Sciences

Quand l'embalage se fait écolo

Des chercheurs du laboratoire IATE (Université de Montpellier, INRA, CIRAD, Montpellier Sup Agro) ont mis au point des emballages totalement biodégradables fabriqués à partir de nos déchets. Une véritable révolution.

Cinq millions de tonnes. C’est la quantité d’emballages ménagers jetés chaque année en France . Un iceberg de déchets dont seul e la partie émergée - à peine 1% - est biodégradable. Pour réduire notre empreinte sur la planète, Nathalie Gontard, chercheuse au laboratoire Ingénierie des agropolymères et technologies émergentes (IATE / Université de Montpellier – INRA – Cirad - Montpellier Sup Agro) planche sur la mise au point de nouveaux emballages plus écologiques. « On remplace les plastiques issus de la chimie du pétrole par des matériaux issus de ressources renouvelables et biodégradables en conditions naturelles », explique la spécialiste . Si les « bioplastiques » existent déjà, ils posent encore un problème majeur : ils sont fabriqués avec de l’amidon qui provient de ressources alimenta ires : blé, maïs ou pomme de terre. "Affamer une moitié de la planète pour permettre à l’autre moitié de consommer écolo, ça n’aurait pas de sens", souligne la chercheuse.

Et si l’on imaginait des emballages issus non pas de ressources alimentaires mais ... de nos déchets ? Un véritable défi. Car il faut répondre à des contraintes importantes : préserver le plus longtemps possible les qualités nutritionnelles et organoleptiques des aliments pour limiter leur perte après récolte. Mais aussi démontrer une inn ocuité totale pour le consommateur, et une absence d’impact sur l’environnement.

Du déchet à l’emballage

Dans le cadre du projet européen Ecobiocap coordonné par Nathalie Gontard, les chercheurs ont relevé le défi. Et mis au point une nouvelle génération d’emballages, à partir des résidus des industries agro- alimentaires. Ingrédients de cette recette révolutionnaire : un polymère issu de la fermentation de déchets liquides des industries laitières, et des fibres ligno - cellulosiques issues du broyage de p aille de blé. En mélangeant le tout suivant un savant protocole et en l’assemblant grâce à des technologies innovantes, les chercheurs obtiennent un matériau qui ressemble comme un frère au plastique. En version totalement biodégradable.

La barquette ainsi réalisée est parfaitement adaptée à la conservation de fruits et légumes frais. "Il suffit de la jeter au compost avec le reste de vos déchets alimentaires", précise Nathalie Gontard. Une véritable révolution. Car cette innovation ouvre la voie à une forme d’économie circulaire qui fonctionnerait en boucle et ne génèrerait donc plus de déchets. "On crée un système durable qui respecte la planète , se réjouit la chercheuse . L’objectif désormais c’est de bannir les emballages non biodégradables".

source : Université de Montpellier - Nathalie Gontard (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

L'appareil digestif : le tube de l'année

6ème journée de l'innovation en diabétologie

L'Université de Montpellier organise le mercredi 6 février la 6ème journée de l'innovation en diabétologie dans l'amphithéâtre du CHU Lapeyronie, 119 avenue du Doyen Gaston Giraud à Montpellier.

 

Diabète:
un problème de santé publique

A en croire les dernières statistiques  de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 360 millions de personnes dans le monde souffrent du diabète. Chaque année, plus de 3 millions de personnes en meurent ; et l’Organisation annonce un doublement de la mortalité d’ici 2030. Face à l’urgence, les chercheurs se mobilisent pour mieux comprendre les mécanismes d’apparition de la maladie et concevoir des thérapies innovantes.

Lab Work

   


Ce symposium  mobilisera les meilleurs spécialistes du domaine, chercheurs et cliniciens, tant académiques qu’industriels, venant de toute la France et de l'étranger.
Quatre sessions sont au programme :

  • Nutriments et métabolisme
  • Homéostasie métabolique
  • Microbiote : mécanisem d'action
  • Microbiote : modulation

» programme détaillé

Chicxulub

un cratère unique pour mieux comprendre les surfaces planétaires

Il y a 66 millions d’années, la chute d’un astéroïde dans la péninsule du Yucatán (Mexique) aurait mis fin au règne des dinosaures. Elle créait aussi le cratère d’impact de Chicxulub, le seul cratère connu sur Terre à posséder encore un anneau central, alors que ce type de structure est fréquent à la surface de nombreux objets du Système solaire. Pour ces différentes raisons, et bien que le cratère soit enfoui sous plusieurs centaines de mètres de sédiments, les scientifiques du monde entier sont prêts à tout pour percer ses secrets. L’expédition IODP/ICDP 364, réalisée par une collaboration internationale1 impliquant notamment une chercheuse CNRS du laboratoire Géosciences Montpellier, publie ses premières analyses dans la revue Science du 18 novembre 2016 : les 835 mètres de carottes récupérées permettent pour la première fois de retracer l’histoire des roches lors de la formation de ce type de cratère.


