Environnement

Pour un Monde durable, les alternatives aux pesticides

« Terres de Thau, nourricières et solidaires » (TTNS) organisait le 21 mars, à la MJC de Poussan, une soirée-débat autour du film « Nos enfants nous accuseront ». Cette projection prenait place dans le cadre de la « semaine nationale des alternatives aux pesticides » dont vous pouvez trouver le programme sur : https://alternativespesticides34.jimdo.com/programme-semaine/

L'on y découvrait : "La courageuse initiative d’une municipalité du Gard, Barjac, qui décide d’introduire le bio dans la cantine scolaire du village. Le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole (76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays) et les dégâts occasionnés sur la santé publique.

Un seul mot d’ordre : Ne pas seulement constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d’agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas." (Allociné). Sorti en novembre 2008 écrit et réalisé par Jean-Paul Jaud, présenté à la presse à Cannes le 22 mai 20081, le thème central du film est donc l'empoisonnement supposé des aliments par les toxines (pesticides, fongicides, engrais, etc.) de la chimie agricole, développé à travers le cas d'une école.

https://www.youtube.com/watch?v=J-pE8FaHY6M

S'en suivait un débat mené par François Alvernhes, maraîcher et membre fondateur de TTNS, d'Antoine Caron, apiculteur et membre de L'UN Apiculture française ainsi que par Alain Del Vecchio membre du Collectif 34 pour les alternatives aux pesticides et co-président du réseau Semeurs de Jardins avec près de 60 personnes présentes à la salle Paul Vilalte de la MJC.

 A travers le film, l'on comprend que pour aller vers une agriculture durable qui prenne en compte le respect de la Nature et celui de la santé de tous il est nécessaire qu'une majorité de consommateurs changent leurs habitudes : celles concernant la consommation, que ce soit celle des aliments ou encore celle concernant les produits chimiques de toutes sortes utilisés dans les demeures ou les espaces verts, en faisant en sorte que l'agriculture devienne de plus en plus naturelle en évitant les traitements qui peu à peu l’empoisonnent et polluent la planète : "Il faut aller vers un monde plus sain, que ce soit pour la santé de tous, la nôtre et celle des enfants, pour que les équilibres naturels soient mieux respectés et pour que petit à petit ne disparaissent pas des espèces d'animaux qui assurent un bon équilibre à notre planète."

Les sujets abordés durant le débat étaient nombreux entre celui de l'agriculture qui serait souhaitable dans les années à venir, celui de la dangerosité des pesticides, celui de l'agriculture bio avec même une approche du côté législatif. Une soirée et une semaine pour réagir puis pour réfléchir sur un avenir qui doit se tourner vers la naturel s'il veut rester durable et beaucoup plus sain dans les décennies qui vont suivre.

Réouverture du Jardin Antique Méditerranéen

le mardi 21 mars, pour fêter le printemps !
Horaires d’ouverture du 21 Mars au 30 juin : 09h30-12h00/14h00-18h30 (Fermé les lundis et le 1er mai)
A Balaruc-les-Bains Tél : 04 67 46 47 92 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 




 

Animations à  noter

Exposition du 21 mars au 28 avril 2017 
ExploraThau

Pendant les horaires d’ouverture du site, visite de l’exposition comprise dans les conditions normales d’entrées
Organisé par le Syndicat mixte du bassin de Thau depuis 5 ans, le concours ExploraThau invitait cette fois les participants à raconter la légende de Thau en images. Destiné à valoriser les richesses naturelles du territoire et inciter à leur préservation, le concours photo ExploraThau 2016 propose au public de redécouvrir 14 des plus beaux clichés de sa dernière édition.

 Jeudi 6 avril - 10h00-12h00
"Les petits naturalistes" avec l’association LPO Hérault (Ligue pour la Protection des Oiseaux – Membre du réseau CPIE Bassin de Thau) 
Après l’observation des différentes espèces d'amphibiens présents dans les bassins du jardin (Salamandre tachetée, Triton palmé, Crapaud commun ou accoucheur, Rainette ou Grenouilles vertes…), les  6-12 ans découvrent leur mode de vie, les menaces qui pèsent sur ces espèces et apprennent à les protéger !
Gratuit et sur inscription (accueil : 04 67 46 47 92 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) Nombre limité à 10 enfants

Jeudi 13 avril - 10h00-12h00 : atelier modelage
"création de grenouilles"  avec l’association Céramiquement Vôtre !
Après l’observation de grenouilles dans les bassins, les enfants de 8 -12 ans tenteront de les reproduire et de les interpréter par le modelage d’argile.
Gratuit et sur inscription (accueil : 04 67 46 47 92 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) Nombre limité à 10 enfants

Vendredi 21 avril à  17 h 30 : Projection et rencontre /débat 
"Garrigues printanières" un film de Pierre Maigre.
Au printemps, la garrigue nous révèle toute la richesse de sa biodiversité. Ce film nous invite à découvrir ce milieu si particulier et nous permet d'entrer dans l'intimité de certains de ses hôtes. Les images présentées ont été patiemment recueillies au cours de trois saisons de reproduction successives et dans le strict respect de l'intégrité des espèces animale set végétales. C'est aussi un cri d'alarme pour la sauvegarde d'un patrimoine naturel aussi attachant que menacé… Intervenant : Pierre Maigre, Président de la LPO Hérault - Centre Régional de Sauvegarde de la Faune Sauvage Conditions : Entrée libre, dans la limite des places disponibles (60 places).

