Sciences

Futuroscopie : mortalité et marche sont liés

Person, Woman, Man, Couple, People

Au terme d’une longue étude, publiée dans le Journal of American Medical Association (1), une équipe de chercheurs américains a pu mettre en évidence une relation entre le taux de mortalité d’un adulte de plus de 40 ans et le nombre de pas qu’il effectue chaque jour.

 

Dans une première étape, 4840 personnes ont été sélectionnées pour former un échantillon représentatif des américains de plus de 40 ans. La moyenne d’âge était de 57 ans, 54% étaient des femmes et 36% présentaient des signes d’obésité.
Pendant une semaine, les participants à l’étude ont été dotés d'un podomètre dans la journée, afin d’établir leurs habitudes de vie. En moyenne chaque personne a effectué 9124 pas par jour (environ 7 kilomètres) mais de grandes variations ont été observées d’un sujet à l’autre : certains n’effectuant guère que 2000 pas et d’autre dépassant allègrement les 16.000 .
L’ensemble de la population témoin a ensuite été suivi pendant 10 ans. Durant cette période, 1165 décès ont été enregistrés, dont 406 d’origine cardiovasculaire et 283 liés à un cancer. L’analyse des données montre clairement une corrélation entre le taux de mortalité et le nombre de pas effectués chaque jour.

Poursuivre sur : http://s799799641.onlinehome.fr/futuroscopie/index.php/societe/sante-

Les défis de la voiture à hydrogène

 Honda/ Clarity (hybride hydrogène)

L’hydrogène peut être produit pour stocker l’électricité des sources intermittentes (solaire, éolien) ou absorber les excédents de la production nucléaire en période de basse consommation. Pour restituer cette énergie emmagasinée, l’hydrogène peut servir de carburant primaire ou alimenter une pile à combustible pour redonner de l’électricité. Il joue alors le rôle de régulateur et de vecteur d’énergie.
Le Japon, qui a décidé de miser très tôt sur l’hydrogène, développe à cette fin un réseau de plusieurs centaines de stations de recharge et soutient la recherche pour développer les piles à combustibles dans le secteur automobile. Dans l’archipel nippon, Toyota avec sa Mirai ou Honda avec sa Clarity, ont démontré l’intérêt des véhicules à hydrogène : agrément de conduite, ravitaillement rapide, autonomie de plusieurs centaines de kilomètres, zéro pollution avec la vapeur d’eau comme seul rejet.
Depuis, d’autres constructeurs s’intéressent à ce créneau encore étroit mais porteur : Hyundai, Kia, BMW, Mercedes, Lexus, Tata Motors… Selon le Conseil de l’Hydrogène, entre 10 et 15 millions de voitures et environ un demi-million de camions rouleront à l’hydrogène à l’horizon 2030. Les industriels de l’hydrogène mettent en avant le fait que les piles à combustible nécessitent beaucoup moins de métaux rares pour leur fabrication que les batteries. La Corée, l’Allemagne et la Californie suivent l’exemple du Japon et sont engagées dans le développement à grande échelle de réseaux de stations de recharge d’hydrogène. La Californie affiche à elle-seule un objectif de 5 millions de voitures à hydrogène pour 2030.

» Lire la suite

La Ruée vers les astéroïdes

 

Les astéroïdes présentent un intérêt économique car certains d’entre eux contiennent des grandes quantités de matières premières potentiellement utiles aux hommes. Psyché, un astéroïde de 200 km dans la ceinture des astéroïdes, contiendrait assez de fer et de nickel pour satisfaire la demande mondiale pendant plus d’un million d’années. Patrocle et bien d’autres astéroïdes troyens, probablement des comètes éteintes capturées par Jupiter, contiennent de grande quantité d’eau sous forme de glace

» lire la suite

Blockchain : la nouvelle vague

 

La blockchain – chaîne de blocs en français – est une technologie informatique qui va révolutionner les transactions, entre les particuliers comme entre les entreprises, qu’il s’agisse de monnaies, de titres financiers, d’achats ou de vente de biens, de contrats ou d’accords de toutes natures et dans tous les domaines. L’impact prévisible du protocole blockchain sur les transactions sera comparable à celle d’internet sur la communication et l’information. Les banques, les assurances, les professions juridiques pourraient être parmi les premiers secteurs de l’économie à être impactés par la blockchain mais peu à peu toutes les activités humaines seront concernées. La vie politique pourrait également être bousculée par cette nouvelle technologie susceptible d’entrainer un renouveau de la participation des citoyens à la chose publique.

