Sciences

Les progrès dans le domaine du cancer avancent lentement mais sûrement.

Les découvertes qui révolutionnent le traitement du cancer

Institut National du Cancer

 Des thérapies qui ressortissaient au domaine de la science-fiction il y a quelques décennies sont désormais accessibles aux patients. 

D’aucuns se demandent comment l’on peut se féliciter des progrès grandissants de la recherche scientifique en matière de luttecontre le cancer et, dans le même temps, prédire que d’ici quelques années, près d’une personne sur deux souffrira d’un cancer. Pour le Pr Pierre Coulie, chercheur et président de la Fondation contre le cancer, la réponse est simple : « L’augmentation des cas de cancer est essentiellement due au vieillissement de la population. À côté de cela, on a progressé aussi en matière de diagnostic. Grâce au dépistage systématique et à des techniques améliorées, on détecte des cancers à un stade plus précoce, principalement pour quatre cancers parmi les plus fréquents : sein, prostate, côlon et col de l’utérus. Ces deux raisons expliquent pourquoi l’on enregistre davantage de cas. »

Si les avancées sont constantes dans le domaine du diagnostic (les progrès de l’imagerie médicale sont énormes), elles le sont aussi au niveau du traitement. Cela reste difficile pour les cancers avancés, métastatiques ou pour certains types de cancer, mais des découvertes plus que prometteuses modifient le monde de l’oncologie : un Belge vient par exemple d’inventer une caméra thermique capable de déceler le cancer du sein. On parle aussi de protonthérapie, d’immuno-thérapie, de traitement contre l’angiogénèse... (lire pages suivantes). Toutes ces nouvelles modalités de traitement ont déjà transformé le parcours du combattant du malade. Les combiner avec la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie que l’on utilisait jusqu’ici constitue désormais un arsenal thérapeutique conséquent mais aussi de plus en plus complexe. Il est aujourd’hui difficile de savoir si l’hôpital que l’on a choisi dispose de toutes ces technologies de pointe. Il n’existe en effet pas encore, comme le souhaiterait l’Inami, de “centrale” qui permettrait de guider les patients vers les hôpitaux en fonction de leur degré d’expertise dans tel ou tel type de cancer. Or, plus un hôpital traite de cas similaires, plus son expertise augmente, notamment en matière de combinaison de traitements et de gestion des effets secondaires.

Accéder à l'article :

https://www.cancer.be/nouvelles/cancer-les-d-couvertes-qui-r-volutionnent-le-traitement-du-cancer

 

Un village lunaire vers 2030

de la terre à la lune

Dès 2015, Jan Wörner, directeur général de l'Agence Spatiale Européenne déclare au 66e Congrès international d’astronautique vouloir construire une base humaine permanente sur la Lune à l’aide d’une coopération internationale. L’idée est de créer un « village lunaire » doté des infrastructures nécessaires pour permettre aux nations participantes de lancer depuis la Lune des missions d’exploration lointaine. Il s’agit en quelque sorte de prendre la relève de la Station Spatiale Internationale (SSI) dont la fin est programmée vers 2025. Les ambitions sont cependant d’un autre niveau : la SSI est en orbite à quelque 400 km de la terre, avec la Lune, située à 384.000 kilomètres, on change d’échelle.En 2017, l’International space university [1] de Strasbourg a accueilli le premier congrès de l’association Moon Village qui œuvre pour la création de ce « village lunaire ». Plus d’une centaine d’experts venus de tous les continents de toutes disciplines étaient présents : chercheurs, ingénieurs, juristes, commerciaux, artistes, théologiens…
Guiseppe Reibaldi, président de l’association estime réaliste la création du village lunaire vers 2030. Pour le patron de l’ESA, outre les Européens, tous les peuples sont les bienvenus pour participer au projet : Américains, Russes, Chinois, Indiens, Japonais, etc.  Les Américains, les Russes et les Chinois, qui ont aussi leur propres programmes de bases lunaire à l’horizon 2030, se sont déclarés intéressés par le concept du village lunaire international proposé par l’ESA.

