Sciences

Internet des objets

 

L’internet des objets est l’extension des technologies de l’information au monde physique des choses et des entités virtuelles pouvant communiquer avec l’internet soit directement soit indirectement via des appareils électronique eux-mêmes connectés à internet. Il inaugure une « nouvelle manière de vivre et de gérer les affaires courantes et professionnelles via internet ». [1]

Les « objets » connectés possèdent leurs propres identités et adresses numériques qu’il s’agisse d’un smartphone, d’une palette dans un entrepôts, d’un thermostat dans une maison ou d’un mouton dans un troupeau. Ils peuvent communiquer entre eux, être reliés à des plateforme ou à des serveurs via des circuits électroniques, des puces RFID, une liaison Bluetooth ou un réseau Wi-Fi. Ils font appel à une grande variété de protocoles de communication et se retrouvent dans d’innombrables domaines et applications. Les objets connectés collectent, stockent, traitent des données et peuvent le cas échéant réagir en fonction de leur environnement.

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Nuit des étoiles 2020

- À l'occasion de la 30e édition de la Nuit des étoiles ce week-end, Olivier Las Vergnas, astronome et président de l'Association Française d'Astronomie, assure que les conditions sont optimales.

es Nuits des étoiles se déroulent les 7, 8 et 9 août 2020 ! Cette année encore, profitez de la beauté du ciel estival au travers des manifestations proposées aux quatre coins de France, mais aussi depuis chez vous, en famille ou entre amis, grâce à un programme de trois veillées aux étoiles spécialement concocté pour tous , avec ou sans instrument, durant le mois août.

Les sites d'observation

Depuis 1991, les Nuits des étoiles sont animées par des équipes d’astronomes bénévoles. Cette année, 160 clubs d’astronomie, offices de tourisme, centres de vacances, mairies,...,  participent au dispositif et vous proposent plus de 260 manifestations.

Trois veillées pour un mois d'août étoilé

L'AFA, pour renforcer encore le dispositif, vous propose un programme de trois veillées aux étoiles à réaliser de chez vous à l'aide de ce site web. Cartes, podcasts, vidéo vous guideront tout le long de votre soirée pour découvrir le ciel à l'oeil nu ou aux jumelles. La Voie lactée et les constellations du ciel d'été seront les "stars" du week-end des 7, 8 et 9 août pour vous permettre de vous familiariser avec le ciel estival. Les Perséides, magnifique pluie d'étoiles filantes, illumineront le ciel des Nuits des étoiles durant la semaine du 10 au 15 août ; enfin, Mars sera en tête d'affiche de la semaine du 16 au 22 août. Alors que la planète rouge s'approche de la Terre.

Alors pour la 30e édition des Nuits des étoiles, levez les yeux au ciel du 7 au 22 août !

 Sur chaque site d'observation le port du masque est demandé et le respect d'une certaine distanciation sociale entre deux observateurs.

Les Manifestations https://www.afastronomie.fr/les-nuits-des-etoiles

 

 

 

Lire aussi le reportage de RTL : https://www.rtl.fr/actu/futur/nuit-des-etoiles-2020-on-va-avoir-un-ciel-impeccable

Une cité romaine dans les radars de la science

 University of Cambridge/AFP /

Des bains, un marché, un temple et même un important réseau de canalisations d'eau... Pour la première fois, des chercheurs ont cartographié avec précision une ancienne cité romaine sans déplacer la moindre pierre.

Pour y parvenir, une équipe regroupant des scientifiques de l'université de Cambridge (Grand-Bretagne) et de Gand (Belgique), a utilisé un radar à pénétration de sol (GPR) pour sonder les profondeurs des 30,5 hectares de Falerii Novi, y débusquant des détails enfouis.

"C'est la première fois que cette technologie est utilisée pour cartographier une ville entière", a déclaré à l'AFP Martin Millett de l'Université de Cambridge, coauteur de l'étude publiée mardi dans Antiquity.Située dans le Latium, à une cinquantaine de kilomètres de Rome, la cité romaine a été occupée pour la première fois vers 240 avant J.-C. et l'est restée jusqu'à 700 ans après J.-C. Depuis les années 1990, elle a déjà fait l’objet de fouilles et d’études.

