Environnement

Vers un pôle d’excellence des produits de la mer et de la lagune

La CCI Hérault veut créer un pôle d’excellence des produits de la mer et de la lagune associant tous les professionnels de la filière (producteurs, criées, transformateurs, distributeurs et restaurateurs). L’objectif est de créer du lien entre les différents acteurs, qui seront référencés dans un annuaire professionnel, et de développer la vente in situ des produits locaux, notamment chez les restaurateurs.

Une grande campagne de communication positive va être lancée. Axé sur la qualité des produits et des savoir-faire ancestraux, le message, décliné sur différents supports (sets de table, affiches, flyers, jeux), sera diffusé dans les restaurants, les hôtels, les campings, les offices de tourisme ou encore auprès des croisiéristes. Animée durant un an par une étudiante en alternance, une campagne marketing ciblera aussi les influenceurs.

Les points de vente et les lieux de dégustation seront également inclus dans les parcours découvertes de l’application mobile « Destination Hérault ».D’un montant global de 61 980 euros, l’opération prévue de septembre 2019 à décembre 2020, est financée à 40% par le FEAMP, 24% par la Région, 16% par Sète Agglopôle Méditerranée et 20% par la CCI. Cette action s’inscrit dans le cadre du Défi 3 du DLAL FEAMP : promouvoir les métiers, les produits et le territoire.

Ce qui est bon pour l’eau l’est aussi pour la biodiversité et la réciproque est vrai

Veiller sur l’eau, les rivières et les zones humides, c’est aussi protéger les habitats de la loutre, de l’hirondelle de rivage, du crapaud vert, du saumon… et d’un grand nombre d’espèces.
Ce qui est bon pour l’eau l’est aussi pour la biodiversité et la réciproque est vrai ! Des écosystèmes en bonne santé sont un atout pour une eau de qualité … Tout le monde y gagne et l’Homme aussi. Alors, que fait-on pour protéger les espèces et leurs habitats ?

Le dispositif expérimental WAVE BUMPER contre l'érosion marine à l'essai au Petit Travers

 

Changement climatique, érosion marine,vent, vagues... maltraitent nos côtes qui varient saison après saison. Chaque année, nous observons avec regret le recul du trait de côte sur nos plages. Un phénomène qui touche, en France, un quart des zones littorales.

Malgré les travaux d'aménagement réalisés en 2017 au Petit Travers (pose de 2 lignes de pieux, rechargement du pied de dune, aménagement d'une rampe d'accessibilité à la plage pour les personnes à mobilité réduite) et l'entretien quotidien de nos plages, les coups de mer continuent de détériorer le cordon littoral.

C'est donc dans un souci de préservation que la Mairie a décidé de tester un nouvel équipement de protection appelé "Wave Bumper". 
Mis en place depuis le 19 novembre, ce dispositif va être évalué jusqu'au mois d'Avril 2020.

WAVE BUMPER, Qu'est ce que c'est ? 

La technologie brevetée "Wave Bumper" (pare-vague) repose sur le principe de bouclier incurvé, qui renvoit l'énergie des vagues et génère un mouvement de retour vers le large. Cette technologie entièrement démontable, amène une solution adatable au besoin. Elle permet une installation rapide et adaptable pour faire face à des événements climatiques tout en ayant une très faible empreinte environnementale.

Remplis de sable, les "bug bump" seront installés sur le côté de la digue du Petit Travers à Carnon et reposeront sur des tapis anti-affouillement.

Nourrir les oiseaux quand il fait froid

 

Dans notre Région, nous avons la chance d’avoir des oiseaux présents toute l’année comme les mésanges charbonnières, les mésanges bleues, les moineaux domestiques, les verdiers d’Europe, les merles noirs, les tourterelles turques, les chardonnerets, les rouges-queues noirs, et l’hiver, on voit aussi, poussés par le froid, des rouges-gorges, des pinsons des arbres, des accenteurs mouchets, des troglodytes mignons et pinsons des arbres…

Quand le sol est gelé ou recouvert de neige le plus grand risque de mourir pour les oiseaux sauvages est de ne pas trouver de nourriture plutôt que d’avoir froid.

