Sciences

David LOWE parrain de Sèt'Expo sciences 2019 du 11 Avril au 13 avril 2019

David LOWE a accepté d'être le parrain de Sèt'Expo sciences 2019 du 11 Avril au 13 avril 2019. Une vrai reconnaissance et mise en valeur de notre travail.Aucune description de photo disponible.

L’image contient peut-être : 1 personne, gros planIl sera présent à Sète dés l'ouverture le jeudi soir et animera une conférence le samedi après-midi à 14h00 avant de participer à la remise des prix.
 
"David Lowe est un scientifique, acteur, chroniqueur, animateur et musicien britannique, né le 17 avril 1951 à Warrington en Angleterre."
 
"Titulaire d'un doctorat en physique nucléaire de l'université d'Oxford, il décide finalement de se tourner vers le divertissement. Véritable touche à tout, il est à tour de rôle acteur, réalisateur et compositeur aussi bien au cinéma, qu'à la télévision ou dans la publicité. Il se fait notamment connaitre du public français en devenant chroniqueur dans différentes émissions radios et télévisées. De 2011 à 2016, il est co-animateur de l'émission de découverte scientifique On n'est pas que des cobayes ! sur France 5".

La pêche industrielle affame les oiseaux marins

L’intensification de la pêche industrielle contribue à diminuer la quantité de nourriture disponible pour les oiseaux marins, menaçant de nombreuses espèces dans le monde. Des chercheurs du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive du CNRS à Montpellier, de l’Université de Colombie Britannique (Canada) et de l’Université d’Aberdeen (Ecosse) ont cartographié pour la première fois, la compétition entre la pêche industrielle et les oiseaux marins à travers le monde entre 1970 et 2010. Selon leur étude, la consommation moyenne annuelle de nourriture des oiseaux a diminué de 70 à 57 millions de tonnes entre les périodes 1970-1989 et 1990-2010, tandis que la capture annuelle moyenne des proies des oiseaux par les pêcheries a augmenté de 59 à 65 millions de tonnes au cours des mêmes périodes.


Fous de Bassan (crédit photo : Jacques Carles)

Malgré le net déclin de la communauté mondiale des oiseaux marins pendant la période 1970-2010, la pression de compétition exercée par les pêcheries demeure soutenue. Cette compétition a même augmenté dans près de la moitié des océans du monde. L’étude est publiée le 6 décembre 2018 dans la revue Current Biology.

Graphique représentant le déclin de la communauté d’oiseaux marins et l’intensification de la pêche industrielle,
dans le monde au cours de la période 1970-2010. (source : Current Biology)

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(1) Grémillet et al., Persisting Worldwide Seabird-Fishery Competition Despite Seabird Community Decline, Current Biology (2018), https://doi.org/10.1016/j.cub.2018.10.051

L'hippocampe et son ADN

photo: Sophie Falloud


Nicolas Bierne


Florentine Riquet 

 

Par un jour du mois de mars ayant lu sur un réseau social que l'on recherchait, pour une étude, des spécimens d'hippocampes, je me suis rendu à la Station Marine de La Plagette à Sète. Là, une petite équipe de recherche rattachée à l'ISEM (Institut des Sciences de l'Evolution de Montpellier) réalise cette étude.
Le projet sur l'hippocampe a été financé par un prix Chercheur d'Avenir 2011 de la région Languedoc-Roussillon, un prix décerné à Nicolas Bierne, directeur de recherche au CNRS. J'ai aussi pu y rencontrer Florentine Riquet, Post Doctorante du LabEx CeMEB, Université de Montpellier.
Outre la curiosité qui m'animait j'y venais aussi pour apporter l'unique hippocampe (sec) en ma possession. Un hippocampe « familial » en provenance de l'Atlantique.
Mon spécimen, identifié sous le nom d'Hippocampus guttulatus ou hippocampe moucheté, fut donc pris en charge par Florentine Riquet qui m'expliqua la suite des opérations.

Après avoir réalisé un léger découpage de sa nageoire dorsale, il y aura l'extraction de son ADN afin de rechercher les différences génétiques entre les différents spécimens collectés depuis le début de cette étude.
Cette équipe travaille actuellement sur des individus vivants, le but étant de séquencer des fragments d'ADN qui sont différentes d'un individu à l'autre et ce sont ces différences qui sont informatives et donc intéressantes. Le principe est identique pour les individus « secs ».