Mais le GPR permet aux chercheurs de sonder différentes profondeurs et notamment de voir comment la ville a évolué au cours des siècles.

En savoir plus : https://www.afp.com/fr/infos/334/

La bio-informatique arrive

Une étrange mutation est en train de s’opérer actuellement dans le domaine de la microélectronique sans que nous, utilisateurs lambda d’ordinateurs primaires : portables ou de bureau, en soyons forcément conscients. Le « mariage » de l’informatique avec la biologie ouvre d’insondables horizons et suscite maintes interrogations.

Avec les ordinateurs classiques, ces machines à calculer à base d’électronique utilisant microprocesseurs et autres « puces », on s’acheminait logiquement vers une intelligence artificielle « minérale et électromécanique » n’ayant rien à voir avec celle qui fonctionne dans notre boîte crânienne. Tout cela restait dans la continuité de la révolution technologique du 19ème siècle : l’ordinateur ne représentait que la forme sophistiquée et miniaturisée des énormes enchevêtrements de circuits intégrés et de transistors interconnectés des années 60 du siècle dernier.

En 1964, on faisait tenir sur un « boîtier » 10 transistors, en 1984, plus d’un million. Aujourd’hui, la miniaturisation a atteint ses limites pour la technique de fabrication de circuits microscopiques permettant d’interconnecter les transistors. La gravure du silicium pour relier entre eux les transistors dite photolithogravure consiste à empiler à la surface d’une plaquette de silicium à 99,9 % de pureté des couches (wafer) « gravées » de plus en plus finement pour en faire tenir le plus grand nombre possible sur la même surface. La finesse des gravures est passée d'une centaine de nanomètres au début des années 2000 à une dizaine aujourd'hui. On estime que le nanomètre (un milliardième de mètre) est la limite ultime. Ainsi, la fameuse loi empirique dite de Moore qui voyait tous les 2 ans doubler le nombre de transistors sur un microprocesseur (centre nerveux de l’ordinateur) et donc doubler aussi les performances de la « bécane » ne saurait se perpétuer. 
Pour créer ses ordinateurs, l'homme avait choisi la voie de l’électronique et les lois de la physique du solide. Pour atteindre une intelligence artificielle dite "dure", il avait opté pour une logique radicalement différente de celle suivie par le vivant. Cette voie semble finalement une impasse. La miniaturisation ne peut se poursuivre à l’infini pour suivre la demande des ordinateurs de toujours plus de puissance et de possibilités de calcul. Plutôt que de s’escrimer à vouloir repousser des limites extrêmes par des expédients, certains prônent une autre voie : celle de  l’intelligence artificielle dite "molle".

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Ruptures ?

Source : Futuroscopie

Certains futurs sont absolument certains ou très probables. On sait déjà que dans 1000 ans l'étoile Gamma Cephei remplacera l'étoile polaire pour indiquer le nord et que, dans quelque 13.000 ans, les pôles magnétiques terrestres s’inverseront. Dans 20.000 ans la zone de Tchernoby redeviendra enfin sans danger pour l’homme. Dans 50 millions d'années la Méditerranée n'existera plus, la dérive des continents ayant fait se rejoindre l'Afrique et l'Europe. Dans 150 millions d'années ce sont l'Amérique et l'Afrique se rapprocheront de nouveau. Enfin dans 240 millions d'années le Soleil aura accompli un tour complet de la galaxie par rapport à sa position actuelle et dans 5 milliards d'années, ayant épuisé ses réserves d'hydrogène, il deviendra une géante rouge.
Prévoir le futur dans les domaines qui touchent notre quotidien est par contre plus difficile. Il y a 500 ans un génie comme Léonard de Vinci (1452 -1519) a pu entrevoir certaines des technologies d’aujourd’hui comme l'avion, l'hélicoptère, le sous-marin, l'automobile et même une certaine forme d’intelligence artificielle. Il n’avait malgré tout pas prévu la radio, la télévision, l’internet ou encore la bombe atomique.
L’analyse des tendances lourdes qui façonnent le présent et l’identification des signaux faibles qui contiennent en germe les évolutions à venir permettent d’appréhender des scénarios possibles pour le futur. Il faut cependant rester lucide et modeste : plus on va loin dans le long terme, plus l’exercice est périlleux. L’histoire humaine ne procède pas de façon linéaire, les ruptures technologiques, en particulier, se font de façon aléatoire dans le temps et dans toutes les directions. Il est bien sûr toujours possible d’imaginer des technologies qui n’existent pas et d’en déduire les conséquences sur nos vie ou sur la société humaine. C’est ce que font nombre de cinéastes ou d’auteurs de science-fiction qui, par exemple, imaginent voyager plus vite que la lumière ou utiliser l’antimatière comme carburant. Cela peut servir la créativité ou donner des pistes aux chercheurs mais construire une vision de futur sans aucune base tangible est vain et inutile puisque scientifiquement invérifiable.

