Environnement

Le littoral héraultais

Outer Banks Beach at Sunrise from the Sand Dunes

Les 100 km de la côte héraultaise sont parmi les mieux sauvegardés de la Méditerranée : les deux tiers sont vierges de toute construction. Ces territoires naturels ont pratiquement tous été acquis par le Conservatoire du Littoral et des Espaces Lacustres.

Attention fragile !

Le Conservatoire du littoral est un établissement public à caractère administratif dépendant du Ministère chargé de la protection de la nature, créé par la loi du 10 juillet 1975. Sa mission : acheter des terrains pour les sauvegarder et les restaurer en association avec les collectivités locales.

Les sites qu'il acquiert sont ouverts au public et ne peuvent être revendus. L'action du Conservatoire est essentielle pour assurer sur le long terme la sauvegarde de l'espace littoral, le respect des sites naturels et l'équilibre écologique. 

Depuis 30 ans, ce littoral, autrefois peu fréquenté par les hommes à cause des moustiques et des inondations, a été très aménagé. Des villes s'y sont développées rapidement, des voies de communication y ont été tracées, des aménagements touristiques y ont été créés. Malgré cette très forte transformation du paysage, la nature tient encore sa place. Les milieux naturels variés et profondément originaux se maintiennent. Ils font maintenant l'objet de mesures de protection et sont considérés comme des zones de grand intérêt paysager ou biologique, indispensables au développement équilibré de toute cette région.  

Les dunes, un écosystème riche et fragile…

Les dunes côtières font partie des paysages les plus changeants au monde, du fait de la dynamique constante du sable et de l'eau. Jour après jour, de nouvelles petites dunes mobiles se forment, alternant avec des vallées, des lacs, des landes de bruyère, des garrigues et des forêts. Dans l'Hérault, ces dunes protègent souvent une lagune ou un étang. Les systèmes côtiers humides forment des sites naturels très riches, mais également très fragiles.

La très forte érosion d'origine marine constitue le mal principal dont souffrent nos plages. Mais au cours des dernières décennies, l'intensification de la fréquentation humaine a également contribué à la déstabilisation de certains espaces littoraux fragiles. L'intervention de l'homme est donc nécessaire pour préserver cet écosystème particulier.

Comment protéger les dunes ?

La réhabilitation des dunes passe par la mise en place de ganivelles, palissades de châtaignier qui font obstacle au vent. Elles permettent de reconstituer rapidement un relief dunaire, que l'on stabilise ensuite en y installant une végétation adéquate.

Ces aménagements ont également pour objectifs la canalisation des promeneurs et la protection du milieu dunaire par la soustraction de la végétation au piétinement.

Télécharger la plaquette Plage du Petit et Grand Travers.

Et vous, que pouvez-vous faire ?

  • Préservez l'oyat, plante qui fixe les dunes.

L'oyat est une plante herbacée qui se développe essentiellement dans le sable. Ses longues racines s'étendent et s'ancrent à plusieurs mètres de profondeur, permettant ainsi de stabiliser les dunes.

Il faut donc éviter de les piétiner et de les arracher. Ne sortez pas des sentiers. En marchant sur les dunes, vous accentuez leur érosion naturelle. Vous risquez également de piétiner les oyats.

  • Respectez les ganivelles.
  • Laissez la plage propre.

Les déchets - sacs et bouteilles en plastique, canettes, papier aluminium - se dégradent très lentement dans la nature. Ainsi, une canette en métal jetée en une seconde mettra 10 ans à se décomposer.

L'utilisation de ce patrimoine naturel nécessite de sérieuses précautions car le littoral et une zone particulièrement fragile. Nous vous conseillons donc de vous diriger vers les Maisons de la Nature qui proposent des circuits, des sentiers, de nombreuses activités et des visites guidées respectueuses de l'environnement.

Un drone marin pour recenser et mieux protéger les cétacés en Méditerranée

Wal, Cachalot, Nageoire Caudale

 AFP /

Depuis la mi-juillet, un drone à l'allure de pirogue polynésienne navigue au large des côtes de Toulon (sud de la France), équipé de micros sous-marins pour enregistrer les sons émis par les cachalots. Grâce au Sphyrna, les scientifiques espèrent décrypter leurs déplacements pour mieux protéger ces espèces menacées.

Des cliquetis résonnent à intervalles réguliers puis s'accélèrent: derrière les oscillations qui s'affichent sur son ordinateur, Hervé Glotin, chercheur en bio-acoustique à l'université de Toulon, ne cache pas sa surprise d'entendre aussi distinctement grâce au drone le passage d'un cachalot enregistré au large de la rade.

Le mammifère, quasi invisible, passe plus de 95% de son temps sous l'eau à plus de 1.000 mètres de profondeur dans la plus totale obscurité et l'étude acoustique reste encore le meilleur moyen de connaître ce cétacé, qui se dirige grâce à un sonar ultra-performant.

Habituellement, c'est grâce à des bouées qui divaguent dans les océans que les enregistrements sont effectués ou à des appareils embarqués sur d'imposants bateaux. Problème: ces études s'effectuent à point fixe et changent le comportement de l'animal.

Le Sphyrna commandé à distance peut, lui, suivre silencieusement les cachalots pendant des heures dans les abysses et capter les sons avec ses cinq micros sous-marins sur un rayon de 10 km et une profondeur de 2.000 mètres. Il agit comme un "éclaireur", se félicite le scientifique.