» lire la suite

Un village lunaire vers 2030

de la terre à la lune

Dès 2015, Jan Wörner, directeur général de l'Agence Spatiale Européenne déclare au 66e Congrès international d’astronautique vouloir construire une base humaine permanente sur la Lune à l’aide d’une coopération internationale. L’idée est de créer un « village lunaire » doté des infrastructures nécessaires pour permettre aux nations participantes de lancer depuis la Lune des missions d’exploration lointaine. Il s’agit en quelque sorte de prendre la relève de la Station Spatiale Internationale (SSI) dont la fin est programmée vers 2025. Les ambitions sont cependant d’un autre niveau : la SSI est en orbite à quelque 400 km de la terre, avec la Lune, située à 384.000 kilomètres, on change d’échelle.En 2017, l’International space university [1] de Strasbourg a accueilli le premier congrès de l’association Moon Village qui œuvre pour la création de ce « village lunaire ». Plus d’une centaine d’experts venus de tous les continents de toutes disciplines étaient présents : chercheurs, ingénieurs, juristes, commerciaux, artistes, théologiens…
Guiseppe Reibaldi, président de l’association estime réaliste la création du village lunaire vers 2030. Pour le patron de l’ESA, outre les Européens, tous les peuples sont les bienvenus pour participer au projet : Américains, Russes, Chinois, Indiens, Japonais, etc.  Les Américains, les Russes et les Chinois, qui ont aussi leur propres programmes de bases lunaire à l’horizon 2030, se sont déclarés intéressés par le concept du village lunaire international proposé par l’ESA.

La Lune, n’ayant pas d’atmosphère, constitue une base idéale pour l’observation du cosmos et peut servir de point de départ privilégié pour des voyages plus lointain.
Sans atmosphère mais aussi sans cours d’eau, l'érosion due aux phénomènes météorologiques est absente sur la Lune. La tectonique des plaques, telle qu'on la connaît sur Terre, est également inexistante. La surface de la Lune n’a donc guère changée depuis 4,4 milliards d’année si ce n’est qu’elle garde les traces de tous les matériaux qui ont pu l’impacter depuis son origine. Comme la Terre primitive elle a traversé une période de bombardement intense d’astéroïdes il y a des milliards d’années et a elle a peut-être même reçu des débris éjectés de la Terre elle-même frappée par des astéroïdes. La Lune peut sans doute nous apprendre beaucoup sur son histoire mais aussi sur celle de la Terre et du système solaire.

[1] L’International Space University (ISU) ou Université spatiale internationale a été fondée en 1987 dans le Massachusetts aux USA puis transférée à Strasbourg en 1994.

Pourquoi le chien est-il l'ami de l'homme? A cause de son grand coeur, disent des scientifiques

 AFPFriends, Dog, Pet, Woman Suit, Sunset

Peu de concepts rendent les scientifiques qui étudient les animaux plus sceptiques que l'amour, un terme à la définition mouvante et sans doute trop calqué sur l'expérience humaine.

Mais un nouveau livre, paru aux Etats-Unis, affirme que pour les chiens, l'amour est un mot non seulement nécessaire mais indispensable à la compréhension du lien qui nous unit à eux depuis des millénaires, l'une des relations inter-espèces les plus proches et importantes jamais observées.

Son titre: "Dog is Love" ("Le chien est amour").

