Environnement

Climat: offensive judiciaire contre l'Etat français

Les Mains, Globe, Terre, Protection

 AFP

Après les Etats-Unis ou les Pays-Bas, l'État français va faire l'objet d'un recours en justice pour action insuffisante contre le réchauffement climatique, ont annoncé plusieurs ONG plaignantes, qui ont adressé lundi une requête préalable au gouvernement.

"L'action défaillante de l'État en matière de lutte contre le changement climatique traduit une carence fautive" face à son "obligation de protection de l'environnement, de la santé et de la sécurité humaine", arguent Greenpeace, Oxfam, la Fondation pour la nature et l'Homme (FNH) et l'association Notre affaire à tous, dans cette demande envoyée au chef du gouvernement Edouard Philippe et à huit ministres.

En savoir plus sur : https://www.afp.com/fr/infos/334/

Conférence au JAM "l'Intelligence Artificielle et l'Humain"

Alain FOUCARAN – Directeur de l'Institut d’Electronique et des Systèmes – unité Mixte de Recherche du CNRS et de l'Université de Montpellier forte de plus de 220 collaborateurs, a présenté au Jardin Antique Méditerranéen à Balaruc-les-Bains et invité par Sète Agglopole Méditerranée, une conférence sur la nécessité de la mutation des usages numériques avec un « bon dosage » d''Intelligence Artificielle et d'humain.

C’est un spécialiste des capteurs et micro-systèmes et c’est à ce titre qu’il est l’auteur ou co-auteur de plus de 75 publications dans des revues internationales et de plus de 100 communications en conférences internationales et nationales. Il a dirigé plus de 22 thèses de doctorat et dirige encore aujourd’hui 2 thèses de 2 doctorat. En janvier 2013, la qualité de ses travaux de recherche sont reconnus par l’obtention de l’IBM Faculty Award et en 2015 il est nommé au grade le plus élevé de l’enseignement supérieur « Professeur des Universités de Classe Exceptionnelle ».

Pour essayer de construire une prospective à 20 ans, il s'appuiera sur un constat et deux affirmations : le constat est lié au fait que le vecteur majeur et incontournable de l'évolution et du rayonnement de l'humanité sera l'électricité : mobilité, technologies de l'information et de la communication etc... Ce constat étant posé, il donnera sa vision prospective de la prochaine décennie en formulant deux affirmations très personnelles : 1°) l'électronique, l'informatique et la robotique sont devenues indispensables à toute avancée scientifique et ce, toutes disciplines confondues. 2°) Si le XXème siècle a été le siècle des sauts technologiques - nous sommes passés de la marche à pieds à l'Espace - le XXIème sera le siècle des sauts d'usages et si l'on parle d'usage, il faut que les Sciences Humaines et Sociales soient repositionnées au centre des évolutions scientifiques – exemple du « clonage », technologie du XXème qui trouvera ses pleines applications et usages au XXIème, une fois les aspects éthiques et déontologiques traités par les Sciences Humaines et Sociales... Le questionnement associé à ces deux affirmations est le positionnement du curseur entre le « tout Intelligence Artificielle » et la part d'Humain – intégrant, lui, l'aléa, l'émotion, … et les Sciences Humaines et Sociales. 

Selon Alain Foucaran le questionnement sur le positionnement du curseur dans le dosage Intelligence Artificielle/Humain est l'enjeu majeur de la prochaine décennie et ne trouvera son bon équilibre que par une implication significative des Sciences Humaines et Sociales. Il développera un exemple à son propos mais intégralement transposable et généralisable à tous les problèmes liés au « dosage » Intelligence Artificielle/Humain : celui du véhicule autonome, 100 % électrique, 100 % connecté et donc 100 % autonome, s'appuie sur l'Intelligence Artificielle pour agir mais pour quelle part d'Humain ? quelle acceptabilité sociétale et pour quel usage ? Est-ce que la notion de « véhicule autonome connecté » ne doit pas se concevoir avec une modification radicale de l'usage du véhicule ? Ce qui doit primer c'est la mission en intégrant toutes les contraintes pour un accomplissement optimisé... Sa vision prospective s'appuie sur cette nécessaire mutation des usages qui doivent être intégralement couplés aux analyses et préconisation des Sciences Humaines et Sociales, totalement exclues actuellement des perspectives proposées et qui ne conçoivent l'interdisciplinarité scientifique qu'au travers des disciplines « dures » - physique, chimie, biologie, informatique etc... sans une contribution significative des Sciences Humaines et Sociales.