 

Ré-Installation des huttes de Biodiversité (Biohut®) à Marseillan

La ville de Marseillan s’inscrit depuis plusieurs années dans des actions de sensibilisation et de protection de l’environnement qui l’entoure. Cet engagement est essentiel pour une commune dont 90% du territoire bénéficient du classement « Zone Natura 2000 ».
Marseillan a ainsi été l’une des villes pionnière à avoir investi dans le procédé, Biohut® avec l’installation des 90 modules dans les ports de Marseillan-ville et plage contribuant ainsi au rétablissement des écosystèmes côtiers et lagunaires. En novembre 2016, les cages avaitent été sorties de l’eau afin d’analyser la situation des habitats et de procéder à un comptage minutieux des différentes espèces qui s’y trouvaient.
Jeudi dernier, c’est en présence du Sénateur maire de Sète et président de la Communauté d’Agglomération du Bassin de Thau, François Commeinhes, du maire de Marseillan, Yves Michel, des conseillers départementaux, Marie-Christine Fabre de Roussac et Sébastien Frey, du représentant de l’Agence de l’Eau et du Directeur départemental adjoint de la DDTM, Frédéric Blua, que s’est déroulée la réinstallation des habitats.

 

Biohut est la solution développée par la société Ecocean pour créer un habitat artificiel offrant « le gîte et le couvert » afin de favoriser le taux de survie des poissons et autres animaux marins dans les phases initiales de leurs existences. Le procédé permet ainsi de redonner la fonction de nurserie à des zones modifiées par l’homme (par exemple les ports et les aménagements côtiers).

Qu’est ce qu’une nurserie ?

L’habitat nurserie est caractéristique de la morphologie et des besoins des espèces :

  • Une nutrition variée et adaptée.
  • Un habitat favorable à l’installation des post-larves, qui les protège des prédateurs et des pressions pendant leur période juvénile jusqu’à la taille refuge.
  • Un environnement où les juvéniles grandissent plus vite et ont un meilleur taux de survie qu’ailleurs.
  • Une localisation qui permet un déplacement vers les habitats adultes.


©Rémy Dubas

Composé d’une cage en acier remplie de coquilles d’huîtres ou d’un matériau recyclé, associée à une autre cage, vide celle-ci, la Biohut protège les larves et les « jeunes recrues » quand, agressées par des prédateurs, elles cherchent à se rapprocher naturellement de l’habitat
En les protégeant de la prédation, tout en leur fournissant une nourriture adaptée, le procéde permet aux larves et aux jeunes recrues d'atteindre “la taille refuge” afin de contribuer efficacement à l’accroissement des populations adultes.

   

Très sensible à la préservation de ce territoire maritime qu'est Marseillan, le maire Yves Michel a fait appel en 2014 à une jeune société montpelliéraine Ecocean spécialisée dans la restauration des milieux aquatiques, et les ports de Marseillan-Plage et de Marseillan-ville avaient été équipés de modules Biohut® au nombre de 60 pour le premier et 30 pour le second.
Marseillan a été le 1er port à être équipé de ces systèmes de protection.
Ce dispositif a été financée par l’Agence de l’eau (50%), la ville de Marseillan (30%) et le département de l’Hérault (20%).

Les Biohuts® sont des nurseries constituées de 2 cages, l'une remplie d'un matériau recyclé (coquilles d'huîtres) et d'une autre vide offrant habitat et nourriture aux jeunes larves ainsi protégées des prédateurs (voir détails ci-contre).
En novembre 2016, les cages avaient été relevées et la société Ecocean avait comptabilisé 16 000 individus et 35 espèces de faune marine des pageots, des pagres, des dorades, des bars, etc. des poissons qui jouent un rôle patrimonial en Méditerranée, mais aussi une faune vagile: gastéropodes, oursins, crustacés.

cliquer sur les images pour les agrandir

Jeudi 16 mars, la société Ecocean a réinstallé pour 4 ans les Biohuts® dans les 2 ports, et à Marseillan-Plage en présence du Sénateur François Commeinhes, des conseillers départementaux Mme Fabre de Roussac et Sébastien Frey , du maire Yves Michel, du maire honoraire M. Benoit, de M. Blua Directeur Départemental Adjoint de la DDTM, d'élus, du représentant de l'Agence de l'eau, de membres d'associations et un peu plus tôt dans l'après-midi d'élèves de 6ème du collège Pierre Deley qui ont participé à des ateliers de sensibilisation et suivront tout au long de l'année l'évolution de ces habitats. Ces jeunes "qui sont les citoyens de demain" comme l'a rappelé Yves Michel, le maire de Marseillan, sont donc déjà mobilisés pour préserver l'environnement.

