Histoire de Bessan

La crèche municipale des Bambins fait face au virus et son variant anglais

La crèche municipale, gérée par l’association Admr Hérault en délégation de service public, fait actuellement face à un difficile contexte sanitaire.

Depuis jeudi dernier, l’établissement est fermé sur la base du principe de précaution.

En effet, le variant anglais du Covid-19 a été détecté à l’origine chez un parent d’un enfant accueilli dans la structure.

Par la suite, un professionnel de la crèche a, lui aussi, été touché par ce variant tandis que d’autres personnels étaient déclarés positif au virus.

L’Agence régionale de santé a donc sollicité l’Admr pour fermer l’établissement quelques jours, et jusqu’au mercredi 17 février au minimum.

Pour l’heure, les autorités sanitaires ne recommandent pas de tester les tout-petits.

=>Pour tous renseignements sur l’évolution sanitaire de la structure de petite enfance,

il convient d’appeler directement la crèche au 04 67 00 81 15.

Le chemin des Rompudes aménagé jusqu’au chemin du Mairoual

Attendu depuis de longs mois par les riverains du secteur, le chantier de réfection du chemin des Rompudes n’avait pu être engagé par la commune, comme prévu, au début de l’année 2020.

En effet, de nombreux aléas sont apparus avec la crise sanitaire et notamment le retard de l’enfouissement des lignes électriques prévus par la société Enedis, laquelle a été retardée de longs mois.

Depuis le 30 novembre dernier, ce chantier municipal a enfin démarré.

Il va permettre un aménagement adapté et sécurisé de la partie du chemin des Rompudes allant jusqu’au chemin du Mairoual.

Des trottoirs vont être créés, l’éclairage public installé et la voirie, en mauvais état aujourd’hui, sera reprise pour assurer une meilleure sécurité routière du secteur.

Henri Bourrié et Xavier Diamante, impliqués dans la cité de Bessan, nous ont quittés

Deux acteurs engagés dans la vie locale nous ont dernièrement quittés.

Le maire et la municipalité ont d’abord rendu hommage à Henri Bourrié, récemment accompagné par de nombreux Bessanais en l’église Saint-Pierre.

Henri Bourrié, ancien policier national, ancien combattant d’Afrique du Nord, avait été adjoint au maire au sein de la première municipalité de Robert Raluy. Homme intègre et très attaché à son village, Henri Bourrié nous a quittés laissant ses proches et la Fnaca locale dans la peine.

La vie économique bessanaise est aussi en deuil. Xavier Diamante, bien connu dans la localité, a quitté les siens à l’âge de 53 ans. Il a été longtemps agent général des assurances Axa à Bessan ainsi qu’ancien responsable de l’association Actif, regroupant de nombreux commerçants et artisans. Il laisse un grand vide après avoir durement lutté contre la maladie.

Aux deux familles, le maire et le conseil municipal ont présenté leurs condoléances attristées.

La distribution du calendrier des pompiers s’adapte à la crise sanitaire

Habitués à ouvrir leurs portes aux sapeurs-pompiers volontaires de Bessan à l’occasion de leur distribution du calendrier, les Bessanais seront sur leur faim cette année.

La crise sanitaire est passée par là et le traditionnel porte à porte ne sera pas possible pour les hommes du feu.

Ils doivent s’adapter et les habitants ont déjà eu certainement la surprise de voir le calendrier 2021 dans leur boite aux lettres.

En effet, l’amicale des sapeurs-pompiers, présidée par Romain Imberdis, a décidé de distribuer le calendrier dans tous les foyers. Au calendrier sont jointes une lettre et une enveloppe destinée à recevoir les étrennes des Bessanais.

Les dons doivent ensuite être déposés dans différents lieux de la localité dont les boulangeries, le point-chaud et la mairie.

Une urne pour recevoir les enveloppes y a été placée. Les pompiers sont également disposés à les recevoir le dimanche matin à la caserne. Nul n’est besoin de rajouter que la solidarité demeure importante cette année.

Tous les habitants sont invités à donner pour permettre à l’amicale de continuer à fonctionner. Les pompiers sont au service de tous toute l’année, à la population d’être au rendez-vous en ce mois de décembre !

Vie associative de Bessan : Françoise Marsol et Henri Estournet nous ont quittés

 

La municipalité bessanaise tient à saluer la mémoire de deux anciens bénévoles actifs d’associations qui viennent de nous quitter.

A quelques jours d’intervalle, Françoise Marsol et Henri Estournet (dit Toutou) ont disparu, plaçant leurs proches dans la peine.

Françoise Marsol, depuis quelques années en maison de retraite du côté de Béziers, a notamment marqué la vie de plusieurs associations locales, dont celle de Sports et Loisirs dans laquelle elle a été longtemps fidèle et très active.

De même, Henri Estournet, ancien tonnelier du village, a longtemps participé aux activités de l’As Bessanaise Football.

Le maire et le conseil municipal ont tenu à présenter leurs condoléances attristées aux deux familles.