Alain Foucaran enchaîne avec une recherche innovante sur Montpellier : Que sera l’appartement de demain ? Comment l’équiper pour améliorer le bien-être des occupants ? Comment gérer juridiquement la multiplication des données collectées ? Autant de questions auxquelles le projet d’« appartement observatoire », initié par lui-même, avec l'unité de recherche montpellieraine dynamique du droit, veut répondre. Le CNRS finance la phase d'étude. Chercheurs, universitaires et industriels se sont retrouvés au sein d'une expérience inédite consistant à étudier ce que pourrait être l'appartement du futur. L'appartement observatoire est doté d'objets connectés et truffé de capteurs (42 actuellement), chacun des partenaires ont exprimé des besoins et le but de sa recherche.

« Ce qui m'intéresse, c'est une génération qui est éduquée à vivre dans une ambiance "intelligente", déclare Alain Foucaran, et, à l'automne 2018, deux étudiantes volontaires ont aménagé dans cet appartement-observatoire, terrain d’étude d’une soixantaine de chercheurs, juristes, économistes, électroniciens, informaticiens, architectes, spécialistes des sciences du langage et du comportement, du marketing ou encore de la santé… les questions qu’ils se posent ne peuvent être explorées de manière pertinente qu’en étudiant un lieu de vie permanent. Ils ne mettront pas les pieds sur place mais les chercheurs exploiteront les précieuses données produites par les « co-HUTeurs ».- HUT : "Human at Home Project".

Concrètement, des capteurs de pression au sol et des capteurs de mouvement  serviront à évaluer déplacements et gestes des occupants dans leur lieu de vie. Ces informations pourront intéresser à la fois des architectes  afin d'identifier des zones évitées par les habitants et optimiser l’aménagement, et des professionnels de santé pour étudier les mouvements et postures pouvant être des marqueurs de bien-être ou de mal-être. Un comité d’éthique indépendant a été mis en place afin de protéger la vie privée des « co-HUTeurs ». Il a pour rôle d’examiner tous les projets scientifiques, et pourra à tout moment être saisi par les habitants et les chercheurs.

« Mais c'est un projet ouvert et d'autres ne manqueront pas de nous rejoindre » souligne Alain Foucaran pour terminer.   Annick Pratlong

poissons et produits issus de la mer dans les grandes surfaces, le rapport de l'UFC-Que Choisir

Ce lundi, UFC-Que Choisir publie une enquête concernant l’étiquetage des poissons et produits issus de la mer dans les grandes surfaces. Selon l'association de consommateurs, près de 86% des poissons vendus dans la grande distribution sont pêchés selon des méthodes non durables ou dans des stocks surexploités.

Apéritif, Saumon, Canape, Fromage

 

https://www.quechoisir.org/action-ufc-que-choisir-enquete-sur-la-peche-durable-la-grande-distribution-reste-en-rade-n62022/

Un vaccin pour les abeilles face à "l'apocalypse des insectes"

Abeille 01

 

 AFP

En Finlande, des scientifiques ont mis au point ce qu'ils croient être le premier vaccin au monde pour protéger les abeilles, avec l'espoir d'enrayer la chute des populations de cet insecte, qui pourrait provoquer une crise alimentaire mondiale.

Les abeilles contribuent en effet à la pollinisation de 90% des principales cultures dans le monde.

Mais ces dernières années, ces précieux animaux ont été décimés par le "syndrome de l'effondrement des colonies d'abeilles", un mal mystérieux. On accuse aussi bien les acariens, les pesticides, les virus que les champignons, voire la combinaison de plusieurs de ces facteurs.

En savoir plus : https://www.afp.com/fr/infos/334/

Marche pour le climat du 8 décembre 2018, des propositions de Christian Puech

 ptr

Parmi les milliers de personnes réunies pour le climat le 08 décembre à Montpellier, Christian Puech brandissait une grande photographie d’un indien avec qui il a vécu un certain temps en Amazonie. Il nous a à nouveau invité par des slogans au portevoix à la prise de conscience et à l’action face à l’urgence climatique et à la disparition de la biodiversité.


Anthropologue autodidacte, photographe et président de l’association « Témoins au bout du monde », il a exploré la diversité des modes de vie dans plus de 40 pays du monde. Je vous partage l’intervention qu’il a adressée à la foule sur le parcours et à l’arrivée de la marche sur la place Comédie, du positionnement et de la proposition de cet homme de terrain « militant de la diversité » chaleureusement applaudi.