La Lune, n’ayant pas d’atmosphère, constitue une base idéale pour l’observation du cosmos et peut servir de point de départ privilégié pour des voyages plus lointain.
Sans atmosphère mais aussi sans cours d’eau, l'érosion due aux phénomènes météorologiques est absente sur la Lune. La tectonique des plaques, telle qu'on la connaît sur Terre, est également inexistante. La surface de la Lune n’a donc guère changée depuis 4,4 milliards d’année si ce n’est qu’elle garde les traces de tous les matériaux qui ont pu l’impacter depuis son origine. Comme la Terre primitive elle a traversé une période de bombardement intense d’astéroïdes il y a des milliards d’années et a elle a peut-être même reçu des débris éjectés de la Terre elle-même frappée par des astéroïdes. La Lune peut sans doute nous apprendre beaucoup sur son histoire mais aussi sur celle de la Terre et du système solaire.

[1] L’International Space University (ISU) ou Université spatiale internationale a été fondée en 1987 dans le Massachusetts aux USA puis transférée à Strasbourg en 1994.

Sète expo sciences récompense des jeunes passionnés

A Sète rien n’est impossible. Sète expo sciences l’a bien compris et a relevé deux paris cette année : celui d’être la première manifestation organisée dans la toute nouvelle salle provisoire Georges Brassens, installée sur le parking du Mas Coulet, et de réussir à faire venir l’acteur et scientifique David Lowe, ancien présentateur de l’émission de France 5 « On n’est pas que des cobayes ». Déjà une belle réussite ! Pour cette édition 2019, Sète expo sciences était aussi dans l’air du temps. L’événement a fait la part belle aux questions écologiques avec la venue de l’association 7e continent pour parler pollution plastique des océans et, bien sûr, via les travaux présentés par les scientifiques en herbe.

 

Car c’est là tout l’intérêt de Sète expo sciences : susciter l’éveil aux sciences auprès des jeunes en leur proposant de s’investir dans des projets de recherche. Jeunes qui étaient récompensés samedi 13 avril pour la clôture de l’événement avec leurs proches. Avant la distribution des récompenses, parents et enfants ont assisté à une conférence de David Lowe où il était notamment question de force centrifuge et de l’espace. Un rendez-vous réussi une fois de plus.

 

Sèt'Expo Sciences : haut niveau et beau succès

"Sèt'Expo Sciences, c’était ces vendredi et samedi à la nouvelle salle du parking du Mas Coulet" à Sète.

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5ème édition qui a rencontré un beau succès avec de nombreux participants, un public fidèle ainsi que des prix très nombreux pour saluer les efforts des scientifiques en herbe. Il y eut durant deux jours pas mal de visiteurs et très un bon niveau salué par le président de Sèt'Expo Sciences, l'association qui présentait ce week-end de nombreux projets scientifiques portés par de jeunes participants.

 L'exposition-concours était ouverte à des participants âgés de 7 à 20 ans. Les meilleurs projets scientifiques personnels et collectifs y étaient présentés, notés par un jury compétent et récompensés.

Pas de classements annoncés cette année mais de très nombreux scientifiques félicités.

A l'heure de la remise des prix, que du bonheur dans les yeux des  élèves qui ont exploré de très nombreux domaines avec beaucoup de sérieux que ce soit chez les plus jeunes ou pour ceux qui ont passé le niveau 5ème : Du voyage des graines par les plus petits, à la bio luminescence et au travail sur "les parking(s)" ou encore l'étude des "trous noirs" pour les plus âgés, des domaines variés ont été abordés et présentés par des passionnés.poxeP1210669

Il faut savoir que tous les projets devront être conservés durant un an car ils pourront être représentés lors de différentes manifestations à Sète ( fête de la science en octobre) ou sur d'autres sites car ils étaient bien intéressants : les produits de la ruche, la pollution et la dépollution de l'eau, la respiration, le système solaire, les crèmes slaires biologiques, le jardin écologique... Parmi d'autres...

C'était donc un très beau millésime, durant lequel tous les participants quelque soit leur sujet, ont présenté un travail remarquable. 