La menace de l’inversion des pôles magnétiques est-elle réelle ?

Depuis sa localisation exacte dans l’arctique canadien en 1831, le pôle nord magnétique se déplace inexorablement vers l’est en direction de la Sibérie. Depuis une vingtaine d’année la vitesse de cette dérive s’accentue passant de quelques kilomètres par an à quelque 50-60 kilomètres par an selon une étude récente (1). Pour de nombreux scientifiques ce phénomène pourrait annoncer une prochaine inversion des pôles magnétiques terrestres au cours de laquelle le pôle nord magnétique se déplacerait au pôle sud géographique, et inversement

L’inversion des pôles magnétiques n’est pas nouvelle dans l’histoire de la Terre. La dernière inversion est survenue il y a 780.000 ans. Les géologues ont pu démontrer que cela s’est produit environ 300 fois durant ces 200 derniers millions d'années, soit en moyenne une fois tous les 700.000 ans. Le phénomène n’a toutefois pas la régularité d’un métronome : la durée entre deux inversions peut être très variable et il n’est pas possible de prévoir précisément quand aura lieu la prochaine dans l’état actuel de nos connaissances.
Le noyau externe de la Terre est composé d'alliages de fer et de nickel en fusion et en mouvement par rapport à la partie solide du noyau interne. La Terre se comporte alors comme une gigantesque dynamo qui génère un champ magnétique.

Poursuivre sur https://futuroscopie.org/index.php/economie/209-l-inversion-des-poles-magnetiques-une-menace-pour-

La robotique s'intéresse au sexe

source : Realbotix

La sexualité prend une certaine autonomie par rapport à la procréation et à la parentalité. Avec le développement technologique, la liberté individuelle qui nourrit l’évolution des mœurs peut aussi conduire à des "innovations" qui, pour le moins, posent questions.

Ainsi la robotique et l’intelligence artificielle préparent l’arrivée de robots sexuels à l’apparence humanoïde hyperréaliste avec des matériaux de synthèses reproduisant la peau humaine à s’y méprendre. De tels robots peuvent être programmés afin qu’ils soient en mesure de tenir une conversation et de répondre à toutes les sollicitations imaginables.

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La vie et la recherche scientifique à Concordia (IPEV-PNRA/ENEA). Un Sétois parmi eux

Webinaire scientifique vec les hivernant(e)s Franco-Italiens de la Base Concordia (IPEV-PNRA/ENEA) : présence de Bastien Prat, IPEV, Electricien, le Sétois

Alberto Salvati, PNRA-CNR, Ingénieur physique de l'atmosphère, et Station Leader
Camille Bréant, PNRA - ENEA (Cea italien), Chimiste /Glaciologue
Sylvain Guesnier, IPEV, Chef centrale
Elisa Calmon, IPEV, Cuisinière (cheffe)
Wenceslas Marie Sainte, IPEV, Sismologie/Magnétisme /Astronomie
Inès Ollivier, IPEV, Chimiste/Glaciologue
Andrea Ceinini, PNRA, Mécanicien engins
Luca Ianniello, PNRA-CNR, Informaticien et Radio
Loredana faraldi, PNRA, Médecin de la base
Bastien Prat, IPEV, Electricien, le Sétois
Vivien koutcheroff, IPEV, Chef technique et Plombier
Stjin thoolen, IPEV, Médecin de l'agence spatiale européenne

Ce Webinaire est disponible en ligne sur le site : http://ow.ly/KfEb50zEXU9

La mort en option ?