« Cet indien, défenseur de la forêt, a plus de facilité à communiquer avec les oiseaux de la canopée qu’avec les blancs pétroliers ou forestiers. Protéger leur territoire de la déforestation, de l’exploitation pétrolière, minière et du pillage biologique peut couter très cher aux autochtones jusqu’à leur extermination. Les scientifiques mesurent une accélération du rythme d’extinction de la biodiversité et la course à la croissance sans fin et les dommages collatéraux risquent de nous être fatal ! La science et la technologie ne nous sauveront pas! Déjà 500.000 personnes meurent prématurément dans le monde des suites du changement climatique et 50.000 en France. Et il reste moins de 3 % d’animaux sauvages.

Au rythme actuel on s’oriente vers 6 degrés de plus à la fin du siècle. Tout doit être fait pour ne pas dépasser 1 degré ! Cet été dans les rues ensoleillées de Montpellier on avait l’impression de passer sous un grill. Demain on sera sur le grill. Et à la fin du siècle au plus tard Montpellier pourrait être engloutie selon une étude du Ministère de la transition énergétique, et nos villes n’ont pas de plan B de survie.
Changeons d’urgence de modes de vie globalisée, de transport, d’énergie, de développement, de dépenses publiques pour moins de services, et de consommation à tout va !. Faudrait être fou pour continuer comme avant. C’est un bouleversement à faire. Le chantier n’est pas commencé. Nous ne changerons pas de système avec de petites mesures. Nous devons nous préparer à une situation de survie ». Applaudissements

. « L’ingénuité c’est fini. Demain ne sera jamais plus comme avant. La transition ne se fera pas sans la participation et la solidarité de tous pour la sauvegarde de la planète. N’ayons pas peur du changement, prenons conscience de notre force et de l’ingéniosité des milliards d’hommes qui veulent survivre ».
« Commençons tous personnellement à agir. Aimer la vie impose de la défendre sans désemparer. Le vivre ensemble sur la planète nécessite moins d’égoïsme et une certaine ouverture d’esprit. Pour ré enchanter le réel, il suffirait souvent d’ouvrir les yeux sur la beauté inénarrable de notre planète ».

« Pour traiter de toutes ses urgentes questions, je propose à Monsieur le Maire de Montpellier, l’organisation d’une conférence de deux jours au Corum que je me propose d’animer entre les politiques, les scientifiques et la société civile". Applaudissements.
Christian Puech, 2018

Contact : Christian Puech
Blog: http://christianpuech.wordpress.com
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« Il est plus tard qu’on ne le pense »

Climat : fin de COP tendue à Katowice

 AFP /

Entre retards, désaccords et pressions de toutes parts, la 24e conférence climat de l'ONU (COP24) se prépare à un finish intense, avec peut-être à la clé l'espoir d'un accord ambitieux pour l'application du pacte de Paris.

Prévue pour se terminer vendredi, la COP de Katowice devrait respecter la tradition et se prolonger un peu, anticipaient déjà les négociateurs. Ils ont reçu jeudi soir une nouvelle version du projet et devaient encore en trancher les points clés.

Aller plus loin sur : https://www.afp.com/fr/infos/334/

Qualité de l'air : Témoin d'une pollution?

at restUne odeur suspecte? Un nuage de poussières, un panache anormal?

Pensez aux "signalements pollution", le dispositif mis en place par AIR Languedoc-Roussillon : un formulaire spécial est disponible sur le site de cet organisme sans but lucratif agréé par l'état : www.air-lr.org

 

Air Languedoc-Roussillon

Pour répondre aux multiples besoins de surveillance de l’air, l’État a choisi un fonctionnement associatif, décentralisé et indépendant. Créé en 1973, AIR Languedoc-Roussillon est l’organisme agréé par l’État pour la mise en oeuvre de la surveillance de la qualité de l’air et la diffusion de l’information sur les cinq départements de la région Languedoc-Roussillon.
Cette mission d’intérêt général s’inscrit dans le cadre de la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie du 30 décembre 1996, intégrée depuis au Code de l’Environnement qui fixe comme objectif « le droit à chacun de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé » et fonde les conditions de la surveillance de la qualité de l’air et de l’information du public en France.

