillet 2016 en présence de l’ensemble des parties prenantes du territoire,  l’élaboration de la SLGRI a abouti à la rédaction d’un premier document qui a été soumis à l’avis des parties prenantes* début 2017.

 Les parties prenantes à la SLGRI 

La Stratégie Locale de Gestion des Risques d'Inondation (SLGRI) du bassin de Thau

La Statégie Locale de Gestion des Risques Inondations(SLGRI)  du bassin de Thau a été arrêtée le 4 juillet 2017 par le Préfet de l'Hérault.

Télécharger la SLGRI

> Stratégie locale de gestion du risque inondation du bassin de Thau 

> Arrêté d'approbation 

Contre les comportements inciviques

Le week-end dernier, Francis Veaute, Vice-président de l'agglopôle délégué aux espaces naturels, est allé sur le site de la Gardiole, à la rencontre de la brigade territoriale.

Celle-ci très active sur le territoire, exerce bien d'autres missions pour défendre le bien commun contre les comportements inciviques qui mettent l’environnement en danger et nuisent à la grande majorité des habitants.

"Créée en 2010 sur le territoire de l’ex-CCNBT, la brigade territoriale a vu son périmètre d’intervention élargi depuis la fusion des deux agglos du bassin de Thau, le 1er janvier 2017. Elle emploie cinq agents de terrain qui veillent 24h/24 sur le territoire de Sète agglopôle Méditerranée pour défendre le bien commun contre les comportements inciviques qui mettent l’environnement en danger et qui nuisent à la grande majorité des habitants. Ces gardes-champêtres ont un champ de compétence judiciaire très étendu et sont habilités à rédiger un procès verbal qui peut donner lieu à des poursuites.. Leur mission est de faire remonter l’information jusqu’aux élus lorsqu’ils constatent un réseau endommagé, un comportement qui pourrait aboutir à un incendie, une construction illicite…"

En savoir + http://bit.ly/2EbqMBO

Des sorties nature à Frontignan avec le CPIE

Le CPIE  Bassin de Thau organise dans les prochaines semaines des sorties nature à Frontignan. 

Le: 24 février et 7 avril

Horaire : 10h – 12h30

Lieu : Frontignan, plage des aresquiers

Tarif : gratuit, inscription obligatoire : 06 95 53 78 81.

Les Trésors de la mer 

Le littoral languedocien

Biolit 2016_©CPIE BT (3)lml

Le littoral est un milieu remarquable car il est l’interface entre la terre et la mer. Dans notre région, de Cerbère à la Camargue, on compte environ 300km de littoral (conservatoire du littoral 2012) qui offrent une incroyable diversité de paysages et d’espèces animales ou végétales. Au large de notre littoral, s’étend également, le Parc Naturel Marin du Golfe du Lion 4 000 km2 et 8 réserves naturelles littorales.  Ces espaces protégés sont de véritables trésors du patrimoine naturel qu’il est important de préserver. Ils représentent également un milieu de vie ou de passage pour la biodiversité mais aussi pour les Hommes.

De par sa position géographique il est un réceptacle des activités humaines, qu’elles proviennent de la terre ou de la mer. Elles sont grandissantes (tourisme, sports, pêche, plaisance, habitations…) et affectent depuis plusieurs années l’équilibre de ces milieux. Le littoral est ainsi de plus en plus fragile face à ces pressions. Le littoral a besoin de vous, une mobilisation citoyenne est indispensable pour aider les scientifiques et les pouvoirs publics à établir une cohabitation durable entre l’Homme et la nature.

Biolit 2016_©CPIE BT (5)

 Participez au programme Biolit et devenez Sentinelles de la mer : Initié et porté par l’association Planète Mer, BioLit est un programme national de science participative sur la biodiversité du littoral. L’objectif de ce programme est d’observer notre littoral, zone riche mais sensible entre la mer et terre, afin de mieux le protéger.

Depuis 2015, le CPIE Bassin de Thau est le relai régional de BioLit en Occitanie, dans le cadre du réseau régional Sentinelles de la mer Occitanie porté par le CPIE.  (voir site internet)

Le CPIE BT organise deux sorties accompagnées. Aux côtés d’un éducateur environnement mettez-vous dans la peau d’une sentinelle de la mer et partez à la recherche des organismes de la plage.

Vous découvrirez la laisse de mer, cet écosystème particulier et vous contribuerez à la protection de l’environnement grâce aux sciences participatives.

 Qui peut participer :

Tout le monde peut participer, petits et grands, en famille ou en solo, que vous soyez expert en la matière ou tout simplement curieux de découvrir les écosystèmes du littoral. Le protocole a été créé pour être accessible au plus grand nombre.

Sortie gratuite organisée avec le soutien de l'#AFB, La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, Département de l'Hérault,

Diminuer la taille des parcelles pour favoriser les pollinisateurs

L’agriculture intensive est l’une des principales causes de l’actuelle crise de la biodiversité, qui touche notamment les insectes pollinisateurs pourtant indispensables à la production de certains aliments. Une équipe internationale impliquant des chercheurs du CNRS (dont celle du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier et de l’Inra vient de démontrer qu’un paysage agricole fait de parcelles plus petites augmente l’abondance des pollinisateurs, et par conséquent le transport de pollen et le succès reproducteur des plantes (nombre de graines produites).

Expérimentation de pollinisation dans un des paysages agricoles étudié. © Annika Hass

L’explication est simple : lorsque la taille des parcelles diminue, la densité de bordures de champs augmente mécaniquement, ce qui crée des sortes de corridors favorables au déplacement des insectes pollinisateurs. De manière contre-intuitive, l’étude montre aussi qu’une plus grande diversité de cultures n’est pas forcément favorable aux pollinisateurs notamment lorsque l’augmentation de la diversité est due à la présence de cultures intensives telles que la culture de maïs, peu favorables aux adventices et aux pollinisateurs.


Ces résultats sont basés sur des observations recueillies dans le cadre du projet Farmland dans 229 parcelles de 94 paysages agricoles dans quatre pays (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni), par des scientifiques de 15 laboratoires.