Histoire de Balaruc

LE PORT ROMAIN DE BALARUC LE VIEUX

Port Balaruc le vieux 1

 

L’occupation humaine des deux Balaruc antiques, c’est faite dès la protohistoire (Vème- IVème siècle avant J.C). et Balaruc les bains c’est développé autour d’une source d’eau chaude à partir du 1er siècle après J.C.

Voici deux photos, la première faite par un drone, la seconde au niveau de la lagune où l’on peut observer les vestiges du port de Balaruc le Vieux datant de l’époque romaine.

Ce « port » qui donne sur l’étang de Thau, était en réalité un embarcadère de 250 m de long environ permettant les échanges de marchandises entre les transports par la voie maritime et la voie Domitienne située à quelques kilomètres de là. Ces vestiges ne sont pas visibles de façon permanente mais uniquement lorsque les eaux de l’étang sont à marée basses. En effet il existe un marnage en méditerranée, qui varie de 20 à 50 cm.

 Port Balaruc le vieux 2

Ce port existait encore au XVIII ème siècle comme en témoigne un plan conservé aux archives départementales de l’Hérault où il s’appelle « Port de Caresmes » jadis port de « la Peyre » et où il figure sur le canal de fuite du moulin.

Pourquoi Caresmes ? Tout simplement parce que la vente de poisson en période de carême y était particulièrement prospère. Enfin, l’activité portuaire permettait le développement du commerce sur les étangs à l’abri des bourrasques. Les marchandises y transitaient pour être embarquées en direction du Rhône ou vers les Pyrénées. C’est l’arrivée du chemin de fer au début du XIXème siècle qui eu raison de ce petit port, délaissé par la suite.

Les deux agglomérations de Balaruc le Vieux et de Maïmona devenu les bains de Balaruc et encore bien plus tard Balaruc les Bains n'en faisaient qu'une au 1er siècle et étaient reliées par deux voies terrestres. L’une reproduit le tracé exact du Chemin Haut et se poursuit au-delà vers Issanka et l’autre celui de la D129.

Balaruc ville antique dès le 1er siècle, se situait près de la Via Domitia d’Ahenobarbus qui se trouvait à 6 km.

La cité de Maïmona grâce à ses sources d’eau chaude était déjà une station thermale dans ce qui constitue aujourd’hui la ville de Balaruc les Bains. Alimentée en eau froide au 1er siècle après J.C. par un aqueduc de 5 km qui prenait sa source à Issanka (des fouilles actuellement sont en cours au parc de la Fiau à l’emplacement de ce qui sera la future médiathèque de Balaruc les bains)

Les sources d’eau douce affluaient en abondance sur la presqu’île comme aujourd’hui, ce qui permettait au moyen de puits de pratiquer une irrigation efficace même en période sèche.

 

Georges Cantin.

 

Références archéologiques :

Marc Lugand archéologue auteur de « Balaruc Antique et médiéval »

Iouri Bermond archéologue auteur de nombreux ouvrages

Albert Fabre historien archéologue de Poussan au XIXème siècle

André Soutou archéologue : Le Leudaire de Balaruc le vieux au XIVème siècle

Sans oublier le blog du Docteur Régis Ayats : http://balaruc-maimona.over-blog.com/

PLACE DE L’ANCIEN LAVOIR A BALARUC LE VIEUX

LOIV1998 Le lavoir de BLV avec son accacia_resultat

LOIVL’ancien lavoir de Balaruc le vieux n’était plus en service depuis des années et il ne servait plus guère que de dépôt de matériels pour les services techniques de la mairie et lors de la construction de l’Ehpad le « Grand chai » en 2012 il a bien fallu déplacer la stèle du souvenir Français et lui trouver un nouvel emplacement.

La déconstruction du lavoir, à donc libéré non seulement une place sur la droite de la place de l’ancien lavoir, pour accueillir ce monument mais également plusieurs places de stationnement qui on le sait sont toujours appréciées.

