Environnement

Cartographier les milieux humides

  Une action inscrite au Plan d’applications satellitaires 2018 - 2022

 

Le Plan d’applications satellitaires a pour objectif de favoriser l'appropriation par l’administration, ainsi que par les acteurs économiques, des nouveaux outils basés sur des technologies spatiales.

Le Plan 2018 réunit 20 actions métier sur les différents domaines des ministères de la Transition écologique et solidaire et de la Cohésion des territoires et 17 actions transversales pour aider les services dans le développement de leurs applications.

Parmi les actions inscrites au plan d’applications satellitaires une action concerne directement les milieux humides: l’action 19« Identifier, caractériser et suivre des milieux humides (Métropole + DOM) ». Cette action vise, par une amélioration de la connaissance de ces milieux, à faciliter leur gestion et à mieux préserver les milieux menacés.

A l’issue de ce plan et concernant l'action 19 sont prévus:

  • Une étude de faisabilité pour la réalisation de la cartographie nationale des milieux humides et la définition d’indicateurs de suivi et d’évolution des milieux humides à l’échelle nationale ;
  • Une méthodologie d’exploitation de données issues de l’observation de la Terre pour localiser, délimiter et caractériser (fonctions et pressions) des milieux humides ;
  • Un prototype sur quelques « régions-tests » intégrant les travaux déjà réalisés ou engagés ;
  • Une proposition de déploiement d’une cartographie au niveau national (dont DOM) des milieux humides en extrapolant le prototype développé précédemment.

En savoir plus

- Site du ministère

- TéléchargerPlan d'applications satellitaires 2018

session de baguage sur la Réserve du Bagnas

L’image contient peut-être : oiseau et plein airAu début du mois de septembre, avec le commencement de la saison de migration, une session de baguage a eu lieu sur la Réserve du Bagnas.

Pierre et Françoise, de nouveaux bagueurs de la Réserve, ont passé 10 jours au cœur de la roselière du Grand Bagnas afin d'y baguer les passereaux.

Selon le C.R.B.P.O.  en ornithologie, de nombreuses recherches sont effectuées à partir d’observations et de comptages. Cependant, ces techniques ne permettent pas de suivre individuellement les oiseaux, ce qui est fondamental pour connaître notamment longévités et déplacements. Le baguage reste à ce jour la technique la plus éprouvée pour assurer ce suivi individuel sur un grand nombre d’individus.


Baguer consiste à poser sur le tarse ou le tibia des oiseaux une bague métallique numérotée. Sur chaque bague est gravée un numéro unique et les informations suffisantes pour permettre le rapatriement postal de la bague vers le centre émetteur de celle-ci.

Le baguage, lorsqu’il est assuré par des personnes qualifiées , n’altère en rien le comportement des oiseaux. De nombreuses études ont montré que ni la survie, ni le succès de reproduction n’étaient affectées par le port d’une bague.

Loi littoral ?

Nicolas HULOT, ex ministre d’État, ex ministre de la Transition écologique et solidaire, Jacques MEZARD, ministre de la Cohésion des territoires et Julien DENORMANDIE, Secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires, exprimaient leur plus grand attachement à la loi littorale.

Ils se félicitaient d’améliorations responsables que les parlementaires ont apporté au projet de loi conciliant la préservation du patrimoine littoral et la réalité des territoires.

Les députés avaient encadré la mesure visant à permettre de densifier les dents creuses tout en restreignant son application en dehors des espaces proches du rivage et dans le seul objet d’améliorer l’offre de logement et l’installation d e services publics.

L’autorisation devrait être refusée quand les constructions porteront atteinte à l’environnement ou aux paysages. Les débats avaient aussi permis d’améliorer les conditions par lesquelles des installations nécessaires aux activités agricoles et notamment marines permettent de s’installer.

*Sur proposition du Gouvernement, les députés avaient supprimé l’article permettant l’installation d’installations de panneaux photovoltaïques en dérogation de la loi Littoral. Tout en confirmant leur attachement au développement des énergies renouvelables, ils rappelaient leur attachement à la préservation du cadre paysager du littoral.

L’article portant sur l’installation d’équipements collectifs sur les territoires ultra-marins et territoires insulaires de métropole en dérogation de la loi littoral a été supprimé, une approche plus différenciée étant souhaitable.