La première étape de cette recherche a concerné 292 hippocampes mouchetés répartis sur 24 sites géographique. Depuis la recherche s'est orientée vers le séquençage de 96 individus ainsi qu'un mâle tunisien et sa progéniture (112 juvéniles). Cette « petite famille » va aider à déterminer la diversité génétique transmise par le père.
Localement, c'est à dire sur le Bassin de Thau, le laboratoire travaille en liaison avec le CPIE Bassin de Thau et avec d'autres associations pour ce qui est des prélèvements dans l'étang.
Les prélèvements qui sont réalisés sur des animaux vivants sont effectués lors de plongées dans l'étang de Thau. Que l'on se rassure, il a été constaté que les animaux n'étaient pas affectés par ce prélèvement et que la nageoire repoussait chez la grande majorité des animaux prélevés.

Florentine Riquet travaille en génétique des populations d'où l'intérêt de cette étude qui court sur plusieurs années. Les différences entre individus permettent de déterminer la structure génétique des populations. Dans cette équipe les chercheurs travaillent sur la spéciation.
La spéciation est, en biologie le processus évolutif par lequel de nouvelles espèces vivantes apparaissent.
Mais ensuite les problématiques sont assez différentes car pour les individus vivants il est recherché la structure génétique contemporaine alors que pour les individus « secs » les chercheurs tentent de retracer l'histoire en remontant le temps. Afin de se procurer des hippocampes secs il a déjà été fait appel au don des particuliers. Plus d'une centaine de spécimens ont ainsi été collectés à ce jour.
La plupart proviennent de l'étang de Thau et leur âge varie de 5 ans à 80 ans, le plus vieux étant de 1935.
Sur cette quantité les ¾ viennent de l'étang de Thau, une dizaine de spécimens proviennent de la mer (la Méditerranée dans son ensemble) et 2 à 3 proviendraient de Tunisie. Désormais il y en a 1 de l'Atlantique (le mien).

Lors de l'étude sur les 292 hippocampes il a été déterminé qu'ils étaient issus de la même espèce morphologique mais, par contre, génétiquement ils étaient issus de 4 espèces.
A l'heure actuelle, d'autres lagunes (à Leucate et une en Espagne) sont ou seront explorées (dont une lagune italienne) afin de déterminer si la lagune de Thau est spéciale ou pas.
Le spécimen « blanc » que Florentine tient dans sa main provient de l'étang de Thau, il aurait 35 ans et il aurait été pêché dans les années 80.

A l'heure actuelle la petite équipe est toujours prête à recevoir de nouveaux spécimens « secs » apportés par des particuliers. Si vous souhaitez confier vos hippocampes, il vous est toujours possible de joindre les chercheurs. Pour cela contacter Nicolas Bierne ou Florentine Riquet au 04 67 46 33 75 ou par e-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Point important, il est à noter qu'ils vous seront restitués après étude.

Un grand merci à Florentine Riquet pour son accueil et pour l'aide apporté à la rédaction de cet article.

Jean-Marc Roger

 

photo: Sophie Falloud

La Chine, premier pays à poser un engin sur la face cachée de la Lune

Lune, Planète, Espace, L'Astronomie

 AFP

C'est une première mondiale. La Chine a réussi jeudi l'alunissage inédit d'un engin sur la face cachée de la Lune, un événement historique qui renforce les ambitions spatiales de Pékin.

Le module d'exploration Chang'e-4, qui avait quitté la Terre le 8 décembre, s'est posé sans encombre à 10h26 heure de Pékin (02h26 GMT), a rapporté l'agence Chine nouvelle.

Il a envoyé une photo de la surface lunaire au satellite Queqiao, en or.

En savoir plus : https://www.afp.com/fr/infos/334/

Une sonde de la Nasa a survolé un lointain objet céleste

 La Nasa a célébré le Nouvel An avec le survol historique par sa sonde New Horizons de l'objet céleste le plus éloigné et peut-être le plus ancien jamais observé de près, Ultima Thule, situé à quelque 6,4 milliards de kilomètres de la Terre, dans l'espoir d'en savoir plus sur la formation des planètes.

Une série de signaux impatiemment attendus, indiquant que la sonde avait survécu à sa mission à haut risque, est arrivée mardi peu après 15H30 GMT, provoquant des cris de joie dans le laboratoire de physique appliquée John Hopkins, dans le Maryland.