De petite dimension --17 mètres de long et 4 de large--, ce bateau, qui pèse à peine plus d'une tonne grâce avec ses coques en fibre de carbone, est particulièrement stable grâce à leurs formes asymétriques. Son profil effilé permet aussi de réduire les frottements avec l'eau, résume son concepteur Fabien de Varenne, à la tête de la start-up Sea Proven installée en Mayenne (ouest).

- Tués par collision -

Autant d'éléments qui permettent à ce drone silencieux, alimenté par des panneaux solaires, de ne pas parasiter les enregistrements sous-marins qui permettront de quantifier les spécimens au large de la Côte d'Azur.

Tout savoir sur : https://www.afp.com/fr/infos/334/un-drone-marin-pour-recenser-et-mieux-proteger-les-cetaces-en-mediterranee-doc-18e6214

La qualité des eaux de baignade

Bienvenue sur le site Baignades du ministère chargé de la santé !

En France, l'eau des sites de baignade est contrôlée au minimum une fois par mois par les services de l'Etat.

Orage fait son apparition sur le lac Balaton en Hongrie

Vous pouvez connaître en temps réel la qualité des eaux de votre lieu de vacances grâce à ces cartes :

zoomez, cliquez et c'est trouvé !

Vous pouvez également accéder aux informations via le lien accessible suivant:

Cette rubrique répond à vos questions :

Quelle est la plage la plus proche de chez moi ? Quelle était la qualité de l'eau la saison dernière ? Où puis-je me baigner sans risque ? Le dernier résultat d'analyses disponible est-il bon ou mauvais ?http://baignades.sante.gouv.fr/baignades/editorial/fr/accueil.html

En suivant ces quelques conseils, vous pourrez profiter pleinement de la baignade, tout en réduisant les risques d'accident et en évitant de nombreux désagréments.

Noyade

En mer comme en rivière, il est constaté annuellement un grand nombre de noyade aussi :
  • baignez-vous dans les secteurs surveillés et respectez les consignes locales de sécurité,
  • apprenez à nager et accompagnez les enfants au bord de l'eau,
  • ne surestimez jamais vos capacités physiques,
  • évitez la baignade dans les 2 heures qui suivent un repas copieux ou une consommation d’alcool,
  • entrez progressivement dans l'eau, surtout après une exposition prolongée au soleil, pour éviter toute hydrocution.
  • Exposez-vous au soleil progressivement et raisonnablement.
  • Evitez de vous exposer aux heures les plus chaudes de la journée, entre 11h et 16h.
  • Utilisez des crèmes solaires protectrices, chapeaux et lunettes surtout pour les jeunes enfants et nourrissons très sensibles au soleil et aux coups de chaleur.
Pour les amateurs de pêche à pied, ne ramassez pas les coquillages n'importe où. Renseignez-vous à la mairie ou auprès de l'Agence régionale de santé (ARS), car des interdictions de ramassage peuvent être prises sur certains sites. Lorsque la pêche à pied est autorisée, veillez à garder les produits de votre pêche au frais et à les consommer rapidement.
Dans l'eau, prenez garde aux vives, méduses, raies et autres animaux venimeux. En cas d'accident, renseignez-vous au poste de secours sur la conduite à tenir et n'hésitez pas à consulter un médecin.
  • Un sable qui n'est pas très propre peut être à l'origine d'affections dermatologiques. Utilisez une serviette pour vous allonger sur le sable si nécessaire et profitez des douches mises à votre disposition.
  • La plage est un espace public, gardez la propre en utilisant les poubelles pour les déchets et les installations sanitaires mises à votre disposition. N’emmenez pas d’animaux domestiques sur la plage, les plages sont souvent interdites aux animaux pendant la saison balnéaire.

 

Le suivi coordonné des dortoirs de Faucons crécerellettes

 Le Faucon crécerellette, Falco naumanni, espèce migratrice et coloniale est un nicheur rare en France. Apres un fort déclin, au début des années 80, l’espèce voit une augmentation de sa population, particulièrement en Crau (Bouches du Rhône), qui compte 166 couples nicheurs en 2015.

Dans ce contexte de dynamique positive, la reproduction est découverte dans les villages et petites villes de l’Hérault, en 2002 : elle passe alors de 12 couples cette année-là à 171 en 2015. La population française en 2017 est de 425 couples nicheurs. Espèce grégaire, le Faucon crécerellette forme à la nuit des dortoirs pouvant compter d’une dizaine à plusieurs centaines d’individus.

Ces dortoirs, souvent sur des Pins parasols, deviennent conséquents suite à l’envol des jeunes, à partir de juillet. La formation de dortoir, chez les oiseaux, permet de diminuer les risques de prédation, et également d’augmenter l’efficacité de recherche alimentaire, les oiseaux pouvant « échanger des informations » sur la disponibilité des ressources. [ ] [ ] Dans l’Hérault, une dizaine de dortoirs sont connus et suivis chaque année. Les dortoirs les plus importants cette année se situent à Cournonsec, Montagnac et Villeveyrac. Un record de 436 Faucons répartit sur les 3 dortoirs en une soirée fut observé. Selon les moyens humains, chaque dortoir est suivi deux fois par semaine et si possible en même temps. En effet, il a été démontré que certains individus changeaient de dortoirs d’une nuit à l’autre, un comptage simultané de tous les dortoirs permet donc d’éviter de compter plusieurs fois les mêmes individus. Le comptage débute un peu avant 20h00 pour de ne pas manquer l’arrivée des premiers individus et finit à la tombée de la nuit. L’observateur se place devant le dortoir, à plusieurs mètres de celui-ci afin d’avoir une vision d’ensemble. Puis il compte à vue le nombre de faucons qui rentrent et sortent du dortoir pour ensuite avoir une estimation du nombre d’individus présents au sein de celui-ci. Cette année, le record est de 300 individus sur un pin à Villeveyrac.

