Sète

Encore un peu de patience !

 Nous avions conclu notre article consacré aux regrettés platanes de la place Aristide Briand en souhaitant que les tilleuls argentés qui les remplacent portent chance aux commerçants du marché du mercredi.

Mais pour l’instant, tous les arbres, vieux d’une quinzaine d’années, n’ont pas encore été plantés- l’opération se terminera au mois de mars- c’est pourquoi, ce mercredi encore le marché n’a pas été possible sur la place. Un marché de plus de sacrifié, mais sur l’autel de l’espoir d’une renaissance… En effet, depuis le début de l’opération, cette place dépourvue de toute végétation a quelque chose d’aride, de brutal, et semble comme  blessée avec ces grands trous de plus d'un mètre de profondeur. Mais parfois, il n’en faut pas beaucoup, et déjà, les quelques arbres plantés aux branches nues comme des vers  nous projettent ( avec tout de même un peu d'imagination!) dans un temps où leur feuillage nous garantira des premières chaleurs.

Espérons que leur considérable consommation en eau (300 litres d’eau par semaine jusqu’en septembre) leur sera profitable et que les enclos qui les entourent sauront les prémunir contre toutes écorchures (les chiens sont particulièrement craints) qui leur seraient fatales. Oui, espérons que tout se passera bien, que l’été sera chaud, les arbres beaux, leurs ombres appréciables, et le marché réinstallé pour de bon !   

La rue Gambetta s'expose

Dans le cadre de la grande opération d'aménagement de la rue Gambetta, une exposition grand format vient de prendre place au sein même du chantier. Elle retrace l'histoire de cette artère commerçante emblématique de la ville et son devenir.

Réalisée par la Ville de Sète, cette expo sur bâches investit les grilles de protection des travaux en cours dans la rue et restera visible jusqu'à la fin du chantier, fin juin. Sa conception permet de jouer avec l'espace environnant, de faire le lien entre les travaux et la vie quotidienne.

Elle intègre une dimension historique et culturelle grâce à l'utilisation d'images anciennes, de témoignages du temps passé avec une référence à une naissance célèbre, et une dimension future en expliquant au travers de textes la nature des travaux et le parti pris de cette opération qui s'inscrit dans le prolongement de la réhabilitation des halles, de la Grand rue Mario Roustan et de la rue Frédéric Mistral.

Vacances à l’Ile de Thau

C’est grâce aux actions menées en parallèle par le Centre social, la MJC, la Médiathèque Malraux et des associations culturelles que les enfants de l’Ile de Thau ont passé deux semaines de vacances bien remplies. Deux projets ont ainsi pu voir le jour sur le quartier.

Premier projet : un  atelier sur 15 jours passés entre le Centre social Gabino et la MJC autour d’un travail artistique entre 21 enfants de 6 à 11 ans et les membres de la compagnie de théâtre Bleu Albinos. « Nous avons voulu mettre le spectacle dans un contexte différent, explique Juliette Marre, responsable de la Compagnie Bleu Albinos, associer le spectacle aux gens et aux enfants du quartier.

Les enfants se sont imaginés dans la peau d’un personnage, un super héros, un loup, un Mickey, quelqu’un de tout autre qu’eux. Ils ont été photographiés, les photos ont été imprimées, ils ont dessiné sur leur image en s’appropriant les personnages imaginaires.

Les photos ont enfin été tirées grandeur nature, découpées puis collées sur les murs du quartier. Tout le monde a participé à chaque étape.» Le projet s’est terminé par un spectacle tout public « Lucie dans les bois » ou l’histoire de la dame qui ne savait plus quelle histoire elle venait raconter, proposé par la compagnie.

 Deuxième projet : un spectacle en chanson entre grands et petits après une semaine de travail aux ateliers « ça swingue » !

La deuxième semaine de vacances scolaires a été riche également en apprentissage musical : percussions et chansons ont été au programme du centre social.

Dans le cadre de l’animation proposée tout au long de l’année, et ce, depuis trois ans, par la Médiathèque Malraux de la CABT et l’association Concerthau « Cuisinez-moi une chanson », six enfants de 8 à 13 ans ont rejoint la chorale d’adultes avec l’aide des deux musiciens Daniel Zarb et Pierre Canard pour participer au spectacle de fin de semaine entre chansons et percussions. « C’est un remarquable travail d’intégration de ses enfants au sein de notre chorale, explique Françoise Moinet, Médiathèque Malraux. Ils ont beaucoup travaillé le rythme et la voix cette semaine ce qui leur permet aujourd’hui de chanter avec nous devant un public nombreux au centre Gabino. » « Cuisinez-moi une chanson » donnera un spectacle final le 6 mai à la MJC. 