 

Gardiola Nostra


Ce mercredi 12 décembe 2018, une douzaine de personnes motivées se retrouvent au col de la Tortue, dès dix heures du matin.
Les conseillers départementaux, Sylvie Pradeille et Pierre Boudoire viennent là pour défendre l'engagement du département sur ce Massif de la Gardiole.
Ces élus aiment baptiser ce canton du nom de "Canton de la Gardiole", car il est au coeur du territoire et de leurs préoccupations.
Sont aussi présents les acteurs de la DFCI, personnel départemental dédié à l'entretien du massif, des Sapeurs-Forestiers et aussi des acteurs de Sète-AggloPôle-Méditerranée.
Ce massif forestier est au coeur de notre patrimoine, au même titre que les médiathèques, que le Littoral avec sa Maison du Littoral.
La Gardiole, c'est notre bien, à tous. Possédants ou pas, nous sommes tous riches de ce jardin inestimable.

Ce col de la Tortue, c'est la rencontre de la ligne de creux conduisant de Cournonterral à la mer avec la ligne de crête, celle qui parcourt les sommets de la Colline de la Madeleine jusqu'à "l'Oeil" de la Vène, à Balaruc, dans l'étang de Thau. Un peu comme entre notre pouce, l'index et et le dessus et le dessous de la paume de la main.
Que se racontent-elles, en ce point d'instabilité, ces deux lignes que tout semblait opposer? Comme une selle de cheval entre mer et monts, cette torsion spatiale du plan quadrillé , elles bavardent sûrement de l'esprit de Gaudì concevant la Sagrada Familia, cathédrale inversée, ou tout aussi bien, peut-être de  la flor inversa poème retors de Raimbaud d'Aurenja, venant visiter sa soeur à Aumelas.




Commençons notre ascension. 
Les drailles de la garrigue réservent toujours de merveilleuses surprises, même (surtout) aux habitués.
Nous parvenons, le souffle court, sourire aux lèvres sur ce plateau d'exception.
Le soleil et le vent nous coiffent avec affection, avec enthousiasme.
Le panorama 360 degré plein les mirettes: mieux qu'au Futuroscope.
La Gardiole n'a jamais oublié le nom de la farigoule qui embaume à plein nez, ni celui du cade, arbuste torturé par le mistral, ni celui des euses, brulées de soleil, ni le cri des chouettes par nuits de pleine lune.
Avec un peu de curiosité, d'attention, on retrouve vite les murettes, les charbonnières, les "camins ferrats". Avec un peu d'imagination, en fermant à peine les yeux, en tendant l'oreille, on devine l'ancien traffic (mot occitan provençal désignant les mouvements du bétail) des zones littorales vers l'intérieur, au temps de Maguelone, de Saint Félix de Montceau, au temps de Saint Gulhem et de Psalmodie, au temps des Guilhems et du Roi d'Aragon.

Les forces tectoniques ont magistralement planté le décor: du nord-est, on vient depuis Nîmes en droite ligne, on survole les célèbres cyprès de Saint-Aunès, puis, près de Grammont la colline MontAubérou, toute de galets, les mêmes que ceux de la plage des Aresquiers, colline de MontAubérou dont le nom nous rappelle curieusement celui des Albères,  puis la colline éventrée de la Madeleine, pauvre Madeleine: elle a fondu comme les madeleines qui fondaient dans la bouche de Marcel Proust, et puis la Gardiole, on file ensuite vers le sud-ouest vers l'étang de Thau, le Mont Saint-Loup, ce volcan devant Agde, pays des comptoirs grecs. On suit la faille de Nîmes, accident majeur qui façonne notre cadre de vie, nos limites, notre espace: du Nord-Est au Sud Ouest.
La nature fait bien les choses. D'un côté les étangs, les salines, le lido, les plages dorées révélant au touriste patient le trésor tellurique et secret, de ses variolites, cadeau de Neptune et de Pluton, talismans usées par la Durance, et en horizon la Méditerranée, mère de l'humanité, les grues du port de Sète et ses bateaux qui partent vers le Magreb. Et de l'autre côté, des plaines buttant sur de nouvelles marches dans l'arrière pays, qui nous conduisent en montant vers les collines de La Mourre, les garrigues de La Boissière chères à Max Rouquette, le Taurac, la Serrane et ses gouffres secrets, le Larzac où résonne toujours la musique ensorcelante du hautbois de Mestré Albarède, et pour finir, au loin, les tables de granites, "femmes couchées" pour les plus poètes,  batholithes pour les géologues,  du Caroux, du saint Guiral, de l'Aigoual, et du Libron, foyers de résistances de tous les temps.
Au loin, ce Massif Septentrional vers les causses, vers l'Auvergne, à l'est le Ventoux, jusqu'aux camelles d'Aigues Mortes, et parfois jusqu'à la Sainte Victoire, à l'ouest les Corbières, le Cab Crèus, les Pyrénées, le Canigou et l'Ariège: on a dans une poignée de main l'Occitanie de Raimond de Toulouse -celui qui éclaire le monde- venu défendre Beaucaire: des destins se sont scellés, heureux, ou tragiques.