Plateforme de forage
©LeBer@ECORD_IODP

Vue des carottes prélevées lors de l’expédition
© lofi@ECORD_IODP 

L’expédition IODP/ICDP 364 a débuté par deux mois de forage en mer, d'avril à mai 2016, à bord du L/B Myrtle. Cette première phase de la mission a permis, grâce à un forage en eaux peu profondes, de récupérer 303 carottes de grande qualité (de sédiments et d’impactites2) et près de 6 km de données de puits cumulées. Ces données ont été analysées par une équipe internationale d’une trentaine de scientifiques, dont quatre provenant des laboratoires français : les premiers à pouvoir découvrir les roches formant l’anneau central d’un cratère d’impact.
C’est en effet la première fois qu’un forage est réalisé dans l’anneau central (ou « peak ring ») d’un cratère d’impact météoritique. Le peak ring est une structure circulaire constituée de monts souvent discontinus, localisés à l’intérieur de grands cratères. Fréquemment observées à la surface des corps silicatés du Système solaire tels que la Lune, Mercure ou Vénus, ces structures topographiques sont le sujet de nombreux débats quant à leur formation et n’avaient, jusqu'à présent, jamais été échantillonnées.
Les chercheurs ont notamment découvert que l’anneau central est majoritairement constitué de roches granitiques, mélangées à de la roche fondue, qui ont été non seulement choquées mais aussi déplacées de plusieurs kilomètres vers la surface lors de l’impact. Ces roches sont également traversées par des zones de cisaillement. Leur analyse montre que le choc a généré des flux verticaux et réduit la densité dans la croûte terrestre. La nature des roches qui forment l’anneau central du cratère de Chicxulub et leurs caractéristiques physiques permettent ainsi de confirmer l'un des modèles de formation de ces structures dit « par soulèvement dynamique suivi d'un effondrement ». Ces résultats sont les premiers d’une longue série qui lèveront une partie du mystère de ce type de cratère, depuis leur rôle dans la géologie des planètes jusqu’à leur impact sur le climat. Les chercheurs espèrent par ailleurs déterminer si une vie microbienne, ancienne ou moderne, a pu se développer dans les roches du peak ring. Source : www.cnrs.fr

Superlune : Un évènement pour les astronomes ?

350 000 kilomètres séparent la terre et la lune, ce lundi 14 novembre 2016. Un tel rapprochement n'avait plus eu lieu depuis 1948. De quoi faire paraître le satellite bien plus gros que d'ordinaire. Un phénomène très attendu mais qui se révèle moins impressionnant que ne le laisse supposer le nom de "super-lune".  

source : TV Sud, partenaire de Thau-infos

Le science tour fait escale à Frontignan

La 3e édition du Science tour spécial technologies numériques, créé par les Petits débrouillards et C’est pas sorcier, viendra à la rencontre des jeunes Frontignanais, le mercredi 16 novembre, devant l’espace Kifo, avenue des Carrières.

Le Science tour, dispositif itinérant et numérique créé par l’association les Petits débrouillards et C’est pas sorcier, constitué de bus et de différents outils pédagogiques destinés à rendre les sciences accessibles à tous en s’amusant, invite les jeunes Frontignanais à découvrir un espace d’expérimentation scientifique dans le camion et des parcours d’exploration à l’extérieur, le mercredi 16 novembre.

A destination des scolaires le matin, le Science tour 2016, qui invente et propose des ateliers sur les thèmes des transitions écologiques et sociales et des technologies numériques, s’ouvre à tous les jeunes l’après-midi. Enfants des centres de loisirs élémentaires, bénéficiaires du Clas, Kifeurs et tous ceux qui le souhaitent sont les bienvenus.

Distinguée par le label @@@ des Villes Internet, qui récompense la politique de démocratisation des technologies numériques, Frontignan la Peyrade est aussi partenaire de l’association Petits débrouillards depuis 2009 dans le cadre du Contrat urbain de cohésion sociale (Cucs). Ainsi, avec cette association, premier réseau national d‘éducation populaire à la science et premier réseau national d’éducation au développement durable, la Ville propose, chaque année, des animations, ateliers et séjours scientifiques, éducatifs et ludiques, aux enfants de la ville.