M. Yann Guais et M. Rémi Dubas (Ecocean) ont fait tour à tour le bilan de l'opération menée précédemment et précisé que la pose de ce dispositif' avait été possible uniquement parce que Marseillan avait, en amont, mené une lutte contre les rejets, la mer n'étant pas une poubelle mais un lieu de vie. Des panneaux de sensibilisation ont d'ailleurs été placés sur les quais pour informer les plaisanciers et visiteurs.
Mme Fabre de Roussac, a précisé qu'une aide financière de 13.000 € pour soutenir cette opération avait été votée la veille par le Département.
Le sénateur Commeinhes qui revenait d'une visite des eaux de lagunage, a ajouté qu'il partait sous peu à Gênes assister à une table ronde sur la protection de l'eau dans les ports et M. Blua a salué cette initiative concrète, pragmatique, d 'un montant budgétaire limité, préférable "à des envolées lyriques et des ambitions démesurées difficiles à mettre en place fort onéreuses pour un résultat aléatoire ou tardif".

Claude Gressier

 

NAPPEX (Nurseries Artificielles Pour Ports Exemplaires)

NAPPEX est aujourd’hui une appellation qui identifie les ports exemplaires ayant comme engagement de favoriser la biodiversité dans leurs eaux par la mise en place d’habitats adaptés aux larves de poissons ainsi qu’à de nombreuses espèces marines.

Qu’est-ce qu’un Port Exemplaire ?

Les problématiques liées à l’impact du port sur les habitats et la biodiversité ne peuvent être intégrées dans la démarche environnementale que si le port est déjà "propre". NAPPEX est donc l’occasion pour les ports propres de franchir un pas de plus vers l’exemplarité en intégrant la biodiversité dans leurs démarches environnementales. Les ports contribuent ainsi à l’amélioration de la biodiversité au sein de leur environnement. Un port engagé NAPPEX, c’est un port qui, après avoir engagé une démarche "port propre" (qualité de l’eau, gestion des dêchets…), décide de franchir un pas de plus vers l’exemplarité en intégrant la biodiversité dans sa démarche.

 

CPIE : partagez votre passion du jardinage

Bienvenue dans Mon Jardin au Naturel (BMJN) est un évènement national organisé depuis 4 ans par le réseau national des Centres Permanents d’Initiatives pour l’Environnement.

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Sur le territoire de Thau et des palavasiens, il est animé pour la troisième année par le réseau CPIE Bassin de Thau (CPIE BT). Et l’événement est devenu un vrai rendez-vous ! En 2016, plus de 350 visiteurs ont répondu présents sur notre territoire, et près de 20 000 au niveau national !

Cultiver son jardin, un plaisir au naturel à partager !
Vous aimez cultiver dans le respect de l’environnement et du cycle naturel des plantes ?
Vous avez envie de transmettre et d’échanger vos connaissances avec les habitants du territoire de découvrir de nouvelles techniques de jardinage ?
N’hésitez plus, rejoignez le réseau des jardiniers bénévoles engagés dans BMJN sur Thau et les palavasiens !

 "Les samedi 10 et dimanche 11 juin 2017, les jardiniers ouvriront leur jardin (entre une demi-journée et deux jours selon les cas) au public le temps d’un week-end pour échanger et partager leurs pratiques de jardinage."

Une démarche territoriale en partenariat avec les acteurs du territoire La dynamique BMJN est conçue en partenariat avec les gestionnaires du territoire et le programme Vert Demain, nos jardins sans pesticides porté par le Syndicat Mixte des Étangs Littoraux (SIEL) sur les palavasiens et le Syndicat Mixte du Bassin de Thau (SMBT) sur Thau.

Dans le cadre de ce programme, ces deux syndicats mixtes accompagnent les communes du territoire, qui se sont toutes engagées pour réduire l’utilisation des produits phytosanitaires et des engrais sur les espaces verts publics, et inciter aux économies d’eau. Ainsi, l’opération BMJN participe à la sensibilisation des citoyens en complémentarité de ce programme à travers un temps festif d’échanges et de rencontres.

 

 Réunion d’information pour les jardiniers bénévoles, le Mardi 28 mars à 18h30 En partenariat avec le SMBT – Rendez-vous au CPIE Bassin de Thau, Ecosite, route des salins, à Mèze

Inscriptions 04 67 24 07 55.