La lutte contre le froid entraîne une grande déperdition de poids et fait baisser la température interne des petits oiseaux.

Pour compenser ces risques mortels les oiseaux ont un besoin vital de se nourrir presque à longueur de journée et on peut les aider en mettant de la nourriture à leur disposition.

Quelle nourriture ?

Jacques Bougard, Poussannais, membre de la LPO, nous donne quelques conseils :

  « On peut proposer aux oiseaux des boules de graisse contenant des graines diverses à accrocher en hauteur. Proposer aussi des graines de tournesol qui sont les graines les plus caloriques, disposées dans ou sur des mangeoires mises en place à 1 m 50 du sol pour les mettre à l’abri des chats et autres prédateurs. On mettra aussi des graines au sol pour les oiseaux qui se nourrissent exclusivement au sol comme les Pinsons des arbres, les Rouge-gorges… On peut aussi disposer quelques morceaux de pain sec et de la matière grasse (beurre, margarine). Enfin on mettra un petit abreuvoir à fond plat (assiette par exemple) à disposition pour que les oiseaux puissent boire. Par temps de gel vérifier que l’eau ne gèle pas ou la remplacer régulièrement par de l’eau tiède. Boules de graisse et graines de tournesol se trouvent facilement dans le commerce. »

  Des mangeoires de différentes formes et des supports de boules se trouvent aussi dans le commerce mais on peut très bien bricoler par soi-même, comme de simples plateaux par exemple.

  Pour éviter la transmission des maladies entre oiseaux il faut nettoyer régulièrement ces accessoires à l’eau savonneuse. Positionner ces dispositifs si possible au soleil et à l’abri du vent du nord.

  « A leur réveil, les oiseaux sont frigorifiés et affamés et il faut les nourrir chaque matin dès le lever du jour et le soir une heure avant le coucher. La période va de novembre au printemps selon les intempéries. » Rajoute Jacques, un passionné.

ECOCEAN : Restauration écologique

Créé en 2003, Ecocean est une entreprise montpelliéraine qui emploie 14 personnes en CDI. Gilles est entouré d’une équipe jeune, dynamique et ultra motivée. La partie recherche et développement d’Ecocean a permis à la société de se positionner comme une entreprise précurseur et performante dans l’expertise des post-larves. Pionnier sur la création d’habitats artificiels pour jeunes poissons, Ecocean continue son développement sur des projets toujours plus innovants en faveur de la biodiversité aquatique.
 
Ecocean participe activement à des projets de grande envergure depuis plusieurs années dans le domaine de la restauration écologique en milieu marin. L’orientation donnée à la société en matière d’ingénierie écologique a débouché sur la mise en place de projets en Méditerranée et à un développement vers l’Europe du Nord et les Caraïbes. Plus récemment l'activité d'Ecocean s'oriente également autour des systèmes lacustres et des canaux. Ecocean propose des unités opérationnelles clés en main de restauration de la biodiversité aquatique aux collectivités locales, mais également aux grands groupes de l'environnement, des travaux publics ou plus récemment de l'énergie (énergies marines).Logo


Depuis les années 50, le nombre d’espèces marines en danger n’a cessé de croître et le capital naturel de poissons a fortement diminué. Les causes de ce phénomène sont nombreuses : parmi elles on peut citer la pollution, la destruction des habitats, le changement climatique, l’apparition d’espèces envahissantes, et bien sûr la surexploitation des ressources marines, dont le taux actuel dépasse le taux optimal d’un facteur trois à quatre. Certains scientifiques annoncent même qu’en 2050 la quasi-totalité des stocks de poissons aura disparu !

Les ressources arrivent à un seuil critique, la conservation ne suffit plus, il faut « réparer » l’écosystème !

Actuellement, plus de 50% de ces stocks sont exploités à leur rendement maximum soutenable, et 32% sont considérés comme surexploités, épuisés ou en reprise. Or, nous sollicitons chaque jour davantage un peu plus cette ressource… En conséquence, la conservation des ressources naturelles et particulièrement de la ressource marine ne suffit plus, et un effort de « réparation » doit être apporté.