« Les Français sont très attachés à la loi Littoral et à juste raison. Cette loi en vigueur depuis 1986 a permis de préserver nos côtes de l’urbanisation depuis plus de 30 ans, et ce malgré la pression foncière. La plupart de nos voisins européens et au-delà nous l’envient. Je salue le travail du Parlement qui reste fidèle à cette loi pilier du droit de l’environnement », expliquait alors Nicolas Hulot.

« La loi littoral garde toute sa pertinence aujourd ’hui.  « La loi littoral est un acquis qu'il ne faut absolument pas remettre en cause. Il faut garder toute son ambition au service de nos territoires et des habitants » , avait déclaré Julien Denormandie

 

 APPREHENDER L’APPLICATION DE LA LOI LITTORAL A L’ECHELLE GLOBALE DU BASSIN DE THAU

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http://www.smbt.fr/sites/default/files/media/2%20Justification%20des%20choix.pdf

http://www.smbt.fr/sites/default/files/media/Modalit%C3%A9s%20d%27application%20de%20la%20loi%20littoral.pdf

 

L’objectif premier de la loi du 3 jan ier 1986 relative à l’aménagement, à la protection et à la mise en valeur du littoral est la prise en compte de la vulnérabilité des zones littorales dans leur processus de développement urbain.

Cet objectif est d’autant plus valable en Languedoc-Roussillon du fait d’une croissance démographique très intense, que l’on retrouve également sur le périmètre du SCoT comme cela a été démontré tout au long de ce document.

A travers plusieurs notions (la continuité de l’urbanisation, la bande inconstructible des 100 mètres, les espaces remarquables, les espaces proches du rivage), cette loi permet la protection des territoires littoraux malgré ce contexte de forte pression. Territoire maritime, le Bassin de Thau est en grande partie concerné par la loi, dite littoral. 11 des 14 communes du SCoT sont des communes littorales au sens de la loi, en raison de la présence sur leur territoire du rivage de la mer ou d’une lagune.

Le SCoT doit permettre de définir les modalités de mise en œuvre de la loi Littoral sur Thau. Il doit donc en défi nir les différents espaces, dans un objectif de préservation des pays ages et des valeurs écologiques spécifiques à son caractère littoral.

Deux observatoires sont attentifs à la protection et à la mise en valeur du littoral ainsi qu'à la prise en compte de la vulnérabilité des zones littorales dans leur processus de développement urbain.

1)Observatoire du Pays de Thau : - Protection des milieux naturels : étang, garrigue, cours d'eau, nappe phréatique. Assainissement. Agriculture, ostréiculture. voir http://observatoire-pays-thau.com/

2)L'observatoire du Syndicat mixte du bassin de Thau qui est un outil de gestion et d'information du territoire. Il met à disposition une sélection d'indicateurs.

Pour

Suivre et avertir. L’observatoire du Syndicat mixte du bassin de Thau est un outil de gestion et d’information du territoire. Il met à disposition une sélection d’indicateurs cartographiés, de données, d’analyses et de ressources. Progressivement, l’observatoire s’oriente vers le suivi des politiques publiques conduites par le syndicat mixte, et leur évaluation.

Voir : http://www.smbt.fr/content/observatoire

 

Les oiseaux d’eau se sont donnés rendez-vous au Bagnas !

L’image contient peut-être : ciel, arbre, plein air, nature et eauLes oiseaux migrateurs et hivernants arrivent nombreux sur l’étang du Bagnas en ce début d’automne… et les canards, foulques, et grèbes sont bien sûr au rendez-vous : lors du dernier comptage des oiseaux d’eau réalisé le 03 octobre par l’Adena, ce sont plus de 800 Canards colverts, 750 Canards souchets, des centaines de Sarcelles d’hiver.. mais aussi de nombreux limicoles : Chevaliers gambettes, arlequins, des bécassines et des Vanneaux huppé, 2 balbuzards pêcheurs sont également de retour…

Plus de 11 000 oiseaux d’eau ont été dénombrés et 32 espèces différentes :

notons particulièrement un record de 34 Talèves sultanes, du jamais vu depuis la création de la réserve naturelle et 8000 Foulques macroules, un record pour ces dernières années.