Science tour: Mercredi 16 novembre De 10h à 12h pour les scolaires

Ouvert à tous à partir de 14h Places limitées.

Renseignements 04 67 18 50 84 Parking des Carrières, devant l’espace Kifo Avenue des Carrières

Animation gratuite

Première observation d’un cycle magnétique de type solaire

61 Cyg A : Une étoile dont le champ magnétique varie comme celui du Soleil

Les astronomes se demandent depuis longtemps si les caractéristiques du Soleil en font un objet particulier, ou bien juste une étoile typique parmi tant d’autres. Après neuf années d’observations intensives, une équipe de scientifiques, dont des chercheurs du Laboratoire Univers et particules de Montpellier (CNRS/Université de Montpellier) et de l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie (CNRS/Université Paul Sabatier), vient de découvrir la toute première étoile dont le champ magnétique varie comme celui du Soleil. Ce résultat est publié en ligne le 6 octobre 2016 dans Astronomy & Astrophysics.

Depuis de nombreuses années, nous savons que la grande majorité, voire toutes les étoiles, sont actives – à des degrés divers, et que cette activité (détectable à travers les variations de luminosité des étoiles par exemple) résulte de leur champ magnétique. Le Soleil, l'étoile la plus proche de la Terre, ne fait pas exception : ses variations, tout au long du cycle magnétique de 22 ans, s'accompagnent de l'inversion de la polarité de son champ magnétique chaque onze ans. Les fluctuations solaires sont relativement faibles et plutôt lentes comparées à celles des étoiles magnétiquement actives connues, qui pour la plupart varient considérablement en terme de luminosité, sont le siège d'intenses et violentes éruptions stellaires, et dont la variabilité sur des durées de quelques mois à quelques années est beaucoup plus complexe que le cycle solaire. Pour cette raison, les astronomes se sont longtemps demandés si notre Soleil était particulier, ou si d'autres étoiles arboraient la même variabilité.

L'activité du Soleil est intrinsèquement liée à son champ magnétique, directement responsable de l'apparition de taches en surface ainsi que d'éruptions. Ce même champ alimente en outre le vent solaire, véritable flux de matière diffusé en continu dans l'espace. Sur une période de quelque vingt-deux ans, l'ensemble de ces caractéristiques varie, augmentant et diminuant régulièrement. Deux "périodes actives" sont ainsi entrecoupées de "minima solaires", plus calmes. Durant plus de quarante ans, les astronomes ont observé les étoiles proches, à la recherche d'un astre se comportant similairement à notre Soleil. Ces observations ont révélé l'existence d'étoiles dotées d'une semblable variabilité – décennale. La question de la concordance de cette variabilité et de l'inversion de champ magnétique est toutefois demeurée sans réponse.

L'avènement, voici une dizaine d'années, d'instruments dédiés baptisés "spectropolarimètres stellaires", a permis de cartographier les champs magnétiques d'étoiles proches de type Soleil. Grâce à cette nouvelle technologie, qui équipe le Télescope Bernard Lyot installé au Pic du Midi, les astronomes de l'équipe Bcool ont effectué le suivi observationnel d'un certain nombre d'étoiles proches, parmi lesquelles 61 Cyg A. De dimensions plus petites et de luminosité plus faible que celles du Soleil, cette étoile située dans la constellation septentrionale du Cygne est à peine visible à l'oeil nu.

Ces observations on révélé la grande similitude de 61 Cyg A et du Soleil. A la différence de ce dernier, 61 Cygni constitue un système binaire dont les deux composantes, 61 Cyg A et 61 Cyg B, sont de taille et de luminosité légèrement inférieures à celles du Soleil. En dépit de ces différences, 61 Cyg A arbore des variations d'activité qui coïncident avec les changements de polarité de son champ magnétique – ces changements surviennent tous les 7 ans, et la durée complète du cycle magnétique s'établit à 14 ans. En outre, le champ magnétique de 61 Cyg A se révèle d'autant plus complexe à l'approche de ces "inversions" (illustration 1). Ce comportement est parfaitement analogue à celui du Soleil. C'est la toute première fois qu'une telle similitude est observée.