Enfin, chaque année un comptage national coordonné a lieu fin août sur l’ensemble des sites connus du bassin méditerranéen. Ces données permettent de suivre l’évolution des effectifs de l’espèce en période post-nuptiale et d’identifier des secteurs à forts intérêts pour l’espèce. Si vous souhaitez participer à ce comptage le 29/08 dans l'Hérault, vous recevrez directement un mail si vous êtes inscrit comme bénévole naturaliste

LPO (http://www.lpo.fr/benevolat/nous-contacter) ou contactez directement Pierre Chaud (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

Thelma NECTOUX, Stagiaire suivi Faucon crécerellette 2018

Nuit Internationale de la Chauve-souris sur Thau et le Bagnas

Sortie de terrain

Agde

Le 24 Août 2018 de 20 h 00 à 22 h30

Visite d'un aménagement réalisé en faveur des chiroptères chez un particulier (Marseillan) avec sortie de gite des bêtes, deuxième partie a la rencontre des espèces qui fréquentent les bâtiments et les milieux naturels de la Réserve Naturelle Nationale du Bagnas.

 

Lieu de rendez-vous : Maison du Grand Bagnas

Responsable : Camille FRAISSARD, Chiroptérologue LPO Hérault

Nombre de participants : 15

Gratuit

Public concerné : Tout public

Accessible aux personnes handicapées : Non

Structure(s) partenaire(s) :

ADENA
VINCI

Renseignements :

LPO - Hérault
15, Rue du Faucon crécerellette
Les Cigales, Route de Loupian
Centre Régional de Sauvegarde de la Faune Sauvage
34560 VILLEVEYRAC
04.67.78.76.24

Réservation :

Par téléphone : 04 67 01 60 23

CPIE : à la découverte du territoire de Thau et des Palavasiens

 

Cet été, le réseau du CPIE Bassin de Thau vous emmène en balade à la découverte du territoire de Thau et des étangs palavasiens

Comme chaque été, les animateurs du réseau CPIE Bassin de Thau, en partenariat avec Sète Agglopôle Méditerranée, vous emmènent à la découverte du territoire de Thau et des Palavasiens. Accompagnez-les à la rencontre d’espèces et de paysages étonnants : causses, aven, montagne, lagune, zone humide. Vous découvrirez des métiers de passions racontés par les producteurs : apiculture, chèvrerie, ostréiculture, culture des plantes…  et vous dégusterez les produits du terroir !

Depuis 2008, le réseau du CPIE Bassin de Thau propose des animations estivales ouvertes à tous, sur des thématiques variées ! Les éducateurs à l’environnement du réseau CPIE BT (LPO Hérault, ardam, Kimiyo, Compagnie de l’empreinte, Garrigues de Thau, CIVAM Racines 34, L’abeille en jeux, l’Adena et la Prud’homie Thau Ingril) partagent avec vous leurs connaissances et savoir-faire pour vous faire découvrir le patrimoine naturel et culturel de Thau.

Cette année, 14 balades auront lieu chaque semaine jusqu’au 1er septembre 2018.

Mettez tous vos sens en éveil et votre curiosité en action ! Explorez le territoire de Thau et des étangs palavasiens et découvrez toutes ses facettes : activités traditionnelles, sites naturels d’exceptions et saveurs inégalées. De la spéléologie au parc éolien, du miel aux muges, il y en a pour tous les goûts et pour tous les âges.

Du côté des producteurs :

Après une visite du jardin, Corinne vous apprendra à fabriquer un sirop à partir des plantes qu’elle cultive en bio. Vous en dégusterez aux goûts originaux et repartirez avec votre échantillon. (A Montagnac – les vendredis matin – CIVAM Racines 34 – 06.10.27.24.45).

De son côté, Annie, conchylicultrice, vous présentera son métier et vous fera découvrir les huîtres et les muges, délices de nos lagunes (avec dégustation !) (les mardis matin à Marseillan avec le Civam Racines 34 06.08.06.84.43).

Sébastien, apiculteur, vous accueille à Villeneuve-lès-Maguelone les jeudi soir, pour vous présenter ses ruchers et ses habitantes : les abeilles ! Il vous racontera leur histoire et leurs métiers à travers des jeux ludiques (avec l’abeille en jeux 06.19.07.73.40).

Retrouvez enfin Nelly et Christophe dans leur chèvrerie. De nombreuses surprises vous attendent : traite des chèvres, secrets sur la fabrication des fromages, dégustation… ! (les mercredis soirs à Villeveyrac avec Civam Racines 34 et Garrigues de Thau 06.75.69.24.32).

Les pieds dans l’eau (et plus !) :

Les mardis et jeudis après-midi, suivez le sentier sous-lagunaire de Marseillan en palmes-masque-tuba et laissez-vous surprendre par la beauté des lieux… (A Marseillan avec l’Office de tourisme de Marseillan, le CPIE BT, l’ardam et la LPO Hérault – 04.67.21.82.43)

Et pour les plus frileux, profitez d’une sortie en lagune à bord de l’Etoile de Thau pour une mini-croisière à la découverte de la pêche, de l’élevage des huîtres et de la biodiversité (tous les jours avec la prud’homie de Thau Ingril 06.03.23.73.65), ou bien participez à une pêche aux trésors les pieds dans l’eau et émerveillez-vous du monde singulier de la vie sous-lagunaire (les jeudis matin à mèze avec l’ardam 06.42.85.79.48  / les mardis et mercredis à Sète avec Kimiyo 06.82.91.12.49).