"Nos enfants nous accuseront" une soirée débat avec TTNS

 

"Terres de Thau, nourricières et solidaires" (TTNS) organise le 21 mars, à la MJC de Poussan, à 20 h 30, une soirée-débat autour du film "Nos enfants nous accuseront".

Cette projection prend place dans le cadre de la "semaine nationale des alternatives aux pesticides". Les pesticides sont un sujet assez sensible dans la société française aujourd'hui.

 

"La courageuse initiative d'une municipalité du Gard, Barjac, qui décide d'introduire le bio dans la cantine scolaire du village."

Le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération : l'empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole (76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays) et les dégâts occasionnés sur la santé publique.

Un seul mot d'ordre : Ne pas seulement constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d'agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas.(Allociné)

l’EID Méditerranée au cœur de la lutte contre les moustiques

 

l'EID Méditerranée :

Un acteur de l'aménagement du territoire


Il y a 50 ans, le littoral méditerranéen français n'était pas celui que tout le monde connaît aujourd'hui. Les villes, les campagnes et les plages risquaient de passer à côté de sérieuses opportunités de développement économique et touristique. Car elles étaient envahies par des insectes insupportables : les moustiques, qui rendaient ce pays magnifique invivable !
C'est pourquoi en 1958, les Conseils généraux des départements de l'Hérault, du Gard et des Bouches-du-Rhône évaluant l'avenir exceptionnel qui s'ouvrait à leurs départements, ont décidé de créer l'EID Méditerranée, l'Entente Interdépartementale pour la Démoustication du littoral méditerranéen (EID-Med).
En 1963, l'Aude et les Pyrénées-Orientales les rejoignent. C'est cette année-là que l'Etat a créé la Mission interministérielle d'aménagement touristique du Languedoc-Roussillon, dite "Mission Racine". Fixant la démoustication comme préalable incontournable à toute démarche d'aménagement, l'Etat a contribué au financement de l'EID Méditerranée, aux côtés des collectivités territoriales, jusqu'en 1982, date de dissolution de la Mission interministérielle.

 Pour un développement local durable

L’EID-Med a pour mission centrale le contrôle de la population des espèces nuisantes de moustiques proliférant dans les zones humides marginales des étangs et lagunes du littoral. Ce contrôle consiste, non pas à éradiquer l’ensemble des insectes piqueurs, mais à maintenir la gêne due aux moustiques à un seuil jugé tolérable, avec un impact environnemental minimum et dans un cadre budgétaire maîtrisé.
Les zones d'activités économiques, les établissements scolaires, universitaires, culturels n'auraient pu se développer à quelques encablures du littoral s'ils avaient dû être envahis par des nuages de moustiques. La démoustication a donc directement contribué à l'essor économique de notre région, particulièrement le tourisme, tout en œuvrant chaque jour, du printemps à l’automne, pour la salubrité et le confort de vie pour tous. Cette mission ne peut être ralentie sous peine de revenir... plusieurs decennies en arrière !
L’EID Méditerranée participe également à des actions importantes de conservation et de mise en valeur écologique des milieux naturels (restauration des cordons dunaires et suivi des systèmes littoraux). Elles contribuent à faire de notre région l’une des destinations préférées des touristes et un territoire propice à l’essor des activités économiques tout en assurant la salubrité publique à l'échelle de sa zone d'action

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 Christophe Morgo 
président de l’EID Méditerranée

Christophe Morgo, conseiller départemental du canton de Mèze et maire Villeveyrac, connaît bien l’EID Méditerranée puisqu’il y partiicpe au titre de représentant du Département depuis 2008. En 2015, il en a été élu président pour succéder à Christian Jean.

"Les défis à relever aujourd’hui sont déterminants pour le devenir de notre établissement et le nouveau conseil d’administration, désigné en 2015 par les collectivités membres. Il a devant lui une tâche difficile mais motivante.

Tout d’abord, il faut apporter des réponses à la forte colonisation par le « moustique tigre » (Aedes albopictus) de l’ensemble des départements de la façade méditerranéenne, tant au niveau de la nuisance qu’il provoque que du risque de santé publique qu’il représente.

Au-delà, nous devons aussi accompagner l’état et les Départements qui nous sollicitent dans l’application du plan antidissémination de la dengue et du chikungunya.

Bien sûr, dans le même temps, il faut veiller à être toujours aussi efficace (voire plus efficace) dans le contrôle des moustiques autochtones, malgré de nombreux facteurs qui compliquent notre action : conditions climatiques augmentant la période de nuisance, restrictions d’accès aux zones productrices de moustiques, limitation du nombre d’insecticides utilisables et de méthodes de lutte alternatives vraiment efficaces à ce jour…

De plus, les restrictions budgétaires qui s’imposent aux collectivités membres impactent l’EID. Il faut donc se préparer à faire plus et mieux avec moins.