" Les milouins et les canards siffleurs sont en train d’arriver », expliquent Mathieu Lognos le garde technicien de la réserve naturelle."

"Il ajoute, « cette année s’annonce favorable pour les anatidés. Cela est certainement dû à l’abondance de l’herbier aquatique de potamot très développé cette année, source principale de nourriture pour ces oiseaux. "

"Nous avons également eu des niveaux d’eau exceptionnellement haut en cette fin d’été car le printemps a été très pluvieux et nous avons volontairement peu baissé les niveaux en aout pendant la canicule pour ne pas risquer d’asphyxier l’étang ".

N’hésitez pas à venir à la maison du Bagnas (Domaine du Grand Clavelet, route de Sète) afin de connaitre les résultats des comptages des oiseaux d’eau ou afin de participer à  de nos nombreuses animations.

De Bordeaux à Paris et Lyon, nouvelle mobilisation pour le climat

 AFPCommunauté Foule Groupe L'Homme Hommes Fem

"Il est encore temps." Plusieurs dizaines de milliers de personnes - 120.000 selon les organisateurs - ont manifesté samedi dans toute la France au nom de la lutte contre le réchauffement climatique, prolongeant la mobilisation de septembre ayant suivi la démission de Nicolas Hulot.

Avec Paris (14.500 manifestants selon le comptage du cabinet Occurence, 25.000 selon les organisateurs), Lyon et Grenoble ont connu les plus fortes mobilisations avec 10.000 personnes chacune selon les préfectures.

C'est une "nouvelle journée historique" pour le climat, proclament les organisateurs, qui revendiquent 120.000 manifestants contre 130.000 le 8 septembre dernier.

Près de 80 manifestations étaient prévues en France, y compris dans de plus petites villes comme Dijon (1.200 personnes selon les organisateurs) Saint-Etienne (900) Clermont-Ferrand (600) Reims (500 personnes), Auch (une centaine), Tours ou Angers.

Suite sur : https://www.afp.com/fr/infos/334/

Le Lido, un joyau environnemental

Le lido entre Carnon et La Grande Motteconstitue un espace naturel remarquable de par la qualité écologique de son milieu floristique et faunistique ainsi que par la singularité de son environnement paysager qui lui fait se succéder des dunes, des zones humides, des espaces boisés et des plages.

On compte en effet un biotope riche recensant pas moins de 10 espèces animales et 13 espèces végétales. On peut y trouver des spécimens d’orchidées telles que la spiranthe d’été, protégée au niveau national, ou la flamboyante Orchis des marais avec ses pétales pourpres dont la zone pâturée du Grand Travers abrite une de plus grandes concentration de la région.

Les mares du Grand Travers sont également le lieu de rassemblement, lors des périodes de reproduction, de nombreux amphibiens alors que les reptiles, quant à eux, affectionnent les milieux secs et ensoleillés présents le long du cordon.

La grande qualité environnementale du site a fait l’objet d’un classement par le label Natura 2000. En effet le site, sous l’appellation « Etang de l’Or », est classé Natura 2000 et Zone de Protection Spéciale : la partie nord est incluse dans le site classé (loi sur le paysage) de l’Etang de l’Or.
La totalité de sa partie terrestre est dans le site Natura 2000 « Etang de Mauguio-Carnon » et sa partie maritime dans le site Natura 2000 « Posidonies de la côte palavasienne ».

Il est également couvert par la Zone de Protection Spéciale (directive Oiseaux).

Le site est, en très grande majorité, la propriété du Conservatoire du littoral. 

La fréquentation du site, une richesse touristique mais aussi un péril     

Cette portion de littoral située entre Carnon et La Grande Motte connaît des types de fréquentation distincts selon les périodes de l’année. Au printemps et en automne, le lido est très prisé des habitués et visiteurs locaux. Pendant les vacances d’été, vient s’ajouter un flot important de touristes. Essentiellement rejointe en voiture, la plage du lido du Petit et Grand Travers connaît des pics de fréquentation pendant plusieurs mois de l’année, qui laissent leur empreinte sur le site. Il peut en effet arriver, en haute saison, que l’on dénombre jusqu’à 2000 véhicules stationnés de part et d’autre de la RD 59, mais aussi sur les bretelles d’accès, les giratoires, pénétrant parfois dans les dunes.