 Centre social, MJC, médiathèque Malraux, trois structures voisines dans un quartier qui multiplie les échanges et les actions communes pour le bonheur de tous. « Nous travaillons ensemble pendant les vacances afin de faire circuler les publics entre les différentes structures du quartier. Cette mixité des publics, cette intergénération permet d’animer et de faire vivre le quartier pendant les vacances scolaires et au-delà de créer du lien qui se perpétue, et qui rapproche les uns des autres,» conclut Amandyne Roy du Centre social de la Ville.

L'art et la folie : portraits de trois grandes créatrices

Trois grandes artistes : Camille Claudel (1864 – 1943), Séraphine de Senlis (1864-1932), Aloïse Corbaz (1886-1964). Trois destins liés à la folie. Alain Vircondelet, biographe de Camus, Pascal, Rimbaud, Sagan, St Exupéry ou Duras dont il fut l’intime,  était l’invité de Toni di Martino à la médiathèque François Mitterrand afin de parler de son dernier ouvrage « L’art jusqu’à la folie ».

« J’ai  voulu montrer que la folie a contribué à leur talent  et que, dans le même temps,  le talent exacerbe la folie » explique Alain Vircondelet à propos de ces trois figures auxquelles il porte beaucoup d’attachement. Autant pour Camille Claudel,  qu’il appelle « la fée », cette femme  superbe, « Nervalienne »,  précocement douée, que pour  Séraphine qui est son « fétiche » ou  Aloïse « au chemin constellé d’étoile »  ce serait , affirme l’essayiste, un « déclic »  qui les aura   fait « basculer ».

Sa séparation d’avec Rodin dont elle fut la muse, l’amante et la rivale (on confondait  parfois leurs  œuvres)  aurait été pour Camille Claudel l’élément déclencheur. Commence alors une lente immersion  dans la paranoïa, dans le délire de persécution. Camille s’enferme chez elle, elle a peur qu’on la vole. En 1913,  elle détruit toutes ses sculptures. Elle sera enfermée à la ville d’Evron en Seine Saint-Denis. Son célèbre frère, Paul,  dont elle sculptait le buste à ses débuts viendra la visiter trois fois en quarante ans, sa famille refusera que sa correspondance soit expédiée . L’ogre aura eu raison de la fée.  

 Camille Claudel ne sculptera plus jamais, pas plus que Séraphine de Senlis ne peindra quand elle se trouvera  enfermée dans l’hôpital psychiatrique de Clermont. Cette femme qui est née quelques mois après  Camille Claudel mais qui n’a,  ni « sa beauté ophélique », ni sa férocité, mais est plutôt bonasse, d’allure paysanne   et un peu « simplette »  a  un  destin qui,  pour Alain Vircondelet, tient d’une certaine manière du  « conte de fée ». Servante une grande moitié de son existence, cette femme adoratrice de  la nature qui sera sa principale source d’inspiration aurait,  lors d’une promenade, entendu une voix lui indiquant qu’elle devait être « la bouquetière  de Marie ». Depuis, Séraphine ne cessera de peindre des fleurs. D’abord  humblement, très discrètement au point que son propre maître ignore presque tout de son passe-temps et ne découvrira ce « don »que lorsqu’un invité s’enthousiasmera de voir que son hôte possède un Cézanne. Un Cézanne ? Certainement pas, sa servante, Séraphine, a juste laissé traîner une de ses toiles. Alors, Séraphine très vite, sous l’égide du collectionneur d’art  Wilhelm Uhde  connaîtra un succès assez fulgurant, et s’offrira cette particule «de Senlis ».

Cette fois,  la faille de la folie latente  sera béante , non à cause  une histoire de cœur en raison de la grande histoire. La deuxième guerre mondiale, le nazisme. Son protecteur, homosexuel, est obligé de fuir et n’a plus les moyens de lui offrir, comme promis, sa  grande exposition à Paris. Soudainement, irrémédiablement, Séraphine à son tour « bascule ». Elle aussi sera enfermée. Elle aussi écrira des lettres, de nombreuses lettres injurieuses, qui contraste d’avec la femme douce  qu’elle avait été jusque-là. Seuls les animaux conserveront son amour.