Randonnées découverte :

Si vous préférez rester à terre, partez explorer le Mont St-Loup, célèbre volcan d’Agde, et initiez-vous à la géologie ! (les vendredis matin avec l’Adena à Agde 04.67.01.60.23). Découvrez également le Causse d’Aumelas avec une balade à 360° avec sa vue panoramique, son parc éolien et une dégustation au domaine de Roquemale (les vendredis matin, à Villeveyrac avec l’ardam et la LPO Hérault 06.95.53.78.81). Les mercredis soir venu profitez d’une balade nocturne pour admirer la lagune se teintant de rouge et voir les chauve-souris prendre leur envol (à Mèze avec la LPO Hérault 06.33.23.19.23).

Vous pouvez également suivre chaque jeudis soir Delphine, conteuse, qui vous invite à une balade entre poésie et nature (à Bouzigues avec la Compagnie de l’empreinte 06.84.23.86.48). Et tous les mercredis, visitez le parc pédagogique du Centre Régional de Sauvegarde de la Faune Sauvage de Villeveyrac avec la LPO Hérault (06.70.15.56.33).

Enfin, pour les plus téméraires, enfilez votre combinaison, allumez votre lampe et descendez dans les entrailles d’un aven au cœur du Massif de la Gardiole pour une sortie spéléologie (les vendredis soirs à Villeveyrac avec l’ardam et Aventure 34 06.42.85.79.48).

Toujours plus de balades et animations estivales !

Les partenaires du CPIE Bassin de Thau vous propose des balades et animations plus surprenantes les unes que les autres !  Vous y retrouverez les animateurs membres du CPIE BT : ardam, LPO Hérault, Compagnie de l’empreinte, Kimiyo, Atelier des recycleuses, CIVAM Racines 34.

Rendez-vous au massif de la Gardiole côté Vic-la-gardiole, les mardis en fin d’après-midi pour découvrir ce site à travers diverses thématiques : astronomie, oiseaux, plantes, garrigue…. (Réservation : 06.95.53.78.81). Découvrez Balaruc-les-Bains et la lagune de Thau à travers une palette d’activités pour toute la famille : petite pêche, balade contée, balade nature (les lundis matin : OT Balaruc 04.67.46.81.46).

Partez pour l’île aux oiseaux avec une balade ludique au bord de la lagune, tous les jeudis matin à Marseillan-Plage (OT Marseillan 04.67.21.82.43).

Mettez le Cap sur les lagunes avec de nombreuses sorties nature sur Villeneuve-lès-maguelone (Salines de Villeneuve 04.67.13.88.57), Palavas les Flots (OT Palavas 04.67.07.73.34), Frontignan (OT Frontignan 04.67.18.31.60) et Vic-la-Gardiole (SAM 04.67.78.94.43), les lundis, mardis et mercredis.

Découvrez les sites naturels de Frontignan et ses richesses à travers de nombreuses animations (OT Frontignan 04.67.18.31.60). Et émerveillez-vous devant le monde fascinant des herbiers de Thau avec le SMBT (www.smbt.fr/herbiers)

Du côté de Vias et du Grau-d’Agde, profitez chaque mardis matin de sorties en famille : petites pêche, découvertes des laisses de mer, des oiseaux et des plantes du littoral (OT Cap d’agde 04.67.21.76.25).

Les réservations sont obligatoires pour chaque balade. Contactez les numéros de téléphone correspondants, tarifs selon la balade.

Consultez la programmation

Réchauffement climatique : jusqu'où montera la mer?

Cet article est reproduit avec l'aimable autorisation de Jacques Carles et de futuroscopie.org

 

En pays de Thau


situation actuelle


Montée des eaux : +1 m (hypothèse GIEC, 2100)


montée des eaux : + 6m
(consensus des paléoclimatologues
pour le niveau d'équilibre à long terme)

   

Depuis des millions d’années, la Terre connaît des alternances de périodes glaciaires et de périodes interglaciaires avec des variations considérables du niveau des océans. Ainsi lors de la fin de la dernière période glaciaire, il y a quelque 20.000 ans, la fonte des calottes continentales et la dilatation de l’eau sous l’effet du réchauffement climatique (1) a entraîné une formidable remontée du niveau des mers de l’ordre de 120 mètres. Au plus fort de ce processus, il y a 14.000 ans, la hausse du niveau marin a pu atteindre 4 à 5 mètres par siècle pendant 400 ans selon une étude réalisée par une équipe scientifique française, étudiant les évolutions des récifs coralliens de Polynésie (2).

Après s’être peu ou prou stabilisé pendant quelques millénaires, le niveau des mers est reparti à la hausse au cours du 19ème siècle avec une nouvelle phase de réchauffement climatique. Le phénomène semble même s’accélérer depuis quelques décennies au point que, dans son dernier rapport, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a revu à la hausse ses prévisions. Il estime à présent que le réchauffement en cours pourrait se traduire par une montée des eaux de 0,5 à 1 mètre d’ici 2100.