Immortel

En 1950, l’espérance de vie à la naissance était de 37 ans en Afrique et de 42 ans en Asie alors qu’elle était de 64 ans en Europe et de 69 ans en Amérique du Nord. En 2015, l’Afrique avait déjà fait un bond et affichait une espérance de vie à la naissance de 62 ans. Cette même année l’Asie, avec une espérance de vie de 73 ans, avait presque rattrapé l’Occident (78 ans en Europe et 79 ans en Amérique du nord). Selon les projections des Nations-Unies, d’ici la fin du siècle l’espérance de vie à la naissance se situera entre 80 et 90 ans sur tous les continents. L’espérance de vie de l’homme s’approchera alors de celle… de certains homards qui vivent environ 100 ans grâce à la présence dans cet animal d’un enzyme qui ralenti le processus de vieillissement de l’ADN.

Est-il possible d’aller au-delà ? Des chercheurs le croient. Chez les vertébrés, le requin du Groenland (Somniosus microcephalus) vit 400 ans. Dans le règne animal, il existe même déjà un cas de quasi immortalité : celui de la méduse turritopsis nutricula. Cet animal de la branche des cnidaires est capable de remonter le temps. Elle commence sa vie sous forme d’un polype accroché au fond marin, comme l’anémone de mer, puis elle se transforme en méduse vagabonde avec ses longs tentacules. Par des mécanismes d’apoptose bloqués et de trans-différenciation, la méduse turritopsis nutricula peut redevenir polype en cas de blessure ou pour simplement éviter les effets de l’âge. Elle recommence alors un nouveau cycle de vie. Un peu comme si un papillon redevenait chenille.

En 1972, à Montréal, nous avions eu l’occasion de rencontrer Suren Sehgal, un chercheur canadien d’origine pakistanaise qui travaillait alors dans les laboratoires Ayerst. Il était tout excité par une nouvelle bactérie qu’il avait isolée dans un échantillon de sol ramené de l’île de Pâques dans l’océan pacifique et qu’il avait baptisé Rapamycine en référence à Rapa Nui le nom que donnent les autochtones à l’île de Pâques. La Rapamycine, ou Streptomyces hygroscopicus, sera aussi utile que la pénicilline, prophétisait-il. Et il se pourrait bien qu’il ait eu raison. Le laboratoire de Montréal n’existe plus et son personnel a été licencié lors de sa fermeture après le rachat d’Ayerst par le groupe américain Wyeth. Par chance, Suren Sehgal, n’a pas été licencié mais muté, en Pennsylvanie au laboratoire central de la compagnie. Toujours fasciné par sa découverte, il a multiplié les essais et montré les étonnantes qualités de la rapamycine pour traiter de nombreuse pathologies. En 1999, l’agence fédérale des aliments et des médicaments (U.S. Food and Drug Administration) a approuvé l’usage de la rapamycine pour prévenir les rejets de greffes de patients transplantés. Peu de temps après Suren Sehgal est mort, trop tôt pour voir le succès de son médicament qui a sauvé des milliers de malades et rapporté des millions de dollars à son employeur.

Mais l’histoire de la rapamycine n’est pas finie. Le puissant groupe suisse Novartis est en train d’expérimenter une variante de la molécule efficace pour combattre le vieillissement. Selon Matt Kaeberlein, un chercheur gérontologue reconnu de l’université de Washington, la durée de vie de souris traitées à la rapamycine augmenterait de 9 à 13%. Des premières études tendent à montrer qu’il en irait de même pour l’ensemble des eucaryotes dont l’espèce humaine fait partie. Un gain de 10% correspondrait donc à quelque chose comme 8-10 ans de vie en plus pour l’homme. D’autres molécules, déjà connues, comme la metformine, utilisée contre le diabète, pourrait avoir un effet bénéfique sur le vieillissement.

Une autre voie prometteuse pour atteindre l’immortalité est celle de la régénération cellulaire basée sur un type particulier de cellules : les cellules souches.

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