Heureusement, l’EID Méditerranée ne manque pas de ressources, humaines au premier chef, qui lui permettront de réussir, tout en poursuivant les efforts au niveau financier. C’est une structure solide qui dispose de nombreux atouts pour répondre aux attentes des citoyens en matière de lutte contre les moustiques, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs : des équipes professionnelles au niveau de compétences élevé, tant sur le terrain qu’au siège, dotées de moyens de qualité, des finances maîtrisées et une démarche d’amélioration constante."

Christophe Morgo, Président de l’EID Méditerranée 
Rapport d’activités EID Méditerranée 2015 .

   
       
 

Quelles nouvelles du côté des biocides ? 

En Europe, les insecticides utilisables dans le cadre de la lutte contre les moustiques nuisants ou vecteurs sont régis par le règlement (UE) n°528/2012 du 22 mai 2012. Ce dernier limite le panel de biocides disponibles sur le marché national et européen. Des recherhces sont toutefois en cours pour identifier et à sélectionner de nouvelles substances actives insecticides pouvant, à moyen terme, renforcer la panoplie des moyens biocides. Parmi ceux-ci, deux projets sont particulièrement prometteur le GreenProtect (près de 500 molécules d’origine naturelle testées depuis 2012)et le projet QSAR-LAV.
Une fois sélectionnées, les molécules ayant une activité larvicide potentielle sont synthétisées et purifiées. L’EID Méditerranée se charge alors de la réalisation des tests d’efficacité sur des espèces de moustiques de référence élevées au laboratoire. Ainsi, depuis 3 ans, ce sont près de :

  • 55 molécules testées.
  • 152 tests larvaires réalisés.
  • 4 molécules actives à faibles doses.
   

 Avec ses 150 agents permaments et un budget annuel d'environ 140 millions d'euros, l’EID Méditerranéee, joue un rôle central dans la lutte contre les moustiques. Chaque années se sont des centaines d'actions concrètes qui sont menées depuis la destruction physique des gîtes larvaires à la prévention en passant la mobilisation des institutionnels, les enquêtes entomologiques suite à des signalements des agences régionales de santé, l'information et la sensibilisation du public etc.

Optimiser les méthodes de lutte

Les opérations de lutte de l’EID Méditerranée visent à contrôler la nuisance des moustiques afin de protéger les agglomérations. Elles consistent à traiter à la source les larves présentes dans l’eau avant qu’elles ne se transforment en adultes et ne se dispersent vers les zones habitées. Il s’agit ainsi de la stratégie de lutte la plus efficace et la moins impactante pour l’environnement (actions ciblées dans l’espace et dans le temps, produit sélectif…).
On distingue les interventions en « milieu rural » (zones humides littorales, principalement), où l’objectif est de traiter des espèces ayant des capacités de dispersion importantes vers les habitations et les interventions en milieu urbain.
Environ 40.000 hectares sont traités en milieu rural. Trois quarts des surfaces traitées le sont par épandage aérien (par avion ou hélicoptère), le dernier quart fait l’objet d’épandage terrestre. En milieu urbain, les traitements concernent près de 60 000 gîtes larvaires. La stratégie de la lutte urbaine consiste en des actions ciblées chez les privés où se trouve 80 % des larves : suppression physique, sensibilisation sur le terrain, intervention à la demande , etc.) et des actions qui visent à être exemplaire dans le domaine public, avec un le rôle central de l’EID Méditerranée pour le traitement des gîtes identifiés et amener les concepteurs ou gestionnaires d’espaces, d’ouvrages et de bâtiments publics à la bonne « gestion » pour une moindre production de moustiques.

Le recours ultime et raisonné aux traitements "adulticides"

La lutte contre le moutiques se concentre prioritairement sur la prevention et l’élimination des larves mais les traitements “adulticides” font partie de la stratégie de lutte contre la nuisance liée aux moustiques. Conformément à la réglementation, ils sont limités à des épandages par voie terrestre, en milieu urbain et périurbain. principalement en début d’été, Ces traitements, qui représentent moins de 2 % des surfaces traitées, restent nécessaires dans la panoplie et sont mis en oeuvre après évaluation des services de l’EID-Med et accord du Conseil départemental et de la commune concernés

Le « moustique tigre » Aedes albopictus

Le « moustique tigre » Aedes albopictus est une des espèces les plus invasives au monde. Comme pour la plupart des espèces d’Aedes, il ne pond pas ses oeufs au niveau de l’eau mais au-dessus : une élévation du niveau de l’eau est donc nécessaire pour permettre l’éclosion (arrosage, pluie, etc). Aedes albopictus affectionne particulièrement les petits gîtes et peut pondre dans les coupelles de pots de fleurs, les arrosoirs, les vases et même les pneus laissés à l’abandon. C’est principalement par ce biais que les oeufs ont été transportés sur le continent européen. Il est relativement simple de limiter sérieusement leur développement, en s’assurant qu’au moins une fois par semaine ces petits gîtes soient complètement asséchés, ce qui permet de tuer les larves avant qu’elles ne deviennent les adultes piqueurs qui nous importunent.