Cet afflux saisonnier de populations est un atout indéniable de par son impact positif en matière économique ainsi qu’en terme d’image. Néanmoins, les comportements anarchiques, forcément induits par cette fréquentation, dégradent un environnement, devenu fragile au fil des années.  

Une réhabilitation nécessaire

Au fil des décennies et de manière exponentielle depuis le développement du tourisme de masse dans les années 60/70, le lido subit une réelle dégradation. En effet, les affres causées par le désensablement du littoral, et qui peu à peu voit se réduire l’espace côtier, sont accentuées par les effets de la surfréquentation du site. L’espace dunaire s’est ainsi fragilisé au gré des saisons pour atteindre un point critique qui nécessitait une remise en question de l’exploitation du site. La réhabilitation s’est donc imposée à tous les acteurs comme la seule voie de sauvegarde de ce patrimoine inestimable, avec en ligne de mire le leitmotiv suivant : une renaturalisation mais pas de sanctuarisation.  

Le projet présenté dans les pages suivantes répond parfaitement à ces principes fondateurs qui garantissent la préservation de la nature ainsi que l’accessibilité du site à la population. 

Aqua Domitia : 70 M€ de travaux lancés dans les 30 prochains mois

Le Groupe BRL a invité les adhérents de la FRTP Occitanie Méditerranée à une présentation des grands chantiers qui vont être lancés dans les 30 prochains mois dans le cadre du Réseau Hydraulique Régional et de son extension, au travers du programme Aqua Domitia.

Cette rencontre a resitué les grands enjeux de ces investissements, soutenus par Damien Alary, Vice-Président de la Région Occitanie et Président du Conseil d’administration de BRL,  qui s’inscrivent dans le Plan d’intervention Régional de gestion intégrée de l’eau voté par la Région en juin dernier.

Comme l’a souligné Jean-François Blanchet, le Directeur général du Groupe BRL : «  avec cette nouvelle phase du programme Aqua Domitia, 70 M€ de travaux vont être engagés dans les 30 prochains mois dont plus de 40 M€ dans les 6 mois à venir. Nos cahiers des charges seront innovants en matière de Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) et intégreront les principes du Schéma régional  de promotion des achats publics socialement et écologiquement responsables. Nos appels d’offres feront aussi appel à la créativité et l’innovation des entreprises, en encourageant des solutions sobres en Carbone, à faible consommation d’énergie et économe en eau. Il est également prévu un large allotissement et des dispositions spécifiques pour permettre au plus grand nombre d’entreprises de bénéficier de ces travaux, pour optimiser en même temps l’intérêt du Maitre d’ouvrage et les effets positifs des travaux sur l’économie et l’emploi». Les entreprises devront ainsi démonter dans leurs mémoires techniques à quel niveau elles intègrent ces exigences.

« Il était ainsi important pour BRL de partager, avec les représentants de la profession, les orientations du programme AQUA DOMITIA porté par la Région Occitanie : »

« – promouvoir une démarche responsable et solidaire pour atténuer le changement climatique,

- favoriser l’adaptation des territoires à l’impact de ce changement ainsi qu’à celui de la croissance démographique, en accompagnant le développement économique tout en préservant les milieux naturels. »

Dans les 30 prochains mois les futurs travaux d’Aqua Domitia et des réseaux de desserte hydro-agricoles vont ainsi faire l’objet d’appels d’offres répartis en 16 lots, concernant la fourniture et la pose de plus de 175 km de canalisations, 3 franchissements par micro-tunneliers et  la réalisation de 3 stations de pompage, intégrant une orientation digitale avec la démarche BIM (maquette numérique) et la démarche de Bâtiment Durable Méditerranéen. « 

« Dans la dynamique du Plan de soutien à l’emploi et au BTP porté par la Région, BRL a souhaité, avec cette réunion d’information préalable, exposer l’organisation des allotissements permettant ainsi au plus grand nombre d’entreprises de bénéficier de ces investissements financés par la Région, les Départements de l’Aude et de l’Hérault et les agglomérations et collectivités du territoire concerné. »

« Cette démarche innovante a été saluée par la profession et les éléments présentés seront mis en ligne sur le site internet du Groupe, pour permettre le plus large accès possible aux entreprises et à la concurrence. »

 