 

Aloïse Cobraz fut, quant à elle, internée pour troubles mentaux, mais à la différence de ses deux aînées,  c’est à l’intérieur de l’asile de Cerry de Prilly en Suisse, qu’elle commencera à dessiner… Et ce sont le psychiatre, Hans Stick et son médecin généraliste, Jacqueline Porret-Forrel, qui contribueront à faire connaître son travail.

 

Ils permettront également  sa rencontre avec Dubuffet, enfin, son rattachement au mouvement de l’art brut. Pour celle qui dessinait ces visages aux yeux sans pupilles,  ni iris, bleus seulement, bleus azuréens, l’enfermement n’a donc pas la même dimension tragique que pour les deux autres… il  semblera l’avoir, en quelque sorte,  libérée…

 Dans sa célèbre sculpture, « La vague »,  Camille Claudel, paraissait,  selon l'essayiste,  annoncer son propre naufrage. Mais était-il réellement irrémédiable… ? On sait que la folie et l’art entretiennent des liens étroits, obscurs, parfois dangereux. L’art n’est-il pas un des seuls domaines où la folie est tolérée  comme source d’inspiration, terrain privilégié de la création ?  Mais faut-il être fou pour créer, ou alors crée-t-on parce que l’on est fou ? Cette Vague est-elle le résultat d’un "état" ou son  "symptôme" ?  L’art cet intérêt  qu’il pose des questions et c’est déjà beaucoup. Alain Vircondelet nous le montre bien grâce à ses trois grandes créatrices auxquelles il rend hommage.

Une Saint-Valentin en or, diamant et platine

Le 14 février, jour de la Saint-Valentin, 22 couples sétois ont été honorés par l'équipe municipale en salle des mariages pour l'exceptionnelle longévité de leur union.
« Vous êtes de ces couples pour lesquels les années passent sans que les sentiments ne s'estompent. A une époque si malheureusement frileuse de tout engagement, faite d'incertitudes et de trop de pessimisme en l'être humain, quelle belle image que la votre, celle d'une promesse tenue » a déclaré au nom du sénateur-maire, Hervé Merz, adjoint au maire.
Au terme de la cérémonie où chaque couple s'est vu remettre des mains des nombreux élus présents un diplôme qui consacre leurs noces d'or (50 ans), de diamant (60 ans) et de platine (70 ans), ainsi qu'un olivier, « symbole de longévité, d'espérance, de paix et de réconciliation, de victoire, de force et de fidélité », et une gourmandise en chocolat. Mais les « stars » de cet événement étaient sans conteste M. et Mme Septier qui comptabilisaient en 2016, 70 ans de mariage, soit 840 mois, environ et 25 000 jours vécus côte à côte ! Un record à l'heure où le mariage est devenu un véritable défi.
Et c'est dans une ambiance chaleureuse, souvent entourés de leurs proches, que les participants ont dégusté la traditionnelle coupe de champagne anniversaire et une magnifique pièce montée, reproduisant l'hôtel de ville.

Un jeudi haut en couleurs pour les petits

Ce Jeudi, les centres de loisirs ont proposé une réjouissante journée de déambulation carnavalesque dont le point de départ était fixé en fin de matinée à la médiathèque François Mitterrand.

 

   Les grandes personnes  sont parfois déçues en revenant   sur les lieux chers à leur enfance. Les tous jeunes carnavaliers auront peut-être besoin  de se retrouver sur la grande  place rouge afin de ressusciter les émotions de cette matinée. De plus les  cieux neigeux ne sont pas fréquents  au-dessus de l’île singulière ( protégée par son légendaire micro-climat )  et  la présence de  matriochkas encore moins. En tout cas,  les enfants  ont vécu l’instant présent de manière intense et il fallait bien  ça, de l'énergie et des jambes !,  pour suivre  le rythme  de plus en plus rapide,  jusqu’à en devenir endiablé,  de la  kalinka,  cette fameuse danse traditionnelle russe. Le tourbillon de couleurs des  différentes chorégraphies  aura égayé ce morne début de journée et peut-être décidé  le soleil à se lever… Les enfants des centres de loisirs de la ville, Vallon,  Château Vert, Cyber Espace et Centre Social,  ont ensuite continué  leur  déambulation dans toute  la ville, au gré d’une météo  de plus en plus clémente.