Dans la mémoire d’une amie Balarucoise, ces photos du lavoir ne sont que celles de la bâtisse qui a succédé au véritable lavoir. La bâtisse précédente qui, elle, était un véritable lavoir avait des piliers qui soutenaient le toit, et une margelle en pente douce vers le centre du bassin pour que les lavandières puissent étaler leur linge comme dans tous les lavoirs. Son arrière grand mère était lavandière et elle allait laver le linge à la Vène sous le pont des Passes * avec une brouette ou sa mère y asseyait son cousin, en plus du poids du linge ! Il semble également que dans les années 50 des femmes venaient encore de Bouzigues à pieds pour y laver aussi leur linge ! Comme quoi les femmes de l'époque ne rechignaient pas à la tâche !

Les dimensions de ce lavoir étaient identiques à celles de la construction qui figure sur cette photo.

la stèle du souvenir Français à été inaugurée le samedi 8 novembre 2014 année du 100ème anniversaire du début de la grande guerre, avec un discours de Jean-Pierre Martinez, délégué adjoint du Souvenir français de l’Hérault, de Pierre Bouldoire conseiller général, de Norbert Chaplin, Maire de Balaruc-le-Vieux et de Bernard Brenet, du comité local.

Georges CantinLOIVPont des passes (2)_resultat

*Le pont des passes est le petit pont sur la Vène dans le virage sur la Départementale 129 à Poussan entre le mas d’arènes (écuries Aubin) et l’ancien « bal a papa ».

Le bateau de l’étang

Arrivée du bateau, années 1920. Ce bateau faisait la liaison Sète, Balaruc, Mèze et les autres villes portuaires de l’étang de Thau. C’était un vapeur passagers qui acheminait les voyageurs depuis la gare de Sète. M. Audran qui habitait Balaruc, sur le port, le pilotait. Il était unijambiste et martelait le quai de sa jambe de bois.

Les bains de pieds en 1965

Sur cette photo, ce Balarucois prend un bain de pieds dans le ruisseau de sortie de la source thermale. Ce bain de pieds se situait sur la petite place derrière l'Office de Tourisme face au terrain de boule. Cette source, par un système de pompe, alimente aujourd'hui le bains de pieds du Pavillon Sévigné

1944 : bombardement de Balaruc par les alliés

 

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David MALLEN

David Mallen, originaire d’Agde, tient sa passion pour l’histoire régionale en générale et pour la période de la Seconde Guerre Mondiale en particulier, de ses racines familiales.
Son grand-père paternel, Pascal MALLEN, a servi la France pendant cette époque notamment pendant la Campagne de France de 1940. Blessé puis fait prisonnier à Epernay, il fut par la suite interné dans le stalag IXA de Ziegenhain en Allemagne.
Son grand-père maternel, Joaquim FALO, fut aussi un témoin de cette période marquante. En tant que réfugié espagnol, fuyant la dictature de Franco, il fut également interné dans un premier temps au camp d’Argelès puis au camp d’Agde en 1939. Engagé volontaire aux travaux de la ligne Maginot jusqu’à la débâcle puis caché par les FFI à la Grand- Combe dans les Cévennes.
Ces grands témoins de l’histoire vécue ont fait naître en David MALLEN cette passion pour cette période allant de 1939 à 1945, à travers les différents récits qu’ils lui ont racontés dans son adolescence. Ils lui ont donné cette envie d’aller plus loin sur le sujet et de comprendre cette époque dans son contexte historique.

David Mallen a écrit un livre passionnant sur la ville d’Agde sous l’occupation allemande de Novembre 1942 à Août 1944. Cet ouvrage contient de nombreux éléments inédits : photos, documents d’archives de divers pays, interviews, etc.
Il sera publié d’ici la fin de l’année par les “Editions Histoire et Fortifications" et il contribuera à pérenniser l’indispensable devoir de mémoire des jeunes générations pour cette période où la liberté et les valeurs républicaines étaient en jeu.

 

   

©David Mallen

Le 25 juin 1944, alors que le débarquement allié a eu lieu en Normandie et que la fin des hostilités approche, souhaitant détruire les industries pétrolières de Sète – Frontignan – Balaruc alors très importantes, les Forces Alliées bombardent ce secteur, tuant dix-neuf Balarucois et faisant de nombreux blessés.

L'année dernière par la mise en place d'une stèle commémorative, la Ville a souhaité que cette funeste journée qui fait partie de l'histoire de la Balaruc-les-Bains ne puisse jamais être oubliée.

Voir aussi l'article de David Mallen sur les bombardements alliés sur la ville d'Agde en page Histoire d'Agde qui replace ces bombardements dans leur contexte historique.

©David Mallen