Et David LOWE, le parrain de Sèt'Expo sciences était très heureux d'être resté sur cet événement depuis jeudi soir.poxeP1210656

David Lowe, ce scientifique, acteur, chroniqueur, animateur et musicien britannique, faisait la démonstration à tous ces scientifiques en herbe qu'il était bon de mettre de l'énergie dans tout ce que l'on fait car l'énergie fait que tout a tendance à aller dans le même sens tandis que sans énergie, comme les molécules,  c'est le désordre qui l'emporte. Cela confortait ces jeunes dans leur passion car de plus cette année les projets travaillés étaient tournés surtout vers l'éco-responsabilité, la biodiversité, les déchets...

A quoi ressemble un trou noir? Réponse dans quelques heures

  AFP

La fin du suspens approche: des astronomes du monde entier, réunis sous le projet Event Horizon Telescope, présentent mercredi le résultat d'une observation croisée visant à capturer l'image d'un trou noir, une première dans l’histoire de l’astronomie.

Les trous noirs ont été théorisés, modélisés, détectés mais jamais observés. Alors tout le monde se le demande: c'est comment en vrai la photo d'un trou noir ?

Selon la loi de la relativité générale publiée en 1915 par Albert Einstein, qui théorise leur fonctionnement, l'attraction gravitationnelle exercée par ces monstres est telle que rien ne peut s'en échapper, ni la matière, ni la lumière, quelle que soit la longueur d'onde. Résultat: ils sont invisibles.

Pour contourner ce handicap de taille, les astronomes cherchent à observer le monstre par contraste, sur la matière qui l'entoure.

En avril 2017, huit télescopes répartis à travers le monde avaient ciblé simultanément deux trous noirs avec un objectif: tenter d'en obtenir une image. Depuis deux ans, la communauté scientifique attend le résultat.

En savoir plus : https://www.afp.com/fr/infos/334/

Ramène ta science à la Halle tropisme à Montpellier

Consultez la programmation

Ramène ta science à la Halle tropisme à Montpellier

Vendredi 12 avril dès 19h

Tela Botanica et Science Animation organise une soirée de rencontre chercheurs-médiateurs-citoyens à Montpellier.

Biodiversité urbaine, changement climatique, big data, sciences participatives….ça vous parle ? Alors venez en discuter autour d’un verre en présence de chercheurs investis sur ces questions !

Au programme : expos, créations artistiques, découvertes de programme de sciences participatives (Biodiv d'occ), apéro "sauvage".

Gratuit - Adresse : Rue du 56ÈME Régiment d'Artillerie à Montpellier

 

la spéciation deux en un chez les hippocampes

Peu de choses étaient connues sur la génétique de l’hippocampe moucheté, Hippocampus guttulatus, l’une des deux espèces d’hippocampes qui peuple les côtes européennes.

Une étude de génétique des populations de ce poisson iconoclaste menée par une équipe de l’Institut de Sciences de l’Evolution de Montpellier (ISEM – CNRS/Université de Montpellier/IRD/EPHE), aidée de ses collaborateurs européens et associations pour l’environnement, dévoile une subdivision de cette espèce en quatre lignées génétiques partiellement isolées, bien que morphologiquement indissociables.

Côté Océan Atlantique, on trouve une lignée au nord et une autre au sud du Pays basque où elles coexistent en s'hybridant occasionnellement. Côté Mer Méditerranée, les deux lignées sont associées à des habitats contrastés, l’un marin et l’autre lagunaire.

Aller plus loin avec le CNRS : https://inee.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/

David LOWE parrain de Sèt'Expo sciences 2019 du 11 Avril au 13 avril 2019

David LOWE a accepté d'être le parrain de Sèt'Expo sciences 2019 du 11 Avril au 13 avril 2019. Une vrai reconnaissance et mise en valeur du travail.Aucune description de photo disponible.

L’image contient peut-être : 1 personne, gros planIl sera présent à Sète dés l'ouverture le jeudi soir et animera une conférence le samedi après-midi à 14h00 avant de participer à la remise des prix.
 
"David Lowe est un scientifique, acteur, chroniqueur, animateur et musicien britannique, né le 17 avril 1951 à Warrington en Angleterre."
 