"Les preuves observationnelles de l'existence d'une activité magnétique semblable à celle du Soleil au sein d'étoiles telle 61 Cyg A nous permettront de simuler, via des modèles informatiques, la création de champs magnétiques stellaires de type solaire, de mieux comprendre les processus dynamos à l’œuvre au sein des étoiles analogues au Soleil, et donc au sein du Soleil lui-même", précise Julien Morin, enseignant-chercheur au LUPM, l'un des co-auteurs. Comprendre la façon dont les étoiles de type solaire génèrent leurs champs magnétiques et les effets de ces champs magnétiques sur l'évolution des planètes et le développement de la vie constitue l'un des thèmes clés de l'astrophysique moderne. L'étude des autres étoiles nous permettra par ailleurs de mieux comprendre les processus générateurs du champ magnétique solaire ainsi que son impact sur la technologie terrestre et embarquée. Le vent solaire et surtout les éjections de matière coronale produites par les éruptions solaires peuvent en effet avoir des répercutions importante sur Terre. Lorsque ces flots de plasma atteignent la Terre, ils produisent non seulement les aurores boréales et australes qui illuminent les nuits hivernales des régions polaires (illustration 2), mais ils peuvent également perturber les communications radio et les réseaux électriques au sol, ainsi qu’endommager les satellites voir menacer la santé des astronautes en orbite terrestre.

en savoir dans Astronomy & Astrophysics (en anglais).

 

Le réseau de lignes magnétiques de l’étoile 61 Cyg A. A gauche, une observation en juillet 2010 révèle un champ magnétique à la géométrie complexe, alors que l’étoile est proche de son maximum d’activité. A droite, une observation réalisée cinq années plus tard montre l’étoile à son minimum d’actrivité. Cette observation d’août 2015 montre une structure magnétique plus simple, de nature dipolaire, assez semblable dans sa géométrie au champ magnétique d’un simple barreau aimanté, ou à celui d’une planète comme la Terre. Cette évolution montre une similitude frappante avec le cycle solaire.

 

Sèt'Expo Sciences

Sèt'Expo Sciences prépare l'édition 2017 de son Expo-Concours annuelle.
Cet année encore tous les participants seront récompensés par de nombreux lots, des entrées dans les plus grand parc à thèmes.
Les 3 lauréats 2016 partiront durant les vacances de Février une semaine à El Jadida à "Goute la Science"
Les inscriptions pour l'Expo de Mars sont à retirer avant le 16 Décembre 2016, à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Les racines des plantes perçoivent les inondations et y répondent

On savait déjà les racines des plantes capables de percevoir séparément de nombreuses propriétés du sol (disponibilité en eau, en nutriments et en oxygène), sans comprendre comment elles intègrent les variations simultanées de ces différents signaux pour y réagir de manière adaptée. Des chercheurs du CNRS et de l’Inra viennent de découvrir un mécanisme permettant à la plante d’ajuster son statut hydrique et sa croissance en fonction des conditions d’inondation des sols. Publiés le 15 septembre 2016 dans la revue Cell, leurs travaux décrivent comment les racines perçoivent de manière conjointe la teneur en potassium et en oxygène du sol afin de moduler leur capacité à absorber l’eau. Outre leur importance fondamentale, ces résultats permettent d’envisager une optimisation de la tolérance des plantes cultivées aux inondations.


http://www.devbio.biology.gatech.edu/wp-content/uploads/2014/04/a.thalianaWIKI.jpgCela ne se voit pas au premier coup d’oeil mais la croissance et la survie des plantes reposent largement sur leurs racines, dont les ramifications dans le sol permettent d’y prélever l’eau et les nutriments nécessaires. Ces activités souterraines requièrent de l’énergie et donc une respiration intense des racines, qui utilisent l’oxygène présent dans les cavités du sol. En cas d’inondation, l’oxygène, qui diffuse mal dans l’eau, vient à manquer, générant un stress sévère pour les racines et la plante. En conséquence, la perméabilité à l’eau des racines de nombreuses plantes est réduite. C’est ainsi que les plantes poussant dans un sol inondé voient parfois leur teneur en eau réduite, et leurs feuilles flétrir – un paradoxe bien connu des agronomes.
En utilisant différentes lignées de la plante modèle Arabidopsis thaliana, des chercheurs du Laboratoire de biochimie et physiologie moléculaire des plantes de Montpellier (CNRS/Inra/Université de Montpellier/Montpellier SupAgro) et de l’Institut Jean-Pierre Bourgin (Inra/AgroParisTech/CNRS) ont identifié un gène qui contrôle la perméabilité à l’eau des racines, sous l’influence conjointe des teneurs en oxygène et en potassium du sol. Nommé HCR1, il réduit l’entrée d’eau dans les racines quand l’oxygène fait défaut… mais uniquement quand le sol est aussi riche en potassium, un sel minéral indispensable à la croissance des plantes. De fait, ces conditions sont favorables à une meilleure récupération une fois l’inondation passée. Aussi, le gène HCR1 déclenche toute une série de réactions métaboliques de « survie » qui contribuent à la résilience de la plante. Lorsqu’elle retrouve un sol oxygéné, la plante réhydrate ses feuilles et croît davantage que si elle avait été précédemment privée de potassium.
Outre leur intérêt fondamental, ces recherches ouvrent des perspectives importantes en agronomie. L’utilisation de l’eau par les plantes et les performances des racines sont des cibles cruciales pour les sélectionneurs de variétés cultivées. Mais dans la nature, les plantes ne sont jamais exposées à un seul stress ; aussi les sélectionneurs s’intéressent-ils aussi aux capacités des plantes à résister aux contraintes multiples de l’environnement. L’identification d’un mécanisme reliant disponibilité en oxygène, teneur en minéraux et perméabilité à l’eau des racines est donc une avancée importante pour l’agronomie. Ce mécanisme représente une cible prometteuse pour de futurs travaux dans le domaine de l’amélioration des plantes.