Plus pessimiste encore, l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique, dans sa toute dernière analyse, n’exclue pas une montée du niveau des eaux pouvant atteindre 2,5 mètres en 2100, ce qui n’aurait d’ailleurs rien d’exceptionnel à l’échelle des temps géologiques. Ainsi pendant les précédents âges interglaciaires, le niveau des océans a souvent été supérieur au niveau actuel. Lors de la période interglaciaire de Riss-Würm, il y a 125.000 ans, les scientifiques estiment que le niveau des mers s’élevait à environ 6 mètres au-dessus du niveau actuel. Lors de la période interglaciaire de Mindel-Riss, il y a 400.000 ans, le niveau des mers s’est stabilisé à un niveau proche, à quelque 5 mètres au dessus de la valeur actuelle. A noter que pendant cette période les paramètres de l’orbite terrestre par rapport au Soleil étaient proches de la situation actuelle.

Ces constatations montrent qui si l’activité humaine explique sans doute une part du réchauffement actuel de note planète, d’autres paramètres, liés au système solaire, sont également à l’œuvre. En effet plus de 99% de l’énergie terrestre provient du soleil et toute variation même infime de l’activité solaire a d’énorme répercutions sur le climat. Les fluctuations de l’activité solaire affectent d’ailleurs les autres planètes qui nous entourent. Ainsi les calottes polaires martiennes se réduisent également et les températures moyennes relevées à la surface de Mars montrent qu’elles s'accroissent encore plus rapidement que sur Terre (3).

Quelles que soient les mesures prises pour tenter de contrôler le réchauffement climatique, qu’il faut prendre car elles ont de toute façon des impacts positif pour l’environnement, il faut s’attendre à une modification importante du tracé des côtes marines dans le monde d’ici 2100 et plus encore dans les siècles à venir.

Avec l’hypothèse d’une montée des eaux limitée à un mètre d’ici 2100, ce sont quand même près d’un demi-milliard de terriens qui seront affectés dans les prochaines décennies.
En Asie, les pays très peuplés du sud du continent, entre autres, le Bangladesh, l’Inde, la Thaïlande, le Vietnam, seront les plus durement touchés. En Chine les zones industrielles de Shanghai ou de Shenzhen devront s’adapter très rapidement ou disparaître. Au Japon, Tokyo et Osaka feront également face aux inondations d’une grande partie de leurs agglomérations.
En Amérique du Nord, si le Canada devrait bénéficier du réchauffement climatique et devenir une puissance arctique majeure, les Etats-Unis par contre en subiront des effets dévastateurs. La façade atlantique dans son ensemble sera d’autant plus remodelée par la montée des eaux que les zones côtières subissent par ailleurs un phénomène de subsidence, c’est-à-dire un affaissement progressif de l'écorce terrestre. New-york, Miami, Cap Canaveral feront partis des zones les plus menacées. A l’ouest, le trait de côte de la Californie, de Los Angeles jusqu’à San Franscisco, pourrait reculer que plusieurs dizaines de kilomètres.
L’Amérique du Sud devra également faire face à l’élévation du niveau de la mer mais dans des proportions moindre que pour d’autres régions. Des zones de pêche et de tourisme seront néanmoins touchés telle que Rio de Janeiro où la plage de Copacabana disparaitra.
En Afrique, le delta du Nil sera submergé et provoquera la migration forcée de millions d’habitants., de grandes métropoles comme Lagos au Nigeria, Abidjan en Côte d’Ivoire, Lomé au Togo, Le Cap en Afrique du sud devront également lutter contre les eaux. Des villages côtiers disparaitrons entièrement et avec eux certaines des plaines côtières les plus fertiles d’Afrique.
En Europe, des terres seront englouties le long de l’Atlantique, aux Pays-Bas, en Angleterre et en France où des villes comme Dunkerque, Saint-Malo ou Bordeaux seront touchées.

A plus long terme, la dernière étude exhaustive, publiée par 59 chercheurs de 17 pays, dans la revue scientifique Nature Géoscience (4) montre que les modèles climatiques actuels pourraient encore sous-estimer les changements climatiques à venir. Selon un communiqué du CEA (5) qui a participé à cette étude, « un réchauffement même limité de 1,5 à 2°C au-dessus du niveau pré-industriel sera suffisant pour causer une fonte substantielle du Groenland et de l’Antarctique à long terme, et engendrer une hausse du niveau de la mer de plus de 6 mètres qui persistera des milliers d’années. Des vitesses de montée du niveau de la mer supérieures à celles de ces dernières décennies sont alors probables » . Une prévision qui rejoint les conclusions des paléoclimatologues qui ont pu mettre en relation, sur longues périodes, les cycles glaciaires et le niveau des océans.

En Méditerranée, Sète deviendra une vraie île, Frontignan, en grande partie noyée, pourrait néanmoins devenir le centre du port régional. Un archipel se constituera autour de Vic la Gardiole devenue une île tout comme Agde plus au sud.


situation actuelle


Montée des eaux : +1 m (hypothèse GIEC, 2100)


montée des eaux : + 6m
(consensus des paléoclimatologues pour le niveau d'équilibre à long terme)

références :

  1. Comme tout corps physique l’eau se dilate avec la température et plus la température s’élève, plus la dilation s’accentue. Le coefficient de dilation passe ainsi de l’ordre de 0,02% à 10° à 0,2% à 20° et 0,8% à 40°.
  2. Lettre n°5 du Changement Global (octobre 1996) : « Le niveau marin depuis 20 000 ans enregistré par les coraux ». La Lettre du Changement global, issue du Programme Mondial de Recherches sur le Climat, émane du Comité national français du changement global, en relation avec l'Académie des sciences.
  3. Lori K. Fenton, Paul E. Geissler & Robert M. Haberle. Global warming and climate forcing by recent albedo changes on Mars. Nature,Vol 446, 5 April 2007
  4. Fischer, H., Meissner, K.J., Mix, A.C., et al.: Palaeoclimate constraints on the impact of 2°C anthropogenic warming and beyond. Nature Geoscience, 25 June 2018.
  5. CEA, communiqué de presse du 26 juin 2018

Des conchyliculteurs victimes de la canicule

La canicule des derniers jours et le manque de vent ont été synonymes d'épisode de "malaïgue" pour la lagune de Thau. Conséquence, le manque d'oxygène et l'importante température de l'eau augmentent la mortalité des coquillages et déciment principalement les huîtres et les moules.