Aedes albopictus n’a de cesse de coloniser de nouveaux territoires, depuis son introduction à Menton, en 2004. C’est la seule espèce de moustiques de métropole capable de transmettre la dengue et le chikungunya. Afin de prévenir l’apparition d’épidémies, le ministère de la Santé a mis en place un plan antidissémination. L’EID Méditerranée participe activement à ce plan, en surveillant l’expansion du « moustique tigre » et en mettant en oeuvre des traitements insecticides préventifs, en cas de risque de transmission vectorielle.
» pour en savoir plus : www.moustiquetigre.org

L'EID : promotteur d'innovations

Nouvelles approches aériennes

Les applications professionnelles impliquant des drones sont en plein essor en France. Les outils sont nombreux, la réglementation complète, d’où l’idée de faire appel à des spécialistes pour savoir où positionner le curseur (applications de biocides, prise de mesures, surveillance…). Au-delà, de nouvelles classes d’engins aériens légers (Classe 6 ULM) permettent de réfléchir à de nouveaux moyens.

Des techniques nouvelles pour limiter les nuisances

Pour rester performant et répondre du mieux possible aux attentes des populations, le mode opératoire appliqué par l’EID Méditerranée est en permanence enrichi de nouvelles méthodes issues de la R&D. En 2015, deux méthodes prometteuses ont été expérimentées sur le terrain avec succès : d’une part, les techniques de piégeage massif de moustiques adultes et, d’autre part, l’autodissémination de biocides pour atteindre les gîtes d’Aedes albopictus (« moustique tigre »).

Innovation et accès-plage

Dans le cadre du programme européen MedSand- Coast, le Département de l'Hérault a retenu l'EID Méditerranée pour mettre en oeuvre des actions innovantes de gestion de la fréquentation de sites littoraux.
Le pôle Littoral de l'EID a été la cheville ouvrière d'une expérimentation menée sur le cordon dunaire de Sérignan- Plage où deux accès-plage ont été matérialisés, l'un avec des copeaux (bois flotté, broyé et étalé au sol), l'autre encadré avec des plantes dunaires.
Il a aussi conçu et réalisé des travaux d'aménagement dunaire d'avant-garde sur les communes de Marseillan, Sète et Frontignan: pose de ganivelles, plantations, paillage géotextile, etc..
Par ailleurs face au problème de l'érosion marine et du recul du rivage qui en découle, plusieurs réponses sont apportées aux collectivités gestionnaires du littoral. Parmi elles : le choix de réparer les dégâts avec des techniques douces, pour conserver l'existant ou l'acceptation du recul et son accompagnement. Par exemple la réalisation d'un cordon dunaire de second rang sur la commune du Grau du Roi , afin de soustraire la ville à la submersion marine, tout en anticipant le recul du rivage dû à l'érosion. Cette opération innovante est le fruit d'une réflexion de longue date, associant la commune, le Syndicat Mixte de la Camargue Gardoise, la DREAL et l'équipe de maîtrise d'oeuvre du projet (BRLi/ONF/EID).

L’évaluation environnementale : le plan QSE (Qualité - Sécurité - Environnement)

 Suite à l’analyse environnementale qui a été réalisée à l’échelle de l’ensemble des sites de l’EID Méditerranée, un plan d’action « environnement » est à l’oeuvre, afin d’améliorer notre performance environnementale. Il s’articule autour de 3 thèmes majeurs : gestion des déchets (traitement des effluents / gestion des déchets ménagers). - amélioration des conditions de stockage. - économies d’énergie. Initié en 2015, ce plan d’action va se déployer jusqu’en 2017

 

Le CPIE recherche des jardiniers amateurs

  Le CPIE de Thau recherche des jardiniers amateurs le temps d’un week-end, pour juin 2017. Inscriptions jusqu’à avril 2017. - Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - 04.67.24.07.55


 

Bienvenue dans mon Jardin au naturel est une opération nationale annuelle organisée par le réseau des Centres Permanents d’initiatives pour l’Environnement (CPIE). Chaque année elle invite des jardiniers amateurs à ouvrir leur jardin pour échanger avec les visiteurs sur leurs techniques de jardinage (voir les résultats de l'édition 2016)
Ce projet est soutenu par l’Agence de l’Eau RMC, la Région Occitanie, le Département de l’Hérault. En partenariat avec le SMBT et le SIEL.