On pourrait écrire des romans, faire des films, ou des tableaux, comme Courbet à Mireval.
Et c'est un peu ce dont il est question, car cet amphithéâtre est un espace travaillé par l'homme depuis des millénaires, et aujourd'hui encore, on doit réfléchir à son exploitation, sa préservation, son avenir.
C'est pour cela que Sylvie Pradeilles et Pierre Bouldoire nous ont convié à cette visite.

Le Massif de la Gardiole est le massif forestier le plus visité de l'Hérault: environ 300 000 promeneurs et vététistes par an.
Un tel trésor collectif pourrait bien vite être dégradé par une fréquentation abusive et irrespectueuse.
Pire il pourrait disparaître en cendres en quelques heures: le paradis pourrait vite se transformer en enfer, comme à Paradise en Californie, où le président Donald Trump a mis en cause la mauvaise gestion des forêts.
Ici, à la moindre alerte incendie, les sapeurs forestiers, les pompiers, localisés à Cournonterral, sont en 10 minutes sur les lieux d'intervention.
Cela peut sembler ordinaire, ou au contraire magique.
Ce n'est ni l'un ni l'autre. Une telle capacité d'intervention suppose toute une logistique, des personnels, des pistes forestières.

La protection du Massif de la Gardiole est placée sous l'égide de quatre organismes:

  • le Département de l'Hérault,
  • Le Syndicat Mixte du Massif de la Gardiole (communes de Gigean et de Fabrègues)
  • Sète-Agglopôle-Méditerranée
  • l' Office National des Forêts

Le massif de la Gardiole accueille de nombreuses activités, qui doivent cohabiter:

  • exploitation forestière
  • exploitation agricole (chevaux, brebis)
  • randonnées pédestres
  • Vélo-Tout-Terrain
  • chasse

Rappelons enfin que la propriété peut y être domaniale (état, ONF), communale, ou privée.

C'est dans le cadre de ses compétences en matière de Défense des Forêts Contre l'Incendie (DFCI) que le département intervient.
Cette intervention ne coule pas de source, n'est pas toujours visible par le visiteur. Elle est protéiforme.
Et pourtant ce sont

  • 2 000 kilomètres de pistes sont créées,
  • un budget de 500 000 € pour leur création et leur entretien.
  • 180 hectares qui sont défrichés chaque année par les sapeurs forestiers.
    Ce débroussaillage a considérablement réduit les départs de feu (plus de 200 par, il fut un temps, maintenant 20 en moyenne par an).
  • 120 agents qui sont dédiés à la DFCI, sur l'Hérault.

Les pistes de première catégorie font huit mètres de large, avec un débroussaillage de 20 mètres de chaque coté: cela en fait des pare-feux.
Ces pistes sont réalisées en matériaux rocheux récupéré sur place:

  • un engin à chenille équipé d'un soc défonce le rocher, soulève les roches sur quelques dizaines de centimètres
  • un concasseur réduit tout ce matériau en granulé de taille choisie
  • la chaussée est nivelée, puis tassée, damnée à l'aide d'un rouleau compresseur, la pluie achevant le travail de consolidation.

Rappelons que ces routes forestières ne sont pas destinées à la fréquentation automobile privée, mais à l'entretien et à la conservation du site, aux interventions d'urgence.

Ajoutons qu'en lien avec Sète-AggloPôle-Méditerrannée, des sentiers sont balisés, dont un sentier botanique, la Gardiole est régulièrement  nettoyée.
Voir les quatre articles déjà paru à ce sujet dans Thau-Info: (I), (II), (III) et (IV).

Le massif de la Gardiole est un lieu d'activités partagées, et les "bonnes" conduites sont à encourager.
Chasse, randonnée, VTT, élevage doivent cohabiter.