Tout savoir sur : https://www.afp.com/fr/infos/334/

Le besoin d’explorer l’inconnu

 

Depuis la nuit des temps les hommes ont été attirés par l’inconnu. Sur Terre ils n’ont eu de cesse d’aller au delà de l’horizon, de découvrir de nouveaux continents et d’autres formes de civilisations. Leur curiosité les a amené à explorer le moindre recoin de la planète. Ce désir de connaître et de repousser les limites du monde connu a modifié le cours de l’histoire de l’humanité. Il a été la source de drames mais aussi de bénéfices et de progrès pour nos sociétés. La conquête spatiale répond à ce même besoin d’explorer l’inconnu. Pour les hommes, fasciné depuis toujours par le ciel, l’exploration spatiale n’est pas qu’un exploit technique ou la recherche de nouvelles ressources minérales, elle contient une part de rêve. L’infiniment lointain s’adresse à notre imaginaire, il nous amène à réfléchir sur l’avenir de notre espèce et sur sa place dans l’univers. Qui ne s’est interrogé en levant les yeux vers le firmament étoilé ?

Nous savons aujourd’hui que la terre n’est plus au centre de l’Univers, que l’homme n’est qu’une espèce parmi d’autres et qu’il n’est pas la finalité de la création. Nous comprenons que les atomes qui composent notre corps proviennent de la matière fabriquée par les étoiles comme toutes les autres formes de vie. Treize milliards d’années après le big bang nous commençons à percevoir l’unité et la cohérence derrière l’extraordinaire diversité des éléments qui constitue le monde visible. Nous sommes partie d’un tout. A un degré ou à un autre nous sommes issus de poussières d’étoiles, parent des galaxies et des nébuleuses, des pulsars et des comètes.

Si la science progresse et nous éclaire sur l’univers qui nous entoure, elle reste néanmoins incapable de répondre à la question de savoir si cet univers est le fruit du pur hasard ou s’il est la matérialisation d’un dessein qui nous échappe. Notre monde a-t-il un sens ? Existe-t-il un au-delà ? Face à l’immensité du cosmos, science et spiritualité se côtoient pour tenter d’apporter des réponses aux questions métaphysiques que l’humanité se pose depuis toujours. Ce désir universel de comprendre l’univers et de l’explorer peut-il aujourd’hui faire de l’espace un lieu de fraternité pour l’espèce humaine?

Une sonde de la Nasa s'apprête à un survol historique le jour de l'An

Une sonde de la Nasa doit réaliser un survol historique en début d'année 2019 : celui de l'objet céleste le plus éloigné jamais étudié, une relique glacée des débuts du système solaire appelée Ultima Thule.

A environ 6,4 milliards de kilomètres de nous, la sonde New Horizons doit passer en trombe au-dessus de cet objet spatial à 5H33 GMT le 1er janvier, à seulement 3.500 kilomètres de sa surface. Soit trois fois plus près que la distance à laquelle elle avait approché Pluton en 2015.

Mais quel est donc cet étrange objet céleste, nommé d'après une île lointaine de la littérature médiévale, et dont le survol aura son hymne, composé pour l'occasion par le guitariste de Queen, Brian May, qui est aussi titulaire d'un doctorat en astrophysique.

Ultima Thule est le nom officieux donné par la NASA à l'astéroïde 2014 MU69, qui est un objet transneptunien d'un diamètre de trente kilomètres dans la ceinture de Kuiper. Il sera observé par la sonde New Horizons qui a survolé Pluton, et deviendra l’astre le plus lointain jamais approché par une sonde spatiale.

Aller à https://www.afp.com/fr/infos/334/

Biopiles microbiennes

Si les enzymes permettent de réaliser des biopiles particulièrement ciblées pour certains usages, les piles à combustible utilisant les micro-organismes au lieu d’enzymes offrent un autre champ d’applications.


Dès les années 1960 la NASA s’est intéressée aux piles à combustibles microbiennes reprenant les travaux de Michael Cresse Potter qui dès 1911 observait que de l’énergie électrique peut être libérée lors de la désintégration microbienne des composés organiques et ceux de l’équipe du Dr Cohen qui, en 1931, réussi à générer des tensions de plus de 35 V à partir de batteries microbiennes mises en série [1]. Pour la NASA il s’agissait de produire de l’électricité à partir des déchets organiques des vols spatiaux.