"J'ai fini par devenir sceptique de mon propre scepticisme", dit dans un entretien à l'AFP l'auteur, Clive Wynne, un Anglais de 59 ans qui dirige le laboratoire des sciences canines de l'université d'Etat d'Arizona.

Ces sciences connaissent une renaissance depuis deux décennies. Dans le livre "Le génie des chiens" (en anglais seulement), Brian Hare s'est ainsi attaché à démontrer que les chiens étaient dotés d'une intelligence innée et exceptionnelle.

Mais Clive Wynne joue le rabat-joie, avec une conclusion qui décevra certains amis des chiens: les toutous ne sont pas si malins, dit-il.

Les pigeons savent, eux, reconnaître des objets représentés en deux dimensions; les dauphins comprennent les règles de grammaire; les abeilles dansent pour dire à leurs congénères où se trouve la nourriture. Tout cela, les chiens en sont incapables.

Puisant dans des années de recherche multidisciplinaire, Clive Wynne propose de changer de modèle. Ce n'est pas l'intelligence des chiens qui les différencie, mais leur "hypersociabilité" et un "instinct grégaire extrême".

- Un gène très spécial -

Aller plus loin : https://www.afp.com/fr/infos/334/

Le poisson-lion, l'espèce qui menace la biodiversité en Méditerranée

Originaire du Pacifique Sud et de l'océan Indien, ce prédateur redoutable dévaste les écosystèmes marins.Lion, Fish, Sea, Astrology, Lionfish

Le poisson-lion –aussi appelé rascasse volante– est une créature fascinante dotée d'une magnifique parure; il dérive lentement dans les récifs coralliens. Mais ce poisson dévaste et détruit la biodiversité qui l'entoure.

L'espèce est issue des eaux marines chaudes du Pacifique Sud et de l'océan Indien. Il se nourrit d'une large variété de proies (plus de 100 espèces différentes), notamment les poissons plus petits, les mollusques et les invertébrés, soufflant parfois dans l'eau pour désorienter sa victime avant de la dévorer. 1.000 poissons-lions peuvent ainsi dévorer en un an pas moins de cinq millions de proies.

Sa caractéristique la plus remarquable est la ligne d'épines qui parcourt toute la longueur de son corps, armes dont sont également dotées ses nageoires en éventail. Ces dix-huit épines aux rayures brune et blanche, sont très vénéneuses, y compris pour les humains. Ce qui explique que la créature attire peu de prédateurs naturels, à l'exception des murènes et des requins.

Lionfish, Lion Fish, Red Fire Fish

Le photovoltaïque organique arrive

 film photovoltaïque organique d'Heliotek

Les cellules solaires en plastique arrivent...
L’énergie solaire reçue chaque année par la terre s’élève à plus de 3 millions de milliards de milliards de joules (3x1024) soit 6000 fois la totalité de la consommation actuelle d’énergie toutes sources confondues.
Actuellement la technologie qui exploite une infime fraction de cette énergie est basée sur les propriétés photovoltaïques de semi-conducteurs minéraux fabriqués avec des matériaux dérivés du silicium, de l’indium, du cadmium ou du gallium.
Depuis la première cellule photovoltaïque mise au point en 1954, le rendement de conversion de l’énergie solaire en électricité n’a cessé de s’améliorer

» Lire la suite

À quoi sert l’archéologie ? Jean-Paul Demoule invité des Mardis d’Ô

Rendez-vous inédits et conviviaux, les Mardis d’Ô invitent des auteurs de référence dans les domaines de la science, des savoirs et de la littérature, à échanger et débattre avec vous. Les entretiens des Mardis d’Ô sont menés par Régis Pénalva, programmateur.

Rendez-vous le mardi 21 janvier à 20h à l’amphithéâtre pierresvives à Montpellier pour un entretien avec Jean-Paul Demoule. A quoi sert l’archéologie ? L’archéologue tentera de répondre à cette question, à l’occasion de la sortie de son livre "Aux origines de l'archéologie". Une soirée en partenariat avec la librairie La Cavale.