"Titulaire d'un doctorat en physique nucléaire de l'université d'Oxford, il décide finalement de se tourner vers le divertissement. Véritable touche à tout, il est à tour de rôle acteur, réalisateur et compositeur aussi bien au cinéma, qu'à la télévision ou dans la publicité. Il se fait notamment connaitre du public français en devenant chroniqueur dans différentes émissions radios et télévisées. De 2011 à 2016, il est co-animateur de l'émission de découverte scientifique On n'est pas que des cobayes ! sur France 5".

Traquez le tueur de Palmier avec le Cirad

Les chercheurs du Cirad ont besoin de vous pour lutter contre le sphinx du palmier, redoutable papillon palmivore originaire d’Amérique du Sud. Vos palmiers sont infectés et vous envisagez un abattage ? Contactez le Cirad !

 

Le sphinx du palmier (Paysandisia archon) est un papillon qui ne passe pas inaperçu : certain représentants de cette espèce peuvent atteindre 11 cm d’envergure. Ce n’est toutefois pas sa taille qui a valu sa célébrité à ce papillon d'origine sud-américaine, mais bien les ravages que ses chenilles causent aux palmiers.

Identifié pour la première fois en France en 2001, dans le Var, ce papillon s’est rapidement répandu dans les départements voisins. Probablement introduit en Europe via le commerce de palmiers avec l’Amérique du Sud, au milieu des années 1990, ce terrible passager clandestin s’est bien implanté dans son nouvel environnement, et y a rapidement progressé. Paysandisia est aujourd’hui le plus important ravageur de palmiers du Languedoc-Roussillon : il provoque la régression de certaines espèces, voire les menace d'extinction.

Les scientifiques du Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) étudient ce redoutable nuisible afin de mieux le comprendre et d'améliorer les moyens de lutte en protégeant les palmiers des pontes. Pour y parvenir, ils ont notamment besoin de cocons et de chenilles contenus dans les stipes de palmiers infestés.

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La période de travail est relativement courte : l’activité du papillon peut commencer mi-juin, pour atteindre un pic durant les quinze premiers jours de juillet. La collecte des cocons doit donc s’effectuer en amont, soit en mai et juin. Si vous abattez votre palmier, contactez le Cirad : ses chercheurs se déplaceront chez vous, selon vos disponibilités, pour collecter des échantillons. Vous participerez ainsi à la production des connaissances qui permettront peut-être un jour de sauver les palmiers méditerranéens.

CONTACTS :
Laurence OLLIVIER : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Frédéric DEDIEU : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

La pêche industrielle affame les oiseaux marins

L’intensification de la pêche industrielle contribue à diminuer la quantité de nourriture disponible pour les oiseaux marins, menaçant de nombreuses espèces dans le monde. Des chercheurs du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive du CNRS à Montpellier, de l’Université de Colombie Britannique (Canada) et de l’Université d’Aberdeen (Ecosse) ont cartographié pour la première fois, la compétition entre la pêche industrielle et les oiseaux marins à travers le monde entre 1970 et 2010. Selon leur étude, la consommation moyenne annuelle de nourriture des oiseaux a diminué de 70 à 57 millions de tonnes entre les périodes 1970-1989 et 1990-2010, tandis que la capture annuelle moyenne des proies des oiseaux par les pêcheries a augmenté de 59 à 65 millions de tonnes au cours des mêmes périodes.


Fous de Bassan (crédit photo : Jacques Carles)

Malgré le net déclin de la communauté mondiale des oiseaux marins pendant la période 1970-2010, la pression de compétition exercée par les pêcheries demeure soutenue. Cette compétition a même augmenté dans près de la moitié des océans du monde. L’étude est publiée le 6 décembre 2018 dans la revue Current Biology.

Graphique représentant le déclin de la communauté d’oiseaux marins et l’intensification de la pêche industrielle,
dans le monde au cours de la période 1970-2010. (source : Current Biology)

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(1) Grémillet et al., Persisting Worldwide Seabird-Fishery Competition Despite Seabird Community Decline, Current Biology (2018), https://doi.org/10.1016/j.cub.2018.10.051