    

En Russie,  pendant la pérestroïka les poupées russes représentaient les dirigeants par ordre décroissant ;  Staline y apparaissait en dernier. Mais ce matin le totem élaboré par les animateurs n'a pas tenu à se séparer de son sarafane à fleurs  . D’ailleurs,  les enfants ne paraissaient pas désireux de vouloir dévoiler  son secret… Cette année,  la thématique était le Monde et la belle variété  des costumes en donnait un joyeux aperçu. Alors,  vous pensez bien que la politique et ses petits drapeaux...

 

Mobil infos en Mars

Voici les dates pour les sorties du  Mobil ‘Infos marchés et quartiers de Mars. 

Nos marchés :

  • Marché Centre Ville : 01/03/2017  et le 22/03/2017 Place Léon Blum de 8h30 à 12h
  •   Marché Corniche : 9/03/2017 et le 30/03/2017 de 8h30 à 12h Place Edouard Herriot                   
  • Marché Victor Hugo : 17/03/2017  de 8h 30 à 12h sur l’Avenue Victor Hugo

 
Nos quartiers :

  • Quartier Pointe Courte : 7/03/2017 de 14h à 17h30 quai du Mistral
  • Quartier les Métairies : 14/03/2017 de 14h à 17h30 Avenue de la Source
  • Quartier le Vallon : 21/03/2017 de 14h à 17h 30 sur le parking face à l’école du Sous bois
  • Quartier Ile de Thau : 28/03/2017 de 14h à 17h 30 devant l’école Anatole France.

Permanence du Périmètre 6 DE LA SCENE AUX QUAIS :

  • le vendredi 03/03/2017 à l’espace Victor Hugo de 10h à 12h  et le lundi 20/03/2017 de 14h à 17h.

L'Amour exemplaire


Mardi  14 Février, les noces de d’or, de diamant et de platine ont été célébrées à la salle des mariages de l’hôtel de ville de Sète.

Hervé Merz, l'adjoint  au Maire, a remis aux vingt et un couples présents un parchemin poinçonné au blason de Sète, un olivier et des chocolats. Cette année était un peu exceptionnelle car elle honorait le 71ième anniversaire de Mariage de Maurice et Denise Septier, née Boularot.

On  peut penser ce qu’on voudra de l’acte de mariage et se faire  à la manière de Brassens un fervent partisan d’une  « non demande » mais il est impossible de ne pas se montrer admiratif de ces couples  dont, pour reprendre les mots  de Christian Bobin, « le temps passé dans l’amour n’est pas du temps mais de la  lumière ». Longévité et plaisir à l’image des présents reçus, longévité du plaisir, plaisir toujours recommencé... 

Et si la vie se résumait à  cela ! La pérennité du sentiment amoureux étant également  un exemple universel de paix et un espoir bien nécessaire en  ces jours parfois ombrageux,  on ne peut que souhaiter à ces amours de durer et de faire des petits aussi solides qu'eux...

C’est bientôt Carnaval !

 Le 16 février, le carnaval réunira l’ensemble des centres de loisirs de la ville, Vallon, Château Vert, Cyber Espace, et Centre social.

Les enfants arriveront entre 10h et 10h30, à bord de 3 bus, à l'arrêt Médiathèque/rue Montmorency. 250 enfants sont attendus pour un défilé sur le thème du monde (Afrique, Russie, Chine). Auparavant, les centres de loisirs auront confectionné leur totem, au choix : matriochka, masque africain ou dragon, et évolueront au rythme des musiques du pays choisi.
Ils défileront devant la médiathèque Mitterrand, traverseront au croisement entre la rue Gabriel-Péri et le boulevard Danielle-Casanova avant de se rassembler place Aristide-Briand pour rejoindre la place Léon-Blum par la rue Alsace Lorraine, la rue de Strasbourg et la rue Gambetta.

Histrions et l'amour

Comme chaque année depuis 9 ans à l'approche de la Saint-Valentin, l'association HISTRIONS avec le soutien de la Ville de Sète, offre à tous les publics sa « performance généreuse », une récréation, un prétexte, pour exalter encore et encore ce sentiment universel : l'amour.
Cette performance consiste à mettre à la disposition des cartes postales dans certain lieux : hall de la mairie, caves Notre Dame (rue Mario-Roustan), librairies l'Echappée belle, librairie Sétoise, halles centrales… tous les relais seront repérables grâce à une affichette.
Cette année, la jeune graphiste et illustratrice Charlotte Varrier, l'artiste contemporaine Cathy Burghi, l'artisan colleur Michel Cacace et bien sûr la plasticienne Christy Puertolas ont participé à la création de ces cartes postales originales .

Cuisine secrète du Languedoc

Cuisine secrète du Languedoc-Roussillon

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