Par exemple la multiplication des sentiers de VTT "mono-traces", très prisés des vététistes, a tendance à envahir l'espace sauvage.
Il faudra un jour penser à protéger certaines zones, qui devront rester sauvages. D'où la nécessité d'un balisage du massif.

Notons enfin que le département, quitte à repeindre régulièrement les citernes d'eau, a mis en place "Cit'Art", un plan de peintures artistiques des réservoirs d'eau: l'art dans la nature.

C'est déjà midi. Les plaines en bas, là-bas semblent bien lointaines, et les villages, les champs, les routes nous apparaissent en miniature. Nous ne sommes pas la Petite Chèvre de Monsieur Seguin, et tel un avion qui se prépare à atterrir, nous plongeons vers la vie des hommes.

Crédit Photos: Merci à Yves Jaumain, Département 34

RR

 

Le crabe bleu

Le crabe bleu (Callinectes sapidus) est originaire des côtes atlantiques américaines et a été introduit en Méditerranée. Déjà bien implanté en Méditerranée Orientale, c'est récemment que l'on a découvert sa présence sur la façade maritime d'Occitanie.

Ce crustacé est reconnaissable à la couleur bleuté de ses pattes et ses pinces, excepté pour la femelle qui a des pinces de couleur rouge. C'est un crabe de grande taille, sa carapace pouvant atteindre 23 centimètres de large. On le retrouve notamment dans les lagunes, les estuaires et les milieux paraliques (zone de transition entre le milieu marin et le milieu continental). 

Le crabe bleu est connu pour sa reproduction efficace, ce qui peut accentuer son caractère invasif. C'est pourquoi le Parc naturel marin du golfe du Lion cherche a collecter le maximum d'observations afin de mesurer l'impact potentiel de l'espèce sur l'écosystème et les activités halieutiques de la façade maritime d'Occitanie. 

 

  • En cas d'observation : 

-prendre une photo de l'animal

-remplir la fiche alerte crabe bleu et l'envoyer à l'adresse suivante : parcmarin.golfe-lion@afbiodiversité.fr

 

  • En cas de capture :

-veillez à ne pas relâcher l'individu afin de na pas étendre sa zone de peuplement 

-enregistrer les coordonnées GPS du lieu de capture 

-conserver l'individu entier au congélateur, ou à défaut uniquement un bout de pattes

-transmettre les échantillons à Nicolas Bierne, référent scientifique de l'étude, basé sur le campus de l'Université de Montpellier : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser._body" href="https://webmail1j.orange.fr/webmail/fr_FR/read.html?FOLDER=SF_INBOX&IDMSG=116793&check=&SORTBY=1" target="_blank">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

L'objectif de cette étude est double : initier une collection d'échantillons pour la recherche génétique à un stade initial de l'invasion; et dans un second temps étudier le contenu stomacal de ces crabes qui semblent aimer les hippocampes.

14 conférences des Sentinelles de la mer Occitanie

Requins et raies de Méditerranée : des espèces méconnues et menacées 

Association AILERONS - Vendredi 11 janvier à 12h

 

Cybelle Méditerranée, tous observateurs pour la mer Méditerranée 

Association Cybelle Planète - Vendredi 11 janvier à 14h

 

Hippocampes, comment les découvrir, les étudier ? 

Association Peau-Bleue - Vendredi 11 janvier à 15h et dimanche 13 janvier à 17h

 

Les tortues marines de Méditerranée française et la plongée

Association Société Herpétologique de France - Vendredi 11 janvier à 16h

 

BioObs : la biodiversité subaquatique révélée par les observations des plongeurs

CNEBS, FFESSM - Samedi 12 janvier à 11h

 

Enquête d'hippocampes : que sait-on aujourd'hui sur ces animaux emblématiques ?

 Association Peau-Bleue - Samedi 12 janvier à 14h et lundi 14 janvier à 12h 

 

Quel avenir pour les hippocampes ? 

Association Peau-Bleue - Samedi 12 janvier à 16h

 

Fish Watch Forum : Vos observations de poissons aident la science ! 

Association Peau-Bleue - Dimanche 13 janvier à 12h

 

Le requin pèlerin, un géant mystérieux 

Association APECS - Dimanche 13 janvier à 13h

 

15 années à la poursuite du mérou

FFESSM CD 13 - Dimanche 13 janvier à 14h

 

Vous avez dit sciences participatives ?

Association Planète Mer - Lundi 14 janvier à 11h

 

Ces oiseaux fans de plongée 

Association LPO Hérault - Lundi 14 janvier à 13h