L’archéologie fascine, elle fait partie des métiers que voudraient faire les enfants. Les enfants en effet s’interrogent sur l’origine et c’est bien d’origine qu’il s’agit : celle du monde, des humains, de chaque société. L’archéologie s’est substituée aux religions et assure une mission essentielle : elle construit le passé, le territoire et la légitimité historique de chaque nation.

Parfois, la frontière entre les deux fonctions de l’archéologie, scientifique d’une part, idéologique de l’autre, tend à se brouiller. En témoignent les débats autour de l’enseignement de l’histoire et de l’« identité nationale », marqués par des manipulations dans les discours politiques et médiatiques.

En témoigne également la contamination croissante de cette discipline par les idéologies ultralibérales de la concurrence généralisée. La convergence des intérêts économiques à court terme, de l’idéologie ultralibérale et des incuries administratives met en danger le sauvetage d’un patrimoine archéologique menacé.

 

Jean-Paul Demoule
Jean-Paul Demoule - Ancien président de l’Institut national de recherches archéologiques préventives, est professeur émérite à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a récemment publié Aux origines, l’archéologie. Une science au cœur des grands débats de notre temps (La Découverte, 2020).

PRATIQUE

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles

Pierresvives : 907 rue du Professeur Blayac, Montpellier

Accès : Voiture : parking réservé - Tram : ligne 1, arrêt Halles de la Paillade // ligne 3 arrêt Hôtel du Département

Information au 04 67 67 30 00

Parking surveillé et petite restauration sur place

 

LES PROCHAINS RENDEZ-VOUS DES MARDIS D’Ô

Mardi 4 février à 20h au Théâtre d’O

> Jean-Pierre Filiu "Algérie, la nouvelle indépendance"

Mardi 18 février à 20h à l’amphithéâtre pierresvives

> Emmanuel Todd "Les luttes de classes en France au XXIème siècle"

L’œuf et la poule : Comment prolonger la vie sans maladie ?

Le 18 octobre 2019, le congrès Futurapolis santé se déroulait à l’Opéra Comédie. L’une des présentations, concernant la recherche sur la longévité de la vie sans maladie a retenu toute l’attention du public héraultais.

Directeur de l'Institut méditerranéen des Sciences de la vie de Split en Croatie, M. Miroslav Radman, lauréat d’une dizaine de prix nationaux et internationaux, présentait les résultats de ses travaux scientifiques.


A l'origine du questionnement, une boîte de corned beef 

L’histoire débute en 1956, à la suite de la découverte par un GI, militaire américain d’une boîte de Corned Beef, fortement irradiée. A l’ouverture, cette conserve aurait dû être stérile et pourtant une bactérie s’y trouvait. Sous l’effet de la radiation, la bactérie s’est décomposée et pourtant elle a su reconstruire sa propre ADN en respectant le schéma d’origine. De la mort clinique elle a su ressusciter.

Mais quel lien peut-il y avoir entre cette bactérie et la longévité de la vie ?

La protéine bien sûr ! Serait-il possible que nos protéines soient capables de réparer nos cellules malades, de rallonger la durée de vie de 20 à 30 ans sans maladie ? Depuis une quarantaine d’année, M. Radman biologiste généticien de renom s’est fixé comme objectif de comprendre et d’exploiter les spécificités des protéines pour reconstruire l’ADN. Persuadé que le vieillissement est lié à l’oxydation de nos cellules.

« Comment travailler sur cette protéine ? La prédisposition aux maladies, appelé « mutation silencieuse », est un petit changement d’un acide aminé qui ne lèse personne, le bébé est en pleine santé, mais on a pu démontrer que cette petite modification (polymorphisme) augmente significativement la sensibilité à l’oxydation de la protéine. Chez certains animaux marins tout petits d’un millimètre, ils survivent même s’ils ont été extrêmement irradiés. Si on réussit à protéger mes protéines, je vais ralentir mon vieillissement. » déclare M. Miroslav Radman.

... la suite sur Montpellier infos