Biopiles

Fin des essais sur le site de l'ancienne Mobil à Frontignan

En place depuis février dernier, le démantèlement des essais pilotes de traitement biologique en biopiles a commencé sur le site de l’ex raffinerie Exxon-Mobil. Les résultats sont attendus au cours du 1er trimestre 2017. 

Dans le cadre du plan de dépollution du site de l’ancienne raffinerie Mobil imposée à Exxon par arrêté préfectoral du 11 août 2015, les essais pilotes de traitement biologique en biopiles, installées depuis février 2016 sont démantelées en cette fin décembre.
Les six biopiles ont donc été contrôlées pendant presque un an. Les résultats des analyses seront connus au cours du 1er trimestre 2017, le démarrage de la dépollution est, quant à lui, programmé au 2ème semestre 2017.

» lire aussi : Le scandale de la friche industrielle de la Mobil à Frontignan

Pour la Gardiole

Signature ce jeudi 15 décembre dans la chapelle de St Felix de Montceau, avec la fédération de randonnée héraultaise, le sénateur-maire de Sète et le maire de Gigean, vice-président de Thau agglo en charge des espaces naturels de la Gardiole, de la convention nous liant pour aménager les chemins de randonnée, et dévoilement des panneaux informatifs de cet espace exceptionnel, réservoir de biodiversité et poumon vert de notre territoire où les multiples activités doivent coexister en mettant fin aux utilisations anarchiques qui dégradent le massif.


 


 

C'est dans la bonne humeur, qu'a eu lieu jeudi matin, 15 décembre, la signature d'une convention de partenariat pour la réalisation de deux sentiers de promenade et randonnée sur le massif de la Gardiole et le dévoilement d'un premier panneau d'information.

  Deux actes importants qui sont les points de départ d’un plan de grande ampleur récemment voté : le plan de gestion du massif de la Gardiole auquel l’agglo a attribué un budget de 1.998.000 € TTC.

C'est un programme ambitieux qui s’étale sur la période (fin) 2016-2019. L'objectif est d'avancer de façon raisonnée et concertée avec les acteurs locaux sur les différents projets de façon à modifier l'image d'un massif souvent montré comme un espace non géré et de faire du massif de la Gardiole une unité de territoire avec les lagunes et le littoral du bassin de Thau.

Outre François Commeinhes, le Président de la Communauté de communes et Françis Veaute , Maire de Gigean et Vice-Président de Thau Agglo délégué à l'environnement , on notait la présence Christophe Morgo, Conseiller Départemental, et de nombreux élus qui marquaient ainsi leur intérêt pour la préservation et la mise en valeur du massif.

Les principales actions sont :

  • l’aménagement des entrées de sites et des aires de stationnement
  • le développement d’itinéraires d'activités de pleine nature labellisés
  • la mise en place de la signalétique informative
  • le développement des pénétrantes de mobilité douce Gardiole-étangs
  • la valorisation les plantes aromatiques et médicinales
  • l’optimisation des espaces à vocation agro-sylvo-pastoraux
  • le développement des outils de coordination des pratiques

Après l'accueil sympathique sur le parking de l’Abbaye de Montceau avec une visite du site, une mini-randonnée vers les murets en pierre et une capitelle rénovés a permis à Francis Veaute de présenter des travaux qui marquent l'intérêt que les différents acteurs portent à ce secteur, un écrin de verdure entre deux zones urbanisées qu'il faut protéger sans relâcher les efforts entrepris.

C'est ainsi que Thau agglo, avec le Syndicat Mixte du massif de la Gardiole, et l’ONF, réalise sur le massif de la Gardiole un programme d’entretien annuel. 5 agents débroussaillent, taillent, élaguent, nettoient les dépôts sauvages et restaurent le patrimoine vernaculaire. Thau agglo a souhaité mettre en valeur le travail réalisé par ses agents de restauration de nombreux murets en pierre sèche tout autour de l’abbaye de Saint Félix de Montceau.

Plus aucun panneau informatif n’a été posé depuis les années 70. Si quelques vestiges subsistent encore, le visiteur arrivant aujourd’hui pourra trouver un premier panneau d’accueil proposant simplement les principaux points de repère sur le massif, décrivant également les bons réflexes à adopter en forêt. D’autres panneaux plus spécifiques sur l’histoire du massif, sa faune et sa flore seront réalisés ultérieurement. le panneau ONF installé à l'entrée de la piste principale a alors été dévoilé.