Les éléments présentés lors de cette réunion sont en ligne sur le site de BRL et du RHR : https://www.brl.fr/fr/189-aqua-domitia-70-m%E2%82%AC-de-travaux-lances-dans-les-30-prochains-mois-49.html

 

Un 11 octobre exceptionnellement chaud

Source :  http://www.meteofrance.fr/actualites/66877255-un-11-octobre-exceptionnellement-chaud

Avec une température moyenne à l'échelle nationale de 18,8 °C, la journée de jeudi fut le 11 octobre le plus chaud des 70 dernières années dépassant largement le précédent record, à savoir 17,8 °C le 11 octobre 1995. 
 
Écarts à la référence 1981-2010 de la moyenne des indicateurs de température moyenne du 11 octobre en France, de 1947 à 2018
Écarts à la référence 1981-2010 de la moyenne des indicateurs de température moyenne le 11 octobre en France, de 1947 à 2018 © Météo-France
(Cliquer sur le graphe pour l'agrandir)
 
 
On a également battu quelques records décadaires (entre le 11 et 20 octobre) dans les villes ci-dessous :
  • 25,6 °C à Nancy (ancien record 25,4 °C le 12 octobre 1990)
  • 27,8 °C à Nevers (ancien record 26,5 °C le 16 octobre 2017)
  • 28,6 °C à Bourges (ancien record 26,8 °C le 13 octobre 1990)
  • 28,6 °C à Avord (ancien record 26,6 °C le 18 octobre 2014)
     

Vendredi et samedi : encore 2 journées très chaudes

Sous l'impulsion d'un flux de sud vigoureux engendré par la tempête Callum, qui a circulé la nuit dernière au large de l'Irlande, les températures vont encore progresser ce vendredi et surtout samedi qui devrait être la journée la plus chaude de la semaine. On pourrait alors battre le record décadaire national qui est de 19,5 °C le 13 octobre 1990.
 
Pression au niveau de la mer et température à 850 hPa du vendredi 12 octobre à 00h00 UTC au lundi 15 octobre à 00h00 UTC - modèle ARPEGE

Pression au niveau de la mer et température à 850 hPa du vendredi 12 octobre à 00h00 UTC au lundi 15 octobre à 00h00 UTC - modèle ARPEGE © Météo-France
(Cliquer sur l'animation pour l'agrandir)

Dès dimanche, de l'air plus frais gagnera le pays par l'ouest. La semaine prochaine, les températures se rapprocheront des moyennes de saison.

 

Pollution de l'air en ville : est-on plus exposé en voiture ou à vélo ?

 

Personne, L'Homme, Hommes, Navettage

La question : « J'ai l'intention de laisser ma voiture au garage et d'aller travailler à vélo. Mais ne serai-je pas plus exposé à la pollution ? Il me semble que les automobilistes sont davantage protégés. »

La réponse de Service-public : « Non, les automobilistes, situés au cœur du trafic, sont plus exposés aux polluants que les personnes se déplaçant à pied ou à vélo, car l'air qui pénètre dans l'habitacle est particulièrement pollué et a tendance à s'y accumuler. »

En effet, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) précise que, sur un même parcours, les niveaux de polluants auxquels sont exposés les cyclistes sont près d'un tiers moins élevés que dans l'habitacle d'un véhicule. Les cyclistes sont plus libres de choisir leur place sur la chaussée et ils ont la possibilité d'emprunter certains aménagements tels que des pistes cyclables qui les éloignent légèrement du flux de circulation. Même si le cycliste inhale plus d'air du fait de son effort physique, les bénéfices du vélo sont largement positifs pour la santé.

  À savoir :

Un masque n'arrête pas tous les polluants. Seules les plus grosses particules transportées dans l'air sont stoppées par les foulards plaqués sur le nez et la bouche ou les masques en papier (masques chirurgicaux). Or, ce sont les plus fines qui pénètrent dans notre système respiratoire et sont sources de pathologies graves.

La plupart des masques dits « antipollution » sont conçus pour se protéger des particules mais ne protègent pas contre les polluants gazeux. Leur efficacité dépend notamment du bon ajustement au visage et de leur entretien. Le port de ces masques n'est pas recommandé par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) car le bénéfice potentiel pour la population générale n'est pas démontré.