Bibliographie
A potassium-dependent oxygen sensing pathway regulates plant root hydraulics, Zaigham Shahzad, Matthieu Canut, Colette Tournaire-Roux, Alexandre Martinière, Yann Boursiac, Olivier Loudet, Christophe Maurel. Cell, 15 septembre 2016. DOI : 10.1016/j.cell.2016.08.068.
Contacts Chercheur CNRS l Christophe Maurel l T +33 (0)4 99 61 20 11 l Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Une nuit des Étoiles sous le signe de trois planètes

Ce samedi 6 août aux Pierres Blanches sur el Mont Saint Clair à Sète, plus de 200 personnes ont répondu à l’invitation de l'A.S.A.T. (Association Sétoise d'Astronomie dans le pays de Thau ) pour une soirée qui commença dès 16h pour observer le soleil à travers un téléscope.
En attendant la nuit noire, Gabriel Blasco a donné une conférence passionnante sur le système solaire,  une présentation de haute tenue scientifique  mais rendue accessible à tous grâce aux talents du conférencier.

HD de Saturn-Planet
Parmi les planètes visibles, trois étaient particulièrement bien positionnées : .Jupiter et ses satellites, Mars, la planète rouge et surtout SATURNE que l’on pouvait admirer avec ses anneaux dans la constellation du Scorpion. On pouvait encore découvrir les Grandes classiques comme la constellation de la Grande Ourse et apprendre comment repérer l'étoile polaire ou encore moins connue " CASSIOPE ". Pour les observateurs avertis, il était aussi possible de repérer le Triangle de l'été,  constitué de Deneb, Altaïr et Végas, trois étoiles issues de trois constellations différentes, respectivement celle du Cygne, de l'Aigle et de la Lyre.

Un très grand bravo  à l’A.S.A.T.  pour cette belle soirée. Un grand merci aussi à cette association qui compte une quarantaine de bénévoles, passionnés d’astronomie et impliqués dans la vie de la cité sétoise : organisation de séances gratuites d'observation, conférences à destination des plus jeunes, animations dans les écoles (Accueils de Loisirs Associés à l'Ecole), etc.


de gauche à droite : Michel Ballanger (animateur et trésorier) 
Gabriel Blasco et Laurent Bourdon (conférenciers)


 de gauche à droite : la Présidente Anne-Marie Fiore
avec Sylvie Apicella et Arlette Palermo.


Deux astronomes expérimentés :
Marcel Brunet et Bernard Priéto


Jacques Lemettez,Gilles Santacana et Didier Béziat
(animateurs et conférenciers)

Lancement du projet "Popstar"

Le projet « Popstar » vient d'être lancé à l'Ifremer. Il a pour but d'étudier l'état physiologique des poissons migrateurs en Méditerranée, associé à leurs déplacements collectifs, en développant un système innovant de marquage électronique de nouvelle génération. Testée sur le thon rouge, la marque sera plus petite, moins chère et capable d'acquérir une grande gamme de données biologiques et environnementales. Objectif : identifier les zones d’alimentation et de reproduction du thon rouge, et mieux gérer son exploitation en étudiant les variations de ses réserves de gras au cours du temps. Cette espèce, observée du ciel par survols aériens réguliers, le sera maintenant sous l’eau grâce à la future marque électronique « Popstar ». Une opération de marquage d'un banc entier de 200 spécimens est déjà programmée en Méditerranée au cours de l’été 2019... source Ifremer