Un peu d’histoire et tradition : les légendes de l’âne de Bessan sont têtues

Comme le raconte Antoine Iniguez, passionné d’histoire et de patrimoine au sein de la Guilde 2 Bessan, beaucoup de villages languedociens possèdent un animal totémique. Bessan a le sien : l’âne.

Pour la fête locale de la Saint-Laurent, une maquette de bois, de tissus et de fleurs est portée par quatre jeunes et vigoureux bessanais.

Guidés par le « meneur » au fouet claquant et au son d’une musique répétitive qui résonne au plus profond de chaque « festaïre », l’animal danse, saute et rue lors d’une déambulation dans le village et sur la place de la Promenade lors d’une réception très suivie par la population.

Mais la danse de l’âne est rattachée à une tradition orale, tirée d’une légende, ou plutôt, de plusieurs légendes.

Un historien local anonyme parle en 1879 de l’âne qui honore celui de l’étable de Bethléem et aussi de celui qui avait servi à Jésus pour son entrée dans Jérusalem.

Une rumeur probablement alimentée par quelques habitants de Gignac, raconte aussi qu’en 730 un âne, telles les oies du Capitole, a prévenu les habitants du village de l’arrivée des Sarrasins. Ces Sarrasins qui, pour se venger, auraient précipité l’animal dans l’Hérault où il a suivi le courant jusqu’à Bessan, où il a été accueilli à bras ouverts.

Il existe encore une autre légende datant du moyen âge:  Une fois l’an, pour se moquer de l’autorité religieuse, les populations élisent le plus fou du village : le prince ou roi des fous, que l’on promène sur un âne, dans les rues, avant de pénétrer dans l’église.

Une fête où le fou prend la place du prêtre, soutenu par les braiments du peuple qui imite les cris de l’animal. Après quoi, tous se précipitent dans le chœur où sont entassés vins et nourriture. On peut dès lors imaginer que le clergé, ne pouvant empêcher cette fête païenne, a au moins réussi à empêcher l’entrée de l’animal vivant, et pourquoi pas remplacé par un totem.

Mais les anciens bessanais parlent eux plus sérieusement, d’un marché aux ânes, d’une coutume qui veut que l’on décore le plus beau de ces quadrupèdes et qu’on le promène dans les rues du village et de l’âne qui s’échappe une année pour entrer dans l’église.

Si les textes ne précisent pas de marché aux ânes à Bessan, ils mentionnent cependant la foire de la Saint-Laurent créée ou autorisée par le roi François Ier en 1533. Une foire où sont probablement vendus des ânes, utiles aux paysans mais aussi aux bergers.

Effectivement peu de personnes savent que cet animal entêté est un bon gardien de troupeau.

Depuis longtemps, les éleveurs d’ovins entraînent spécialement des ânes « bergers » pour protéger leur troupeau contre des prédateurs comme les coyotes, les renards et les chiens errants.

Ils exploitent son instinct grégaire naturel qui le porte à s’attacher aux ovins par la technique d’imprégnation, et à son agressivité innée à l’encontre des prédateurs.

De plus, l’âne a un besoin d’entretien minime et a une bonne longévité. Enfin, il est capable de manger les feuilles des cardères ou chardons et participe à l’intérêt environnemental du pastoralisme. Cette utilisation ancestrale explique les nombreux contes qui font intervenir l’âne, mais aussi le loup, comme prédateur des ovins.

Et puis, rappelons-nous de la fiancée que l’on amène à son mariage à dos d’âne décoré ?

Quelle que soit son origine, sa légende, l’âne est devenu l’emblème du village, son animal totémique. Un emblème bien ancré dans le cœur des bessanais. La preuve : malgré l’annulation de la fête locale pour des raisons sanitaires, le quadrupède fera une apparition publique car, avant toute chose, les légendes de l’âne sont aussi têtues que le totem lui-même !

L’ancienne bergerie menaçant ruine a été démolie près du cimetière


Elle faisait partie du paysage, placée à l’entrée de ville côté Agde, à quelques mètres de l’entrée principale du cimetière communal et du terrain de jeu de balle au tambourin. L’ancienne bergerie n’existe plus. Elle vient d’être détruite par la mairie, propriétaire du bâtiment depuis la fin des années 1990. Il faut dire qu’il connaissait de sérieuses faiblesses, menaçant même ruine avec son toit dans un état dangereux.

De nombreux Bessanais se souviennent encore du temps où cette bergerie fonctionnait, à l’origine avec Désiré Estournet. Il était fréquent de croiser des troupeaux de moutons autour du cimetière puisque cette bergerie fonctionnera jusqu’en 1996, après avoir été utilisée quelques années par un Andorran qui y logeait son troupeau durant l’hiver.

Désormais, les lieux vont être sécurisés et les bâtiments en bon état demeurent en activité puisque le club de tambourin y dispose d’un espace et les associations de chasse et de pêche d’un lieu de stockage pour leurs divers matériels. Le parvis désormais laissé libre fera certainement l’objet d’un projet municipal qui, à ce jour, n’a pas encore été envisagé par la municipalité.