Thau agglo et le Comité Départemental de la Randonnée Pédestre (CDRP) de l’Hérault s’engagent en faveur de la définition de mise en œuvre d’itinéraires de randonnée pédestre de qualité, labellisés en signant une convention de partenariat marquant le point de départ d’une collaboration pour la réalisation de 2 sentiers de petite randonnée (PR), concertés avec les communes et associations locales, qui aboutiront en 2017 :

  • Un premier sentier au départ du parking « du motocross » d’environ 8 km ;
  • Un second sentier au départ de l’abbaye Saint Félix de Montceau avec 2 diverticules : une boucle de 15 km et une variante dite de promenade d’environ 7 km, aves passage au pied du sommet culminant du massif, le Roc d’Anduze à 234m.
  • Un troisième parcours de petite randonnée est à l’étude, dans le domanial du côté de Fabrègues, entre le Syndicat Mixte de la Gardiole, l’ONF et le CDRP.

Ces sentiers impacteront le moins possible les autres usages du massif et ne feront l’objet d’aucune ouverture de milieux ou modification des paysages. Ils auront pour objectif d’être labellisés par la Fédération Française de Randonnée Pédestre et feront l’objet de fiches balades permettant ainsi de développer des supports de promotion touristique aux environs des sentiers.

François Felten, chef du service forêt de l’ONF précisait que c'était un plaisir d'entretenir ces espaces et que Le balisage de ces sentiers permettra de contenir les promeneurs sur des pistes dédiées devant limiter ainsi la divagation dans des zones plus protégées.
Après une déambulation jusqu'à l'Abbaye St Félix Luc Trauchessec, Président du Comité départemental de la randonnée pédestre, et François Commeinhes, Président de Thau agglo se sont félicités que la communauté puisse assurer cet entretien, ces rénovations et rendre ces espaces plus structurés tout en restant naturels pour qu'ils soient mieux respectés et développés correctement.

Valérie Campion/Jean-Marie Campion

 

L'atténuateur de houle sera déployé

Lido de Sète à Marseillan : l’atténuateur de houle sera déployé

L’opération de sauvegarde qui est destinée à lutter contre l’érosion de la plage et à protéger par là même les activités économiques liées au site (conchyliculture et petits métiers de la mer, viticulture et tourisme) a nécessité un investissement global de 55 M€ qui fait d’elle la plus grande opération de sauvegarde du littoral en Méditerranée. De 2007 à 2012 ont été réalisés les aménagements terrestres (recul de la route littorale, reconstitution d’un cordon dunaire, création d’une piste cyclable, d’une voie bus, de parkings et de sanitaires).

Sur la partie du lido la plus érodée, entre Sète et les Trois Digues, trois techniques de protection maritime ont été associées afin de reconstituer la largeur de plage que le recul de la route seul n’a pas permis : la réalisation de 700 m de drainage de plage (système Ecoplage) la réalisation de 1 000 m d’ouvrage atténuateur de houle immergé un rechargement massif en sable de 350 000 m3 Après 3 ans d’observations, le suivi caméra du lido et l’analyse des données de la topo-bathymétrie ont permis de dresser les premiers enseignements du dispositif atténuateur de houle et de confirmer son rôle positif avec notamment pour conséquence un élargissement de la plage d’une douzaine de mètres.

Thau agglo a donc mis fin à l’expérimentation du système Ecoplage et acté le déploiement de l’ouvrage atténuateur de houle (sur 1 400 mètres linéaires). L’ensemble des travaux pourront être réalisés en 9 mois, sur une période qui s’étend d’octobre à avril, hors période d’interdiction estivale. Le coût de ce déploiement est de 2,8 M€.

Plus de peur que de mal sur le site BP de Frontignan

Les intempéries, qui ont touché l’ensemble du département la semaine dernière, ont provoqué dans la nuit de mercredi à jeudi un incident sur le site de stockage d'hydrocarbure du pétrolier BP-GDH à Frontignan. Une cuve, heureusement vide, en cours d’entretien s’est rompue et pliée, laissant apparaître un trou béant.

La cuve éventrée, bien visible depuis la route entre Sète et Frontignan.

Alors que le département était placé en vigilance orange, les intempéries ont fait plier, dans la nuit du 23 au 24 novembre, la paroi d’une cuve sur le site de BP-GDH. Le bac en question, d’une contenance de 3 000m3 et situé tout à l’ouest de dépôt était, heureusement, vide de tous produits polluants.
Cette cuve, qui servait de réserve d’eau, était en travaux d’entretien. Le toit qui devait être changé avait été enlevé, fragilisant de fait la structure. Les intempéries de la semaine dernière ont ainsi pu provoquer une rupture de la robe et le pliage de la tôle.
Cet incident heureusement sans gravité pour la population et l'environnement justifie la vigilance de la municipalité de Frontignan et son exigence envers les services de l'Etat pour contrôler l'industriel et lui imposer le respect des normes de sécurité les plus sévères. Rappelons qu'en 2014, les intempéries avaient déjà provoqué l'effondrement du toit d'un des bacs de stockage.

» sur un thème voisin, voir aussi  la pétitions en cours pour une dépollution totale de l'ancienne Mobil à Frontignan