Les collectivités locales, les industriels et les aménageurs côtiers en première ligne

Les collectivités locales, les industriels et les aménageurs côtiers portent de nombreux enjeux du domaine marin. Ils devront adapter leurs infrastructures pour qu’elles contribuent de manière positive aux espaces naturels et à une amélioration des milieux marins alentour. Ils vont devoir anticiper les changements climatiques, favoriser l’acceptabilité sociétale et in fine contribuer au bon état écologique. L’intégration de contraintes environnementales associées à la ressource en poissons devra être prise en compte dès la conception des aménagements.

La directive Cadre Européenne sur la stratégie du milieu marin

La récente Directive Cadre européenne sur la Stratégie du Milieu Marin (DCSMM, 2008) a pour objectif le bon état écologique des zones marines côtières pour 2020. Elle complète la Directive Cadre sur l’Eau (2000). En plus d’approfondir la surveillance et la connaissance de l’état du milieu, elle porte aussi sur l’interaction des activités et des aménagements anthropiques avec les écosystèmes. Cette directive mentionne également la recherche de solutions de restauration des milieux dégradés.

les solutions de restauration

Innover pour le repeuplement des populations halieutiques

Face à l’effondrement constaté des stocks, les solutions proposées par Ecocean ont toutes le même objectif : booster le recrutement des poissons. Pour cela nous avons développé 2 solutions qui se complètent. BioRestore pour repeupler les populations de poissons et Biohut, des habitats artificiels pour redonner les fonctions de nurseries perdues par des aménagements côtiers.

Voir les solutions proposées sur : https://www.ecocean.fr/restauration-ecologique/
 

L’aigle de Bonelli est en danger d’extinction

L’aigle de Bonelli est en danger. Ce rapace aux puissantes serres, au bec crochu et au plumage brun et blanc, qui emprunte son nom à l’ornithologue italien qui l’a découvert en 1845, vit dans les falaises du sud de la France, depuis près de 200.000 ans.

Trente-trois couples seulement sont recensés en France, contre 80 dans les années 1960, pour une population mondiale estimée à 20.000 représentants, ce qui en fait l’une des espèces de rapaces les plus rares et les plus étroitement surveillées. (…)

La suite de l’article sur le site de 20 minutes : cliquez ici 

En savoir plus sur : http://rapaces.lpo.fr/aigle-bonelli/laigle-de-bonelli

RECONQUETE DE LA BIODIVERSITE MARINE avec IMMERSION DE 32 RECIFS ARTIFICIELS imprimés 3D

C’est une première internationale, au Cap d’Agde

 RECONQUETE DE LA BIODIVERSITE MARINE avec IMMERSION DE 32 RECIFS ARTIFICIELS imprimés 3D

 

La ville d’Agde, gestionnaire de l’Aire marine protégée de la côte agathoise, est partie à la reconquête de biodiversité marine en installant 32 récifs artificiels fabriqués en impression 3D béton spécial au niveau du balisage de la bande des 300m.
Ils ont remplacé le trio infernal du balisage classique « pneu-béton-chaîne qui rouille » par un système innovant faisant fonction à la fois de corps-mort des bouées jaunes de surface et d’habitat pour la biodiversité marine littorale.
Une opération pilotée par la ville d’Agde avec les sociétés Seaboost (groupe Egis) pour la conception, XtreeE pour l’impression 3D et béton Vicat pour le matériau.
Une opération menée dans le cadre du projet Récif’lab de la ville d’Agde, lauréate de l’appel à projet national « Site pilote pour la reconquête de la biodiversité ».
Avec un financement de type PIA (Programme d’Investissement d’Avenir) impliquant l’ADEME, la Région Occitanie, l’Agence de l’Eau et la ville d’Agde.

Renaud Dupuy de la Grandrive 

Le grand cormoran est une espèce animale protégée

 

 
 
 

Le grand cormoran (Phalacrocorax carbo sinensis) est une espèce animale protégée au titre du code de l'environnement. Sa destruction, sa capture, sa perturbation, sa naturalisation, la destruction de ses œufs ou de ses nids sont interdits.