Voir sur Marseillan  : Etang de Thau : les conchyliculteurs victimes de la canicule et de la “Malaïgue” appellent à l'aide.https://www.ville-marseillan.fr/wp-content/uploads/2018/08/Malaigue.jpg

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/sete/etang-thau-conchyliculteurs-victimes-canicule-malaigue-appellent-aide-1525920.html

Trajet des plastiques dans les Océans

Selon les Echos :

8,3 milliards de tonnes

C'est la masse de plastique produite entre 1950 et 2015, selon les chiffres de «  Sciences Advances  », le plastique étant aujourd'hui le troisième matériau le plus fabriqué en France (derrière le ciment et l'acier). Et  cette masse va crescendo  : sur les dix dernières années, les humains ont produit plus de plastique que durant tout le XXe siècle, selon l'ONU. En 2015, 322 millions de tonnes ont été produites, contre... à peine 2 millions en 1950.

79 % de déchets

Sur ces 8,3 milliards de tonnes de plastique produit, 6,3 milliards (79 %) sont d'ores et déjà passés à l'état de déchets qui s'accumulent dans des décharges ou en pleine nature, particulièrement dans les océans. Seulement 9 % de la production de plastique a pu être recyclée et 12 %, incinérée.

 

1 million

C'est  le nombre de bouteilles en plastique vendues par minute.  Soit 480 milliards pour l'année 2016.

Voir sur : https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0301760336589-cinq-chiffres-alarmants-sur-la-pollution-plastique-dans-le-monde-2181363.php

 

L’augmentation de la consommation des plastiques s’est accompagnée d’une pollution environnementale importante et croissante depuis les années 1950. Même si la gestion des déchets est une préoccupation actuelle, des millions de tonnes de déchets sont encore rejetés chaque année dans l’environnement. Acheminés principalement par les cours d’eau, les déchets plastiques finissent par arriver dans les océans. La grande majorité (80%) des plastiques observés dans les océans provient ainsi des continents, l’autre partie provient des activités en mer.

soupe plastiqueEn fonction de leur densité, les déchets vont soit couler vers les fonds marins (comme les PVC de densité supérieure à celle de l’eau de mer), soit flotter et être entraînés par les courants marins (exemple du polyéthylène PE, de densité inférieure à celle de l’eau de mer).

(Source Image : d’après CNES-ACM)

Bouteilles*, sacs plastiques, fibres de textiles synthétiques (polyester, acrylique, polyamide, …), microbilles plastiques d’abrasifs industriels, d’exfoliants ou de produits cosmétiques, morceaux de polystyrène, pastilles de pré-production de plastiques, filets de pêche,… les déchets plastiques observables dans les eaux de surface océaniques sont d’origines diverses et de taille très variable, du microscopique au macroscopique.

* Sauf les bouteilles transparentes qui sont en PVC (eau, sodas): dès qu’elles sont cassées par l’érosion, le plastique plus dense que l’eau, coule…Par contre, on observe dans l’eau leurs bouchons, ainsi que les flacons et bouteilles non transparentes (lait, gel douche …)

Une dispersion mondiale des plastiques dans les océans

Les plastiques flottant en surface des océans sont entraînés des littoraux jusqu’à l’océan ouvert par les vents et courants marins. Les directions et les vitesses de déplacement dépendent de l’organisation générales des circulations atmosphériques et océaniques*. A l’échelle du globe, les courants marins de surface, déviés par la rotation de la Terre, présentent une circulation « en tourbillon », en spirale, appelés gyres**. On dénombre 5 gyres principaux : un dans l’océan Atlantique Nord, un dans l’océan Atlantique Sud, un dans l’océan indien, un dans l’océan Pacifique Nord et un dans le Pacifique sud :

Si les quantités globales de plastique dans les océans ne sont pas précisément estimées (en fonction des zones, on observe de 0 à 150 000 morceaux de plastiques au km2 sur les fonds marins et de 0 à 900 000 microplastiques dans les eaux de surface …), les études montrent que leur dispersion suivant les grands courants marins se fait rapidement*** et à l’échelle mondiale.

* Les circulations atmosphériques et océaniques sont liées et ont pour « moteur » l’énergie solaire. En effet, les différences d’énergie solaire reçue par la surface terrestre selon les zones (plus d’énergie reçue à l’équateur qu’aux pôles en raison de la sphéricité de la terre) et la rotation de la Terre autour de son axe (force de Coriolis) entraînent l’existence de grandes cellules de convection atmosphériques (cellules « de Hadley » à l’équateur, « de Ferrel » dans les zones tempérée et cellules polaires aux pôles). Les mouvements d’air horizontaux de ces mouvements atmosphériques sont les vents.

Ces vents entraînent des mouvements d’eau, de la surface jusqu’à plus de 100 m en profondeur. Les déplacements des déchets plastiques dépendent des sens et vitesses des vents et courants marins de surface.