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Le photovoltaïque organique arrive

 film photovoltaïque organique d'Heliotek

Les cellules solaires en plastique arrivent...
L’énergie solaire reçue chaque année par la terre s’élève à plus de 3 millions de milliards de milliards de joules (3x1024) soit 6000 fois la totalité de la consommation actuelle d’énergie toutes sources confondues.
Actuellement la technologie qui exploite une infime fraction de cette énergie est basée sur les propriétés photovoltaïques de semi-conducteurs minéraux fabriqués avec des matériaux dérivés du silicium, de l’indium, du cadmium ou du gallium.
Depuis la première cellule photovoltaïque mise au point en 1954, le rendement de conversion de l’énergie solaire en électricité n’a cessé de s’améliorer

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Bébés génétiquement modifiés

ActualitésAcide Désoxyribonucléique, Dns

La communauté scientifique attend des explications du "père" de soi-disant bébés génétiquement modifiés
 AFP /

Les participants à une conférence d'experts mondiaux à Hong Kong oscillaient entre scepticisme et condamnation radicale mercredi, avant l'intervention programmée d'un chercheur chinois qui affirme avoir fait naître les premiers bébés génétiquement modifiés.

He Jiankui, qui dirige un laboratoire à Shenzhen (sud), a fait scandale dimanche, dans des vidéos diffusées sur YouTube, en annonçant la naissance de jumelles dont l'ADN a été modifié pour les rendre résistantes au virus du sida.

Cette avancée, qui serait une première mondiale si elle était confirmée, n'a laissé personne indifférent au sein de la communauté scientifique, beaucoup dénonçant l'absence de vérification indépendante ou le fait d'avoir exposé des embryons sains à des modifications génétiques.

En savoir plus : https://www.afp.com/fr/infos/334/

À Montpellier, un campus d’excellence pour la chimie

Au nord de Montpellier, les contours du Pôle Chimie Balard se dessinent. Unique en France par sa taille, ce futur campus d’excellence doit fédérer l’ensemble des forces du secteur de la chimie et permettre des synergies entre les apprenants, les chercheurs et les entreprises.

Une opération financée à 99% par la Région Occitanie. Carole Delga a inauguré le bâtiment formation ce jeudi 26 novembre.

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À l’entrée du futur campus, le bâtiment de formation dessine le premier grand ensemble du Pôle Chimie Balard.

Inauguré par Carole Delga ce 26 novembre dans le quartier universitaire de Montpellier, il sera complété par un édifice dédié à la recherche dont la présidente d’Occitanie a visité le chantier, également ce lundi après-midi.

L’opération, unique en France par sa dimension -35 000 m2 de campus, est financée à 99% par la Région Occitanie dans le cadre de ses contractualisations avec l’État, à savoir le CPER -Contrat de plan État-Région, et l’Opération Campus.

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L’objectif est de fédérer sur un même site les forces de recherche, de formation et les entreprises du secteur de la chimie, et de multiplier ainsi les synergies et les transferts de technologie.

Le Pôle Chimie Balard réunit l’Université de Montpellier, l’École nationale supérieure de chimie, le CEA (Commissariat à l’énergie atomique) et le CNRS.

Autrefois dispersées, ces structures vont pouvoir mutualiser leurs moyens et compétences. Son principe fondateur : une chimie au service de l’homme et de son environnement.

Synergies entre la formation, la recherche et les entreprises
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Sur 11 500 m2, le bâtiment formation du Pôle Chimie Balard accueille plus de 600 élèves.

Ils bénéficient d’équipements de pointe, comme on en trouve dans l’industrie et les laboratoires de recherche.

Fait unique : l’école de chimie de Montpellier est la seule en France qui soit équipée d’une Unité de génie des procédés, un lieu de transfert de technologie. Au service des entreprises pour tester des procédés à l’échelle semi-industrielle, cet outil de haute technicité profite aussi aux élèves et leur permet de mener à bien des projets jusqu’à pouvoir les tester comme de vrais professionnels.

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"L’avenue des molécules", qui longe le bâtiment formation, crée un lien avec le site du CNRS, sur lequel le bâtiment recherche est en construction.

Ce deuxième ensemble du Pôle Chimie Balard sera dédié à l’innovation.

Il hébergera l’Institut européen des membranes (IEM), l’Institut des biomolécules Max-Mousseron et l’Institut Charles-Gerhardt.

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Leur potentiel d’interface avec les entreprises est reconnu, en particulier par le renouvellement de l’Institut Carnot Chimie Balard CIRIMAT, issu de la fusion, en 2016, entre l’Institut Carnot Cirimat (Toulouse) et l’Institut Carnot Chimie Balard (Montpellier). Il réunit aujourd’hui plus de 600 personnels de recherche et 240 doctorants, dont 44 autour d’une offre R&D dans les domaines de l’énergie, la santé / cosmétique, la chimie durable, les matériaux pour les transports et les matériaux haute performance.