Cependant, afin de prévenir l'impact de cet oiseau sur les activités piscicoles, comme le risque de sa prédation sur les espèces de poissons protégés, des dérogations peuvent être accordées  pour permettre la destruction à tir du grand cormoran.

 Ces dérogations sont accordées dans la limite d'un quota départemental fixé annuellement par arrêté ministériel.Les modalités de régulation ainsi que le quota départemental pour l'Hérault sont définis par l'arrêté départemental annule en vigueur. 

> Consulter l'arrêté préfectoral du 12 octobre 2015 portant régulation par tir des populations d'oiseaux de l'espèce grand cormoran pour la campagne 2015-2016 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 1,58 Mb

Pour plus d'informations, contactez la Direction Départementale des Territoires et de la Mer de l'Hérault (DDTM34) / Unité Forêt et Chasse

  • au : 04 34 46 60 63
  • ou par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

La Galerie éphémère #8

Un événement art et nature à découvrir du 31 janvier au 2 février 2020

La huitième édition de la Galerie éphémère ouvrira bientôt ses portes ! Comme chaque année, préparez-vous à en prendre plein de mirettes.

Une vingtaine d’artistes ont investi les bâtiments du site protégé des Salines à Villeneuve-Lès-Maguelone, afin de vous proposer une manifestation hybride qui a pour ambition de provoquer la rencontre des amoureux de la Nature et des amateurs d’Art.

Au programme : de l’illustration, de la photographie, du graff, de la peinture, et de la musique mais aussi la découverte des Salines.

Le réseau CPIE BT sera présent comme chaque année avec la LPO Hérault et Kimiyo ! Vous y retrouverez :

- Le Village Sentinelles de la mer Occitanie où vous pourrez vous glisser dans la peau d'un scientifique à travers 20 m² de jeux et de découverte de la biodiversité.

- Des balades surprenantes à la découverte des oiseaux du site.

- Et des animations spontanées le long de la file d'attente pour connaître la biodiversité et les métiers de la lagune !

Événement gratuit - Ouvert à tous

Cet événement organisé à l'occasion de la Journée mondiale des zones humides, est orchestré par Olivier Scher, Cahuate Milk, Aline Riou et le Conservatoire d'espaces naturels Languedoc-Roussillon, avec le soutien de nombreux partenaires dont le Département de l'Hérault, Montpellier Métropole et le CPIE Bassin de Thau.

La compétition mondiale entre les pêcheries et les oiseaux marins

 

 Fou-de-Bassan-© V.-Lopes-LPO-Hérault

Une étude menée par la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB) a comparé des données se rapportant aux oiseaux marins sur deux périodes (1970 à 1989 et 1990 à 2010).

La consommation alimentaire annuelle mondiale des oiseaux de mer a diminué de 19% entre les deux périodes. En parallèle, les rendements globaux des pêcheries mondiales sont passés de 59 à 65 millions de tonnes métriques entre les deux périodes avec une augmentation de 5% de la capture de petits poissons pélagiques, une augmentation de 8% pour les autres poissons, de 91% pour les calmars et de 48% pour le krill.

Malgré des limites potentielles décrites en annexe de l'étude et la diminution du nombre d’oiseaux de mer dans le monde, les analyses mettent en évidence une concurrence soutenue entre les pêcheries et les oiseaux de mer dans les dernières décennies.

Les oiseaux de mer subissent diverses autres menacent :

-les prélèvements d'adultes, de juvéniles et d'oeufs ;

-la dégradation et la destruction des habitats de reproduction ;

-les diverses pollutions (plastique, marée noire, pollution chimique) ;

-le changement climatique qui impact la disponibilité en nourriture.

Cette situation de pressions cumulées est préoccupante, car l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a identifié les oiseaux de mer comme étant le groupe d’oiseaux le plus menacé : 38 % des 346 espèces d’oiseaux de mer sont classées comme menacées ou quasi menacées, avec pour près de la moitié de toutes les espèces un déclin de la population connu ou suspecté (UICN, 2018).

 

Pour aller plus loin : 

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