** les gyres montrent un mouvement en spirale avec enroulement sur la droite dans l’hémisphère droit et sur la gauche dans l’hémisphère sud, en relation avec la force de Coriolis (rotation de la Terre).

*** Les suivis de bouées dérivantes et les modèles océaniques établis à partir des observations satellites montrent que les plastiques parcourent souvent plusieurs kilomètres par jour.

Des zones d’accumulation de plastiques : les « continents plastiques »

Les courants marins d’échelle planétaire transportent les déchets vers les zones centrales des gyres, très calmes. Les plastiques s’y concentrent et s’accumulent ainsi sur d’immenses surfaces (Exemple du « Great Pacific Garbage Patch » dans l’océan Pacifique Nord, de surface estimée à six fois celle de la France). Les « continents plastiques », existent ainsi dans les cinq grands bassins océaniques.

continents plastiques

Le terme « continent » est une métaphore : les surfaces concernées sont de l’ordre des continents, mais il ne s’agit pas d’étendues « solides » : la pollution plastique de l’océan est plutôt une « soupe plastique», autre terme également utilisé.

 

S’il existe des macrodéchets, les 7ièmes continents sont surtout constitués de petits éléments plastiques, souvent invisibles sans une fine observation, issus en grande partie de la dégradation des plastiques. Plus ou moins longue en fonction des matériaux et de leur épaisseur, la durée de dégradation est estimée en laboratoire de 1 à 5 ans pour le fil de nylon, de 1 à 20 ans pour les emballages plastiques fins, jusqu’à 450 ans pour les bouteilles plastiques et encore plus pour d’autres matériaux.

La dégradation dépend également de l’action de certains facteurs environnementaux:
– sous l’action mécanique*, le plastique se fragmente (mais les fragments restent des polymères plastiques stables et durables)
– sous l’action chimique ** ou enzymatique de dépolymérisation, les polymères plastiques sont décomposés et détruits.

Flottant à la surface des océans, les matériaux plastiques sont essentiellement soumis à l’érosion et à l’action du rayonnement solaire et se fragmentent progressivement en morceaux de plus en plus petits. La concentration en micro particules de plastique invisibles à l’œil nu aurait ainsi triplé dans les eaux de surface depuis les années 70.

*action d’érosion par les vagues
** action chimique des UV du soleil : réactions photochimiques. (Pour le PE on observe
principalement des réactions radicalaires, notamment d’oxydation)

microplastiques

Des zones de disparition de plastiques ?

Des analyses récentes sembleraient indiquer une « disparition » de déchets plastiques dans les eaux de surface océanique : en effet, les quantités de plastiques arrivées dans les océans depuis les années 50 auraient dû entraîner des concentrations supérieures à celles mesurées. Les eaux de surface ne semblent pas être la destination finale des déchets plastiques flottants dans l’océan…

Plusieurs mécanismes possibles pour expliquer l’élimination des plastiques de la surface océanique sont proposés :

– la formation de biofilms et la colonisation par des organismes pourraient diminuer la flottabilité et permettre à certains débris de plastique de couler dans les eaux profondes, et de se déposer sur le fond marin.

Cependant les observations montrent que les particules plastiques sont de faible densité dans les sédiments et n’enregistrent pas une augmentation de la concentration en plastiques en fonction du temps pour un même lieu.

– la fragmentation et photodégradation des matières plastiques seraient rapides et ne permettraient plus leur observation. Les fragments seraient assez petits pour passer à travers les filets d’échantillonnage standard, avec une taille de l’ordre du micron ou plus petite.

– un transfert de matières plastiques de l’eau vers les organismes : l’assimilation des microplastiques par ingestion et entrée dans les réseaux trophiques engendrerait un « stockage » de la matière dans les organismes et diminuerait la concentration de plastiques dans l’eau.

On observe en effet la présence de plastique dans l’estomac de nombreuses espèces marines, même jusqu’à chez 39% des poissons mésopélagiques*. De plus, la taille des fragments de plastique ingérés par ces poissons, comprise entre 0,5 et 5 mm, correspond à la taille des débris de plastique « disparus » dans les évaluations mondiales des plastiques en surface océanique.

– l’intervention d’autres processus encore à découvrir …

En savoir plus sur : http://www.septiemecontinent.com/

*Les poissons mésopélagiques jouent un rôle important dans l’écosystème marin; ils sont
omniprésents et très abondants dans l’océan ouvert. Ils vivent dans la couche intermédiaire de
l’océan (200 à 1.000 m de profondeur), mais migrent pour s’alimenter vers la couche de surface
la nuit.

« Nathalie Briand – MobiScience.briand.free.fr »

EXPEDITION 7e CONTINENT

Toute l'équipe d'EXPEDITION 7e CONTINENT vous attend les 15 et 16 août au quai d'Alger pour des journées de sensibilisation à la protection de notre Mer.

L'association aura parcouru toute la façade française de Méditerranée pour échanger avec le public sur la protection de l'océan dans le cadre de sa tournée pédagogique.

Retrouvez toutes les informations sur l'association en cliquant ici. (link is external)

Le Navire et son équipage rejoindra ensuite les quais du port de plaisance de Sète, son port d'attache, pour préparer sa prochaine expédition scientifique.

Qu’est-ce que le 7è Continent?

On appelle les zones d’accumulation de plastique le septième continent. Cette appellation vient de l’étendue de ces zones, de la taille d’un continent, et non du fait que l’on peut marcher dessus. En fait, le 7ème continent ressemblerait plutôt à une soupe de plastique. Les déchets plastiques déversés dans la mer entament une longue dérive.
Sous l’effet de la rotation de la Terre, les courants marins créent ce que l’on appelle des gyres océaniques. Ces énormes tourbillons tournent dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère Nord, et en sens inverse dans l’hémisphère Sud. Tôt ou tard, les déchets plastiques se retrouvent piégés dans ces gyres. Les 5 principaux gyres se trouvent dans l’Atlantique Nord et Sud, le Pacifique Nord et Sud et dans l’océan indien. On y retrouve surtout des morceaux de plastique de 1 à 2 mm (nommés micr oplastiques). Le plastique que l’on retrouve à la surface des océans est surtout du polyéthylène (de 80 à 90%) et aussi un peu de polypropylène. Le polyéthylène (PE) est beaucoup utilisé dans le secteur de l’emballage. Lorsqu’il est rigide (HDPE) il sert à fabriquer des flacons (détergents, cosmétiques, etc.), des boîtes type Tupperware®, des jerricans, des réservoirs de carburant d’automobiles mais aussi lorsqu’il est plus souple (LDPE) le polyéthylène sert à faire des sacs, des films, des sachets, des sacs poubelles et des récipients souples (ketchup, crèmes hydratantes). Par action du rayonnement solaire et abrasion par les vagues tous ces objets de taille diverses se fragmentent pour finir dans les gyres sous forme de paillettes de quelques millimètres, les microplastiques.
 Malgré un intérêt croissant de la communauté scientifique sur cette problématique, l’impact de cette pollution sur l’équilibre des écosystèmes marins n’est pas encore pleinement évalué. Pour amener des éléments de compréhension nous menons une approche pluridisciplinaire. Chimistes, biologistes, physiciens, mathématiciens collaborent dans le cadre de ce projet.

La goélette de l’association Expédition 7e Continent jette l’ancre dans six ports d’Occitanie. Son objectif : sensibiliser les vacanciers et les habitants à la préservation des mers et océans, attaqués par les déchets plastiques. Du 14 juillet au 16 août, elle rencontrera petits et grands de Port-Camargue à Sète.

C’est une belle goélette de 27 mètres qui s’amarrer aux ports de Méditerranée pour une mission très environnementale qui a débuté à Port-Camargue le 14 juillet. Jusqu’au 16 août, elle navigue dans six ports d’Occitanie pour parler de la préservation des mers, des océans et de la biodiversité marine. Manœuvré par l’association Expédition 7e Continent, le bateau rencontre les touristes sur leurs lieux de vacances préférés. Car protéger la mer, ça s’apprend. 80 % des déchets trouvés en mer, notamment les déchets plastiques, proviennent de l’activité humaine à terre. « 10% du plastique finit dans les océans, lance le navigateur, explorateur et chef de mission Patrick Deixonne, d’origine audoise. La Méditerranée n’est pas épargnée. »

Sur les quais, des tentes accueilleront des animations pédagogiques.
Sur les quais, des tentes accueilleront des animations pédagogiques.
Crédits : Laurent Boutonnet - Région Occitanie

Expédition 7e Continent fera passer un double message : le tri est la meilleure protection contre la pollution et la préservation du littoral et des eaux marines va de pair avec l’attractivité touristique. Sur les quais des ports du Gard, de l’Hérault et de l’Aude, des tentes accueilleront des animations pédagogiques : ateliers scientifiques, diffusion de films, jeux et cahiers de vacances pour les enfants. Expédition 7e Continent espère sensibiliser 2 000 personnes par escale, soit 12 000 sur l’été sur les côtes d’Occitanie. À l’été 2017, la tournée pédagogique, soutenue par la Région, avait déjà permis de sensibiliser plusieurs milliers de visiteurs lors de la projection de films, conférences et animations et avait intéressé de très nombreux médias à la préservation de la mer et du littoral.

  • 15 et 16 août à Sète (Hérault)
Mobilisée pour la croissance bleue, un tourisme durable et la protection de la biodiversité, la Région a développé des outils rassembleurs : elle a créé le Parlement de la Mer pour rassembler la communauté maritime, lancé le Plan Littoral 21 et créé en juin 2018 son Agence régionale de la biodiversité.

 

Pensez au compostage de déchets végétaux et de cuisine !

Vous avez un jardin ? 
 
Les déchets organiques représentent plus du 1/3 du contenu de notre poubelle et leur transformation en compost est un moyen simple et efficace d’alléger le poids de nos ordures.
 
COMCapture

Téléchargez le guide du compost 

L’agglopôle met gratuitement à disposition des habitants intéressés, 1  composteur en bois (ou un lombri-composteur). La demande s’effectue directement au 04.67.46.47.20 ou par mail (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.). Les personnes équipées bénéficient d’une formation et d’un accompagnement assuré par des agents spécialement formés.

Il est également possible de se procurer du compost auprès des 2 plateformes de compostage du territoire : celle du Complexe Oïkos à Villeveyrac et celle des Eaux-Blanches à Sète.

Plateforme de Compostage Centre Oïkos

 CD5E – 34 560 VILLEVEYRAC – 04 67 78 55 96

Ouvert du lundi au jeudi de 8h à 12h et de 14h à 17h / le vendredi de 8h à 12h

Ce compost provient exclusivement de matières 100% végétales (branchages, feuilles, gazon…). Des opérations contrôlées reproduisent la transformation naturelle en humus, grâce à l’action de l’eau, des organismes vivants…et du temps. Le compost broyé et tamisé est soumis à des analyses assurant la qualité de chaque lot.

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

voyouIMG_9578

"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

» associations